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Vivement l'Ecole!

Paris: dans les quartiers défavorisés, le faible nombre d'élèves de retour à l'école inquiète...

25 Mai 2020 , Rédigé par BFM Tv Publié dans #Education

Paris: dans les quartiers défavorisés, le faible nombre d'élèves de retour à l'école inquiète...

Dans certaines écoles de la capitale, souvent situées dans des quartiers défavorisés, le taux de présence des élèves reste bas. Si bien que les enseignants s'inquiètent pour les enfants en difficulté scolaire restés chez eux.

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La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

25 Mai 2020 , Rédigé par Christophe Publié dans #Education

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

Où l'on apprend - par un syndicat pourtant opposé (c'est son droit le plus absolu évidemment) à la réforme dite "collège2016" - que cette réforme n'a pas fait disparaitre les LCA du paysage éducatif français. Souvenons-nous que cette réforme et la place qu'elle donnait au latin et au grec "devaient" - c'était un dogme - aboutir à l'effacement pur et simple des langues anciennes, voire de toutes les cultures d'origine latine. De la civilisation est-on allé jusqu'à affirmer sur des plateaux de télévision!

Il était également annoncé que les effectifs allaient fondre comme neige au soleil avec une fuite des effectifs vers l'enseignement privé.

Force est de constater qu'il n'en fut rien.

Le retour à un latin optionnel à partir de 2017 n'a quant à lui pas eu les effets escomptés. Les effectifs de latinistes n'ont en aucun cas connu de progrès. Mais peut-être est-ce l'objectif recherché? (Voir l'infographie ci-dessous)

CC

A noter: Les chiffres viennent de l’ouvrage annuel « Repères et références statistiques 2020 » (RERS 2020) mis en ligne par la DEPP du ministère.

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

EXTRAITS

(...)

La réforme du collège a-t-elle eu des conséquences sur les effectifs ?

Evolution du nombre de latinistes dans l’enseignement public

L’observation des chiffres détaillés, disponibles dans les RERS de 2014 à 2018, permet de voir l’évolution du nombre de latinistes et d’hellénistes au collège, de la rentrée 2013 à la rentrée 2017. Que constate-t-on ?

Il y a eu un creux dans le recrutement des latinistes de 5ème à la rentrée 2016, l’année de mise en place de la réforme. En 5ème, ces latinistes représentaient 17,7 % de l’ensemble des élèves de 5ème, dans l’enseignement public. Sur les quatre années observées, c’est le pourcentage le plus faible et sur ce point la réforme semble bien avoir eu un impact. Toutefois, ces élèves inscrits en 5ème se sont bien mieux maintenus dans l’option que les autres années. La perte d’effectifs de la 5ème à la 4ème ne représente que 0,3 points de moins. En effet, à la rentrée 2017, on retrouve une proportion d’élèves de 4ème étudiant le latin de 17,4 %. Les années précédentes, la perte était autour de 2,5 points. Quoique moins nombreux à l’inscription en 5ème, ces latinistes plus « fidèles » ont donc contribué à faire grimper les chiffres de 2017. De façon générale, dans l’enseignement public, on ne distingue pas une perte d’effectifs de latinistes d’un niveau à l’autre qui serait significativement plus importante en 2016.

D’un point de vue global la réforme du collège n’a eu que très peu d’impact sur les effectifs de latinistes. Dans le public, le pourcentage total de latinistes s’élève à 16,7 % de l’ensemble des collégiens à la rentrée 2017. Certes, c’est mieux que la rentrée 2016 (15,8%) mais on ne peut attribuer ce mauvais chiffre à la réforme car la situation était exactement la même en 2015. 2017 marque également une amélioration, moins nette, par rapport à la rentrée 2014 date à laquelle 16,2 % des collégiens du public étudiaient le latin. En revanche, on ne rattrape pas tout à fait le niveau de 2013, quand 16,8 % des collégiens du public étaient latinistes.

La réforme du collège a-t-elle profité à l’enseignement privé pour l’enseignement du latin ?

On a pu penser que la réforme profiterait à l’enseignement privé. Ce n’est pas le cas. Celui-ci a également connu un creux du recrutement des latinistes en 5ème à la rentrée 2016. Les latinistes ne représentaient alors que 22,2 % des élèves contre 23,9 % chiffre stable pour toutes les autres années observées.

