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Vivement l'Ecole!

Réouverture des écoles : le choix du gouvernement est bien en désaccord avec le conseil scientifique...

3 Mai 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Réouverture des écoles : le choix du gouvernement est bien en désaccord avec le conseil scientifique...

EXTRAITS

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a assuré être en accord avec le conseil scientifique sur la réouverture des écoles prévue le 11 mai. Ce n’est pourtant pas le cas.

(...)

L’argument de M. Véran consiste ainsi à dire que le conseil scientifique ne s’opposait pas au principe de la réouverture des écoles, mais à ses modalités : il se serait plutôt opposé à une réouverture incontrôlée des écoles. Ce n’est pourtant pas ce que ses membres ont écrit.

Dans leur avis finalisé le 16 avril – soit trois jours après qu’Emmanuel Macron eut annoncé cette réouverture – et communiqué aux autorités le 20 avril pour publication, les membres du conseil scientifique ont énoncé une position claire :

« Le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes.

En conséquence, le Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les
collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre. »

(...)

M. Véran joue sur le fait que le conseil a formulé ces recommandations pour sous-entendre qu'il soutient cette décision, ce qui est inexact, pour trois raisons. D’abord, parce que le conseil a énoncé une position opposée claire, ensuite parce que le conseil n’a, à aucun moment, dit « soutenir » de près ou de loin cette initiative. Et, enfin, parce que ses recommandations suivantes ne changent pas sa position. Le conseil a en effet un rôle d’aide à la décision qui implique qu’il formule des recommandations pour éclairer la décision politique… ou s’adapter à celles déjà prises.

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Idir est parti...

3 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Claude Debussy...

2 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Madame de Sévigné...

2 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Lundi 15 décembre 1670

Avez vous entendu la nouvelle ?

"Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'à aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d'envie ; enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés : encore cet exemple n'est-il pas juste ; une chose que nous ne saurions croire à Paris, comment la pourrait-on croire à Lyon ? une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde ; une chose qui comble de joie madame de Rohan et madame d'Hauterive ; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue ; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire, devinez-la, je vous le donne en trois ; jetez-vous votre langue aux chiens ?

Hé bien ! il faut donc vous la dire : M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Madame de Coulanges dit : Voilà qui est bien difficile à deviner ! c'est madame de la Vallière. Point du tout, madame. C'est donc mademoiselle de Retz ? Point du tout ; vous êtes bien provinciale. Ah ! vraiment, nous sommes bien bêtes, dites-vous : c'est mademoiselle Colbert. Encore moins. C'est assurément mademoiselle de Créqui. Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire : il épouse, dimanche, au Louvre, avec la permission du roi, mademoiselle, mademoiselle de mademoiselle, devinez le nom ; il épouse Mademoiselle, ma foi ! par ma foi ! ma foi jurée ! Mademoiselle, la grande Mademoiselle, Mademoiselle, fille de feu Monsieur Mademoiselle, petite-fille de Henri IV, mademoiselle d'Eu, mademoiselle de Dombes, mademoiselle de Montpensier, mademoiselle d'Orléans, Mademoiselle, cousine germaine du roi ; Mademoiselle, destinée au trône ; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. "

Madame de Sévigné à Mr de Coulanges

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Les enseignants pour une rentrée le 12 mai, mais pas celle-là...

2 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Les enseignants pour une rentrée le 12 mai, mais pas celle-là...

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

      Un virus communément appelé Covid-19 a frappé le monde et l'humanité toute entière. Faisant des millions de malades, de morts. Personne, jamais, ne vous rendra responsables de ces milliers de victimes françaises, ni a fortiori étrangères.

     En revanche, la gestion de la crise a été et reste, tous les observateurs objectifs en conviennent, erratique.

