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Vivement l'Ecole!

Effets de la réforme Blanquer sur le lycée en général, et les SES en particulier...

17 Février 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Effets de la réforme Blanquer sur le lycée en général, et les SES en particulier...

EXTRAIT

Ce texte a été rédigé par le Bureau national de l’APSES (Association des professeurs de sciences économiques et sociales) pour présenter les résultats de leur enquête sur les conséquences de la réforme Blanquer, et plus spécifiquement sur les conditions d’enseignements des SES en lycée aujourd’hui.

Par Association des professeurs de sciences économique et sociale (APSES)

L’organisation de la première session des épreuves communes de contrôle continu (E3C), l’une des nouveautés du « bac Blanquer », est perturbée dans de nombreux établissements. Ces mobilisations révèlent les inquiétudes qui traversent aujourd’hui le lycée, inquiétudes bien illustrées par la situation des sciences économiques et sociales (SES). L’Association des professeurs de SES (APSES) livre ici l’analyse d’une enquête quantitative menée auprès des enseignant·e·s.

Alors même que Jean-Michel Blanquer avait assuré à son arrivée à la tête du ministère de l’Éducation nationale qu’il ne laisserait pas son nom à une loi, il s’est finalement attaché à transformer en profondeur le système éducatif français, lycée inclus. Ces transformations passent par la suppression des séries et l’individualisation des parcours éducatifs dans la lignée de l’instauration de Parcoursup, la fin de l’examen national du bac avec la multiplication des contrôles en cours d’année en Première et Terminale sur des sujets choisis localement, le recul du cadrage national des horaires, et l’accroissement de la marge d’autonomie des établissements.

Cette réforme a également modifié en profondeur la place que les Sciences économiques et sociales (SES) occupent au sein du lycée général et technologique (GT). En Seconde GT, alors qu’elles possédaient jusqu’ici le statut d’enseignement d’exploration (choisi par la grande majorité des élèves, soit 84.4 % en 2019 [1]), elles sont réintégrées dans le tronc commun mais à hauteur d’1h30 par semaine.

En Première et Terminale, alors qu’elles constituaient la matière centrale de l’une des trois séries du lycée, elles constituent désormais une des spécialités que les élèves peuvent choisir en Première, à raison de 4 heures par semaine, et l’une des spécialités qu’ils peuvent conserver en Terminale (pour un horaire hebdomadaire de 6 heures). Cette réforme structurelle s’est accompagnée d’une refonte majeure des programmes aux trois niveaux d’enseignement.

Le ministre ne manque aucune occasion de vanter les effets unanimement positifs qu’aurait eus sa réforme[2]. Des propos pourtant largement démentis par la mobilisation contre les épreuves communes de contrôle continu (E3C) en ce début d’année dans de très nombreux établissements, qui a conduit parents, élèves et enseignant·e·s, y compris les moins enclin·e·s à l’action collective, à se coaliser contre le « bac Blanquer ».

Loin d’être imprévisible, une telle colère présentait pourtant de nombreux signes avant-coureurs sur lesquels divers collectifs, dont notre association, avaient tenté d’alerter dès la fin de l’année scolaire précédente, alors que déjà la contestation se faisait sentir dans les rangs des enseignant·e·s, avec comme point culminant la grève des surveillances du baccalauréat et la rétention des notes.

En-deçà de ces mobilisations médiatisées, cet article propose de revenir sur quelques-uns des facteurs de cette colère enseignante en s’attachant plus spécifiquement au cas des professeur.e.s de SES à partir d’une enquête menée auprès de ces derniers quelques semaines après la rentrée scolaire 2019. Sur le papier, le bilan pour les SES pouvait pourtant apparaître globalement positif : introduction dans le tronc commun de la classe de Seconde, augmentation de la proportion d’élèves suivant cet enseignement en classe de Première et augmentation du volume horaire en classe de Terminale.

Et pourtant, dès la rentrée, les retours des collègues via les listes de discussion électronique de la profession donnaient avant tout à lire des difficultés importantes au niveau de la conception des emplois du temps comme de la mise en œuvre des programmes ainsi que l’expression d’une véritable souffrance au travail. Afin de ne pas rester prisonnier de la communication ministérielle, et d’objectiver plus précisément ce malaise remontant du terrain l’APSES s’est décidée à lancer une enquête quantitative auprès des enseignant.e.s de SES, en complément d’autres initiatives syndicales similaires.

