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Vivement l'Ecole!

Scolariser le monde? Oui mais comment et pour quoi en faire? Nos "modèles éducatifs" en question...

29 Mai 2020 , Rédigé par Youtube - Le Partage Publié dans #Education

Si vous vouliez détruire une culture en une génération, comment feriez-vous ?

Vous changeriez la manière dont les enfants y sont éduqués.

Le gouvernement des USA le savait bien, lorsqu’au 19ème siècle il inscrivait de force les enfants d’indiens d’Amérique dans des écoles gouvernementales. Aujourd’hui, des bénévoles construisent des écoles dans toutes les sociétés traditionnelles du monde, persuadés que seule l’école est en mesure d’offrir une vie "meilleure" pour les enfants ruraux et indigènes.

Mais est-ce le cas ? Que se passe-t-il vraiment lorsque nous remplaçons l’ensemble des savoirs d’une certaine culture par le nôtre propre ? La vie devient-elle plus belle pour ses membres ?

SCOLARISER LE MONDE porte un regard défiant, parfois amusant, et finalement profondément troublant, sur le rôle joué par l’éducation moderne dans la destruction des dernières cultures soutenables, ancrées dans leur territoire écologique.

Filmé sur place, dans les magnifiques montagnes du Ladakh bouddhiste, dans le nord de l’Himalaya indien, le documentaire transmet les voix de Ladakhis à travers une conversation entre quatre penseurs : l’anthropologue et ethnobotaniste Wade Davis, qui travaille pour National Geographic ; Helena Norberg-Hodge et Vandana Shiva, toutes deux récipiendaires du prix Nobel Alternatif pour leur ouvrage avec les peuples traditionnels d’Inde ; et Manish Jain, un ancien concepteur de programmes éducatifs pour l’UNESCO, USAID et la Banque Mondiale.

Il examine les prétentions caches de supériorité culturelle derrière les projets d’aide à l’éducation, qui cherchent ouvertement à faire en sorte que les enfants "s’échappent" vers "une vie meilleure".

Il souligne l’échec de l’éducation institutionnelle à abolir la pauvreté – ici aux USA comme dans le monde soi-disant "en développement".

Il questionne également nos définitions de la richesse et de la pauvreté – et du savoir et de l’ignorance – tandis qu’il dévoile le rôle joué par les écoles dans la destruction d’une agriculture traditionnelle soutenable et de savoirs écologiques, dans la dislocation de familles étendues et de communautés, et dans la dévaluation d’anciennes traditions spirituelles.

Finalement, SCOLARISER LE MONDE, appelle un "dialogue profond" entre les cultures, suggérant que nous avons au moins autant à apprendre qu’à enseigner, et que ces anciennes sociétés soutenables peuvent abriter des savoirs vitaux pour notre propre survie au cours du prochain millénaire.

Le Partage

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La continuité pédagogique à l'épreuve du temps... (Audio)

29 Mai 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

 La continuité pédagogique à l'épreuve du temps... (Audio)

L'école à la maison | Depuis le début de l'épidémie et la mise en place de l'école à la maison, les professeurs tentent d'assurer au mieux la continuité pédagogique, et ce malgré la distance, le manque d'échanges avec les élèves et les disparités sociales. Mais comment assurer cette continuité sur le long terme ? Et comment aider les élèves à rester motivés sans la présence de leurs camarades ni de leur professeur ?

Dans ce numéro 16 de L'Ecole à la maison, comment faire ? Delphine Lebreton, professeure des écoles à Paris en double niveau CM1/CM2, nous parle de l'épineuse continuité... de la continuité pédagogique. Elle évoque avec nous le travail considérable qui a été réalisé par les enseignants depuis la mise en place de l'école à distance, mais également les problématiques qui évoluent au fil du temps. En effet, comment inventer des manières d'apprendre pour aborder de nouvelles notions à distance ? Comment l'école à distance transforme-t-elle la conception des enseignements ?

Louise Tourret : Quel regard portez-vous sur l'évolution de votre pratique pédagogique depuis le 15 mars ?

