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Vivement l'Ecole!

À quoi pourrait ressembler le bac cette année?... Pourquoi le contrôle continu est-il inévitable?...

30 Mars 2020 , Rédigé par Le Figaro Etudiant Publié dans #Education, #Baccalaureat

À quoi pourrait ressembler le bac cette année?... Pourquoi le contrôle continu est-il inévitable?...

EXTRAIT

En raison de la fermeture des établissements, les notes du contrôle continu remplaceront certaines épreuves du bac. Mais comment?

L’année 2020 devait être la dernière année du bac tel qu’on le connaissait depuis plus 25 ans. Pourtant, cette dernière édition sera perturbée par les mesures exceptionnelles imposées par la crise sanitaire du Covid-19. C’est désormais une certitude: par manque de temps, le gouvernement sera forcé d’instaurer une dose de contrôle continu dans l’examen du baccalauréat.

«Il y aura une dose de contrôle continu. La question est de définir jusqu’à quel point», a annoncé le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur Europe 1 ce lundi 30 mars au matin, avant de préciser que la «formule» définitive de l’examen cette année serait connue «à la fin de cette semaine».

Pourquoi le contrôle continu est-il inévitable?

Malgré la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires depuis le 13 mars et pour une durée encore incertaine, les programmes se poursuivent coûte que coûte. Via la plateforme du Cned, WhatsApp ou encore Discord, les professeurs font de leur mieux pour assurer la continuité pédagogique réclamée par le ministère de l’Éducation nationale. Mais distance oblige, la progression est fastidieuse et bien plus lente que d’ordinaire: rien n’assure que les élèves de terminale soient prêts pour le 17 juin, date initialement fixée pour le coup d’envoi du baccalauréat 2020.

«Je vois mal comment on pourrait faire passer l’ensemble des épreuves à l’ensemble des élèves aux dates prévues», constate Jean-Rémi Girard, le président du Syndicat national des lycées et des collèges (Snalc). Face à ces conditions inédites, remplacer la totalité ou une partie des épreuves écrites finales par le contrôle continu permet de libérer un temps précieux dédié à l’enseignement, pour terminer les programmes. «Cela ne signifie en aucun cas que les épreuves écrites finales ne servent à rien», insiste Jean-Rémi Girard, pour qui la solution du contrôle continu n’est qu’un «pis-aller».

(...)

Pauline Verge

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Annie Ernaux au Président de la République... "Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie..."

30 Mars 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique

Annie Ernaux au Président de la République... "Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie..."

Cergy, le 30 mars 2020

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier –L’état compte ses sous, on comptera les morts – résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux, tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Éducation nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle, la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » –  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

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« Devenir grand » - Documentaire de Judith Grumbach - Mardi 31 mars, 23h sur France 2 (série Infrarouge)

30 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

« Devenir grand » - Documentaire de Judith Grumbach - Mardi 31 mars, 23h sur France 2 (série Infrarouge)

EXTRAIT

Comment l’école peut-elle accompagner les élèves et les aider à grandir, jour après jour, individuellement et collectivement ?
Dans une époque de crises politiques, sociales, environnementales ou sanitaires, comment l’école peut-elle contribuer à former une nouvelle génération de citoyens responsables, capables de changer positivement le monde ?
De Perpignan au Bourget en passant par Langon, Devenir Grand nous emmène dans trois classes, aussi ordinaires qu’extraordinaires, et dévoile ce qui se joue entre enseignants et élèves, le temps d’une année scolaire.

Le point de vue de Sylvain Connac

« Je suis professeur parce qu’on dit "éducation nationale" et pas "instruction nationale" » Voici l’une des pépites du nouveau documentaire de Judith Grumbach, « Devenir grand » (2020). Ne manquez surtout pas sa diffusion.

L’angle de ce film est simple : suivre trois classes pour observer les enseignants aider leurs élèves à grandir à travers leur quotidien d’appropriation des savoirs scolaires. La réalisatrice nous conduit donc dans trois établissements scolaires : une école primaire à Langon, avec Amélie, responsable d’une classe de CE2/CM1, le collège J.S. Pons à Perpignan, avec Olivier, Nathalie, Julien et Magalie, des professeurs de disciplines différentes qui s’occupent d’une 6ème coopérative, et le lycée Germaine Tillion au Bourget, avec Thimothée et Chloé qui enseignent à des élèves en 1ère.

Le butinage visuel que nous propose Judith Grumbach met en exergue plusieurs leviers qui feraient de l’école un lieu d’augmentation pour tous les élèves, en particulier les plus éloignés de la culture scolaire. La « vraie éducation » serait apprendre à se poser les bonnes questions : « c’est pas tellement ce sujet-là en soi qui est intéressant, c’est le processus pour y arriver, de manière à ce qu’ils puissent le reproduire. » Nous avons isolé trois leviers : les projets des élèves, la coopération entre eux et la nécessaire place occupée par les enseignants.

