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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... La reprise — Témoignages — Après...

24 Avril 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... La reprise — Témoignages — Après...

Les interrogations sur la reprise ne vont pas être levées par la décision du volontariat des parents. Beaucoup de témoignages sur le vécu actuel, et une réflexion pour après.

La reprise

Ce matin
Reprise : Le ministère et le temps qui passe…
A moins de trois semaines de la réouverture des écoles et des établissements scolaires, le ministère reste étrangement inactif quand il s’agit de préparer la reprise. C’est le constat fait par les élus Fsu au CHSCT ministériel qui constatent que le groupe de travail envisagé n’est pas réuni et que la prochaine réunion avant réouverture est prévue le 5 mai, moins d’une semaine avant la réouverture.”

Sur la réouverture des écoles, le gouvernement navigue dans le flou Par Alexandre Lemarié et Olivier Faye Article réservé aux abonnés
Le plan de déconfinement présenté par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a pris de court Matignon. Car, au sommet de l’Etat, toutes les hypothèses sont encore à l’étude.”
Jean-Michel Blanquer n’a pas seulement pris de court les enseignants, mardi 21 avril, en dévoilant son plan de réouverture des écoles, qu’il imagine étalé sur trois semaines à compter du 11 mai, avec des rentrées différentes en fonction des degrés. Le ministre de l’éducation nationale a également suscité une forme de stupeur à Matignon, où les collaborateurs du premier ministre, Edouard Philippe, ont découvert en direct sur BFM-TV les « grands principes » (dixit l’intéressé) de ce plan de reprise « progressif ».”

Reprise des cours : l’éducation entre directives et réalité Par Stéphanie Maurice, correspondante à Lille , Stéphanie Harounyan, correspondante à Marseille , Marie Piquemal et Sheerazad Chekaik-Chaila, (à Lille) dans Libération
La reprise des cours, surtout dans les milieux populaires, apparaît nécessaire aux enseignants, mais se heurte à une foule de problèmes concrets.”

Et finalement, en milieu d’après-midi...
DIRECT. Déconfinement : le retour des élèves à l’école se fera sans obligation et sur le principe du volontariat, annonce l’Elysée
"Ce sont les parents, au final, qui décideront", a annoncé l’Elysée, lors d’une rencontre avec les élus locaux".

Coronavirus : le retour à l’école se fera sur la base du volontariat
"Face aux craintes de certains parents, l’Elysée a fait savoir ce jeudi que le retour à l’école se ferait sur la base du volontariat à partir du 11 mai."
"Certains parents l’ont déjà fait savoir : ils n’enverront pas leur enfant en classe le 11 mai, date à laquelle le gouvernement a prévu un déconfinement progressif. Face aux inquiétudes et à la suite d’ un échange entre Emmanuel Macron et les maires, l’Elysée a annoncé ce jeudi que le retour à l’école se fera sur la base du volontariat.
La reprise se fera, dit l’Elysée, suivant « trois grands principes » : « un retour à l’école progressif, concerté, adapté aux réalités », avec sans doute une priorité donnée aux « plus jeunes » et aux « enfants les plus en difficulté ». Le tout, insiste la présidence, sur la base du « volontariat des parents » : « Il n’y aura pas d’obligation du retour à l’école. Il faudra de la souplesse », martèle-t-on
."

Ce qui ne fait aggraver le flou pour organiser la reprise et pas seulement la première journée.

Témoignages

L’école à l’heure du Covid-19 Ras-le-bol par Claire Leclavier
De mon côté, le retour sur confinement n’est pas enthousiaste. Assez rapidement, moi, je me suis tue. Je me suis faite toute petite, silencieuse. Je suis rentrée dans ma coquille, confinée dans mon appartement sans balcon ni jardin. Je ne me suis pas confinée en moi-même, mais presque.”

Ecole à la maison : « Avec cet ordinateur, je vais enfin faire tous mes devoirs... »
La fracture numérique est bien là. Comment continuer l’école pour ces quelque 260 000 élèves, au sein de familles dépourvues des outils nécessaires ? Des associations se démènent pour les équiper et ainsi maintenir le lien. Reportage.”

Ces enfants que le confinement a fait grandir Par Laure Dasinieres
"TÉMOIGNAGES - Repas, tâches ménagères, activités… Loin de l’école et des copains, plus ou moins encadrés par des parents qui télétravaillent, certains ont gagné en autonomie."

Education. L’Académie de Versailles lance des défis artistiques aux élèves
L’Académie de Versailles et ses partenaires ont lancé ce mercredi 22 avril l’opération Mon printemps 2020. Objectif : développer la pratique artistique des élèves confinés.”

Après

L’Ecole d’après : Quatre questions à Benjamin Moignard
Fondateur de l’Observatoire Universitaire International Éducation et Prévention (OUIEP) qui réunit des chercheurs et chercheuses qui travaillent sur les violences à l’école, le cyberharcèlement, le décrochage scolaire, le complotisme, Benjamin Moiganrd connait bien les nouvelles problématiques scolaires. Il analyse pour le Café pédagogique les effets de la crise sanitaire sur l’école.”

Bernard Desclaux

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Radio Elvis...