(...)

Les effectifs d’hellénistes

Pour ce qui est du grec, les chiffres sont relativement stables. La proportion d’élèves de 3ème étudiant le grec oscille, pour l’enseignement public, entre 2,3 % et 2 % sur les années considérées ; pour le privé, entre 1,8 % et 1,6 % ; pour l’ensemble entre 2,2 % et 1,9 %.

A noter, depuis la rentrée 2017, la DEPP comptabilise les hellénistes inscrits sur l’ensemble du cycle 4, ainsi que des élèves inscrits en « initiation latin grec ». Il est tout de même surprenant que soient comptabilisés des élèves inscrits dans des formations qui n’ont rien d’officiel et relèvent purement du local !

(...)

Lundi 8 octobre 2018

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Crise du coronavirus, confinement et réouverture des écoles - Liens à consulter... (Philippe Meirieu)

25 Mai 2020 , Rédigé par Philippe Meirieu Publié dans #Education

Crise du coronavirus, confinement et réouverture des écoles - Liens à consulter... (Philippe Meirieu)

"L'école d'après"... avec la pédagogie d'avant ? Texte paru dans le Café pédagogique du 17 avril 2020

"La classe est le lieu de la construction du commun", entretien paru le 23 mai dans Alternatives économiques

"L'école à distance n'est pas l'école", entretien paru le 16 mai 2020 dans L'Union de Reims

"Nous sommes dans une terrible contradiction entre les exigences pédagogiques et le protocole pédagogique imposé" (entretien pour l'APL)

Extrait : "Avec le protocole sanitaire en vigueur, il n'y a plus guère d'école possible" - paru dans La Dépèche du Midi le 9 mai 2020

"La relation entre l'école et les parents sera à revisiter" - Entretien paru dans LA VIE du 7 mai 2020

"Arrêtons de totémiser le numérique" - Entretien dans Politis du 30 avril au 6 mai

"Ecole à distance : une fracture éducative?" - émission de RFI avec Eric Charbonnier du 26 avril 2020

"La véritable stigmatisation, c'est de laisser les élèves décrocher en silence", tribune parue dans Le Monde du 22 avril

"Savoir construire du commun" - entretien paru le 11 avril 2020 dans les journaux du groupe "Centre-France"

"Cinq minutes pour comprendre" (entretien audio) : "Pourquoi il n'y a pas d'école à la maison"

Entretien paru dans OUEST FRANCE du 3 avril 2020 : "L'enseignement à distance creuse les inégalités"

Entretien paru dans Libération le 24 mars 2020 : Je crains que certains enfants culpabilisent et que d'autres décrochent..."

Texte de l'entretien complété en PDF

"Ecoles fermées aux élèves : quelles leçons et quelles perspectives pour les les enseignants et les parents ?" (texte publié sur le site "The Conversation" le 15 mars 2020)

Tribune collective parue le 23 mars dans Le Café Pédagogique : "Pour que l'enseignement à distance ne mette pas les élèves les plus fragiles et défavorisés à distance"

Emission de France Inter : "Faire l'école à la maison" (le 18 mars 2020)

Ressources pour l'enseignement primaire par Sylvain Grandserre

"Faire l'école à la maison avec le coronavirus" (document proposé par le CRAP-Cahiers pédagogiques)

Ecole à la maison : ABC de pédagogie par temps d'épidémie, par Olivier Maulini (Université de Genève)

"Restons chez nous!" : réflexions sur une petite question de grammaire... et de philosophie, par Bernard Defrance

"De la crise de l'autorité aux fondements de l'autorité pédagogique" - article paru dans Animation et Education (OCCE)

"Et si..." livre PDF réalisé par ALTERNATIBA, à télécharger

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Nouveau suicide d'un directeur d'école...

25 Mai 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Nouveau suicide d'un directeur d'école...

EXTRAIT

Bruno Delbecq, directeur de l'école Louis Ravet de Saint-Laurent du Var, s'est donné la mort le 23 mai. Le fait que ce directeur ait choisi la cour de son école pour quitter la vie évoque inévitablement le suicide de C. Renon. Seule la publication de la lettre qu'il a laissée pourra nous éclairer sur les raisons de son geste. Mais son décès pose à nouveau la question des conditions de travail des directeurs.

