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Vivement l'Ecole!

" La référence permanente du chef de l’Etat à la «guerre» depuis le début de la crise sanitaire est «assez indécente» "

31 Mars 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique

" La référence permanente du chef de l’Etat à la «guerre» depuis le début de la crise sanitaire est «assez indécente» "

Cécile Alduy, sémiologue et professeure de littérature à l’université de Stanford, est chercheure associée au Cevipof. Elle a écrit, entre autres, Ce qu’ils disent vraiment : les politiques pris aux mots. Pour elle, la référence permanente du chef de l’Etat à la «guerre» depuis le début de la crise sanitaire est «assez indécente».

Le registre guerrier d’Emmanuel Macron vous semble-t-il adapté à la situation?

Oui et non. C’est utile du point de vue de l’efficacité rhétorique, pour enjoindre à une mobilisation générale de tous les Français, et susciter un choc des consciences. Mais c’est éthiquement et politiquement problématique. Le «Nous sommes en guerre» ne peut être qu’une métaphore, mais qui édulcore du même coup la réalité encore actuelle du mot «guerre». C’est assez indécent de parler de «guerre» pour la lutte contre une pandémie (certes très grave, avec des victimes en milliers) alors que nous avons tous fermé les yeux sur ces guerres bien réelles elles, où il ne suffit pas de se confiner et faire du vélo d’appartement – la Syrie, le Yémen : ça, ce sont des guerres.

Mais c’est utile pour un chef de l’Etat vu la crise?

Il y a une visée politique dans ce registre martial: incarner le Père de la Nation à la Clemenceau, imposer par ricochet une unité nationale que seule la guerre justifie, faire taire donc les oppositions et les critiques. Les présidents gagnent en général en popularité lors d’attaques sur le sol français, comme François Hollande après les attentats de 2015. Emmanuel Macron essaie de se mettre dans cette posture. Mais la grande différence, c’est qu’on aurait pu partir bien mieux préparés dans cette lutte contre les effets de la pandémie. Ce n’est pas une attaque d’un ennemi étranger et malicieux: c’est un phénomène sur lequel les hôpitaux alertent depuis des années (à l’automne ils craignaient même que l’épidémie saisonnière de grippe ne fasse flancher le système) et par les scientifiques. Il y a donc un peu de mauvaise foi aussi dans cette métaphore. Cela exonère le pouvoir de ses responsabilités propres. Avec «la guerre», le problème vient d’ailleurs.

Cette référence vous semble-t-elle contre-productive?

Je ne pense pas que la métaphore militaire soit nécessaire pour susciter une mobilisation nationale et déclarer l’état d’urgence sanitaire. Entre une réponse timorée et un peu désinvolte («La vie continue» pour enjoindre aux Français de continuer d’aller au théâtre le 7 mars) et l’hyperbole que déclaration de guerre, il y a tout de même tout un champ de possibilités. On peut parler de lutte, de bataille, de mobilisation générale, de civisme, de dangers, et exposer des faits, expliquer le pourquoi, sans lancer un Scud pour choquer les esprits et s’imposer comme chef de guerre. Emmanuel Macron a toujours rêvé de s’inscrire dans l’histoire. Il a théorisé que les Français avaient besoin de «héros» et s’attache toujours à inscrire son action ou les événements dans un storytelling plus large que lui-même, un roman national en actes. Mais c’est une vision romantique un peu dangereuse.

On peut tout simplement être sérieux, efficace, en prenant des mesures qui d’elles-mêmes disent le caractère exceptionnel de la situation. Surtout son discours manque de sincérité et d’humanité car il reste très abstrait et un peu grandiloquent: aucune excuse envers les personnels soignants à qui il disait qu’il n’y avait «pas de miracle» et pas d’argent; pas un mot sur le racisme antichinois, sur les conséquences du confinement et de l’arrêt économique pour les catégories les plus vulnérables aux aléas, sur les inégalités de logement que ce confinement va exacerber, sur la double peine pour les femmes qui vont sans doute en grande majorité suppléer à l’Education nationale, etc.

Un vocabulaire martial permet-il de montrer la réalité du terrain ou au contraire de la masquer ?