(...)

À lire également sur notre site (celui des Cahiers) :

La parole aux acteurs du film de Judith Grumbach, « Devenir grand »

« Ce sont les enseignants qui font la transformation de l’école » Entretien avec Judith Grumbach

Organiser la coopération dans sa classe, Pierre Cieutat, Sylvain Connac, Cyril Lascassies et Cécile Morzadec

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Christophe...

29 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Bram Stoker...

29 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le clair de lune était si vif que, en dépit de l’épais store jaune, il y avait assez de lumière pour voir ce qui se passait dans la chambre. Sur le lit, du côté de la fenêtre, était étendu Jonathan Harker, le visage empourpré et respirant lourdement, comme en état de stupeur. Agenouillée de notre côté du lit, et regardant vers l’extérieur, m’apparaissait la silhouette de sa femme, vêtue de blanc. Debout, à côté d’elle, se tenait un homme grand et mince, vêtu de noir. Il ne regardait pas dans notre direction, mais, sitôt que nous le vîmes, tous nous reconnûmes le comte — c’était lui, en tout point : il ne manquait pas même la cicatrice du front. De la main gauche il tenait les deux mains de Mrs. Harker, et il les gardait éloignées, forçant les bras de la jeune femme à être en extension ; de la main droite, il lui agrippait la nuque et l’obligeait à baisser le visage vers sa poitrine à lui. Sa chemise de nuit blanche était maculée de sang, tandis qu’un mince filet dégoulinait le long du torse dénudé de cet homme, que laissaient voir ses vêtements arrachés. Par leur attitude, ces deux personnages faisaient affreusement penser à un enfant qui eût poussé le nez d’un chaton dans une soucoupe de lait pour le forcer à boire. Tandis que nous nous précipitions à l’intérieur de la chambre, le comte tourna le visage vers nous, et ce fut comme si cette expression infernale que j’avais entendue décrire s’en emparait d’un coup. Ses yeux se mirent à flamboyer, rouges d’une colère démoniaque ; les vastes narines du nez aquilin s’ouvrirent largement et leurs rebords frémirent ; quant aux dents blanches et acérées, que l’on voyait derrière les lèvres gonflées d’une bouche dont le sang dégouttait, elles se resserrèrent comme celles d’une bête sauvage. Se détachant violemment de sa victime qu’il rejeta sur le lit comme s’il l’avait précipitée de quelque sommet, il fit demi-tour et nous bondit dessus. Mais alors le professeur, qui avait eu le temps de se relever, tendit vers lui l’enveloppe contenant l’Hostie consacrée. Le comte s’arrêta brutalement, comme l’avait fait la pauvre Lucy devant le tombeau, et il recula piteusement. Il recula de plus en plus tandis que nous avancions, brandissant nos crucifix. Soudain, le clair de lune disparut, tandis qu’un gros nuage noir traversait le ciel ; et quand jaillit la lumière du gaz grâce à l’allumette frottée par Quincey, nous ne vîmes qu’une vapeur indécise. Cette dernière, sous nos yeux, se glissa en forme de traînée sous la porte qui, avec le recul provoqué par la violence de l’ouverture, avait retrouvé sa position première. Van Helsing, Art et moi nous avançâmes vers Mrs. Harker qui avait alors repris haleine, et avait en même temps poussé un cri si débridé, si aigu, si désespéré que j’ai maintenant le sentiment qu’il retentira à mes oreilles jusqu’à mon dernier jour. Quelques secondes durant, elle conserva son attitude d’impuissance désordonnée. La pâleur de son visage blafard ressortait d’autant plus que du sang lui maculait lèvres, joues et menton ; un mince filet de sang lui dégoulinait de la gorge. Elle avait des yeux fous de terreur. Puis elle se couvrit le visage de ses pauvres mains meurtries, dont la blancheur s’ornait de la marque rouge laissée par la terrifiante poigne du comte ; l’on entendit, derrière ses mains, une plainte faible et désolée montrant que son terrible cri n’avait été que la brève expression d’une douleur sans fin.

Bram Stoker - Dracula

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Ecole à distance, semaine 2 : « On prend le risque de laisser des gamins au bord du chemin »...

29 Mars 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Ecole à distance, semaine 2 : « On prend le risque de laisser des gamins au bord du chemin »...

EXTRAITS

Dans les territoires difficiles, le maintien de la continuité pédagogique « coûte que coûte » fait craindre à la communauté éducative la prise de risques sanitaires et l’exacerbation des inégalités sociales et scolaires. Témoignages.