Delphine Lebreton : J'ai trouvé ça de plus en plus compliqué parce que c’est un tout autre travail que celui que nous faisons habituellement en classe. Cette expérience redéfinit pour moi la notion même de pédagogie... La principale difficulté a été de devoir prévoir des séances de travail et de corrections sans le retour des élèves. A cette occasion, je me suis rendu compte à quel point je me nourrissais de ces échanges avec eux. En temps normal, je lance une réflexion à laquelle ils vont répondre d’une certaine façon, ensuite je propose tel type d’outils, tel type de façon de parler, je vais voir tel élève, m'adresser à lui d’une certaine façon et à un autre d’une autre façon, on va travailler par petits groupes... La classe est une matière vivante, c’est à dire qu’elle s’alimente de tous ces échanges, des interactions entre élèves, et c’est cela qui fait défaut en ce moment...

D'autre part, ce qui rend la masse de travail encore plus importante, c'est qu'il faut conceptualiser mais aussi manipuler l’outil informatique, à l'aide d'un ordinateur qui n’est pas un ordinateur professionnel, avec une connexion internet un peu fragile dans mon cas, c’est à dire que nous ne sommes pas équipés pour cette façon de travailler. On se forme, on apprend à faire des PowerPoint, à insérer des schémas, cela peut sembler idiot mais cela prend du temps.

(...)

Louise Tourret

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Ecoles et collèges vont rouvrir mais pas encore pour tout le monde...

29 Mai 2020 , Rédigé par Le Point Publié dans #Education

Ecoles et collèges vont rouvrir mais pas encore pour tout le monde...

EXTRAITS

A partir de la semaine prochaine les écoles et collèges vont rouvrir. Ce qui ne veut pas dire, loin de là, que tous les élèves pourront y être accueillis puisque le protocole sanitaire hyper strict en vigueur n'est pas modifié.

A partir de mardi 2 juin, "toutes les écoles seront ouvertes et donc, toutes les communes qui n'ont pas encore ouvert leurs écoles ouvriront... au moins sur une partie de la semaine", a annoncé jeudi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

Tous les collèges rouvriront également. Mais en zone orange (Ile-de-France, Guyane et Mayotte), ils n'accueilleront prioritairement que les sixièmes et les cinquièmes, a-t-il précisé aux côtés du Premier ministre Edouard Philippe, qui présentait la deuxième étape du plan de déconfinement.

La réouverture des écoles est "une urgence sociale", a de nouveau martelé M. Blanquer.

Actuellement, plus de 80 % des écoles ont été rouvertes. Mais elles n'accueillent que 22 % des écoliers français.

(...)

Le ministre de l'Education semble miser sur le développement d'activités "sport, santé, civisme et culture (2S2C)" par les collectivités locales, pour permettre un accueil complémentaire des enfants en-dehors du cadre scolaire.

Pour le moment, seule une centaine de communes ont signé une convention pour leur mise en place, affirme Agnès Le Brun, porte-parole de l'Association des maires de France (AMF), en charge de l'éducation. "Il ne faut pas oublier qu'on est dans un entre-deux électoral et que les communes n'ont que très peu de temps pour mettre en place ce dispositif, qui va rester très aléatoire", pense-t-elle.

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Revue de Presse Education... Décisions — En attendant — Divers — Ressources...

29 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Décisions — En attendant — Divers — Ressources...

Un certains nombre de décisions ont donc été annoncées en cette fin d’après-midi. Les réactions seront connues demain. Mais l’attente à été riche en réflexions, constats, témoignages.

Décisions

Tous les écoles et collèges seront ouverts en juin, annonce Jean-Michel Blanquer
Après l’amorce du mois de mai, il y aura une amplification d’ouverture des écoles en juin, pour préparer progressivement la rentrée en septembre, a annoncé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Dans la phase 2, toutes les écoles élémentaires seront ouvertes dans les communes où ce n’est pas déjà le cas.
Les collèges, ouverts à 85% depuis plus d’une semaine, ouvriront dans leur ensemble à compter du 2 juin en zone verte. En zone orange, les classes rouvriront plus progressivement et pas à tous les niveaux. La priorité sera donnée aux 6e et aux 5e. Pour les 4e et 3e, il faudra voir si les conditions matérielles permettent leur réintégration. Les lycées pro en zone orange accueilleront les classes de terminale et de CAP. Enfin, l’épreuve orale du bac français sera validée par l’épreuve de contrôle continu
.”

En attendant

Reprise : Le second degré dans l’attente
L’oral de français sera t-il facultatif, ouvert aux seuls volontaires ? Edouard Philippe annoncera t-il la réouverture des collèges et lycées le 28 mai ? Les décisions du ministre sont attendues avec impatience par les enseignants et les cadres du système qui n’auraient que quelques jours pour les mettre en oeuvre. Elles seraient prises alors que de nombreuses pressions s’exercent déjà pour la réouverture de tous les établissements et le retour de tous les élèves à l’Ecole.”

