Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

L'école pendant et après le confinement... Bilan provisoire (Vidéo)

21 Mai 2020 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education

Lire la suite

Voyagez dans la Casbah d’Alger de Claro pour retrouver Camus, Sénac et Le Corbusier dans tous leurs états…

21 Mai 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Art, #Architecture

Voyagez dans la Casbah d’Alger de Claro pour retrouver Camus, Sénac et Le Corbusier dans tous leurs états…

EXTRAIT

"La Maison Indigène", le dernier et très personnel roman de Claro, édité chez Actes-Sud, brille sous le soleil camusien exactement. 

Tewfik Hakem, producteur du Réveil Culturel, vous invite à le suivre dans la Ville Blanche, pour remonter le temps avec le roman familial des Claro.

La Casbah, la vieille médina d’Alger, est un petit village sans âge perché face à la mer. De l’intérieur c’est "un quartier profond comme une forêt, grouillant comme une fourmilière", pour reprendre une réplique célèbre d’un film qui ne l’est pas moins. Un film dont la Casbah est la vedette.

Vaste escalier dont chaque terrasse est une marche et qui descend vers la mer. Entre ses marches, des ruelles tortueuses et sombres, des ruelles en forme de guet-apens, des ruelles qui se croisent, se chevauchent, s’enlacent, se désenlacent dans un fouillis de labyrinthes, les unes étroites comme des couloirs, les autres voûtées comme des caves…              
In "Pépé le Moko" de Julien Duvivier (1937), adapté du roman noir du détective Henri La Barthe, alias Ashelbé. 

Claro Rock The Casbah 

Qui connaît aujourd’hui l’architecte Léon Claro - né en 1899 à Oran, mort en 1991 à Gien - ? Peu de monde ici, guère plus de l’autre côté de Méditerranée. Seuls les murs d’Alger peuvent encore témoigner qu’il fut l’un des grands bâtisseurs de la ville blanche autrefois française. On doit à Léon Claro, entre autres grands monuments, la splendide Ecole des Beaux-Arts d’Alger, l’impressionnant Foyer civique de l’ancien Champ-de-Manœuvre, avec ses bas-reliefs réalisés par deux grands sculpteurs algérois- Paul Belmondo et Georges Béguet -, devenu la Maison du peuple et le siège de l’UGTA (L’Union générale des travailleurs algériens, le syndicat officiel), et enfin la fameuse Maison Indigène construite à l’entrée de la Casbah en 1930 pour marquer le centenaire de la présence française en Algérie, d’où son autre appellation : La Villa du Centenaire.

Christophe Claro, le petit fils de l’architecte Léon Claro, est un auteur français contemporain qui oeuvre depuis 35 ans, sous son seul nom de famille Claro, pour une littérature singulière qui se mérite. Il est par ailleurs traducteur de quelques auteurs anglo-saxons importants tels Thomas Pynchon, Hubert Selby Jr, Alan Moore ou Salman Rushdie. Avec La Maison Indigène, Claro livre son texte le plus personnel et le plus accessible. On comprend que le jury du prix Renaudot, ou ce qu’il en reste, ait choisi de le sélectionner pour sa première liste, rendue publique le 4 mai 2020. Mais Claro a aussitôt exigé son retrait de cette sélection : "Je vous remercie d’avoir pris la peine de le lire (ou de le feuilleter), mais il se trouve que je ne souhaite ni voir mes livres “récompensés” par un prix, ni même figurer sur une liste de prix… Vous voyez, en littérature aussi, certains gestes barrières sont nécessaires". (l’intégralité de sa lettre est à retrouver sur son blog Le Clavier cannibale.)

Consciemment ou non, Claro applique ainsi à la lettre la devise des authentiques casbadjis, les enfants de la Casbah d’Alger, pour qui "la fierté passe avant les honneurs"

(...)

Tewfik Hakem

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Pour compléter:

Camus, sous le signe du soleil (audio)

Lire la suite

Yves Simon...

20 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Joseph Conrad...

