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Vivement l'Ecole!

Dominique A...

26 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Paul Morand (Contesté et incontestable)

26 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

- Que de minutes ont bien pu débiter ces cadrans depuis cent cinquante ans ! s’exclame Pierre. Pensez-y… quel ressort humain pourrait lutter contre les leurs ? Quelles diastoles, quelles systoles égaleront jamais leurs palettes et leurs cliquets !
- A votre manière vous êtes un philosophe, répondit Fromentine avec une niaiserie fûtée ; le philosophe du quart de seconde.
- Je ne suis pas un personnage philosophique, répliqua Pierre, sèchement ; je suis un personnage dramatique. Vous n’y comprenez rien.
- Parlez-moi encore de vous, soupira Fromentine en se remettant du rouge, c’est passionnant.

Paul Morand - L'homme pressé

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De la difficulté d'apprendre seul : pourquoi la classe manque-t-elle tant aux élèves ?

26 Mai 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

De la difficulté d'apprendre seul : pourquoi la classe manque-t-elle tant aux élèves ?

EXTRAIT

L'école à la maison | Que nous apprend l'école à distance sur l'importance du collectif en matière de pédagogie ? Pourquoi apprend-on mieux à plusieurs ? Eléments de réponse avec le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu.

Ecole à la maison, comment faire ? La question se pose encore puisqu'une grande majorité d'élèves suit toujours sa scolarité à distance... et que se mettre au travail et persévérer n'est pas facile quand on est seul. Mais sait-on pourquoi la classe et le groupe aident à apprendre ? Nous nous sommes posés la question dans l'équipe, nourris de nos expériences personnelles et parce que de nombreux témoignages nous parvenaient, attestant d'un certain découragement chez les élèves, même les plus assidus. C'est le chercheur et spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu qui nous répond. Il a en effet beaucoup travaillé sur le rôle du collectif dans les apprentissages, et il fait aujourd'hui le point pour nous sur les savoirs disponibles sur le sujet. Il livre également des conseils sur le nécessaire recul à adopter pour comprendre avec son enfant comment bien travailler. Enfin, le pédagogue s'interroge sur l'école "d'après" et les questions auxquelles elle devra se confronter...

Louise Tourret : Durant cette période de l’école à la maison, on s’est aperçu que pour beaucoup d’enfants, il était difficile de travailler seul. En quoi le collectif est-il fécond ? 

Philippe Meirieu : Le fait d’être ensemble dans un même lieu, de vivre le même espace temps, est évidemment une expérience essentielle pour être "embarqué" dans un apprentissage quel qu'il soit. L’enfant a besoin de cette expérience-là, comme nous autres adultes d’ailleurs, par exemple quand nous allons au théâtre ou que nous partageons entre amis un moment fort, un moment de communication intense, que nous ne pouvons guère retrouver à distance ni par le biais du numérique. L’enfant a d’autant plus besoin de cela qu’il est à un stade de son développement dans lequel il n’a pas complètement construit le symbolique, il ne se fait pas de représentation mentale de l’autre et des autres. Il a besoin de vivre ce collectif concrètement, beaucoup plus encore que les adultes, pour être impliqué dans une aventure. 

LT : Cet effet "groupe" a-t-il été étudié par les psychologues de l’éducation ?

PM : Oui bien sûr, depuis Henri Wallon qui parlait de l’intelligence comme de la "socialité intériorisée" jusqu’à Lev Vygotski qui montre que l’enfant intériorise les rapports sociaux, qu’il passe de ce qu’il appelle l’"interpersonnel" - à savoir le dialogue entre lui et les autres - à l’"intrapersonnel", c'est à dire le dialogue de soi à soi. Vygotski nous montre que dans le jeu par exemple, mais aussi dans tous ces petits événements vécus dans la classe (regarder par-dessus l’épaule de son voisin, lui demander si on a juste ou faux, etc.), quelque chose produit un dialogue intérieur qui amène l’enfant à se questionner. Et ce questionnement, c’est le progrès même, c’est là qu’apparaissent l’exigence et la progression qui lui permettent d’être toujours plus précis, plus juste, plus proche de la vérité. C'est ce qui fait de lui une personnalité que nous appelons "réflexive". 

(...)