Le problème de cette métaphore militaire, c’est qu’elle ne révèle qu’un aspect de la crise : l’étendue future du nombre de victimes – l’idée de «guerre» nous prépare psychologiquement à l’idée de ce décompte morbide – et l’impératif disciplinaire et de mobilisation nationale. Cependant, cette mobilisation pour l’instant reste limitée aux citoyens et non aux entreprises : on n’a pas réquisitionné ou nationalisé d’usines pour réorienter la production nationale vers les besoins premiers de cette lutte (masques, ventilateurs, équipements médicaux…) La «guerre» suppose aussi des sacrifices : ceux des soignants, qui commencent à tomber sur le «champ de bataille» et à qui on promet la Légion d’honneur comme une sorte de médaille.

Laure Bretton

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"Monsieur Blanquer, arrêtez de faire semblant!"...

31 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

"Monsieur Blanquer, arrêtez de faire semblant!"...
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Calogero...

31 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... André Malraux...

31 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

D'ailleurs , les hommes sont peut-être indifférents au pouvoir...Ce qui les fascine dans cette idée, voyez-vous, ce n'est pas le pouvoir réel, c'est l'illusion du bon plaisir. Le pouvoir du roi, c'est de gouverner, n'est-ce pas? Mais, l'homme n'a pas envie de gouverner: il a envie de contraindre, vous l'avez dit. D'être plus qu' homme, dans un monde d'hommes. Échapper à la condition humaine, vous disais-je. Non pas puissant: tout-puissant. La maladie chimérique, dont la volonté de puissance n'est que la justification intellectuelle, c'est la volonté de déité: tout homme rêve d'être dieu.

André Malraux  - La Condition humaine

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Le "jour d'après"... Quelle éducation? Par Christophe Chartreux - "Nous changerons peut-être de techniques de management, mais nous resterons dans le management."

31 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Le "jour d'après"... Quelle éducation? Par Christophe Chartreux - "Nous changerons peut-être de techniques de management, mais nous resterons dans le management."

Chers amies et amis,

Peut-être me lisez-vous un peu sur Twitter. J'y exprime un pessimisme lucide. Je ne sais ce que vous en pensez et ne veux pas vous "faire penser", mais en ce qui me concerne, je ne crois pas une seconde à un changement radical du monde à venir si les mêmes équipes viennent à rester aux affaires le "jour d'après". Je sens déjà venir les premiers signes d'un retour à la "normale". Il faudra travailler beaucoup et pour pas grand chose afin de "redresser le pays". Tout empêcheur de "penser en rond" sera immédiatement condamné au pilori comme traître à la nation.

Emmanuel Macron fera de beaux discours - vides mais que BFM Tv trouvera géniaux - et il rendra hommage aux victimes du virus lors d'un 20h prochain. Puis chacun retrouvera ses habitudes retournant servir la machine à produire, à polluer.

Entendra-t-on les discours de celles et ceux conservant les yeux ouverts et gardant l'esprit libre? Je ferai tout pour qu'il en soit ainsi et accompagnerai celles et ceux qui parlent et combattent. J'espère que tout cela ne restera pas vain.

Concernant l'école, j'écoute toujours "notre" ministre avec attention et intérêt. Il se montre, jour après jour, très satisfait de la "continuité pédagogique" mise en place par le biais d'une forme de télé-enseignement. Hélas, elle est TRES inégale. Bien des élèves n'ont à ce jour donné aucun signe de vie ni de travail. Et pour cause:

très nombreux sont les élèves ayant troqué l'ordinateur classique contre les portables et les tablettes, davantage conçus pour "consommer" que pour travailler.

Enregistrer? Ils cliquent sur l'icône/disquette mais combien sont capables de retrouver leur fichier? Qui leur apprend l'organigramme d'un disque dur?

Je crains donc que l’après ne soit guère différent de l’avant ! Le risque d’une reprise en mains autoritaire où toutes les « mauvaises langues » seraient black-listées pour « atteinte au moral de la nation » existe vraiment. Et m’inquiète profondément.

Nous croulons sous les belles analyses (y compris de Finkielkraut et Redeker! C'est dire!) sur les solidarités à activer, le primat de l’humain sur l’économie, etc. Mais, l'avez-vous remarqué, RIEN SUR L’EDUCATION (à la coopération, à l’autonomie, à l’interculturel)… Cette absence totale, partout (même chez Edgar Morin), de la dimension éducative en dit long sur le fait que nous ne changerons pas vraiment de paradigme.