     Dans le domaine que je connais le mieux pour le vivre depuis plus de 35 ans - je parle de l'éducation, de cette Ecole que je quitterai le vendredi 3 juillet de cette année - voilà un mois et demi qu'enseignants et élèves travaillent à distance, dans un "joyeux" bricolage, avec plus ou moins de bonheur mais avec passion et abnégation, sans avoir la moindre idée des résultats positifs ou négatifs que tout cela engendrera. Un nombre certain d'élèves - au moins 20 à 25%, et pas 4% comme l'institution "Education" se plait à rassurer l'opinion, 20 % des enfants vivant en France sous le seuil de pauvreté. - a "disparu". Des "décrocheurs" qui n'ont pas attendu cette crise d'ailleurs pour se rappeler à l'attention des autorités compétentes semblant parfois en découvrir l'existence. 

     Les projets de protocoles sanitaires - et la pandémie en justifie parfaitement la nécessaire application - annoncent des mesures, tant dans le premier degré que dans le second, particulièrement drastiques. Je ne les énumèrerai pas toutes ici me contentant de rappeler celles impactant le quotidien des personnels et élèves:

- distanciation à respecter tant par les élèves que par les adultes;

- port de masques obligatoires pour tous les personnels adultes et, dans le second degré, pour les élèves égalementi;

- maintien en salles de classe pour éviter les déplacements;

- aucun contact en classe avec les outils du professeur ou de camarades;

- prise des repas en salles de classes, ou en cantine lorsque c'est possible, toujours en respectant la distanciation;

- lavage des mains plusieurs fois par jour;

- récréations réduites au minimum, sans jeux de contact, sans objets (ballons/balles/cordes à sauter/ etc), chaque élève respectant la distanciation.

Pour un aperçu plus complet de ces mesures, je renvoie aux liens ci-dessous:

Le document officiel Education Nationale (Il s'agit du projet)

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Documents/docsjoints/protocole300420.pdf

et un résumé très bien fait ici:

https://etudiant.lefigaro.fr/article/coronavirus-voici-le-protocole-sanitaire-qui-sera-applique-dans-les-ecoles-lors-du-deconfinement_c4e6c19e-8b9a-11ea-9479-92cc29158b82/

Tout cela pour accueillir des élèves par groupes incomplets puisque de nombreux parents annoncent déjà qu'ils ne renverront pas leurs enfants à l'école, quelle que soit la date de la reprise. Dates de reprise différentes, rappelons-le, pour le premier et le second degré et différentes encore à l'intérieur du second degré, les 4è et 3è reprenant seulement le 25 mai et les lycées ne réouvrant, en principe, que début juin.

Pou le gouvernement, et une partie des médias peu soucieux de questionner le réel, cette organisation permettra une "rentrée à caractère social", offrant aux élèves décrocheurs, aux enfants des familles en grande précarité et/ou mis en danger par des violences intra-familiales, la possibilité de ne pas perdre totalement pied et de retrouver l'Ecole (au sens large). Mieux même, il a été affirmé, ici et là, que l'on irait "chercher les décrocheurs". La méthode pour que cette recherche offre des résultats n'a pas été précisée.

Mais est-ce que tout cela est bien sérieux?

Est-ce que le monde qui attend nos élèves à partir du 12 mai et les jours suivants est encore celui de l'Ecole ou seulement le résultat d'un "caprice" présidentiel voulant absolument "sa" rentrée scolaire?

Est-ce que cette reprise - et non cette "rentrée" car nous ne repartons pas de rien - ne cache pas la volonté de libérer du temps de travail pour les parents et pour permettre un redémarrage économique du pays? Ce qui se conçoit parfaitement. Pourquoi alors ne pas l'énoncer clairement?

Est-ce que les élèves décrocheurs et enfants de familles en grande précarité trouveront dans cette "école à très fortes contraintes" l'envie d'y revenir et d'y rester?

Autant d'interrogations qui m'amènent à avancer une réponse:

ce qui attend enfants et adultes à partir du 12 mai est un fiasco pédagogique!

"Faire cours", c'est échanger, faire participer, montrer son visage et regarder celui des autres.

L'Ecole, c'est écrire, dessiner, peindre, manipuler, fabriquer, crier, rire, courir, se toucher, s'embrasser, se disputer parfois aussi.

Enseigner, c'est faire apprendre, apprendre à apprendre, faire réciter, retenir, utiliser, réutiliser. C'est corriger, conseiller, sanctionner. C'est ne jamais abandonner les fondamentaux. C'est créer, innover, inventer, réinventer.