La France a-t-elle repris le chemin de l’école avec « l’un des rythmes les plus forts » en Europe ? Par Alexis Feertchak
LA VÉRIFICATION - Interrogé mardi sur l’ampleur de la réouverture des établissements scolaires, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a comparé l’Hexagone et ses partenaires européens. À raison ?

Déconfinement : l’école se prépare à accueillir de nouveaux élèves dès mardi
Sans attendre les annonces du gouvernement, ce jeudi, nombre d’établissements anticipent une reprise souhaitée par une partie des parents d’élèves.”

Les lycées défendent les bénéfices d’un retour en classe pour « redonner un cadre et des habitudes » aux élèves Par Violaine Morin
Le gouvernement doit trancher, jeudi après-midi, sur la réouverture des lycées. En attendant, les établissements se préparent « au cas où ». Et font valoir les bénéfices de ce retour, même limité, à la vie scolaire.”

Coronavirus : les lycéens et étudiants inquiets pour la reprise d’études, selon un sondage Publié par Mehdi Bautier
Selon un sondage Ifop, 60% des élèves pensent dès aujourd’hui que les conditions d’enseignement ont eu ou vont avoir un impact négatif sur leurs études.”

« Les adieux volés du coronavirus » : à l’école des amitiés suspendues
SÉRIE (4/5). Privés de fin d’année, de nombreux élèves de CM2 et de 3e regrettent de ne pas pouvoir vivre cette douce période de la fin du 3e trimestre. La dernière avec la plupart de leurs copains. Des enfants se confient dans ce 4e épisode de notre série sur les « adieux volés du coronavirus ».”

« Le bac, c’est aussi un rite institutionnel et politique » Propos recueillis par Mattea Battaglia
Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie, constate que le choix du contrôle continu pour le bac 2020 anticipe les modalités de passation du nouveau bac.”
Annabelle Allouch est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne et auteure de La Société du concours. L’empire des classements scolaires (Seuil, 2017). Elle analyse l’impact de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 pour les lycéens de terminale qui ne passeront pas les traditionnelles épreuves du bac en juin.”

« Les profs, ils expliquent beaucoup mieux » : des enfants racontent l’école post-confinement par Paula Pinto Gomes pour abonnés
Après deux mois d’école à la maison, certains écoliers et collégiens des zones vertes sont retournés en classe. Malgré la peur du virus et les gestes barrières contraignants, la plupart sont heureux d’avoir retrouvé leurs copains et leurs professeurs. Témoignages.”

L’école en VO sous-titrée Par Sylvain Grandserre sur son blog : Le blog de Sylvain Grandserre
Regardant en version originale un film étranger, nous nous amusons parfois du décalage entre les propos tenus et leur traduction sous-titrée en français. Une impression semblable, mais bien moins aimable, peut atteindre qui observe notre système scolaire. Car il est à craindre que les termes officiels employés - et rapidement repris - servent à confisquer la restitution fidèle de la réalité vécue.”

Mercredi 27 mai : "La consigne est sans équivoque : ne donner aucune note, n’écrire aucune appréciation négative" par Capucine Riva
Les instructions sont très claires : on laisse couler et.... nous avec. En début de semaine, la cheffe nous a envoyé un très long mail, une fois n’est pas coutume. Elle nous explique comment remplir le bulletin du troisième trimestre ainsi que la – bonne – position à prendre lors des conseils de classe. La consigne est sans équivoque : ne donner aucune note, n’écrire aucune appréciation négative. On ne remplit tout simplement pas les cases si les élèves n’ont pas travaillé. On passe sous silence le fait que certains n’ont même pas essayé de nous contacter durant plus de deux mois alors qu’ils en avaient les moyens. On feint de ne pas remarquer que les décrocheurs virtuels sont, en général, les moins acharnés à fournir des efforts en présentiel. Par peur de pénaliser quelqu’un, on gratifie tout le monde.”

Divers

La Cour des comptes donne une mauvaise note à la médecine scolaire
La médecine scolaire n’assure pas ses missions, en particulier la visite obligatoire à six ans et sa réforme « s’avère indispensable », estime la Cour des comptes dans un rapport publié mercredi 27 mai.”