Nous changerons peut-être de techniques de management, mais nous resterons dans le management.

Alors réveillons-nous! Révoltons-nous!

Vite!

Christophe Chartreux

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Coronavirus : « Je suis sans aucune nouvelle d’une douzaine d’entre eux »… Les profs craignent que des élèves décrochent...

31 Mars 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education

Coronavirus : « Je suis sans aucune nouvelle d’une douzaine d’entre eux »… Les profs craignent que des élèves décrochent...
  • Pas d’ordinateur à la maison, une connexion internet vacillante, des difficultés à comprendre les consignes écrites des profs, ou tout simplement un manque de motivation. Voilà les raisons expliquant que certains élèves ne travaillent pas ou peu depuis le confinement.
  • « D’habitude, dans une classe, ce sont ceux qui font du bruit qui nous gênent. Là, ce sont ceux qu’on n’entend pas qui nous inquiètent », résume Laurence, professeur d’anglais en lycée professionnel, qui a répondu à notre appel à témoins.
  • Les équipes pédagogiques se démènent pour limiter la casse en stimulant les élèves comme elles le peuvent.

Les élèves disposent-ils des mêmes armes pour suivre  l’école à la maison ? Voilà deux semaines que les établissements scolaires sont fermés pour freiner l’épidémie de coronavirus. Et l’inquiétude des équipes pédagogiques monte face au risque d’accroissement des inégalités scolaires pendant cette période.

Car depuis la mise en place de l’enseignement à distance, certains élèves sont aux abonnés absents. Comme le constate Maya, enseignante en élémentaire à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), qui a répondu à notre appel à témoins : « Je n’ai de nouvelles que de 7 élèves sur 23 ». La situation est encore pire pour Sarah, qui enseigne dans un quartier difficile près de Sarcelles (Val-d’Oise) : « Sur mes 150 élèves, il n’y a qu’une petite vingtaine qui rend les devoirs ». Un silence radio face auquel Elodie, professeur de lettres en collège, se sent impuissante : « À l’heure actuelle, je suis sans aucune nouvelle d’une douzaine d’élèves, pour la plupart déjà décrocheurs. C’est assez inquiétant parce qu’à distance, je ne peux rien faire », déplore-t-elle. « D’habitude, dans une classe, ce sont ceux qui font du bruit qui nous gênent. Là, ce sont ceux qu’on n’entend pas qui nous inquiètent », résume Laurence, professeur d’anglais en lycée professionnel.

« La majorité des élèves n’a pas d’ordinateur et travaille avec un smartphone »

Alors pour tenter de garder le lien avec ces élèves, les profs font feu de tout bois. Comme Xavier, enseignant de Segpa en ZEP : « J’appelle chaque famille, 3 à 5 fois par jour, pour expliquer les demandes et pour motiver les jeunes ». Idem pour Mélanie, professeur des écoles en REP : « J’ai réussi à contacter mes 24 élèves, par des biais différents. J’ai dû même appeler le voisin d’un de mes élèves ! », explique-t-elle.

Si certains enfants restent en dehors des radars, c’est parfois parce qu’ils n’ont pas d’ordinateur à la maison ou pas de connexion internet, comme l’observe Emmanuel, CPE dans un collège francilien en REP + (Réseau d’éducation prioritaire renforcé) : « Si notre ministre parle de 5 % d’élèves éloignés du numérique, ce chiffre monte à plus de 9 % pour notre établissement, soit 50 élèves. Et pour ceux ayant un accès à Internet, 34 % le font depuis un smartphone, 11 % utilisent l’ordinateur de leurs parents qui sont souvent en télétravail , et 21 % partagent un ordinateur avec plusieurs frères et sœurs, qui doivent également suivre leurs cours à distance ». Même constat pour Xavier : « La majorité des élèves n’a pas d’ordinateur et travaille avec un smartphone. Et dans certains cas, il n’y a qu’un seul smartphone pour toute la famille ». Difficile aussi de faire ses devoirs sans imprimante, souligne Laurence : « Les copains s’entraident beaucoup et prennent les documents en photo et les envoient aux autres. Et nous, profs, on reçoit des documents de tous formats, notamment les photos de copie prises sur le lit. Impossible de corriger ».

