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Vivement l'Ecole!

Revalorisation : Le principal engagement du gouvernement n'en est pas un...

27 Janvier 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Revalorisation : Le principal engagement du gouvernement n'en est pas un...

EXTRAIT

Selon l'avis du Conseil d'Etat sur la loi retraites, le principal engagement de l'Etat pour revaloriser la rémunération des enseignants est contraire à la constitution. Le seul argument concret du gouvernement pour que les enseignants acceptent la réforme s'effondre. Le gouvernement pouvait-il ne pas savoir que son engagement est sans valeur ? Pourquoi l'avis du Conseil est-il communiqué maintenant ? Quelles conséquences cela a-t-il pour les enseignants ?

(...)

Avec l'annonce d'une hausse de 500 millions du budget de l'éducation nationale de 2021, cet engagement était la seule garantie pour les enseignants qu'une revalorisation de leurs rémunérations aurait lieu. Le ministère de l'éducation nationale n'a pris aucun autre engagement. Et les discussions engagée depuis le 13 janvier tournent en rond et n'aboutissent pour le moment qu'à alimenter le flou et le brouillard qui caractérisent cette réforme.

Le Conseil d'Etat juge le dispositif anticonstitutionnel

Le Conseil d'Etat a balayé d'un coup le brouillard.  Dans  son avis sur la loi retraites, le Conseil d'Etat estime qu'imposer une loi de programmation dans une loi est contraire à la constitution. "Le Conseil d’Etat écarte les dispositions qui renvoient à une loi de programmation, dont le Gouvernement entend soumettre un projet au Parlement dans les prochains mois, la définition de mécanismes permettant de garantir aux personnels enseignants et chercheurs ayant la qualité de fonctionnaire une revalorisation de leur rémunération afin de leur assurer un niveau de pension équivalent à celui de fonctionnaires appartenant à des corps comparables. Sauf à être regardées, par leur imprécision, comme dépourvues de toute valeur normative, ces dispositions constituent une injonction au Gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution (décision n° 89-269 DC du 22 janvier 1990, cons. 38)", note-il.

Autrement dit, quand la loi retraites arrivera, inévitablement, devant le Conseil constitutionnel, le Conseil constitutionnel ne pourra qu'appliquer une règle qu'il a lui-même établie et annuler cette partie de l'article 1. Il libèrera ainsi le gouvernement de son obligation.

Ainsi disparait le principal engagement du gouvernement pour la revalorisation des enseignants. Plus de 5 mois après l'ouverture de consultations et de discussions sur la réforme des retraites des enseignants, les enseignants n'ont aucun engagement  gouvernemental alors qu'il vont être les premières victimes de la réforme, leurs pensions allant fortement baisser.

(...)

François Jarraud

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

 

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Philippe Sarde...

26 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Alain-Fournier...

26 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Une à une, les voitures s’en allaient ; les roues grinçaient sur le sable de la grande allée. Et, dans la nuit, on les voyait tourner et disparaître, chargées de femmes emmitouflées, d’enfants dans des fichus, qui déjà s’endormaient. Une grande carriole encore ; un char à bancs où les femmes étaient serrées épaule contre épaule passa, laissant Meaulnes interdit, sur le seuil de la demeure. Il n’allait plus rester bientôt qu’une vieille berline que conduisait un paysan en blouse. “Vous pouvez monter, répondit-il aux explications d’Augustin, nous allons dans cette direction.”

Péniblement, Meaulnes ouvrit la portière de la vieille guimbarde, dont la vitre trembla et les gonds crièrent. Sur la banquette, dans un coin de la voiture, deux tout petits enfants, un garçon et une fille, dormaient. Ils s’éveillèrent, au bruit et au froid, se détendirent, regardèrent vaguement, puis en frissonnant se renfoncèrent dans leur coin et se rendormirent…

Déjà la vieille voiture partait. Meaulnes referma plus doucement la portière et s’installa avec précaution dans l’autre coin ; puis, avidement, s’efforça de distinguer à travers la vitre les lieux qu’il allait quitter et la route par où il était venu : il devina, malgré la nuit, que la voiture traversait la cour et le jardin, passait devant l’escalier de sa chambre, franchissait la grille et sortait du Domaine pour entrer dans les bois. Fuyant le long de la vitre, on distinguait vaguement les troncs des vieux sapins. “Peut-être rencontrerons-nous Frantz de Galais”, se disait Meaulnes, le cœur battant. Brusquement, dans le chemin étroit, la voiture fit un écart pour ne pas heurter un obstacle. C’était, autant qu’on pouvait deviner dans la nuit à ses formes massives, une roulotte arrêtée presque au milieu du chemin et qui avait dû rester là, à proximité de la fête, durant ces derniers jours.