23 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marguerite Duras...

23 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

C'est sans ironie que j'imagine cette mastication de fruits. Déjà une envie de venir au secours de cette humanité me vient. L'ennui règne, incassable comme une poupée incassable dont nous jouons, une poupée de fer. Vous pouvez me demander comment je le sais ? Je le sais parce que le diable est représenté dans cette humanité, il y fait figure. Écoutez :

"Dans un coin de la salle à manger, exactement dans un coin, comme pour mieux s'appartenir, il y avait un couple d'amoureux. Bien qu'ils se retinssent de rire, parfois ils ne pouvaient s'en empêcher et leurs rires emmêlés fusaient éteignant pour une minute le tintement des couverts, la rumeur si imperceptible de l'homme qui mange sans parler."

Et savez-vous de quoi il rit ce couple. Moi je l'ignore. Des autres ? Et c'est pourquoi je sais qu'ils s'ennuient ces autres. Vous aussi peut-être, je crois en vous, vous savez aussi qu'ils s'ennuient. Déjà ils ont parcouru toutes les promenades qui entourent l'hôtel. Ils ne savent pas comment passer le temps, comment nous nous le passerions à leur place. Ils vivent trop sérieusement ils sont regardés, ils ne savent pas se réjouir de voir les autres ni de se voir soi-même. À quoi voulez-vous qu'ils pensent ? Le tour de leur pensée ne vous rappelle-t-il pas la rondeur du cachet d'aspirine ? Ils ne peuvent en sortir, franchir ce pas qui les sépare de nous. Nous ne savons pas ce que nous ferions à leur place car nous sommes hors de l'hôtel. Pensez-y.

Marguerite Duras - Théodora (Roman inachevé)

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Reprise des cours : l’éducation entre directives et réalité...

23 Avril 2020 , Rédigé par christophe

Reprise des cours : l’éducation entre directives et réalité...

La reprise des cours, surtout dans les milieux populaires, apparaît nécessaire aux enseignants, mais se heurte à une foule de problèmes concrets.

En attendant que le ministre Jean-Michel Blanquer tranche pour de bon, Céline, enseignante dans une école en réseau d’éducation prioritaire près de Bordeaux, échafaude différents scénarios de reprise et réfléchit à la meilleure solution pour ses élèves. «Les prendre par tout petits groupes de trois ou de quatre peut-être ?» Elle doute comme jamais. Céline fait partie de ces profs très investis au quotidien, qui savent ce que la précarité veut dire. De ceux qui apportent des sacs de vêtements à l’école pour les distribuer, achètent sans rien dire une paire de chaussures quand un élève a mal aux pieds. Ces profs qui dépensent une énergie folle, hors de la classe, pour faire le lien entre les familles, les associations d’aide ou les assistantes sociales. La première semaine du confinement, Céline a enchaîné les coups de fil pour aider les parents dans la panade. «J’ai fait le relais. Tout a fermé d’un coup. Certaines familles étaient dans l’angoisse. Sans savoir comment elles allaient faire pour manger. Il a fallu quelques jours pour tout activer. C’était la première urgence, avant de penser à apprendre aux enfants.»

«Nécessité»

Ces profs, confrontés à la précarité, savent mieux que personne à quel point l’école sert parfois de refuge. Ils s’inquiètent pour leurs élèves, confinés dans des logements souvent exigus et dans des situations parfois très compliquées. Que pensent ces enseignants d’éducation prioritaire de la réouverture progressive des écoles, à compter du 11 mai ?

Réponse de la brochette que nous avons interrogée, du primaire au lycée : «C’est une nécessité», assortie d’une tonne de questions. Gaëlle, professeure dans un collège de la Somme depuis une quinzaine d’années : «On n’a pas d’informations précises. Il faut tout rebattre. C’est comme si on faisait une nouvelle rentrée. On va devoir adapter les emplois du temps. Sous quelle forme ? Des masques, on en aura ? Il y a tellement d’incertitudes que c’est extrêmement anxiogène.» Laurent, dans un lycée de banlieue parisienne, a l’impression de faire partie de la majorité silencieuse : «Qu’on veuille rouvrir les écoles en mai pour limiter l’impact sur les élèves défavorisés, je suis complètement d’accord. Je considère que le lycée est un lieu de lien social essentiel, surtout pour les élèves de milieux défavorisés. Beaucoup de collègues pensent comme moi, sans le dire. D’autres ont peur, parce que tout reste très flou.» Dans le nord de la France, Sophie, 47 ans, en poste dans un lycée professionnel, emploie les mêmes mots. «Pour moi, cette rentrée a plus un objectif social que scolaire. Les élèves en ont besoin, pour ne pas craquer. Ils ont besoin de se retrouver entre eux, le contact direct est irremplaçable.» Dans le même temps, elle s’inquiète d’être livrée à elle-même, écartelée entre des directives ministérielles et la réalité de terrain. «Nous n’avons aucune consigne du rectorat, pas non plus sur la façon de les appliquer.» Elle s’interroge en pensant aux gestes barrière, «quasiment impossibles à mettre en place».

