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Vivement l'Ecole!

Joan Baez... Quelques chansons rares... (Avec Mimi Farina, sa soeur)

4 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierre Guyotat...

4 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je bouge un peu, porte une main vers un interrupteur, le déplacement d’air apporte aux narines une brève pestilence de pourriture animale : le circuit serait-il piégé ? Je retire mes doigts ; la lueur du soir ne touche plus aux murs que les ajouts de dessin de couleur à la main : les siècles anciens disparaissent dans les traits et les teintes de main d’aujourd’hui ; quelle main, jeune ? adulte ? victime ? assassin ? a tracé, quand ? pourquoi ? ces traits sauvages, ces couleurs crues ? Ce sang au drap, celui de cette main ou celui de celle de l’assassin ?

Le sang de guerre : comme pour le sexe, c’est toujours la première fois ; pour le sang de paix, celui que mon père rapporte à ses doigts d’en bas son cabinet pour déjeuner et dîner avec nous ou le plus souvent après nous, celui qui jaillit de la chair blessée ou infectée qu’il nettoie, tranche de son scalpel quand, frères et sœurs et moi, nous l’aidons, enfants, adolescents, à tenir le patient, enfant ou adulte ou vieillard. 

À nous enfants – des temps de paix – la saveur du sang avant son odeur : de notre propre sang, d’abord, au pouce ou à notre langue et à notre lèvre, puis à notre genou, mais l’odeur du sang de l’enfant est moins forte que celle de l’adulte, plus tard dans le crime ou la guerre.

Pour l’enfant paysan ou ouvrier-paysan, le sang animal peut jaillir ou couler aussi familièrement que la source ou le ruisseau : mise-bas des chiennes, des chattes, mise-bas bovine, vêlée en écurie, ovine en étable, mise à mort du cochon après poursuite, égorgement, saignée en cuvette, volaille dépecée après torsion mortelle du cou, cous coupés des canards, des oies, des dindes, gibier de forêt, de champ, d’eau, tiré, sang en convulsions au sol, enfoui en gibecière, sorti, sanglant d’un sang sauvage presque noir, jeté sur la grande table commune de la ferme. 

Depuis la toute petite enfance, ce reste de sang qui brille sur le bord de l’asphalte, dont ma mère me prenant au cou détourne mon regard : celui, Juin 1944, d’un ou de tous des jeunes FFI fusillés par les Allemands dans leur retraite vers Paris, le sang de guerre. 

Sitôt apparu, sitôt retiré dans la pensée, dans son obscurité ou dans sa lumière pleine, enfer ou paradis – purgatoire : mesure, anti-art... –, à chaque fois qu’il apparaît, c’est comme une première fois – comme dans l’amour, la passion, toute courbe du visage, du corps aimé, toute inflexion de voix, toute flexion, toute odeur, parfum... 

Toute manifestation du réel n’est qu’un signe avant-coureur ou d’après-coup d’une pensée continue de la violence du monde – mais violence de la vie –, de l’humain à l’humain, de la nature (maladie) à l’humain, de l’humain à l’animal, de l’animal à l’humain, des animaux entre eux, du corps à l’esprit, de l’esprit au corps... – une confirmation de ce que j’éprouve, imagine en continu et en silence. 

Presque tout, je le vis comme au bord de la raison. Dans cet intervalle entre la raison et son explosion. 

Pierre Guyotat - Idiotie

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Le baccalauréat 2020, exception ou exemple ?...

4 Avril 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

Le baccalauréat 2020, exception ou exemple ?...

EXTRAITS

Editorial. La suppression des traditionnelles épreuves de fin d’année met en lumière la déconnexion entre le bac et les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur et devrait alimenter la réflexion sur la fonction sociale de cet examen.