Cet obstacle franchi, les chevaux repartis au trot, Meaulnes commençait à se fatiguer de regarder à la vitre, s’efforçant vainement de percer l’obscurité environnante, lorsque soudain, dans la profondeur du bois, il y eut un éclair, suivi d’une détonation. Les chevaux partirent au galop et Meaulnes ne sut pas d’abord si le cocher en blouse s’efforçait de les retenir ou, au contraire, les excitait à fuir. Il voulut ouvrir la portière. Comme la poignée se trouvait à l’extérieur, il essaya vainement de baisser la glace, la secoua… Les enfants, réveillés en peur, se serraient l’un contre l’autre, sans rien dire. Et tandis qu’il secouait la vitre, le visage collé au carreau, il aperçut, grâce à un coude du chemin, une forme blanche qui courait. C’était, hagard et affolé, le grand pierrot de la fête, le bohémien en tenue de mascarade, qui portait dans ses bras un corps humain serré contre sa poitrine. Puis tout disparut.

Dans la voiture qui fuyait au grand galop à travers la nuit, les deux enfants s’étaient rendormis. Personne à qui parler des événements mystérieux de ces deux jours. Après avoir longtemps repassé dans son esprit tout ce qu’il avait vu et entendu, plein de fatigue et le cœur gros, le jeune homme lui aussi s’abandonna au sommeil comme un enfant triste… 

Alain-Fournier - Le Grand Meaulnes

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Philippe Meirieu répond aux questions des lycéens... (Vidéo)

26 Janvier 2020 , Rédigé par Festival International Film Education Publié dans #Education

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Lettre ouverte d'enseignants à Jean Michel Blanquer...

26 Janvier 2020 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Lettre ouverte d'enseignants à Jean Michel Blanquer...

Lettre ouverte au ministre Jean Michel Blanquer après son intervention ce dimanche 19 janvier dans l'émission Questions politiques de France Inter. Cette lettre a été écrite par des enseignants issus du comité Grévistes Interpro Grand Melun (GIGM77) regroupant différents secteurs (enseignants, cheminots, raffineurs, travailleurs sociaux, de la santé, de La Poste...)

Monsieur le Ministre,

Lors de votre intervention de ce dimanche 19 janvier sur France Inter, vous avez tenu des propos déplacés et graves à l’encontre des enseignants grévistes et de toutes les personnes mobilisées.

Vous avez parlé de « personnes radicalisées dans la violence, dans des actions de type anti-démocratique ». Vous avez employé les termes d’« ennemis de la démocratie, ennemis de la République » à propos de l’incursion au siège de la CFDT et de la tentative de manifestation aux Bouffes du Nord mais aussi de « minorité radicale » à propos des blocages d’E3C et des jets de manuels.

Nous, personnes mobilisées contre cette réforme des retraites, contre la réforme du Bac, contre la tenue des E3C, sommes des professeurs, des fonctionnaires de l’Etat. Nous portons au quotidien les valeurs de la République auprès des futurs citoyens de ce pays. Beaucoup parlent de notre profession comme d’un sacerdoce. Les principes de démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité, la laïcité sont au centre de nos vies professionnelles et personnelles. Nous traiter d’ennemis de la démocratie et de la République revient à mépriser notre engagement auprès des élèves et mépriser notre place dans la société.

Les mobilisations de fonctionnaires sont les plus sages, vous le savez. Vous appuyez sciemment dessus en nous qualifiant de « radicalisés » et de séditieux. Nous avons à cœur d’être compris et entendus de l’opinion publique, de rester dans la légalité, le respect de notre fonction et de l’Etat et à ce titre, nous ne dépassons jamais les limites. Chacune de nos actions donne lieu à de très longs échanges entre nous, tous motivés par notre volonté de rester dans le cadre de notre fonction, sans jamais froisser l’opinion publique. En nous accusant du contraire, vous jouez sur notre corde sensible.