C'est aimer et faire aimer...

Les enseignants pour une rentrée le 12 mai, mais pas celle-là

L'organisation - en présentiel et en distanciel - imposée par la pandémie et par le gouvernement comme par le Président de la République, interdira tout cela. Ce qui se prépare n'est pas l'Ecole, n'est plus l'Ecole. C'est autre chose qui n'apportera rien sur le plan des savoirs ni des compétences.

Alors qu'aurait-on pu faire? Qu'aurait-on du faire?

Avant de répondre, une précision car certains fustigent déjà le corps enseignant, accusé de ne pas vouloir rentrer le 12 mai, ce qui est une caricature, voire un mensonge.

Les enseignants ne sont pas opposés à une rentrée le 12 mai. En revanche ils sont opposés à ce qu'elle soit présentée comme elle l'est. Jamais ils n'ont soutenu une "non rentrée", travaillant d'arrache-pied en distanciel depuis le 13 mars. Nous voulons toutes et tous reprendre, sans plainte mais lucidement. En suivant les traces de ces collègues qui ont accueilli des enfants de soignants, par exemple.

Ceci étant dit, si j'avais été Président - j'imagine, rassurez-vous! - j'aurais pris d'autres décisions.

Par exemple et entre autres:

- organiser une VRAIE concertation, ouverte, transparente, publique avec les syndicats et autres acteurs;

- différer la rentrée en septembre; décision qui aurait à mon avis rencontré l'adhésion de tous les acteurs;

- faire préparer cette rentrée - de septembre donc - par les enseignants, personnels de direction, corps d'inspection, durant tout le mois de juin avec remontée des souhaits de changements à préparer pour la rentrée 2021/2022;

- repérer les élèves décrocheurs et en situation de grande précarité (Nous les connaissons tous, avons leurs adresses et coordonnées) pour tenter de leur apporter, en distanciel et seulement à eux, les outils (matériels et immatériels) permettant de les "raccrocher".

Alors aurions-nous pu commencer à co-construire cette "école d'après" dont il est souvent question, à laquelle nous pensons mais que l'institution ne nous donne pas le temps de présenter. (J'ai modestement produit quelques idées en lien ci-dessous).

http://demain-lecole.over-blog.com/2020/04/14-propositions-pour-une-ecole-d-apres.html

Pour conclure, de manière certainement provisoire, il est très dommage, très regrettable que l'Ecole soit aujourd'hui transformée, pour un mois et demi, en variable d'ajustement politico/économique.

C'est une instrumentalisation à courte vue.

En aucun cas l'ambition à long terme que méritent nos élèves, nos enseignants et personnels d'éducation.

Christophe Chartreux

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Zachary Richard...

1 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Anne Bourrel...

1 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ferrans a voulu partir juste après la cérémonie. Je pensais que Laure aurait préféré passer la soirée avec nous à Bram, mais elle n’a rien dit. Ils sont rentrés chez eux par l’autoroute dans le Cayenne bleu nuit que Ferrans venait tout juste d’acheter. A côté, notre vieille Laguna avait un air de vie triste et ratée.
Deux heures et demie plus tard, Laure m’a envoyé un message lapidaire, deux mots à peine, un texto vite fait, comme si, vu les circonstances, elle n’avait pas pu prendre le temps de faire des phrases entières.
Ils étaient bien arrivés.

Anne Bourrel - L'invention de la neige

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Comment imaginer la culture demain ?

1 Mai 2020 , Rédigé par France Culture Publié dans #Culture

Comment imaginer la culture demain ?

Rarement la culture a tenu une place si centrale dans nos vies. Mais, cette effervescence culturelle se double de la pire crise que le monde des arts ait connu depuis des années. Alors comment imaginer la culture demain pour que celle-ci continue de nous égayer et de nourrir notre imaginaire ?

