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Vivement l'Ecole!

Faisons destin commun - Par Christophe Chartreux

27 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Faisons destin commun - Par Christophe Chartreux

Ce qui se passe en ce moment, sous nos yeux, est une sorte de film de science-fiction dont nous serions les héros involontaires. Hélas, ce n'est pas un film. Les acteurs ne sont pas des personnages sortis de l'imagination d'un auteur ni d'un metteur en scène. Les malades sont malades. Les morts sont morts.

Je ne sais pas ce que demain sera. Je suis déjà heureux d'être en vie chaque matin et de voir les vivants d'hier être les vivants d'aujourd'hui. Pourtant, il y aura un "jour d'après". Et il m'arrive d'essayer d'imaginer ce qu'il pourrait idéalement être. C'est très simple:

une rupture radicale avec tout ce que nous avons connu jusqu'à maintenant dans TOUS les domaines.  Un monde construit par ses citoyens, solidairement, à l'écart des égoïsmes, "définanciarisé", écologique et dont le "logiciel" serait fabriqué pour AIDER l'autre - on devient plus fort en aidant - et non pour rechercher encore et toujours plus de profits que quelques-uns se partagent au détriment de ceux qui travaillent. Qui travaillent pour produire ces possibilités de profits incalculables. A l'écart des gains, évidemment. On les appelle les pauvres, ces petites mains qu'hypocritement certains applaudissent et remercient, aujourd'hui qu'ils ont peur!

Tout cela est naïf n'est-ce pas?

Je ne suis pas suffisamment expert pour me lancer dans une analyse prospective qu'un Piketty ou d'autres exposeront mieux que moi. Il n'empêche que de là où je parle, je vois, j'entends, je vis.

"Plus rien ne sera comme avant" avait-on dit après la crise de 2008. Et tout est redevenu comme avant. Aucune leçon ne fut durablement retenue car les puissances d'argent - pour employer un terme générique - savent, veulent et peuvent imposer leur loi d'airain. Elles veulent et peuvent empêcher les velléités de transformer une société qu'ils ont façonnée pour qu'elle leur soit utile et profitable. A eux et eux seuls. Pour tous ceux-là, réinventer le monde est un danger mortel. Ils sont prêts à tuer pour interdire cette réinvention nécessaire.

Pourtant, seul un monde construit sur davantage de justice - sociale mais pas seulement - offrira les leviers de fabrication d'un monde plus vivable. Un monde plus solidaire, plus collectif qui mettra fin aux égoïsmes. Ces égoïsmes nous ayant fait tant de mal.

C'est un combat de titans qui s'annonce car les "forces de l'argent" mettront TOUT en oeuvre pour maintenir et même consolider les structures de ce "barnum" si utile à leurs desseins.

Dans le domaine qui est le mien, je parle évidemment de l'éducation, nous - enseignants/élèves/étudiants/parents/etc - ne pourrons pas continuer "comme avant", comme si rien ne s'était passé. Et surtout pas avec cette équipe en place actuellement aux affaires, équipe qui évidemment DEVRA partir. Le plus rapidement serait le mieux mais je ne me fais, de ce point de vue, guère d'illusions. Oui, il faudra construire une autre Ecole, rédiger d'autres programmes, proposer d'autres formations, imaginer d'autres architectures scolaires.  Mon sujet ici n'est pas de proposer cette "autre école" mais si celle que l'actuel pouvoir met en place perdure, alors tout espoir de voir émerger une autre vision de société possible sera perdu.

Aujourd'hui, là, au moment où j'écris, au moment où vous lisez, écoutez... Que nous dit-on? Confinez-vous! C'est parfaitement normal et salutaire. Mais écoutez bien. Tendez l'oreille. Que nous dit-on aussi?

Comme une petite musique lancinante. Confinez votre esprit critique, respectez un moment d' "unité nationale" - venant d'un pouvoir qui a passé trois ans à exprimer son mépris pour tous ceux qui osaient réfléchir autrement, c'est cocasse. Il sera temps, après, lorsque la machine de production aura recommencé à polluer nos villes comme nos vies, de tirer les leçons de cette pandémie mortifère. Vous allez voir ce que vous allez voir! "Rupture" a osé, dans un délire soudain clairvoyant, notre Président de la République. Hélas, tout cela n'est que simulacres accumulés. On veut nous "faire croire que...". Que tout cela, que tous ces malades, que tous ces morts sont la conséquence, certes de quelques erreurs d'appréciation - "On ne pouvait pas prévoir" - mais certainement pas de choix plus profonds, de choix de société.