Sur le site de la Cours des comptes : Les médecins et les personnels de santé scolaire
À la demande de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, la Cour s’est penchée sur la situation des médecins et personnels de santé scolaire. Bien qu’il constitue une condition essentielle de la réussite de la politique éducative et une contribution importante à la politique de santé publique, le dispositif de santé scolaire connaît des difficultés endémiques sur lesquelles l’attention des pouvoirs publics est régulièrement appelée. Une réorganisation complète, assortie d’une révision des méthodes de travail, s’avère indispensable.”

« J’attends tous les soirs jusqu’à 3h du matin » : le stress des étudiants en attente sur Parcoursup
Chaque année, depuis deux ans, des centaines de milliers de futurs étudiants du supérieur angoissent au sujet de leur avenir lors des résultats de la phase d’admission de Parcoursup. Cette année, ce sont quelque 950 008 lycéens et étudiants en réorientation qui espèrent être acceptés dans la formation de leur choix. Si 71 000 d’entre eux ont déjà validé une formation dès le premier jour, il en reste une grande partie qui se retrouve dans le flou, coincés dans des listes d’attente.”

Ressources

Décret n° 2020-640 du 27 mai 2020 relatif aux modalités de délivrance du diplôme national du brevet pour la session 2020
"Notice : le décret prévoit la suppression, au titre de la session 2020, des épreuves organisées pour la délivrance du diplôme national du brevet. Ces épreuves sont remplacées, sous réserve de certaines conditions, par la prise en compte des notes de contrôle continu obtenues par le candidat. Ce décret prévoit également que les candidats qui ne peuvent prétendre à la prise en compte de leurs notes de contrôle continu passeront, au début de l’année scolaire 2020-2021, les épreuves de remplacement."

Philo – L’oisiveté pourrait sauver l’économie mondiale, selon le philosophe Bertrand Russell par Franck Olivar
En 1932, une crise, comme celle que nous pourrions connaître, menace l’économie mondiale. Alors que la question de l’allongement du temps de travail et de la réduction des jours de congés revient au cœur des débats, redécouvrons un texte du philosophe Bertrand Russell, dans lequel il faisait l’éloge de l’oisiveté.”

Bernard Desclaux

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Serge Gainsbourg...

28 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Vilar... "Attention, ne caricaturez pas le peuple"...

28 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

DEUXIÈME REPRISE DE DANTON

Attention, ne caricaturez pas le peuple. Pas de charges. Le peuple 
est douloureux et 
s’il plaisante parfois, 
il ne s’amuse guère.

Que tout le monde veille, comme mercredi, au ton, 
à la vivacité, au rythme.

La pièce est dure 
et cruelle.

Attention à la deuxième représentation.

Merci encore.

Jean Vilar,

vendredi 13 novembre 1953.

JEUDI SOIR

Dans l’ensemble, tout va bien.

Mais cela manque de violence, 
de tempérament, de chaleur.

Ruy Blas est une pièce bien faite et intense. Je demande aux ministres d’être âpres, durs, rapaces.

Aux amoureux, d’aimer comme des fous.

Aux drôles, d’être tonitruants ou vifs.

Aux rôles d’autorité, d’être autoritaires, vifs, nets. Forts.

Il faut jouer, si ce mot a un sens, romantique.

Pas de pudeur.

Oui, pas de pudeur.

Jean Vilar, février 1954.

NOTE 
À TOUTES 
ET À TOUS

Hier un journal du soir, ce matin un autre journal annoncent que Gérard (1) 
sera remplacé 
au TNP par 
un comédien… 
par ailleurs 
de mes amis.

Si je suis effectivement en rapport avec Daniel Gélin pour jouer dans Erik XIV (2), le style dans lequel cette annonce est faite n’est pas celui du TNP. Il n’est pas le mien. Il n'est pas celui de Gélin. Je tenais à vous le dire et à vous assurer une fois de plus de mon respect à l'égard de la mémoire 
de Gérard.

(1) Gérard Philipe est mort 
le 25 novembre 1959.

(2) Erik XIV, de Strindberg, 
sera créé le 3 février 1960 
à Chaillot.

Jean Vilar,

Paris, samedi 
9 janvier 1960.

NOTE À TOUS

Peut-être voudrez-vous bien remarquer que j’ai supprimé de l’affiche nouvelle la ligne : Direction Jean Vilar. Ceci, afin de laisser aux trois lettres “TNP” le sens que j'ai toujours souhaité leur donner : travail de tout un ensemble (techniques, administrations et artistes) et non responsabilité d’un seul. À l’étranger, en province même, je ne parviens pas, hélas, à faire respecter l’honnêteté de l’affiche, malgré la clause précise inscrite dans nos contrats avec les directeurs.