«Violence»

Comment empêcher que les élèves se croisent dans les couloirs ? Comment un enseignant peut-il expliquer quelque chose à un élève à un mètre de distance ? «Ce sont des ados ! Le masque, il va vite être mis dans la poche, puis à la poubelle. Il va falloir courir derrière 500 élèves pour vérifier ? Si on vient nous voir en nous disant "mon fils n’a pas de masque", ou alors "mon fils voit bien que les autres ne les portent pas", que répondre ?» A Marseille, Anne Pfister, militante au sein du collectif des écoles publiques du IIIe arrondissement, attend elle aussi le mode d’emploi : comment organiser les gestes barrière dans des écoles où l’on manque de sanitaires, de savon, de personnel, de tout ? «On a déjà eu du mal à mettre en place le dédoublement des classes de CP et de CE1 faute d’espace, alors assurer des distances de sécurité… Pareil pour la cantine, il faut parfois quatre services pour faire manger tous les enfants. On fait quoi ?» Laura Foy, enseignante dans le nord de Marseille, a les mêmes inquiétudes : «Mes CE1, quand on ne se voit pas du week-end, ils me sautent dans les bras le lundi. On va leur dire non ? C’est d’une violence !» Depuis le début du confinement, beaucoup d’enseignants des quartiers populaires de la ville se sont organisés pour venir en aide aux familles. Deux fois par semaine, Emilia participe à la distribution de paniers repas, assortis d’une petite enveloppe pour près de 35 familles : «On a des demandes tous les jours, ceux qui étaient un peu à flot en début de confinement sont désormais à bout.» La reprise de l’école n’est pas dans leurs préoccupations du moment. Céline, la prof près de Bordeaux, appréhende un peu. «Dans ma classe, la grande majorité des parents m’ont déjà prévenue que leurs enfants ne reviendraient pas. Ils ont peur, ils n’ont pas confiance. Le ministre a dit que le retour en classe ne serait pas obligatoire, mais comment les convaincre ? C’est encore une autre question.»

Stéphanie Maurice correspondante à Lille , Stéphanie Harounyan correspondante à Marseille , Marie Piquemal , Sheerazad Chekaik-Chaila (à Lille)

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Rentrée "progressive" - "Jean-Michel Blanquer n’a pas seulement pris de court les enseignants..."

23 Avril 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Rentrée "progressive" - "Jean-Michel Blanquer n’a pas seulement pris de court les enseignants..."

EXTRAITS

Sur la réouverture des écoles, le gouvernement navigue dans le flou

Le plan de déconfinement a pris de court Matignon. Car, au sommet de l’Etat, toutes les hypothèses sont encore à l’étude.

Jean-Michel Blanquer n’a pas seulement pris de court les enseignants, mardi 21 avril, en dévoilant son plan de réouverture des écoles, qu’il imagine étalé sur trois semaines à compter du 11 mai, avec des rentrées différentes en fonction des degrés. Le ministre de l’éducation nationale a également suscité une forme de stupeur à Matignon, où les collaborateurs du premier ministre, Edouard Philippe, ont découvert en direct sur BFM-TV les « grands principes » (dixit l’intéressé) de ce plan de reprise « progressif ».

M. Blanquer l’avait présenté dans la matinée lors d’une audition par visioconférence avec les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Edouard Philippe avait pourtant demandé, le 19 avril, à son ministre de « travailler sur des hypothèses » ou « des scénarios » de réouverture des écoles ; il comptait présenter lui-même les options retenues, fin avril-début mai, en même temps que le « plan complet » du déconfinement. « C’est un énorme pataquès, souffle une source gouvernementale. Blanquer a fait ses annonces alors que les arbitrages n’avaient pas été validés avec Matignon et qu’on lui avait demandé de ne pas communiquer sur ce sujet. »

(...)

Ce cafouillage de communication révèle néanmoins les hésitations qui agitent le sommet de l’Etat. C’est notamment le cas sur l’opportunité de mettre en place un déconfinement des écoles par région, au vu des différences de contamination selon les territoires. Une option qui semble avoir la faveur de l’ancien maire du Havre. Dimanche, il a émis l’hypothèse d’une réouverture des écoles avec des « scénarios différenciés (…) selon les territoires ». « Je m’attends à ce que l’école le 11 mai ce soit pour le Sud-Ouest. Je ne vois pas le Grand-Est traité de la même manière », anticipe un conseiller de Matignon. Une orientation également prônée par le patron du MoDem, François Bayrou, ainsi que par des élus d’opposition.

Mais cette approche ne fait pas l’unanimité. « L’éducation nationale a toujours fonctionné dans un cadre unitaire, égalitaire », souligne un interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, pour qui la « différenciation » se ferait à travers un « déploiement dans le temps » plutôt que par les territoires. « Il y aura un cadre général au niveau national, mais quoi qu’il se passe il y aura une adaptation de terrain », nuance-t-on au ministère de l’éducation nationale.

(...)

Beaucoup, au sein de la majorité, estiment que M. Macron « joue gros » sur ce dossier. Car c’est lui qui a pris tout le monde de court, en annonçant, le 13 avril, cette réouverture. Une décision prise contre l’avis d’une partie de la communauté scientifique, qui craint une deuxième vague du virus. « Jusque-là, la parole politique était constamment calée sur l’avis des scientifiques. Sur ce sujet, Macron a tranché seul, en l’absence de consensus », explique un proche. (...)