En quoi jeter de vieux manuels sur le sol est-il anti-démocratique ? En quoi occuper un rectorat est-il anti-démocratique ? En quoi questionner la pertinence d’une réforme pour l’avenir de la nation est-il anti-démocratique ? Vous faites appel à la culture et à l’Histoire pour discréditer nos actions mais l’Histoire et la culture sont jalonnées de ces actions au nom de la démocratie et au nom de la République.

Parle-t-on de radicalisés quand des agriculteurs déversent des récoltes ou du purin ? Parle-t-on d’ennemis de la démocratie quand des taxis, des routiers font des opérations escargots ? Parlait-on d’ennemis de la République lorsque les bonnets rouges brûlaient des pneus sur les autoroutes ?

A ce titre, nous souhaitons revenir sur les actions de jets de manuels qui ont fait grand bruit. Non, lancer des livres n’est pas « une négation de la dignité du métier ». Non, lancer des manuels ne fait pas de nous des totalitaristes puisque c’est ce que vous sous-entendez. Ces manuels sont obsolètes, issus de programmes révolus. Leurs contenus pédagogiques et scientifiques sont inexploitables dans de nombreuses disciplines. Parfois à cause de vos réformes. Aucun roman n’a atterri sur le sol, aucun auteur n’a été souillé, aucune idée, aucune pensée n’a été détruite. Ces manuels ne manqueront à personne, ils ne nous empêcheront pas de continuer à faire notre travail.

Nous accuser de jeter et piétiner le savoir et la culture, c’est faire semblant d’ignorer nos luttes quotidiennes pour obtenir des budgets d’achats, organiser des sorties, permettre à nos élèves d’élargir leur horizon. Combien sommes-nous à partager nos ouvrages personnels avec nos élèves, à acheter des livres sur nos deniers personnels pour eux, à les prêter, à les donner ?

Nos mobilisations sont invisibilisées depuis des années. Ainsi, les actions symboliques sont devenues notre seule option. Vous vous adressez à des personnes conscientes, formées, cultivées, pour qui la déontologie a un sens. Nous ne cassons rien, nous ne violentons personne, nous nous rendons visibles. Nous sommes issus d’un parcours universitaire et de formation qui nous oblige à un comportement sinon exemplaire, du moins éthique et responsable.

Vous parlez également d’« effet de loupe » sur une « minorité radicale ». Vous affirmez que le soutien aux réformes est majoritaire et que ceux qui s’y opposent « cultivent le conservatisme, l’immobilisme et les inégalités ». Ces affirmations sont la preuve de votre incapacité à écouter ce que vous disent les enseignants depuis deux ans.

En effet, notre quotidien n’est fait que de recherches éternelles de solutions pour le progrès de nos élèves. Mise en place de PAP, de PAI, de PPRE, de tutorat, de suivi individualisé, de pédagogie différenciée, chaque jour est un recommencement afin de réduire les inégalités. Et pourtant ! Chaque enquête PISA souligne que l’école française est une machine à broyer. Nous sommes les mauvais élèves de l’Europe. Nous sommes fragiles en langue et nuls en mathématiques. Nous sommes apparemment incapables d’aider nos élèves, mais nous sommes aussi les plus mal payés, ceux qui travaillent le plus par semaine et les moins considérés.

Vous attendez de nous des miracles mais vous nous traitez comme des bénévoles. Vous exigez des résultats mais sans aucun moyen alloué à nos missions. Les DHG tombent les unes après les autres, et toutes se ressemblent. Moins d’heures, moins de moyens, moins de postes. Plus de missions, plus d’élèves, plus de contraintes. Idem pour les E3C. Vous attendez de nous la tenue d’épreuves nationales avec une organisation locale sans concertation ni organisation.

