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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Jean-Marc Parisis...

17 Janvier 2020 , Rédigé par Christophe Publié dans #Littérature

J’aimais cette parenthèse qui s’ouvrait après les conseils de classe de juin et se refermait avec les départs en vacances en juillet. Aux approches de l’été, la dissipation et l’indolence s’abattaient sur les bâtiments en «U» du vieux collège en pierre jaune de Froncy. Cette année-là, toute la bande passait haut la main en troisième, les jeux étaient faits, quoi qu’il arrive le verdict des professeurs ne changerait pas. On suivait encore en touristes les cours principaux (mathématiques, français, langues vivantes), les autres sautaient allègrement, en toute impunité. La fumisterie ambiante contaminait les profs, qui relâchaient leur attention, osaient des jeux de mots lamentables et s’en faisaient pardonner en oubliant de signaler les tire-au-flanc au secrétariat. La prof d’anglais, dont les jupes avaient pas mal raccourci depuis les vacances de Pâques, souffrait de son propre aveu de « pannes d’oreiller ». Elle arrivait en retard, et toujours dans la voiture du prof de maths, qui prétextait pour sa part un « coup de pompe saisonnier ».

Pour les copains, cette parenthèse qui s’ouvrait à la mi-juin n’était qu’un agréable prélude aux grandes vacances d’été et à leurs mirifiques activités balnéaires, exotiques: stages de voile, parapente, canyoning. Pour moi, c’était l’entrée dans un sas enchanté, où j’allais profiter pendant quinze ou vingt jours des douces puissances de Froncy avant la séparation de la bande et le rituel départ à la campagne, en Dordogne, chez mes grands-parents paternels.

La petite ville ne me paraissait jamais aussi attachante, affectueuse, que dans cette lumière d’été baignant son vieux bourg, ses pavillons coquets, ses villas de meulière, ses maisons en briquettes de style américain. Lumière qui semblait monter du sol, des longues avenues, des placettes en étoile, des courbes lentes aux lisières du Bois Murat. Lumière ascensionnelle, célébrante, qui ravivait, découpait les surfaces, grilles, façades, toitures, enseignes, rendant à chaque élément du décor son mystère, son apport singulier à l’harmonie générale. En prenant si bien le soleil, Froncy nous en protégeait, il ne faisait jamais chaud, il faisait toujours bon dans cette serre à ciel ouvert, embaumée par le gazon coupé, les roses, les anémones, les capucines, les campanules, les troènes, les orangers du Mexique. Ces parfums nous imprégnaient, nous euphorisaient, de la tête aux pieds. Les copains et moi, nous sentions toujours bon, même pas lavés. Toujours un brin d’herbe, une feuille, un pétale dans le cou, les cheveux, les chaussures. Les week-ends, les amateurs de barbecue s’envoyaient des signaux de fumée au-dessus des haies. Les tondeuses débattaient bruyamment dans les agoras gazonnées. Alanguies sur la rampe des garages, les voitures attendaient leur shampoing hebdomadaire, la caresse des éponges mousseuses sur leurs capots, le jet qui ferait rutiler leurs chromes. Dans les caniveaux ruisselait une eau si claire qu’on y buvait à la paille.

— Sam, descends ! On va faire un foot !

C’était l’appel des copains à vélo devant la maison collée au garage automobile de mon père, dans la longue avenue de Senlisse. On m’appelait Sam parce qu’il y avait déjà un Pierre dans la bande. Après avoir enrôlé d’autres joueurs en chemin, ballon coincé dans le guidon de course, maillots aux couleurs de l’Olympique de Marseille, du Real Madrid ou de Manchester United, on arrivait en peloton au stade du Donjon. Stade, c’était beaucoup dire pour ce terrain pelé, miné par les taupes, aux filets de buts troués, et le donjon ressemblait plutôt à un colombier. Mais l’endroit avoisinait un cadre illustre à la solennité tranquille, le parc et les douves du château de Froncy dont les premiers murs remontaient à la Renaissance.

Selon le nombre de joueurs, les équipes se formaient pour un match sur tout le terrain ou pour ce que nous appelions « un suisse », une partie se déroulant sur un seul but avec un goal neutre.

Ce jour-là, Éric avait envoyé le ballon au-dessus du mur en moellon, dans le parc. Et comme souvent il rechignait à aller le récupérer. Il était cuit, bouilli, il avait des crampes, la cheville ou le genou en compote, les excuses habituelles, assorties d’insultes quand on le pressait trop.

— Sam, tu me gaves. Après tout, c’est ton ballon. Alors va le chercher. Ou te faire foutre.

(...)