(...)

Alexandre Lemarié et Olivier Faye

A lire dans son intégralité en cliquant ci-dessous

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Oise: étude sérologique menée sur le Covid-19 par l'Institut Pasteur: 38 % des lycéens infectés, 43 % des enseignants.

23 Avril 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Oise: étude sérologique menée sur le Covid-19 par l'Institut Pasteur: 38 % des lycéens infectés, 43 % des enseignants.

Une étude épidémiologique et sérologique de l'Institut Pasteur, dévoilée ce jeudi matin, permet de mieux comprendre le développement de l'épidémie de Covid-19 dans l'Oise au mois de mars mais aussi de voir ce qui l'a freinée. La nicotine apparaît également comme un élément de diminution du risque d'infection.

C'est la toute première étude séro-épidémiologique en France. Une équipe de l'Institut Pasteur s'est penchée sur le développement de l'infection par le Covid-19 au sein d'un lycée de Crépy-en-Valois (Oise). Le travail a été mené du 30 mars au 4 avril dans l'un des principaux épicentres du développement du virus en France, auprès des lycéens et de leurs contacts respectifs. Le début de l'étude est intervenu un peu plus d'un mois après le décès d'un enseignant de Crépy, le 25 février, premier cas reporté sans lien direct avec la Chine. 

Cette étude, épidémiologique et sérologique (donc à la recherche d'anticorps), conduite par une l'équipe du professeur Arnaud Fontanet, avec le soutien de l'Agence régionale de la santé des Hauts-de-France, de l'Académie d'Amiens et de l’Établissement français du sang avait, pour but d'établir précisément la part de personnes touchées par le Covid-19. Elle permet de tirer beaucoup d'enseignements sur le développement de l'épidémie dans un bassin de population comme la commune oisienne.

Les vacances scolaires, frein à l'épidémie

Première du genre, l'étude a été menée auprès de 661 personnes, des lycéens et leurs contacts (professeurs, familles). Grâce aux tests de détection du virus associés aux tests sérologiques développés par l’Institut Pasteur, cette étude révèle que 26 % de la population étudiée a été infectée par le SARS-CoV-2 et possède des anticorps contre ce virus. La proportion est plus importante chez les lycéens eux-mêmes et leurs enseignants : 38 % des lycéens infectés, 43 % des enseignants. 

"Le virus a beaucoup circulé dans le lycée et la fermeture pour les vacances scolaires a eu un impact très fort : la transmission s'est arrêtée et le confinement au 1er mars à Crépy a mis fin à l'épidémie", souligne Arnaud Fontanet, responsable de l’unité "épidémiologie des maladies émergentes" à l’Institut Pasteur. 

Dans les familles des lycéens, la contamination était plus faible (autour de 10 %). Il apparaît aussi que 17 % des personnes ayant développé des anticorps n'avaient manifesté aucun symptôme

Toutefois, "les taux d’attaque observés parmi les participants de l’étude suggèrent que l'immunité collective ne s'établira pas rapidement. De plus, d'autres régions de France, où le virus n'a pas encore circulé, sont quasiment naïves par rapport à ce virus", ajoute Arnaud Fontanet.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Danielle Messager

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Déconfinement : avec la réouverture des classes, le casse-tête de la cantine...

23 Avril 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Avec la réouverture des écoles se pose un problème de taille : celui de la cantine. Comment va-t-on nourrir des centaines d'élèves en respectant les mesures sanitaires ?

Pour préparer le retour à l'école, la commune de Villennes-sur-Seine (Yvelines) s'est adressée à une entreprise spécialisée dans le plastique. L'idée : créer des parois transparentes pour la salle de classe. Mais, pour la cantine, comment faire ? Le gouvernement évoque plusieurs cas de figure : des plages horaires plus longues pour réduire le nombre d'enfants dans les réfectoires, la création de sandwicheries et des réponses locales – autrement dit, du cas par cas.

Des consignes exposées à la fin du mois

Dans l'école primaire d'un petit village près de Lille (Nord), 150 enfants mangent habituellement à la cantine en deux services. Le directeur va devoir tout réorganiser pour faire respecter les gestes barrières. Le gouvernement exposera ses consignes à la fin du mois. En attendant, les discussions entre les chefs d'établissement et les collectivités locales ont déjà démarré.

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Najat Najat Vallaud-Belkacem : "Les professeurs ont envie de retrouver leurs élèves, mais pas n'importe comment"

23 Avril 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Najat Najat Vallaud-Belkacem : "Les professeurs ont envie de retrouver leurs élèves, mais pas n'importe comment"

L'ex-ministre de l'Éducation nationale comprend-elle la décision de rouvrir progressivement les écoles ? "Je pense qu’il est nécessaire de le faire, et d’indiquer à quelle date cela peut se faire. Parce que la classe numérique, à distance, n’est qu’un complément. Ce n’est pas un substitut : on a besoin du professeur et de l’énergie du groupe pour apprendre."

