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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Françoise Sagan...

21 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C’est un sentiment si complet, si égoïste que j’en ai presque honte alors que la tristesse m’a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l’ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd’hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.

Cet été-là, j’avais dix-sept ans et j’étais parfaitement heureuse. Les « autres » étaient mon père et Elsa, sa maîtresse. Il me faut tout de suite expliquer cette situation qui peut paraître fausse. Mon père avait quarante ans, il était veuf depuis quinze ; c’était un homme jeune, plein de vitalité, de possibilités, et, à ma sortie de pension, deux ans plus tôt, je n’avais pas pu ne pas comprendre qu’il vécût avec une femme. J’avais moins vite admis qu’il en changeât tous les six mois ! Mais bientôt sa séduction, cette vie nouvelle et facile, mes dispositions, m’y amenèrent. C’était un homme léger, habile en affaires, toujours curieux et vite lassé, et qui plaisait aux femmes. Je n’eus aucun mal à l’aimer, et tendrement, car il était bon, généreux, gai, et plein d’affection pour moi. Je n’imagine pas de meilleur ami ni de plus distrayant.

A ce début d’été, il poussa même la gentillesse jusqu’à me demander si la compagnie d’Elsa, sa maîtresse actuelle, ne m’ennuierait pas pendant les vacances. Je ne pus que l’encourager car je savais son besoin des femmes et que, d’autre part, Elsa ne nous fatiguerait pas. C’était une grande fille rousse, mi-créature, mi-mondaine, qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des Champs- Élysées. Elle était gentille, assez simple et sans prétentions sérieuses. Nous étions d’ailleurs trop heureux de partir, mon père et moi, pour faire objection à quoi que ce soit. Il avait loué, sur la Méditerranée, une grande villa blanche, isolée, ravissante, dont nous rêvions depuis les premières chaleurs de juin. Elle était bâtie sur un promontoire, dominant la mer, cachée de la route par un bois de pins ; un chemin de chèvre descendait à une petite crique dorée, bordée de rochers roux où se balançait la mer.

Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur, prenant peu à peu une couleur saine et dorée, à l’exception d’Elsa qui rougissait et pelait dans d’affreuses souffrances. Mon père exécutait des mouvements de jambes compliqués pour faire disparaître un début d’estomac incompatible avec ses dispositions de Don Juan. Dès l’aube, j’étais dans l’eau, une eau fraîche et transparente où je m’enfouissais, où je m’épuisais en des mouvements désordonnés pour me laver de toutes les ombres, de toutes les poussières de Paris. Je m’allongeais dans le sable, en prenais une poignée dans ma main, le laissais s’enfuir de mes doigts en un jet jaunâtre et doux ; je me disais  qu’il s’enfuyait comme le temps, que c’était une idée facile et qu’il était agréable d’avoir des idées faciles. C’était l’été.

Françoise Sagan - Bonjour tristesse

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A la reprise de l'école le 11 mai, ces profs craignent d'être les “cobayes de l’immunité collective”... (Video)

21 Avril 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Littérature

CORONAVIRUS - Ils ont hâte de revoir leurs élèves, mais beaucoup moins de se confronter au virus. Alors que la réouverture des écoles est annoncée pour le 11 mai, après presque deux mois de confinement face au Covid-19, plusieurs professeurs s’inquiètent des conditions sanitaires du retour en classe. 

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, trois d’entre eux, issus de différents niveaux (primaire, collège, lycée) nous ont partagé leurs doutes face à cette date charnière.

“C’est un des lieux où il y a le plus de promiscuité et où les gestes barrières seront le moins respectés”, s’inquiète Nicolas Glière, professeur de français dans un collège du 20e arrondissement de Paris et porte-parole des “Stylos rouges”.

"Dans mon lycée, les couloirs, c'est le métro à l'heure de pointe.Julie Scasso, professeure d'anglais au Lycée Mozart du Blanc-Mesnil (93)"

Pour limiter une nouvelle vague du coronavirus, le respect de la distanciation sociale et des règles d’hygiène risquent d’être particulièrement compliqué dans le premier degré.

