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Vivement l'Ecole!

Alexandre Tharaud joue Bach, Chopin, Rachmaninoff...

27 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Emma Becker...

27 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« Ce métier est peut-être celui où, ça n’étonnera personne, on voit sa virginité la plus rapidement déflorée. Je parle là de l’innocence qu’il y a à penser qu’il est facile de rester onze heures assise à attendre le client avec la promesse de recevoir un salaire mensuel avoisinant les cinq mille euros. Et, si l’on a comme moi un livre qui ne demande qu’à être écrit, et plus de la moitié de ces onze heures totalement libres, ça semble un marché tout à fait équitable. Dieu sait pourtant que durant ces deux semaines de labeur au Manège, ce n’est pas l’écriture qui m’occupe. Une certaine pudeur – un snobisme peut-être – me retient de sortir un cahier et d’écrire. La peur, aussi… Une crainte vague à l’idée que l’on me voie prendre des notes et que je me fasse pincer en plein délit d’investigation. »

Emma Becker - La maison

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« Non à la dérégulation de l’éducation physique et sportive »

27 Mai 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« Non à la dérégulation de l’éducation physique et sportive »

EXTRAITS

Le nouveau dispositif d’appui à la reprise scolaire « Sport, santé, culture, civisme », dit « 2S2C », « remet en cause la place de l’EPS à l’école », estiment dans une tribune au « Monde » des enseignants et formateurs dans cette discipline.

Ce texte est paru dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien.

Tribune. Nous souhaitons alerter sur le risque d’une dérégulation de l’enseignement des activités physiques et sportives et d’une mise en concurrence des professeurs d’EPS et des éducateurs sportifs employés dans les clubs. En effet, un protocole relatif au dispositif d’appui à la reprise scolaire « Sport, santé, culture, civisme » dit « 2S2C », a été publié le 8 mai par les ministères des sports et de l’éducation nationale, ainsi que le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Ce texte s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de déconfinement présentée par le premier ministre fin avril.

Dans ce document, il est notamment précisé que l’objectif du dispositif 2S2C dans le champ sportif est d’assurer localement l’accueil des élèves sur le temps scolaire « par d’autres intervenants que leurs professeurs en proposant d’encadrer une activité physique et sportive ». Même s’il est rappelé l’importance de bien différencier EPS et sport, le doute persiste à bien des égards et ce, tout au long de ce texte.

En effet, dans cette logique de partenariat renforcé entre l’école et le mouvement sportif, les clubs ont été invités à s’emparer rapidement du dispositif, sans que les enseignants d’EPS aient pu vraiment s’exprimer et être entendus sur ce sujet qui les concerne pourtant en premier lieu.

(...)

Inquiets d’un futur toujours incertain

Dans le second degré, ce ne sont donc pas moins de 38 000 professeurs sur le terrain qui œuvrent et enseignent au quotidien auprès de l’ensemble de la jeunesse française de 11 ans à 18 ans, plaçant la corporation parmi le plus gros contingent d’enseignants du secondaire.

Notre discipline est plébiscitée par les collégiens et les lycéens. Une étude du département de statistiques du ministère a d’ailleurs montré que, même si cette discipline n’était pas obligatoire, 81 % des élèves se rendraient en cours d’EPS. De même, le chercheur Yves Reuter constatait en 2016 dans une étude sur le décrochage scolaire que peu de disciplines d’enseignement à part l’EPS sont vécues de manière positive par les élèves.

Les enseignants d’EPS sont la cheville ouvrière et les cadres d’une fédération du sport scolaire (UNSS) forte de 1 155 000 licenciés répartis dans 9 300 associations sportives (la deuxième fédération sportive nationale depuis 2017). C’est pour cela que la République naissante a créé dès 1880 (loi George), le corps des enseignants d’EPS.

