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Vivement l'Ecole!

Franz Schubert..

29 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Mélina Mercouri... DISCOURS DE 1986 A L'OXFORD UNION...

29 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Monsieur le Président, Honorables membres, Mesdames, Messieurs,
 
Permettez-moi d'abord de remercier l'Oxford Union d'avoir présenté cette résolution de débat, et de la remercier de m'avoir invitée. Je crois qu'il est bon que ce soir une voix grecque puisse être entendue. Même une voix avec mon pauvre accent. Je l'entends et j'en grimace. Il me rappelle ce que Brendan Behan avait dit un jour d'un homme de radio : "Il parle comme s'il avait les Marbres d'Elgin dans la bouche".
 
Il y a encore d'autre remerciements que je dois exprimer: aux nombreux citoyens britanniques qui ont défendu la position de mon gouvernement, aux Honorables Membres des deux Chambres qui ont manifesté leur intérêt et leur sympathie pour la restitution, aux participants au débat de ce soir, et bien sûr, pour les efforts qu'il accomplit afin d'apporter au peuple anglais la vérité sur la question, ma gratitude la plus profonde au Comité Britannique pour la Restitution des Marbres du Parthénon.
 
Car il s'agit bien des Marbres du Parthénon. Il n'existe pas de Marbres d'Elgin.
 
Il y a un David de Michel-Ange.
 
Il y a une Vénus de Léonard de Vinci.
 
Il y a un Hermès de Praxitèle.
 
Il y a un Pêcheurs en mer de Turner.
 
Il n'y a pas de Marbres d'Elgin !
 
Vous savez, on dit que les Grecs sont un peuple fervent et qu'ils ont le sang chaud. Eh bien permettez-moi de vous dire une chose : c'est vrai. Et je ne suis pas reconnue comme une exception. Sachant ce que ces sculptures représentent pour le peuple grec, il n'est pas facile d'évoquer leur enlèvement de Grèce sans être passionnée, mais je vais essayer, je vous le promets.
 
J'ai reçu de l'un de vos éminents professeurs le conseil de raconter l'histoire, de raconter comment ces Marbres ont été enlevés à Athènes pour être apportés sur les rivages de l'Angleterre. J'ai protesté : l'histoire est trop connue. On m'a répondu que s'il y avait une seule personne dans l'assistance pour qui les faits étaient un peu vagues, alors, il fallait raconter cette histoire. Alors, aussi brièvement que je pourrai, la voici.
 
Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Napoléon médite sur le risque qu'il courrait en envahissant l'Angleterre. Il conclut que ce n'est pas une très bonne idée. A la place, il envahit l'Egypte, qu'il arrache à l'autorité turque. Les Turcs n'apprécient pas du tout. Ils rompent les relations diplomatiques avec la France. Ils déclarent aussi la guerre. L'Angleterre juge que c'est un moment épatant pour nommer un ambassadeur en Turquie.
 
Entrée en scène de Lord Elgin. C'est lui qui a le poste. Il vient d'épouser la ravissante Mary Nisbett, et il termine l'aménagement de son château. Son architecte lui parle des merveilles de l'architecture et des sculptures grecques, et il suggère que ce serait une idée merveilleuse de faire des moulages en plâtre des véritables objets d'Athènes. "Merveilleuse en vérité.", dit Elgin. Et d'organiser un groupe de gens capables de faire des dessins d'architecture, dirigés par un peintre de qualité, qui se trouve être Giovanni Lusieri, un artiste italien.
 
Je ne peux pas résister à la tentation de prendre un moment pour une anecdote. Elgin avait auparavant pris contact avec Turner. Oui, le grand Turner. Le jeune peintre se montra intéressé. Lord Elgin posa ses conditions: chaque dessin, chaque croquis fait par Turner resterait la propriété de sa Grâce. A ses moments perdus, il donnerait des cours de dessin à Lady Elgin. "D'accord, dit Turner, mais je veux £400 par an." Non non, dit Lord Elgin, c'est trop, beaucoup trop. Alors, pas de Turner. Fin de l'anecdote.
 