J’ai poussé la grille du parc. Il était six heures du soir, quatre heures au soleil. Je voulais juste récupérer mon ballon. Il avait atterri dans cette zone enclose de marronniers que nous appelions «la clairière», roulé près d’un sac de toile blanche, qui devait appartenir à la fille qui lisait là, assise en tailleur sur la pelouse grêlée de fumeterres et de boutons d’or. Elle portait une robe à manches courtes bleu clair. Ses cheveux tombaient en lourdes mèches cuivrées sur ses épaules. Ses bras, ses jambes découvertes au-dessus du genou étaient d’un blanc unique, aveuglant. Un peintre se serait damné pour trouver ce blanc vivant. Je me suis approché. Elle a posé son livre, aperçu le ballon, s’est levée d’un bond et l’a fait rouler du pied dans ma direction. Une belle passe. Je n’avais jamais vu un tel visage. Pas un visage, mais cent visages. Une mutinerie de traits. Un feu blanc où brillaient deux yeux pers, du gris, du bleu, du mauve. Je me suis laissé tomber sur la pierre du bassin asséché depuis des lustres.

Elle s’appelait Deirdre. Nous avions le même âge, quatorze ans. Elle parlait français, avec un fort accent anglais, mais elle le parlait très correctement et le comprenait encore mieux. Elle habitait au pays de Galles. Pays qui ne m’évoquait qu’une équipe de rugby, un sport assez fruste où l’on avait le droit de prendre le ballon avec les mains. Elle effectuait un séjour linguistique à Froncy et logeait avec sa classe dans l’ancien monastère de La Roche, derrière le potager du château.

— Je repars dans dix jours. Dix jours pour me promener et manger des gaufres avec toi. Ici, les surveillantes sont plus sympas qu’à Carlywin, elles nous laissent sortir seules.

Des gaufres, j’en mangeais rarement, il n’y avait pas de marchand de gaufres à Froncy. Mais cet accord immédiat, cette confiance spontanée m’avaient ravi, sans vraiment m’étonner. Remis du choc de son apparition, il me semblait désormais nous connaître depuis longtemps, elle et moi. La tristesse de quitter les copains s’était dissipée, c’était Deirdre désormais dont je ne pourrais plus me séparer.

Jean-Marc Parisis - L'histoire de Sam ou l'avenir d'une émotion

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Ecole de la confiance? - "Colère et épuisement en salles de profs... la prochaine crise politique ?"

17 Janvier 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Ecole de la confiance? - "Colère et épuisement en salles de profs... la prochaine crise politique ?"

EXTRAITS

Ce matin, la crise des vocations dans l’enseignement.

Quoi de plus préoccupant pour un pays que de voir ses étudiants se détourner du plus beau métier, celui de transmettre la connaissance. Le taux de candidats pour les concours chute. Il n’y plus que 5,6 candidats par poste à pourvoir. Ils étaient 6,3 l’année dernière et 8,4 en 2006 ! 

Les raisons sont connues : dégradation des conditions de travail ; impression d’être broyé par des programmes, des méthodes inconstantes ; sentiment, par exemple, que les inspections ne servent plus à rien... tant la marge de manœuvre de chaque échelon de l’institution est contrainte budgétairement ; rapports compliqués avec des parents toujours plus inquiets et défiants. 

(...)

Quelles sont les remontées de salles de professeurs en ce moment ?

Fatigue et colère. 

Rien de bon ! Particulièrement au Lycée… Beaucoup de pression liée aux programmes chargés, trop ambitieux aux vues du nombre d’heures allouées. Les professeurs sont très sollicités par les parents perdus face aux choix de spécialités pour le nouveau bac... d’ailleurs les première épreuves en janvier suscitent l’incompréhension. 

On  s’oriente vraiment vers un bac local, donc inégalitaire ou faussé, comme le redoutaient les opposants à la réforme, puisque les sujets seront finalement souvent choisis par les professeurs de l’établissement et les copies (pour les épreuves de Première) seront aussi corrigées par eux ! Une aberration ! 

La tentation de préparer leurs élèves aux sujets qu’ils auront choisis sera inévitable. Quant à l’anonymat des copies d’élèves qu’ils auront eus toute l’année, il sera très compliqué à garantir ! 

Autre impression générale, qui contredit le discours du ministre sur l’autonomisation, l’émancipation comme valeur cardinale : les budgets pour des projets et sorties se réduisent, les DHG - dotation horaire globale- sont en baisse, réduisant les latitudes des chefs d’établissement ou des profs pour leurs projets de classes, tout ce qui peut ouvrir l’école à la culture et la société. Beaucoup de professeurs ont l’impression de mal faire leur travail, de ne jamais être dans les temps ... et cette pression rejaillit sur les élèves ! 