Ce sont ces choix que les PEUPLES devront mettre de coté pour en IMPOSER d'autres.

Faisons le choix d'une société qui protège la totalité de l'humanité, sans laisser personne "au bord du chemin"...

Rejetons les choix de société qu'une minorité a fabriqués à son profit et qui régulièrement amènent cette humanité déshumanisée au bord du gouffre...

Faisons jaillir un "destin commun"!

Christophe Chartreux

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Stéphane Bonnery : La continuité pédagogique et les mensonges...

27 Mars 2020 , Rédigé par Le café Pédagogique Publié dans #Education

Stéphane Bonnery : La continuité pédagogique et les mensonges...

EXTRAIT

« Si le virus provoque une telle déstructuration de notre société, c’est qu’il y avait déjà un souci, celui de la déstructuration du service public mené par les politiques depuis des années ». Professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris 8 (Saint Denis), Stéphane Bonnery questionne la continuité pédagogique tant vantée par le ministre. Il l’accuse de profiter de la crise actuelle pour faire passer en force ses réformes. « Concernant le bac, j’accuse nommément Blanquer de faire exprès de jouer la montre. Plus le temps passe, plus il aura l’occasion de dire qu’il n’y pas d’autres solutions que le contrôle continu. Contrôle continu qu’il a en tête depuis bien longtemps et qu’il faut tout faire pour éviter car il amplifierait les inégalités ». Entretien.

La continuité pédagogique, qu’est-ce que cela signifie ?

Continuer à instruire dans le contexte actuel est une bonne chose mais il faut se garder de deux travers. Le premier, ce serait de se dire qu’il faut attendre que cela passe, et qu’on verra bien après. Les familles, et notamment les familles populaires, ont bien compris que plusieurs semaines sans école pénaliseraient leurs enfants. Le second serait de faire de la surenchère car toutes les conditions ne sont pas réunies pour un réel enseignement à distance.

La continuité pédagogique suppose des enseignants installés dans le métier. Or la suppression massive des postes depuis des décennies, avec le recrutement de contractuels pour parer aux manques, a des conséquences très concrètes. Les contractuels essaient de faire au mieux. Avoir une classe, pour eux, n’est déjà pas simple, alors construire des apprentissages qui soient accessibles aux élèves, sans professeur ni recours des parents, est encore plus compliqué. Ce que révèle cette crise, c’est que pour penser une continuité pédagogique, il faut des enseignants en continu. Cela révèle quelque chose de profond, cela révèle un mensonge du gouvernement qui fait comme s’il était face à une crise qui vient de l’extérieur. Or si le virus provoque une telle déstructuration de notre société, c’est qu’il y avait déjà un souci, celui de la déstructuration du service public mené par les politiques depuis des années. Si on avait partout des enseignants titulaires, on pourrait au moins envisage des solutions comme le lissage du programme sur deux ans au sein des équipes pédagogiques.

Le ministre assure que l’Education Nationale est prête. Est-ce le cas ?

Non certainement pas, et cela pour plusieurs raisons. D’abord les conditions matérielles. Le modèle de famille qui est dans la tête de nos gouvernants et qui est diffusé dans la presse est basé sur une famille où chaque enfant dispose d’une chambre individuelle, de son propre ordinateur, de parents disponibles pour accompagner les apprentissages et surtout du haut débit. Et cela, cela révèle le profond racisme de classe de ce gouvernement. Les enfants sont, bien souvent, seuls face aux injonctions qui arrivent. Et même quand les parents sont mobilisés, plusieurs enfants d’une même famille se retrouvent sommés de se connecter à un cours à la même heure alors qu’un seul ordinateur dans la famille est disponible. Les profs ne peuvent être tenus responsables de cette pression, car c’est surtout sur eux qu’elle s’exerce, par le biais des inspecteurs, des rectorats, et surtout du ministère. Il est normal qu’il y ait des lignes directrices institutionnelles mais il faut aussi savoir s’adapter à la réalité locale, plutôt que d’imposer de bonnes recettes d’en haut.