Vous vous vantez de porter « le calme des vieilles troupes » face à nous, émeutiers. Pourtant, c’est nous qui sommes bien calmes face à la violence de votre mépris et à votre manque d’écoute. Quant à nos vieilles troupes à nous, les vraies qui sont sur le terrain, nous les perdons sous le poids du métier. Nous pensons à Christine Renon, à Jean Willot et à tous ceux qui nous ont quittés à cause de leur travail. Nous exerçons un métier qui pèse sur notre santé, sur notre moral, sur notre vie privée. Dès le début de notre carrière, notre motivation et notre engagement sont mis à rude épreuve. Les chiffres des démissions et ceux des inscrits aux concours soulignent cette tendance au désespoir et à l’abandon du plus beau métier du monde.

Nous faisons tout ce que nous pouvons.

A vous d’écouter, à vous d’entendre, à vous d’agir

POUR l’avenir de l’Education Nationale

POUR l’avenir de nos élèves

POUR l’avenir de notre République.

Nous invitons tous les enseignants à envoyer par courrier cette lettre à leur ministre Jean Michel Blanquer au 110 rue de Grenelle 75357 Paris SP 07

Les 0,1% d’enseignants, chefs d’établissements défavorables à la réforme, dans le premier et le second degré, en métropole, en banlieue, dans les DROM-COM, en ville comme en campagne.

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Retraites: le Conseil d'État tacle la promesse de revalorisation des profs...

26 Janvier 2020 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Retraites: le Conseil d'État tacle la promesse de revalorisation des profs...

EXTRAIT

Le gouvernement va devoir amender son dispositif censé garantir aux profs qu'ils ne seront pas les grands perdants de la réforme des retraites.

POLITIQUE - C’est un petit camouflet pour l’exécutif. Dans un avis rendu vendredi 24 janvier, le Conseil d’État étrille le projet de réforme des retraites présenté ce même jour en Conseil des ministres. Outre les “projections financières lacunaires” du gouvernement et un recours aux ordonnances qui “fait perdre la visibilité d’ensemble”, la plus haute juridiction administrative française estime qu’au moins une disposition pourrait être frappée d’inconstitutionnalité. 

Et pas des moindres puisqu’il s’agit de la promesse de revalorisation du salaire des enseignants. De quoi mettre un peu plus de pression sur le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, déjà bousculé par la mobilisation des professeurs contre sa réforme du bac et la refonte du système des retraites. 

Une situation délicate alors que ces mesures étaient la seule promesse financière du gouvernement aux enseignants en contrepartie d’un nouveau système dont ils devraient être les grands perdants.

(...)

Anthony Berthelier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Georg Philipp Telemann...

25 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Bernard-Marie Koltès...

25 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je veux surveiller chaque battement de ton cœur, chaque souffle de ta poitrine; l'oreille collée contre toi j'entendrai le bruit des rouages de ton corps, je surveillerai ton corps comme un mécanicien surveille sa machine. Je garderai tous tes secrets, je serai ta valise à secrets; je serai le sac où tu rangeras tes mystères. Je veillerai sur tes armes, je les protégerai de la rouille. Tu seras aussi mon agent et mon secret à moi, dans tes voyages, je serai ton bagage, ton porteur et ton amour.

Bernard-Marie Koltès - Roberto Zucco

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Le gouvernement a baladé les enseignant.es et les chercheur.ses...

25 Janvier 2020 , Rédigé par Snes-FSU Publié dans #Education

Le gouvernement a baladé les enseignant.es et les chercheur.ses...

Le Conseil d’État a rendu public son avis sur le projet de création d’un régime universel de retraite présenté aujourd’hui en Conseil des ministres.

Il confirme ce que la FSU dénonce depuis la publication du rapport Delevoye : les enseignant-es, les chercheur.es sont parmi les grand.es perdant.es de la réforme, leur forte mobilisation dans le mouvement de grèves et de manifestations interprofessionnelles en est le témoin.

Maintenant, nous savons, de plus, que le gouvernement s’est moqué de ses agent.es.

En effet l’engagement du gouvernement de les revaloriser par le biais d’une loi de programmation est battu en brèche : le Conseil d’État déclare au sujet de cette prétendue “garantie” qu’elle est condamnée à disparaître du texte car « ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ».

Pour la FSU, le retrait de ce projet de loi s’impose.

La FSU demande depuis le début que des discussions sur la revalorisation concernent tout.es les agent.es de la Fonction publique et soient déconnectées de la question des retraites

Les Lilas, le 25 janvier 2020

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Michel Foucault à propos de l'école... (Vidéo)

25 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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