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Vivement l'Ecole!

"Où en est-on de la préparation de la rentrée de septembre ? J'aimerais bien le savoir." - Najat Vallaud-Belkacem

22 Mai 2020 , Rédigé par LCI Publié dans #Education

"Où en est-on de la préparation de la rentrée de septembre ? J'aimerais bien le savoir." - Najat Vallaud-Belkacem

Vallaud-Belkacem tacle Blanquer pour son "impréparation" et sa "communication à outrance"

Invitée politique de LCI ce vendredi 22 mai, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, a livré sa critique de la gestion de la crise du Covid-19.

Elle est aujourd'hui la directrice France de ONE, cette organisation non-gouvernementale et non-partisane qui lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique, fondée par Bono, le chanteur de U2. Mais avant cela, Najat Vallaud-Belkacem, invitée ce vendredi 22 mai de l'Interview politique d'Elizabeth Martichoux sur LCI, a été ministre de l'Education nationale de 2014 à 2017, sous le mandat de François Hollande. A ce titre, elle s'est exprimée sur la gestion de la crise du Covid-19 par son successeur, Jean-Michel Blanquer.

"Les enseignants et les parents ne se sentent plus sécurisés."- Najat Vallaud-Belkacem

"Il faut écouter les angoisses des familles", a-t-elle commenté au sujet des nombreuses craintes à l'idée de renvoyer ses enfants à l'école dans un tel contexte sanitaire, qu'elle fait notamment peser sur "un certain nombre d'erreurs de communication [...] commises" (par le gouvernement). "Pendant longtemps, les enseignants ont dû assumer la continuité pédagogique sans soutien particulier de la part du ministère de l'Education nationale. Chacun a fait à sa manière, en se débrouillant, avec des injonctions souvent contradictoires et précipitées du ministre, ensuite démenties par la réalité ou le Premier ministre lui-même. Tout cela a créé un climat qui fait que les enseignants et les parents ne se sentent plus sécurisés".

Elle développe ainsi son point de vue : "Les instructions ont manqué au moment où les enseignants auraient dû être guidés pour le travail à distance.  Beaucoup d'incertitudes se sont accumulés. Et s'agissant du retour à l'école, un objectif soi-disant social, le volontariat était la pire des façons de l'atteindre. Ceux qui connaissent le sujet savent que, sur cette base, les premiers à revenir sont toujours les moins en difficulté sur le plan scolaire ou social."

"Il n'est pas normal qu'à quelques semaines du bac de français, on soit encore dans l'incertitude sur la tenue de l'examen."- Najat Vallaud-Belkacem

L'ancienne ministre tient aussi à rappeler que "chacun voyait l'intérêt de mettre ses enfants à l'école avant cette crise", soulignant en creux que ce n'est plus le cas. Pour elle, ce sont les "erreurs de communication" qui "ont brouillé l'image de l'école en tant qu'endroit sécurisant". Elle parle de "conditions (de reprise) inouïes" et estime que l'école devrait être "ouverte à tous", dans une organisation spécifique faisant actuellement défaut.

Najat Vallaud-Belkacem considère qu'il faudrait "davantage s'appuyer sur les enseignants" et "accorder plus de moyens pour  contacter et rassurer les familles". Elle insiste enfin sur un point : "Dans ce contexte, il faudrait des indications uniformes qui rassurent tout le monde. Il n'est pas normal qu'à quelques semaines du bac de français, on soit encore dans l'incertitude sur la tenue de l'examen. (...) Ce qui importe, c'est de ne pas communiquer à outrance ou de façon inconsidérée pendant une telle crise. Le ministre s'est laissé gagner par une volonté de communiquer à tout prix, qui l'a emporté sur la préparation des événements. Par exemple, où en est-on de la préparation de la rentrée de septembre ? J'aimerais bien le savoir."

(+ vidéo à écouter en cliquant ci-dessous)

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Conflits de vérité à l'école (Vidéos)

22 Mai 2020 , Rédigé par Revue internationale d’éducation de Sèvres Publié dans #Education

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Brighelli: le bonnet d'âne de Blanquer? - Par Claude Lelièvre

22 Mai 2020 , Rédigé par Médiapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Brighelli: le bonnet d'âne de Blanquer? - Par Claude Lelièvre

Dans Marianne, Jean-Paul Brighelli interroge: «Qui veut le scalp de Jean-Michel Blanquer?» et lui offre en couvre-chef les saillies qu'il réserve habituellement à son blog judicieusement intitulé: «Bonnet d'âne». Dirait-il tout haut ce que certains pensent tout bas?