Voir, par exemple, Rome, Naples et Poitiers.

Jean Vilar, 31 octobre  1955.

Chère X., Chère Y.,

Votre corset étant en piteux état, 
j’ai décidé de 
le renouveler, 
ne voulant porter atteinte de quelque manière que ce soit aux grâces dont 
la providence 
vous a parées.

Cependant je vous fais remarquer, en tout honneur, que notre doyenne tout en sachant maintenir 
ses charmes a su préserver le parfait état de son corset.

Veillez sur 
le matériel du TNP comme je surveille, en tant que patron, vos beautés, 
et tout ira bien.

À vous, parures 
de la troupe.

Jean Vilar,

26 février 1955.

Jean Vilar - Notes de service

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Universités : contre un enseignement «100 % à distance»...

28 Mai 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Universités : contre un enseignement «100 % à distance»...

La transmission du savoir passe par une interaction vivante avec un auditoire que n’offre pas l’enseignement par écrans interposés, pourtant préconisé dès la rentrée par la ministre de l'Enseignement supérieur.

Tribune. L’épidémie de Covid-19 a réclamé des efforts considérables de la part des enseignants, depuis la maternelle jusqu’à l’université. Nous avions une maîtrise imparfaite des outils numériques et, désormais, la plupart d’entre nous sommes familiers de Moodle, Teams, Zoom, Renater, etc. Dans l’urgence, nous avons dû dispenser nos enseignements sous une forme nouvelle et nous pouvons, à la lumière de l’expérience, formuler deux conclusions. La première est que ces outils numériques sont formidables. La seconde est que l’enseignement à distance ne remplacera jamais l’enseignement «en présentiel».

Il faut l’affirmer avec une force particulière à un moment où le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation annonce – au mois de mai ! – qu’il faudra recourir massivement à l’enseignement à distance à la rentrée de septembre et pour l’ensemble du premier semestre (rappelons que la quasi-totalité des universités ouvrent aujourd’hui leurs portes au début de septembre et non plus en octobre). Mme Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, l’annonce dans un article au Parisien le 7 mai 2020, confirmant ainsi les messages transmis par ses services aux présidents d’université. Se réaliserait ainsi un vieux rêve des tenants du New Management : imposer le numérique partout, ce qui permettrait de réaliser de substantielles économies de locaux et de personnels.

La présence est préférable à la distance

Nous proclamons notre hostilité foncière à une telle généralisation de l’enseignement à distance et ce pour plusieurs raisons. La première est d’ordre pédagogique : seule une personne n’ayant jamais enseigné peut soutenir que la distance est préférable à la présence, y compris dans des amphithéâtres contenant plusieurs centaines d’étudiants. La transmission du savoir passe par une interaction avec son auditoire : des tournures de phrase, des inflexions de la voix, des mimiques, des plaisanteries ou des provocations, des divagations font partie intégrante de l’enseignement. L’enseignant doit pouvoir échanger avec le public qui lui fait face. Pour le dire trivialement, il doit «se passer quelque chose» en amphithéâtre (au «théâtre») ou en salle de classe et, soyons-en certains, il se passe quelque chose. Le recours au numérique est donc un complément très utile, mais il ne sera jamais qu’un complément.

La seconde raison tient à l’égalité entre les étudiants. Bien sûr, tous n’assistent pas aux cours magistraux (à l’université, seuls les travaux dirigés sont obligatoires) mais tous ont la possibilité et le droit d’y assister. On le constate en ce moment, alors que nous organisons les examens pour l’essentiel à distance : une part non négligeable d’étudiants sont victimes de ce qu’on appelle la «fracture numérique». Soit ils ne disposent pas de matériel informatique, soit ils n’ont pas de connexion internet fiable : ces étudiants, les plus démunis souvent, sont donc condamnés à la mort universitaire.

Imagine-t-on en effet distribuer des dizaines de milliers d’ordinateurs et de clés 4G ? La chose est impossible et ne résoudrait que partiellement le problème (cas des «zones blanches» par exemple). Oserait-on ajouter un argument qui tient à la psychologie et à la sociologie ? Les universités sont des lieux de rassemblement, d’échange, d’émulation et de controverses parfois. Elles permettent bien souvent à des jeunes gens de sortir de leur solitude ou de leur réserve, et d’aller à la rencontre des autres. Veut-on relâcher le lien social au point que nous serions tous des monades numériques isolées devant leurs écrans ?

