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Vivement l'Ecole!

Vacances: l'éternel retour des intérêts de l'industrie du tourisme? - Par Claude Lelièvre

25 Avril 2020 , Rédigé par christophe

Vacances: l'éternel retour des intérêts de l'industrie du tourisme? - Par Claude Lelièvre

Trente députés LR viennent de préconiser un report d'une quinzaine de jours des vacances d'été (qui se dérouleraient de la mi-juillet à la mi-septembre) ''pour venir en aide au secteur du tourisme''. On verra. Mais il y a eu de nombreux antécédents depuis longtemps.

En 1959, les grandes vacances sont déplacées dans leur ensemble de deux semaines : elles commencent plus tôt ( le 1er juillet) et finissent plus tôt (à la mi-septembre). Treize ans plus tard, en 1972, (après les jeux olympiques d’hiver de Grenoble ) les vacances d’hiver sont instituées. Les ''grandes vacances'' sont raccourcies d'autant et finissent désormais au tout début septembre

Trois zones sont instituées pour le calendrier des vacances d'hiver dès 1972, à la suite des demandes insistantes des professionnels du tourisme. Puis le zonage des vacances de printemps (d’une durée de deux semaines ) est établi en 1977 : deux zones décalées d’une semaine. Enfin, le 8 mars 1979, le ministre de l’Education nationale Christian Beullac annonce que les dates des grandes vacances seront elles aussi variables d’une zone à l’autre, et que le nombre de zones passera de trois à cinq. Les départs, en 1980, s’échelonnent entre le 27 juin et le 11 juillet.

Il faut attendre le début des années 80 pour que d’autres éléments soient pris en considération. On commence à réellement écouter des scientifiques tels que les professeurs Montagner, Reinberg, Testu, Touati et des médecins pédiatres tels que Courtecuisse, Guran, Vermeil. Cela se traduit finalement par un grand changement dans le calendrier scolaire de l’année 1986-1987 décidé après consultation par le ministre de l’Education nationale Jean-Pierre Chevènement. La rentrée est fixée au 3 septembre ; les vacances de la Toussaint du 25 octobre au 6 novembre ; les vacances d’hiver (2 zones) du 14 février au 2 mars ou du 21 février au 9 mars ; les vacances de printemps (2 zones) du 11 avril au 27 avril ou du 18 avril au 4 mai ; les vacances d'été du 30 juin au 3 septembre. Ce « calendrier presque trop parfait » selon certains ne durera qu’un an (le ministre suivant, René Monory, venant de l’Industrie et du Commerce, et ayant d’autres priorités).

Quelques années plus tard, nouvelle passe d’arme significative (et récurrente ). Les retours de vacances d’hiver sont difficiles le samedi 16 février 1991. De la neige ; des bouchons ; des mécontents. Le Premier ministre Michel Rocard se prononce publiquement pour un retour aux trois zones, allant même jusqu’à suggérer que l’on pourrait étaler à nouveau les vacances d’été. Les lobbies s’engouffrent dans la brèche. Edmond Maire (ancien secrétaire général de la CFDT) est le premier à demander un étalement des vacances beaucoup plus diversifié en sa qualité de président de l’association Villages Vacances Familles (VVF) et de vice-président de la section des affaires sociales du Conseil national du tourisme.

Le ministère de l’Education nationale rend public le 13 mars 1991 un projet d’arrêté visant à modifier le calendrier scolaire triennal qui avait été adopté à l’unanimité des 62 membres du Conseil supérieur de l’éducation en juin 1989. Le directeur de cabinet de Lionel Jospin, Olivier Schrameck, indique qu’il s’agit d’un « ajustement » né d’une concertation entre le ministère de l’Education nationale et celui du Tourisme, à la demande du Premier ministre Michel Rocard. Les modifications porteront sur les congés d’hiver et de printemps pour lesquels les trois zones seront rétablies. Pour manifester leur désapprobation, 56 des 62 membres du Conseil supérieur de l’éducation (qui n’ont qu’un rôle consultatif) quitteront la salle au moment du vote, le 28 mars.