Jean-Paul Brighelli s'est en tout cas surpassé en matière d'ânerie dans cet article paru dans l'hebdomadaire Marianne de cette semaine. Par exemple cette affirmation qui laisse pantois : "lorsque madame Vallaud-Belkacem détruisait de fond en comble l'école , le collège et le lycée- en un an". Au moins deux contre-vérités pharamineuses en moins d'une ligne (il faut le faire! salut l'artiste!) car le ministère de Najat Vallaud-Belkacem a duré plus de deux ans (d'août 2014 à mai 2017) et elle n'a en rien touché au lycée durant tout ce temps. C'est vérifiable et incontestable. Mais Jean-Paul Brighelli est au-dessus de tout cela de toute éternité, en pur produit de ''l'élitisme républicain'' qui sait tout sur tout de façon aussi péremptoire qu'approximative voire carrément fausse.

Comme il dit encore dans cet article: "non, nous ne sommes pas tous égaux, figurez-vous". O que oui, Jean-Paul Brighelli: surtout s'il s'agit d'être ''amis de la vérité''!

A propos d'amis, certains disent que l'on a les amis que l'on mérite. En l'occurrence, on peut s'inquiéter pour Jean-Michel Blanquer. Il y a encore peu de temps, la popularité du ministre de l'Education nationale était la plus forte - et de loin - parmi les électeurs qui avaient voté Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, puis nettement en-dessous parmi les électeurs de François Fillon, et ceux de Nicolas Dupont-Aignan (dont Jean-Paul Brighelli était le ''conseiller éducation'').

Si on en juge par le dernier tableau de bord mensuel des personnalités politiques ''IFOP-Paris Match- Sud Radio'' , le taux d'opinions favorables à Jean-Michel Blanquer est désormais plus haut parmi les anciens électeurs de François Fillon (63%) que parmi ceux d 'Emmanuel Macron (57%) et se situe à 53% pour les anciens électeurs de Nicolas Dupont-Aignan (étant entendu qu'il est de 36% pour l'ensemble des sondés).

Signes que les perspectives ne lui apparaissent pas bonnes, Jean-Paul Brighelli se fait grinçant voire menaçant.

Grinçant auprès de ceux qu 'il pensait faire partie de sa mouvance: "dans l'hypothèse où Blanquer ne succéderait pas à Banquer [sic, ''Banquer banco''?], les syndicats (qui ont sonné du cor pour chasser le ministre , y compris ceux dont on aurait pu attendre qu'ils appuient son combat contre les pédagos) devraient se méfier". Menaçant vis à vis des hauts fonctionnaires de l'Education nationale qui ont fait paraître une tribune dans le ''Café pédagogique'' contre le ministre de l'Education nationale :"le prochain ministre [...] réglera quelques comptes en suspens - à commencer par ces ''hauts fonctionnaires'' traîtres à leur fonction, dont le ministère a les noms, figurez-vous". On le voit, Jean-Paul Brighelli adore la formule péremptoire dominatrice voire méprisante : "figurez-vous''!

Mais méprisant voire offensant, il l'est surtout envers la grande majorité des enseignants. En réponse à la tribune des ''hauts fonctionnaires'' qui reprochent au ministre de l'Education nationale de distribuer "des guides au mépris de leur expertise", Jean-Paul Brighelli répond tout de go: "ah, quelle belle expertise que celle de ces enseignants qui, en trente ans, depuis la réforme Jospin, ont laissé le niveau s'effondrer de façon si visible". Puis, en point d'orgue, ce morceau d'anthologie typiquement'' brighellien'' revisité et revivifié dans le contexte actuel (et d'autant plus significatif): l'enseignement ''en présentiel' plébiscité ces derniers jours par une foule de profs [sic] qui refusent de reprendre le collier, permettrait, si on le pérennisait, d'économiser 80% des 850000 enseignants. Il suffirait d'évaluer finement ce qui a été fait pendant ces deux mois de confinement, de privilégier ceux qui ont vraiment travaillé à maintenir le niveau de leurs élèves, et de virer les autres - tous les autres qui ont besoin d'être présents pour faire de l'enseignement diversifié, de la classe inversée, des sorties scolaires et autres lubies de pédagogues qui n'ont pas renoncé à ne rien foutre en laissant l'élève construire ses savoirs tout seul"

Claude Lelièvre

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Les privatisations de l’éducation...