Nous ne sommes pas nostalgiques d’un passé toujours meilleur, mais nous sommes inquiets d’un futur toujours incertain. Nous serons dorénavant vigilants et attentifs au devenir de notre discipline, en première ligne pour la pacification sociale et la concorde civile au sein des établissements scolaires, face à des réformes qui nous paraissent parfois étrangement contraires à l’intérêt général.

Les signataires : Guillaume Dietsch, agrégé d’EPS, Staps à l’université Paris-Est-Créteil (UPEC) ; Serge Durali, agrégé d’EPS, Staps Sorbonne Paris-Nord ; Loic Le Meure, agrégé d’EPS, responsable de master à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé) de Bonneuil (UPEC) ; Hugues Rolan, directeur du département Staps, Sorbonne Paris-Nord ; Thierry Choffin, agrégé d’EPS, responsable de master à l’inspé Bonneuil (UPEC).

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«Je me suis rendu compte à quel point les profs sont indispensables»...

27 Mai 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

«Je me suis rendu compte à quel point les profs sont indispensables»...

«Libération» suit cette année trois élèves de première, qui nous racontent chaque mois à tour de rôle comment ils vivent la réforme du lycée. Ce mois-ci, Inès, du lycée Albert-Camus à Nîmes, évoque l'impact de la crise sanitaire sur la fin de son année de première.

«Cette année les difficultés se sont un peu cumulées entre la réforme du lycée et la crise sanitaire. D’autant plus que nous, les premières, on est les seuls à avoir un examen maintenu pour l’instant au niveau des collèges et des lycées, l’oral de français. Tout le reste est annulé ou passé en contrôle continu. Ça renforce l’impression de ne pas être pris en compte. Je comprends que ça soit plus compliqué d’annuler cet oral car il n’y a pas vraiment de notes équivalentes, mais forcément, ça m’inquiète. On ne saura que début juin s’il est maintenu, dans ce cas on n’aura pas eu les conditions optimales pour le travailler. On n’a pas eu d’oral blanc, par exemple. On avait travaillé en classe que la deuxième partie de l’épreuve apparue avec la réforme, où l’on doit présenter une œuvre de notre choix, étudiée pendant l’année.

«En tout cas, depuis la fermeture des lycées, je me suis encore plus rendu compte à quel point les profs sont indispensables. Ce n’est pas du tout la même chose de travailler des PDF tout seul qu’avec des profs qui nous expliquent correctement les choses. Les technologies sont amenées à être de plus en plus importantes dans notre vie et dans l’éducation, mais on a bien constaté que ça ne pouvait pas les remplacer. J’ai vu une vraie différence d’apprentissage. Je commence à en avoir marre de travailler à la maison, j’aimerais que tout rentre dans l’ordre, qu’on puisse retourner au lycée mais seulement si les conditions sanitaires le permettent.

«Je trouve en revanche que c’est une bonne chose d’avoir annulé les épreuves écrites du bac. Le seul aspect qui me dérange est que l’écrit de français était la première épreuve qui comptait autant pour notre bac. C’était une forme de préparation. Heureusement, on a passé un bac blanc dans notre lycée. Mais pour les terminales qui se sont dit "je ne travaille pas trop pendant l’année et je me concentre sur les épreuves finales", ça doit être compliqué. Je n’ai pas raisonné comme ça et avec la réforme du lycée, ça n’incite pas à le faire. Depuis le début, on nous dit de nous concentrer sur le contrôle continu. On y est plutôt favorable pour une fois, mais seulement à cause de ces circonstances exceptionnelles. A contrario, depuis le début, on nous dit qu’on aura moins la pression autour du bac car le contrôle continu est échelonné sur trois séries d’épreuves en première et terminale [les E3C, épreuves communes de contrôle continu, ndlr] mais finalement si on a raté la première, on ne peut plus se rattraper que sur la dernière.

