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Vivement l'Ecole!

Sortir... en restant à la maison! - "Les musées grand-parisiens vous ouvrent leurs portes sur le web"

22 Mars 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Sortir... en restant à la maison! - "Les musées grand-parisiens vous ouvrent leurs portes sur le web"

A défaut de pouvoir pousser les portes des musées grand-parisiens pour cause de confinement, ce sont eux qui poussent les portes de chez vous avec pléthore de ressources en ligne et gratuites. Vous pourrez notamment apprendre à faire des BD avec la BnF, écouter Robert Redford grâce à la Cinémathèque française et vous immerger dans l'ambiance de la cour avec la réalité virtuelle du château de Versailles.

Sélection réalisée par Solenn Cordroc’h et Renaud Charles, journalistes pour Enlarge your Paris

Le château de Versailles

Enfilez votre plus belle tenue et munissez-vous de votre casque de réalité virtuelle. La cour vous attend à l’occasion de la visite à Versailles de l’ambassadeur du royaume de Siam puis, à la nuit tombée, pour le bal des Ifs organisé par Louis XV dans la galeries des Glaces. Pour les sujets qui seraient dépourvus de cette technologie, il est possible de s’offrir de nombreuses visites virtuelles du château de Versailles (Yvelines) son écran d’ordinateur comme celle dans les jardins ou bien celle consacrée à l’exposition « Versailles et l’Antique. »

Infos pratiques : « Vivez Versailles », les expériences en réalité virtuelle du château de Versailles, sont à retrouver sur chateauversailles.fr. Les visites virtuelles du château de Versailles sont à consulter sur artsandculture.google.com. Plus d’idées sur chateauversailles.fr

Les catacombes de Paris

En cette période de confinement et de promiscuité forcée, l’envie peut être forte de rentrer sous terre pour s’isoler. Ce que vous pouvez faire par la pensée en vous lançant dans une visite virtuelle des catacombes de Paris (14e), ces grandes galeries souterraines creusées à vingt mètres de profondeur pour en extraire le calcaire ayant permis la construction de nombreux bâtiments de la capitale. Des galeries qui abritent également le plus grand ossuaire du monde avec les squelettes de plusieurs millions de Parisiens.

Infos pratiques : Visite virtuelle des catacombes de Paris sur catacombes.paris.fr

Le musée du Louvre

Il est en temps normal le musée le plus visité du monde. Vidé de ses touristes, le Louvre (1er) reste accessible aux internautes à travers plusieurs visites virtuelles comme « Le Louvre médiéval » ou « Les antiquités égyptiennes ».

Infos pratiques : Visites virtuelles du Louvre sur louvre.fr

Le musée de l’Air et de l’Espace

Il a beau être fermé, le musée de l’Air et de l’Espace au Bourget (Seine-Saint-Denis) ne vous laisse pas pour autant cloué au sol. Avec lui vous pouvez monter dans le cockpit du Concorde, d’un rafale et d’un boeing, visiter l’exposition « Verdun, la guerre aérienne » et admirer des prototypes. Tout ceci en restant à une altitude équivalente à la hauteur de votre table basse.

Infos pratiques : Visites virtuelles du musée de l’Air et de l’Espace sur museeairespace.fr

La Bibliothèque nationale de France

La Bibliothèque nationale de France (13e) donne accès à un contenu inépuisable dans ses galeries virtuelles. Plutôt Boris Vian, cartes marines, photographie humaniste, estampes japonaises, fantasy… ? Vous trouverez forcément votre bonheur. Le 9e art n’est pas en reste avec l’application BDnF qui propose aux plus jeunes de réaliser leurs propres bandes dessinées et romans graphiques.

Infos pratiques : Expositions virtuelles de la BnF sur expositions.bnf.fr

Les musées de la Ville de Paris

Les quatorze musées de la Ville de Paris (musée d’Art moderne, Petit Palais, musée Bourdelle, musée Cernuschi…) proposent un accès à leurs riches collections à travers la reproduction numérique de plus de 150.000 oeuvres sur le site parismuseescollections.paris.fr. A cela s’ajoute des dossiers thématiques et des visites virtuelles comme celle consacrée aux dessins réalisés par Victor Hugo. Vous ne saurez plus où donner de la tête.