Avec la fermeture simultanée de ses 2.000 cinémas, 3.000 librairies et 3.500 salles de spectacle, le secteur français de la culture se retrouve depuis un mois et demi confronté à un défi sans précédent. Mais dans dix jours, les bibliothèques et les médiathèques, ainsi que les librairies et les galeries d’art, et quelques “petits musées” pourront rouvrir leurs portes. Une partie du monde de la culture, durement atteint par le confinement, pourra ainsi sortir de la tête de l’eau. Cependant, si une telle mise à l’arrêt n’a pas d’équivalent dans l’histoire, le monde des arts a traversé bien d’autres épreuves, dont nous pouvons tirer des enseignements. On compare souvent la récession économique liée au Grand confinement à la Grande Dépression. On sait moins que lorsque Roosevelt a lancé en 1933 son New Deal pour faire face à celle-ci, il y a intégré un important volet culturel. Alors que doit-on apprendre du passé pour imaginer la culture de demain ? 

Pour  discuter de cet épisode méconnu de l’histoire américaine, nous recevons Frédéric Martel, journaliste et professeur à l’Université des Arts de Zurich, auteur de "De la culture en Amérique".

Puis, pour tenter de dessiner les contours de la culture de demain, nous serons en compagnie de Emmanuel Demarcy-Mota, metteur en scène, directeur du Théâtre de la Ville et du Festival d’Automne

L'exemple du New Deal 

" Franklin Roosevelt arrive au pouvoir en 1933 et il n’était pas forcément concerné par le milieu culturel ou artistique. Lorsqu’il arrive au pouvoir, Roosevelt décide de lancer un 1er New Deal, qui va offrir à la société américaine la retraite, un système d’aide, et stopper le travail infantile. Il y a un mouvement social très fort. Et Roosevelt veut relancer la croissance par un investissement massif de l’État." 

Dans ce premier plan, il y a un volet culturel très fort. Et Roosevelt décide d’aider les artistes. Frédéric Martel

"Les artistes sont pas forcément considérés comme des professionnels et donc le New Deal ne fonctionne pas très bien au départ. Mais un peu après vers 1935, il y a la création de la Work Progress Administration et vient le 2nd New Deal où la culture occupe une place centrale dans le programme."

L’idée de Harry Hopkins (penseur du New Deal et dirigeant de Work Progress Administration) est de croire aux arts car l’art peut avoir un effet de levier pour créer de nouveaux emplois et redonner vie à la démocratie américaine. 7 000 écrivains sont recrutés comme fonctionnaire D’État. Plus de 16 000 musiciens sont également recrutés, mais aussi des artistes et des comédiens. Frédéric Martel

" Le Programme de théâtre est soutenu par Eleanor Roosevelt, la femme du Président. Ce grand projet vise à créer des agences théâtrales dans 5 régions américaines avant d’irriguer le reste du pays. Et cela crée une dimension d’excellence et une dimension de décentralisation totalement inédite."

On peut dire que le bilan du New Deal est mitigé et durable. Le programme va durer une dizaine d’années et a subi beaucoup de critiques. Roosvelt est accusé entres autres de soutenir des artistes communistes. Le plan disparaît progressivement quand la Seconde Guerre Mondiale débute. Frédéric Martel

Aujourd'hui, un secteur culturel aux abois. Entretien avec Emmanuel Demarcy-Mota

On ne sait pas ce qui protège les auteurs. Quel est le minimum de protection pour les auteurs ? Si les auteurs et les artistes en règle générale ne se sentent pas accompagnés et protégés, alors c’est la loi du plus fort qui prévaut. Emmanuel Demarcy-Mota

" Il n’y a aucune visibilité quant à la manière dont les salles de spectacle seront ouvertes dans les prochains mois. Il y a besoin d’un plan, d’un chemin qui soit clair pour pouvoir débattre et penser l’après."

On a en France ce filet de sécurité qui est l’intermittence. Mais même sur ce point, il y a des incertitudes. Il faut des clarifications rapidement à cet égard. Il faut absolument être vigilant et venir en aide pour les plus faibles et les plus fragiles. Emmanuel Demarcy-Mota

Comment imaginer la culture demain ? 