Au-delà des conditions matérielles, les conditions pédagogiques aussi sont questionnables. Un enseignant sait construire ses supports pour faire classe devant ses élèves, l’enseignement à distance ne s’improvise pas. Aujourd’hui, les enseignants ne sont pas prêts, quel que soit le discours ministériel. Beaucoup envoient aux élèves ce qu’ils ont préparé pour le présentiel, car c’est ce dont ils disposent dans l’urgence, mais ces supports sont faits pour être accompagnés de la parole et d’activités encadrées par l’enseignant.

(...)

Propos recueillis par Lilia ben Hamouda

Suite et fin à lire en cliquent ci-dessous

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Revue de Presse Education... Polémiques — Examens — Enseigner...

27 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Polémiques — Examens — Enseigner...

De belles polémiques pour commencer. La question des examens est largement agitée. Et du fait de cette nouvelle situation, l’enseignement se trouve interrogé.

Polémiques

Les enseignants et le mépris
En titrant le 24 mars « Les profs français, les plus méprisés du monde ? », nous ne croyions pas avoir une confirmation aussi rapide. Elle est arrivée très vite. Avec les propos de Sibeth Ndiaye, lors du compte-rendu du conseil des ministres le 25 mars, parlant des enseignants qui « aujourd’hui ne travaillent pas compte tenu de la fermeture des écoles ». Mais aussi avec des gestes concrets comme le refus de masques pour les enseignants accueillant des enfants de soignants. Parce qu’au sommet de l’Etat, les petites phrases et les stéréotypes sur les enseignants ont des conséquences sur la vie des enseignants…

Pour Sibeth Ndiaye, les enseignants ne travaillent pas actuellement
“Oups. La déclaration passe mal. Alors que la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye précisait en sortie de Conseil des ministres l’appel aux personnes sans activité à venir « rejoindre la grande armée de l’agriculture française », un des exemples utilisés a provoqué l’ire des enseignants. « Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles de traverser toute la France pour aller récolter des fraises », a-t-elle lancé avec aplomb.”

OUPS Les enseignants "qui ne travaillent pas" : Sibeth Ndiaye fait son mea culpa
La porte-parole du gouvernement a déclaré ce mercredi que les enseignants ne travaillaient plus depuis la fermeture des écoles, s’attirant les foudres de la profession.”

Les profs ne "travaillent pas compte tenu de la fermeture des écoles" : Sibeth Ndiaye mélange confinement et vacances scolaires
“La France est regardée en ce moment comme étant un pays qui a été très réactif sur le plan de l’enseignement à distance, avec beaucoup de professionnalisme, beaucoup de dévouement des professeurs”, continuait-il. Et de conclure : “Un hommage national doit être rendu aux professeurs parce que c’est dans ces moments-là qu’on se rend compte de ce que c’est d’avoir un grand service public de l’éducation.” Sibeth Ndiaye doit avoir loupé la consigne.”

Coronavirus : la continuité pédagogique des enseignants au coeur des débats
La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a provoqué un tollé en suggérant que les enseignants ne travaillaient pas, avant de faire son « mea culpa ». Emmanuel Macron a, mercredi soir, « remercié » les enseignants qui s’occupent des enfants « sans relâche ». Au-delà de la polémique, la continuité pédagogique qui leur est demandée suscite de vifs échanges.”

« Peut-être que les parents réalisent combien on travaille et qu’il est difficile d’enseigner »
TÉMOIGNAGES. “Depuis la fermeture des écoles en raison de l’épidémie de coronavirus, les professeurs doivent faire classe à distance. Un défi quotidien !

Dans le Haut-Rhin, le coronavirus se propage aussi à cause de la fracture numérique
Alors que le ministère de l’Éducation nationale appelle chacun à poursuivre l’école à distance, certaines familles sont dépourvues d’ordinateur et/ou d’imprimante chez elles. Dans le Haut-Rhin, beaucoup ont donc décidé de s’entraider en se faisant passer des documents... ce qui a propagé le coronavirus.”