Infos pratiques : Collections en ligne des musées de la Ville de Paris sur parismuseescollections.paris.fr

Le Centre Pompidou

Le centre Pompidou (4e) propose un voyage artistique sonore sous forme de podcasts, notamment à travers la série « Un podcast, une oeuvre » qui aborde des thèmes tels que art et utopie, art et féminismes ou encore art et thérapie. A défaut de visiter physiquement les expositions du moment, il est aussi possible d’écouter Christian Boltanski commenter ses oeuvres ou d’entendre Christo évoquer l’aventure de l’empaquetage du Pont-Neuf et sa prochaine mission artistique, emballer l’Arc de Triomphe en septembre prochain.

Infos pratiques : Podcasts du Centre Pompidou sur centrepompidou.fr

La Cinémathèque française

Master classes avec Agnès Varda, Jane Fonda, Sergio Leone, Arnaud Desplechin ou encore Robert Redford, concert de Michel Legrand en hommage aux films de Jacques Demy, conférence « Cinecitta, histoire d’un studio mythique »… Même sur la Toile la Cinémathèque française (12e) va vous prendre dans sa toile.

Infos pratiques : Collections de la Cinémathèque française sur cinematheque.fr

L’Opéra de Paris

L’Opéra de Paris s’invite dans votre salon avec la diffusion gratuite sur son site d’opéras et de ballets. Et pour débuter, vous avez le choix entre Manon, Les Indes galantes et Giselle.

Infos pratiques : Diffusion d’opéras et de ballets de l’Opéra de Paris sur operadeparis.fr

Le musée d’Archéologie nationale

Du Paléolithique au Premier Moyen Âge, le musée d’Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) vous invite à plonger dans ses collections avec notamment la maquette en 3D des travaux de César devant Alésia.

Infos pratiques : Collections du musée d’Archéologie nationale sur musee-archeologienationale.fr

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A lire : Paris, à deux dans 40m2, l’apprentissage de la démobilité

A lire : Florilège de paysages grand-parisiens à regarder chez soi en attendant de ressortir

A lire : A Plaisir, on recycle même le recyclable

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Quelques idées pour accompagner nos élèves à distance...

22 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Quelques idées pour accompagner nos élèves à distance...

EXTRAIT

(...)

Quelques idées pour accompagner nos élèves à distance

- Travailler sur des exercices de révision (ce qui est déjà bien au regard d’acquis importants à consolider pour la suite de la scolarité).
- Profiter du numérique pour diversifier les informations relatives à un même savoir (classe « augmentée » : fournir des liens vers des vidéos, par exemple), en tenant compte de ce que l’exposition aux savoirs se fera dans un contexte très différent de celui attendu de la classe (à la maison, par la télévision, peut-être avec l’aide des parents, de la fratrie…).
- Réduire la profusion d’informations à laquelle les élèves sont soumis sur internet, en leur fournissant des feuilles de route par matières pour trier, classer, catégoriser les informations ; indiquer les niveaux de difficulté, les compétences mobilisées…
- Ne pas multiplier les documents à imprimer, car il n’y a pas toujours d’imprimante familiale...
- Proposer de l’autocorrection (avec des exercices suivis de leur réponse).
- Construire ce que l’on propose de manière échelonnée, par exemple avec des paliers ou des couleurs de ceintures, ou une progression temporelle (exercices de plus en plus difficiles).
- Cadrer chaque activité en précisant les temps de réalisation (temps de lecture et temps de réponse à la consigne) pour que les élèves puissent s’organiser.
- Transmettre des consignes simples, limitées, ne pas hésiter à passer par l’audio et la vidéo si nécessaire. Fournir des exemples pour démarrer et rendre explicites des consignes qui peuvent ne pas l’être.
- Pour chaque étape, proposer aux élèves des éléments de cadrage de la notion (synthétiques, avec des exemples et une vidéo de support, par exemple), puis quelques exercices autocorrectifs d’application directe et, enfin, donner une consigne pour l’évaluation de l’entité. Les élèves envoient ensuite leur travail à leur enseignant. L’évaluation consiste à répondre « validé » ou « pas encore validé ».
- En cas de non validation, les élèves reprennent leur entrainement. En cas de validation, ils passent à l’échelon suivant.
- Introduire un support symbolique de motivation extrinsèque (à défaut de pouvoir compter sur la satisfaction de travailler avec d’autres) : des badges qui s’obtiennent, des couleurs qui s’atteignent, des points qui se gagnent…
- Garder le lien avec les élèves en créant un fil de discussion, en téléphonant, penser aux gestes tutoraux pour maintenir l’engagement des élèves grâce à des messages ou des appels réguliers, des rétroactions etc.
- Penser à proposer des outils qui permettent les échanges et l’entraide entre élèves. Par exemple, un espace de tchat entre élèves, pour introduire une part de coopération sur les entrainements.
- Prévoir peu pour tenir dans la durée... car ni nous ni les élèves ne pourrons garder nos engagements... Or il me semble qu’on est aussi des exemples pour nos jeunes... Comment comprendre qu’on baisse de régime au 30 è jour ? Il semble que, comme un long marathon, il vaille parfois mieux se tenir à quelques entretiens de routine efficace, qui prenne peu de temps mais qui soit efficace...