(...)

Delphine Bancaud

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Ministère - Témoignages - Réflexions - Ressources...

31 Mars 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ministère - Témoignages - Réflexions - Ressources...

Covid-19 toujours et encore !
On se croirait presque dans un jour sans fin !

Ministère

La communication du ministre évolue chaque jour...
Coronavirus :Les écoles rouvertes le 4 mai ? « Peut-être plus tard », prévient Jean-Michel Blanquer
« La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, avait annoncé que la réouverture des établissements scolaires était prévue pour le 4 mai »

Jean-Michel Blanquer :"Il faut respecter le temps de repos que représentent les vacances"
“Les vacances de Pâques approchent. L’organisation des cours devient plus difficile en cette période de confinement. Que prévoit le gouvernement pour les élèves et pour les enseignants pour les vacances ? Qu’a-t-on décidé pour le baccalauréat de 2020 ? Comment se passent les cours à distance ? Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, répond à nos questions. Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 27/03/2020 présenté par Jacques Legros sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 27 mars 2020 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.” Vidéo

Jean-Michel Blanquer :« Mon premier critère est de garantir qu’il y aura bien un brevet et un baccalauréat cette année »
“Le ministre de l’Education nationale promet d’en dire un peu plus sur les conditions du baccalauréat 2020 d’ici quelques jours. Jean-Michel Blanquer remercie au passage les enseignants pour leur implication.”

Coronavirus. Bac : Blanquer annoncera la formule choisie « à la fin de la semaine »
“Il y aura bien un baccalauréat cette année, a affirmé le ministre de l’Éducation ce lundi matin. Reste à savoir quelle forme il prendra. Jean-Michel Blanquer prendra sa décision en fin de semaine, « après avoir été à l’écoute de tous ».” On espère aussi une information pour le brevet des collèges.

Ordonnance du 27 mars 2020 relative à l’organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire née de l’épidémie de covid-19
L’ordonnance a été signée par le président de la République le 27 mars 2020.
Elle a été publiée au Journal officiel du 28 mars 2020

Concours de l’enseignement : vers un possible recours, à la rentrée prochaine, à des admissibles à l’écrit qui seraient recrutés en tant que contractuels ? Paru dans Scolaire le dimanche 29 mars 2020. “Si le report des concours de recrutement à juin ou juillet a d’ores et déjà été acté par le ministre de l’Éducation nationale le 24 mars dernier (lire ici), leur organisation devra faire, comme pour les examens au secondaire ou encore le rattrapage des programmes, l’objet de questionnements, compte tenu des délais restreints dans lesquels ils pourraient se tenir. La questions des concours a d’ailleurs été évoquée par Jean-Michel Blanquer lorsqu’il a échangé par visio-conférence, les mardi 24 et mercredi 25 mars 2020, avec les syndicats de l’Éducation nationale. Si le ministre n’a pour l’instant pas sollicité ces derniers pour faire des propositions concernant d’éventuelles nouvelles modalités d’organisation de ces concours comme il a pu en revanche le faire pour les examens du secondaire, il a néanmoins, selon Stéphane Crochet, le secrétaire général du SE-UNSA, affirmé avoir "la volonté de recruter le nombre prévu de stagiaires à la rentrée". Et, dans le cas où les épreuves ne pourraient être achevées pour tous, avancé aussi l’idée, qui avait déjà été mise en œuvre quelques années auparavant, de recruter, pour remplir les postes ouverts aux concours, des admissibles à l’écrit, qui seraient contractuels durant un an avant de pouvoir passer leurs épreuves orales l’année suivante.”
A noter que ToutEduc met à la disposition de tous les internautes certains articles récents, les tribunes, et tous les articles publiés depuis plus d’un an...

Témoignages

« Ecole à la maison » : les conseils d’experts et d’adeptes de l’enseignement à domicile.Vidéo
Horaires, autonomie, risque de décrochage… Pour assurer le suivi scolaire en période de confinement, voici l’analyse de spécialistes de l’instruction à domicile.
Par Pierre Trouvé
“Une explosion de joie. Lorsque Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des écoles, le 12 mars 2020, de nombreux jeunes ont partagé leur joie sur des réseaux sociaux comme TikTok, Snapchat ou Twitter. Cinq jours plus tard, alors que la France entière était confinée en raison de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, des millions de familles improvisaient leur école à domicile. Une fermeture des classes qui touchait 1,3 milliard d’élèves et étudiants dans le monde le 24 mars, selon l’Unesco.”