Retrouvez l'entretien de Philippe Meirieu intitulé L'école d'après"... avec la pédagogie d'avant? sur le site du Café pédagogique (17/04/20).

Lien vers le site de Philippe Meirieu.

 

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"Les enseignants ne peuvent pas être de simples exécutants de méthodes élaborées par des experts"...

26 Mai 2020 , Rédigé par ATIEF Publié dans #Education

"Les enseignants ne peuvent pas être de simples exécutants de méthodes élaborées par des experts"...

EXTRAIT

Dans une publication destinée aux enseignants, le Conseil Scientifique de l’Éducation Nationale (CSEN) mis en place par le Ministre de l’éducation en France écrit : “Le CSEN publiera prochainement des recommandations sur les types de recherche translationnelle qui ont leur place en éducation” et “Seule l’expérimentation contrôlée permet de vérifier qu’un outil pédagogique fonctionne” [1]. L’ATIEF souhaite réagir à ces propos en rappelant que :

  • ●  L’éducation est un « fait social total » au sens de Mauss [2] . Son étude implique la prise en compte des dimensions physiologiques, psychologiques, anthropologiques, historiques et sociologiques de la nature humaine. Les neurosciences ont évidemment toute leur place dans les approches interdisciplinaires qui doivent être mises en œuvre mais cette place ne peut pas être occupée à l’exclusion d’autres disciplines. Quelle crédibilité pourrait-on donner à des conseils prodigués par un conseil scientifique Covid-19 qui serait dépourvu de spécialistes en santé publique ou d’un GIEC constitué uniquement d’experts en chimie du carbone ?

  •  

  • ●  L’éducation ne relève pas d’un traitement dont les effets découleraient d’une causalité simple entre des décisions éducatives et leurs conséquences. Ce paradigme du traitement [3] tend à nier que l’apprentissage est un processus non déterministe dans le sens où il n’y a pas de relation causale simple (un “impact”) entre une décision pédagogique et les apprentissages effectués par les élèves. La subjectivité des acteurs doit être prise en compte et le réductionnisme scientifique conduit à l’aveuglement [4]. Quel crédit peut-on donner à une méthode pédagogique qui ne prend pas en compte qu’elle sera traduite, interprétée et adaptée lors de sa mise en œuvre par les acteurs de terrain ?

  •  

  • ●  L’évaluation d’un “outil pédagogique” ne peut pas s’abstraire de la prise en compte des contextes d’usage. Les technologies éducatives sont en effet avant tout des instruments, c’est-à-dire des entités composites qui comprennent un artéfact et ses schèmes d’usage [5]. Les usagers des technologies éducatives sont donc également co-concepteurs des instruments qu’ils utilisent et la qualité d’une technologie éducative dépend de l’implication de ses usagers potentiels dès les premières étapes de la conception. Ainsi, la question des pratiques et usages est centrale quand il s’agit d’évaluer une technologie. Comment peut-on croire que l’utilisation d’un même dispositif puisse se faire toujours de la même manière et produire des effets similaires ? Chaque utilisateur, parent, enseignant, élève, évolue dans son propre système d’activité [6] et doit composer avec ses propres possibilités matérielles, ses règles de travail, mais aussi ses croyances, ses représentations et son expérience.

(...)

Le CA de l’ATIEF

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Coronavirus : un retour à l’école peu probable pour tous les élèves français...

26 Mai 2020 , Rédigé par Sud Ouest Publié dans #Education

Coronavirus : un retour à l’école peu probable pour tous les élèves français...

EXTRAIT

Entre inquiétude des parents et enseignants, le manque de place et les difficultés d’organisation dans les établissements, le retour à l’école de tous les élèves français avant les vacances d’été apparaît aujourd’hui peu probable

Tous les élèves français retourneront-ils dans leur établissement d’ici à la fin de l’année scolaire ? Rien n’est moins sûr si le protocole sanitaire hyper strict qui régit leur fonctionnement n’est pas assoupli, estiment les acteurs du secteur. Le gouvernement doit normalement détailler cette semaine les modalités de la deuxième phase du déconfinement. Sont notamment attendues des annonces sur une possible réouverture des lycées.