Lorsque, dans quelques années, on dressera la liste des mutations que la pandémie de Covid-19 aura générées ou accélérées, le baccalauréat, monument français par excellence, y figurera sans doute. L’annonce, vendredi 3 avril, par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de la suppression des traditionnelles épreuves de fin d’année et de leur remplacement par la prise en compte des notes obtenues tout au long de l’année scolaire, constituerait une révolution si elle intervenait en période normale. Ni l’occupation nazie ni Mai 68 n’avaient entraîné l’interruption totale des épreuves.

(...)

Personne ne peut prévoir en quoi la forme exceptionnelle que revêt le bac 2020 imprégnera les évolutions à venir. Il se trouve que la pandémie survient alors qu’est engagée par Jean-Michel Blanquer une réforme des lycées intégrant un allégement de cet examen-phare. La souplesse dont font preuve aujourd’hui les syndicats hostiles au contrôle continu peut s’expliquer en partie par leur souci compréhensible d’éviter que le bac n’empiète sur les congés d’été.

(...)

Mais l’« accident » de 2020, en mettant en lumière la déconnexion entre le bac et les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur, devrait alimenter la réflexion sur la fonction sociale de cet examen. Non seulement sur l’importance d’épreuves marquant une étape de la vie. Mais aussi sur l’hypocrisie qui présente le bac comme la porte d’entrée dans le supérieur, alors que tout se joue désormais avant. Et sur la prétendue égalité que symbolise un examen final national qui masque des inégalités abyssales entre lycées, une plaie à traiter en priorité.

A lire dans son intégralité (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

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Le bac Blanquer tiendra-t-il la distance ?...

4 Avril 2020 , Rédigé par Les Jours Publié dans #Education

Le bac Blanquer tiendra-t-il la distance ?...

Les élèves seront évalués seulement en contrôle continu, annonce le ministre. À Grenoble, le lycée Mounier fait de son mieux pour suivre.

Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. » L’adage du philosophe grec Socrate pourrait faire office de sous-texte aux déclarations, ce vendredi 3 avril, de Jean-Michel Blanquer. En ce jour 18 de confinement, le ministre de l’Éducation nationale a tenu une conférence de presse pour annoncer que les épreuves du bac ne seront validées qu’en contrôle continu. Elles n’auront donc pas lieu sur table. Comme le 23 mars, il a redit son envie de voir les élèves retrouver les salles de classe le 4 mai. Tout en reconnaissant que « c’est l’un des scénarios, ce n’est qu’une hypothèse », « dans la mesure où les conditions sanitaires le permettront », a-t-il répété. La veille, le Premier ministre Édouard Philippe a lui évoqué, sur le plateau de TF1, un retour à l’école au « cours du mois de mai ou du mois de juin ». Bref, ni l’un ni l’autre n’en savent rien mais comme tout le monde, ils croisent les doigts pour que ça ne dure pas trop longtemps.

Afin d’atténuer le « défi des inégalités », Jean-Michel Blanquer a souligné que les notes obtenues en période de confinement « ne doivent pas compter » et que celles du contrôle continu seront « examinées par un jury d’examen qui étudiera tout le livret scolaire, pour valoriser un engagement ». Le ministre a insisté sur l’impérative « assiduité des élèves jusqu’au 4 juillet », la fin officielle de l’année scolaire, appelant les responsables d’établissements à être « extrêmement vigilants ». On rembobine...

(...)

Maïté Darnault

Suite et fin à lire (pour abonnés) en cliquant ci-dessous

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Sous coronavirus, un bac sans épreuve...

4 Avril 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Sous coronavirus, un bac sans épreuve...

Le ministre de l'Education a confirmé vendredi matin que toutes les épreuves du bac étaient annulées, exception faite de l'oral de français et des oraux de rattrapage en juillet. Même régime pour le brevet, les CAP et les BTS.