“Il y a énormément d’espaces communs à la maternelle, tout un tas de rituels qui se font ensemble, serrés, ne serait-ce que par le matériel utilisé, comme les feutres”, explique Pascal Chiritian, directeur d’école à Saint Savin, en Isère.

Des interrogations partagées par le président de l’Ordre des médecins, Patrick Bouet, qui dénonçait récemment ce retour en classe comme un “manque absolu de logique”, dans une interview au Figaro.

Les promesses de masques en attente

Entendu par la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, le ministre Jean-Michel Blanquer a présenté mardi des pistes pour un déconfinement progressif.

Ainsi, après une pré-rentrée des enseignants, les grandes sections, les classes de CP et de CM2 reprendront le chemin de l’école le 11 mai. Les sixièmes, troisièmes, premières et terminales suivraient le 18 mai en compagnie des ateliers industriels des lycées professionnels. Le 25 mars, l’ensemble des classes devrait avoir repris.

Si le ministre a promis que “pas une seule classe n’aura plus de quinze élèves”, le matériel sanitaire (masques, tests) qui sera mis à disposition reste à préciser. Un “protocole sanitaire” sera établi, avec par exemple une doctrine sur la nécessité de tests ou le port du masque.

Sur RTL, le premier syndicat du primaire, Snuipp-FSU, a regretté le manque de précision de ces annonces. “On n’a pas encore compris si on aurait des masques, si les enfants en auraient, comment on mettra en place la distanciation, 15 dans une classe ça peut être beaucoup”, a questionné la secrétaire générale Francette Popineau. 

Pierre Tremblay

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Après le virus, l’école sera-t-elle comme avant ? François Dubet

21 Avril 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Après le virus, l’école sera-t-elle comme avant ? François Dubet

EXTRAITS

Pendant la « continuité pédagogique », l’école n’est plus ce qu’elle était. Qu’en restera-t-il « après », quand le déconfinement aura permis que les élèves de retrouvent en présence de leurs enseignants ? L’école reprendra-t-elle « comme avant » ?

Après le cauchemar de la pandémie, nous essaierons de retrouver le temps « d’avant », nos certitudes, nos routines et nos querelles. Ce retour sera cependant difficile, car nous devrons partager notre appauvrissement bien plus que nos richesses. Mais on peut aussi penser à un scénario plus optimiste : le Covid-19 nous a rappelé les vertus de la solidarité, il nous a appris la sobriété et il nous a invité à vivre autrement...

À l’école, le confinement a réalisé ce qu’aucun ministre et aucune réforme n’auraient pu accomplir. Confinés chez eux et, dans une large mesure, livrés à eux-mêmes, les enseignants se sont mobilisés pour ne pas « perdre » leurs élèves. La plupart d’entre eux ont envoyé des cours des leçons et des exercices, ils ont répondu aux messages de leurs élèves, ils leur ont téléphone, ils ont parlé avec les parents… Ils ont aidé leurs élèves à mieux supporter la solitude.

Au nom de leur vocation, ils ont fait la « classe à la maison », ce que beaucoup n’auraient jamais imaginé de faire, par principe et par habitude. Ils ont fait tout ce travail avec les moyens du bord en ne comptant ni leur temps, ni leur engagement. Plus encore, tous ont accepté l’évaluation par le contrôle continu alors qu’il y a moins d’un an, certains professeurs bloquaient les copies du bac contre ce même contrôle continu. Débarrassés des directives, des programmes, des horaires, des hiérarchies, et peut-être aussi du regard des collègues et des syndicats, les enseignants ont manifesté une conscience professionnelle, une inventivité et une générosité dont beaucoup ne soupçonnaient plus la vigueur.

Bien sûr, cette mobilisation est une réponse à la nécessité, et la « classe à la maison » n’a pas que des vertus. Elle met en lumière ce qu’on savait déjà, à savoir que la vie au travail et la vie familiale dépendent des agendas et des calendriers scolaires : la fermeture de l’école enferme les familles, empêche les parents de travailler et paralyse l’économie. Que « faire » des enfants lors des petites vacances quand les deux parents travaillent, n’ont pas de grands parents sous la main, n’ont pas de services d’animation disponibles ?