Les élèves de Première, en ce début d’année, sont stressés, angoissés. Dans ce contexte, les propos du gouvernement sur la nécessaire augmentation salariale pour pallier les effets de la réforme des retraites sont difficilement audibles. 

(...)

A lire en intégralité ci-dessous

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Nouveau bac : les profs menacent de boycotter les premières épreuves...

17 Janvier 2020 , Rédigé par Sud-ouest Publié dans #Education, #Baccalaureat

Nouveau bac : les profs menacent de boycotter les premières épreuves...

EXTRAITS

À quelques jours de l’échéance, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau bac sont menacées par un appel au boycott de syndicats d’enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée. 

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes : les opposants à la réforme du nouveau baccalauréat envisagent les mêmes modes d’action qu’au moment des corrections du bac en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les « E3C » dans le jargon, doivent s’étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l’histoire-géographie, les langues vivantes ainsi que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de première et terminale comptent pour 30% de la note finale.

(...)

Une grève même à Henri-IV

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, « une vingtaine de profs » sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. « Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine », explique un professeur.

« Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n’est au point du côté de l’administration », prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer s’est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d’une « petite minorité ». « Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien », a-t-il affirmé."Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-il déjà lancé mardi devant l’Assemblée nationale.

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à Jean-Michel Blanquer de « renoncer » à cette première session.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Salaires - Divers...

17 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Salaires - Divers...

On discute beaucoup de la revalorisation salariale des enseignants promise par le gouvernement : combien ? quelles contreparties ? Des informations diverses : cantine, jouet, hypnose, etc

Salaires

Salaires des profs. La hausse sera comprise entre 70 à 90 € par mois, selon Jean-Michel Blanquer
« Ce qui se dessine, c’est un effort considérable de la nation sur les quinze prochaines années, selon M. Blanquer. Les hausses toucheront d’abord plus particulièrement les plus jeunes des professeurs parce que ce sont les moins bien payés aujourd’hui, nous avons un rattrapage à faire, a-t-il ajouté. »

Titre qui masque la réalité : 70 à 90 € pour les jeunes enseignants.

Réforme des retraites : le casse-tête budgétaire de la revalorisation des salaires des enseignants
« La promesse de revalorisation salariale des enseignants, censée compenser la réforme des retraites pour cette profession, devrait, selon les calculs de franceinfo, coûter cher.
Comment le gouvernement peut-il s’engager sur une période aussi longue de 16 ans ? Le ministre de l’Éducation nationale propose une loi de programmation pluriannuelle pour garantir cet engagement, mais il faudrait que cette loi couvre toute la période concernée, 16 ans, du jamais vu... Pas suffisant pour rassurer les profs : que vaudra cet engagement en cas d’alternance politique ?
Autre grosse inquiétude côté syndicat : y aura-t-il des contreparties demandées pour ces hausses de salaire ? »

Salaire des professeurs : une revalorisation à quel prix ?
« Pour préserver les retraites des professeurs, Jean-Michel Blanquer a annoncé une hausse de leur salaire. Une promesse conditionnée à une redéfinition du métier. »

Divers

Des assistants d’éducation recrutés à la fac pour susciter des vocations enseignantes
« Objectif du ministère de l’éducation nationale : recruter 3 000 nouveaux étudiants par an pour un service de huit heures hebdomadaires dans une école ou un collège. »

Cantines scolaires : le local et le bio sont sur un plateau
« En France, l’omniprésente restauration collective n’est pas la championne de la transition écologique. Mais en privilégiant des produits durables et de meilleure qualité pour les enfants, les écoles peuvent contribuer à réduire l’impact désastreux de l’agriculture, souligne un rapport de Terra Nova. »

Comment les jouets (dé)construisent le genre de nos enfants
« Rose pour les filles, bleu pour les garçons. Quel consommateur n’a-t-il pas été confronté à cette inévitable réalité dans les rayons jouets ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 89 % des jouets dits « de fille » sont de couleur rose. C’est du moins ce que nous apprennent les résultats d’une recherche menée par l’Institution of Engineering and Technology (IET) et publiée début décembre.
L’enquête, conduite sur les sites Internet des 10 plus grands magasins de jouets du Royaume-Uni et sur les principaux moteurs de recherche (Google, Bing), nous apprend que les jeux axés sur la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques sont trois fois plus susceptibles d’être mis en marché de manière à cibler les garçons. L’IET déplore ce constat, relevant un lien par trop direct avec la faible proportion de femmes dans les métiers correspondant. »

Hypnose : un logiciel pour apprendre les langues étrangères testé dans un lycée des Landes
« Apprendre les langues étrangères grâce à l’hypnose, c’est ce qu’expérimente un lycée dans les Landes. C’est une première en France. »