20 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le vapeur peinait lentement à longer le bord d'une noire et incompréhensible frénésie. L'homme préhistorique nous maudissait, nous implorait, nous accueillait – qui pouvait le dire ? Nous étions coupés de la compréhension de notre entourage; nous le dépassions en glissant comme des fantômes, étonnés et secrètement horrifiés, comme des hommes sains d'esprit feraient devant le déchaînement enthousiaste d'une maison de fous. Nous ne pouvions pas comprendre parce que nous étions trop loin et que nous ne nous rappelions plus , parce que nous voyagions dans la nuit des premiers âges, de ces âges disparus sans laisser à peine un signe et nul souvenir.
 
« La terre semblait plus terrestre. Nous avons coutume de regarder la forme enchaînée d'un monstre vaincu, mais là – on regardait la créature monstrueuse et libre. Ce n'était pas de ce monde , et les hommes étaient - Non, ils n'étaient pas inhumains. Voilà, voyez-vous, c'était le pire de tout – ce soupçon qu'ils n'étaient pas inhumains. Cela vous pénétrait lentement. Ils braillaient, sautaient, pirouettaient, faisaient d'horrible grimaces, mais ce qui faisait frissonner, c'était la pensée de leur humanité – pareille à la nôtre - la pensée de notre parenté lointaine avec ce tumulte sauvage et passionné. Hideux; Oui, c'était assez hideux. Mais si on se trouvait assez homme, on reconnaissait en soi tout juste la trace la plus légère d'un écho à la terrible franchise de ce bruit, un obscur soupçon qu'il avait un sens qu'on pouvait – si éloigné qu'on fût de la nuit des premiers âges – comprendre. Et pourquoi pas ? L'esprit de l'homme est capable de tout – parce que tout y est, aussi bien tout le passé que tout l'avenir. Qu'y avait-il là, après tout ? - Joie, crainte, tristesse, dévouement , courage, colère – qui peut dire ? - mais vérité, oui - vérité dépouillée de sa draperie de temps. Que le sot soit bouche bée et frissonne – l'homme sait, et peut regarder sans ciller. Mais il faut qu'il soit homme, au moins autant que ceux-là sur la rive. Il faut qu'il rencontre cette vérité-là avec la sienne, - avec sa force intérieure. Les principes ne collent pas. Les acquis ? Vêtements, jolis oripeaux, - oripeaux qui s'envoleraient à la première bonne secousse. Non : il faut une croyance réfléchie. Un appel qui me vise dans ce chahut démoniaque – oui ? Fort bien. J'entends. J'admets, mais j'ai une voix, moi aussi, et pour le bien comme pour le mal elle est une parole qui ne peut être réduite au silence. Naturellement, le sot - c'est affaire de peur panique aussi bien que de beaux sentiments – est toujours sauf. Qui grogne par là ? Vous vous demandez pourquoi je n'ai pas gagné la rive pour être du cri et de la danse ? Eh bien non, je ne l'ai pas fait. Beaux sentiments, dîtes-vous ? Au diable les beaux sentiments ! Je n'avais pas le temps. Il fallait que je tripote céruse et bandes de couvertures de laine pour aider à bander ces conduites qui fuyaient – je vous dis. Il fallait que je surveille la barre, et que je déjoue les obstacles, et que je fasse marcher mon pot de fer-blanc vaille que vaille. Il y avait dans tout ça assez de vérité de surface pour sauver un homme plus sage. Et entre temps il fallait que je m'occupe du sauvage qui était chauffeur. C'était un spécimen amélioré : il savait mettre à feu une chaudière verticale. Il était là, au-dessous de moi, et, ma parole, le regarder était aussi édifiant que de voir un chien, en une caricature de pantalons et chapeau à plumes, qui marche sur ses pattes de derrière.
 
Joseph Conrad - Au cœur des ténèbres
Lire la suite

"On accueille des enfants et on les occupe avec des activités pédagogiques"...

20 Mai 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

 "On accueille des enfants et on les occupe avec des activités pédagogiques"...

Reprise dans les collèges : «C’est une horlogerie assez fine»

Dans cette deuxième phase de la reprise de la vie scolaire, des enseignants et des collégiens ont retrouvé le chemin de leurs établissements lundi. Chacun tente de s’adapter à un protocole sanitaire strict.