Le Covid-19 met à rude épreuve les relations entre les enseignants et Jean-Michel Blanquer
Pressés d’assurer un maximum de « continuité pédagogique », soumis à des injonctions parfois contradictoires, les enseignants s’élèvent contre la volonté du ministre de les voir téléphoner à chaque famille.”

Confinement : les parents peuvent-ils aller dans les établissements récupérer les devoirs des enfants ?
Le ministre de l’Education nationale a indiqué que le fait d’aller chercher le travail dans l’école de son enfant correspondait à « un motif familial impérieux ». Mais des enseignants s’organisent autrement.”

Voyages scolaires : Une ordonnance prévoit un avoir à la place du remboursement
Les voyages scolaires interrompus pour cause d’épidémie ne seront finalement pas remboursés. Une ordonnance publiée le 26 mars autorise les entreprises à proposer à la palce un avoir. Cette mesure contredit les annonces de JM Blanquer.”

Examens

Baccalauréat : l’incertitude des lycéens en pleine épidémie de coronavirus
En France, le confinement pourrait durer encore plusieurs semaines, a annoncé Édouard Philippe lundi 23 mars. Une prolongation qui commence à inquiéter les lycéens, à l’approche du baccalauréat. Le ministre de l’Éducation ne prévoit pas de retour en classe avant le 4 mai au mieux.”

Contrôle continu, épreuves aménagées, report : les scénarios pour un bac 2020 « aménagé »
Dans le contexte actuel de confinement, l’organisation du baccalauréat s’annonce compliquée. Du report au contrôle continu, partiel ou total, plusieurs options sont envisagées. Mais rien n’est encore arbitré.”

Coronavirus : Jean-Michel Blanquer confirme que le baccalauréat aura bien lieu
Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a confirmé ce mercredi que le baccalauréat 2020 aurait bien lieu, et ce malgré les conditions particulières liées à l’épidémie de coronavirus. Sa date et ses modalités devraient être connues d’ici une dizaine de jours, selon le ministre.”

Concours, examens, bac... chamboulés par le Covid-19
À la lumière de l’évolution de la situation sanitaire en France, les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ont décidé de reporter ou modifier les concours à venir.”

Matthieu Orphelin : "Pourquoi il faut privilégier le contrôle continu pour le bac 2020"
Le bac 2020, perturbé par la crise du Covid-19, nécessitera des aménagements. Le député Matthieu Orphelin livre les résultats inédits d’une consultation sur le sujet.”

L’école à l’heure du Covid-19, Et si vous supprimiez le Bac et le Brevet 2020 ? CRAP-Cahiers pédagogiques - Éducation & Devenir
Ce temps de confinement est un moment exceptionnel de mobilisation : acteurs du monde de l’éducation, parents, mouvements d’éducation populaire, mouvements pédagogiques. Tout le monde fait ce qu’il peut, pour essayer de garder à niveau les élèves qui n’éprouvent pas de difficulté scolaire, pour aller chercher ceux que l’école à distance n’atteint pas, par faute d’équipement, faute de comprendre ou encore du fait de parents malades, travaillant à domicile ou submergés par la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui.
Mais la communauté éducative regroupant enseignants, personnels de direction, parents et élèves est inquiète en particulier au sujet des examens. Il est temps de regarder les choses en face et de lancer des signaux forts pour faire baisser le stress d’une population déjà suffisamment éprouvée
.”

Enseigner

Professeurs des écoles volontaires : Qui sont-ils ?
Alors que le confinement aborde sa neuvième journée, de nombreux enseignants se sont portés volontaires pour prendre en charge les enfants de soignants mais aussi ceux des travailleurs sociaux. Leur accueil est assuré depuis lundi dernier. Sans masque, ni gel hydro-alcoolique, ni gants, dans l’incapacité de garder un mètre de distance avec les enfants, ils sont tout de même plus de 20 000 à avoir répondu présent à l’appel. « On est dans notre rôle d’enseignant. De personne engagée, d’enseignant engagé ». Nabil, volontaire et directeur d’une école de Seine-Saint-Denis, même s’il réfute le terme de guerre employé par le président, n’hésite pas à en emprunter le champ lexical « Les parents soignants sont au front, on gagne une guerre avant tout grâce à la logistique qu’il y a derrière… On les seconde en les soulageant des temps scolaires »

Coronavirus, les chefs d’établissement, en première ligne aussi
Continuité pédagogique et accueil des enfants des personnels mobilisés par l’épidémie, les chefs d’établissement sont attendus sur les deux fronts.”