À partir de la semaine prochaine, les écoles et collèges – qui n’ont rouvert qu’en zone verte pour les sixièmes et cinquièmes – sont également censés accueillir davantage d’enfants. Selon les derniers chiffres du ministère, 20% des élèves d’école primaire et 30% environ des collégiens concernés ont pour le moment repris, rarement à temps plein. La priorité est de pouvoir "permettre à un maximum d’enfants de reprendre contact avec l’institution scolaire" avant la fin de l’année, souligne-t-on dans l’entourage du ministre Jean-Michel Blanquer. Notamment à ceux qui en ont "le plus besoin".

(...)

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"Ferme ta gueule Ghislaine"...

26 Mai 2020 , Rédigé par Parents Profs Publié dans #Education

"Ferme ta gueule Ghislaine"...

EXTRAITS

En écoutant Ghislaine Ottenheimer parler de l’école, je me suis souvenu du texte de François Morel sur France Inter : Ferme ta gueule.

Ghislaine Ottenheimer, d’ordinaire je veille scrupuleusement à ne jamais écouter les éditorialistes de BFM, LCI ou Canal Plus dont tu fais partie. Confinement oblige, j’ai passé un peu plus de temps devant la télévision, et je suis accidentellement tombé sur ton intervention dans L’info du vrai sur Canal Plus.
Le 5 mai dernier, à propos du retour des élèves et du protocole sanitaire, tu y déclarais : « On me dit qu’il y a une grosse difficulté dans les petites classes, il y a beaucoup de jeux, de trucs tactiles, on distribue des photocopies, on coche etc. Il n’y a plus ça (suite aux consignes sanitaires NDLR.) Eh bah on va refaire l’école comme autrefois, c’était pas si mal. Tableau noir = on va apprendre B.A. = BA. 3×5 = 15. On va ré-apprendre. La maîtresse d’école va raconter l’Histoire de France à sa façon.  »

Ferme ta gueule Ghislaine. Excuse-moi d’être aussi direct mais je te le dis sans ambages, avec aussi peu de délicatesse que tu en portes à l’encontre de mon métier, ferme ta gueule Ghislaine.

Si tu interviens sur le thème de l’école Ghislaine, ou sur un autre sujet d’actualité, essaie d’élaborer un propos cohérent, étayé d’exemples précis et factuels. Tente de les mettre en perspective de sorte à construire un début d’analyse. Je ne te demande pas Ghislaine de plaider en faveur des enseignants, au risque de voir l’animateur de l’émission Yves Calvi faire un malaise vagal en direct mais juste de tenter trois phrases proposant un semblant de réflexion. Si tu n’y parviens pas, ferme ta gueule Ghislaine.

(...)

Mais avant de fermer ta gueule, demande à Yves Calvi de bien la fermer aussi. Le « Vous voulez dire qu’ils vont travailler normalement » lancé par l’animateur pendant ton intervention est pitoyable. Est-ce à dire que je ne travaille pas normalement le reste du temps ? Avances-tu l’idée que je passe mes journées à enfiler des perles et à toucher des trucs tactiles et que mes élèves n’apprennent rien ? Ferme ta gueule Yves.

(...)

Stéphane Grulet

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Constats — OK corrall — Parcoursup — Suicide...

26 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Constats — OK corrall — Parcoursup — Suicide...

Les constats et les avis autour de la crise sanitaires marquent toujours l’actualité éducative. Il y a quelques règlements qui s’ébauchent. Parcoursup est toujours en question. Le suicide d’un directeur d’école le 23 mai repose les conditions de travail.

Constats

« Cinq à six mois sans école, c’est une catastrophe annoncée » Propos recueillis par Mattea Battaglia
Jean-Paul Delahaye, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, auteur d’un rapport sur l’école et la grande pauvreté qui a fait date en 2015, défend la réouverture des établissements scolaires y compris en zone rouge.” abonnés

Eric, enseignant spécialisé : « Tous les enfants ne retrouveront pas le chemin de l’école d’ici à la fin mai »
“Récit d’une rentrée pas comme les autres, raconté par celles et ceux qui en ont la charge. Éric Charles, enseignant spécialisé du réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) dans le Val-de-Marne et militant syndical SUD Éducation nous raconte cette semaine particulière. Témoignage (6/6)

Le défi de la reprise pour les élèves décrocheurs Publié par Mehdi Bautier “Près de deux semaines après la rentrée, beaucoup d’élèves décrocheurs n’ont pas repris le chemin de l’école. Le point sur la situation.”