22 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Les privatisations de l’éducation...

Les processus de privatisation « en » éducation et « de » l’éducation concernent désormais la plupart des pays du monde.

Dans un contexte de mondialisation et d’internationalisation accrues des systèmes éducatifs, la mise en œuvre, ces dernières décennies, de mesures spécifiques de  privatisation, le développement d’un secteur marchand de l’éducation, mais aussi des évolutions sociétales de fond concernant les notions d’individualisme et d’individu interrogent d’une nouvelle manière les enjeux liés aux privatisations.

La promotion des intérêts privés est-elle compatible avec un processus d’éducation ? Induit-elle irrémédiablement, par exemple, une conception utilitariste de l’éducation ? Quel est son impact sur les nouvelles générations et leur capacité à faire société ? Finalement, les privatisations en cours de l’éducation en changent-elles la nature ou ne s’agit-il que d’une différence de modalité d’organisation ou de gouvernance ?

Pour répondre à ces questions, ce dossier rassemble les contributions de treize chercheurs en éducation, spécialistes mondiaux  réputés  ou  auteurs  d’enquêtes  pionnières dans leur domaine, dont les travaux permettent d’envisager une grande diversité de cas (Angleterre, Chili, Côte d’Ivoire, États-Unis, France, Inde, Suède). Il met également en évidence des problématiques transversales à de nombreux pays, comme le développement du soutien scolaire privé en Asie ou les stratégies mises en œuvre par des entreprises privées pour influencer les politiques éducatives.

Quelle que soit la définition retenue, tous les auteurs soulignent la croissance sans précédent de la privatisation ces dernières années. Illustrer cette diversité est l’un des objectifs majeurs de ce dossier qui donne à voir trois principales formes de privatisation, non exclusives et clairement liées les unes aux autres : une privatisation par le biais de politiques publiques spécifiques, une privatisation par le marché et une privatisation par une prise en compte croissante d’aspirations et d’intérêts individuels privés.

Suite et développements en cliquant ci-dessous

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La DGSE cherche ses futurs experts en cryptographie dès le collège...

22 Mai 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

La DGSE cherche ses futurs experts en cryptographie dès le collège...

Les geeks sauveront-ils le monde ? C'est en tout ce que pensent les services de renseignement extérieurs français qui, plus que des James Bond, cherchent de plus en plus à trouver leurs futurs "Q" pour faire face aux défis que pose la dépendance de la planète au numérique.

"On a besoin de gens très connectés aux nouvelles technologies, donc des jeunes. Il faut qu'on en fasse rentrer à la DGSE, c'est vital", explique Patrick Pailloux à l'AFP. "La cybersécurité, c'est l'alpha et l'oméga de la sécurité du monde dans lequel on vit. Si on n'est pas capable de sécuriser nos systèmes, toute autre sécurité ne sert plus à rien."

Fort de ce constat, le directeur technique de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure) garde notamment un œil attentif sur ce qui se passe dans les collèges et lycées. Et le meilleur moyen d'y détecter de futurs prodiges, c'est de suivre le déroulement d'Alkindi, concours de cryptographie ouvert aux élèves de la 4e à la 2de. Un concours dont la DGSE est (assez discrètement) partenaire : le nom des services de renseignements français apparaît à la toute fin de cette vidéo de présentation.

Ce mercredi, lors de la remise des prix virtuelle (coronavirus oblige), Patrick Pailloux était donc devant son ordinateur pour repérer qui, parmi les 65.000 candidats inscrits en décembre dernier, ont été les meilleurs sur des exercices de cryptographie et de chiffrement ludiques et adaptés à leur âge. Il regrette que, lorsqu'on parle d'espionnage, les jeunes aient surtout "James Bond et les forces spéciales dans la tête" : "Ils se disent : 'je ne suis pas un Rambo, je suis un geek'. Et cela ne leur vient pas à l'esprit de venir à la DGSE. Mais il n'y a pas que des surhommes survitaminés. Si on est survitaminé en sciences, on peut aussi servir son pays."