Un enseignant apprécié

L'annonce du suicide de Bruno Delbecq a vivement secoué Saint-Laurent du Var. Bruno Delbecq avait 64 ans et allait prendre sa retraite à la fin de l'année scolaire. Il exerçait à Saint Laurent -du-Var depuis une vingtaine d'années et il était fort apprécié.

Dans un tweet, le maire , Joseph Ségura, parle d'un "homme avec des qualités humaines exceptionnelles". Dans Nice Matin, le Dasen des Alpes maritimes, Michel Jean Floc'h, évoque un enseignant "qui faisait l'unanimité parmi ses collègues et les parents d'élèves, notamment pour son implication". Interrogé par le Café pédagogique, Gilles Jean, secrétaire départemental du Snuipp Fsu,  parle de "quelqu'un d'investi dans sa direction, loyal envers l'institution... Ce n'était pas quelqu'un de vindicatif".

(...)

F Jarraud

Suite et fin + autres liens en cliquant ci-dessous

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Le collège se la raconte dans "ASKIP", sur France 4...

25 Mai 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Des collégiens se voient confier une caméra pour raconter leur quotidien. Faux documentaire, vraie fiction, la série "Askip" est un aperçu drôle et touchant de ce que signifie avoir 13 ans en 2020.

Savez-vous ce que signifie "Askip"? Expression très utilisée par les ados. C'est l'apocope de "à ce qu'il parait". Le poids de la rumeur est déjà dans le titre de cette série qui débarque sur France 4 ce lundi 25 (elle était déjà disponible sur Okoo, la plateforme pour enfants de France Télévisions). C'est un programme à destination des pré-ados. Autrement dit, je ne suis pas du tout la cible. Mais figurez-vous que je me suis passionnée pour ces gamins, moi qui n'ai plus 13 ans depuis un quart de siècle ! Il y a quelque chose de charmant à regarder un programme pour lequel on est trop vieux ou trop vieille. Une impression d'être entrée par effraction là où on n'est pas invitée. Pour peu que vous côtoyiez des ados dans la vraie vie, je peux vous assurer que cette série va vous aider à mieux les comprendre. 

Nous sommes au collège François Truffaut de Sète (avant la crise sanitaire, ça va sans dire). On va suivre, au fil des épisodes, la vie d'une classe à qui des documentaristes confient des caméras : les élèves doivent filmer leur quotidien. On se retrouve plongés dans leurs histoires amoureuses et amicales. Les complexes insurmontables, les interros, les fous rires, les récrés. Et comme souvent à cet âge-là, absolument aucune nuance.

Vrai-faux documentaire

Cette série est tournée à la manière d'un documentaire. Un peu comme "The Office", pour ceux qui connaissent cette série géniale : on était immergé dans la vie de bureau d'une entreprise, grâce à une équipe de tournage. C'est le même principe. Évidemment, il s'agit à 100% d'une fiction et pas d'un documentaire, mais ce dispositif ajoute une dose de réalisme, une impression d'assister à des scènes capturées sur le vif.

Le grand intérêt, c'est que l'arrivée de la caméra dans la vie du collège permet de réfléchir au pouvoir des images. A la façon dont elles peuvent être manipulées ou utilisées contre quelqu'un. Quand un élève de la classe humilie une camarade en la filmant en train de pleurer dans les toilettes, il est convaincu d'avoir ramené des "images fortes". Il comprend ensuite que montrer la réalité, ce n'est pas forcément tout montrer. 

Le scénario de cette série est très léger, drôle, décalé, mais il parvient aussi à glisser des choses intéressantes sur le harcèlement, sur le poids de la rumeur et du regard des autres, pour ces gosses qui ne sont pas encore des ados, mais plus des enfants. La réflexion sur les images porte en elle bien des enjeux. Avoir 13 ans en 2020. 

"Askip, le collège se la raconte". A partir de lundi 25 mai à 20h55 sur France 4, ou quand on le souhaite sur le site de France Télévisions. 

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Leonard Cohen...

24 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Roberto Bolano...