Edmond Maire n’est pourtant pas pleinement satisfait. Il se félicite certes du retour aux trois zones des vacances d’hiver et de printemps, mais il juge « incompréhensible » que le gouvernement n’ait pas décidé d’amorcer un étalement des vacances d’été. « Il n’est pas possible, conclut-il, de laisser de côté les professionnels des transports et du tourisme. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : concilier réellement les intérêts des enfants à l’école, ceux des enfants en vacances et ceux de la société ».

Tout est dit. Et on attend la fin de l’Histoire.

Claude Lelièvre

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"Déconfinement : les enseignants auront-ils l’obligation de venir le 11 mai ?" (Réponse floue...)

25 Avril 2020 , Rédigé par LCI Publié dans #Education

"Déconfinement : les enseignants auront-ils l’obligation de venir le 11 mai ?" (Réponse floue...)

ÉDUCATION - Les élèves sont appelés à retourner en classe à partir du 11 mai sur la base du volontariat des parents. Du côté des enseignants, la situation demeure en revanche plus floue.

Une rentrée progressive et sur la base du volontariat des parents : voici la solution retenue par le gouvernement pour les écoles à partir du 11 mai. Si de nombreuses questions restent en suspens (Quelles garanties sanitaires ? Les élèves du secondaire sont-ils concernés par ce volontariat ? Un dépistage est-il possible ?), l'une d'entre elles suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté éducative. A savoir les consignes qui vont s'appliquer aux enseignants.

Nombreux sont ceux à se demander s'ils vont être obligés de reprendre le chemin de leur école. Ou si, comme pour les familles de leurs élèves, le volontariat prévaut. Si le plan de déconfinement n'a pas encore été officialisé - il devrait l'être lundi 27 avril -, le ministre de l'Education a esquissé son projet mardi dernier. Devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a en effet déclaré qu’aucun droit de retrait ne saurait être demandé par les enseignants. Deux exceptions : ceux qui souffrent d’une pathologie ou sont en "fragilité" pourront rester en télétravail.

Pas de droit de retrait, mais...

Pas de droit de retrait, donc, mais des aménagements pour les cas particuliers. Cela devrait aussi être le cas pour les enseignants ayant des enfants. A ce jour, le ministère n'a pas communiqué sur ce point. En revanche, des municipalités préparent d'ores et déjà à un accueil particulier pour les enfants de ces personnels, comme cela existe déjà pour les enfants des soignants depuis le début de la crise.

Seule certitude : l'Elysée, Matignon et la rue de Grenelle ont évoqué des scénarios plus ou moins précis, chaque nouvelle annonce apportant son lot de questionnements. De quoi faire bondir les syndicats dans l'enseignements. "Les enseignants devront-ils faire classe la journée pour les élèves présents et travailler encore le soir pour ceux qui restent chez eux ? Ce serait impossible", a prévenu Stéphane Crochet, de SE-Unsa. 

Du côté de la FNEC FP-FO, un souhait a été avancé : "des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel", a fait savoir le syndicat dans un communiqué.

LCI

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Revue de Presse Education... Conditions du déconfinement - Réactions - Logistique - Divers...

25 Avril 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Conditions du déconfinement - Réactions - Logistique - Divers...

Le déconfinement, encore et toujours. Les déclarations à la tête du pays se suivent et ne se ressemblent pas. Ce qui provoque de nombreuses réactions et de nombreux casse-têtes logistiques.