Cette crise du coronavirus aura même dégommé le bac. Jamais dans l’histoire, en cent deux ans d’existence, les épreuves du baccalauréat n’ont été annulées. Ni par temps de guerre ni même lors des épisodes de Mai 1968 pourtant mouvementés. Cette année-là, les écrits avaient été remplacés par des oraux certes, mais cela restait un examen terminal. L’édition 2020 sera historique : les candidats obtiendront (ou pas) leur bac sans passer d’épreuve du tout… Seuls les notes du contrôle continu et l’examen des appréciations des profs seront pris en compte «C’est la solution la plus simple, la plus sûre et la plus juste […] retenue par l’immense majorité des pays du monde», a déclaré vendredi le ministre de l’Education. Face caméra, Jean-Michel Blanquer ne semblait pas dépité - «cela va permettre de travailler jusqu’au 4 juillet [si les conditions sanitaires le permettent, ndlr], et donc de rattraper les semaines perdus en ce moment», s’est-il réjoui. Peut-être aussi, surtout, parce que ce «bac option corona» est une transition servie sur un plateau pour sa réforme du bac, en vigueur dès l’année prochaine, qui introduit une dose contrôle continu.

Comment les élèves de terminale vont-ils être évalués ?

Deux possibilités. Si la situation sanitaire ne permet pas la reprise des cours d’ici la fin du mois de juin, seules les notes du premier et du deuxième trimestre de terminale seront retenues pour attribuer le bac. Si les cours reprennent bel et bien au troisième trimestre, les évaluations organisées durant cette période seront aussi intégrées «avec bienveillance». Jean-Michel Blanquer a insisté sur le fait que «les notes obtenues en période de confinement ne doivent pas compter dans la note de contrôle continu parce que tous les élèves ne sont pas à la même enseigne».

Le recours au contrôle continu pose tout de même question, notamment en filière professionnelle où le manque d’heures de pratique est difficilement remplaçable. Les notes de contrôle continu seront examinées par un jury d’examen début juillet, qui attribuera d’éventuelles mentions. Il épluchera les livrets scolaires et pourra «valoriser un engagement, les progrès de l’élève». Son rôle est aussi de «garantir l’équité entre les candidats et de procéder à l’harmonisation pour tenir compte des différences de notation entre établissements».

Y aura-t-il une (des) session(s) de rattrapage ?

Oui. Les oraux de rattrapage, prévus entre le 8 et le 10 juillet, sont maintenus dans leur forme habituelle pour ceux qui auront des notes entre 8 et 9,9. Pour ceux ayant moins de 8 (et donc recalés), une disposition particulière est prévue : ils pourront se présenter à la session de septembre, habituellement prévue pour les élèves ayant été empêchés de passer les épreuves pour cause de maladie par exemple. A condition toutefois d’avoir fait preuve d’assiduité et de motivation, a précisé le ministre. Conviés aussi à la session de septembre : les candidats libres qui suivent les cours par correspondance, les élèves des établissements hors contrat (notamment les boîtes à bac), et ceux absents d’une partie de l’année scolaire pour cause de maladie.

Qu’en est-il du bac de français, des «E3C», du brevet et BTS ?

L’écrit du bac de français est annulé. A la place, les élèves se verront attribuer la moyenne obtenue en classe dans l’année. En revanche, l’épreuve orale, elle, devrait être maintenue dans des conditions à peu près normales, «sauf si les conditions sanitaires ne le permettaient pas», a pris soin de préciser le ministre, habitué ces derniers temps à pas mal de volte-face. Le nombre de textes que les élèves doivent préparer sera un peu réduit : quinze pour les premières en voie générale, douze pour les voies technologiques. Quant aux «E3C», ces fameuses épreuves de contrôle continu très décriées ces derniers mois, la session de mai est «neutralisée», quant à celle de janvier qu’une partie des élèves n’a pas pu passer avec les mobilisations, elle est reportée… à plus tard. Les élèves de troisième sont sans surprise dispensés aussi des épreuves écrites et de leur oral de brevet, qui sera attribué après examen de leur livret scolaire. Même topo pour les BTS.

Cette formule ne va-t-elle pas accentuer le décrochage des élèves ?