Je pense que le numérique peut accompagner mais il ne peut pas prendre le relai du réel. Si nous n'avons plus de lieux pour se réunir et pour regarder, on se retrouve avec une société aveugle. Il est fondamental de trouver de nouvelles temporalités. Emmanuel Demarcy-Mota

"Nous lançons un programme qui s’appelle «Tenir parole » visant à continuer d’inventer collectivement d’autres manières de faire, de rencontrer et d’entretenir."

Nous devons construire un modèle qui nous réunit. Nous avons besoin d’être réunis pour avancer. Et nous avons besoin d'inventer de nouveaux espaces pour dialoguer et échanger. Emmanuel Demarcy-Mota

"Une période comme celle-ci est une période pour la pensée. Cette période doit être stimulante intellectuellement. Elle fait le lien entre le rêve et la réel."

Guillaume Erner

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Revue de Presse Education... Organisation - Déconfinement ? - Opinions...

1 Mai 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Organisation - Déconfinement ? - Opinions...

Dans l’attente du protocole sanitaire et de la carte des départements, les commentaires vont bon train sur l’organisation de la réouverture des écoles, mais aussi sur ses conséquences.

Organisation

Coronavirus - "Aucun élève ne sera accueilli dans les écoles le 11 mai"
“Invité de BFM TV, ce mercredi matin, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a détaillé les annonces concernant les écoles suite à la présentation du plan de déconfinement du Premier ministre la veille à l’Assemblée Nationale.”

Déconfinement : l’État fournira les masques dans les collèges
“L’État va se charger de fournir les masques aux élèves et aux enseignants, assure le Premier ministre.
Les parents peuvent être rassurés. Les masques, dont le port va devenir obligatoire dans les collèges, seront fournis par l’Éducation nationale, a précisé le Premier ministre Édouard Philippe ce mercredi au Sénat.”
Mais des masques en tissu grand public ou des masques chirurgicaux ?

École : un protocole sanitaire national connu vendredi
AFP
“Le protocole sanitaire encadrant la reprise de l’école dès le 11 mai sera connu vendredi après discussions avec les maires et les syndicats d’enseignants pour les déclinaisons locales, a annoncé mercredi le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer.”

En attendant, le projet de protocole peut être lu ici.

Jeux prohibés et désinfections régulières : une batterie de mesures strictes pour rouvrir les écoles
“D’après une version « projet » du protocole sanitaire de l’éducation nationale, que « Le Monde » a pu consulter, les établissements scolaires devront respecter des règles d’hygiène très strictes.” Cela risque d’être bien triste, la rentrée dans les écoles.

École : vers des cours un jour sur deux ou une semaine sur deux ?
“Comme Édouard Philippe la veille, Jean-Michel Blanquer explique que la rentrée à partir du 11 mai s’organisera localement.
Le protocole sanitaire encadrant la reprise de l’école dès le 11 mai sera connu ce vendredi 1er mai après discussions avec les maires et les syndicats d’enseignants pour les déclinaisons locales, a annoncé ce mercredi 29 avril le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Il a notamment déconseillé le retour à l’école par demi-journées pour les élèves.”

Déconfinement : "Nous serons prêts, dès le 11 mai" à servir le repas des élèves et des travailleurs, assure Elior Group
« "On va devoir réinventer la manière dont nous délivrons notre service", explique le directeur général du géant de la restauration collective, avec des mots d’ordre comme distanciation et réduction des points de contamination au strict minimum. »

Transports en commun : les règles ardues du ramassage scolaire
“C’est surtout au niveau des élèves du primaire que la mise en pratique des nouvelles modalités est un casse-tête.
Les modalités de déconfinement dans les transports scolaires posent de nombreuses interrogations aux élus et entreprises responsables de cette mission. Le premier ministre, Édouard Philippe, l’a annoncé : le 11 mai, « la capacité sera réduite de moitié dans les transports scolaires, avec obligation du port du masque pour les chauffeurs et les écoliers, à partir du collège ». C’est surtout la question de la distanciation physique, un siège sur deux occupé dans le car, qui pose problème aux professionnels.”
Abonnés

Déconfinement et conséquences

Déconfinement : à quelles conditions les parents d’enfants de moins de 16 ans pourront-ils continuer à bénéficier du chômage partiel ?
“Les parents d’enfants de moins de 16 ans qui, de leur seule propre volonté, s’opposeront au retour de leur enfant à l’école, ne vont plus pouvoir bénéficier du chômage partiel prochainement.”