«J’avoue que je suis quand même plutôt contente d’être en première cette année, même si on a eu la réforme du lycée. Pour les terminales qui ont le bac en contrôle continu cette année, il y a la crainte de se dire que leur diplôme vaudra moins que les autres. Malgré tout, j’ai des inquiétudes pour l’an prochain. On ne travaille pas à la même vitesse quand on est seul, donc forcément, on a pris du retard sur les programmes. On va devoir soit le rattraper, soit faire des choix et ne pas tout étudier, c’est dommage. A savoir que dans nos spécialités, on a une épreuve en terminale sur les deux ans, ça risque d’être embêtant.

«Pour les spécialités d’ailleurs, on nous avait demandé de choisir les deux qu’on gardait en terminale de façon presque définitive au second trimestre, juste avant la fermeture des lycées. On a dû le confirmer sur une plateforme en ligne durant le confinement. J’ai choisi de garder SES et HGGSP (histoire-géo, géopolitique, sciences politiques). J’abandonne les maths mais je prends l’option maths complémentaires. J’ai eu un peu de mal à choisir mais je me suis dit que si j’abandonnais les maths, je pouvais toujours le prendre en option alors que pour les SES et HGGSP, c’était assez définitif. C’était mieux d’avoir dû faire un pré-choix, comme ça, on a pu en discuter avec nos professeurs mais on n’a pas pu redemander leurs avis pour notre décision définitive. C’est dommage.»

Marlène Thomas

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Conférence Nouveaux Dissidents - Nouveaux Résistants - Les Interventions en 13 vidéos... Des idées à foison!

27 Mai 2020 , Rédigé par Najat Vallaud-Belkacem Publié dans #Politique, #Sociologie, #Philosophie

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Le monde d’après n’aura pas lieu...

27 Mai 2020 , Rédigé par Le Blog d'un odieux connard Publié dans #Société

Le monde d’après n’aura pas lieu...

EXTRAITS

Le monde d’après.

En voilà, une expression qui fait secrètement frémir. Ne niez pas, bons lecteurs, que lorsque point une crise mondiale, malgré les malheurs, la misère et les morts, malgré toute l’empathie dont vous savez faire preuve, il y a tout au fond de vous ce sentiment un peu honteux voire carrément inavouable, cette amère excitation qui vous rappelle que tout cela est peut-être un tournant. Quelque chose, un événement, en tout cas, une sorte de main du destin qui sortant du néant vient réveiller votre quotidien. Mais pas seulement ! Cette tempête s’abattant sur ce bas-monde et sur toute la société telle qu’elle existe, vous voyez avec émoi le cocotier que tout le monde voulait secouer se mettre à ployer sous le vent, plus fort que tout ce que vous imaginiez. Et vous vous prenez à rêver, et finalement, à formuler tout haut cet espoir lui pas si secret :

Et si c’était maintenant, le monde d’après ?

Voici alors que cette idée se propage un peu partout, et quitte les fils de conversation internet pour s’inviter sur les radios et autres plateaux de télévisions jusqu’à se glisser dans les colonnes des journaux où, chacun y va de son petit refrain : lorsque les derniers nuages de cette tempête seront dispersés, le monde réapparaîtra sous un jour nouveau, et nous le reconstruirons plus beau, plus fort et plus solidaire qu’il ne l’était. À défaut de Grand Soir, vous avez rêvé un Doux Matin.

Hélas, lecteur, lectrice, de par mon pseudonyme, c’est à moi de vous annoncer la nouvelle : le monde d’après n’aura pas lieu.

Du moins, il sera aussi merdique qu’avant, si ce n’est pire encore. Rappelons donc quelques faits essentiels pour appuyer ce propos et écraser à coups de talons vos espoirs innocents.