Conditions du déconfinement

Déconfinement : « La rentrée du 11 mai se fera sur la base du volontariat des parents »
« Soazig Le Nevé, journaliste spécialiste des questions d’éducation, a répondu à vos interrogations sur les modalités du déconfinement et la reprise des enseignements à partir du 11 mai en France. »

Déconfinement : la confusion perdure sur le caractère obligatoire du retour à l’école
« Emmanuel Macron a affirmé ce jeudi que « le retour à l’école se fera sur la base du volontariat ». Mais cela ne concerne « pas les enseignants », précise l’Elysée, alimentant de fait l’inquiétude des syndicats. La question de savoir si les élèves du premier et du second degrés seront traités de la même manière reste posée. » (abonnés)

Et pourtant,
41% des élèves et enseignants d’un lycée infectés
« La première étude sérologique réalisée par l’Institut Pasteur, sous la conduite du professeur Arnaud Fontanet, montre le fort taux d’attaque du virus dans un établissement scolaire. Près de la moitié des élèves et enseignants du lycée de Crépy enValois étaient infectés par le Covid-19 début avril. »

Réactions

Après le 11 mai, deux Français sur trois n’enverront pas leurs enfants en cours
SONDAGE - « Plus les parents sont modestes, moins ils comptent faire retourner leur progéniture à l’école, alors que le gouvernement pointe son souci de réduire les « inégalités ». »

Réouverture : le réquisitoire des sénateurs qui condamnent l’absence de concertation, notamment avec les élus
« Les annonces du ministre de l’Education nationale devant les députés n’ont pas fait l’objet d’une "réelle concertation" puisque ni l’Association des maires de France, ni l’Assemblée des Départements de France ne semblent "avoir officiellement été contactées". Or les sénateurs ne veulent pas voir "porter in fine sur les élus locaux la responsabilité auprès de la population d’un non-accueil des élèves, de l’absence de cantine et d’activités périscolaires ou encore d’une restriction de l’offre de transport scolaire". Les sénateurs ajoutent que "cette absence de concertation semble généralisée : les syndicats des personnels de l’éducation nationale et fédérations d’élèves ont indiqué n’avoir eu aucun retour sur les contributions qu’ils avaient fait parvenir au ministère". Et le groupe de travail s’étonne de "l’absence de contact entre les agences régionales de santé et les autorités académiques, ainsi que d’un travail de recensement des besoins matériels de protection (gel hydroalcoolique, masques...)". »

Le Sénat dénonce "l’impréparation et l’improvisation" de la reprise des cours
« " Une impression d’impréparation et d’improvisation plus de 10 jours après l’annonce de cette réouverture". Présidé par Jacques Grosperrin (LR), le groupe de travail du Sénat sur les modalités du retour des élèves en classe ne cache pas son désarroi devant l’absence de méthode et de concertation dans la façon dont le gouvernement prépare le retour des élèves en classe. Il invite à définir une doctrine sanitaire puis à organiser la rentrée avec les élus locaux en laissant du temps aux enseignants pour appliquer le protocole. »

Vers un déconfinement "adapté aux territoires" et l’école sur la base du volontariat
« Nombre de ces élus locaux avaient fait part de leurs inquiétudes, en particulier s’agissant du retour des élèves en classe alors que le virus continue de circuler.
Sur ce point, la rentrée du 11 mai se fera sur la base du volontariat des parents, a avancé l’Elysée, et priorité sera sans doute donnée aux "plus jeunes, ceux qui ne sont pas autonomes", ainsi qu’aux enfants "les plus en difficulté".
La rentrée sera "progressive, concertée avec les élus locaux et adaptée aux réalités locales", notamment en fonction de la taille des communes, a encore expliqué la présidence. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avait déjà annoncé un retour à l’école étalé sur trois semaines par niveaux, avec des groupes de 15 élèves au maximum. »

Logistique

Le retour à l’école sur la base du volontariat pose des questions logistiques et pédagogiques

« Emmanuel Macron a annoncé aux élus locaux jeudi que la décision du retour à l’école à partir du 11 mai serait laissée aux parents. Mais ce "volontariat" n’est pas sans susciter des inquiétudes, tant chez les familles que chez les enseignants. »