"Les modalités pratiques, il n’y a que dans la discussion qu’elles peuvent être intelligentes"

Toutefois, elle n'est pas d'accord sur la méthode. "La question c’est celle des modalités : je m’étonne qu’il n’y ait pas davantage de concertation réelle des syndicats d’enseignants, des fédérations de parents d’élèves, des collectivités locales… Je pense qu’une telle concertation, en profondeur, aurait permis d’améliorer la réponse, parce que les inquiétudes qui sont émises par les uns et les autres sont parfaitement justifiées. En effet, les professeurs sont dans leur droit de demander quels équipements, quels masques, quels gels hydroalcoolique, quels tests seront présents dans les établissements. Les collectivités locales sont en droit de demander comment on va désinfecter ces établissements. Les parents ont raison de s’inquiéter sur le respect des gestes barrières par des enfants en très jeune âge."

Pour Najat Vallaud-Belkacem, il est impossible d'imaginer que "les enseignants vont à la fois, dans la même journée, s’occuper des élèves qui auront pris le chemin de l’école, et en même temps continuer à adresser leurs cours à distance aux élèves qui ne seront pas revenus car ce n’est pas obligatoire". "Ce n’est pas tenable. Une meilleure concertation avec la communauté éducative aurait permis qu’il y ait un protocole sanitaire clair. Si j’étais professeur, je serais sans doute syndiquée et j’estimerais indispensable que mon syndicat soit entendu, autour de la table et participe à la prise de décision. Ces modalités pratiques, il n’y a que dans la discussion entre acteurs qui ont des angles, des visions qui se complètent, qu’elles peuvent être intelligentes. Moi, je crois vraiment à l’intelligence collective."

"Ce qui me frappe, c’est que depuis le début de cette crise, où les parents ont été obligés de prendre en charge la scolarité de leurs enfants, beaucoup se sont dit 'le métier de professeur est éminemment précieux et compliqué, est-ce qu’on les reconnait vraiment comme il le faudrait, etc.'”, explique l'ancienne ministre. "Aujourd’hui, on a la possibilité de mettre en action cette prise de conscience, en donnant la parole aux professeurs pour qu’ils s’expriment sur ce sujet. Ils sont de bonne volonté, je ne fais pas partie de ceux qui les accusent de manque de civisme, j’ai d’ailleurs trouvé cette accusation absolument scandaleuse. Les professeurs ont envie de retrouver leurs élèves, ils savent l’importance de reprendre l’école pour des considérations scolaires et sociales. Simplement, ils ne veulent pas que ce soit fait n’importe comment, et je les comprends."

"Il y a une réalité sociale, la classe à distance ne s’est pas passée de la même façon pour tous les élèves"

Elle reconnaît également que la période de confinement est catastrophique pour certains élèves. "Il y a une réalité : tout le monde n’est pas égal face au confinement. Ces inégalités sociales, qui préexistaient à la crise, d’un certain point de vue il est bon qu’elles apparaissent ainsi au grand jour, y compris à ceux qui en détournaient allègrement le regard. Pardon, mais on parle quand même d’un gouvernement et d’un ministère de l’Éducation qui, il y a six mois encore, divisait par deux ce qu’on appelle les fonds sociaux, ces fonds qui dans les établissements scolaires étaient là pour aider les familles les plus pauvres et leurs enfants, notamment pour les frais de scolarité. Oui il y a une réalité sociale, oui lorsque le confinement a été décidé, cette classe à distance ne s’est pas passée de la même façon pour tous les élèves, notamment ceux qui n’avaient pas d’équipement numérique ou pas l’autonomie pour s’en servir."

Elle rappelle d'ailleurs que lors du quinquennat précédent, elle avait lancé des mesures concrètes pour faire face à ce type de problèmes. "Les choses auraient été différentes si l’on avait poursuivi, après 2017, le plan d’équipement numérique que nous avions adopté durant l’ancien quinquennat et qui visait précisément à donner une tablette, un ordinateur à tous les élèves progressivement", détaille Najat Vallaud-Belkacem. "Un plan adopté à hauteur d’un milliard d’euros alors que j’étais ministre de l’Éducation, arrêté assez brutalement à partir de 2017. Cela a fait que beaucoup d’élèves n’étaient pas équipés, beaucoup d’enseignants pas formés à ces outils. Ce n’est pas pour refaire l’Histoire, mais il y a des décisions politiques qui ont été prises et qui ont des effets aujourd’hui."

"À mon avis on est beaucoup plus proche des 20 % [de décrocheurs] que de 5 ou 7 %"

Pour elle, le ministère sous-estime gravement ce phénomène de décrochage. "Je pense qu’ils sont bien plus nombreux qu’on ne le dit. On sait que près de 1,8 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté, à mon avis on est beaucoup plus proche des 20 % que des 5 ou 7 % d’élèves qui ont décroché et ont été perdus. Les 4 % [annoncés par Jean-Michel Blanquer], je pense que c’est un chiffre donné au doigt mouillé, mais je ne vois pas sur quoi il s’appuie. La réalité empirique, c’est que les professeurs constatent bien plus d’absents, de décrochés ou de perdus dans les élèves qu’ils cherchent à réunir lorsqu’ils les appellent."