En lycée professionnel, la gageure de l’enseignement à distance en période de confinement
“Les élèves de la filière professionnelle, plus « à risque » de décrochage, seront prioritaires pour le retour en classe, qui doit être décidé fin mai.” Abonnés

Quelle continuité pédagogique au lycée professionnel ?
“Confinement oblige, quelle continuité pédagogique pour le lycée professionnel ? Comment combler les manques générés par l’absence de stage, élément essentiel de la formation des élèves ? Louise Tourret, productrice d’Etre et savoir, a posé ces questions à Clément Bouchereau, professeur de lettres et d’histoire-géographie dans un lycée professionnel du Val-d’Oise en région parisienne, et qui puise dans le programme ce qui peut aider les élèves à comprendre la crise que nous vivons.”

Plusieurs écoles et universités autorisent le report des stages en septembre
“Plusieurs universités ont accepté de prolonger l’année scolaire pour permettre aux étudiants de réaliser leur stage.
L’année universitaire pourrait être plus longue pour certains stagiaires. En raison du confinement qui empêche de nombreux étudiants de réaliser leur stage de fin d’études, plusieurs universités et grandes écoles ont prolongé l’année scolaire au 31 décembre 2020. Ainsi, les étudiants peuvent obtenir de leur établissement une convention de stage, sans avoir à se réinscrire administrativement et engager des frais supplémentaires.”

Soupçon de Covid-19 grave chez l’enfant : une quinzaine d’enfants signalés en France, le ministre de la Santé prend l’alerte "très au sérieux"
“Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré, mercredi 29 avril sur franceinfo, avoir reçu une alerte "de la part d’équipes parisiennes", lui indiquant qu’en France, "une quinzaine d’enfants présentent des symptômes de fièvres, digestifs et un syndrome inflammatoire vasculaire assez général qui peut provoquer une défaillance cardiaque."”

Coronavirus : cette étude relance le débat sur enfants et l’école
“Alors que la réouverture des écoles commence à avoir lieu partout dans le monde, les scientifiques sont encore partagés sur la question de la contagion des et par les enfants.”

Coronavirus : 59 % des parents d’enfants scolarisés n’ont pas l’intention de laisser leur enfant retourner à l’école après le 11 mai
“Le gouvernement consulte ce jeudi les partenaires sociaux sur les délicates modalités de déconfinement qui doit débuter le 11 mai, peu après avoir pris connaissance de l’ampleur des dégâts causés par le coronavirus sur l’activité économique au premier trimestre.”

Opinions

Patrick Rayou – Luc Ria : L’Ecole à l’épreuve du confinement
“Continuer malgré tout l’école oblige à accentuer, en un temps très bref, le partenariat préconisé depuis longtemps entre enseignants et parents. Cela crée aussi un appel à davantage d’autonomie de la part des élèves, compétence dont de nombreuses recherches montrent qu’elle se construit de façon différente selon leurs milieux d’origine. Faire ses devoirs se double désormais de la nécessité d’assimiler hors de la présence des professeurs les notions sur lesquelles il faut s’exercer. Comment les enseignants d’une part, les parents d’autre part assument-ils cette migration vers les familles de la part des apprentissages qui se déroulent d’ordinaire dans la classe ? Notre contribution à deux voix tente de montrer des effets de la crise sanitaire au niveau de la réorganisation du travail des enseignants (Luc Ria) et du traitement par les familles (Patrick Rayou) de cette demande accrue de contribution à la scolarité.”

Confinement : face aux inégalités scolaires, la réponse du gouvernement paraît inadaptée
“Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron en ont conscience : le confinement accentue les inégalités scolaires. En réaction, le gouvernement vient de débloquer 15 millions d’euros pour fournir en matériel des élèves qui n’en auraient pas forcément besoin. Alors même que d’autres enjeux plus cruciaux comme le logement, ne sont pas pris en compte.”