Les adolescents face aux écrans : faut-il repenser le discours de prévention ?
« En effet, si les adolescents sont tant séduits par les écrans, c’est que ces supports offrent une réponse à leur quête d’identité et à leur besoin d’être en permanence en lien avec leurs pairs. Rentrer dans l’adolescence, c’est surtout développer une volonté de prendre de la distance avec ses parents et d’affirmer son indépendance. Les écrans connectés correspondent à ce besoin nécessaire d’indépendance : le contrôle parental est impossible, l’accès est libre, illimité et anonyme. »

Ados « populaires » : avantages et inconvénients de la popularité
« Adolescents, ils témoignent et livrent leur regard sur cette « popularité » qu’ils vivent au quotidien, sans nécessairement l’avoir cherchée. »

Géraldine Duboz

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François Couperin...

16 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Denis Diderot...

16 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

— Marquis, il s’agit… Je suis désolée ; je vais vous désoler, et, tout bien considéré, il vaut mieux que je me taise.
— Non, mon amie, parlez ; auriez-vous au fond de votre cœur un secret pour moi ? La première de nos conventions ne fut-elle pas que nos âmes s’ouvriraient l’une à l’autre sans réserve ?
— Il est vrai, et voilà ce qui me pèse ; c’est un reproche qui met le comble à un beaucoup plus important que je me fais. Est-ce que vous ne vous apercevez pas que je n’ai plus la même gaieté ? J’ai perdu l’appétit ; je ne bois et je ne mange que par raison ; je ne saurais dormir. Nos sociétés les plus intimes me déplaisent. La nuit, je m’interroge et je me dis : est-ce qu’il est moins aimable ? Non. Est-ce que vous auriez à vous en plaindre ? Non. Auriez-vous à lui reprocher quelques liaisons suspectes ? Non. Est-ce que sa tendresse pour vous est diminuée ? Non. Pourquoi, votre ami étant le même, votre cœur est-il donc changé ? car il l’est : vous ne pouvez vous le cacher ; vous ne l’attendez plus avec la même impatience ; vous n’avez plus le même plaisir à le voir ; cette inquiétude quand il tardait à revenir ; cette douce émotion au bruit de sa voiture, quand on l’annonçait, quand il paraissait, vous ne l’éprouvez plus.
— Comment, madame ! »
Alors la marquise de La Pommeraye se couvrit les yeux de ses mains, pencha la tête et se tut un moment après lequel elle ajouta : « Marquis, je me suis attendue à tout votre étonnement, à toutes les choses amères que vous m’allez dire. Marquis ! épargnez-moi… Non, ne m’épargnez pas, dites-les-moi ; je les écouterai avec résignation, parce que je les mérite. Oui, mon cher marquis, il est vrai… Oui, je suis… Mais, n’est pas un assez grand malheur que la chose soit arrivée, sans y ajouter encore la honte, le mépris d’être fausse, en vous le dissimulant ? Vous êtes le même, mais votre amie est changée ; votre amie vous révère, vous estime autant et plus que jamais ; mais… mais une femme accoutumée comme elle à examiner de près ce qui se passe dans les replis les plus secrets de son âme et à ne s’en imposer sur rien, ne peut se cacher que l’amour en est sorti. La découverte est affreuse mais elle n’en est pas moins réelle. La marquise de La Pommeraye, moi, moi, inconstante ! légère !… Marquis, entrez en fureur, cherchez les noms les plus odieux, je me les suis donnés d’avance : donnez-les-moi, je suis prête à les accepter tous…, tous, excepté celui de femme fausse, que vous m’épargnerez, je l’espère, car en vérité je ne le suis pas… » (Ma femme ?
– Qu’est-ce ?
– Rien.
– On n’a pas un moment de repos dans cette maison, même les jours qu’on n’a presque point de monde et que l’on croit n’avoir rien à faire. Qu’une femme de mon état est à plaindre, surtout avec une bête de mari.) Cela dit, Mme de La Pommeraye se renversa sur son fauteuil et se mit à pleurer. Le marquis se précipita à ses genoux, et lui dit : « Vous êtes une femme charmante, une femme adorable, une femme comme il n’y en a point. Votre franchise, votre honnêteté me confond et devrait me faire mourir de honte. Ah ! quelle supériorité ce moment vous donne sur moi ! Que je vous vois grande et que je me trouve petit ! C’est vous qui avez parlé la première, et c’est moi qui fus coupable le premier. Mon amie votre sincérité m’entraîne ; je serais un monstre si elle ne m’entraînait pas, et je vous avouerai que l’histoire de votre cœur est mot à mot l’histoire du mien. Tout ce que vous vous êtes dit, je me le suis dit ; mais je me taisais, je souffrais, et je ne sais quand j’aurais eu le courage de parler.
— Vrai, mon ami ?
— Rien de plus vrai ; et il ne nous reste qu’à nous féliciter réciproquement d’avoir perdu en même temps le sentiment fragile et trompeur qui nous unissait.
— En effet, quel malheur que mon amour eût duré lorsque le vôtre aurait cessé ! — Ou que ce fût en moi qu’il eût cessé le premier.
— Vous avez raison, je le sens.
— Jamais vous ne m’avez paru aussi aimable, aussi belle que dans ce moment ; et si l’expérience du passé ne m’avait rendu circonspect, je croirais vous aimer plus que jamais. » Et le marquis en lui parlant ainsi lui prenait les mains, et les lui baisait… (Ma femme ? – Qu’est-ce ? – Le marchand de paille. – Vois sur le registre. – Et le registre ?… Reste, reste, je l’ai.)
Mme de La Pommeraye, renfermant en elle-même le dépit mortel dont elle était déchirée, reprit la parole et dit au marquis : « Mais, marquis, qu’allons-nous devenir ? » — Nous ne nous en sommes imposé ni l’un ni l’autre ; vous avez droit à toute mon estime; je ne crois pas avoir entièrement perdu le droit que j’avais à la vôtre ; nous continuerons de nous voir, nous nous livrerons à la confiance de la plus tendre amitié.
 