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que les connards n’ont pas disparu en deux mois. Ne l’oubliez jamais : une bonne partie de la population mondiale est constituée de connards d’un fort beau gabarit. Si vous aviez oublié la chose, n’importe quelle sortie vous rappellera que l’on confie des voitures à des gens incapables d’utiliser un clignotant, que les poubelles sont des objets incroyablement complexes à utiliser pour une bonne partie de nos contemporains, et que n’importe qui a le droit de faire des enfants quand bien même on leur a déjà retiré leur chien pour mauvais traitement. Certes, durant deux mois, vous avez probablement croisé bien moins de connards, mais ce n’est pas parce que vous ne pouviez pas les voir qu’ils n’existaient plus. Ils sont là, bien vivants pour l’immense majorité, et ils n’ont pas passé les dernières semaines à lire des livres sur la citoyenneté et le partage. Une société étant principalement la somme des individus qui la composent, vous pouvez la reconstruire autant que vous voulez : une bâtisse de trous du cul, avec donjon ou véranda, restera toujours une bâtisse de trous du cul.

(...)

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que personne n’a envie du monde d’après. Nous en revenons au premier point : le monde est peuplé de connards, et tout le monde veut que ça change, mais pas trop quand même. On veut moins de pollution, mais faudrait pas payer sa télé plus chère parce qu’on la fabriquerait plus près. On veut plus de partage, mais pas avec son pognon. On veut plus de solidarité, mais principalement pour soi. On veut moins de surconsommation, mais faudrait pas m’empêcher d’aller à Starbucks. On veut mieux manger, mais tout le monde faisait la queue à Mac Do dès la réouverture.

Bref, Madame, Mademoiselle, Monsieur, Mondamoiseau, il va falloir vous y faire : nous vivons dans un monde de gros connards égocentriques, et non, applaudir à sa fenêtre à 20h n’aura pas rendu le monde meilleur. Tout au plus, ça vous aura forcé à interrompre votre apéro Skype avant de retourner discuter de ce à quoi pourrait ressembler l’après. Or…

Le monde d’après n’aura pas lieu.

Ou alors si, mais sous la forme d’une grosse crise économique qui ne sera pas sans nous rappeler le siècle dernier.

Ce qui en soi, m’irait bien si nous profitions de cette décennie pour retrouver les années folles, le jazz, le swing, les cafés bardés d’art nouveau fréquentés par des impressionnistes sur le retour, le tout autour d’un bon whisky au fumoir.

Mais à la place, ce sera donc vapoteuse et café à 2€ derrière une vitre en plexiglas au son de PNL.

Vivement le monde d’après, alors.

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Déconfinement : Effectifs (très) réduits, programme light… Que donne la reprise de l’école après deux semaines ?

27 Mai 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education

Déconfinement : Effectifs (très) réduits, programme light… Que donne la reprise de l’école après deux semaines ?
  • Selon les derniers chiffres du ministère, 20 % des élèves d’école primaire et 30 % environ des collégiens ont repris la classe, rarement à temps plein.
  • De nombreuses écoles seraient en capacité d’accueillir davantage d’élèves qu’actuellement.
  • Mais en raison d’une situation sanitaire incertaine, les parents craignent d’y renvoyer leurs enfants.

Ils ont redécouvert les récréations, les copains de classe et les cours en présentiel. Depuis deux semaines, 20 % des élèves d’école primaire ont repris le chemin de l’école et depuis une semaine, 30 % des collégiens. Mais force est de constater que ce retour en classe est très, très progressif. Certaines écoles, à peine rouvertes, ont dû refermer leurs portes, en raison de cas avérés de Covid-19.Et dans beaucoup d’autres, le nombre d’élèves revenus est même inférieur aux capacités d’accueil, calculées en fonction des consignes sanitaires. « C’est en dessous de ce qu’on peut faire. Et ce, parce que le ministre de l’Education a décidé que la reprise de l’école se ferait sur la base du volontariat », affirme Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp.