Plusieurs profs interrogés ces derniers jours s’en inquiétaient, à mesure que se profilait l’annonce de l’annulation des épreuves du bac. «Surtout, il ne faut pas que les élèves le sachent, il faut attendre le plus longtemps possible avant de leur dire», proposait un peu en panique une prof de lettres, en lycée professionnel. Certains ont déjà décroché. «5% à 8% des élèves», selon les calculs du ministère, sans que l’on sache - malgré nos demandes, sur quelles données repose cette estimation… Dans les lycées professionnels, et notamment parmi les CAP, «les professeurs arrivent à garder le contact avec un tiers seulement des élèves selon nos remontées», indiquait le Snuep-FSU (syndicat minoritaire des enseignants du professionnel).

Vendredi, le ministre a annoncé qu’une appréciation serait donnée par les profs sur ce troisième trimestre et notamment sur le travail et la motivation des élèves durant le confinement. Elle «permettra au jury d’examen de hausser ou de baisser la note que les élèves auront au titre du contrôle continu», a-t-il averti. Une carotte pour inciter les élèves à travailler. Pour les jeunes en difficulté, il a aussi annoncé un dispositif de soutien scolaire - à distance ! - proposé pendant ces vacances de printemps, qui débutent à Paris, Créteil et Montpellier. Mais comment aider les élèves en difficulté si les professeurs ont perdu le contact ? Le ministre n’a pas répondu. D’autres se prennent à rêver. Et si cette séquence inédite remettait à plat la grammaire de notre système éducatif ? Pour le sociologue Pierre Merle, spécialiste de l’évaluation scolaire, le confinement pourrait être enfin le moment «de changer le rapport à la note, d’avoir des évaluations plus par compétences, sous forme de couleurs, qui ne hiérarchisent pas de façon systématique les élèves entre eux».

Marie Piquemal et Marlène Thomas

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Bill Withers...

3 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Colette...

3 Avril 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits... Car j'aimais tant l'aube, déjà, que ma mère me l'accordait en récompense: J'obtenais qu'elle m'éveillât à trois heures et demie, et je m'en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues.

    A trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par mon poids baignait d'abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps… J'allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C'est sur ce chemin, c'est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d'un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion…

    Ma mère me laissait partir, après m'avoir nommée " Beauté, Joyau-tout-en-or "; elle regardait courir et décroître - sur la pente son oeuvre - " chef-d'ceuvre ", disait-elle. J'étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temps-là ne sont pas toujours d'accord... Je l'étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu'à mon retour, et de ma supériorité d'enfant éveillée sur les autres enfants endormis.

    Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d'avoir mangé mon saoul, pas avant d'avoir dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l'eau de deux sources perdues, que je révérais L'une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L'autre source, presque invisible,, froissait l'herbe comme un serpent, s'étalait secrète .au centre d'un pré où des narcisses, fleuris en rende, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe... Rien qu'à parler d'elles je souhaite que leur saveur m'emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j'emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire...

Colette - Sido

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Pauvre brevet! Une suppression de ses épreuves terminales dans l'indifférence?...

3 Avril 2020 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Pauvre brevet! Une suppression de ses épreuves terminales dans l'indifférence?...

Alors que les modalités d'attribution du baccalauréat peuvent susciter la passion, il n'en est nullement de même pour le brevet qui pourtant concerne la totalité de chaque classe d'âge. Drôle d'examen ayant une drôle d'histoire. Va-t-on vers sa fin?

Au XIXème siècle, le « brevet » est d’abord et avant tout un « brevet de capacité » qui certifie que l’on est «  en capacité » de devenir maître (ou maîtresse) d’école, et plus généralement un examen qui est  parfois requis (directement ou indirectement) pour être « en capacité » d’exercer certains métiers.