J’enseigne des matières pratiques et j’ai dû adapter mes cours à l’enseignement à distance - BLOG Par Éloïse Birota, Contributeur, Responsable formation CAP AEPE et Formatrice biotechnologies, sanitaire et social
Ces changements obligatoires m’ont permis de me remettre en question, de se mettre à la place de l’élève pour réfléchir à la formulation des questions, ou au choix des supports.”

#RestezchezVous : France Télévisions se transforme en salle de classe géante Par Laure Croiset
VIDEO -” #RestezchezVous. Alors même que les conditions de confinement ont été durcies en France, France Télévisions accompagne parents et élèves en déployant son outil éducatif Lumni pour se transformer en salle de classe géante.”

L’école maternelle à la maison : garderie ou école ?
Les deux fonctions historiques dévolues à l’école maternelle depuis sa création sont la garderie de jeunes enfants et l’école. Deux fonctions que la situation actuelle interroge. Depuis le 16 mars 2020, avec la fermeture des établissements scolaires, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, enseignants et familles sont sommés de miser sur le numérique pour assurer la « continuité pédagogique ».
Mais si l’organisation de classes virtuelles et le rendu de copies par mail sont envisageables avec des lycéens (sous réserve que les moyens techniques suivent), on comprend aisément que le lien va être beaucoup plus difficile à maintenir dans le cas de jeunes enfants
.”

Un peu d’humour pour terminer
Top 10 des différents types de profs pendant le confinement
Qui dit confinement dit plus d’école. Qui dit plus d’école dit plus besoin de croiser les parents d’élèves relous le matin devant l’école. Mais qui dit plus besoin de croiser les différents types de parents d’élèves le matin devant l’école dit aussi plus de profs à croiser et donc plus d’enfants gardés toute la journée et donc école à la maison. Et qui dit école à la maison dit devoir tout se taper soi-même parce que les profs ne sont pas d’une grande aide quand ils ne sont pas en présentiel. Enfin ça dépend, y’en a quand même qui jouent le jeu.”

Géraldine Duboz et Bernard Desclaux

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Jeanne Moreau... (Et Vanessa Paradis)

26 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierre Michon...

26 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Roland ne se déridait pas : les livres l'avaient perdu, comme disent les bonnes gens, comme un peu plus tard me dit ma grand-mère. Perdu ? Il l'était, oui - il l'avait toujours été - dans ce monde qu'il ne voyaient guère aussi bien que dans les livres qui lui en tenaient lieu, mais c'était un lieu de refus, de supplication toujours repoussée et de méchanceté insondable comme, sous les coutures serrées des lignes tenaces l'une à l'autre crochetées, la coquetterie d'enfer d'une femme cuirassée de plomb, qui est là-dessous, que l'on désire jusqu'au meurtre, et dont le défaut de l'armure qui est quelque part entre deux lignes, qu'en tremblant on suppose et cherche, qui sera au bout de cette page-là, au coin de ce paragraphe, est à jamais introuvable, tout proche et se dérobant ; et le lendemain de nouveau on la traque cette petite boutonnière, on va la trouver, tout s'ouvrira et enfin on sera délivré de lire, mais le soir vient et on referme la page d'invincible plomb, on tombe plomb soi-même.

Pierre Michon - Vies minuscules

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Enseignants, masques, Italie... les faux pas à répétition de Sibeth Ndiaye...

26 Mars 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Enseignants, masques, Italie... les faux pas à répétition de Sibeth Ndiaye...

Pour justifier l'appel à aider les agriculteurs, la porte-parole du gouvernement a dit qu'il ne s'agissait pas de le «demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas», oubliant que ceux-ci sont sur le pont à distance ou pour les enfants des soignants. Une maladresse parmi d'autres.