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A quatre sur un smartphone

Chez les Kerras, à Vaulx-en-Velin (Rhône), on essaie de se « débrouiller avec les moyens du bord », explique la maman, Ibtissem, 33 ans. Des moyens qui se résument à un smartphone − le sien − sur lequel travaillent « par roulement » ses quatre enfants déjà scolarisés de 5, 9, 10 et 12 ans. Un casse-tête à gérer, dit-elle, avec un bébé de 11 mois dans les bras.

« On était sur le point d’acheter un ordinateur quand le confinement a démarré. On n’a pas eu le temps… » Pas d’imprimante à la maison (« on en a une au salon de coiffure de mon mari, mais il a fermé »). Alors il faut « s’abîmer les yeux » sur l’écran du téléphone, raconte-t-elle. Accepter de ne « pas tout faire », même si « ça stresse tout le monde ». Et se résoudre à sortir : Ibtissem l’a encore fait, ce vendredi, pour aller récupérer un sac de photocopies mis à sa disposition, devant le portail de l’école, pour son fils de 9 ans en CE2.

Son témoignage n’est pas isolé : dans les centres-villes comme dans les zones isolées, remontent des cas de « sorties pour raisons scolaires » que nombre de rectorats autorisent (un « motif familial impérieux ») sans les encourager.

« Faut-il, au nom de la continuité pédagogique, prendre de tels risques ? », s’interroge Florence Claudepierre, porte-parole dans le Haut-Rhin de la fédération de parents d’élèves FCPE. Dans ce département foyer de l’épidémie, l’entraide entre parents d’élèves « tourne à plein régime », dit-elle. Pour le meilleur… et pour le pire : « Coûte que coûte, des mamans se donnent rendez-vous pour s’échanger des documents. Des collégiens se rassemblent aussi, le soir, pour les devoirs. La pression scolaire doit-elle faire oublier la santé ? »

(...)

Peur de creuser les écarts

« Les militants de notre réseau nous alertent sur des situations de familles que l’enseignement à distance met à la peine, souligne aussi Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde. L’expression de continuité pédagogique est compliquée à comprendre. On fait comme si les parents étaient des pédagogues. Or ils ne le sont pas. »

Coralie Vieira, qui élève seule ses deux enfants dans la périphérie de Grenoble, ne s’en cache pas : « Même avec l’équipement nécessaire, je ne crois pas que j’y arriverai. Je ne peux pas me substituer à la maîtresse. » Les « schémas », les « conversions » sur lesquels travaille son fils, en classe de 5e, « c’est trop loin pour moi », explose-t-elle : « J’ai peur pour mon fils, peur de mal lui apprendre… »

Cette peur de creuser les écarts, la communauté éducative la ressent aussi. Depuis les tout premiers jours du confinement. « On a voulu démarrer plein pot la semaine dernière, témoigne une principale de collège en Rhône-Alpes, qui a requis l’anonymat. Les cours qui s’arrêtent, ça nous a tous pris de court ; il fallait absolument qu’on se débrouille pour que les enfants avancent. » Le numérique, les classes à distance ont semblé offrir une planche de salut.

(...)

« Ne rien imprimer »

Les professeurs ne comptent pas les courriels et les coups de fil. Avec plus ou moins de succès. « J’appelle toutes les familles deux fois par semaine, témoigne un professeur de CP à Lille. Il y a quelques jours, j’ai reçu par SMS, en photo, tous les exercices demandés, recopiés à la main par une maman, et complétés par l’élève, sur des feuilles volantes de cahier arrachées, raconte-t-il. Douze pages en tout. La famille n’avait pas de quoi racheter une cartouche d’encre… j’en ai pleuré de rage ! »

(...)

 

Car, même si la date n’est pas encore connue, tous ont en tête l’objectif du retour à l’école. « Il faudra tenir compte de tout ce qui se sera passé pendant le confinement, et de tout ce qui ne se sera pas passé pour certains élèves », pointe l’inspecteur Alain Pothet.

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a d’ores et déjà évoqué une « remise à niveau pour tous ». « Je veux croire que la reprise se fera tranquillement, défend Anne-Lise, enseignante en élémentaire près de Lyon. Un peu comme un retour de grandes vacances, quand il faut se remettre doucement dans le bain… et qu’on est tous heureux de se retrouver. »

Mattea Battaglia et Chloé Ripert

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« Pourquoi faut-il une telle catastrophe pour que l’accès à la connaissance soit libéré ? »

29 Mars 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Culture

« Pourquoi faut-il une telle catastrophe pour que l’accès à la connaissance soit libéré ? »

EXTRAITS

Marin Dacos, la science en partage

La pandémie de Covid-19 a généré la mise à disposition gratuite de centaines de publications par les revues scientifiques. Conseiller au ministère de la recherche, ce militant de la science ouverte estime qu’il faut étendre et systématiser ce dispositif hors période de crise.