Au cours du temps, le lien du « brevet » avec l’accès à certaines professions s’est  nettement distendu. En 1947, dès le début de la forte augmentation du taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire qui commence sous la Quatrième République, le « brevet » est transformé en « brevet d’études du premier cycle du second degré » (BEPC), son appellation nouvelle signant ce qu’il est devenu avant tout , à savoir un examen qui scande un cursus scolaire - celui du secondaire - désormais clairement constitué de deux ‘’’cycles’’. Mais ce n’est nullement une condition pour passer en classe de seconde. C’est tellement vrai que l’on peut avoir la disposition inverse : ainsi, il est décidé en 1978 que les élèves ayant fait l’objet d’une orientation vers le second cycle de l’enseignement secondaire n’ont pas besoin de passer les épreuves du brevet pour l’obtenir.

A partir de 1981, le diplôme - désormais intitulé « brevet des collèges » - est attribué sans examen, au vu des seuls résultats scolaires.

En 1986, un « examen écrit » (en mathématiques, français, histoire-géographie-éducation civique) est réintroduit par le ministre de l’Education Jean-Pierre Chevènement avec le triple objectif annoncé de « revaloriser le diplôme », de « motiver » davantage les élèves, et de les « préparer » à aborder des examens ultérieurement. Lors de sa première mouture, le taux de reçus ne dépasse pas 49%.

En 1988, pour l’essentiel sur cette base, le « diplôme national du brevet » est créé avec trois séries ( collège, technologiques et professionnelles). En 2001, prise en compte d’options facultatives. En 2006, s’ajoute l’option « découverte professionnelle ». En 2007, ajout de la note de vie scolaire ; le « contrôle continu » ne porte que sur les notes de troisième et le sujet du brevet devient national

Depuis l’année 2012, « l’attestation de maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun au palier 3 » ( qui correspond à la fin de la classe de troisième) est obligatoire. Cette attestation est renseignée dès la classe de quatrième par les professeurs principaux, après concertation avec les équipes pédagogiques lors d’un conseil de classe ou à tout moment approprié. En classe de troisième, lors du conseil de classe du troisième trimestre, le chef d’établissement valide ou non l’acquisition du socle commun.

Dès l'automne 2017, le nouveau ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer entend renforcer l'examen final. Avant 2017 le ministère avait privilégié la validation du socle.. La plupart des élèves avaient assez de points pour avoir le brevet avant les épreuves finales. Les épreuves finales, où les notes obtenues sont le plus souvent inférieures à l'évaluation du socle n'avaient vraiment d'importance que pour les candidats les plus faibles qui étaient éliminés. 

Jean-Michel Blanquer prolonge la formule où il y a validation du socle plus examen classique, mais renforcé. Et il donne un poids plus lourd à certaines disciplines.

Le piquant de la situation actuelle est que le 3 juin 2019, devant la ''commission nationale d'évaluation des politiques publiques ''de l'Assemblée nationale, Jean-Michel Blanquer a annoncé qu'il envisageait pour 2021 une réforme du brevet allant dans le sens d'un poids plus important de l'examen final...

Et l'on va se retrouver dans la situation complétement opposée qui a prévalu de 1978 à 1986, avant l'intervention du ''Che''.

Claude Lelièvre

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Brevet des collèges: pas d’épreuves écrites, le diplôme sera validé au contrôle continu...

3 Avril 2020 , Rédigé par La Voix du Nord Publié dans #Education

La pandémie de coronavirus touche de plein fouet la France. Depuis plus de trois semaines, les élèves français sont confinés chez eux et ne vont plus à l’école. Et si le ministre de l’Éducation nationale envisage un retour à l’école le 4 mai, aucun scénario n’est exclus. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé, ce vendredi 3 avril, les modalités du brevet et du bac pour cette année 2020.

« La France traverse une situation inédite et difficile. C’est vrai dans le domaine scolaire comme dans tous les domaines », a indiqué Jean-Michel Blanquer.

« Au minimum, les élèves seront privés de cinq semaines. En dépit de l’engagement de tous, notamment les professeurs les conditions d’apprentissage ne sont pas aussi bonnes que sans cette situation. C’est particulièrement vrai pour les 3ème, les 1ère et les Terminales », a admis le ministre. « La solution que je propose doit prendre en compte l’ensemble des incertitudes et l’évolution de la situation sanitaire ».