«L’atmosphère est froide et silencieuse. On n’a pas l’impression d’être au collège», raconte Jérémy Destenave, professeur de SVT dans un établissement de Dordogne. Seuls 57 élèves volontaires de sixième et cinquième sont revenus sur 248, soit 23% des effectifs de ces deux niveaux. La reprise cette semaine des cours au collège dans les «zones vertes» n’est en effet pas obligatoire. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonçait lundi que 185 000 élèves de sixième et de cinquième sur 1,6 million ont fait leur rentrée en se pliant à un strict protocole sanitaire. Les élèves de quatrième et troisième devront, eux, patienter jusqu’à fin mai pour savoir s’ils pourront retourner en classe.

Marie (1), professeure de français dans un collège REP de l’académie de Lyon, fait aussi état de cette ambiance «bizarre» : «Ça ne vit pas.» Dans son établissement, une cinquantaine d’élèves sur 350 sont revenus, dont quelques jeunes de quatrième et troisième très en difficulté, qui intègrent un groupe de soutien. Une initiative interne. «Certains élèves se sont désistés au dernier moment. Ils ont dû se dire qu’ils ne voulaient pas servir de cobayes. J’ai un groupe de cinq élèves que je vois deux fois dans la semaine pendant une heure vingt.» De quoi rassurer cette enseignante, inquiète des risques de transmission du Covid-19.

Tous masqués

Elle remarque que ses élèves «étaient plutôt tendus». Richard Commeau, principal du collège Joliot-Curie à Aubière (académie de Clermont-Ferrand) et secrétaire académique du SNPDEN (syndicat des chefs d’établissements) rapporte aussi : «La reprise s’est très bien passée, nous étions prêts et impatients de revoir nos élèves. Mais les collégiens étaient un peu stressés. Ils ne savaient pas où ils allaient, découvraient de nouveaux locaux avec des sens de circulation, des sens interdits.» Les mots d’ordre ? Rassurer et dédramatiser.

Dans ces trois collèges, principaux et infirmières ont expliqué le protocole. Les élèves sont obligés de porter un masque «dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation n’est pas garanti». Pareil pour le personnel. Ce qui laisse une marge d’interprétation. En Dordogne, le masque doit être gardé dans toutes les situations et par tout le monde. Même topo à Aubière avec «une tolérance pour les élèves en cours». Dans l’établissement de Marie, son port est aussi obligatoire mais en classe, le prof décide. Dans la sienne, tout le monde reste masqué. «On a demandé aux élèves d’amener deux masques par jour et on en a fourni à ceux qui n’en avaient pas. Certains n’en avaient qu’un, d’autres deux, d’autres quatre», rapporte le principal. Des masques grand public sont également fournis au personnel. Insuffisants pour les deux enseignants, qui se sont munis personnellement de masques chirurgicaux pour plus de protection.

Nouveaux rituels

Les collèges vivent au rythme de nouveaux rituels : vérification des masques à l’entrée, circulation à sens unique, lavage de mains au gel hydroalcoolique avant d’entrer en classe, tables espacées d’au moins un mètre, désinfection des salles en fin de cours ou encore interdiction de s’asseoir sur les bancs à la récré…

Pour les collégiens habitués à circuler de salle en salle, le schéma s’est inversé. Pour éviter trop de flux, ce sont les profs se déplacent. «On a eu un bon accompagnement des conseils départementaux pour établir les protocoles. On a une classe de sixième et une de cinquième par étage. Les récréations sont décalées et se font par niveau. Comme ça, ils ne se croisent pas. C’est une horlogerie assez fine», explique Richard Commeau. Dans son grand collège de 800 élèves, 235 sur 409 reviennent en cours un jour sur deux. L’objectif ? Accueillir 100% des élèves de sixième et cinquième. «Ça ferait 200 élèves par jour, ça ne nous pose aucun problème puisque c’est un grand établissement. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Des parents nous appellent déjà pour dire que leur enfant reviendra la semaine prochaine.» Toutefois, avec ce même protocole, impossible d’accueillir les élèves de quatrième et troisième. «Je peux accueillir dans ces conditions jusqu’à 300 collégiens par jour, pas plus», souligne-t-il en espérant de futurs assouplissements.