Télétravail, classe à la maison... les parents parfois soumis à rude épreuve avec afp
“Avec l’enseignement à distance, les parents d’élèves font « ce qu’ils peuvent », entre télétravail et tâches ménagères, pour maintenir une continuité scolaire à la maison, décrivant parfois une mission « quasi ingérable » à assumer.”

Professeur des écoles, Valérie découvre avec ses élèves l’enseignement à distance
“Valérie est professeur des écoles à Saint-Waast la-Vallée. L’épidémie de Covid-19 et la fermeture des écoles l’a obligé à revoir sa manière d’enseigner. C’est désormais à distance qu’elle dispense son savoir auprès d’élèves qui prennent doucement leurs marques.”

Coronavirus : faire cours à des élèves « virtuels »
“Un enseignant qui travaille avec ses élèves de chez lui en raison de l’épidémie de coronavirus fait part de ses difficultés et de sa détermination.”

Charleroi : des cours à domicile, en évitant la fracture numérique
“Si l’on ne compte que l’enseignement communal, Charleroi n’enregistre pas moins de 11.617 élèves inscrits de la maternelle au secondaire. Autant de jeunes calfeutrés chez eux depuis le 13 mars dernier, et pour lesquels il a fallu mettre sur pied des dispositifs afin de poursuivre vaille que vaille l’éducation. Tour d’horizon, évidemment non exhaustif.”

Coronavirus : le bilan de deux semaines sans classe dans le Lot
“Depuis deux semaines, élèves, professeurs et parents d’élèves ont vu leurs méthodes d’enseignement et d’apprentissage bouleversées par le confinement. Alors que celui-ci vient d’être prolongé le Directeur académique des services de l’Education Nationale du Lot, Xavier Papillon, reste confiant.”

Coronavirus : comment assurer la continuité de l’enseignement du droit ?
“L’épidémie de coronavirus en France a bouleversé nos habitudes de travail et de vie en poussant les autorités à adopter des mesures de confinement drastiques sur tout le territoire. Tout le monde est impacté, en pleine période scolaire et universitaire, ce qui interroge sur la continuité pédagogique. Comment les professeurs de l’enseignement supérieur réagissent-ils ? Quelles sont les initiatives proposées pour permettre aux étudiants de continuer à recevoir le savoir juridique ?”

Réflexions

Pierre Périer : Dans le silence de l’Ecole, la montée des inégalités
“« L’institution est terriblement muette ». Sociologue, auteur « Des parents invisibles » sur les rapports entre l’Ecole et les parents des milieux populaires, Pierre Périer, professeur à Rennes II, annonce une accélération des inégalités scolaires avec le confinement et « un point de non retour » pour beaucoup de jeunes. Entretien.”

Avec un important décrochage scolaire des lycéens professionnels se préparent des clients pour l’obligation de formation, par Michel Abhervé
“La poursuite des enseignements à distance est très difficile pour les enseignants quand elle intervient brutalement, avec une préparation très inégale et des supports de la mise en relation non configurés pour un accroissement brutal de la demande et la continuité de la progression pédagogique est largement un mythe malgré les efforts des enseignants dont on comprend la colère quand la porte parole du Gouvernement affirme qu’ils ne travaillent pas (voir "Non je n’ai pas le temps d’aller ramasser les fraises").”

Ressources

Les horaires des prochains cours dispensés par des professeurs, sur France 4 (emploi du temps dès le 30 mars).
“Depuis le lundi 23 mars (et pour une période indéterminée à l’heure actuelle...), France 4 modifie toute sa programmation de journée pour diffuser en direct des cours dispensés par des professeurs de l’Education Nationale pour répondre à la mission "Nation Apprenante".
Les téléspectateurs (parents, enfants, enseignants et éducateurs) ont fait part de nombreuses réactions et de leur souhait d’avoir une offre de cours enrichie. France Télévisions en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse a, dans le cadre du dispositif « Nation apprenante », décidé d’augmenter l’offre de cours et de faire évoluer les horaires des rendez-vous dès le lundi 30 mars pour répondre au plus près à leurs attentes et poursuivre sa mission d’utilité publique.”