Cette enquête était elle-même animée par un double questionnement : quels sont d’une part les effets perceptibles de la réforme du lycée sur les conditions d’enseignement des enseignant·e·s et les conditions d’étude des élèves ? Et comment d’autre part la place des SES a-t-elle évolué par rapport à l’ancienne configuration du lycée ?

Après plusieurs appels à participer lancés via les listes professionnelles et les réseaux sociaux électroniques, 650 collègues issu·e·s de 535 établissements scolaires différents ont répondu au questionnaire entre septembre et octobre 2019, sans redressements effectués à posteriori, ce qui pose évidemment des biais évidents liés à l’auto-sélection des répondant·e·s, mais offre néanmoins un tableau intéressant compte tenu du nombre et de la diversité de ces dernier·e·s. Le texte qui suit est donc le fruit des matériaux collectés grâce à cette enquête, et des discussions collectives qui ont animé la liste de diffusion de l’APSES et les réunions des instances démocratiques de l’association.

(...)

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« Tu as remarqué. Il n’y a plus de débats en France »...

17 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Je suis un grand amoureux. De Kerouac, des « road movies », de ces chansons qui invitent à emprunter les routes mythiques, la Nationale 7 en France ou la « Route 66 » aux Etats-Unis. J’aime conduire. Mon amie cherche fébrilement une chanson à me faire écouter. Elle s’enthousiasme pour tout ou presque. On ne peut qu’être bon lorsqu’on s’acharne à ce point pour seulement trouver une chanson. Les kilomètres sont avalés. Elle a trouvé ! Juliette… « Une Petite Robe Noire »… Appuyée contre la portière, légèrement tournée vers moi, les pieds nus, le regard perdu vers la liberté…
 
Il y avait tellement de couleurs dans mon jardin ! Des géraniums aux fleurs énormes, des arums à donner le vertige en cornettes de bonne sœur avec un rayon de soleil au milieu, des pois de senteur, des soucis et mes chers bougainvilliers qui escaladaient tout, en retombant lourdement, épuisés… Je m’enivrais des parfums mélangés… J’étais au paradis.
 
Au printemps explosaient d’autres senteurs. Celles de fleurs d’orangers. De l’oranger devrais-je dire. Il n’y en avait qu’un. Mon bel oranger.
 
Au marché d’El Jadida, tout dégoulinait de fruits et de légumes divers. À mourir de plaisir au milieu des cris et des bousculades. Les paniers s’emmêlaient. Même l’étal du boucher, ruisselant de sang, attirait mon regard. Ce rouge virant au noir sur les tabliers blancs…
 
Et puis les mimosas ! Ma mère les adorait. Elle en faisait des bouquets décorant la maison de jaune à la Van Gogh. Le vase sur le piano était toujours le plus fourni. Je n’ai jamais su pourquoi. Un hommage à la musique sans doute… Elle est belle cette chanson de Juliette…
 
« Tu as remarqué. Il n’y a plus de débats en France » me dit-elle aux environs de Mantes…
 
Mon père et ses amis enseignants débattaient souvent. Politique, pédagogie, que sais-je encore ? La France est le pays de la « disputatio », du débat humaniste. Quel repas de famille, quelle rencontre entre collègues ne contient pas son débat, ses propos contradictoires, ses arguments défendus pied à pied ? Nos assemblées résonnent encore, des siècles après, des envolées lyriques d’un Hugo, d’un Jaurès, d’un Mitterrand. Tout en France fait débat.
 
J’adorais le bleu de fleurs de Volubilis. Plus tard, je découvrirai les ruines du même nom. Mon Tipasa à moi… Sans la mer ni les absinthes. Mais la même caresse sur les pierres et le ciel incrusté dans la brûlure du temps. Ici pas de « maître des horloges ». Quel orgueil de seulement croire pouvoir le devenir !
 
La France en effet se voit privée de débats. Se voit privée de politique. Le nouveau pouvoir autoproclamé « nouveau monde » ne veut ni droite ni gauche. Le citoyen, au sens étymologique du terme, devient un « collaborateur » dans une France startupisée. Les oppositions sont sommées de ne pas exister. Même la presse, le « quatrième pouvoir », se voit accusée de « ne pas chercher la vérité ». Alors qu’elle ne fait que cela. Le peuple est délégitimé.
 