Les règles sont pour l’heure plutôt bien suivies. «Il faut louer la responsabilité remarquable des élèves. Ils respectent vraiment les mesures même dans la cour. Ils se mettent en très grands ronds assis par terre en laissant un mètre de distance», se réjouit le chef d’établissement. Jérémy Destenave a dû faire quelques rappels à l’ordre. «Mais ils se corrigent d’eux-mêmes. Le fait de ne pas se prêter les affaires est compliqué, certaines tables avaient bougé, d’autres n’éternuaient pas dans leurs coudes.» Il reste néanmoins sur ses gardes : «J’ai des retours de plusieurs établissements, les élèves se tiennent sagement. Mais ce sont les premiers jours, on est dans l’effet rentrée…»

Situation hybride

Au-delà du sanitaire, les inquiétudes sont d’ordre pédagogiques. Les élèves ont suivi des progressions très variables des cours à distance. «Certains n’avaient rien dans leurs cahiers, d’autres avaient tout», constate l’enseignant de SVT. Autre bémol : une majorité d’élèves suit encore le travail à distance, créant une situation hybride. Jérémy Destenave : «Je n’ai pas envie de pénaliser les familles qui gardent leurs enfants chez eux. Je fais donc la même chose en présentiel qu’à distance.» Marie a aussi opté pour cette solution égalitaire : «Ils ont l’avantage d’avoir les explications de l’enseignant. Ils m’ont tous dit qu’ils avaient du mal à tout comprendre à la maison.» Mais pour le professeur de SVT, on est à des «années-lumière de cours habituels» : «On accueille des enfants et on les occupe avec des activités pédagogiques. J’aurais aimé un discours de sincérité de la part des politiques.»

(1) Le prénom a été changé.

Marlène Thomas

Lire la suite

Décrochage scolaire : le tableau serait plus noir que prévu...

20 Mai 2020 , Rédigé par Banque des Territoires Publié dans #Education

Décrochage scolaire : le tableau serait plus noir que prévu...

EXTRAIT

Selon une étude menée auprès d'enseignants, le nombre de décrocheurs scolaires à l'issue du confinement serait plus important que ce qu'annonce le ministère de l'Éducation nationale. Les établissements en REP seraient beaucoup plus touchés que les autres.

Alors que Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, estime dans ses dernières interventions le décrochage scolaire durant la période de confinement à environ 4%, la réalité est sans doute plus sombre. Selon une enquête SynLab menée en ligne du 25 au 28 avril auprès de 1.001 enseignants d’établissements primaires et secondaires, 12% des élèves n’ont pas eu d’échange avec eux depuis le début du confinement.

Pour les enseignants de collèges des REP (réseaux d'éducation prioritaire), ce taux monte à 26%.

Autre chiffre inquiétant : celui des élèves qui "paraissent désengagés de leur scolarité". Ils seraient en moyenne 19% selon les enseignants répondants. Dans cette catégorie, un taux maximum est atteint en REP, dont les enseignants estiment à 32% le nombre des élèves désengagés.

(...)

Jean-Damien Lesay

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Revue de Presse Education... Constats — Après — Bac et Supérieur...

20 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Constats — Après — Bac et Supérieur...

Des constats, des réflexions sur l’après crise sanitaire et des infos sur le bac et le supérieur.

Constats

Retour à l’école : « La vitesse d’adaptation des élèves est très rassurante » Par Pierre Saint Gilles
REPORTAGE - Au collège Chape dans le 6e arrondissement de Marseille, 75 élèves ont retrouvé les salles de classe sur les 120 attendus pour cette rentrée post-confinement.
Leur établissement était prêt. Les mesures de sécurité sanitaire préconisées par le rectorat avaient été strictement appliquées, y compris pour la cantine. Mais les trente-cinq professeurs du collège Chape redoutaient un taux d’absentéisme record car, dans ce quartier populaire de La plaine (6e arrondissement), ce n’était pas gagné
.”

Cas de Covid-19 à l’école : cinq minutes pour comprendre l’ampleur du phénomène
"Le ministre de l’Education nationale assure que 70 écoles ont été fermées après des soupçons de contamination au Covid-19. Voici le protocole mis en place."

Décrochage scolaire : le tableau serait plus noir que prévu Publié le 18 mai 2020 par Jean Damien Lesay pour Localtis dans Jeunesse, éducation et formation COVID-19
Selon une étude menée auprès d’enseignants, le nombre de décrocheurs scolaires à l’issue du confinement serait plus important que ce qu’annonce le ministère de l’Éducation nationale. Les établissements en REP seraient beaucoup plus touchés que les autres.”