Le chapelain de l'équipe d'Elgin était le Révérend Philip Hunt. Je n'en parlerai pas avec beaucoup de révérence. Si je devais faire l'exception de Lord Elgin, le méchant en chef de l'histoire, pour moi, ce serait le Révérend Hunt. On en reparlera. Les Elgin sont reçus avec faste à Constantinople. On échange des cadeaux somptueux. Les vents de la guerre sont favorables aux Anglais et le Sultan est ravi. Maintenant, nous passons en Grèce, cette Grèce occupée depuis près de quatre cents ans maintenant par l'Empire Ottoman.
 
L'équipe d'Elgin arrive à Athènes. Pour contrôler Athènes, les Turcs avaient nommé deux gouverneurs, un civil et un militaire. On a beaucoup parlé, et on continue à parler du peu d'intérêt des Turcs pour les trésors de l'Acropole. Pourtant il a fallu six mois pour que l'équipe d'Elgin ait le droit d'y accéder. Mais ils y sont parvenus : cinq livres par visite dans la poche du gouverneur militaire. Ce fut le début d'une procédure de corruption des fonctionnaires turcs qui ne devait prendre fin qu'une fois les marbres mis en caisses et embarqués pour l'Angleterre.
 
Pourtant, quand les échafaudages furent montés et les moulages prêts à être faits, soudain arrivèrent des rumeurs d'une préparation de la France à l'action armée. Le gouverneur turc ordonna à l'équipe d'Elgin de descendre de l'Acropole. Cinq livres par visite ou pas, l'accès à l'Acropole était verboten. Il n'y avait qu'une manière d'y remonter : qu'Elgin mette encore en oeuvre son influence auprès du Sultan de Constantinople, qu'il obtienne un document appelé firman, ordonnant aux autorités d'Athènes de permettre la poursuite du travail.
 
Le Révérend Hunt va à Constantinople voir Lord Elgin. Il demande que les documents mentionnent le fait que les artistes - notez bien le mot - sont au service de l'Ambassadeur extraordinaire de Grande-Bretagne. Elgin va voir le Sultan, il obtient son firman. Le texte de ce firman est composé de manière assez tortueuse. Permettez-moi de vous lire les ordres donnés par le Sultan, et qui sont en rapport avec notre sujet. Je cite :
 
"Que les artistes ne rencontrent aucune opposition lorsqu'ils se déplacent, qu'ils observent, qu'ils contemplent les images et les édifices qu'ils peuvent souhaiter dessiner ou copier; ni lorsqu'ils moulent en craie ou en plâtre lesdits monuments et les figures visibles; ni lorsqu'ils font des excavations, lorsqu'ils le jugent nécessaire, pour trouver des inscriptions parmi ce qui rest rejeté. Qu'ils ne soient pas empêchés d'emporter des fragments de pierre portant des inscriptions ou des figures."
 
(La traduction Hunt présentée par la suite au Comité Particulier dit : - qualche pezzi di petra - quelques morceaux de pierre).
 
Ces instructions sont transmises aux gouverneurs et ces précisions inscrites dans le firman -- en raison des excellentes relations entre les deux pays - je cite encore:
 
"... particulièrement parce qu'il n'y a aucun mal à ce que lesdits édifices soient ainsi vus, contemplés et dessinés".
 
Sitôt le firman transmis à Athènes, une attaque en règle, fiévreuse, terrifiante, est menée contre un édifice que, jusqu'à nos jours, beaucoup considèrent comme le plus pur, le plus beau de la création humaine.
 
Lorsqu'on s'attaqua au portique des Caryatides de l'Erechteion, la fièvre monta tellement que le Révérend Hunt émit l'idée que la totalité de l'édifice pourrait être emportée si seulement on pouvait dépêcher pour le prendre un gros navire de guerre britannique. Lord Elgin était enchanté de cette idée et demanda l'envoi d'un navire. La requête ne fut pas considérée comme extravagante, mais à ce moment, il n'y avait aucun navire disponible. (Imaginez ce qui se serait passé s'il y en avait eu un).
 