24 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

C’est en Allemagne que se trouvait sa maison d’édition ou plutôt l’idée qu’il avait de la maison d’édition, une maison allemande, des éditions dont le siège se trouvait à Hambourg et dont les réseaux, sous la forme de commandes de livres, s’étendaient dans les vieilles librairies de toute l’Allemagne, des librairies dont il connaissait personnellement certains des libraires, et avec qui, lorsqu’il faisait une tournée d’affaires, il prenait le thé ou le café, assis dans un coin de la librairie, se plaignant constamment des temps difficiles, pleurnichant à cause du mépris du public envers les livres, accablant de reproches les intermédiaires et les marchands de papier, se lamentant à propos du futur d’un pays qui ne lisait pas, en un mot, passant un super bon moment tout en grignotant des biscuits ou des morceaux de Kuchen, jusqu’à ce que, finalement, M. Bubis se remette debout, donne une bonne poignée de main au libraire d’Iserlohn, par exemple, après quoi il s’en allait à Bochum rendre visite au vieux libraire de la ville, qui conservait comme des reliques, des reliques en vente certes, des livres à l’enseigne de Bubis publiés en 1930 ou 1927 et que, d’après la loi, la loi de la Forêt-Noire, bien sûr, il aurait dû brûler au plus tard en 1935, mais que le vieux libraire avait préféré cacher, par pur amour, ce que Bubis comprenait (et pas grand monde d’autre, y compris l’auteur du livre, n’aurait pu le comprendre), une action pour laquelle il le remerciait par un geste qui était au-delà ou en deçà de la littérature, un geste, pour le qualifier ainsi, de commerçants honnêtes, de commerçants en possession d’un secret qui remontait peut-être aux origines de l’Europe, un geste qui était une mythologie, ou qui ouvrait la porte à une mythologie dont les deux piliers principaux étaient le libraire et l’éditeur, non pas l’écrivain, au chemin capricieux ou sujet à de fantomatiques impondérables, mais le libraire, l’éditeur et un long chemin zigzaguant dessiné par un peintre de l’école flamande.

Roberto Bolano - 2666

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De la culture, oui! Mais avec les pré-requis éducatifs...

24 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Culture

De la culture, oui! Mais avec les pré-requis éducatifs...

Edouard Philippe, Premier Ministre, est l'auteur d'un livre intitulé Des hommes qui lisent chez Lattès. Le chef du gouvernement y livre sa vision de la culture. Celle-ci permettrait, c'est la thèse sous-tendue par le contenu de l'ouvrage, d'assurer à la génération présente et à celles à venir un futur étincelant dont l'illustration se trouve sous nos yeux: le quinquennat actuel.

Il fallait y penser. 

Comme si la culture et ses pratiques diverses, notamment la lecture, suffisaient à elles seules, à bâtir les structures d'une politique. 

Comme si la culture, la lecture, la musique suffisaient ex nihilo à donner envie d'échafauder une société sans haine ni violence.

Comme si - et je ne parle plus ici du livre d'Edouard Philippe mais ne m'en éloigne pas vraiment - une "rentrée en musique" suffisait "magiquement" à créer du lien dans une école tout à coup bienheureuse. Par la magie de la baguette d'un chef.

Comme si la promotion des arts et de la culture, notamment par "le goût du livre et la pratique musicale", suffisaient à faire d'un enfant un être épanoui, complet et ouvert au monde. Un enfant "libre" en quelque sorte.

Comme s'il suffisait de chanter ou de pratiquer un instrument pour "créer du bonheur". Je cite le Ministre de l'Education Nationale dans un entretien donné au magazine Le Point et repris sur le site institutionnel Eduscol

"Le théâtre ou les pratiques musicales collectives, qu'il s'agisse de chorale ou d'orchestre, sont très importants, car ils supposent l'écoute de l'autre pour atteindre une harmonie collective. La musique crée tout simplement du bonheur. Et son bienfait cognitif est démontré." Jean-Michel Blanquer, entretien publié dans "Le Point" le 17 août 2017

On ne peut s'empêcher, tant en lisant Edouard Philippe que le ministre de l'Education Nationale, de soupçonner une forme d'instrumentalisation de la culture à des fins politiques. 

Comment peut-on croire, et surtout faire croire, que la seule apparition du bonheur à l'écoute d'un concerto ou à la lecture de Proust permettrait à n'importe quel élève de s'emparer des clefs de compréhension du monde qui l'entoure et, souvent, l'agresse ? C'est oublier très et trop aisément que la lecture, l'écoute d'un morceau, la pratique d'un instrument, le jeu d'un acteur disant un grand texte - Phèdre, cité un peu illusoirement (voir ici) par le locataire de la Rue de Grenelle - sont D'ABORD affaire d'éducation. 