« Ma seule guerre, c’est avec l’ennui ! » : dans les carnets de bord de collégiens confinés Par Camille Bordenet pour les abonnés
Pendant sept semaines, « Le Monde » a suivi les journaux de bord écrits en cours de français par deux classes de 3e d’un collège de l’Isère. Extraits de ces paroles brutes, regards d’adolescents sur ce moment historique.
Que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent soudain privé des copains, du bus le matin, des fous rires à la cantine, des premiers émois derrière les casiers, des selfies dans la cour, à cet âge qui ne demande qu’à s’épanouir dans le bouillonnement de la confrontation aux autres ? Que ressent-il, soudain arraché à sa classe, seul face à la « galère » des cours à distance ? Claquemuré avec frères, sœurs et parents en télétravail, un ordinateur qu’il faut partager ? Ou, seul et inquiet, dans l’attente de cette mère infirmière revenue de l’hôpital en pleurs, de cette autre qui s’occupe de l’entretien des chambres en maison de retraite ou de ce père pompier en Alsace ?

Retour en cours : deux départements « rouges » plaident pour une rentrée anticipée des collégiens Par Mattea Battaglia
La Seine-Saint-Denis et la Meurthe-et-Moselle demandent une reprise des cours pour des collégiens en difficulté. Une requête qui relance le débat parmi les enseignants.” Les arguments des partisans et des opposants sont exposés.

« Quelle image donne-t-on des enseignants ? » Entre profs volontaires et réticents, c’est tendu Par Gurvan Le Guellec
Après dix jours de déconfinement, seuls 55% des enseignants ont repris le chemin de la classe. Certains y vont, d’autres sont dans l’incapacité de le faire. Pas sûr que l’unité du corps enseignant en sorte indemne.”

La période des conseils de classe de fin d’année commence dès cette semaine par Sonia Princet , Julien Baldacchino
Alors que la plupart des élèves n’ont pas remis les pieds en classe et que les notes obtenus pendant le confinement ne comptent pas dans le calcul des moyennes, les conseils de classe du troisième trimestre vont démarrer cette semaine... Bien plus tôt que les recommandations initiales de l’Éducation nationale.”

OK Corrall

VIDEO - Vallaud-Belkacem tacle Blanquer pour son "impréparation" et sa "communication à outrance"
Invitée politique de LCI ce vendredi 22 mai, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, a livré sa critique de la gestion de la crise du Covid-19.”

Brighelli : le bonnet d’âne de Blanquer ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
"Dans Marianne, Jean-Paul Brighelli interroge : « Qui veut le scalp de Jean-Michel Blanquer ? » et lui offre en couvre-chef les saillies qu’il réserve habituellement à son blog judicieusement intitulé : « Bonnet d’âne ». Dirait-il tout haut ce que certains pensent tout bas ?"

L’école face au risque de la privatisation Par Philippe RIVET
La « croissance sans précédent ces dernières années de la privatisation » de l’éducation a poussé une prestigieuse revue internationale d’éducation publiée en France à dresser un panorama mondial et évaluer l’impact des évolutions sur les inégalités scolaires.
L’école ne serait-elle plus ce bien commun qui a formé des générations de futurs citoyens de toutes conditions ? La croissance « sans précédent » de la privatisation de l’éducation ces dernières années invite à se poser une série de questions. Elles sont soulevées par deux universitaires, Thierry Chevaillier, de l’Université de Bourgogne et Xavier Pons, de Paris-Est-Créteil, qui pilotent un dossier sur « les privatisations de l’éducation » dans la dernière livraison de la remarquable Revue internationale d’éducation de Sèvres que la crise sanitaire a reléguée trop vite en fond de cour. Treize spécialistes auscultent sous des angles différents et complémentaires l’Angleterre, le Chili, la Côte d’Ivoire, les États-Unis, l’Inde, la Suède et bien sûr la France
.”

Parcoursup

Parcoursup Reims : “16,5 de moyenne et 10 voeux refusés”, une lycéenne s’indigne et crée l’émoi sur Twitter
Sorenza Lafargue, 18 ans, élève brillante en terminale L au lycée Marc Chagall de Reims (Marne) n’a vu aucun de ses 10 voeux favoris être retenus sur Parcoursup alors qu’elle a plus de 16,5 de moyenne générale. Elle tweete son incompréhension. Son message comptabilise plus de 2 millions de vues.”