Raconter toutes ces horreurs demanderait beaucoup de temps et beaucoup de maîtrise de soi. Les mots "pillage", "dilapidation", "dévastation impudente", "écrasement et ruine lamentables" ne sont pas de moi maintenant. Ils ont été prononcés par les contemporains d'Elgin. Horace Smith désignait Elgin comme un "voleur de marbre". Lord Byron l'appela pillard. Thomas Hardy, plus tard, devait parler des marbres comme de "captifs en exil".
 
Mon gouvernement a demandé la restitution des Marbres du Parthénon. Il s'est vu opposer un refus. Mais qu'il soit bien établi que nous ne renoncerons jamais à notre requête. Permettez-moi d'énumérer les arguments qui sont constamment opposés contre la restitution et de les traiter un par un.
 
D'abord on nous dit que les Marbres ont été obtenus à la suite d'une transaction en règle. Je demande si la corruption de fonctionnaires peut être opposée à une "transaction en règle". Lorsque le Comité Particulier mis en place étudiait la proposition de rachat des Marbres à Sa Grâce, Elgin lui a soumis un rapport détaillé de des dépenses pour leur obtention. Faisant état, je le cite, des "obstacles, interruptions et du découragement créés par les caprices et les préjugés des Turcs", il inscrit dans sa comptabilité une dépense de £21.902 pour des cadeaux aux autorités d'Athènes. Au moins, c'est une somme convenable. Et, bien sûr, il faut poser la question: Est-il convenable de traiter avec les Turcs pour obtenir le bien le plus précieux des Grecs, alors que la Grèce est sous l'occupation et la domination turque?
 
Un deuxième argument qui perdure, bien qu'il ait été réfuté avec irritation par les nombreux Anglais voyageant en Grèce à l'époque est que:
 
"... les Grecs ignorants, superstitieux, étaient indifférents à leur art et à leurs monuments."
 
Cela implique, bien sûr, qu'ils n'aient eu ni yeux, ni conscience, ni coeur. Qui? Ces Grecs qui, longtemps après Périclès, ont créé les miracles de l'art Byzantin? Ces Grecs qui même sous l'occupation turque, ont créé des écoles entières d'art et de techniques? Ces Grecs qui, malgré quatre cents ans de domination turque ont conservé inexorablement leur langue et leur religion? Ces Grecs qui, dans leur lutte pour l'indépendance ont envoyé aux soldats turcs des balles contre eux-mêmes, oui, contre eux-mêmes:
 
Les soldats turcs assiégés sur l'Acropole étaient à court de munitions. Ils ont commencé à s'attaquer aux grandes colonnes pour en prendre le plomb afin de fabriquer des balles. Les Grecs leur ont envoyé des munitions avec ce message: "Voici des balles, ne touchez pas aux colonnes".
 
Après l'acquisition de l'indépendance, une des premières lois votées par le gouvernement grec fut pour la protection et la préservation des monuments. De l'indifférence ? Nous considérons une telle accusation comme monstrueuse. Vous avez certainement entendu dire, mais permettez-moi de le répéter, ce qu'un Grec, la mort dans l'âme, avait dit à un membre de l'équipe d'Elgin, et qu'a rapporté J.C. Hobhouse. "Vous avez emporté nos trésors. Prenez-en bien soin. Un jour, nous réclamerons leur retour". Pouvons-nous croire que cet homme ne parlait qu'en son nom propre?
 
Récemment, a été proposée une théorie nouvelle, celle-ci est une petite merveille. Mr Gavin Stamp, que j'aurai l'honneur de rencontrer ce soir, avance l'idée que les Grecs actuels ne sont pas les descendants de Périclès. Bigre! On nous a pris nos marbres. Qui va maintenant prétendre à un droit sur les ossements de nos ancêtres ?
 
En tant que Ministre de la Culture, j'invite ici Mr Stamp à venir à Athènes. Je lui organiserai une émission de télévision à une heure de grande écoute pour qu'ils puisse apprendre aux démographes grecs et au peuple grec qui ils sont.
 