C'est exactement ce qu'en dit la philosophe et historienne Perrine Simon-Nahum dans Libération, page 17, en date du 18 août :

"La culture est semblable à la démocratie. Pas plus que cette dernière n'est le régime du consensus, mais bien, comme le montrait l'historien François Furet, celui de la crise, la culture ne saurait se résumer au seul sentiment de plaisir et de facilité qu'Edouard Philippe se plait à décrire. Les livres sont, certes, les compagnons indispensables d'une vie mais ils se gardent d'être toujours dociles et sympathiques. Ils peuvent aussi être violents, voire hostiles, se dérober et nous échapper".

J'engage vivement  le Premier Ministre, le Ministre de l'Education Nationale et celui de la Culture à cesser de croire pouvoir transformer un peuple d'enfants en peuple apaisé par la pratique d'une culture détachée de tous pré-requis éducatifs.

N'oublions jamais que les allemands composaient l'un des peuples les plus érudits d'Europe avant de se donner à l'enfer du nazisme.

N'oublions jamais que les idéologues Khmers Rouges firent leurs études dans les plus prestigieuses universités françaises. Pour quels résultats?... 

Il n'existe aucune "culture magique". La culture à elle seule, détachée de tout et offerte à la seule pratique, ne sera jamais un viatique suffisant. Chanter, lire, jouer, quoi qu'en disent les "sciences cognitives", ne suffisent pas ex nihilo à rendre un enfant "libre"! 

Il n'est de "culture" que celle qui s'apprend, se pratique, s'apprivoise et se maîtrise. Toutes les autres approches ne peuvent rien entraîner de positif. Bien au contraire.

Christophe Chartreux

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Sauvons le secteur associatif et maintenons un droit aux vacances pour tous...

24 Mai 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Sauvons le secteur associatif et maintenons un droit aux vacances pour tous...

La crise sanitaire ne doit pas être une double peine pour les enfants, alerte un collectif de personnalités réuni autour du spécialiste des sciences de l'éducation Philippe Meirieu.

Tribune. Avec la crise sanitaire, les associations jeunesse et d’éducation populaire sont menacées. L’arrêt ou la réduction d’activité même temporaire de ces structures met en danger l’accompagnement quotidien de millions de jeunes, avec des conséquences qui peuvent devenir dramatiques sur les parcours individuels et sur la cohésion sociale. On parle ici des centres de loisirs, des centres socioculturels, de l’action culturelle populaire, des centres et séjours de vacances, des classes transplantées, des habitats jeunes (FJT), des actions de mobilité internationale, d’animation scientifique, de formation à l’animation, de sport pour tous et toutes, d’accompagnement à la scolarité, d’accompagnement des projets, de prévention, des associations de quartier… L’éducation populaire est dans le quotidien de beaucoup d’entre nous ou de nos enfants ; c’est avant tout un vecteur de lien social et de construction du collectif, au cœur des territoires urbains comme des territoires ruraux.

En France, le secteur représente aussi près de 6 millions de bénévoles et 680 000 salarié.e.s, qui risquent leur emploi et la dégradation de leurs conditions de vie déjà souvent précaires en temps normal. Une partie importante des activités étant stoppées depuis le début du confinement, la crise aura quoi qu’il arrive un impact énorme sur le secteur.

Pour autant, passé le confinement, nous aurons besoin de nos associations pour répondre aux besoins essentiels de la population et de la société, en premier lieu la garde des enfants et leur indispensable ouverture sociale et culturelle.

Nous sommes également les garants du maintien d’un droit aux vacances pour tous les jeunes de France. En ce sens, nous refusons l’éventualité de leur infliger la «double-peine» du confinement au printemps et du rattrapage scolaire pendant l’été.

Les pertes totales sont difficiles à prévoir, et dépendront grandement du plan de déconfinement et d’éventuels rebonds. L’estimation à ce jour se situe autour de 500 Millions d’euros mais pourrait se multiplier en fonction du déroulement de l’été et de la rentrée de septembre.