Il lui a fallu trois tweets ensuite pour tenter d’effacer sa maladresse. Appelée à expliquer l’appel du ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, à venir «rejoindre la grande armée de l’agriculture française», la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a répété que «les gens qui pouvaient le faire avaient vocation à aller donner un coup de main rémunéré dans les régions où il y a des récoltes». Et d’ajouter cette précision inopportune : «Il va sans dire que nous n’entendons pas demander à un enseignant, qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes.» Les profs et instituteurs, qui assurent la continuité pédagogique à distance ou font classe aux enfants des soignants, apprécieront.

Les responsables de l’opposition se sont relayées pour fustiger la bourde, d’Olivier Faure (PS), qui considère que «dire que nos enseignants ne travaillent pas parce que les écoles sont fermées, c’est pour le coup vraiment "être aux fraises"», à l’EE-LV David Cormand, pour qui le «gouvernement a un problème avec les services publics». «Je connais pas mal de profs qui travaillent encore plus que d’habitude», relève le communiste Ian Brossat.

Quelques heures après son compte rendu de sortie de Conseil des ministres, Sibeth Ndiaye a dû faire son «mea culpa», reconnaissant que son «exemple n’était vraiment pas le bon. Je suis la première à mesurer combien l’engagement quotidien des professeurs est exceptionnel. Nous savons tous l’engagement des professeurs pour assurer la continuité pédagogique, donc pas de polémiques inutiles !» tente-t-elle. Son collègue, ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer s'est, lui aussi, fendu d’un tweet pour rendre hommage au «travail extraordinaire des professeurs de France» pour «pour suivre tous nos élèves en ces circonstances exceptionnelles».

Approximations embarrassantes

Ce n’est pas la première fois que la porte-parole se prend les pieds dans le tapis. Des approximations embarrassantes dans cette période de crise sanitaire qui exige une communication publique d’autant plus rigoureuse et précise. Lors du même point presse, Sibeth Ndiaye, interrogée sur des images d’Emmanuel Macron ne portant pas de masque en déplacement, a assuré mercredi qu'il n'était «pas muni d’un masque, tout simplement parce qu’il n’y en a pas besoin dès lors qu’on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres». «Lorsque nous ne sommes pas malades ou pas soignants, ce n’est pas utile : il n’y a pas de raison que le président de la République déroge aux prescriptions qui sont celles pour l’ensemble de la population», a-t-elle insisté. Quelques heures plus tard, le chef de l’Etat se rendait à l’hôpital de campagne monté à Mulhouse… masque sur le visage.

Toujours sur la question des masques, l’ancienne conseillère presse de l'Elysée, voulant démontrer qu’ils n’étaient «pas nécessaires pour tout le monde», a fini par lâcher, vendredi sur BFM TV: «Vous savez quoi, moi je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : je suis ministre, je mets un masque. Mais en fait, je ne sais pas l’utiliser. Ce sont des gestes techniques, précis sinon on se gratte le nez sous le masque et on a du virus sur les mains». Si la pédagogie sur la manière de le positionner est sans doute nécessaire – comme les responsables publics l’ont fait, d’ailleurs, sur le lavage des mains –, l'explication est peu convaincante alors que c’est la pénurie qui semble commander la doctrine et que l’on a vu un port généralisé du masque en Corée, en Chine ou à Taiwan.

Mais Sibeth Ndiaye assume, elle, des décisions différentes des autres pays. Ainsi, le 11 mars, la secrétaire d’Etat développait les mesures initialement prises par l’Italie, comme le contrôle des températures des voyageurs «à l’arrivée des vols en provenance de zones à risques» ou la «fermeture de ses frontières pour des vols en provenance de Chine». «Manifestement ce n’est pas ce qui a freiné la propagation de l’épidémie», concluait-elle. Assez peu diplomate.

Laure Equy

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Matthieu Orphelin : "Pourquoi il faut privilégier le contrôle continu pour le bac 2020"...

26 Mars 2020 , Rédigé par L'Express Publié dans #Education, #Baccalaureat

Matthieu Orphelin : "Pourquoi il faut privilégier le contrôle continu pour le bac 2020"...

Le bac 2020, perturbé par la crise du Covid-19, nécessitera des aménagements. Le député Matthieu Orphelin livre les résultats inédits d'une consultation sur le sujet.