Ce problème est, depuis longtemps, celui de nombreuses familles et on peut imaginer que, toutes y étant confrontées aujourd’hui, on s’interroge de nouveau sur le temps scolaire, sur les établissements fermés durant de longues semaines quand la majorité des parents n’ont pas de résidence secondaire et ne vont pas au ski. La question des rythmes scolaires, réglée aux dépens des moins favorisés, risque de s’inviter de nouveau.

La valeur de « l’école à l’école »

Tous les élèves ne sont pas égaux à l’école, mais ils le sont encore moins quand l’école se fait à la maison. Tous les élèves ne sont pas connectés et ne disposent pas des équipements indispensables. Tous les parents ne possèdent pas les compétences nécessaires pour aider efficacement leurs enfants. Ainsi, beaucoup d’élèves auront décroché durant les mois de confinement et il est probable que les enfants des classes moyennes et supérieures auront encore plus creusé les écarts. Enfin, on découvre ce que nous faisions semblant d’ignorer : même si les élèves n’aiment pas toujours la classe, les leçons, les cours et les contrôles, la plupart d’entre eux aiment l’école parce qu’elle est le lieu de la vie sociale, des amitiés, de l’expression de soi et de ses goûts, parce que la vie scolaire permet de grandir et de s’affirmer à l’écart de ses parents et, parfois, de ses enseignants. La crise du Covid-19 a révélé la valeur de « l’école à l’école ».

Faudra-t-il pour autant revenir à l’école d’avant ? Imaginons que l’on découvre que les élèves apprennent bien ou pas plus mal grâce aux outils technologiques et aux connexions. Imaginons que beaucoup d’entre eux pensent que les relations pédagogiques virtuelles avec les enseignants sont plus apaisées et plus singulières… Bref, imaginons que l’on découvre qu’il est possible de faire l’école autrement. Ceci ne devrait pas conduire à fermer les écoles, mais, au contraire, à les ouvrir plus encore pour y travailler d’une autre manière et pour lui donner une vocation éducative plus affirmée.

(...)

Un espoir raisonnable ?

Imaginer ce qu’il pourrait advenir de l’école après le confinement est résolument optimiste, sans être pour autant utopique. Les enseignants se sont mobilisés comme la plupart d’entre eux n’imaginaient pas le faire une semaine avant le confinement. À l’ombre des pratiques routinières et des directives officielles, de nombreux établissements et des équipes éducatives innovent et inventent, travaillent sans compter depuis de nombreuses années et toutes ces expériences n’abaissent pas le niveau de élèves. Au contraire. Si le ministres et les syndicats ne conjuguent pas leurs efforts pour retrouver « le temps d’avant », s’ils tirent les leçons du virus, alors on peut avoir quelques raisons d’espérer et de rêver que l’école en sorte transformée et meilleure. Le virus aura fait ce que ni les gouvernements ni les syndicats n’ont pu réaliser ou empêcher.

François Dubet
Sociologue

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Blanquer détaille les modalités du retour à l'école...

21 Avril 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Blanquer détaille les modalités du retour à l'école...

Les premiers élèves à rentrer seraient ceux de grande section de maternelle, de CP et CM2. Après trois semaines tous devraient avoir réintégré leur école, collège ou lycée.

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a évoqué mardi un retour à l’école à partir du 11 mai étalé sur trois semaines par niveaux de classe, lors d’une audition à l’Assemblée nationale. La première semaine concernerait les élèves de grande section de maternelle, de CP et de CM2; la deuxième semaine ceux de sixième, troisième, première et terminale ainsi que les ateliers industriels en lycée professionnel, avant une reprise de l’ensemble des élèves la troisième semaine, avec des groupes ne dépassant pas 15 élèves.

Pour y arriver «l’élève sera dans quatre situations possibles», a-t-il précisé: soit en demi groupe, soit «à distance», soit à l’étude «si la configuration de l’établissement le permet», soit dans une activité sportive si la commune est en mesure d’en mettre en place. Il s’agit de «grands principes», mais il y aura «beaucoup de souplesse locale», a insisté le ministre.