En primaire

Nous sommes conscients que beaucoup de ces pistes sont plus faciles à suivre avec des grands élèves, c’est-à-dire au collège ou au lycée, quand ils ont déjà un ordinateur portable, car ils peuvent gérer de façon autonome la réalisation de ces travaux.

Pour les plus petites classes, en élémentaire, il faut demander peu mais bien ciblé, avec des consignes très claires.
- Proposer des exercices en cohérence si possible avec les projets de la classe ou qui ont du sens.
- Faire lire les élèves.
- Proposer de réaliser un bricolage simple ou un dessin et ensuite de le décrire ou d’en décrire les étapes pour les mutualiser entre élèves et recréer des ressources collectives.
- Donner des écritures à contraintes ou des résolutions de problèmes en comparant les solutions proposées par chacun (différentes stratégies).
- Faire écrire une histoire à épisode, inventer un énoncé de problème simple pour les autres.
- Écrire pour se raconter sa journée, son menu ou une blague qu’on aurait bien partagée dans la cour de récré... Ou les « petits bonheurs », ces moments qui nous manquent et qu’on sera content de retrouver une fois cet épisode passé.

(...)

Guillaume Caron, Sylvain Connac, Laurent Fillion, Carole Gomez-Gauthié, Cyril Lascassies, Cécile Morzadec, Nathalie Noël et Corinne Tressières
Enseignants du primaire à l’université et pédagogues militants

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Gautier Capuçon au violoncelle...

21 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Eric Reinhardt...

21 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Après la dernière note, un silence insolite s'était fait dans la salle de la Scala de Milan. De mémoire de spectateur, et Dieu sait qu'elle est élevée la moyenne d'âge des spectateurs de la Scala de Milan, et que cette moyenne d'âge fait remonter loin en arrière ladite mémoire des soirées mémorables de la Scala de Milan, on n'avait jamais entendu à la Scala de Milan un silence aussi massif, aussi profond, au sortir d'une symphonie. Elle avait très bien porté son nom ce soir-là cette symphonie (La Belle au bois dormant, je crois avoir omis de vous en donner le titre, pardonnez-moi), car les spectateurs pétrifiés ressemblaient à s'y méprendre aux sujets assoupis du royaume du conte, comme suspendus en plein mouvement, évanouis sur leur siège, immobiles, le regard fixe dirigé vers l'orchestre, avant de se lever d'un seul élan et applaudir en hurlant bravo ! bravo ! bravo ! pendant près d'une vingtaine de minutes, au gré d'une douzaine de rappels.

Eric Reinhardt - La Chambre des époux

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A lire... La Force de l’invisible d'Anne-Claire Désesquelles...

21 Mars 2020 , Rédigé par France Culture

A lire... La Force de l’invisible d'Anne-Claire Désesquelles...

(...)

" ... La Force de l’invisible d'Anne-Claire Désesquelles (éditions Pocket), professeure de khâgne à Lyon. L’idée est celle-ci que je trouve extraordinaire, car elle est en quelque sorte en aval de toutes les analyses philosophiques : la cause de tout mouvement, c’est une force. Or, alors que le mouvement est toujours visible, matériel, la force est invisible et immatérielle. L’auteure développe cela avec une maîtrise, une simplicité et une profondeur que je trouve tout à fait admirables. Et je m’émerveille du talent des autres."

(...)

Nicolas Grimaldi

EXTRAIT

En utilisant le terme « fort » comme adjectif, on réduit la force au simple caractère ou à la simple qualité d’une chose qu’on compare à une autre. Ainsi évoque-t-on les « rapports de force » entre groupes ou entre individus sans supposer que la victoire ou la défaite, la domination des uns ou l’assujettissement des autres seront l’issue de leur antagonisme. Le concept de force n’est alors qu’une commodité logique pour désigner le déséquilibre d’une rivalité et l’inégalité de quelque affrontement.