Réouverture des écoles : le casse-tête des maires
« Les édiles s’alarment de prévoir une rentrée des classes dans deux semaines en l’absence d’un protocole sanitaire. La tension est vive dans les mairies, à quinze jours de la réouverture des écoles pour les élèves de grande section, CP et CM2 – mais aussi CE1 de l’éducation prioritaire et des écoles rurales dont les classes ont déjà un effectif de quinze enfants. Sans doctrine sanitaire établie à ce jour par le ministère de la santé, les édiles sont livrés à eux-mêmes afin d’organiser une rentrée aussi inédite qu’incertaine. » (abonnés)

Coronavirus : la fronde des maires héraultais contre la réouverture prochaine des écoles
"Je n’ouvrirai pas les écoles le 11 mai". A Lattes, Cyril Meunier est catégorique. Même refus pour le président de l’association locale des maires à Péret. En cause, les conditions de sécurité sanitaire insuffisantes. A Montpellier, Philippe Saurel juge cette réouverture "déraisonnable".

Retour à l’école  : « Impossible de rouvrir les collèges et lycées en mai » en Martinique
« Le président du Conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne, alerte notamment sur le manque de masques pour le personnel chargé de nettoyer les locaux. »

Divers

Jean-Michel Blanquer déçu par Emmanuel Macron : cette décision qu’il a « mal vécue »
« "Des ministres l’ont pris un peu dans l’estomac de tout apprendre quinze minutes auparavant. Blanquer, tout particulièrement l’a assez mal vécu," confie un cadre de la majorité à nos confrères de L’Obs, en kiosque ce jeudi 23 avril. Une date arrêtée au 11 mai qui en a donc surpris plus d’un dans l’équipe de Jean-Michel Blanquer, qui planchait sur une date beaucoup plus lointaine. "Dans nos discussions, nous projetions plutôt en juin, et cela semblait très bien leur convenir" regrette Francette Popineau, porte-parole du syndicat SNUIPP-FSU. »

Pour que vivent les colos
« La pandémie pourrait avoir raison des colonies de vacances, déjà menacées par la marchandisation rampante des loisirs des enfants. C’est tout un patrimoine pédagogique et éducatif qui risque de disparaître. »

Géraldine Duboz

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Miriam Makeba...

24 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Nathacha Appanah...

24 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Bon sang, comment faut-il la mener cette putain de vie pour qu'elle ne vous morde pas au quotidien ? Phénix avait pourtant fait tout le contraire de ses parents, eux qui lui disaient tout le temps d'être comme ci comme ça, de chanter, de sourire. Elle n'a pas fait ça, elle n'a pas décoré leur chambres de posters roses et bleus, elle ne les a pas déguisés, elle ne les a pas offerts à tous les regards, elle n'a pas acheté des poupées et des jolies robes pour les costumer, elle leur avait donné des prénoms de fauve et d'oiseau, elle leur avait donné des griffes et des ailes mais ça n'avait servi à rien. Ses enfants étaient pétris de sentiments, ils étaient chétifs, peureux, ils avaient peur de la maison, ils avaient peur du creux dans le jardin, ils avaient envie d'être pris dans les bras, qu'elle dise des mots d'amour, et quand elle a repensé à ses parents, à celle qu'elle avait été, à ce qu'elle avait traversé, tout était tissé serré bien serré autour d'elle, comme une toile d'araignée, et jamais elle n'a été aussi empêchée, emprisonnée, captive.

Nathacha Appanah - Le ciel par-dessus le toit

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Jean-Michel Blanquer contredit pour la 18e fois depuis le début du confinement...

24 Avril 2020 , Rédigé par Libération Publié dans #Education

Jean-Michel Blanquer contredit pour la 18e fois depuis le début du confinement...