Elle note aussi un décalage dans le respect donné par les pouvoirs publics aux spécialistes de certaines questions. "Une chose qui me frappe en ce moment, c’est qu’on parle beaucoup de faire appel à la science, aux savants sur les questions médicales, et qu’on parle plus rarement de faire appel à la science et aux savants quand il s’agit d’éducation, d’inégalités sociales… Et pourtant, on aurait bien besoin de ces scientifiques pour nous dire quelle est la réalité de ces situations."

Plus largement, elle évoque la recherche en général, qui avant la crise état déjà mobilisée pour crier son désarroi. "La recherche française tient son rang, et chacun prend conscience aujourd’hui de la nécessité d’investir dans cette recherche", estime Najat Vallaud-Belkacem. "Tout comme l’investissement dans l’éducation ou la santé, ce sont des choses qui régulièrement sont réinterrogées, remises en question par un certain nombre de politiques libérales ou néo-libérales des dernières décennies. Elles ont détourné nos concitoyens de la nécessité d’investir dans ces champs. Aujourd’hui, peut-être que les gens prennent mieux conscience qu’on a besoin de cette recherche d’excellence, de qualité. Et en même temps, ce qui est frappant en ce moment, c’est que beaucoup de gens attendent de la recherche et de la science qu’elles produisent des réponses immédiates. Mais la science n’est pas Google, le scientifique c’est un travailleur du long cours, et le savoir le plus souvent n’est pas le fruit d’un génie individuel, mais plutôt d’une entreprise collective sur la durée. Il faut admettre ça sur la recherche, que ça puisse prendre du temps et que c’est un travail à plusieurs."

"Si l’on n’est pas capable de tout faire pour effacer [le Covid-19] de chacun de nos pays, il nous reviendra"

En tant que directrice France de l'ONG One, elle s'inquiète également beaucoup pour la situation des pays africains en cette période de crise sanitaire. "Le Covid-19 affecte malheureusement tous les pays du monde, je crois que c’est clair actuellement. Mais en Afrique, ce qui nous inquiète particulièrement, c’est que se trouve là-bas les pays les plus pauvres du monde, ceux dans lesquels 50 % de la population vit sous 1,70 euros par jour. Des pays qui sont particulièrement peu prêts à faire face à la crise du Covid-19, en termes de système de soin, de protection de population confinée… On craint pour la santé de cette population et on craint des épidémies de famine, et d’ailleurs le Plan Alimentaire Mondial est en train de nous annoncer potentiellement 250 millions de personnes dans le monde qui seraient touchées par la famine."

"Pourquoi cela nous inquiète ?", ajoute Najat Vallaud-Belkacem. "Par humanité, naturellement, mais aussi par raison pour l’ensemble de notre monde. Le virus Covid-19, contagieux comme il l’est, si l’on n’est pas capable de tout faire pour l’effacer de chacun de nos pays, il nous reviendra par des réinfections. Il y a une réponse globale à apporter à ce problème global."

Emmanuel Macron a-t-il raison de demander un allègement de la dette des pays africains ? "Oui, il a raison, et nous aurions aimé que le G20, qui s’est réuni la semaine dernière, adopte une réelle annulation de la dette des pays les plus pauvres, ce qui n’a pas été le cas", regrette l'ancienne ministre. "Le G20 s’est simplement entendu sur une suspension, un report du paiement de la dette dans le temps. Or de trop nombreux pays aujourd’hui croulent sous le poids de la dette. Prenez un pays comme le Ghana, qui consacre onze fois plus d’argent à rembourser sa dette qu’à son système de santé ! Comment voulez-vous gérer la crise Covid-19 dans ces conditions ? Il faut fournir des liquidités à ces gouvernements pour qu’ils puissent y faire face."

jeudi 23 avril 2020

par Léa Salamé , Nicolas Demorand

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Revue de Presse Education... Déconfinement - Réflexions - Divers...

23 Avril 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Déconfinement - Réflexions - Divers...

Les jours se suivent et les thèmes abordés dans l’actualité éducative se ressemblent : déconfinement et conséquences, l’enseignement à distance et quelques infos diverses.

Déconfinement

Les propositions tout d’abord :

Reprise : Les "hypothèses" de JM Blanquer
« Jean-Michel Blanquer a présenté à l’Assemblée le 21 avril de façon détaillée les grandes lignes de la réouverture des écoles et des établissements scolaires à partir du 11 mai. La rentrée serait étalée sur 3 semaines. Elle commencerait par le 1er degré. Les enfants ne seraient pas obligés de rentrer. Les classes ne devraient pas compter plus de 15 élèves. Le ministre est resté évasif sur les garanties sanitaires qui seront mises en place. Et quelques heures plus tard il a présenté ces décisions détaillées comme de simples "hypothèses". »

Déconfinement scolaire : des scénarios qui soulèvent de nombreuses questions
Par Marie-Estelle Pech et Caroline Beyer “Le retour à l’école sera étalé sur trois semaines, en commençant par les grandes sections, les CP et les CM2, selon les déclarations du ministre de l’Éducation nationale. Après le président Macron qui, le 14 avril, annonçait une reprise « progressive » de l’école le 11 mai, le ministre de l’Éducation a pris tout le monde de court en donnant mardi les contours de son plan de bataille devant la commission éducation et culture de l’Assemblée nationale, qui l’auditionnait dans la matinée. Certes, il s’agit encore, a-t-il précisé, d’ « hypothèses » à « stabiliser par la concertation », dans l’attente des annonces du premier ministre à la fin du mois.”

