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Vivement l'Ecole!

« En ce moment, c’est l’hystérie » : des proviseurs sévères sur les épreuves de contrôle continu du nouveau bac

1 Février 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Baccalaureat

« En ce moment, c’est l’hystérie » : des proviseurs sévères sur les épreuves de contrôle continu du nouveau bac

EXTRAITS

Les chefs d’établissement sont en première ligne, autant pour l’organisation que face aux blocages.

Copies arrachées à Saint-Etienne, tables retournées à Paris, départs de feux dans l’agglomération de Bordeaux et fumigènes dans les couloirs à Montauban… Alors que s’est ouverte la deuxième semaine des nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat, instituées par la réforme Blanquer, les proviseurs de lycée ont tous en tête la longue liste des « incidents » qui ont perturbé l’examen chez certains de leurs collègues, la semaine passée.

« En ce moment, c’est l’hystérie, commente un proviseur de la région de Montpellier, et le fait que les épreuves se passent parfois sans encombre n’y change rien, la profession est complètement sous pression. » Sur 435 lycées qui organisaient, ce lundi 27 janvier, des épreuves de contrôle continu, 60 ont connu des perturbations et 16 un report des épreuves, selon le ministère de l’éducation nationale. Les incidents sont un peu moins nombreux que la semaine précédente, où 110 établissements avaient connu des perturbations sur 360. Selon le SNES-FSU, majoritaire dans le second degré, plus de 100 lycées ont reporté leurs épreuves à ce jour.

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Nombreux sont ceux qui ont dû choisir les sujets, en amont de l’examen, avec l’aide des inspecteurs pédagogiques des matières concernées, là où les enseignants opposés aux E3C refusaient de le faire. « Ce contrôle continu ne répond pas du tout au cahier des charges, à savoir la simplification du baccalauréat », conclut Pascale Le Flem.

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Sur la forme, la première série d’épreuves du nouveau bac ne convainc pas dans ce corps de l’éducation nationale qui plaidait majoritairement pour un « allègement » du baccalauréat. « Ces E3C ne sont ni vraiment certificatifs, puisqu’il s’agit de contrôle continu, ni formatifs, puisque les professeurs n’auront pas le temps d’annoter les copies, regrette Anne De Bois. On est des fonctionnaires, on appliquera les textes. Mais pour moi, c’est incohérent. »

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Violaine Morin

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Blanquer, ministère amer...

1 Février 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Blanquer, ministère amer...

C’était il y a peu dans les journaux : une fine courbe sur fond blanc qui dégringolait, dégringolait, tombait en dessous d’un palier, puis d’un second. Elle montrait la chute, année après année, du pouvoir d’achat d’un prof en début de carrière, évalué en nombre de smic : de 2,08 smic en 1990 à 1,36 en 2019. A côté, une autre courbe indiquait le corollaire inévitable de ce déclin : la chute du nombre de candidats aux concours, accentuée par l’élévation, depuis la réforme de 2011, du niveau d’études exigé pour s’y présenter. «Prof, un métier qui n’attire plus», disait le titre, confirmant une expérience que chacun peut aisément faire, pour peu qu’il interroge les lycéens de son entourage sur leurs envies professionnelles. Comment en serait-il autrement ? Etudier longtemps pour gagner peu, et de moins en moins. Etre pris chaque jour entre les exigences contradictoires des programmes, des élèves, des parents d’élèves, des chefs d’établissement, des changements incessants de directives ministérielles. Voir les moyens mis à disposition constamment diminués. Etre à chaque protestation montré du doigt par son propre ministre.