Mais la force sert-elle seulement à exprimer un rapport entre deux réalités ? N’est-elle pas plutôt en elle-même une réalité ? Si on entendait tout banalement par « force » le contraire de la faiblesse, elle ne ferait que caractériser une relation et n’aurait par conséquent de sens qu’au sein d’une comparaison. Tout à l’inverse, si on entend par « force » la cause de tout mouvement, il nous faudra bien lui reconnaître à tout le moins autant de réalité qu’à l’effet qu’elle produit. La désignant par son substantif au lieu de faire usage de l’adjectif qui en dérive, c’est à elle qu’on attribue tout mouvement observé dans un corps, qu’il soit organique ou inorganique. Sans elle, il resterait immobile. Cela présuppose qu’aucun objet ne peut tirer son mouvement de sa seule matérialité et qu’il a donc besoin d’une cause motrice immatérielle. « Tout mû est mû par quelque chose1 », disait Aristote. Ce quelque chose, c’est la force.

Rien n’est cependant plus énigmatique que la manière dont elle peut mouvoir un objet. En se produisant dans la nature, tout mouvement en est certes rendu visible et observable. Mais qui a jamais pu voir une force ? Immatérielle et dépourvue de mouvement, comment peut-elle alors produire ce qui est même sans analogie avec elle ? Comment l’invisible peut-il être la principale cause du visible ? Quelle que soit la façon d’envisager le passage de la force au mouvement, on se heurte à une aporie. Si le passage est direct, si la force s’y manifeste immédiatement, on ne comprend pas plus que le mouvement puisse être une expression de l’immobile qu’on ne comprend que l’Autre puisse être l’expression du Même. Si, au contraire, le passage est progressif, on ne voit pas quelle médiation pourrait transmuer l’absence de mouvement en mouvement, rendre visible l’invisible, et faire émaner la matérialité de l’effet de l’immatérialité de sa cause.

Quant à définir la force comme cause du mouvement, cela ne caractérise pas quel genre de cause elle peut être. Est-elle une cause physique déterminant nécessairement son effet à la manière dont le froid provoque le gel ? Mais il faudrait qu’elle fût elle aussi un phénomène qui, comme tout autre, devrait nous apparaître et serait donc observable, et qui serait produit par d’autres phénomènes dont on chercherait la cause. Renonçant à lui assigner un statut phénoménal, serait-il plus juste de l’identifier à une cause finale qui produirait le mouvement en lui assignant un but à atteindre, comme le modèle que se représente l’artisan serait la cause de son activité ? Mais il faudrait que lui fût inhérente l’idée ou l’image d’une fin, c’est-à-dire une représentation. Or on ne voit pas comment une simple représentation figée pourrait susciter la moindre tension vers quoi que ce soit ni par conséquent produire le moindre mouvement. La force est-elle alors une cause transcendante qui crée le mouvement à la façon dont Dieu a pu créer le monde ? Mais l’abîme ainsi creusé entre la force et le mouvement rendrait plus incompréhensible encore le passage d’un terme à l’autre.

Toutes ces difficultés remettent en question non seulement notre pouvoir de définir la force, mais jusqu’à son existence même. Est-elle vraiment une réalité ou n’est-elle qu’une idéalité, voire une simple chimère ? Si elle est une réalité, quelle est sa nature ? Qu’est-elle ? Depuis Newton, les physiciens la considèrent comme le pouvoir qu’a la moindre parcelle de matière d’exercer une influence sur le mouvement de toute autre dans l’univers. Une telle conception rend-elle toutefois compte du mouvement lui-même ou seulement de son changement ? S’il s’agit non plus de modifier, mais de produire et d’entretenir un mouvement, donc d’en être réellement la cause, c’est à un principe moteur interne que nous avons alors affaire et c’est lui qui devient nécessaire. Ainsi allons-nous être amenés à penser une force interne, toute différente des forces de la physique, qui déjà sourdement présente dans les corps inorganiques ne donne cependant sa pleine mesure que dans la vie.

1. Aristote, Physique, VIII, 10, 266 b, Paris, Flammarion, 2000, p. 445.

La Force de l’invisible - Anne-Claire Désesquelles - Pocket Editions

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Confinement : un peu de géographie, les enfants ? Barbatrucs (Vidéo)

21 Mars 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

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Coronavirus : des vidéos pour se cultiver en restant confiné...

21 Mars 2020 , Rédigé par Le pays de l'ours Publié dans #Culture

Coronavirus : des vidéos pour se cultiver en restant confiné...
Tout comme vous nous sommes à la maison et nous pensons à vous !
 
Voilà une sélection de vidéos sur l'ours et la nature. Tout le monde peut y trouver son bonheur, des passionnés aux enfants.
 