Si une famille ne veut pas envoyer son enfant à l’école, ce sera possible mais dans ce cas, il aura l’obligation de suivre l’enseignement à distance: «un élève ne sera jamais en dehors de l’obligation scolaire».

«Souplesse»

Blanquer a aussi assuré qu’avant la réouverture des écoles, un «protocole sanitaire» serait établi, avec par exemple une doctrine établie sur la nécessité de tests ou le port du masque. Quand les conditions sanitaires ne seront pas respectées, un établissement «ne rouvrira pas», a assuré le ministre.

Une souplesse sera aussi laissée aux territoires pour apprécier la progressivité de la reprise. «On peut imaginer que dans certains endroits le confinement soit maintenu», a même souligné Blanquer. Ces points, qui font l’objet d’une concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux et collectivités «doivent encore être discutés», a-t-il précisé. 

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Revue de Presse Education... 11 mai - Continuité pédagogique - Réflexions - Ailleurs...

21 Avril 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... 11 mai - Continuité pédagogique - Réflexions - Ailleurs...

La réouverture des écoles à partir du 11 mai est particulièrement discutée. On discute aussi de la continuité pédagogique et on réfléchit sur l’après. On ira voir à l’étranger comment cela se passe.

11 mai

Le premier ministre a évoqué hier les écoles dans son discours, mais sans rien dire de nouveau.
Edouard Philippe, pas à pas vers la « phase suivante »
« Transports, entreprises, commerces, écoles : Philippe a aussi posé les inconnues de l’équation du 11 mai. Alors que l’annonce d’une réouverture des écoles a provoqué la controverse, le chef du gouvernement a reconnu que c’était une « question sensible » et justifié ce principe en promettant « une méthode progressive » et au plus près des territoires. »

Du coup beaucoup d’interrogations sur cette réouverture, de la part des collectivités territoriales, des parents, des enseignants...

Retour à l’école : la délicate question des conditions sanitaires
« VIDÉO. Les écoles rouvriront progressivement le 11 mai dans l’Hexagone. Quels sont les scénarios envisageables pour protéger élèves et professeurs ? »

Allocution d’Edouard Philippe : "On veut une garantie sanitaire", "Encore assez flou", "Laisser la parole au terrain", les réactions des syndicats de parents et d’enseignants
« Les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves restent inquiets par rapport au retour en classe des élèves lors du déconfinement, dont les modalités n’ont pas assez été expliquées, selon eux, par le Premier ministre Edouard Philippe. »

2 à 3 m2 par élève : est-ce bien raisonnable de rouvrir les écoles ?
Par Pascal Clerc , Professeur de géographie à CY Cergy Paris Université, membre du laboratoire EMA (École-Mutations-Apprentissages)
« Emmanuel Macron a annoncé la réouverture progressive des écoles, des collèges et des lycées, avec « des règles particulières », à partir du 11 mai. Déjà, les enseignants et leurs syndicats s’inquiètent. A juste titre. Il faudra en effet que ces règles soient vraiment très particulières, totalement inédites même, afin que la fameuse « distanciation sociale » soit assurée. Les établissements scolaires français sont des espaces à risques en situation de crise épidémique. La raison ? Leur géographie, des densités moyennes élevées, des lieux inadaptés, une organisation rigide qui génèrent des pics de promiscuité quotidiens ».