- C’est bien pire que la disparition du débat. Car ce sont nos libertés qui risquent la disparition
 
Le regard de mon amie sembla s’assombrir. Je m’en voulus de la peiner.
 
J’aimais tant courir sur le sable vers la mer. Antoine Doinel à la fin des « Quatre Cents Coups ». Mais je ne m’arrêtais pas. Je ne me retournais pas pour, face caméra, regarder s’éloigner mon enfance. Non ! Je plongeais tête la première dans les rouleaux Atlantique pour hâter la caresse de l’eau sur mon corps. Et je priais n’importe qui pour que cela ne s’arrête jamais. Le sel brûlait mes yeux que je gardais ouverts, toujours !
 
- Il faudra qu’on partage un thé à la menthe un jour.
 
Oui mais servi dans un verre, tombant de haut. La théière ventrue souplement soulevée, dessinant dans l’espace une hanche de femme… J’aimais tant les parfums de Khadija qui se mêlaient à ceux du thé et de la menthe… A ceux des fleurs et des arbres du jardin…
 
- Oui, nous partagerons un thé à la menthe. C’est promis.
 
Son sourire était revenu…
 
Christophe Chartreux
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Olivier Faure, invité de France Inter - 17 février 2020

17 Février 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique

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Repenser la sanction, un défi pour l’école...

17 Février 2020 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

EXTRAIT

Ce n’est jamais en décryptant les grands et beaux principes inscrits en lettres d’or au frontispice des écoles que l’on comprend ce qu’éduquer veut dire, à un moment donné, pour une société donnée. C’est plutôt en examinant ce que l’on pourrait appeler « la banlieue du travail éducatif », ces marges qui entourent la transmission des savoirs, et dans laquelle on trouve la question des sanctions.

Considérer la sanction, c’est déjà penser bien au-delà. Derrière le bonnet d’âne d’antan, les travaux d’intérêt général, les lignes à copier ou les exclusions scolaires se dessinent une conception de la société et une vision de l’enfant.

Dans l’un de ses derniers numéros, la Revue Internationale d’Education de Sèvres fait un tour des pratiques punitives de neuf systèmes scolaires, de l’Afrique de l’Ouest à la Russie, de l’Amérique du Nord au Japon, ce numéro nous invite à un voyage au cœur des pratiques punitives. Un voyage qui révèle quelques constantes historiques tout en esquissant des perspectives pour rénover la politique disciplinaire de nos établissements scolaires.

En finir avec les châtiments corporels

Frapper les enfants a été, il faut hélas le reconnaître, une pratique universelle. Quasi universelle, car le Japon des premiers siècles s’y est refusé. Il a en effet existé très tôt au pays du Soleil Levant, dès le VIIIe siècle, des moines bouddhistes réfractaires à toutes formes de châtiments physiques.

Cette exception est à méditer, quand on sait que le mot « verge » n’apparaît pas moins de cinquante fois dans l’Ancien Testament. Ce qui fait dire à l’auteur de l’article « Punitions » du fameux dictionnaire Buisson que « l’Ancien Testament est certainement de tous les livres sacrés […] celui où il est fait le plus mention de châtiments. »

Nous voyons aujourd’hui comment des pays comme le Bénin ou le Burkina Faso luttent pied à pied pour en finir avec ces pratiques maltraitantes. Pratiques juridiquement interdites depuis plus de cinquante ans, mais qui restent encore très vivaces, pour ne pas dire omniprésentes, dans les salles de classe.

Le droit a bien évidemment des vertus mais il ne faut pas les surestimer. Il soutient les changements plus qu’il ne les initie, il accompagne les pratiques plus qu’il ne les promeut. On ne peut vraiment tourner la page de la violence éducative que si s’esquissent d’autres manières de faire.

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Chers amis...

17 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis...

Chers amis,

comme d'habitude en période de congés scolaires, le blog adopte un rythme suivant celui de l'actualité éducative.

Donc il ralentit un peu ou propose d'autres thèmes...

A très vite.

CC

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Graeme Allwright...

16 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Stendhal...