La troisième raison est là encore très pratique et elle tient à deux caractéristiques de certaines universités ou de certaines facultés : le nombre colossal d’étudiants et la qualité professionnelle de nombre d’intervenants. S’agissant de la première, il est évident que l’enseignement à distance ne se pose dans les mêmes termes selon que la formation rassemble quelques dizaines d’étudiants ou plusieurs centaines (voire plusieurs milliers). On peut encore imaginer un système «hybride» là où les étudiants sont peu nombreux : les règles de distanciation sociale pourraient être respectées et permettre aux étudiants de fréquenter physiquement l’université pour une partie des cours, l’autre étant prodiguée à distance. Mais l’euphémisme de l’hybridité perd toute pertinence lorsque les effectifs sont pléthoriques : alors il n’y a pas d’autre choix que le «100 % à distance». Le ministère de l’Enseignement supérieur annonce d’ores et déjà qu’il faudra respecter une distance d’un mètre entre les étudiants dans les salles de cours et d’un mètre soixante-quinze dans les amphithéâtres : tout un chacun comprend que les cours en amphithéâtre deviendraient impossibles et que ceux dans des salles plus modestes ne seraient concevables qu’en master dans les disciplines comme le droit, la psychologie ou l’économie.

Titulaires, vacataires et professionnels

La seconde caractéristique est moins connue et mérite précision : dans les facultés et les formations où s’inscrivent de nombreux étudiants, les cours magistraux sont dispensés par des enseignants titulaires (professeurs et maîtres de conférences), tandis que les travaux dirigés sont généralement assurés par des vacataires. Le cours magistral présente les grands principes dont il est fait application dans les travaux dirigés (ou travaux pratiques) en effectif réduit. Or ces travaux dirigés sont confiés à hauteur de 80 % à des «professionnels».

Dans le domaine juridique, ces praticiens sont des notaires, des avocats, des magistrats, des juristes d’entreprise ou des collectivités publiques. Ils ont fait preuve d’une abnégation peu commune depuis le 16 mars ; il n’en reste pas moins que leur métier principal s’exerce en dehors de l’université (qui les rémunère médiocrement) et qu’ils refuseront de passer des dizaines d’heures à se former à l’utilisation des outils numériques ou à leur manipulation pendant tout un semestre. Que dire enfin des doctorants qui ont consommé et consommeraient beaucoup de temps à préparer des cours sous format numérique aux dépens de leur thèse, donc de leur avenir ?

On le comprend désormais : on ne saurait décréter sans nuance que l’enseignement à distance est la panacée ; le propre de la pédagogie comme la réalité universitaire militent au contraire pour que l’enseignement soit réalisé en présence des jeunes générations. S’il convient d’acheter du temps, pourquoi refuser péremptoirement, comme le fait Mme Vidal, de repousser le début de l’année universitaire ? Voilà une piste parmi d’autres qui mériterait d’être explorée et qui permettrait d’éviter l’aberration du «100 % à distance».

Les premiers signataires : Julien Boudon, professeur à l’université de Reims, doyen de la Faculté de droit et de science politique, Katia Blairon, maître de conférences à l’université de Lorraine, Antoinette Hastings, professeure à l’université de Nantes, Denis Jouve, professeur à l’université Paris 8, Thomas Hochmann, professeur à l’université de Reims, Anaïs Danet, professeure à l’université de Reims, Sabine Boussard, professeure à l’université Paris Nanterre, Pierre-Yves Monjal, professeur à l’université de Tours, Loïc Grard, professeur à l’université de Bordeaux, Astrid Marais, professeure à l’université Paris 8, Florent Garnier, professeur à l’université de Toulouse Capitole.

Pour signer la pétition : http://chng.it/NV82J2QQYK

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"Ce n'est pas comme ça qu'on motive des élèves !" : les doutes subsistent sur le maintien de l’oral du bac de français

28 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

"Ce n'est pas comme ça qu'on motive des élèves !" : les doutes subsistent sur le maintien de l’oral du bac de français

Le ministre de l’Éducation nationale reçoit mercredi 27 mai les syndicats enseignants et représentants lycéens avant de donner sa décision finale jeudi.