Moi, prof confinée (4) : « Le 11 mai, je ne suis pas sûre de vouloir participer à tout ça »
« Mère d’un bébé atteint du Covid-19, Marion, enseignante de maternelle en Seine-Saint-Denis, n’est pas sûre de retourner en classe le 11 mai. »

« Sans mon enfant » : sur Twitter, la colère des parents hostiles à un retour à l’école le 11 mai
« Le hashtag rassemble ceux qui estiment que le retour des enfants en classe, décidé par le président de la République, est précipité. »

Reprise : La communauté éducative pose ses conditions
« " Ce sont des conditions sine qua non à la reprise." Dans une rare unanimité, les syndicats (sauf FO), la Fcpe et les mouvements lycéens mettent par écrit les conditions d’une réouverture des écoles, collèges et lycées le 11 mai. Leurs exigences portent sur la sécurité sanitaire des personnels et des élèves. Les premières déclarations d’E. Philippe et JM Blanquer donnent à penser qu’elles pourraient être respectées. Mais, là où la reprise a actuellement lieu, il en va autrement… »

Continuité pédagogique

Les classes virtuelles polluées par les « trolls »
« Les professeurs doivent faire face à des intrusions dans leurs classes virtuelles, rapporte France Bleu. Un mouvement marginal, selon le Cned. »

Ecole à la maison : « Laissez tomber le programme, mais cultivez l’intelligence »
« Alain Bentolila, linguiste expert dans l’apprentissage de la lecture, propose aux parents des activités qui ne nécessitent pas de bagage scolaire, mais simplement un engagement de parent. »

Coronavirus : pour le président de la FCPE, "l’école à la maison ça ne fonctionne pas"
“Rodrigo Arenas, président de la FCPE, demande que la reprise des cours à la maison en temps de confinement s’accompagne d’un arrêt de la notation des élèves.”

Frédérique Vidal : "L’important est de tenir compte du caractère exceptionnel de la crise"
Pauline Bluteau
“La ministre de l’Enseignement supérieur revient sur la crise sanitaire et ses impacts dans le supérieur. Examens, concours, rentrée scolaire, précarité, recherche... Frédérique Vidal nous donne quelques précisions sur l’organisation des semaines et des mois à venir.”

Réflexions

Edgar Morin : « Cette crise nous pousse à nous interroger sur notre mode de vie, sur nos vrais besoins masqués dans les aliénations du quotidien » Propos recueillis par Nicolas Truong
“Dans un entretien au « Monde », le sociologue et philosophe estime que la course à la rentabilité comme les carences dans notre mode de pensée sont responsables d’innombrables désastres humains causés par la pandémie de Covid-19.”

Pandémie et éducation en Seine-Saint-Denis : l’urgence d’une autre politique
Pourquoi il faut changer en urgence de politique éducative pour la Seine-Saint-Denis. Par Henri Lelorrain, enseignant, membre de Génération-s et Emilie Lecroq, parent d’élèves, conseillère municipale à Saint-Ouen - PCF.

Le retour en classe, le triste piège tendu aux personnels de l’Éducation Nationale
Par Manon Bordes Blog : Le blog de Mme Bordes
“La colère des enseignants face à la réouverture improvisée des écoles en mai n’est pas une preuve de fainéantise ou un manque d’engagement. Cette colère, c’est l’expression de notre peur face aux fragilités de nos élèves. Comment les protéger et les aider à distance, comment les protéger dans nos salles ? Cette colère c’est l’expression de notre impuissance face à un dilemme insoluble.”

Ailleurs

Au Québec :
Transfert de personnel de l’éducation vers la santé : ce sera d’abord volontaire
“MONTRÉAL — « Le transfert d’employés du réseau de l’éducation vers celui de la santé, à cause de la crise du coronavirus, se fera d’abord sur une base volontaire. On ne parle d’« aucune obligation ».
En vertu d’une directive ministérielle transmise vendredi, et dont La Presse canadienne a obtenu copie, les autorités invitent « d’abord toutes les personnes volontaires à nous signifier leur disponibilité ».
La directive s’adresse aux employés du réseau scolaire. « Nous faisons aujourd’hui appel à votre coeur. Les établissements qui accueillent les personnes âgées souffrent d’un manque criant de personnel qu’il est difficile de combler », y mentionne-t-on.” »

L’éducation : désormais et maintenant sur le blog le Professeur masqué
“Le réseau de l’éducation n’en peut plus des tergiversations du gouvernement Legault qui remet constamment à demain une évidence : l’année scolaire 2019-2020 est finie. Il n’existe aucune raison pédagogique valable de poursuivre celle-ci. Cessons de perdre un temps précieux à concevoir des plans pour une hypothétique réouverture partielle des écoles qui se traduira par des heures de classe où on fera de la révision aux quelques braves qui se présenteront devant des enseignants apeurés et dont on ne pourra garantir la sécurité. Les recherches commencent à peine à découvrir les effets de ce virus, notamment sur le cerveau.”