Denis Diderot - Jacques le Fataliste
— Marquis, il s’agit… Je suis désolée ; je vais vous désoler, et, tout bien considéré, il vaut mieux que je me taise. — Non, mon amie, parlez ; auriez-vous au fond de votre cœur un secret pour moi ? La première de nos conventions ne fut-elle pas que nos âmes s’ouvriraient l’une à l’autre sans réserve ? — Il est vrai, et voilà ce qui me pèse ; c’est un reproche qui met le comble à un beaucoup plus important que je me fais. Est-ce que vous ne vous apercevez pas que je n’ai plus la même gaieté ? J’ai perdu l’appétit ; je ne bois et je ne mange que par raison ; je ne saurais dormir. Nos sociétés les plus intimes me déplaisent. La nuit, je m’interroge et je me dis : est-ce qu’il est moins aimable ? Non. Est-ce que vous auriez à vous en plaindre ? Non. Auriez-vous à lui reprocher quelques liaisons suspectes ? Non. Est-ce que sa tendresse pour vous est diminuée ? Non. Pourquoi, votre ami étant le même, votre cœur est-il donc changé ? car il l’est : vous ne pouvez vous le cacher ; vous ne l’attendez plus avec la même impatience ; vous n’avez plus le même plaisir à le voir ; cette inquiétude quand il tardait à revenir ; cette douce émotion au bruit de sa voiture, quand on l’annonçait, quand il paraissait, vous ne l’éprouvez plus. — Comment, madame ! » Alors la marquise de La Pommeraye se couvrit les yeux de ses mains, pencha la tête et se tut un moment après lequel elle ajouta : « Marquis, je me suis attendue à tout votre étonnement, à toutes les choses amères que vous m’allez dire. Marquis ! épargnez-moi… Non, ne m’épargnez pas, dites-les-moi ; je les écouterai avec résignation, parce que je les mérite. Oui, mon cher marquis, il est vrai… Oui, je suis… Mais, n’est pas un assez grand malheur que la chose soit arrivée, sans y ajouter encore la honte, le mépris d’être fausse, en vous le dissimulant ? Vous êtes le même, mais votre amie est changée ; votre amie vous révère, vous estime autant et plus que jamais ; mais… mais une femme accoutumée comme elle à examiner de près ce qui se passe dans les replis les plus secrets de son âme et à ne s’en imposer sur rien, ne peut se cacher que l’amour en est sorti. La découverte est affreuse mais elle n’en est pas moins réelle. La marquise de La Pommeraye, moi, moi, inconstante ! légère !… Marquis, entrez en fureur, cherchez les noms les plus odieux, je me les suis donnés d’avance : donnez-les-moi, je suis prête à les accepter tous…, tous, excepté celui de femme fausse, que vous m’épargnerez, je l’espère, car en vérité je ne le suis pas… » (Ma femme ? – Qu’est-ce ? – Rien. – On n’a pas un moment de repos dans cette maison, même les jours qu’on n’a presque point de monde et que l’on croit n’avoir rien à faire. Qu’une femme de mon état est à plaindre, surtout avec une bête de mari.) Cela dit, Mme de La Pommeraye se renversa sur son fauteuil et se mit à pleurer. Le marquis se précipita à ses genoux, et lui dit : « Vous êtes une femme charmante, une femme adorable, une femme comme il n’y en a point. Votre franchise, votre honnêteté me confond et devrait me faire mourir de honte. Ah ! quelle supériorité ce moment vous donne sur moi ! Que je vous vois grande et que je me trouve petit ! C’est vous qui avez parlé la première, et c’est moi qui fus coupable le premier. Mon amie votre sincérité m’entraîne ; je serais un monstre si elle ne m’entraînait pas, et je vous avouerai que l’histoire de votre cœur est mot à mot l’histoire du mien. Tout ce que vous vous êtes dit, je me le suis dit ; mais je me taisais, je souffrais, et je ne sais quand j’aurais eu le courage de parler. — Vrai, mon ami ? — Rien de plus vrai ; et il ne nous reste qu’à nous féliciter réciproquement d’avoir perdu en même temps le sentiment fragile et trompeur qui nous unissait. — En effet, quel malheur que mon amour eût duré lorsque le vôtre aurait cessé ! — Ou que ce fût en moi qu’il eût cessé le premier. — Vous avez raison, je le sens. — Jamais vous ne m’avez paru aussi aimable, aussi belle que dans ce moment ; et si l’expérience du passé ne m’avait rendu circonspect, je croirais vous aimer plus que jamais. » Et le marquis en lui parlant ainsi lui prenait les mains, et les lui baisait… (Ma femme ? – Qu’est-ce ? – Le marchand de paille. – Vois sur le registre. – Et le registre ?… Reste, reste, je l’ai.) Mme de La Pommeraye, renfermant en elle-même le dépit mortel dont elle était déchirée, reprit la parole et dit au marquis : « Mais, marquis, qu’allons-nous devenir ? » — Nous ne nous en sommes imposé ni l’un ni l’autre ; vous avez droit à toute mon estime; je ne crois pas avoir entièrement perdu le droit que j’avais à la vôtre ; nous continuerons de nous voir, nous nous livrerons à la confiance de la plus tendre amitié.
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Réforme des retraites : le casse-tête budgétaire de la revalorisation des salaires des enseignants...