Nous les avons regroupées par catégorie :

Sur l'ours dans les Pyrénées

  • L'ours des Pyrénées, le pourquoi du comment(Altaïr-nature)
1. Il était une fois ... l'Ours :https://youtu.be/juIAsTGokOw
2. Le Retour de l'ours : https://youtu.be/4MvXpIfyNq0
3. L'Ours & le Pastoralisme : https://youtu.be/EwX1NeaIb2s
4. L'Ours & les autres usagers de la Montagne: https://youtu.be/nr58847-U1Q
5. L'Ours, un patrimoine culturel ? : https://youtu.be/ayM61k-dmq8
Et pour se distraire : Les Deschiens L'Ours des Pyrénées :
https://www.youtube.com/watch?v=YVPZfVairDQ
Avec les enfants

Pour les passionnés d'ours

Sur les Pyrénées

Sur l'ours brun, en Europe et ailleurs
L'évolution de l'ours
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Malgré leurs inquiétudes, les enseignants accueillent les enfants des soignants...

21 Mars 2020 , Rédigé par Médiapart Publié dans #Education

Malgré leurs inquiétudes, les enseignants accueillent les enfants des soignants...

Près de 20 000 enseignants se relaient pour accueillir quelque 30 000 enfants d’infirmiers, de médecins ou autres personnels de santé mobilisés dans les hôpitaux pour lutter contre le Covid-19. Inquiets, sans protection, ils ont quand même choisi d’aller dans les écoles.

David n’a pas réfléchi une seule seconde aux risques éventuels. Ce professeur des écoles dans le XIIIe arrondissement de Paris s’est porté volontaire pour accueillir les enfants du personnel soignant sur le front de la lutte menée pour soigner les malades du Covid-19.

Il est disponible puisque sa fille passe ce confinement chez sa mère dont il est séparé. L’enseignant, comme toute l’Éducation nationale, a été pris de court par l’annonce de la fermeture des établissements scolaires. Le lendemain de l’annonce présidentielle, il a dû s’occuper surtout de ses propres élèves dans son école classée en éducation prioritaire pour assurer cette fameuse « continuité pédagogique », malgré les difficultés évidentes comme la fracture numérique.

Quelque 20 000 enseignants continuent de se rendre dans les écoles un ou plusieurs jours par semaine, pour accueillir les 30 000 enfants d’infirmiers, de médecins ou d’autres personnels mobilisés dans les hôpitaux et les cabinets médicaux pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Il a aussi fallu organiser au plus vite leur accueil. Car le gouvernement l’a promis, tous les enfants de médecins à l’hôpital ou libéraux, d’aides-soignants, d’infirmières, de cadres de santé ou de certains organismes comme les salariés des agences régionales de santé (ARS) pourront être accueillis dans les écoles et les collèges.

Pour les enfants de moins de trois ans, l’accueil en crèche est organisé localement par les départements. Des assistantes maternelles aussi peuvent continuer à accueillir ces enfants et certaines se sont émues du flou des décisions du gouvernement. Les familles concernées doivent présenter un justificatif professionnel pour que leur progéniture soit accueillie à l’école.

Mais un tiraillement subsiste parmi les acteurs de la profession, désireux de soulager les soignants d’une part, mais apeurés d’attraper le virus auprès des enfants et de contaminer les proches en se portant volontaires. Floriane, professeure en école maternelle à Nice, ne s’est pas non plus posé de questions quant à son investissement. « J’ai envie que les soignants aillent travailler l’esprit léger et laissent leurs enfants avec des enseignants qu’ils connaissent. »

Rien à voir avec l’école habituelle. Les consignes de sécurité, comme le respect des gestes-barrières et d’une distance minimale, rappellent à tous qu’il ne s’agit pas des conditions scolaires idéales. Les élèves devront être regroupés par classes de huit à dix enfants au maximum pour éviter une trop grande promiscuité entre eux. Les petits doivent aussi éviter de s’échanger des stylos, des jeux, et les enseignants les invitent à se laver les mains encore plus régulièrement que d’habitude.