En Belgique : Le retour à l’école, un pari risqué : "Si on ne rouvre pas les écoles, on ne peut pas laisser les gens retourner au travail"

Coronavirus en Israël : le début d’une sortie de crise
“En Israël, le nombre de nouveaux cas est en baisse, de même que le nombre de malades en réanimation. De nouvelles directives ont été annoncées, avec une série de mesures qui entrent en vigueur dès ce dimanche matin. Mais les ministères en Israël sont encore divisés sur la « stratégie de sortie » du confinement.”

En Californie, l’école à distance s’enlise parfois dans le fossé numérique Par AFP
“En temps normal, Kenia Molina n’aurait eu besoin que de papier et de stylos pour terminer son année de lycée. Mais, comme des dizaines de milliers d’autres élèves défavorisés de Californie appartenant à la « promotion coronavirus », il lui aura d’abord fallu se procurer un ordinateur.
La quasi-totalité des écoles et universités américaines ont fermé leurs portes jusqu’à la fin de l’année scolaire pour endiguer l’épidémie de coronavirus, basculant vers un système d’enseignement à distance.”

Ressources

Aix-Marseille : un projet pour accompagner les jeunes dans leur orientation Publié par Mehdi Bautier
“L’université d’Aix-Marseille et ses partenaires lancent un projet pour accompagner les élèves dans leur orientation. Ce projet, qui s’intitule Panorama, « vient d’être retenu et labellisé, obtenant un financement de 7,5 millions d’euros sur les 10 prochaines années » se félicite l’université, dans un communiqué.”

Coronavirus :Molotov et SchoolMouv lancent une chaîne spéciale pour les élèves
“Molotov, bien connu pour permettre l’accès aux chaînes de télévision sur tablettes, ordinateurs ou box, vient de lancer "Molotov pour l’école", une offre spécialement dédiée aux élèves de la maternelle à la Terminale. Une opération qui devrait soulager nombre de parents qui, depuis le 16 mars, font classe à leurs enfants confinés et assurent la continuité pédagogique avec leurs professeurs.”

Cours en ligne de prestige : 10 enseignements passionnants du Collège de France par Youness Bousenna
“Lieu du savoir et de sa transmission, le Collège de France met les enseignements de ses professeurs à la disposition de tous sur son site. Littérature, religions, origines de l’homme ou histoire de continents, ces dix cours ont de quoi assouvir toute soif curiosité !”

Géraldine Duboz

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Françoise Hardy...

20 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... T.S. Eliot...

20 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Avril est le plus cruel des mois, il engendre

Des lilas qui jaillissent de la terre morte, il mêle

Souvenance et désir, il réveille

Par ses pluies de printemps les racines inertes.

L’hiver nous tint au chaud, de sa neige oublieuse

Couvrant la terre, entretenant

De tubercules secs une petite vie.

L’été nous surprit, porté par l’averse

Sur le Starnbergersee ; nous fîmes halte sous les portiques

Et poussâmes, l’éclaircie venue, dans le Hofgarten,

Et puis nous prîmes du café, et nous causâmes.

Bin gar keine Russin, stamm’aus Litauen, echt deutsch.

Et lorsque nous étions enfants, en visite chez l’archiduc

Mon cousin, il m’emmena sur son traîneau

Et je pris peur. Marie, dit-il,

Marie, cramponne-toi. et nous voilà partis !

Dans les montagnes, c’est là qu’on se sent libre.

Je lis, presque toute la nuit, et l’hiver je gagne le sud.