16 Janvier 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Réforme des retraites : le casse-tête budgétaire de la revalorisation des salaires des enseignants...

La promesse de revalorisation salariale des enseignants, censée compenser la réforme des retraites pour cette profession, devrait, selon les calculs de franceinfo, coûter cher.

Question taboue au gouvernement : combien va vraiment coûter la réforme des retraites à l'Éducation nationale ? Le gouvernement s'est engagé à ce que les pensions des professeurs ne baissent pas et pour cela, il faudra significativement augmenter les enseignants. Jean-Michel Blanquer vient d'achever, mercredi 15 janvier dans la soirée, ses premières discussions avec les organisations syndicales. Cette concertation sur les revalorisations promises va durer six mois.

Si l'exécutif veut tenir ses promesses, il devra consentir à un effort budgétaire considérable. Pour l'instant, le ministre s'est engagé sur un seul chiffre : 50millions d'euros de revalorisations pour 2021. Mais pour compenser les effets négatifs de la réforme sur les pensions des enseignants, cet effort financier devra non seulement se renouveler, mais aussi s'amplifier chaque année jusqu'en 2037, quand les premiers profs concernés par la réforme partiront à la retraite.

Un "escalier" très onéreux

L'idée est qu'en 2037, dans le budget annuel, soient mis environ 10 milliards d'euros de plus qu'aujourd'hui dans les rémunérations des enseignants. Mais atteindre cette cible coûtera beaucoup plus cher. Le ministère a imaginé un processus cumulatif. Comme un escalier, avec une première marche donc de 500 millions en 2021, à laquelle se rajoutera une nouvelle marche, une nouvelle enveloppe en 2022, puis une autre marche en 2023... 2024, etc.

Si l'on prend comme hypothèse que ce sera environ 500 millions à chaque fois, ce qui est nécessaire pour tenir l'objectif final selon les syndicats, cela pourrait donner un milliard pour les revalorisations en 2022, un milliard et demi en 2023, deux milliards en 2024... Et quand on cumule toutes ces sommes annuelles, on atteint un montant total considérable sur toute la période 2021-2037. L'UNSA Education estime l'effort nécessaire au total sur 16 ans à au moins 76 milliards d'euros... des chiffres que le ministère ne confirme pas. En comparaison, le budget annuel de l'Éducation nationale, c'est 53 milliards d'euros.

La crainte de contreparties

Comment le gouvernement peut-il s'engager sur une période aussi longue de 16 ans ? Le ministre de l'Éducation nationale propose une loi de programmation pluriannuelle pour garantir cet engagement, mais il faudrait que cette loi couvre toute la période concernée, 16 ans, du jamais vu... Pas suffisant pour rassurer les profs : que vaudra cet engagement en cas d'alternance politique ?