Des petits effectifs que constatent les enseignants sur le terrain, comme Manon : « Pour le moment, j’ai 10 élèves sur 23 qui sont revenus ». Idem pour Albane : « Mes élèves de grande section sont 8 à avoir repris. Et parmi eux, quatre sont prioritaires et viennent tous les jours, car au moins un de leur parent est enseignant, soignant ou parent isolé », explique-t-elle. Certaines familles n’ont pas voulu remettre leurs enfants à l’école, car elles étaient inquiètes des risques sanitaires. « D’autres ne l’ont pas fait parce qu’elles voulaient laisser la place aux enfants prioritaires », ajoute Stéphane Crochet, secrétaire général du Se-Unsa. Et contrairement à ce que souhaitait Jean-Michel Blanquer, ce ne sont pas les élèves les plus en difficultés qui sont revenus en premier : « Les disparités entre les élèves se sont développées pendant le confinement et malheureusement, les élèves fragiles sont pour la plupart restés chez eux », constate ainsi Mathieu, professeur des écoles. « Les mamans qui ne travaillent pas ont souvent préféré garder leurs enfants. Ce principe de retour sur la base du volontariat n’a pas servi la cause sociale », commente Francette Popineau. Certains enseignants, à l’instar de Xavier, parviennent quand même à en faire revenir quelques-uns : « J’ai réussi à convaincre certaines familles de laisser leur enfant revenir, notamment pour un élève en difficulté dont les parents refusaient le retour ».

Une organisation à la carte

Pour redémarrer, chaque établissement a choisi ses modalités d’accueil : « Certaines écoles n’ouvrent que le matin, d’autres toute la journée. Certaines accueillent les mêmes enfants toute la semaine, d’autres ont établi un système de rotation », note Francette Popineau. « Beaucoup d’élèves ne sont pas avec leur enseignant habituel et les classes accueillent des enfants de différents niveaux », constate aussi Stéphane Crochet. « Nous avons repris la classe en deux demi-groupes sur les lundis – mardis et jeudis – vendredis » témoigne ainsi Mathieu. « Nous avons une organisation à mi-temps : le lundi et mardi en classe avec tous les élèves présents, le jeudi est une journée consacrée aux élèves prioritaires, et le vendredi nous permet de continuer l’école à distance avec les élèves non présents », raconte de son côté Manon.

Au collège, les emplois du temps ont été encore plus complexes à planifier, comme l’atteste Sandrine : « Mon collège a privilégié une organisation sur le matin (3 heures) en décalé et 8 groupes de 6e et 5e. Tous les enfants inscrits ne sont pas venus et nos effectifs sont faibles (de 6 à 9 élèves par groupe). En grande majorité, les élèves sont dans leur groupe classe, mais un groupe est composé de 2 classes de 6e. Cela signifie que les 2/3 des enfants sont restés au domicile. Nous avons réduit l’offre éducative, mais globalement, toutes les disciplines sont assurées. En histoire-géographie, je les prends une heure par semaine, et je fais le reste à la maison en classe virtuelle ».

(...)

« La dynamique de classe est assez faible »

Mais le respect du protocole sanitaire entraîne son lot de complications : « Avec le port du masque, il est difficile de bien se faire comprendre. Nous devons également faire toutes les photocopies à l’avance, ce qui n’aide pas, car parfois on pense à un exercice qu’on n’a pas photocopié. Les premières récréations ont aussi été compliquées au niveau des gestes barrières : ils ne respectaient pas les distances et avaient tendance à tout toucher », témoigne Manon. « La dynamique de classe est assez faible, car un groupe de 8 ou 9 élèves à peu d’interactions et les règles de sécurité que nous sommes obligés de respecter (pas de déplacement, pas de matériel collectif…) ne facilitent pas la vie de classe », renchérit Mathieu. « On ne fait que de l’aide à distance, pas de correction individuelle sur les cahiers, pas d’activités sportives collectives et un minimum de déplacement dans la classe, et donc des passages au tableau très occasionnels », abonde Xavier.