Dans l’école de David, les volontaires ont respecté cette préconisation malgré les difficultés inhérentes à la gestion d’enfants. « Au début, raconte-t-il, on a séparé les enfants dans un grand préau par petits groupes. Ils étaient vingt-cinq, on a pu faire des groupes de cinq. »

Mickaël est professeur des écoles en maternelle à Nantes. Cet enseignant exerce dans une école proche du CHU où il y a forcément des enfants de soignants. Il s’est porté volontaire « pour être utile pour ces petits dont les parents sont ultra-occupés », car lui-même n’est pas père et dispose donc de temps libre. De son propre aveu, le suivi pédagogique à distance n’est pas évident à mettre en œuvre pour des élèves de maternelle. « Ce n’est pas le même enseignement que d’habitude, ils vont avoir plus d’autonomie. Le premier jour, il y avait sept élèves de maternelle au primaire. Aujourd’hui, vendredi, une quinzaine pour trois enseignants et le directeur. »

Un communiqué publié le 14 mars par plusieurs organisations syndicales d’enseignants après un point de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, sur le Covid-19, a créé la polémique, car il appelait les enseignants à exercer leur droit de retrait précisément pour des raisons de sécurité. Mais « il ne s’agit évidemment pas de refuser d’accueillir les enfants de soignants », a assuré le secrétaire général de la FSU, qui déplore auprès de Libération une « incompréhension ». Certains syndicats ont toutefois déploré l’absence de savon, de gel hydroalcoolique ou de masques dans certaines écoles. 

Comment assurer la sécurité des enseignants alors qu’aucun matériel n’est mis à leur disposition pour se protéger pour le moment ? Pour pallier les manques sanitaires, des conseils s’échangent, comme ici sur le site du Snuipp-FSU de Seine-Maritime. « Pour les enseignants […], douche et shampooing en rentrant chez soi avant de voir quoi que se soit (sic). C’est ce qu’on fait nous. Lavage de mains au moins toutes les heures, essayer de garder un mètre entre les enfants. Nettoyer les surfaces et les poignées de porte régulièrement avec eau de Javel ou Sanytol régulièrement au moins deux fois le matin et idem pour l’après-midi. »

Comme souvent, le système D prime. « On a essayé de récupérer des masques par les directeurs dans d’autres écoles qui n’en ont pas besoin pour le moment. C’est l’autogestion et la solidarité », rapporte encore David

Ce dernier explique qu’il n’a pas pensé aux risques éventuels, même s’il a pris la décision de travailler avec des gants. « J’ai perdu ma mère l’année dernière, elle a passé dix jours à l’hôpital, et le personnel soignant a fait un boulot formidable, alors je veux les aider à mon tour. Je ne mets pas de proches en danger, je n’ai pas ma fille avec moi. Je ne suis pas un héros, je suis un travailleur, mais j’exige une sécurité matérielle et qu’il n’y ait pas trop d’enfants, même si le risque zéro n’existe pas, car on n’arrive pas à les tenir à distance les uns des autres. »

Mickaël explique aussi qu’aucune protection n’a été mise à sa disposition. « On est restés loin les uns des autres, on s’est lavé les mains souvent. On évite de toucher les poignées de porte, on emprunte celles qui sont ouvertes. Ils arrivent avec le travail à distance qu’ils ont. Ce n’est clairement pas la classe habituelle. Ils font de la lecture, des jeux et ils jouent dehors. » Un hybride entre garderie et centre de loisirs en somme.

La situation est délicate. Olivier, un animateur de centre de loisirs dans une ville en région parisienne, explique refuser pour le moment de se rendre dans son école. D’abord parce qu’il n’y a pas eu de consignes concernant cet accueil. « Quand tout s’est accéléré, la semaine dernière, nous n’avons eu aucune consigne ni protection. On savait que des enfants étaient revenus d’Italie. Nous avons été en contact tous les jours avec eux, le midi à la cantine, le soir après l’école et la journée complète le mercredi. » L’animateur explique qu’ils ont des contacts rapprochés avec les enfants. Même lors des jeux dans le préau.

Quand sa hiérarchie réclame aux animateurs et aux Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles, soit l'assistant de l'enseignant) de revenir à l’école pour s’occuper des enfants de soignants, David s’étrangle. « Ils ne veulent même pas qu’on reste en quarantaine pour être sûrs qu’on n’est pas malades comme on a été exposés. Et cela met les personnels en danger, beaucoup viennent de loin et prennent les transports. » Les animateurs décident alors d’écrire à leur direction qu’ils n’allaient pas se déplacer.