Les réactions sont nombreuses. En voici un florilège :

Retour en classe : les enseignants veulent un avis du Conseil scientifique
Ils s’estiment pris au dépourvu et pourraient ne pas reprendre le chemin de l’école.
Par Caroline Beyer
« Oui, les professeurs ont « envie » de retrouver leurs élèves, avant la rentrée de septembre. Ils sont « globalement dans une dynamique de reprise », expliquent les syndicats enseignants. Mais « les garanties sanitaires sont un préalable », à la fois pour les enfants, et pour eux, ajoutent-ils. Quid des masques et des tests ? Les syndicats ont été surpris de la communication très précise du ministre de l’Éducation, auprès de l’Assemblée nationale, alors que le dialogue social est en cours, expliquent-ils. Dimanche, le premier ministre expliquait que le plan de déconfinement serait annoncé fin avril. »

Reprise : Les syndicats furieux du forcing de JM Blanquer
« "Le premier ministre annonce un plan dans 15 jours et, 2 jours seulement après, le ministre de l’éducation nationale pose des décisions. C’est éreintant pour la profession qui a besoin d’être cohérente avec les familles". Stéphane Crochet, secrétaire général du Se-Unsa est en colère. Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu, également. Le forcing ministériel le 21 avril pour annoncer des décisions dans les médias en ignorant les syndicats irrite de nombreuses organisations. Alors que le ministre évoque l’unité nationale devant les députés il se garde bien de s’appliquer à lui-même ce beau principe. »

Reprise de l’école :"La volonté c’est de faire rentrer les élèves qui ne peuvent pas être gardés pour permettre la reprise de l’économie", dénonce un syndicat
« Après les annonces du ministre Jean-Michel Blanquer, les enseignants ont l’impression qu’ils vont servir de garderie. "Faire reprendre plus vite les plus petits qui ont plus de besoins de garde c’est un peu un indicateur de ça", souligne Benoît Teste de la FSU. »

Réouverture : le SNPDEN, surpris des annonces, demande des garanties et de la souplesse.
« Le SNPDEN "s’interroge sur la logique des choix" du ministre. Le syndicat UNSA des personnels de direction estime que les hypothèses avancées par Jean-Michel Blanquer ce 21 avril seront "difficilement applicables". Il fait d’ailleurs part de sa "surprise, voire incompréhension" quand il a pris "connaissance du scénario de reprise" alors que le ministre "s’était engagé avec les organisations syndicales dans une dynamique assumée de co-construction". Ces annonces n’ont pourtant pas été précédées d’une "consultation préalable". »

Reprise de l’école : entre inquiétude et soulagement pour les maternelles
« Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé une reprise de l’école en trois phases à partir du 11 mai. Mais pourquoi a-t-il fait le choix de commencer avec les maternelles, alors qu’on estime que les petits ont plus de mal à appliquer les gestes barrières ? »

Déconfinement : "C’est vrai que c’est compliqué", témoigne une mère de famille dont les enfants auront trois rentrées différentes
« Jean-Michel Blanquer a évoqué mardi 21 avril un retour à l’école à partir du 11 mai, étalé sur trois semaines par niveaux de classe, lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Une rentrée perlée qui peut poser problème pour les familles nombreuses. »

Un casse-tête matériel. Aucun enfant ne sera contraint de retourner à l’école, annonce l’AMF (association des maires de France)
« Selon l’association, la décision de rouvrir les écoles suscite des réserves, "parfois même des refus, parmi les familles, les enseignants comme parmi les maires et les personnels communaux". La mise en œuvre de cette mesure, dit-elle, doit être abordée avec souplesse et pragmatisme et "relever plutôt d’un esprit d’expérimentation indispensable avant la rentrée de septembre que d’une volonté de contraindre et d’imposer un dispositif uniforme". Son point de vue : la qualité du dialogue que l’administration locale de l’éducation nationale saura entretenir avec son environnement (enseignants, familles, maires) est un enjeu important de la réussite de la réouverture. »

Réouverture des cantines : les annonces de Jean-Michel Blanquer pour le déconfinement du 11 mai
« La reprise du cours à partir du 11 mai dans les écoles, collèges et lycées (à partir du 18 mai) pose l’épineuse question de la réouverture des cantines... »

La mairie de Villetaneuse lance la désinfection de ses établissements scolaires
« En vue d’un retour progressif à l’école à partir du 11 mai prochain, la ville de Villetaneuse a commencé la désinfection des écoles et collèges mais se garde la possibilité de ne pas rouvrir les établissements « si les conditions ne sont pas réunies ». »

Réflexions

Enseignement à distance : plus de 800 millions d’élèves n’ont pas d’ordinateur chez eux
“La moitié du nombre total d’apprenants dans le monde, soit 826 millions d’élèves et étudiants, "n’ont pas accès à un ordinateur à domicile", souligne l’Unesco alors que l’enseignement à distance est privilégié par une majorité de pays face à la pandémie de Covid-19.”