Et dans les petites classes, les contraintes semblent encore plus fortes : « Tous les lundis, il faut expliquer les gestes barrières car les élèves ont relâché leur vigilance pendant le week-end », indique Francette Popineau « En maternelle, les enseignants ont dû réadapter tous leurs contenus pédagogiques. Et le respect des gestes barrières ralentit forcément le rythme de la classe », abonde Stéphane Crochet. Les enseignants attendent avec impatience les nouvelles annonces du gouvernement cette semaine : « Le ministre voudrait que nous accueillions davantage d’enfants. Mais cela ne pourra se faire que si le protocole sanitaire est assoupli et que si nous avons l’assurance médicale que cela ne créera pas une deuxième vague de contaminations », insiste Francette Popineau.

Delphine Bancaud

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"Le 2S2C et le maintien de l'enseignement à distance pourraient permettre une rentrée "spéciale" en septembre"...

27 Mai 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

"Le 2S2C et le maintien de l'enseignement à distance pourraient permettre une rentrée "spéciale" en septembre"...

EXTRAITS

"Je me bats comme un lion pour réussir à réamorcer le système". Dans son style inimitable, JM Blanquer a annoncé le 26 mai sur LCI ses intentions pour les semaines à venir : réouvrir un maximum de collèges et lycée et tenir l'oral de français. Mais la décision ne lui appartient pas. Les enseignants, eux, sont entretenus dans l'attente...

Des décisions sur les collèges et lycées jeudi

De l'intervention de JM Blanquer sur LCI le 26 mai, on retiendra d'abord un calendrier. Le premier ministre annoncera jeudi 28 sa décision sur la réouverture des collèges de zone rouge et des lycées. Probablement il décidera aussi de la tenue du bac de français. Vendredi 29, JM Blanquer donnera les précisions sur les décisions du premier ministre. Il apparait que le premier ministre tienne à marquer qui décide.

(...)

Faire évoluer le système éducatif

JM Blanquer a aussi parlé de l'avenir. Il veut "faire évoluer le système éducatif" :" je pense à la palce du sport et de la culture, au numérique, à la capacité à s'organiser au plus près du terrain en donnant plus de marge de manoeuvre aux équipes de terrain". C'est donc le 2S2C et le maintien de l'enseignement à distance qui pourraient permettre une rentrée "spéciale" en septembre.

(...)

Peut-on vraiment augmenter le nombre d'élèves ?

... pour faire revenir les élève sil faut leur proposer des activités hors des locaux scolaires. Là JM BLanquer se heurte à la politique de modification des rythmes scolaires qu'il a menée. En invitant les municipalités à revenir à la semaine de 4  jours il a détruit l'organisation et le réseau d'activités périscolaires mis en place avant 2017.

(...)

François Jarraud

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Revue de Presse Education... Constats — Pour après — Examens, concours, formation — Ressources...

27 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Constats — Pour après — Examens, concours, formation — Ressources...

Les avis et les témoignages sur la situation continuent. On trouve également beaucoup d’idées et quelques avancées ministérielles. Des décisions concernant l’organisation des examens des concours et de la formation des personnels. Quelques ressources pour terminer.

Constats

Décrochage scolaire : le tableau serait plus noir que prévu Publié le 18 mai 2020 par Jean Damien Lesay pour Localtis dans Jeunesse, éducation et formation COVID-19
Selon une étude menée auprès d’enseignants, le nombre de décrocheurs scolaires à l’issue du confinement serait plus important que ce qu’annonce le ministère de l’Éducation nationale. Les établissements en REP seraient beaucoup plus touchés que les autres.”

Réouverture des collèges : pas facile (deux principaux témoignent)
ToutEduc a reçu les témoignages de deux chefs d’établissement de collèges ruraux, dans deux académies différentes, l’un très détaillé, l’autre succinct. En voici des éléments significatifs, après anonymisation.”