Sur le site du Partenariat mondial pour l’éducation : Réponse à l’épidémie de COVID-19 - Appel à l’action pour les enseignants
“En date du 25 mars, 165 pays avaient fermé toutes leurs écoles à cause du virus COVID-19, touchant près de 1,5 milliard d’élèves et 63 millions d’enseignants du primaire et du secondaire. Ces nombres devraient continuer à augmenter. Ces fermetures posent des défis sans précédent aux systèmes éducatifs du monde entier. Cette crise sanitaire mondiale menace de ralentir considérablement les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable, en particulier l’objectif de développement durable 4 ("Assurer une éducation de qualité, inclusive et équitable et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous"). Il est également probable qu’elle exacerbe la crise mondiale de l’apprentissage et les inégalités en matière d’éducation, car ses effets se feront sentir de manière disproportionnée sur les plus pauvres.”

« Devenir grand » : au cœur de la relation entre élèves et enseignant
“C’est un joli documentaire que propose France 2 ce mardi 31 mars. La réalisatrice Judith Grumbach a posé sa caméra dans des classes de primaire, de collège, de lycée, à la recherche de ce qui et de ceux qui, à l’école, permettent aux élèves de grandir, ni plus ni moins. Si « Devenir grand » n’est pas juste un film de plus sur l’école, c’est parce qu’il parvient à saisir l’essentiel de ce qui s’y joue : la relation élève / professeur.”

Coronavirus. L’Université de Nantes met en place une plateforme pour les enseignants
Une foire aux questions dédiée à l’enseignement à distance a également vu le jour.

À bas l’éducationÀ propos de : Bryan Caplan (2018), The Case Against Education. Why the Education System is a Waste of Time and Money, Princeton par Pierre Courtioux
“L’éducation – telle qu’elle est conçue et pratiquée – ne sert à rien, est vite oubliée, coûte cher, n’est pas rentable, et devrait être supprimée. Telle est la thèse provocante du professeur d’économie américain Bryan Caplan.”

Géraldine Duboz et Bernard Desclaux

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Sting... (Et Cheb Mami... Et Alessandra Ferri... Et Eric Clapton...)

30 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pierre Lemaitre...

30 Mars 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le pont à peine effondré, Gabriel et Landrade s’étaient mis à courir. La mitraille derrière eux s’était intensifiée. Ils ­rejoignirent quelques camarades qui couraient moins vite, dépassèrent un camion qui brûlait. Autour, tous les arbres étaient décapités, déchiquetés à hauteur d’homme, des cratères trouaient le chemin forestier à perte de vue. Ils arrivèrent à l’endroit où avaient stationné les éléments de la 55division qu’ils étaient venus soutenir et d’où on les avait envoyés sur le pont de Tréguière. Il n’y avait plus personne. Plus trace du lieutenant-colonel qui pestait contre le manque d’effectifs, ni de son état-major, ni des unités qui avaient campé là quelques heures plus tôt, plus rien que des tentes effondrées, des cantines éventrées, des bardas abandonnés, des documents épars qui s’envolaient, des fusils-mitrailleurs détruits dont les restes s’enfonçaient dans la boue. Un camion portant un canon brûlait, la fumée vous prenait à la gorge, ce désert militaire puait l’abdication. Gabriel se précipita sur le poste de transmission. Ce qu’il en restait, c’était deux radios réduites en miettes, les communications étaient coupées, le petit groupe était seul au monde. Gabriel s’essuya le front, moite de sueur. Tous se ­retournèrent et virent alors, à cinq cents mètres de là, déboucher les premiers panzers qui s’étaient frayé un chemin dans les Ardennes.

Pierre Lemaitre - Miroir de nos peines

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"La «continuité pédagogique» martelée par le ministre de l’Education nationale relève du leurre"...

30 Mars 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

"La «continuité pédagogique» martelée par le ministre de l’Education nationale relève du leurre"...

L’école à la maison, ça n’est pas l’Ecole !

La «continuité pédagogique» martelée par le ministre de l’Education nationale relève du leurre et génère une pression inquiétante sur les enseignants, les parents et les élèves.