ParcourSup : une sélection qui avance masquée par Philippe Watrelot ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques. Pour abonnés
Très décriée à son lancement en 2018, la plate-forme ParcourSup fait moins parler d’elle. C’est le 19 mai dernier que les élèves de terminale ont pu prendre connaissance des premières réponses à leurs demandes. Pour beaucoup ce sont encore des non-réponses. C’est beaucoup de stress et de doutes dans une année particulière qui n’a pourtant pas modifié les dates et délais prévus.”

Suicide

Nouveau suicide d’un directeur d’école
Bruno Delbecq, directeur de l’école Louis Ravet de Saint-Laurent du Var, s’est donné la mort le 23 mai. Le fait que ce directeur ait choisi la cour de son école pour quitter la vie évoque inévitablement le suicide de C. Renon. Seule la publication de la lettre qu’il a laissée pourra nous éclairer sur les raisons de son geste. Mais son décès pose à nouveau la question des conditions de travail des directeurs.”

Bernard Desclaux

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Quelques chansons, quelques paroles de Dabadie....

25 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Roy...

25 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Quel drôle d’homme ! C’était vrai qu’il souffrait, l’été, et ne se réveillait qu’au moment où un semblant d’hiver s’abattait sur la Mitidja. Mais quoi, toujours la pluie à ce moment-là, des bourrasques, des ouragans liquides, à part les rares fois où de la neige était tombée en fondant presque tout de suite, sauf sur les crêtes où elle demeura des jours et des jours, étincelante sous le soleil revenu. À Marie Aldabram l’hiver ne manquait pas à ce point. Marjol, c’était d’abord de ça qu’il avait faim. Le ciel englouti, les routes bloquées, les maisons recouvertes jusqu'au toit, la montagne poudrée, ouatée, fleurie, étouffée sous la neige, les bois figés dans le silence et la blancheur, les nuages bas roulant leur épaisseur de ténèbres, des bouts de vallées avec leurs haies ensevelies, des arêtes de rochers noirs, des plaques de gel avec leur gerçures et leurs yeux d’huile, des touffes de trèfle durci, des chevaux qu’on n’avait pas ramenés dans les fermes et qui s’ennuyaient dans les pâtures mortes, droits sur leurs membres velus, reniflant désespérément l’herbe enfouie, et à qui on tendait une croûte de pain. Mais surtout des traces. En temps normal, on pourrait croire la forêt déserte. Il suffisait d’une giboulée de neige pour marquer le passage de toutes les bêtes qui l’habitaient : des sabots de chevreuils, des pattes de renards, des griffes de mulots sortis de leurs galeries, des étoiles d’oiseaux, des batailles de freux au pied d’un noisetier, des sauts de lièvres ou d’écureuil. Il entendait le crissement de ses semelles sur la neige poudreuse, y enfonçait les mains, s’en barbouillait le visage, en mangeait, Un prince. Seul. Tout ça à soi. D'une crête, il regardait la neige souveraine, ce tombeau royal, cette escadre triomphale de voiliers en route vers l’éternité sur laquelle, à midi, passait la fanfare des cloches accompagnée d’une voix de bronze sourde, pareille à celle des canons. Des pensées et des audaces qu’on n’aurait jamais eues se débridaient au retour, quand on respirait au village l’odeur des femmes. Jamais d’hiver ici, que ces déferlements qu’un soir amenait de l’ouest et qui battaient la plaine, cette humidité qui vous faisait grelotter. Alors, il s’enfermait, allumait du feu dans la cheminée, regardait le bois flamber et tisonnait avaricieusement, car le bois d’ici brûlait vite, sans braises, sans cette diversité de flammes de là-bas, sans ces vapeurs, ces moirures et ces panaches des essences. Pourtant, là-bas, souviens-toi Marjol, l’hiver n’était pas tellement drôle. L’hiver, il tardait toujours à Marie Aldabram de se coucher près de son mari. Une chaleur rayonnait de cette grande carcasse étendue dans l’ombre, avec ses douleurs et ses éclairs féroces.

Jules Roy - Les chevaux du soleil

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L'éducation complice - Vincent Cespedes/Philippe Meirieu (Vidéo)

25 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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