16 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Une soirée à la campagne

Ses regards le lendemain, quand il revit madame de Rênal, étaient singuliers ; il l’observait comme un ennemi avec lequel il va falloir se battre. Ces regards si différents de ceux de la veille, firent perdre la tête à madame de Rênal : elle avait été bonne pour lui, et il paraissait fâché. Elle ne pouvait détacher ses regards des siens.

La présence de madame de Derville permettait à Julien de moins parler et de s’occuper davantage de ce qu’il avait dans la tête. Son unique affaire, toute cette journée, fut de se fortifier par la lecture du livre inspiré qui retrempait son âme.

Il abrégea beaucoup les leçons des enfants, et ensuite, quand la présence de madame de Rênal vint le rappeler tout à fait aux soins de sa gloire, il décida qu’il fallait absolument qu’elle permît ce soir-là que sa main restât dans la sienne.

Le soleil en baissant, et rapprochant le moment décisif, fit battre le cœur de Julien d’une façon singulière. La nuit vint. Il observa avec une joie qui lui ôta un poids immense de dessus la poitrine, qu’elle serait fort obscure. Le ciel chargé de gros nuages, promenés par un vent très chaud, semblait annoncer une tempête. Les deux amies se promenèrent fort tard. Tout ce qu’elles faisaient ce soir-là semblait singulier à Julien. Elles jouissaient de ce temps, qui, pour certaines âmes délicates, semble augmenter le plaisir d’aimer ;

On s’assit enfin, madame de Rênal à côté de Julien, et madame Derville près de son amie. Préoccupé de ce qu’il allait tenter, Julien ne trouvait rien à dire. La conversation languissait.

Serai-je aussi tremblant et malheureux au premier duel qui me viendra ? se dit Julien, car il avait trop de méfiance et de lui et des autres, pour ne pas voir l’état de son âme.

Dans sa mortelle angoisse, tous les dangers lui eussent semblé préférables. Que de fois ne désira-t-il pas voir survenir à madame de Rênal quelque affait qui l’obligeât de rentrer à la maison et de quitter le jardin ! La violence que Julien était obligé de se faire, était trop forte pour que sa voix ne fût pas profondément altérée ; bientôt la voix de madame de Rênal devint tremblante aussi, mais Julien ne s’en aperçut point. L’affreux combat que le devoir livrait à la timidité était trop pénible, pour qu’il fût en état de rien observer hors lui-même. Neuf heures trois quarts venaient de sonner à l’horloge du château, sans qu’il eût encore rien osé. Julien, indigné de sa lâcheté, se dit : Au moment précis où dix heures sonneront, j’exécuterai ce que, pendant toute la journée, je me suis promis de faire ce soir, ou je monterai chez moi me brûler la cervelle.

Après un dernier moment d’attente et d’anxiété, pendant lequel l’excès de l’émotion mettait Julien comme hors de lui, dix heures sonnèrent à l’horloge qui était au-dessus de sa tête. Chaque coup de cette cloche fatale retentissait dans sa poitrine, et y causait comme un mouvement physique.

Enfin, comme le dernier coup de dix heures retentissait encore, il étendit la main, et prit celle de madame de Rênal, qui la retira aussitôt. Julien, sans trop savoir ce qu’il faisait, la saisit de nouveau. Quoique bien ému lui-même, il fut frappé de la froideur glaciale de la main qu’il prenait ; il la serrait avec une force convulsive ; on fit un dernier effort pour la lui ôter, mais enfin cette main lui resta.

Son âme fut inondée de bonheur, non qu’il aimât madame de Rênal, mais un affreux supplice venait de cesser. Pour que madame Derville ne s’aperçût de rien, il se crut obligé de parler ; sa voix alors était éclatante et forte.

Stendhal - Le Rouge et le Noir

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Sortir - L’amour nous livre quelques-uns de ses secrets au Palais de la découverte

16 Février 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Art

Sentiment universel, l'amour est pourtant loin d'avoir livré tous ses secrets. Le Palais de la découverte à Paris lui consacre une exposition jusqu'au 30 août que personnellement nous avons beaucoup aimée.

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Gaspard Guérin, journaliste pour Enlarge your Paris

Dès qu’il est question d’amour, le coup de foudre n’est jamais loin. Alors oui, c’est bel et bien un coup de foudre que nous avons ressenti en parcourant l’exposition « De l’amour », visible actuellement au Palais de la découverte à Paris (8e) jusqu’au 30 août. Et comme il ne s’agit pas ici d’un amour exclusif, on ne saurait trop vous recommander que de vous jeter dans ses bras.