Examens maintenus sous des conditions différentes

Alors « les examens sont maintenus, mais sous des conditions différentes », a assuré Jean-Michel Blanquer. « L’ensemble des épreuves du brevet et du bac seront validés en contrôle continu ».

Pour les 840 000 élèves qui passent le brevet  : « le diplôme national du brevet sera obtenu à partir de la moyenne des notes que l’élève aura obtenu en 3ème, à l’exception des notes obtenues en période de confinement », a affirmé Jean-Michel Blanquer.

« La période de confinement ne doit pas compter dans le contrôle continu, mais doit permettre de préparer ce qu’on va réussir au troisième trimestre », estime le ministre.

Il a également indiqué que « tous les élèves de collège auront cours jusqu’au 4 juillet »et que l’obtention du brevet se ferait sur un « contrôle d’assiduité » : « Il faut être là jusqu’au bout pour obtenir le diplôme national du brevet ».

Selon le ministre, cette solution « permettra un retour à l’école dans un climat serein. »

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Un bac 2020 à base de contrôle continu, les cours jusqu’au 4 juillet...

3 Avril 2020 , Rédigé par La Voix du Nord Publié dans #Baccalaureat

C’est une prise de parole qui était très attendue. Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi que le baccalauréat 2020 aura lieu.

S’il a souligné qu’il restait encore « de nombreuses incertitudes » sur la situation sanitaire, Jean-Michel Blanquer se base sur l’hypothèse d’une rentrée scolaire en mai avec des cours jusqu’au 4 juillet.

Cela ferait cinq semaines de cours en moins pour les élèves, avec « des conditions d’apprentissage pas aussi bonnes qu’en temps normal notamment pour ceux qui préparent un examen cette année », a-t-il dit.

– Moyenne des notes, hors confinement

Compte tenu de cette situation, le bac 2020 des élèves de Terminales au bac général, technologique et professionnel se fera en contrôle continu en prenant la moyenne des notes des élèves sur les trois trimestres de l’année scolaire, en excluant celles obtenues pendant la durée du confinement au nom de l’égalité entre les élèves.

– Oral de français maintenu

Pour les élèves de 1ère, l’oral de français est maintenu. Les épreuves écrites sont remplacées par un contrôle continu, là aussi sans prendre en compte les notes obtenues pendant le confinement.

– Les mentions maintenues

Pour les élèves de Terminale, les notes déjà données après la première session d’épreuves sont gardées. Les mentions sont maintenues.

– Aller en cours sera « une condition »

Le contrôle continu sera évalué par un jury qui prendra en compte l’implication et l’assiduité des élèves. « Aller en cours jusqu’au 4 juillet sera une condition pour obtenir son bac. »

– Épreuves de rattrapage en septembre

Si un élève obtient entre 8 et 10 au bac, les oraux de rattrapage auront lieu comme prévu en juillet. Si l’élève obtient moins que 8, les épreuves de rattrapage auront lieu en septembre. Ces épreuves seront ouvertes aux candidats libres.

– Les BEP, CAP et Pro aussi

Pour les BEP, CAP et Bac Pro, le diplôme sera validé sur la base d’un contrôle en formation et sur le livret scolaire.

Deux hypothèses de travail

Le ministre, qui avait échangé cette semaine avec les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves afin de trouver la meilleure formule, travaillait sur deux hypothèses de travail : un bac 100 % en contrôle continu ou un bac avec une importante base de contrôle continu avec tout de même une épreuve majeure.

Cette dernière piste présentait l’inconvénient de devoir organiser les épreuves et de mettre en place toute une logistique qui aurait pris plusieurs semaines.

Jeudi soir, sur TF1, le Premier ministre avait prévenu que les épreuves du bac 2020 se tiendraient « d’une façon totalement neuve et originale », les épreuves ne pouvant se tenir ni en juin, ni en juillet. Édouard Philippe avait aussi fait part de sa préférence pour la piste du contrôle continu.

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