Je me rappelle un ami, volontiers idéaliste pourtant, et dont les motivations étaient loin de se réduire à l’argent, qui disait cyniquement : «Si on veut que les élèves et les parents d’élèves nous regardent avec plus de respect, c’est très simple, il faut qu’on gagne plus. Puisqu’on est dans un monde qui ne respecte que l’argent, tant qu’on ne gagnera pas mieux notre vie, tant que les élèves et leurs parents ne trouveront pas notre situation un peu enviable, il ne faudra pas espérer que ça s’arrange.» Raisonnement qui aurait dû parler aux nostalgiques de l’autorité d’antan, mais dont les politiques successives n’ont cessé de prendre le contre-pied. Paradoxe désespérant : depuis des années (et plus que jamais peut-être depuis la prise de fonctions de Jean-Michel Blanquer), le discours décliniste s’accompagne d’un abandon des enseignants. Et si encore l’abandon n’était que financier. Mais il se double d’un mépris jamais vu : réformes faites d’en haut et imposées sans concertation, limitation toujours plus infantilisante de la marge de liberté laissée à chacun, œuvres désormais unilatéralement imposées chaque année au bac français, sans égard pour les préférences des professeurs ni pour la variété des contextes scolaires.

C’est le rare privilège des enseignants : avoir un ministre qui, au lieu de les entendre, les humilie. La ministre des Armées glorifie les militaires. Le ministre de l’Intérieur défend la police même lorsqu’elle crève des yeux à coups de LBD et provoque la noyade de Steve Caniço. Le ministre de l’Education, seul, ne cesse de se défier des professeurs, de les traiter en incompétents, en indociles qu’il s’agirait d’abord de mater, en tire-au-flanc dont les résistances et l’épuisement ne seraient que conservatisme et défense d’intérêts égoïstes.

Comme beaucoup d’auteurs, il m’arrive assez fréquemment d’aller à la rencontre de lycéens. J’y fais la connaissance de professeurs de lettres qui, par définition, aiment la littérature, y compris contemporaine, prennent le temps d’en lire, tentent par tous les moyens d’en transmettre le goût à leurs élèves - lesquels, bien souvent, entraînés par leur enthousiasme, s’y montrent réceptifs. Or c’est pour moi l’indice le plus accablant : que Blanquer ait réussi à décourager même ceux-là. Qu’au premier rang des professeurs en colère figurent, unanimes, ceux que j’ai vus si passionnés, si attachés à leurs élèves, si appréciés d’eux en retour.

Désarroi de se sentir de plus en plus réduits au rôle d’exécutants. Stupéfaction devant l’ahurissante lettre du recteur d’Aix-Marseille, qui appelait récemment les directeurs d’établissement à traiter les grévistes «avec pédagogie mais si besoin avec fermeté, laquelle est le sel de toute vraie pédagogie». Comment a-t-on pu en arriver là ? Ce n’est pas en tout cas l’entretien donné cette semaine par Blanquer à l’Obs qui atténuera cette impression d’arrogance et de mépris. Interrogé sur l’éducation de demain, le ministre y fait, entre autres, l’éloge des robots. «Il existe des exercices en Chine mais aussi en France où un enfant apprend à écrire une lettre, un signe, et l’ordinateur, par une petite caméra, voit la qualité de ce signe.» Avec cet avantage indéniable de la machine par rapport au professeur en chair et en os : les robots, au moins, ne se mettent pas en grève.

Sylvain Prudhomme

Cette chronique est assurée en alternance par Jakuta Alikavazovic, Thomas Clerc, Tania de Montaigne, Sylvain Prudhomme.

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A lire... "Alicia Gallienne, étoile filante de la poésie"...

1 Février 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Littérature

A lire... "Alicia Gallienne, étoile filante de la poésie"...

C’est une tombe toute blanche au cimetière du Montparnasse, non loin du cénotaphe de Baudelaire. Une alcôve de verdure grimpante, avec une grande croix sculptée et un quatrain gravé dans la pierre. « (…) Mon âme saura s’évader et se rendre (…). » Morte à 20 ans d’une maladie du sang, Alicia Maria Claudia Gallienne a écrit des centaines de poèmes entre 1986 et 1990. « Qu’importe ce que je laisserai derrière moi, pourvu que la matière se souvienne de moi, pourvu que les mots qui m’habitent soient écrits quelque part et qu’ils me survivent », écrivait-elle à Sotogrande, dans la propriété de sa famille maternelle en Espagne.