Argument numéro 3. Si les marbres sont restitués, cela créera un précédent qui pourrait mener au vidage des musées. Excusez-moi, mais c'est du boniment. Qui va demander et qui va obtenir le vidage des musées?
 
Permettez-moi de redire que nous considérons les musées de tous les pays comme un besoin social et culturel vital, qui doit être protégé. J'ai dit et répété que ce que nous réclamons, c'est une partie intégrante d'une structure qui a été mutilée. Dans le monde entier, le nom de notre pays est immédiatement associé au Parthénon.
 
Tout ce que nous demandons, c'est quelque chose d'unique, quelque chose qui n'a pas d'égal, quelque chose qui est spécifique de notre identité. Et, mes chers amis, s'il y avait l'ombre de l'ombre d'un danger pour les musées, pourquoi le Conseil International des Musées aurait-il recommandé la restitution, comme il l'a fait?
 
Argument numéro 4. D'un cru plus récent, celui-ci. La pollution ! La pollution sur l'Acropole. Qu'est-ce que cela veut dire? Lorsque Londres affrontait le grave problème de la pollution, y a-t-il eu des cris d'alarme pour les marbres? Bien sûr que non. Pour la simple raison qu'ils étaient logés à l'intérieur du British Museum. Eh bien nous n'avons jamais prétendu que nous remettrions les sculptures à leur place sur la frise. Nous sommes bien persuadés que cele ne peut pas se faire. Au contraire, mon gouvernement a bien établi que le jour où Athènes se verra rendre ses marbres, il y aura, prêt à les accueillir, tout près de l'Acropole pourqu'ils soient dans leur contexte, un beau musée, avec les systèmes de sécurité et de conservation les plus élaborés.
 
Puis-je ajouter que nous sommes fiers du travail qui se fait sur l'Acropole. La présentation de ce travail a été faite lors d'un congrès des plus grands archéologues du monde invités à Athènes. Leurs compliments ont été unanimes, enthousiastes, et gratifiants. Depuis lors, ce travail a fait l'objet d'expositions dans les principales villes d'Europe. Il a été aimablement reçu par le British Museum de Londres. Le Financial Times a écrit un rapport sur la qualité de ce travail, et l'habileté exemplaire des restaurateurs grecs. J'ai demandé que des copies soient mises à la disposition de ceux d'entre vous qui pourraient être intéressés.
 
L'argument le plus souvent mis en avant est que l'enlèvement des Marbres les a sauvés de la barbarie des Turcs. Nier le vandalisme turc me mettrait ici en position de faiblesse. Pourtant, le fait est que les Turcs n'ont donné à Elgin aucune permission d'enlever des sculptures des oeuvres ou des murs de la citadelle, et qu'avec la bénédiction du Révérend Hunt, ils ont été enlevés de la manière la plus barbare. Je cite une lettre de Lusieri à Elgin:
 
"J'ai, Monseigneur, le plaisir de vous annoncer la prise de la huitième métope, celle où un centaure enlève une femme. Ce fragment nous a causé bien des ennuis à tous égards et j'ai dû me montrer un peu barbare."
 
Dans une autre lettre, il espérait
 
"... que les actes de barbarie que j'ai été contraint de commettre pour votre service pourront être oubliés."
 
Edward Dodwell écrit:
 
"J'ai subi la mortification indicible d'être présent lorsque le Parthénon a été dépouillé de ses plus belles sculptures. J'ai vu descendre plusieurs métopes de l'extrémité sud-est du temple. Elles étaient fixées entre les triglyphes comme dans une rainure, et pour les soulever, il a fallu mettre à bas la magnifique corniche par laquelle ils étaient couverts. L'angle sud-est du fronton a subi le même sort; et au lieu de le beauté pittoresque et de l'excellent état de conservation où je l'ai vu à l'origine, il est maintenant totalement réduit à un état de désolation et de ruine. On ne peut qu'exécrer l'esprit de barbarie qui a poussé à briser et à mutiles, à piller et à renverser les nobles oeuvres qu'avait commandées Périclès, et qu'avaient exécutées le génie sans rival de Phidias et d'Ictinos. "
 
Un autre témoin, Robert Smirke, écrit:
 
"J'étais particulièrement affecté quand je vis les déprédations commises pour accéder aux bas-reliefs des murs de la frise. Chaque pierre en tombant, faisait trembler le sol de son poids énorme, avec un son creux et sourd; on eût dit un grognement convulsif de l'esprit du temple blessé."
 