Reprise de l’école : comment accueillir plus d’élèves avant l’été Par Marie Quenet pour abonnés
Des écoles primaires et des collèges sont censés recevoir davantage d’enfants. Rassurés, les parents, qui doivent reprendre le travail, s’impatientent.”

"Envoyez les enfants à l’école" : Jean-Michel Blanquer veut un mois de juin "plein et entier de rescolarisation"
"Envoyez les enfants à l’école, il faut le faire. [...] C’est bon pour eux. Ce sont les premiers à le dire." Interrogé par Elizabeth Martichoux ce mardi matin sur LCI, Jean Michel Blanquer a fortement incité les parents à faire retourner leurs enfants en classe lorsque cela est possible, jugeant "impensable" d’"imaginer que de mars à septembre, les élèves (n’aillent) pas à l’école". "Tous les jours à l’école primaire, c’est 20 à 25% des élèves qui sont là", a-t-il précisé. "Ça a vocation à augmenter".”

De la difficulté d’apprendre seul : pourquoi la classe manque-t-elle tant aux élèves ? Par Louise Tourret
L’école à la maison | Que nous apprend l’école à distance sur l’importance du collectif en matière de pédagogie ? Pourquoi apprend-on mieux à plusieurs ? Eléments de réponse avec le spécialiste de l’éducation Philippe Meirieu.”

Voilà ce qui se passe dans ma web-salle de classe Par Mara Goyet (Essayiste)
CHRONIQUE. Si le télé-enseignement n’est pas une solution, il dégage des perspectives et livre des leçons, estime l’essayiste, également professeure en collège.”

Pour après

Après le Covid, « il faudra en finir avec le mépris de classe au sein de nos écoles »
"LE MONDE D’APRÈS. Le coprésident de la principale fédération de parents d’élèves (FCPE), Rodrigo Arenas, répond au questionnaire du philosophe Bruno Latour : qu’est-ce qu’on jette ? Qu’est-ce qu’on garde ? Qu’est-ce qu’on invente ?"

Réouverture des collèges : pas facile (deux principaux témoignent)
ToutEduc a reçu les témoignages de deux chefs d’établissement de collèges ruraux, dans deux académies différentes, l’un très détaillé, l’autre succinct. En voici des éléments significatifs, après anonymisation.”

Bruno Devauchelle : Apprendre de l’expérience
Pour la première fois depuis l’arrivée de l’informatique dans l’enseignement, il a fallu faire avec. Le fameux "numérique" cette informatique qui s’est diffusée dans toute la société s’est imposé comme "le recours". En d’autres temps et d’autres contextes, on aurait simplement mis les élèves en vacances ou, pour le dire autrement on aurait fermé les écoles sans tenter d’apporter d’alternative, au moins à court terme. C’est ce qui se produit dans les pays en guerre, parfois pendant de longues années. On se rappelle quelques films clandestins sur la ville de Homs ou celle d’Alep et les tentatives de refaire école dans les décombres et sous la menace des armes. Si la "guerre" annoncée par le président est d’une autre nature, sanitaire, la situation est bien sûr incomparablement plus confortable.”

Revenir à l’école Priorité à la parole par Jean-Charles Léon
En ces temps de confinement et de distanciation physique, les groupes d’analyse de la pratique de l’AGSAS (Association des groupes de soutien au soutien) continuent leur activité par des moyens modernes informatiques. Le Groupe d’Esbly (Seine-et-Marne) propose cette réflexion qui a émergé au terme de sa dernière réunion.”

Vers un « enseignement hybride » ?
Quand sera le jour d’après et, quand il sera, que sera-t-il ? Pour être d’actualité, l’interrogation n’en est pas moins vaste … si on commençait plutôt par examiner ce qui est en train de se passer dans l’entre-deux où nous sommes contraints de vivre, avec le seul incertain comme horizon …
« Avant », aller à l’école, au collège, était naturel pour (presque) tous, aller au lycée était une possibilité assez largement offerte, bon nombre de ceux qui y accédaient, rejoignaient ensuite l’enseignement supérieur ; beaucoup d’entre eux se retrouvaient ainsi à l’université.
Survint soudain la crise sanitaire, le confinement et, avec lui, les fermetures des établissements d’enseignement
.”