Les quatre lignes inscrites sur sa tombe, déjà érodées par le temps, sont longtemps restées la seule trace visible de son œuvre. Quelques années encore et les mots se fondront dans le grain de la pierre. Envolés, comme la dernière image d’Alicia dans son cercueil, le visage serti dans la mantille blanche des mariées sévillanes. Peu après sa mort, afin de ne pas la laisser seule dans la sépulture de Montparnasse, sa mère, Silvita, avait fait rapatrier d’Andalousie la dépouille d’un grand-oncle d’Espagne, un comte de Castilleja de Guzmán, trépassé en 1970, année de la naissance d’Alicia.

Un ovni de 400 pages

Un après-midi de janvier, trente ans après la mise en bière, une longue femme brune s’avance vers la tombe, se recueille un instant devant la jeune poète disparue et l’objet qu’elle vient de déposer doucement sur la pierre. Ce livre de la collection « Blanche » de Gallimard, L’autre moitié du songe m’appartient, par Alicia Gallienne, qui sort ce 6 février, tient du miracle.

Sans la longue femme brune, Sophie Nauleau, écrivaine et éditrice, et sans le comédien et réalisateur Guillaume Gallienne, cousin d’Alicia, ce pavé de près de 400 pages, ovni dans le petit monde de la poésie, n’aurait jamais été imprimé. Et il n’aurait pas connu un tirage de 4 000 exemplaires, un chiffre très élevé pour de la poésie, genre littéraire loin de tous les classements de vente. « Et si Alicia avait eu un destin tout tracé, ses poèmes n’auraient pas été publiés, du moins pas dans leur intégralité, ou presque, ni dans cette collection prestigieuse, raconte Sophie Nauleau, mais il y a des moments où la mort a une force de révélation plus forte que la vie. »

(...)

Pascale Nivelle

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Les médias nationaux snobent le mouvement contre le nouveau bac...

1 Février 2020 , Rédigé par Arrêt sur Images Publié dans #Education

Les médias nationaux snobent le mouvement contre le nouveau bac...
Un important mouvement de lycéens et de professeurs agite en ce moment les lycées français, refusant le "nouveau bac" instauré par le gouvernement. Si cette mobilisation est largement couverte par les médias locaux, télévisions, radios et presse nationales ne s'y intéressent que très partiellement.
 
Des lycéens arrêtés, parfois gazés, enfermés dans leur propre établissement, privés de rattrapage... Depuis le début des épreuves du nouveau bac, lycéens et professeurs se mobilisent un peu partout contre les "E3C" (épreuves communes de contrôle continu). Et font face à une réponse souvent violente de la part de la direction de leurs lycées ou de la police. Si la presse locale documente largement la mobilisation et sa répression, les médias nationaux n'y portent qu'un intérêt très limité.
 
Mardi 28 janvier, le lycée Montesquieu, à Bordeaux, cadenasse ses grilles derrière les élèves de Première, venus passer des épreuves du nouveau bac...
 
(...)
 
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Revue de Presse Education... Conceptions — Bac — Orientation...

1 Février 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Conceptions — Bac — Orientation...

Une petite revue qui fait la part belle aux conceptions très différentes en matières d’éducation et du métier. Des infos à propos du bac et de l’orientation.

Conceptions

Le monde en face Au bonheur d’être prof diffusé le mar. 28.01.20 à 20h50 et disponible jusqu’au 27.02.20, 71 min - 2019 - tous publics
Ils sont quatre enseignants de primaire, collège et lycée très engagés auprès de leurs élèves. De générations différentes, ils ont choisi d’enseigner autrement, tout en restant dans le cadre des programmes de l’éducation nationale.
Convaincus que leur enseignement peut transformer la vie d’un enfant, ils ont une ambition éducative sans borne, et des projets pour leur classe qui ruinent les discours désabusés sur la profession
.”