Aussi universel soit-il, l’amour reste un sentiment mystérieux qui façonne nos vies du landau jusqu’au tombeau. Ce qu’éclaire cette exposition faisant appel aussi bien aux écrivains qu’aux scientifiques à l’image du neuropsychiatre Boris Cyrulnik qui nous rappelle que « l’attachement est imprimé en nous, dans nos circuits neuronaux, et qu’il apprend à notre corps, que nous soyons chien, dauphin ou humain, qu’il y a de la sécurité à être aimé et à aimer. » Ceci fait écho à la théorie de la psychothérapeute américaine Virginia Satir pour qui « nous avons besoin de quatre câlins par jour pour survivre, de huit pour fonctionner et de douze pour croître. »

L’amour, une chimie complexe

Il n’est pas question juste de sexualité, mais aussi d’empathie, d’affection, d’amitié, autant de sentiments véhiculés par les mêmes molécules et qui déclenchent la sécrétion des mêmes hormones. Pourtant, les études manquent pour mieux comprendre cette chimie complexe. C’est ce qui rend cette exposition si essentielle car elle renseigne sur un sentiment partagé par tous mais qui continue de nous échapper. Et puisqu’il était question de coup de foudre au début de cette chronique, terminons par cette citation glanée en écoutant les philosophes et les psychanalistes interrogés par « De l’amour » : « On n’est pas fait l’un pour l’autre mais l’un par l’autre. »

Infos pratiques : Exposition « De l’amour » au Palais de la découverte, avenue Franklin Delano Roosevelt, Paris (8e). Fermé le lundi. A partir de 15 ans. Tarifs : 9€ (plein tarif), 7€ (moins de 25 ans, 65 ans et +). Billetterie en ligne. Accès : Métro Franklin D. Roosevelt Lignes 1 et 9. Plus d’infos sur palais-decouverte.fr

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Devoirs faits : Un impact qui reste à évaluer...

16 Février 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Devoirs faits : Un impact qui reste à évaluer...

EXTRAITS

Mesure phare du ministre, le dispositif "Devoirs faits" reste d'une grande diversité dans son fonctionnement, dans ses objectifs, dans les intervenants et dans son public, selon le dernier rapport des inspectrices générales Carole Sève et Nicole Ménager. Lancé en novembre 2017, Devoirs faits n'a toujours pas atteint la maturité. Parmi les préconisations des inspectrices, on notera qu'elles souhaitent "inscrire la mesure dans la politique de l'établissement". Ce qui veut dire qu'on en est encore loin...

(...)

Une mise en place encore très inégale

Maintenant le bilan, subjectif, dressé par l'Inspection montre qu'on est très loin d'une véritable aide aux devoirs et d'un dispositif apportant une aide sérieuse aux élèves. Les auteures du rapport soulignent qu'un effort a été fait par les rectorats pour abonder les budgets des établissements et soutenir le dispositif. Ce qui ne veut pas dire que tous les collèges proposent 4 heures de devoirs faits par trimestre. Des collèges n'ont pas les 4 heures disponibles dans leurs emplois du temps. D'autres sont contraints par le transport scolaire, une situation déjà relevée par le Snpden. D'autres ont déjà des dispositifs concurrents dont il faut tenir compte. Enfin dans beaucoup d'endroits les établissements manquent de personnel, et particulièrement d'enseignants pour encadrer devoirs faits. Les inspectrices parlent d'enseignants hostiles à la mesure ce qui ne surprendra personne dans le contexte Education nationale depuis une bonne année.

(...)

Ce que montrent les études internationales, c'est la difficulté d'un encadrement efficace des élèves et de leurs devoirs. En réalité cet encadrement devrait être fait dans la classe et sur les heures de classe. A défaut, pour pouvoir  aider les élèves en difficulté et réduire les inégalités, l'aide aux devoirs devrait être effectuée par des enseignants ou par des personnels formés travaillant en lien avec les enseignants. Prétendre réduire les inégalités sociales de réussite scolaire par l'aide aux devoirs est un leurre , une utopie quand cette aide utilise du personnel non formé et étanche à la classe.

F Jarraud

Le rapport

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Christophe... Laetitia Casta...

15 Février 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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