Dans la rubrique Les décodeurs du Monde
Coronavirus : en rouvrant ses écoles en mai, la France est-elle une exception ? Par William Audureau
La reprise progressive des cours à partir du 11 mai continue de diviser. La France n’est toutefois pas une exception.
Une prise de risque inconsidérée ? De nombreuses critiques sont adressées au gouvernement français, depuis l’annonce de la reprise partielle et progressive des cours le 11 mai. Même si la reprise est basée sur le volontariat, et soumise à des contraintes sanitaires, plusieurs observateurs estiment que ce retour à l’école est trop rapide. Trois cents élus d’Ile-de-France demandent son report, estimant le calendrier « intenable et irréaliste »
.”

Après

« Après le confinement, assurer la continuité relationnelle plus que la continuité pédagogique » Tribune de Pascale Haag, Maîtresse de conférences à l’EHESS, Laboratoire BONHEURS (université de Cergy-Pontoise), Fondatrice du Lab School Network et Muriel Epstein, Enseignante-Chercheuse associée au laboratoire SAMM (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Coordinatrice adjointe du Lab School Network
Si la fermeture des écoles a souvent été « éprouvante » et « déstabilisante », « nombreux sont les élèves à retirer aussi des éléments positifs de cette période », notamment dans la relation avec leurs professeurs, expliquent dans une tribune au « Monde » les enseignantes-chercheuses Pascale Haag et Muriel Epstein.”

« La crise a montré la nécessité d’apporter de la flexibilité à un système éducatif qui n’en a pas » Propos recueillis par Séverin Graveleau
Evolution de l’école et du métier d’enseignant, rôle des parents, individualisation des apprentissages, etc. : quels enseignements pour l’école tirer de la crise sanitaire ? « Le Monde » a posé la question à Alain Bouvier, ancien recteur et rédacteur en chef de la « Revue internationale d’éducation de Sèvres ».”

Bac et Supérieur

Bac : Le ministère s’accroche à l’oral de français et favorise le hors contrat
Réuni le 18 mai le Conseil supérieur de l’éducation a étudié une nouvelle série de textes relatifs aux examens. Comme l’avaient montré les premiers textes publiés le 11 mai, le bac 2020 sera attribué au controle continu celui-ci étant exceptionnellement ouvert aux établissements privés hors contrat. Les textes étudiés le 18 mai remplacent l’écrit de français par du controle continu , mais pas l’oral. Ils annulent les E3C2. Ils déterminent précisément les épreuves du bac professionnel.”

Parcoursup : l’heure du verdict ce mardi pour 658 000 lycéens
Les résultats d’admission dans le supérieur tombent ce 19 mai. Si le confinement a peu perturbé cette procédure informatisée, les craintes des candidats sont exacerbées par les incertitudes pesant sur la rentrée.”

Retour de Parcoursup, la tentation de la proximité par Jean-Luc Ferré et Denis Peiron
Les futurs étudiants commencent, ce mardi 19 mai, à recevoir sur Parcoursup les réponses à leurs candidatures. Le contexte sanitaire dû au Covid-19 et les incertitudes économiques pourraient pousser nombre d’entre eux à privilégier une formation proche de chez eux.”

Universités : contre un enseignement « 100 % à distance » Tribune Par Un collectif de professeurs d’universités
La transmission du savoir passe par une interaction vivante avec un auditoire que n’offre pas l’enseignement par écrans interposés, pourtant préconisé dès la rentrée par la ministre de l’Enseignement supérieur.”

Enseignement supérieur : vers une rentrée 2020 pas comme les autres Par Denis Peiron
Alors qu’aucun cours n’aura lieu dans leurs locaux avant l’été, les établissements s’organisent pour maintenir l’an prochain une forte dose d’enseignement à distance.”

Bernard Desclaux

Lire la suite

Téléphone...

19 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Bernard Dimey...

19 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J'ai vu danser les paons de nuit
Sur les arpèges du silence
Où vient se perdre mon ennui.
Mais au premier souffle de brise
Le son de ta voix me revient
Et le songe soudain se brise,
De notre amour ne reste rien.
                            ______________________________
 
Voici bientôt vingt ans, peut être davantage,
Que je fais le guignol à n'importe quel prix
Entre le delirium, la sagesse et la rage.
Revenez donc me voir quand vous aurez compris
Et ne condamnez rien avant d'avoir mon âge.
                          _______________________________

 

Je ne dirai pas tout

Je ne dirai pas tout.
J’aurai passé ma vie à me décortiquer, à me déshabiller,
à donner en spectacle à n’importe quel prix ce que j’avais de plus précieux, de plus original,
plus vivant que moi-même,
au prix de quels efforts,
je ne le dirai pas.