Quelles racines s’agrippent, quelles branches croissent

Parmi ces rocailleux débris ? Ô fils de l’homme,

Tu ne peux le dire ni le deviner, ne connaissant

Qu’un amas d’images brisées sur lesquelles frappe le soleil :

L’arbre mort n’offre aucun abri, la sauterelle aucun répit,

La roche sèche aucun bruit d’eau. Point d’ombre

Si ce n’est là, dessous ce rocher rouge

(Viens t’abriter à l’ombre de ce rocher rouge)

Et je te montrerai quelque chose qui n’est

Ni ton ombre au matin marchant derrière toi,

Ni ton ombre le soir surgie à ta rencontre ;

Je te montrerai la peur dans une poignée de poussière.

       _______________________

Et je te montrerai quelque chose qui n'est
Ni ton ombre au matin marchant derrière toi,
Ni ton ombre le soir surgie à ta rencontre ;
Je te montrerai ton effroi dans une poignée de poussière

T.S. Eliot - La Terre Vaine

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Coronavirus : pour le président de la FCPE, "l'école à la maison ça ne fonctionne pas"...

20 Avril 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Coronavirus : pour le président de la FCPE, "l'école à la maison ça ne fonctionne pas"...

Rodrigo Arenas, président de la FCPE, demande que la reprise des cours à la maison en temps de confinement s'accompagne d'un arrêt de la notation des élèves.

"L'école à la maison ça ne fonctionne pas", affirme ce dimanche 19 avril sur franceinfo Rodrigo Arenas, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) à la veille d'une rentrée scolaire bien particulière. Il demande que la reprise des cours à la maison en temps de confinement s'accompagne d'un arrêt de la notation des élèves.

Rodrigo Arenas : C'est toujours une rentrée pour les enfants puisqu'ils sont quand même rythmés par leurs enseignants et leurs camarades de classe. Ça a toujours du sens de garder un rythme, parce que ce n'est pas les vacances le confinement. C'est dur d'être enfermé et de ne voir ses camarades de classe que de façon virtuelle. Donc oui, ça a du sens.

Par contre ce qui n'a pas de sens, c'est de leur mettre des notes et de faire comme si on pouvait faire la classe normalement à la maison, ce qui n'est une réalité ni pour les enfants, ni pour les parents qui n'arrivent pas à aider leurs enfants parce qu'être enseignant c'est un métier.

Vous demandez que les notations s'arrêtent ?

Nous avons demandé que les notations s'arrêtent parce que ça n'a pas de sens en soi, notamment au regard des inégalités qui se mettent en place dans les foyers. Nous l'avions dénoncé dès le début, mais maintenant tout le monde en convient, c'est une réalité pour tout le monde. Mais c'est aussi de ne faire passer des examens à des élèves et pas à d'autres, et que chaque élève ne soit pas traité de la même façon à l'échelle du territoire national. Il ne faudrait pas rajouter de la difficulté sur de la difficulté.

Ce qui compte pour les parents, les enfants et les enseignants c'est que le moral des enfants soit le meilleur possible eu égard à la situation difficile dans laquelle ils sont et prendre soin de ce qu'on appelle la psyché de tout le monde. Aujourd'hui tout le monde est confronté au deuil d'une certaine façon, parfois dans sa propre famille, et c'est de ça dont il faut s'occuper plutôt que de faire l'école à la maison. On sait très bien que ça ne fonctionne pas, tout simplement parce que la France ne sait pas, au niveau scolaire, faire de l'enseignement à distance.

Pour vous, l'école à la maison ça ne fonctionne pas ?

Ça n'a pas fonctionné dès le début, sauf pour les élèves qui sont les plus autonomes, et les enseignants qui sont les plus rompus à l'exercice. La première semaine il y a des enseignants qui ont été "formés" par leurs élèves à l'utilisation de Discord, de Zoom, de Skype. Et c'est ça qui est positif dans cette épreuve, c'est que nous avons tous appris quelque chose et il ne faut pas perdre ce que nous avons appris. Notamment le fait qu'à l'école tout le monde doit travailler ensemble et non pas dos à dos, comme ça pouvait être le cas dans la séquence pré-Covid où tout le monde se regardait en chiens de faïence en cherchant la faute chez les uns et les autres.