Susciter des vocations dans un monde qui en aura bien besoin

D'ailleurs les jeunes candidats ne savent parfois même pas ce qu'est la DGSE. Et ils ne se rendent pas forcément compte que leurs compétences, pas toujours mises en valeur au sein des cursus classiques, seront essentielles dans un futur proche. "Si on veut tirer un bon parti de l'intelligence artificielle, pour que le big data fonctionne, il faut que ça brasse des tonnes de données qui appartiennent aux individus", résume Matthieu Lequesne, doctorant à l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA).

"Il faut faire en sorte que les plateformes qui manipulent ces données n'apprennent rien sur nous. Donc la contrepartie, c'est de la bonne cryptographie [...] Derrière les maths, la logique, l'informatique, les enjeux sont politiques."

D'où l'idée, à travers ce type de concours, de planter les premières graines d'une éventuelle vocation future. Qui sera tout sauf du temps perdu pour les élèves : chaque année, la DGSE embauche plusieurs centaines d'ingénieurs, chercheurs et techniciens.

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Laurent Voulzy...

21 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Philippe Claudel...

21 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je tourne les pages dans l'odeur de papier ancien, de l'encre nouvelle, de jaquettes tapissées d'une poussière dont les grains affolés se bousculent sous les paupières des lampes, de l'humidité aussi d'ouvrages lourds et peu souvent ouverts qui paraissent en souffrir et suppurer des larmes minuscules. Sans doute est-ce là, dans cette bibliothèque surannée, au profond du silence, parmi les visages absents de mes camarades et leurs corps ennuyés, enivré par le remugle - puisque c'est la le nom de l'odeur des vieux livres comme je l'appris bien plus tard -, que j'entre dans un pays, celui de la fiction et de ses mille sentiers, que je n'ai depuis jamais vraiment quitté. Je suis comme les livres. Je suis dans les livres. C'est le lieu où j'habite, lecteur et artisan, et qui me définit le mieux.

(...)

On grelotte un peu, et on sourit, tandis que, bien à l'abri de l'orage, on inspire le fumet que le massacre délivre, humus de marais, tourbe, sève, sucre des corolles des lys dont les pétales en pleurs sont comme des haillons, poils de bêtes aux abois et qui meuglent en coeur au loin, soupe de terre relevée par le frisson des lavandes vertes mais dont l'orage a excité la nature, résine venue d'on ne sait où, et le vent enfin levé, revanchard, brasse tout cela avec les dernières gouttes de pluie tout en poussant vers l'est, encore paisible à cette heure, le fatras des nuages crevés et les coups de tonnerre.

(...)

Parfois, se coucher au beau milieu des foins, pour se reposer, pour embrasser qui on aime, au milieu de l'odeur de la belle agonie, des senteurs de graine, de la poussière en laquelle se sont réduites déjà certaines graminées fragiles comme la lyse appelée aussi amourette, et qui se colle à notre sueur. S'étendre et dormir dans l'immense literie végétale, souple et irritante, en attendant de la plier, de la charger et d'en bourrer jusqu'à la gueule greniers et granges.

(...)

Les portes des étables sont pour moi comme celles des églises; elles ouvrent sur un mystère et un silence à peine troublé de souffles et de mouvements lents, d'haleines chaudes, de poésie d'encens ici, de rumination repue là. Un recueillement. Dans l'ombre se joue l'Eucharistie. Parfum de crèche bien sûr, où l'aigrelet fumet du nouveau-né s'adoucit de l'haleine de l'âne et de celle du boeuf bienveillants.

(...)

C’est la pluie qui, après avoir fait disparaître le coteau sous un écran strié, court comme une marée dans les airs, engloutit les boqueteaux ,boit les champs, se coule vers notre maison, ruisselle déjà dans les jardins du fond. Des gouttes isolées donnent les premières notes, mates, près du poulailler, et c’est le gros de la troupe, armée oblique et drue des soudards qui sabrent sans vergogne les pétales des dernières tulipes, déchirent les feuilles encore fragile des cerisiers, humilient les pivoines en les forçant à courber leurs têtes crémeuses avant de les écraser au sol, grêlent la terre des millions de cratères gros comme l’ongle du pouce. Massacre élémentaire. Pilonnage. Cataracte. L’eau fraîchit l’air et le sabre. C’est le mufle d’un monstre qui souffle à plein visage sa trop chaude haleine des tropiques. Des fleuves minuscules charrient leurs eaux brunes dans les allées; et des mers vaporeuses se forment au pieds des framboisiers….