L’école en réanimation
Par Pierre Mathieu, enseignant au lycée Angela-Davis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) “A l’heure du tout numérique, l’école n’est qu’une version zombifiée d’elle-même et contribue à creuser les inégalités sociales. Plutôt que de la réanimer à la hâte, ne faudrait-il donc pas faire de ce temps suspendu le moment d’une reconquête profonde ?”

Les systèmes éducatifs sont en crise partout sur la planète. Voici comment ils se relèveront
« La crise actuelle de la Covid-19, qui frappe partout, est certainement extraordinaire. Aucune autre crise n’a affecté autant de pays au cours des dernières décennies. Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, il s’agirait même de la pire crise depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Les conséquences sont multiples : une paralysie presque complète de l’économie, des transports, ou encore des systèmes éducatifs. Les écoles, lieux propices à la transmission virale, sont fermées. Les systèmes éducatifs sont en crise partout sur la planète, touchant plus de 1,5 milliard d’apprenants dans 188 pays. »

Coronavirus : « Ne pourrait-on pas limiter l’accueil dans les écoles aux élèves menacés de décrochage ? » malheureusement réservé aux abonnés
« Afin de limiter les risques sanitaires d’une réouverture totale des écoles, trois enseignants, dont le pédagogue Philippe Meirieu, proposent, dans une tribune au « Monde », de réserver l’accueil aux élèves en difficulté.
La question de la réouverture des établissements scolaires nous place devant une terrible contradiction. Même si l’on peut douter qu’il s’agisse de la véritable raison, le gouvernement justifie sa décision par la volonté de lutter contre les inégalités. Effectivement, malgré l’engagement remarquable des enseignants, les conditions matérielles, sociales et psychologiques des familles confinées sont si différentes qu’elles ne garantissent en rien que chaque enfant puisse tirer profit de la « continuité pédagogique ».
D’autant plus qu’en l’absence du cadre structurant de la classe, sans possibilité, pour les enseignants, de se saisir « en temps réel » des informations qui permettent d’interagir au mieux avec les élèves, le risque est grand de ne réserver le bénéfice de cet enseignement qu’aux enfants et adolescents déjà mobilisés sur le travail scolaire et au comportement relativement autonome. Les autres, déjà décrocheurs ou en difficulté, s’ils ne disposent pas d’un soutien familial fort, sont condamnés au mieux à exécuter mécaniquement des exercices, au pire à abandonner progressivement tout contact avec l’école.
A cet égard, la réouverture des établissements scolaires apparaît souhaitable du point de vue pédagogique, mais elle reste particulièrement dangereuse du point de vue sanitaire. Les enseignants, comme les parents, s’inquiètent, en effet, des risques que cette réouverture, même progressive, ferait courir aux professionnels, aux familles et à toute la population. »

Divers

COMMENT VIVENT LES ENFANTS DANS LE MONDE DURANT LA PANDÉMIE ?
“193 pays et territoires touchés dans le monde, la moitié de la planète confinée… le nouveau coronavirus n’épargne personne. Dans quelles conditions les enfants vivent-ils en ce moment ? J’ai posé la question à plusieurs d’entre eux, de la Suède, au Brésil, en passant par la Mauritanie, l’Inde et les États-Unis.”

« Etre confiné avec des cafards, c’est terrible » : à Villeneuve-d’Ascq, les étudiants à l’abandon
« Les étudiants les plus précaires du campus scientifique de l’université de Lille sont logés dans des bâtiments insalubres. Sans ressources financières, ils sont dépendants de l’aide alimentaire fournie par des associations. »

"Permettre à plus d’enfants de partir en colonie de vacances" : le souhait de Blanquer pour cet été
“Le ministre de l’Education nationale était entendu ce mardi par la mission d’information de l’Assemblée nationale. "L’été 2020 va être très différent des étés précédents" avec des vacances "un peu particulières cette année", a estimé ce mardi Jean-Michel Blanquer, auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale.”

Réouverture des écoles : sur quels savoirs s’appuyer ? par Didier Jourdan Professor, holder of the UNESCO chair and WHO collaborating center for Global Health & Education, Université Clermont Auvergne
“Une épidémie est un processus dynamique, les défis à relever évoluant en permanence.
Dans la gestion de la crise du Covid-19, il s’agit alors de « trouver un délicat équilibre entre la protection de la santé, la prévention des risques économiques et sociaux et le respect des droits de l’homme », comme l’a indiqué le directeur général de l’OMS le 12 mars dernier.”

Coronavirus : « Il n’est pas question que les diplômes soient bradés cette année », affirme Frédérique Vidal
INTERVIEW « La ministre de l’Enseignement supérieur détaille à « 20 Minutes » les dispositifs prévus en cette fin d’année scolaire pour les étudiants »

Géraldine Duboz

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Bill Evans...

21 Avril 2020 , Rédigé par christophe

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