Voici une astuce pour anticiper la suite des événements liés au Covid-19 en France : écouter Jean-Michel Blanquer et se dire que c'est l'inverse qui arrivera. Généralement, ça marche. Le ministre de l'Education nationale est, depuis le début de la crise, champion en matière de parole contredite. Nouvel exemple hier quand l'Elysée a expliqué que la reprise des cours le 11 mai se fera sur la base du volontariat, «sans obligation de retour à l'école». Et que disait Blanquer le 15 avril sur LCI ? Eh bien ceci : «L'école est obligatoire, c'est la loi qui le dit. Je n'ai pas dit, contrairement à certaines interprétations que ça n'est pas obligatoire. En revanche, c'est progressif donc tout le monde n'y va pas tout de suite.» Mazette, le théorème de Blanquer se confirme encore ! «Sur le plan social, nous devons être volontaristes. Nous devons aller chercher certaines familles que nous n'arrivons pas à contacter aujourd'hui pour leur demander que leur enfant rejoigne l'école dans l'intérêt de l'enfant», ajoutait encore le ministre de la Contradiction nationale.

(extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés)

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« On nous annonce une ouverture sans aucune idée sur les obligations que cela implique » - Les maires de France

24 Avril 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« On nous annonce une ouverture sans aucune idée sur les obligations que cela implique » - Les maires de France

EXTRAITS

« On nous annonce une ouverture sans aucune idée sur les obligations que cela implique » : la réouverture des écoles après le déconfinement, un casse-tête pour les maires

Les édiles s’alarment de prévoir une rentrée des classes dans deux semaines en l’absence d’un protocole sanitaire.

La tension est vive dans les mairies, à quinze jours de la réouverture des écoles pour les élèves de grande section, de CP et de CM2 – mais aussi de CE1 de l’éducation prioritaire et des écoles rurales dont les classes ont déjà un effectif de quinze enfants. Sans doctrine sanitaire établie à ce jour par le ministère de la santé, les édiles sont livrés à eux-mêmes pour organiser une rentrée aussi inédite qu’incertaine.

Première à s’inquiéter ouvertement, la maire socialiste (PS) de Lille, Martine Aubry, a déclaré qu’elle ne serait en mesure d’accueillir que la première cohorte d’élèves et non l’ensemble des classes qui doivent faire leur rentrée en demi-groupes la semaine du 25 mai, faute de places suffisantes dans les locaux scolaires.

A Montpellier, Philippe Saurel (divers gauche) va plus loin en renonçant totalement à rouvrir les écoles. La rentrée ne se fera qu’en septembre, à l’instar des universités, mais aussi des écoles en Italie ou au Portugal, argumente le maire, diplômé de bactériologie et de virologie. La « balance risques-avantages » est à ses yeux défavorable dans la perspective d’un retour pour huit semaines de classe, en réalité simplement quatre par élève compte tenu des demi-groupes.

« Tout un petit monde de parents, d’enfants, de personnels municipaux, d’animateurs, va graviter autour de l’école, et ce contexte sera facilitateur pour propager l’épidémie, précise M. Saurel. On pourrait rouvrir si on était capable de circonscrire la progression [du Covid-19], c’est-à-dire d’appliquer des tests massivement, de détecter les malades et de les mettre en quarantaine, de porter des masques de façon systématique et d’avancer sur les tests sérologiques… »

« Sans tests, on ne pourra pas rouvrir »

L’heure est plutôt à la course aux masques, que les municipalités se sont empressées de commander par milliers, sans forcément être sûres de la qualité des protections livrées, tant prospèrent « les filières bidon », rapportent plusieurs élus.

« Ce qui nous sidère, c’est qu’on nous annonce une ouverture sans aucune idée sur les obligations que cela implique, s’insurge Chantal Brault, première adjointe au maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) et référente éducation à l’Association des maires d’Ile-de-France. Le gel hydroalcoolique et les masques, nous parvenons à en avoir, mais pour les tests, on ne maîtrise rien. Et sans tests, on ne pourra pas rouvrir les écoles. » Dans les Yvelines, Philippe Brillault, maire (Les Républicains, LR) du Chesnay-Rocquencourt, compte sur l’hôpital et sur un laboratoire privé pour pratiquer des tests sur les enseignants. « La première étape est évidemment de s’assurer que des gens indemnes entrent dans les écoles », dit-il.

(...)