On s’attendait à trouver Marin Dacos satisfait. Ou, du moins, soulagé de constater que la crise sanitaire avait eu raison de la cupidité des éditeurs de revues scientifiques : la plupart d’entre eux ont mis un point d’honneur à rendre accessibles gratuitement les publications sur le SRAS-CoV-2, produites par centaines ces dernières semaines. Il faut dire que l’attitude inverse aurait été peu ­compréhensible. Pour ne pas dire criminelle. D’ailleurs, l’OMS a très vite appelé à un partage total et immédiat, échaudée par la mauvaise circulation des données lors de la dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, en 2013-2016.

On s’attendait à le trouver satisfait, donc, car Marin Dacos, conseiller au ministère de la recherche, est un militant de longue date de la science ouverte. Sa prise de conscience remonte à ses études d’histoire. « Mon expérience de l’accès aux livres fut saisissante : quasiment rien à l’université d’Avignon, ­pendant mes premières années de fac (elle a beaucoup changé depuis), puis la splendide, opulente bibliothèque Lavisse de la Sorbonne, réservée aux agrégatifs, où tout était en accès libre. » L’avènement du Web, à l’époque, fait briller ses yeux. « On sentait un potentiel magnifique, humaniste, de transformation radicale des conditions d’accès au savoir. »

(...)

Marin Dacos regrette, en outre, que les données scientifiques sous-jacentes soient très rarement mises à disposition. « C’est cette boîte noire qu’il faut ouvrir maintenant. Et ce, dans toutes les disciplines, sauf lorsque le secret (défense ou médical) est en jeu. Mais cela implique un changement de nature des informations fournies par les chercheurs. » Le but : permettre à qui le souhaite de les exploiter. « On peut envisager d’agréger des données venant de différentes sources, de détecter des erreurs d’interprétation sur des mesures anciennes et surtout de trouver des choses qu’on ne cherchait pas », pointe Marin Dacos.

Un satellite prenant des mesures ultra-précises destinées à la physique fondamentale s’est, par exemple, révélé un excellent outil pour évaluer l’intensité de la pollution spatiale. « De tels heureux hasards peuvent aussi survenir en virologie. Mais il faut changer de modèle. Et la crise du coronavirus doit nous aider à en prendre collectivement conscience », conclut-il. Autrement dit, pour lutter contre un virus, il faut confiner la population… mais surtout pas les données scientifiques.

Cécile Bonneau

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Aujourd'hui, on s'évade! (Vidéos)

29 Mars 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Culture

EXTRAITS

« Echappées belles ». Sur l’offre replay de France TV, dix-sept reportages de la saison 14, jusqu’au 22 mai et sur YouTube.

Pour aller plus haut, sans vertige

L’ivresse des sommets vous manque ? Pour proposer de l’évasion aux montagnards confinés, les alpinistes du groupe militaire de haute-montagne basé à Chamonix (Haute-Savoie) partagent gratuitement leurs vidéos de pérégrinations en altitude.

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Youtube.com/et chaîne YouTube GMHM.

Pour sortir du train-train, au quotidien

A l’heure du voyage responsable, le slow travel sur les rails a de beaux jours devant lui. Avec « Des trains pas comme les autres », sur France 5, Philippe Gougler nous propose de l’accompagner le long d’une voie ferrée mythique ou, au contraire méconnue.

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« Des trains pas comme les autres ». Replay de France TV et YouTube, pour les plus anciens.

Pour se promener dans l’Aude, à l’aube

C’est beau, la France ! Les 100 lieux qu’il faut voir, documentaire de cinquante-deux minutes, nous fait découvrir les beautés de l’Hexagone et de l’outre-mer.

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« Les 100 lieux qu’il faut voir ». Sur l’offre replay de France TV jusqu’au 1er avril et sur YouTube pour les sujets plus anciens.

Pour nager, dans le bonheur

Connue pour son offre de films et de séries, la plate-forme de streaming Netflix propose aussi de chouettes documentaires. Avec quelques pépites qui vous transporteront ailleurs, sans prétention mais de façon très attachante.

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« Destination happiness ». Netflix, dans la catégorie documentaires.

François Bostnavaron

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Léo Ferré...

28 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... J.M.G. Le Clézio...

28 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

De tous ces noms, de toutes ces vies, ce sont les oubliés qui m’importe davantage, ces hommes, ces femmes que des bateaux ont volés de l’autre côté de l’océan, qu’ils ont jetés sur les plages, abandonnés sur les plages glissantes des docks, puis à la brûlure du soleil, puis à la morsure du fouet. Je ne suis pas né dans ce pays, je n’y ai pas grandi, je n’en connais presque rien, et pourtant je sens en moi le poids de son histoire, la force de sa vie, une sorte de fardeau que je porte sur mon dos partout où je vais.

J.M.G. Le Clézio - Alma

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