Un Atsem est venu pour faire l’accueil. Deux enfants ont été déposés par leurs parents et ont été gérés par le directeur. Olivier concède que cette situation est compliquée, mais il tient à ce que la sécurité des équipes prime. « Je ne prends pas des vacances là, je dis juste que je veux être sûr de ne pas être malade. Si après quatorze jours de confinement je n’ai aucun symptôme, je me porterai volontaire pour l’accueil des enfants. »

Virginie Akiout, enseignante et secrétaire générale du Snuipp pour les Bouches-du-Rhône, confirme que l’animateur de centre de loisirs n’est pas le seul à s’inquiéter. Elle a reçu pléthore d’appels d’enseignants inquiets, attachés à la continuité du service public, mais aussi soucieux de rester en bonne santé. Elle rappelle que tous les enseignants mobilisés l’ont fait sur la base du volontariat. Mais cela n’éteint pas les craintes.

Les enseignants et les écoles ne sont équipés ni de masques ni de gels hydroalcooliques. « Les personnels soignants sont beaucoup exposés au virus et leurs enfants aussi. Or, ils le véhiculent. » Des roulements ont été mis en place pour éviter qu’un seul petit nombre d’enseignants ne soient exposés. « C’est tellement inédit qu’on gère l’urgence et qu’on voit aussi l’impréparation », note Virginie Akiout. Le recensement des enfants de soignants s’est fait à la dernière minute.

Pire, selon elle, « La plupart des écoles n’ont pas été nettoyées après le vote de dimanche dernier, et ce n’est pas faute d’avoir prévenu que les conditions sont loin d’être requises pour l’accueil. »

Cela n’a pas dissuadé Laurence, enseignante RASED à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et déléguée du personnel au Snuipp, de faire partie des volontaires dans sa ville. Dans le cadre de ses activités syndicales, elle a aussi reçu beaucoup d’appels de collègues « catastrophés ». Elle explique que « certains sont requis alors qu’ils ont des enfants, d’autres ont peur de ramener le virus à la maison, mais se sentent coupables de refuser ».

Au regard de la gravité de la situation, explique encore Laurence, il est nécessaire de se protéger autant que possible, sans matériel. Les douze enseignants volontaires devront être présents deux matinées ou deux après-midi par semaine. « Il n’y aura pas plus de quatre ou cinq enfants. On a réfléchi avec l’inspecteur et la directrice pour trouver la salle la plus grande avec des ordinateurs, des jeux. Les enfants seront à grande distance entre eux et de nous, on va les accompagner. On économise nos forces ensemble. C’est quand même ubuesque de garder ces enfants sans pouvoir les approcher parce que spontanément les petits de maternelle viennent nous faire des bisous, mais j’imagine que leurs parents leur ont expliqué. »

Mickaël ne panique pas non plus. « Je me dis que ça va aller si je fais attention et que si je dois l’attraper, je l’attraperai ce virus. Je me dis aussi que ça fait du bien de travailler et de sortir un peu, car on n’est qu’au début du confinement. »

Faïza Zerouala

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Revue de Presse Education... Ecole à la maison - Ressources confinement - Ailleurs...

21 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ecole à la maison - Ressources confinement - Ailleurs...

L’actualité tourne essentiellement autour du Covid-19, du confinement et de l’enseignement à distance.

Ecole à la maison

Coronavirus : des enseignants font cours via les réseaux sociaux pour faire face aux surcharges de connexions des sites officiels
« Pour assurer la continuité pédagogique lors du confinement lié à l’épidémie de Covid-19, des professeurs ont recours à des solutions originales... mais bannies par l’Education nationale. » Vidéo.

Coronavirus en Occitanie : salle de classe à la maison et programmes improvisés
“Pour pallier la fermeture des établissements scolaires, les élèves doivent suivre un enseignement à distance. Mais les sites mis en place par l’éducation nationale rencontrent des bugs, les professeurs s’adaptent et les parents improvisent. Reportage à Albi.”

Ecoles : avec le confinement, la crainte d’inégalités qui « se creusent » pour les élèves
“Difficultés à communiquer avec certaines familles, pas d’ordinateur ou « système D » : enseignants et parents craignent de voir les inégalités entre élèves « se creuser » avec l’enseignement à distance à l’heure du confinement, même si des initiatives et un important « élan solidaire » se mettent en place.”

Réforme du lycée : “« On se dit vraiment qu’on a tout pris dans la tête cette année »
« Libération » suit cette année trois élèves de première, qui nous racontent chaque mois à tour de rôle comment ils vivent la réforme du lycée. Ce mois-ci, Camille du lycée Henri-IV à Paris évoque l’impact du coronavirus sur la préparation du bac.”

Coronavirus : les riches se ruent sur l’enseignement à distance
“Partout dans le monde, là où les écoles ont fermé à cause du Covid-19, les parents les plus aisés paient pour de l’enseignement à distance. Les plus riches cherchent même des profs particuliers.”