La question de la désinfection est tout aussi aiguë pour les transports scolaires, ajoute M. Bouillon : « On ne pourra pas mettre tous les élèves dans les bus, il faudra prévoir plusieurs rotations ce qui génère des problèmes d’horaires, et aussi financiers, car il est très rare que les communes soient propriétaires de leurs bus. »

En première ligne parmi les personnels municipaux, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), chargés de l’aide pédagogique, mais aussi de l’aide à l’hygiène des enfants, des locaux et du matériel, redoutent l’échéance à venir. « Nous allons prendre beaucoup de risques, rapporte ainsi Isabelle Dubois, fondatrice d’un collectif national. Les enfants de maternelle ne sont pas autonomes et, quand ils toussent, ce n’est évidemment pas dans leur coude. »

Soazig Le Nevé

L'article entier est à lire en cliquant ci-dessous

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Covid-19 : quid de la responsabilité des enseignants à compter de la reprise ?

24 Avril 2020 , Rédigé par SOS Enseignants Publié dans #Education

Covid-19 : quid de la responsabilité des enseignants à compter de la reprise ?

EXTRAIT

Lors de sa dernière allocution, le Président de la République a annoncé la reprise « progressive » de la scolarité des élèves à compter du 11 mai prochain.

Cette annonce, faite sans plus de détails, suscite beaucoup d’interrogations sur les modalités de cette reprise : sera-t-elle totale ou partielle ? par niveaux ?

Le ministre de l’Education Nationale a depuis annoncé qu’elle serait par niveaux et progressive jusqu’au 25 mai prochain.

De nombreux textes législatifs et réglementaires devraient prochainement intervenir afin d’en fixer les modalités d'application.

Néanmoins, parce qu’elle intervient après une longue période de confinement et alors même que l’épidémie du Covid 19 n’est pas endiguée ni même sous contrôle des autorités sanitaires, cette reprise inquiète les directeurs (et chefs d’établissements) ainsi que les enseignants en ce qu’elle expose inévitablement les élèves à un risque d’infection par le virus.

Dès lors, en cas d’infection voire de décès d'un ou plusieurs élèves, qui serait responsable ? L'Etat qui a pris la décision de rouvrir les écoles dans ce contexte et/ou les personnels enseignants en charge de la scolarité des élèves ?

Dans le cas d’une infection par le Covid 19, les parents pourraient déposer plainte contre le directeur et/ou l’enseignant pour mise en danger délibérée de la personne d'autrui au sens du Code pénal et, en cas de décès, pour homicide involontaire.

C'est donc bien de responsabilité pénale qu'il s'agit.

A cet égard, il convient de rappeler que dans l’exercice de leur fonction, les enseignants sont responsables civilement (en cas de faute de surveillance ayant directement causé un dommage à un élève - article 1242 al.6 du Code civil) et pénalement en cas d’infraction pénale (ex : blessures volontaires ou involontaires).

Au plan civil, les enseignants bénéficient de la substitution de l’Etat de sorte qu’ils ne peuvent jamais comparaitre devant une juridiction civile sur le fondement d’une action en réparation. C’est l’Etat qui les représentent et qui, en cas de condamnation, assume le paiement des dommages-intérêts.

Toutefois en matière pénale, il n’y a pas de substitution de l’Etat. Par conséquent, lorsqu’ils sont accusés d’avoir commis une infraction pénale, les enseignants doivent comparaître en personne devant le tribunal pénal et, le cas échéant, doivent personnellement assumer la condamnation prononcée (peine de prison, amende, dommages-intérêts aux victimes).

A cet égard, il convient de faire deux observations : La première est que déposer plainte est un droit. La seconde est que ce n’est pas parce que l’on est visé par une plainte que l’on est automatiquement coupable.

(...)

Laurent Hazan - Avocat à la cour

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Sondage Odoxa/France-Info / Une écrasante majorité de français plébiscite les pédagogies inspirées d'Allemagne et de Scandinavie.