Une proposition de loi pour installer le distanciel
Elle fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux. La proposition de loi de la députée LR Frédérique Meunier est pourtant portée par cette seule députée. Mais son application changerait radicalement la donne à l’éducation nationale.”

Education en ligne à Montpellier : "Nous allons recruter 110 personnes d’ici juillet prochain"
La majorité de ces embauches envisagées par Studi, le groupe héraultais, leader de l’éducation en ligne, se fera à Montpellier : 90 personnes.
Pour faire face à sa croissance, crise sanitaire ou pas, Studi prévoit de recruter 110 collaborateurs d’ici le mois de juillet, dont 90 sur Montpellier. Le leader français du digital learning diplômant, qui a son siège social à Pérols, non loin de l’aéroport montpelliérain, connaît, selon Pierre Charvet, directeur général et fondateur, une croissance de plus de 90 %. Il forme actuellement plus de 25 000 apprenants, du CAP à bac + 5, répartis sur les trois écoles en ligne que compte Studi
.”

Revalorisation des salaires enseignants : les discussions rouvertes « avant l’été » Publié par Elsa Doladille
Jean-Michel Blanquer a assuré que la revalorisation des enseignants prévue avant la crise sanitaire ne serait pas abandonnée.”

Gabriel Attal : « Un plan global pour les jeunes avant l’été »
Dans une interview accordée aux « Echos », le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education et de la Jeunesse se dit opposé à l’extension du RSA pour les moins de 25 ans mais veut muscler des dispositifs tels que la Garantie jeunes et le service civique. Il prône un donnant-donnant entre l’Etat et les entreprises sur l’apprentissage et un « Notre-Dame social » sur les dons.”

Examens, concours, formation

Oral du bac de français : l’insupportable attente
C’est la seule épreuve du baccalauréat qui n’ait pas encore été annulée à cause de l’épidémie due au coronavirus. Une incertitude difficile à vivre pour les élèves, comme pour leurs enseignants. Sera-t-elle maintenue ? La réponse est attendue à la fin du mois de mai 2020.”

Les candidats aux concours internes de l’éducation nationale dénoncent leur traitement à part Par Séverin Graveleau pour abonnés
En raison de la crise due au coronavirus, la majorité des candidats aux concours externes de l’enseignement (capes, agrégation, etc.) ne plancheront que sur un écrit. Ceux admissibles « à l’interne » ont vu leur oral d’admission décalé à la rentrée.”

Formation : Blanquer impose sa réforme
Pendant la crise sanitaire, JM Blanquer fait avancer ses réformes. Ainsi la réforme de la formation des enseignants a été présentée lors du CTM du 20 mai. Il a bénéficié de la division des syndicats sur cette question.”

Ressources

Jean-Yves Rochex, Numéro 19, Quelle éducation prioritaire ? L’éducation prioritaire en France… et ailleurs : entre objectifs de démocratisation et orientations néo-libérales
Ce texte reprend de larges extraits de l’article « L’éducation prioritaire en France… et ailleurs : éléments d’analyse pour une histoire qui reste à faire », paru dans le n° 164, 2019, de la revue Administration & Éducation.”

« L’histoire des textes officiels en dit long sur la difficulté de l’école à enseigner la transition écologique » Tribune de Anne-Françoise Gibert, Chargée d’étude et de recherche à l’Institut français de l’éducation.
Anne-Françoise Gibert, chargée d’étude et de recherche à l’Institut français de l’éducation, explique comment l’éducation nationale aborde la question écologique depuis quarante ans.”

Bernard Desclaux

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