Le confinement généralisé depuis le 16 mars avec la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités touche la scolarité de notre jeunesse. Dans ce contexte forcément angoissant et anxiogène, la fameuse «continuité pédagogique» ou «continuité éducative» martelée par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, relève du leurre et génère dans le même temps une pression inquiétante sur les enseignants, les parents et les élèves. En faisant passer le message selon lequel «la classe continue», le ministre fait fi des inégalités criantes face au défi d’une «école à la maison».

Inégalités matérielles tout d’abord : toutes les familles ne sont pas équipées en matériel informatique, en connexion Internet, en adresse de messagerie, en logiciels éducatifs, en outil de reproduction et de transmission (imprimantes, scanners)… Les Espaces numériques de travail – les ENT – n’ont pas été prévus pour l’enseignement à distance de masse. Dans certaines familles, les conditions de logement, d’agencement des pièces sont peu propices au travail individuel, à la concentration et au calme nécessaires pour effectuer les exercices, assimiler les cours dispensés par écrit ou en vidéo.

Des parents démunis

Inégalités dans l’accompagnement familial ensuite : le ministre n’a visiblement pas pris conscience du fait que les parents ne peuvent gérer l’accompagnement pédagogique de leurs enfants. En plus de la gestion quotidienne du foyer en confinement permanent, certains parents se sentent totalement démunis, incapables d’expliquer tel ou tel exercice ou notion, d’autres doivent assurer du télétravail : la réalité, c’est que les parents ne sont pas des enseignants !

Cette pression sur les parents génère parfois des situations particulièrement inquiétantes : ainsi dans certains immeubles des parents, soucieux de bien faire, s’épaulent pour aider leurs enfants à faire les devoirs, mettant à mal les règles de protection, de confinement et les gestes barrières ! Et la question de «l’autonomie» vient également peser sur l’aggravation de ces inégalités : l’autonomie d’un élève ne signifie nullement «tout gérer seul tout le temps». En effet, une journée à l’école est structurée par un certain nombre de repères : des horaires, un emploi du temps, des espaces – salles de classe –, des adultes – enseignants, personnels éducatifs – qui encadrent, accompagnent et conseillent les élèves au quotidien. A la maison, point de tout cela : les situations d’«autogestion» sont particulièrement anxiogènes et déstabilisantes pour les élèves les plus fragiles.

Inégalités entre les enseignants enfin : une fois de plus, nos enseignants font preuve d’un grand professionnalisme. Ils doivent maîtriser dans l’urgence des outils – parfois non officiels – pour lesquels ils n’ont pas toujours été formés pour la plupart d’entre eux. Ils ont dû dans l’urgence réinventer leurs cours en les adaptant à la situation pédagogique inédite, assurant très souvent cette tâche avec leur matériel et leur forfait internet personnels. Bon nombre d’entre eux ont pris conscience que, pour ne pas aggraver les inégalités entre leurs élèves, la priorité éducative consiste d’abord et avant tout à consolider et à conforter ce qui a déjà été appris plutôt que de vouloir à tout prix aborder des notions nouvelles. Et nous n’oublions pas les 20 000 d’entre eux qui assurent l’accueil des enfants des personnels soignants, dans des conditions sanitaires et matérielles parfois précaires, s’exposant ainsi à une contamination virale.

Pour un «lâcher prise»

La question des inégalités vient percuter les propos du ministre pour qui tout devrait continuer comme si les élèves étaient en classe. Il conviendrait plutôt de «lâcher prise» : non, notre jeunesse n’est pas oisive ! Non, les parents ne peuvent se substituer aux enseignants ! Non, le travail à la maison ne peut être le même que celui mené en classe ! Non, l’intégralité des programmes ne pourra être couverte cette année ! Oui, la priorité est à la consolidation et au renforcement de ce qui a déjà été appris plutôt qu’à l’acquisition de notions nouvelles ! Oui, il faudra aussi, pour notre Ecole, tirer les leçons de cette situation pour les temps à venir ! Réaffirmons qu’il y a urgence à abandonner cette position maximaliste consistant à mettre sous pression les familles, les enseignants et les élèves en martelant l’image d’une «école à la maison» et d’une «continuité pédagogique» qui n’existent pas dans la réalité quotidienne du confinement familial.

Par Yannick Trigance, conseiller régional Ile-de-France, secrétaire national PS Education Enseignement supérieur

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