TRIBUNE.Le choc du Covid-19 bousculera-t-il enfin la précarité étudiante ?
“Si nous n’y prenons pas garde, les jeunes étudiants précaires risquent d’être les oubliés de la crise que nous traversons. Hadrien Le Roux, président de la Smerep & cofondateur d’Heyme, mutuelle des jeunes de 16 à 35 ans, souligne l’importance de prendre soin d’eux, mais surtout de les écouter.”

Rouvrir les écoles : premiers retours d’expérience
“La réouverture des écoles en France est planifiée à partir du 11 mai. Certains pays n’ont pas fermé leurs écoles, d’autres les ont déjà rouvertes, quelques-uns ont décidé d’attendre la rentrée de septembre et pour certains le débat est encore en cours.
Ces différentes situations témoignent de la diversité des contextes : conditions de vie, organisation politique, système de santé, calendrier scolaire, intensité de l’épidémie… Elles illustrent aussi le fait que les décisions politiques en matière de santé publique ne peuvent s’appuyer sur des données univoques simples, claires et définitives.”

Et plus largement : Déconfinement : cure d’hygiénisme en vue pour la Ville de Paris Par Denis Cosnard
“Trottoirs élargis, nouvelles pistes cyclables, masques et gels à tous les carrefours… L’épidémie de Covid-19 pourrait amener à refaçonner la capitale en profondeur.”

Géraldine Duboz

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Exigeons l’abandon de la réforme de l’Assurance chômage ! (Pétition)

1 Mai 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Exigeons l’abandon de la réforme de l’Assurance chômage ! (Pétition)

1er Mai : N’abandonnons pas les victimes sociales de la crise sanitaire.

Exigeons l’abandon de la réforme de l’Assurance chômage !

Cette pétition est portée communément par :

  • le Parti socialiste,
  • EELV,
  • le PCF,
  • Génération.s.

"Monsieur le Premier ministre,

Le 11 mai prochain, nombre de nos concitoyens demeureront confinés. Non pas parce qu’ils auraient contracté le COVID-19 mais parce que victimes de la faillite de leur entreprise ou d’un licenciement, ils n’auront pas d’emploi à retourner exercer.
Pire, avec votre réforme de l’assurance chômage, nombre d’entre eux n’auront plus droit à aucune indemnisation ou la verront diminuer drastiquement.

Cela concernera d’abord les travailleurs les plus fragiles, ceux qui avant la crise occupaient un emploi précaire (contrats courts, temps partiels, travailleurs saisonniers, etc.). Cela touchera également les travailleurs des secteurs les plus sévèrement touchés par la crise sanitaire (hôtellerie, restauration, culture, tourisme, évènementiel, restauration…).

Face à la crise, vous avez pris la décision de reporter au mois de septembre prochain la réforme de l’indemnisation du chômage, qui devait entrer en vigueur en avril et qui privera les nouveaux inscrits de 27% de leur indemnisation en moyenne – parfois même jusqu’à 50% - selon l’étude d’impact de l’Unedic. Elle doit être définitivement abandonnée.

L’autre partie de la réforme est entrée en vigueur en novembre 2019 et va priver de nombreux travailleurs d’une ouverture de leurs droits, puisque la durée de cotisation a été étendue. Les victimes de la récession économique vont basculer dans une totale précarité."

👉 Parce que nous avons plus que jamais besoin de solidarité et de justice sociale,

👉 Parce que c’est la sécurisation des parcours professionnels qui permettra aux travailleurs de conserver leur savoir-faire,

👉 Parce que les entrepreneurs auront besoin de personnels avec des compétences préservées pour relancer leur activité avec efficacité et sérénité,

👉 Parce qu’il ne faut pas ajouter à la crise sanitaire un carnage économique et social, nous vous demandons d’abroger l’intégralité de votre réforme de l’assurance chômage.

Exigeons l'abrogation de la réforme sur l'assurance chômage !

Retrouve toutes les informations nécessaires sur notre site internet.

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