Les mesures économiques de l’Etat et les aides des collectivités déjà engagées ne suffiront pas à maintenir les structures la tête hors de l’eau et à assurer les missions d’intérêt général qui leur sont confiées. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement trois choses.

D’abord, garantir le droit aux vacances pour tous les jeunes en maintenant les activités pendant l’été : les activités et départs en vacances avec les associations jeunesse et d’éducation populaire doivent être maintenus pour l’été 2020, avec la mise en place de mesures spécifiques permettant d’évoluer dans des conditions sanitaires exemplaires.

Ensuite, reporter le Service National Universel d’une année et réaffecter les fonds de 2020 aux activités jeunesse : au vu du contexte, il semble difficile voire irresponsable de maintenir le SNU en 2020, peut-être même plus d’actualité. Nous demandons donc un report à 2021. Le budget national de 30 millions d’euros dédié doit pouvoir être réaffecté pour un plan de sauvetage du secteur associatif jeunesse et de l’éducation populaire.

Enfin, prendre toutes les mesures économiques nécessaires à la sauvegarde du secteur jeunesse et éducation populaire en France, et plus largement du secteur associatif. Ces mesures pourront passer par l’abondement des fonds de solidarité déjà créés dans de nombreux territoires par les collectivités locales, et des subventions exceptionnelles aux fédérations d’éducation populaire, afin d’assurer le maintien et/ou la reprise des activités dans les meilleures conditions.

Philippe Meirieu, Chercheur essayiste, Etienne Butzbach, Vice président Ligue de l’enseignement, Jean Luc Cazaillon, Directeur Général des Cemea, Michel Le Direach, Président National UFCV, Matthieu Cahn, Président de l’ANACEJ, David Cluzeau, Délégué Général du CNEA, David Cormand, Eurodéputé, Fabien Roussel, Député du Nord, Boris Vallaud, Député des Landes, Mathieu Orphelin – Député du Maine et Loire, Henri Arevalo, Président du Conseil fédéral EELV. Liste complète des signataires.

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La fausse-vraie rentrée dans les collèges...

24 Mai 2020 , Rédigé par Paris-Normandie Publié dans #Education

La fausse-vraie rentrée dans les collèges...

EXTRAITS

Éducation. Les élèves de 6e et 5e ont découvert, mardi, leur collège en mode post-confinement. Ils décrivent la joie de revoir leurs copains et l’ambiance «bizarre » de leur première journée de cours. Reportage.

«Mais quand est-ce qu’ils vont sortir... », il est 15 h 20, mardi, en face du collège Fontenelle à Rouen. Sous un soleil de plomb, Corinne attend sa petite-fille, « qui devrait sortir à 15 h ». Derrière les lourdes portes de l’établissement, les encadrants de la Vie scolaire font réviser les gestes barrières aux élèves. 15 h 22, la sonnerie retentit. Ce n’est pas la cohue mais les mauvaises habitudes ont la vie dure : Léa, Maëlie, Clémence et Anouk, copines de 5e, sortent ensemble. Elles concèdent que l’ambiance au collège est plus calme, elles ne sont que huit sur les trente élèves habituels de leur classe. Même si elles se disent « contentes de revenir », pour elles, « l’ambiance est horrible, on dirait la prison ! ». « On n’a pas le droit de sortir tous ensemble à la récré, parce qu’il y a trop de monde », explique Clémence, 12 ans. « Sauf pour la cantine, là on déjeune tous ensemble mais on n’a pas le droit de ramener notre déjeuner. Ce midi, c’était sandwich au thon pour tout le monde. Et si tu n’aimes pas, tu n’as le droit qu’à des chips et une bouteille d’eau », s’indigne-t-elle.

Au collège Georges-Braque, sur les hauteurs de Rouen, les effectifs par classe sont en temps normal déjà limités, classement en REP + (Réseau d’éducation prioritaire) oblige. Autant dire que malgré un taux de présence honorable (30 % des élèves de cinquième présents mardi), le respect des gestes barrières est assuré dans l’établissement. Dans la classe de Courage, 13 ans, ils ne sont que deux sur 21. Elle et sa camarade ont été reversées dans un groupe de neuf élèves avec des horaires d’arrivée et de départ propres, afin de ne pas croiser les trois autres groupes du jour.

(...)

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