Coronavirus : et si l’école sortait renforcée de la pandémie ? par Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens
“La fermeture prolongée des établissements rend nécessaire le recours massif aux pratiques d’enseignement à distance. C’est, en un sens, une chance qu’il ne faut pas laisser passer, estime Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens.”

Les écrans, atouts ou freins du dialogue familial ?
« Dans la plupart des pays, les enfants d’aujourd’hui sont immergés dans un monde numérique. Selon l’Insee, 87 % des familles avaient un accès à Internet en 2018 et 82 % des familles possédaient au moins un appareil numérique permettant un accès en ligne.
Au fil des âges, les supports utilisés évoluent et le temps passé devant tel ou tel type d’écran varie. Les jeunes enfants ont encore un usage majoritaire de la télévision (87 % des enfants de 2 ans la regardent, dont 68 % tous les jours). Les 6-10 ans sont 50 % à passer trois heures ou plus par jour devant un écran, tandis que les 12-17 ans sont 86 % à posséder un smartphone et 70 à 87 % à passer 3 heures ou plus devant un écran.
Quant aux les adultes, environ 80 % d’entre eux passent 3 heures ou plus par jour devant un écran, hors temps dédié au travail. Ces usages nuisent-ils à des échanges de qualité entre parents et enfants ? Ou, au contraire, peuvent-ils constituer un nouveau mode de relation ? »

Ressources pour le confinement

Coronavirus :Enaco met son campus numérique à la disposition des écoles Par Jeanne Magnien, le 18 mars 2020
“L’école de commerce en ligne Enaco, basée à Roubaix (Nord), est en mesure de proposer ses outils à d’autres établissements pour les aider à mettre en place un enseignement à distance de qualité.”

Coronavirus : SimforHealth offre aux étudiants infirmiers un accès gratuit à sa plateforme de formation à distance
“BORDEAUX (TICsanté) - La société SimforHealth offre l’accès gratuit à sa collection de simulateurs numériques à tous les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) de France pour permettre aux étudiants de poursuivre leur formation à distance, a-t-elle annoncé le 17 mars.”

Coronavirus. Edtech France met 200 outils d’enseignement à distance accessibles gratuitement
“L’association Edtech France qui rassemble des sociétés et organismes dans toute la France, dont l’Ouest, spécialisés dans l’enseignement à distance, met gratuitement à disposition 200 outils numériques en ligne durant toute la période de confinement. Ces services sont destinés aux élèves, en enseignants, aux parents et aux professionnels.”

Coronavirus. Prisée des « Gamers », l’appli Discord utilisée à Poitiers pour les classes virtuelles des enseignants
“Initialement conçue pour permettre aux adeptes de jeux vidéo de communiquer entre eux pendant les parties, l’appli Discord est aujourd’hui utilisée pour recréer des salles de classe virtuelles. Alors qu’élèves et professeurs sont confinés à leur domicile pour cause de coronavirus, la plateforme leur permet de continuer l’enseignement à distance, notamment à Poitiers (Vienne).”

Adobe Creative Cloud est gratuit et en accès libre pour les étudiants et les enseignants
“EDUCATION L’accès à des logiciels tels que Photoshop ou InDesign est offert jusqu’au 31 mai et l’utilisation gratuite de l’outil de conférence virtuelle Adobe Connect est possible jusqu’au 1er juillet.”

Les professeurs documentalistes et l’enseignement de SNT
“Document réalisé par Perrine Chambaud, Mélanie Serret, Isabelle Le Seven et Blandine Delecour, référentes TraAM et professeures documentalistes en lycée.”

Ailleurs

Accord conclu : les enseignants israéliens cessent d’enseigner sur Internet et réduction des vacances d’été
« 180 000 enseignants sont envoyés en congé payé. En échange, les grandes vacances d’été des enseignants seront réduites de 9 jours. Les vacances seront réduites de 14 à 10 jours. »

Coronavirus : comment Lagos entend se barricader
« La capitale économique du Nigeria va fermer les écoles et interdire les rassemblements. Des mesures difficiles à mettre en place dans cette mégalopole de 20 millions d’habitants. »

Belgique. L’école à la maison : les enfants doivent pouvoir travailler seuls
“Les acteurs de l’enseignement ont fixé certaines balises pour le suivi pédagogique des enfants à domicile. Une réunion spéciale s’est tenue mardi matin, avec la ministre Caroline Désir, comme prévu.”

Géraldine Duboz (et Bernard Desclaux)

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