Philippe Claudel - Parfums

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"Il y a de la maltraitance", 99 directeurs d'école au bord du burn-out alertent leur hiérarchie...

21 Mai 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Il y a de la maltraitance", 99 directeurs d'école au bord du burn-out alertent leur hiérarchie...

Ils ont décidé de tirer la sonnette d'alarme : 99 directrices et directeurs d'école de Mayenne au bord de la rupture pointent le "stress" engendré par le confinement et la réouverture des classes, rapporte jeudi France Bleu Mayenne.

Stress, fatigue, insomnie, anxiété, ces fonctionnaires, qui représentent un tiers de la profession dans le département, n'en peuvent plus d'endosser depuis le mois de mars de lourdes responsabilités : le confinement et les devoirs à la maison, la prise de contact permanente avec les familles et les collègues enseignants, la préparation de la réouverture des établissements, le protocole sanitaire à mettre en place. N'en pouvant plus, ils décident de prévenir leur hiérarchie, selon France Bleu Mayenne jeudi 21 mai.

Ce directeur d'école, qui a bien voulu témoigner pour France Bleu Mayenne, se dit épuisé : "On a énormément de petites choses à faire en plus de notre classe à faire. On ne trouve pas le temps de tout faire ou alors c'est sur notre temps personnel et c'est vraiment usant. La prise en compte de l'impact psychologique est niée. Ce n'est pas normal que 99 directrices et directeurs signent le même papier, c'est le signe qu'il y a de la maltraitance."

On pense qu'un enseignant, qu'un directeur d'école est capable de se sacrifier. Mais c'est faux.Un directeur d'écoleà France Bleu Mayenne

Et d'ajouter : "[Enseigner] ce n'est qu'une part de notre vie et quand ça piétine sur tout le reste c'est qu'il y a un malaise." Pour ce directeur d'école, il y a eu "des ordres, des contre-ordres et souvent beaucoup de précipitation, ça a engendré du stress avec de grosses surcharges de travail".

Des réouvertures en ordre dispersé

Il précise : "Des mairies ont décidé de rouvrir seulement des grandes sections de maternelle, tandis que d'autres ont choisi de rouvrir toutes les sections, ce n'est pas du tout le même nombre d'enfants, pareil pour l'élémentaire. Et puis, les petits ne respectent pas les mesures barrières. Vous imaginez, à 3, 4 ou 5 ans ? Et nous, on est au milieu de tout ça, on doit faire tampon, avec en plus les parents qui ne sont pas rassurés et se posent des questions. Donc oui, c'est hyper stressant en ce moment."

Une réunion avec l'inspection académique au sujet des 99 directrices et directeurs d'école en souffrance s'est tenue mercredi. Elle n'a pas permis d'avancer, selon le Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public FO (Snudi-FO), qui suit de près le dossier. Contactée, l'inspection académique n'a pas souhaité faire de commentaire.

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L'Education Artistique et Culturelle existait avant 2017...

21 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Culture

L'Education Artistique et Culturelle existait avant 2017...

Alors que se profile le projet "2S2C",  dispositif « 2S2C » ayant pour objet de confier des groupes d’élèves (environ 15) à des animateurs payés par les communes pour des activités « Sport, santé, culture et civisme », l’ensemble étant réalisé à la place des cours et sur le temps scolaire, je me permets de rappeler que l’Éducation Artistique et Culturelle (EAC) existait avant 2017.

Deux liens ci-dessous pour illustrer mon propos

Dès 2015, Najat Vallaud-Belkacem annonçait:

"les épreuves écrites du Diplôme National du Brevet seront "complétées par un oral de 15 minutes (10 minutes d'exposé et 5 minutes de questions) également noté sur 100 points. Au cours de cette épreuve, vous devrez présenter un projet de votre choix, que vous aurez mené dans le cadre d'un EPI, ou d'un des trois parcours au programme du nouveau collège : artistique et culturelle (en remplacement de l'histoire des arts), avenir et citoyen. " (L'Etudiant/30 septembre 2015)

Voir ICI

Je tiens enfin à rappeler que l’éducation artistique et culturelle passe aussi par la formation de tous les acteurs concernés, irriguant toutes les disciplines et concernant tous les élèves.

Christophe Chartreux

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