Je ne dirai pas tout.

On passe au beau milieu de ses contemporains et la figuration n’est pas intelligente.
Ils ont tous un cerveau fendu par le milieu
dont toute une moitié se transforme en silex.

Je vais jour après jour, envers et contre tout, vers mon point de départ,
cercueil aussi tranquille, aussi doux qu’un berceau.

Le besoin de parler ne m’a pas réussi,
les hommes sont cruels et crèvent de tendresse,
les femmes sont fidèles aux amours de hasard,
tout le talent du monde est à vendre à bas prix
et qui l’achètera ne saura plus qu’en faire.

L’animal a raison qui sait tuer pour vivre…
Les animaux sont purs, ils n’ont pas inventé la morale au rabais, les forces de police
ni la peur du néant, ni le Bon Dieu chez soi,
ni l’argent ni l’envie
ni l’atroce manie de rendre la justice.

Les poissons de la mer n’ont pas d’infirmités.
Là, chacun se dévore et s’arrache et s’étripe
et le meilleur des mondes est encore celui-là,
sans paroles perdues, sans efforts de cervelle,
mensonges cultivés, mis au point, sans techniques…

L’antilope sait bien qu’un lion la mangera, elle reste gracieuse.
La savane est superbe, elle y prend son plaisir
et moi de jour en jour
Je suis comme un crapaud, de plus en plus petit,
écrasé, aplati malheureux sous une planche de jardin.
Le soleil me fait peur… Vous regards d’imbécile ont eu raison de moi.

Je ne dirai pas tout.
J’ai compris trop de choses,
mais de comprendre ou pas nul n’en devient plus riche.
La vie comme un brasier finira par gagner,
attendu que la cendre est au bout de la route
et que tous les squelettes ont l’air d’être parents.

Je croyais autrefois, à l’âge des étoiles et des sources et du rire et des premiers espoirs
être né pour tout dire,
n’être là que pour ça.

Intoxiqué très tôt par le besoin d’écrire,
je me suis avancé, parmi vous, pas à pas,
et l’on m’a regardé comme un énergumène,
comme un polichinelle au sifflet bien coupé
qui savait amuser son monde…

À la rigueur…
le faire un peu sourire, le faire un peu pleurer,
j’aurais pu devenir assez vite un virtuose mais le goût m’est passé de parler dans le vent.

Je ne dirai pas tout,
j’ai le sang plein d’alcool, d’un alcool de colère,
et je vais achever ma vie dans un bocal comme un poisson chinois
peut-être un coelacanthe…

J’aurai, j’en suis certain, de l’intérêt plus tard,
vous aurez des machines à faire parler les morts,

Je vous raconterai mes crimes et ma légende
et je vous offrirai des mensonges parfaits
que vous mettrez en vers, en musique, en images,
mais vous aurez beau faire,
je ne dirai pas tout !

Je suis le descendant du vautour et du poulpe,
mes ancêtres, autrefois, survolaient vos jardins
et sillonnaient vos mers.

Je ne dirai pas tout… Tant de peine perdue !

On peut avoir à dix-huit ans l’impérieux besoin d’aller prêcher dans le désert
devant un auditoire de fantômes illettrés, de beaux analphabètes ou de milliardaire courtois
ni plus ou moins idiots qu’un ouvrier d’usine…

Mais l’âge m’est passé des sermons de ce genre.
Je ne dirai pas tout !

Or tout me reste à dire.

Bernard Dimey - Je ne dirai pas tout
Lire la suite

Peut-on faire l'école à la maison? (Vidéo)

19 Mai 2020 , Rédigé par Se-UNSA Publié dans #Education

5 minutes pour comprendre avec Philippe Meirieu, chercheur, spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie, attentif à la place de l’éducation dans notre société :

1- Peut-on faire l’école à la maison ?

2- Quelles leçons tirées de cette expérience de confinement sur la gestion des inégalités à l’école ?

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>