"A circonstances exceptionnelles, baccalauréat exceptionnel !", insiste le député (ex-LREM) Matthieu Orphelin. A cause de la crise du Covid-19, les lycéens ne pourront retourner en classe avant début mai - voire plus tard encore. Cette année, le baccalauréat risque donc de ne pas pouvoir se tenir selon les modalités habituelles. Voilà pourquoi, le 23 mars dernier, l'élu de Maine-et-Loire, en concertation avec un collectif de professeurs, d'élèves et de parents d'élèves, a émis la proposition suivante : "Remplacer, en tout ou partie, les épreuves du baccalauréat 2020 par des épreuves en contrôle continu, à partir des notes obtenues au cours de l'année, avec éventuellement une épreuve finale orale unique pour compléter". Cette proposition a fait l'objet d'une consultation sur internet cette semaine. Matthieu Orphelin dévoile en exclusivité à L'Express les résultats et les enseignements obtenus.  

(...)

Amandine Hirou

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Face au coronavirus, les Pays-Bas renoncent au bac en juin...

26 Mars 2020 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education, #Baccalaureat

Face au coronavirus, les Pays-Bas renoncent au bac en juin...

Les Pays-Bas ont annoncé renoncer à organiser les examens de fin d'études. Le diplôme sera délivré par contrôle continu, jusqu'en juin. Après l'échec de sa stratégie d' « immunité collective », le gouvernement instaure de la distanciation sociale, sans aller encore jusqu'au confinement.

Gageons que certains lycéens ne s'en plaindront pas. Mardi, le gouvernement des Pays-Bas néerlandais a annoncé l'annulation pure et simple des examens centraux de fin d'études, qui constituent l'équivalent des épreuves du baccalauréat français, en raison de la pandémie de coronavirus.

La validation ou non du diplôme de fin d'études sera déterminée uniquement sur la base des notes obtenues durant l'année scolaire. Les établissements scolaires néerlandais sont fermés depuis le 16 mars, comme les bars, les restaurants, les maisons closes et les coffee-shops. Comme ailleurs en Europe, le travail à domicile des élèves s'organise et les enseignants ont jusqu'à début juin pour faire passer aux élèves le restant des examens encore prévus et devant compter pour les notes de l'année.

Filer vite vers le supérieur

Le ministère encourage vivement les institutions scolaires à organiser ces examens à distance, par exemple par visioconférence. Si les établissements ne sont pas en mesure d'effectuer ces tests à distance, ils pourront se dérouler dans les bâtiments scolaires, en respectant une distance de sécurité de 1,5 mètre.

(...)

Derek Perrote

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Et si vous supprimiez le Bac et le Brevet 2020 ?

26 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Et si vous supprimiez le Bac et le Brevet 2020 ?

Ce temps de confinement est un moment exceptionnel de mobilisation : acteurs du monde de l’éducation, parents, mouvements d’éducation populaire, mouvements pédagogiques. Tout le monde fait ce qu’il peut, pour essayer de garder à niveau les élèves qui n’éprouvent pas de difficulté scolaire, pour aller chercher ceux que l’école à distance n’atteint pas, par faute d’équipement, faute de comprendre ou encore du fait de parents malades, travaillant à domicile ou submergés par la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui.

Mais la communauté éducative regroupant enseignants, personnels de direction, parents et élèves est inquiète en particulier au sujet des examens. Il est temps de regarder les choses en face et de lancer des signaux forts pour faire baisser le stress d’une population déjà suffisamment éprouvée.

Tout au mieux les cours reprendront début mai, il restera bien peu de temps pour le bac et le diplôme national du brevet. La priorité sera de reprendre les apprentissages et non de préparer à des examens. Nous demandons donc que cette année, bac et DNB soient attribués au vu des résultats acquis avant les vacances de février, quitte à conditionner l’obtention de ces diplômes à une assiduité jusqu’à la fin de l’année scolaire, avec un oral pour ceux qui auraient besoin d’un « rattrapage ». Cela permettrait en outre de consacrer tout juin aux apprentissages, dans une perspective de rattrapage. Tout cela est parfaitement possible et dépend de la volonté ministérielle.

Déjà les écoles Supérieures, comme Science-Po adaptent leur pratiques et leur recrutement en fonction de cette crise sanitaire. Monsieur le ministre de l’éducation nationale, n’en feriez vous pas autant ?

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Scorpions...

25 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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