Les parents ont compris qu'être enseignant c'est un métier. Les enseignants ont compris qu'ils avaient besoin des parents pour avancer. Et l'on a compris aussi que les élèves sont des personnes à part entière dont il faut tenir compte dans la communauté éducative et surtout, cette forme de mépris de classe, notamment envers celles et ceux qui s'occupent de l'hygiène, de la restauration, les Atsem qui nettoient les toilettes et les couloirs dans lesquels tout le monde circule.

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Retour à l'école : la délicate question des conditions sanitaires... (Vidéo)

20 Avril 2020 , Rédigé par Le Point Publié dans #Education

EXTRAIT

Les écoles rouvriront progressivement le 11 mai dans l'Hexagone. Quels sont les scénarios envisageables pour protéger élèves et professeurs ?

« À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, collèges et lycées. » Il est 20 heures et quelques minutes ce lundi 13 avril et Emmanuel Macron offre enfin un horizon aux parents qui assurent tant bien que mal, et depuis près d'un mois, l'école à la maison. Certains jubilent, d'autres s'inquiètent. Tous se posent, finalement, la même question : dans quelles conditions vont-ils renvoyer leurs enfants sur les bancs de l'école ?

À l'heure du Covid-19, une rentrée des classes « identique à ce que l'on connaissait avant l'épidémie est inenvisageable », prévient Maxime Gignon, professeur de santé publique et chef du pôle préventions, risques, information médicale et épidémiologie au CHU d'Amiens. Charge au ministre de l'Éducation d'organiser ce singulier retour et de définir ce terme encore évasif : « progressivement ». Un casse-tête - mêlant « cadre national », « adaptations locales » et « approche personnalisée » - que Jean-Michel Blanquer se donne deux semaines pour résoudre, avec les autorités de santé, les collectivités locales, les organisations syndicales et les fédérations de parents d'élèves

(...)

Alice Pairo-Vasseur

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Réouverture des écoles: ces couacs à venir si le gouvernement ne consulte pas les maires au plus vite...

20 Avril 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Réouverture des écoles: ces couacs à venir si le gouvernement ne consulte pas les maires au plus vite...

Nous ne pouvons pas attendre 15 jours les consignes sur le déconfinement et nous adapter en quelques jours la semaine précédente. La concertation doit commencer sans délai.

Lundi 13 avril, le Président de la République a annoncé la réouverture des écoles le 11 mai. C’est un choix politique qui lui revient, qui n’est cette fois pas le fruit des propositions du comité scientifique. Il est légitime à le prendre. 

Toutefois, une semaine après, au lendemain d’une longue prise de parole du Premier ministre, rien n’a bougé. Aucune concertation nationale -et encore moins locale- n’a été engagée avec les associations d’élus sur ce sujet précis par le ministre Jean Michel Blanquer. Cela ne peut pas durer. 

En effet, si la réouverture des écoles, son rythme et les modalités de fréquentation des enfants (demi-classes, rentrée différenciée selon les régions etc) relève des prérogatives de l’État, ouvrir les écoles signifie accueil périscolaire, garderies, cantines scolaires, transports scolaires et transports publics...: non, nous ne pouvons pas attendre 15 jours les consignes du ministère et nous adapter en quelques jours la semaine précédente. La concertation doit commencer sans délai. 

Par ailleurs, il doit être clair que l’État définira lui-même et assumera la fourniture des mesures de précaution qui devront être prises: faut-il des masques pour les enseignants? Pour les enfants? Selon quel rythme les changer? Quid du gel hydroalcoolique? Etc. Ces mesures doivent être définies nationalement et valables dans la France entière. Elles doivent être assumées par l’État.

La réouverture des écoles est une mesure forte. LA mesure symbolique du début du déconfinement. Les maires ne demandent qu’à jouer leur rôle dans ce processus. En étant associés dès maintenant. Dans le respect des prérogatives de chacun. 

Les maires ne peuvent pas être la variable d’ajustement du gouvernement dans cette affaire. Il y a urgence.

Jean-François Debat, Maire et président de l’agglomération de Bourg-en-Bresse (PS)

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