ONPC : les laborieuses diatribes du père Goupil... qui nous donnent envie d’éteindre la télé
Dans l’émission « On n’est pas couché », animée par Laurent Ruquier samedi soir sur France 2, l’enseignante en SES et militante au SNES-FSU Sophie Vénétitay, venue parler des difficultés posées par la réforme du bac, a eu le privilège d’être aux premières loges pour assister à la diatribe du réalisateur Romain Goupil, qui a prouvé à la France entière que certains éléments sont hélas réfractaires à toute forme de savoir et de culture.”

Le ministre de l’Éducation nationale installe un comité d’histoire Par Marie-Estelle Pech
Bac, orthographe, réformes… Jean-Michel Blanquer propose aux chercheurs d’apporter une perspective historique aux débats éducatifs souvent houleux.”

Bureaucratie et paperasserie : le métier de directeur d’école ?
De plus en plus, l’éducation nationale, comme d’autres services publics, est gagnée par une gestion managériale et bureaucratique. C’est aussi vrai pour les directeurs d’école qui doivent mettre en œuvre les politiques du ministère mais aussi afficher des résultats. Contrairement à leurs homologues du collège, ces directeurs d’école croulent sous les tâches administratives sans l’aide ni d’une secrétaire, ni d’un conseiller principal d’éducation. Le suicide d’une directrice d’école maternelle à Pantin a relancé le débat. Alors comment trouver le temps de piloter une équipe quand tout le temps disponible est dévolu à un travail administratif ? La France est-elle une exception bureaucratique ? Comment font les autres systèmes scolaires pour se protéger des tracasseries administratives ?” Un podcast

Enseignant, un statut en déclin par Stéphane Beaud Professeur de sociologie à l’université de Poitiers, chercheur au Gresco
Le monde des enseignants est en ébullition. La grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites a été très suivie, presque massive : plus de 50 % des enseignants ont officiellement été enregistrés par l’Education nationale comme « grévistes » ce jour-là et on sait que ce chiffre sous-estime la réalité. Depuis la rentrée de janvier, la protestation dans les lycées prend la forme du boycott – en cours – des E3C (épreuves communes de contrôle continu) du nouveau bac. Cette lutte n’est pas réservée aux seuls lycées de la périphérie mais touche aussi certains lycées prestigieux de centre-ville, comme Louis Le Grand à Paris.”

Bac

E3C : des blocages qui doivent cesser et des sujets qui fuitent Publié par Sandra Ktourza
Après la signature d’une tribune dans Le Monde pour demander la fin des blocages qui empêchent le déroulement des épreuves d’E3C, l’actualité est marquée par le problème de la fuite des sujets.”

Bac : « Les nouvelles épreuves doivent être mises en œuvre, quoi qu’il arrive »
INTERVIEW. “Florence Delannoy est secrétaire adjointe du SNPDEN, le syndicat des chefs d’établissement, en première ligne face aux blocages dans les lycées.” Propos recueillis par Louise Cuneo

Le comité de suivi de la réforme tacle le pusillanime Blanquer Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
« La formule hybride des E3C est contraire à l’esprit de la simplification de la réforme du bac » vient de déclarer le comité de suivi de la réforme. Bien vu, mais bien tard. Et il va proposer des « ajustements » pour accomplir « l’esprit de la réforme » ou pour permettre à Blanquer de tergiverser encore ?

Expliquez-nous... La longue histoire des réformes du baccalauréat
Alors que le ministre de l’éducation lance des concertations en vue d’engager une réforme en profondeur du baccalauréat, franceinfo se penche sur l’évolution et les très nombreuses réformes qu’a connu cet examen auquel les Français sont très attachés.”

Orientation

Orientation. Finie la galère grâce à choisirmonmétier.fr
La formation et les métiers sans prise de tête, c’est possible. La Région vient de lancer le tout nouveau site choisirmonmétier.fr.
À travers 530 métiers, près de 20 000 formations ont été recensées, qui font de ce site la référence des Pays de la Loire en matière de formation et d’orientation. Pour s’orienter, les internautes vont ainsi trouver 34 centres d’intérêt différents, et le site compte 534 fiches métiers
.”

Bernard Desclaux

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