C’est la seule épreuve du bac maintenue pour l’instant, malgré la crise du coronavirus. La question de l'oral du bac de Français crispe les élèves de première, autant que leurs professeurs. "Il faut renoncer à cet oral", assure Viviane Youx, la présidente de l'association pour l'enseignement du français. Même si les conditions sanitaires sont réunies, le problème est désormais ailleurs pour cette professeure de lettres. "C'est une question d'injustice et d'inégalité ! Il y a quand même tout une partie des élèves qui n'a pas pu préparer correctement cet examen."

En plus des révisions inégales, certains élèves ont eu du mal à se motiver alors qu'ils n'avaient aucune certitude sur le maintien de l'épreuve. C'est le cas de Lilou, élève en Haute-Savoie : "On n'a pas fait d'oral blanc, on n'a pas fait d'entraînement… Je n'ai pas trop révisé, explique la lycéenne. En fait, on a retardé le moment où on se met vraiment à réviser parce qu'on ne savait pas (si l'oral était maintenu ou non)." Depuis des semaines, le ministre de l’Éducation nationale encourage pourtant les lycéens à réviser quoiqu'il arrive. "Plutôt Phèdre que Netflix", dit même Jean-Michel Blanquer.

Une pétition de 100 000 signatures

Les syndicats enseignants et représentants lycéens seront reçus ce mercredi 27 mai au ministère. Jean-Michel Blanquer donnera sa décision finale jeudi, car elle dépend également de la réouverture des lycées. Une longue attente mal vécue depuis des semaines par les professeurs et les élèves. "Nous avons vécu cela comme une situation sadique, dénonce Hélène Paumier, professeure du collectif Lettres Vives. Ils disent que ça leur permet de rester motivés, mais non ! Ce n'est pas comme ça qu'on motive des élèves et des enseignants." Une pétition a récolté près de 100 000 signatures. Selon ces enseignants, même en cas de réouverture des lycées, ce ne sont pas quelques heures de cours qui rattraperaient les inégalités de révisions.

Alexis Morel

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Oral de français du bac : l'incertitude angoisse les lycéens...

28 Mai 2020 , Rédigé par L'Etudiant Publié dans #Education

Oral de français du bac : l'incertitude angoisse les lycéens...

EXTRAIT

Ils ne se sentent pas préparés à une épreuve dont ils ne savent toujours pas si elle se tiendra. Une situation difficile à vivre pour les élèves de première, qui alertent sur leur état de stress, mais aussi sur les inégalités que cela provoque.

Alors que la France se déconfine progressivement, au rythme des annonces gouvernementales, la période est particulièrement incertaine pour les quelques 530.000 élèves de première générale et technologique : l’oral du bac de français se tiendra-t-il ? Une inconnue que les lycéens sont loin de vivre sereinement.

"On ne sait pas qui croire"

"On est dans l’incertitude depuis un mois et c’est très stressant", témoigne Clara, élève de première à Paris. Oral ou pas, pour Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, cela ne devrait pas empêcher les élèves de se préparer, au cas où. Le 11 mai, il déclare ainsi sur BFM que "les élèves [le] remercieront dans dix ans, en se souvenant de leur lecture de 'Phèdre' pendant le confinement."

Mais le quotidien de tous les élèves de première n’est pas si facile. "Au début du confinement j’ai commencé à travailler l’oral puisqu’il était maintenu, mais finalement on ne sait pas et j’ai l’impression de travailler pour rien", se désole Clara, qui a écrit une lettre au ministre pour lui faire part de sa situation.

La lycéenne, qui se décrit comme une très bonne élève, ne mâche pas ses mots : "On subit une pression de folie, on ne sait pas qui croire. On est en panique, des amis à moi ont fait des crises d’angoisse ! À son époque, le ministre n’aurait pas aimé travailler comme ça. J’espère qu’il est au courant de ce qu’il nous fait vivre !"

Manque de préparation à un oral inédit

À Grenoble (38), Elise, Héloïse, Roxane et Sidonie ont passé une partie de leur confinement à scruter les annonces. "À chaque fois que le ministre parlait, on espérait qu’il allait annuler l’oral." Lassées, elles ont fini par lui écrire pour lui demander d’annuler l’examen. Elles s’expriment ici d’une même voix.

"C’est normal d’être toujours stressé pour un examen, reconnaissent-elles, mais là le stress redouble !" Au-delà du manque d’informations, elles expliquent ne pas se sentir suffisamment préparées à l’oral, qui inaugure sa nouvelle forme en 2020. "Même si les lycées rouvrent, on sait qu’on ne pourra pas rattraper le retard et avoir un oral blanc."