Autre grosse inquiétude côté syndicat : y aura-t-il des contreparties demandées pour ces hausses de salaire ? Le ministre veut profiter des six mois de discussion qui s'ouvrent pour tout remettre à plat, redéfinir le métier d'enseignant... faut-il comprendre par là nouvelle mission ? Dans l'entourage de Jean-Michel Blanquer, on explique qu'il faut veiller à ce que l'opinion publique comprenne l'effort financier majeur demandé à la nation pour augmenter les enseignants, qu'il faut que ces revalorisations aient un sens. Autrement dit : ce ne sera pas un chèque en blanc.

Alexis Morel

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Une évolution des mouvements enseignants comme en 2003, mais en accéléré?...

16 Janvier 2020 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Une évolution des mouvements enseignants comme en 2003, mais en accéléré?...

Pour ce qui concerne les évolutions des taux de grévistes contre la réforme des retraites, c'est ce qu'il se passe. Ce fut accompagné au printemps 2003 de l'apparition de formes de luttes plus diversifiées qui ont eu alors une importance non négligeable.

De l'automne 2002 à la fin du printemps 2003, il y eut 11 journées de grèves nationales aux taux de participation de plus en plus limités (alors que la première journée avait été exceptionnellement réussie)

On peut suivre cette évolution avec quelques jalons significatifs à partir des annonces ministérielles (même si les taux donnés par le ministère sont presque constamment sous-estimés d'environ 10 à 15% pour le primaire et d'au moins un tiers pour le secondaire). Mais en l'occurrence, ce sont avant tout les évolutions qui comptent.

Pour le primaire: 49% le 17 octobre 2002; 40% le 28 janvier 2003; 30% le 18 mars; 10% le 12 juin; 11% le 19 juin . Pour le collège: 44% le 17 octobre 2002; 37% le 28 janvier 2003; 34% le 18 mars; 17% le 12juin; 12% le 19 juin. Pour les lycées: 37% le 17 octobre 2002 ; 28% le 28 janvier 2003; 26% le 18 mars; 9% le 12 juin; 5% le 19 juin.

On le voit, les taux de grévistes aux journées nationales deviennent relativement limités au printemps 2003. Et il y a alors des occupations de rectorats et d'inspections académiques, des blocages de dépôt de bus ou de péages autoroutiers, des opérations escargots sur les routes, des rétentions de notes ou d'appréciation pour les dossiers du baccalauréat, et même des jets d'exemplaires du livre du ministre de l'Education nationale Luc Ferry

Cela a toujours été minoritaire; mais, au plus fort de l'action, les syndicats du second degré ont estimé à environ 3000 le nombre des collèges et lycées publics (sur 7800) touchés dans des proportions variables par des mouvements de grèves reconductibles, eux-mêmes plus ou moins longs.

Les journées de grèves nationales qui ont eu lieu récemment ont commencé aussi par une très forte participation, mais la mobilisation a aussi fortement décliné ensuite, en accéléré par rapport à 2003 (en moins de temps et moins de séquences).

Taux annoncés par le ministère. Pour le premier degré: 51% le 5 décembre 2019 (5% le lendemain); 13% le 10 décembre; 25% le 17 décembre; 19% le 9 janvier 2020; 4% le 14 janvier. Pour le second degré: 42% le 5 décembre 2019 (5% le lendemain); 19% le 10 décembre: 23% le 17 décembre: 16% le 9 janvier 2020; 4% le 14 janvier.

Dans certaines écoles, pour élargir le mouvement, on organise des "cafés de parents''. Dans certains établissements, il y a grève reconductible et parfois blocage (mais on est pour le moment très loin de l'extension que cela avait pris au printemps 2003). Il y a eu hier une occupation du rectorat de Paris. Ailleurs, des manuels ont été jetés (mais il ne s'agit pas de l'un des ouvrages du ministre de l'Education nationale, comme cela avait eu lieu en certains endroits en 2003). Signe des temps (d'un autre temps? car ce lycée avait été particulièrement turbulent dans les débuts de la troisième République), des professeurs du lycée Louis-le Grand - y compris des enseignants de classes préparatoires - se sont mis en grève reconductible...

Claude Lelièvre

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Revue de Presse Education... Retraites — Réformes — Ressources...

16 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Retraites — Réformes — Ressources...

Toujours retraites et réformes en question dans l’actualité. Et quelques ressources

Retraites

Réformes des retraites : pourquoi des négociations sur la rémunération des enseignants ?
Le gouvernement a promis de revaloriser les traitements des enseignants afin qu’ils ne soient pas pénalisés par le système de retraite à points. Les discussions ont commencé ce lundi 13 janvier entre les syndicats enseignants et le ministre de l’Éducation. Des tractations qui doivent aboutir d’ici le mois de juin 2020 sur une loi de programmation des revalorisations.”