24 Avril 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Sondage Odoxa/France-Info / Une écrasante majorité de français plébiscite les pédagogies inspirées d'Allemagne et de Scandinavie.

EXTRAIT

(...)

Volonté de changer les programmes scolaires

Enfin quelles conséquences tirer de la crise sanitaire pour l'Education nationale ? 81 % des Français et 80 % des parents d'élèves souhaitent qu'elle soit l'occasion de revoir à l’avenir nos programmes scolaires et notre façon de concevoir notre pédagogie, en s'inspirant des expériences allemandes ou scandinaves. Cette nouvelle conception de l'école est d'ailleurs largement souhaitée par l'ensemble des sensibilités politiques, de 79 % des sympathisants LFI à 89 % des proches d'EELV. 

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Article entier à lire en cliquant ci-dessous

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Six Français sur dix sont opposés à la réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai...

24 Avril 2020 , Rédigé par christophe

Six Français sur dix sont opposés à la réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai...

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 avril, les Français sont majoritairement opposés à un retour en classe le 11 mai. 

La réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai est une mauvaise décision pour plus de six Français sur dix (63 %). C’est ce qui ressort du sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 avril. Cette décision est même rejetée par les deux tiers des parents d'élèves (67 %), premiers concernés par la mesure.

Cette réprobation se retrouve dans les mêmes proportions, quel que soit l'âge des enfants, qu'ils soient lycéens (67 %), collégiens (63 %), scolarisés en élémentaire (62 %) ou en maternelle (67 %). Politiquement, l'annonce est surtout rejetée par plus des deux tiers des Insoumis (68 %) et les trois quarts des sympathisants RN (76 %). Les proches du PS restent partagés (50 %) tout comme ceux de LR (51 %). Les Marcheurs sont les plus favorables à la reprise des cours le 11 mai, 65 % d'entre eux l'approuvent.

Les parents veulent avoir le choix

En revanche, les modalités de retour en classe sont plutôt bien perçues par les Français. Le ministre de l'Education nationale avait annoncé mardi que "Si des familles ne veulent pas envoyer leur enfant, c'est possible, mais il faudra assurer l'enseignement à distance." 82 % des personnes interrogées sont donc favorables à ce que les parents aient le droit de ne pas renvoyer leurs enfants à l'école s'il ne le souhaitent pas. 81 % des parents d'élèves l'approuvent également. Le "principe du volontariat" annoncé le 23 avril par l'Elysée devrait donc satisfaire l'ensemble des parents.

15 élèves par classe : les Français n'y croient pas

En revanche, les Français sont dubitatif sur les conditions sanitaires qui seront observées en classe. Plus de la moitié d'entre eux (55 %) ne croient pas à la garantie affichée par Jean-Michel Blanquer du respect des gestes barrières et à la mise à disposition de savon et de gel hydroalcoolique. Et 58 % des Français (63 % des parents d’élèves) ne croient pas non plus à sa promesse "qu’il n’y aura jamais plus de 15 élèves par classes". Plus de sept sur dix (72 %) trouvent pourtant que cette limitation du nombre d'élèves est une bonne mesure. 

Les réserves émises par les Français et la possibilité offerte d'un retour en classe sur la base du volontariat font que les deux tiers des personnes interrogées (64 %) comptent bien ne pas envoyer au moins un de leurs enfants à l'école le 11 mai. 48 % des Français comptent même n'envoyer aucun de leurs enfants en cours.

Volonté de changer les programmes scolaires

Enfin quelles conséquences tirer de la crise sanitaire pour l'Education nationale ? 81 % des Français et 80 % des parents d'élèves souhaitent qu'elle soit l'occasion de revoir à l’avenir nos programmes scolaires et notre façon de concevoir notre pédagogie, en s'inspirant des expériences allemandes ou scandinaves. Cette nouvelle conception de l'école est d'ailleurs largement souhaitée par l'ensemble des sensibilités politiques, de 79 % des sympathisants LFI à 89 % des proches d'EELV. 

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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