Les syndicats lycéens, qui demandent également l’annulation de l’oral, observent ces difficultés. "Les élèves ne savent pas comment se préparer seuls", constate Grégory Abelli, permanent de la FIDL (fédération indépendante et démocratique lycéenne). "On ne sait pas s’organiser pour cet exercice spécifique qu’on n’a jamais fait, on a besoin des profs", confirme Yanis Di Bartoloméo, secrétaire national de l’UNL (union nationale lycéenne), qui a lancé récemment une consultation auprès de ses adhérents.

(...)

Thibaut Cojean

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Revue de Presse Education... L’école d’après - Revaloriser - Ressources...

28 Mai 2020 , Rédigé par Les cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... L’école d’après - Revaloriser - Ressources...

Étendre la reprise en classe, le ministre est pour. Qu’en est-il pour l’instant de ce retour dans les salles de classe ? On se questionne aussi sur l’école d’après et enfin, proposons quelques ressources pour maintenant.

L’école d’après

20Minutes dresse un 1er bilan après deux semaines de retour dans les classes : « Déconfinement : Effectifs (très) réduits, programme light… Que donne la reprise de l’école après deux semaines ?
[...]Et contrairement à ce que souhaitait Jean-Michel Blanquer, ce ne sont pas les élèves les plus en difficultés qui sont revenus en premier : « Les disparités entre les élèves se sont développées pendant le confinement et malheureusement, les élèves fragiles sont pour la plupart restés chez eux », constate ainsi Mathieu, professeur des écoles. « Les mamans qui ne travaillent pas ont souvent préféré garder leurs enfants. Ce principe de retour sur la base du volontariat n’a pas servi la cause sociale », commente Francette Popineau.
 »

Dans La Croix, un article (payant) de témoignages insiste sur le plaisir des enfants de se retrouver « « Les profs, ils expliquent beaucoup mieux » : des enfants racontent l’école post-confinement »

Dans le Monde, on propose cette tribune
« Covid-19 : « Ce que les plans pandémie de l’éducation nationale avaient anticipé – ou pas »
“L’historien de l’éducation Julien Cahon revient sur les différents plans de prévention contre les épidémies élaborés par le ministère depuis le début des années 2000.”
 »

Revaloriser

Le ministre ne se contente pas de vouloir le retour en classe des élèves, il veut revaloriser les enseignants. Une sorte de Grenelle du Ségur sans doute.
Revalorisation des salaires enseignants : les discussions rouvertes « avant l’été » Publié par Elsa Doladille dans Vousnousils
« Jean-Michel Blanquer a assuré que la revalorisation des enseignants prévue avant la crise sanitaire ne serait pas abandonnée. »

Les Echos sont moins convaincus
« Revalorisation des enseignants : Blanquer pousse, Matignon et Bercy temporisent
Le ministre de l’Education a expliqué ce mardi matin que certaines revalorisations promises aux professeurs dans le cadre de la refonte des retraites sont toujours d’actualité, malgré l’enterrement attendu de cette réforme. Il a notamment réitéré l’engagement de 500 millions d’euros au budget 2021 pour les jeunes enseignants. A Bercy et Matignon, on fait valoir que les arbitrages n’ont pas été rendus.
 »

Suite aux annonces du ministre, signalons cette tribune parue dans le Monde
« Non à la dérégulation de l’éducation physique et sportive »
« Le nouveau dispositif d’appui à la reprise scolaire « Sport, santé, culture, civisme », dit « 2S2C », « remet en cause la place de l’EPS à l’école », estiment dans une tribune au « Monde » des enseignants et formateurs dans cette discipline. »

Ressources

Pour accueillir en classe ou à distance la parole des enfants en cette période post-confinement, un article sur notre site proposant une réflexion du groupe d’analyse de la pratique de l’AGSAS (Association des groupes de soutien au soutien) d’Esbly (Seine-et-Marne).

Programmes limitatifs pour l’enseignement de théâtre, 2020-2021
Baccalauréat théâtre en cycle terminal - Enseignement de spécialité et enseignement optionnel.

Printemps de la recherche en éducation : un webinaire gratuit du réseau des INSPE Publié par Elsa Doladille pour Vousnousils
“Le réseau des INSPE organise 7 conférences en ligne gratuites sur le thème « Arts et savoirs fondamentaux : enjeux de formation ». “

Emilie Kochert, qui ignore si elle voit rouge ou vert demain

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