En colère contre la réforme des retraites, ces profs jettent cartables, craies et vieux manuels
Le geste en dit long sur leur colère. Des enseignants grévistes ont jeté des vieux manuels scolaires par-dessus les grilles du rectorat de Clermont-Ferrand, le 14 janvier, pour protester contre le projet de réforme des retraites. D’autres profs se sont aussi adonné aux jets d’objets : craies et copies devant la Sorbonne, le même jour, et cartables au lycée Lakanal, la veille.”

Retraites : vif échange entre Emmanuel Macron et un enseignant à Pau
Emmanuel Macron a été rattrapé, lors d’une visite à Pau sur l’écologie, par la contestation sur la réforme des retraites. Au professeur de collège qui l’a vivement interpellé, le président a répondu sèchement.”

"Vous patachonnez dans la tête" : vif échange entre Macron et un enseignant
Interpellé par un enseignant sur la réforme des retraites, en marge d’un déplacement à Pau, le président de la République a utilisé une de ces expressions désuètes dont il a le secret, suscitant un brin d’incompréhension.”

Avocats, enseignants, médecins, artisans... Ils jettent les symboles de leur fonction pour protester
C’est parfois l’expression d’un désespoir, d’une colère ou d’un combat, et toujours celle d’un ras-le-bol. Depuis une semaine, divers corps de métiers ont mis à terre les symboles de leurs fonctions. Qui une robe, qui une blouse, qui un cartable, qui un burin. Une manière simple, frappante et pacifique de signifier sa protestation contre la réforme du système de retraites voulue par le gouvernement, mais aussi de dénoncer un affaiblissement général des services publics ou encore les politiques spécifiques menées dans le secteur des intéressés.”

Réformes

Le bac Blanquer ne passera pas Par Un collectif de professeurs de lycée, universitaires et parents d’élève
Quelles garanties l’Education nationale doit-elle offrir pour que le bac puisse avoir lieu ? Au moins trois : le respect et l’égalité des élèves, une préparation méthodique des épreuves et des apprentissages, des conditions de travail dignes pour le métier d’enseignant. La réforme Blanquer débute cette année. Fin janvier, début février, les élèves de première vont passer des épreuves du bac, les épreuves communes de contrôle continu (dites E3C). Mais, à tout niveau, c’est le chaos.”

Chute du nombre de candidats aux concours de l’enseignement Par Violaine Morin
Le nombre d’inscrits aux épreuves de l’agrégation et du capes, sésame pour devenir professeur dans le second degré, a baissé de 10 % entre 2019 et 2020.” pour abonnés

Investissements d’Avenir
Annonce des lauréats de l’appel à projets " Pôles pilotes de formation des enseignants et de recherche pour l’éducation "
Le Premier ministre, Édouard Philippe, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, le Secrétaire général à l’Investissement, Guillaume Boudy et le directeur général du groupe Caisse des Dépôts, Eric Lombard, se félicitent de la sélection des trois projets lauréats de l’appel à projets " Pôles pilotes de formation des enseignants et de recherche pour l’éducation ", de l’action " Territoires d’innovation pédagogique " du Programme d’Investissements d’Avenir (P.I.A.), dont la Banque des Territoires est l’opérateur.”

Ressources

Parcoursup : le rapport du comité éthique et scientifique

Paul Lehner : Conseiller d’orientation, un métier impossible ?
Alors que le gouvernement vient de donner l’orientation aux régions que vont devenir les conseillers d’orientation, renommés psychologues de l’éducation nationale ? Paul Lehner, chercheur à l’université de Cergy, publie un ouvrage qui fait revivre le combat des conseillers d’orientation pour trouver une place dans le système éducatif. Mais ils se retrouvent au coeur de tensions tellement fortes dans le système éducatif qu’elles les entrainent. D’abord parce que les conseillers d’orientation portent la dimension de tri social de l’Ecole. Ensuite parce qu’ils sont aussi au coeur des oppositions entre organisations syndicales. Toujours en quête de légitimité dans l’Ecole, le conseiller d’orientation voit son identité ballottée par l’institution. Le 21ème siècle commence pour elle par de nouveaux défis.”

A 800 ans, l’université de médecine de Montpellier célèbre son héritage humaniste
dans La Croix, la dépêche de l’AFP
Née de la rencontre d’influences chrétiennes, musulmanes et juives, l’université de médecine de Montpellier, une des plus anciennes du monde, célèbrera en 2020 ses 800 ans, avec l’ambition de perpétuer la transmission de son héritage humaniste.”

Bernard Desclaux

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Michel Berger...

15 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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