Edward Daniel Clarke fut parmi les témoins de la dévastation. Il écrit:
 
"Levant les yeux, nous vîmes à regret le vide qu'on venait de faire, et que tous les ambassadeurs de la terre, avec tous les souverains qu'ils représentent, aidés de toutes les ressources que peuvent apporter la fortune et le talent, ne sauront jamais réparer. "
 
Voilà pour la barbarie.
 
En l'année 1816, un Comité Particulier est nommé pour étudier une proposition faite par Lord Elgin. Les marbres avaient été exposés en différents lieux et sous différents abris. Lord Elgin connaît des temps difficiles et offre de vendre les Marbres au gouvernement. Le Comité doit décider:
 
Par quelle autorité la collection a été acquise
Dans quelle circonstances l'autorité a été accordée.
Quelle est la valeur des Marbres en tant qu'oeuvre d'art.
Combien il faudrait dépenser pour un éventuel rachat.
 
Si vous lisez le rapport, vous verrez que la plus grande part des témoignages demandés concernait la qualité des marbres et le prix qu'il conviendrait de les payer. Mais, pour recommander leur achat, il fallait franchir un pas difficile: montrer que les circonstances de la transaction étaient correctes et que les Marbres avaient été acquis par Elgin, en tant que personne privée, et non par son influence en tant qu'Ambassadeur de Grande-Bretagne.
 
Je vous cite le rapport du Comité particulier:
 
"Le Comte d'Aberdeen, en réponse à une question demandant si l'autorité et l'influence d'une situation publique était, selon lui, nécessaire pour réussir à enlever ces marbres, répondit qu'il ne pensait pas qu'une personne privée ait pu réussir à enlever les vestiges que LordElgin a obtenus. "
 
(Le Comte d'Aberdeen, qui n'était pas moins qu'Elgin un ardent chasseur de trésors, était en Grèce à l'époque et en mesure de savoir.)
 
Je cite le rapport;
 
"Le Dr Hunt, qui avait sur ce point de meilleurs sources que toutes les autres personnes interrogées, exprima la ferme opinion qu'un sujet britannique qui n'aurait pas eu la position d'ambassadeur n'aurait pas été capable d'obtenir du gouvernement turc un firman accordant des pouvoirs aussi étendus."
 
Je cite le rapport:
 
"Le succès des armées britanniques et la restitution attendue de cette province à la Sublime Porte accomplit un changement merveilleux et instantané dans les dispositions de toutes les classes et dans les descriptions du peuple envers notre nation."
 
Et pourtant, et pourtant, écoutez ce que dit la conclusion du Comité particulier:
 
"Il ne peut être mis en doute que Lord Elgin se considérait comme agissant d'une manière entièrement distincte de sa position officielle. Mais que le gouvernement dont il obtint la permission ait ou ait pu le considérer comme tel, est une question qui ne peut être résolue que par conjecture et raisonnement, en l'absence et défaut de tout témoignane concluant."
 
(Si ce n'est pas là du double langage, alors qu'est-ce que c'est?)
 
Absence de témoignage concluant? Lord Elgin au Comité:
 
"J'ai dû traiter avec les plus hauts personnages de l'état."
 
Le Comité a-t-il pu croire une seconde qu'un simple citoyen pouvait obtenir de traiter avec les plus hauts personnages de l'état turc?
 
Lord Elgin parle au Comité de sa gratitude pour avoir eu les navires de Sa Majesté pour transporter les caisses des Marbres. Un citoyen ordinaire aurait-il eu à son service une navire de guerre royal?
 
Question du Comité au Révérend Hunt:
 
"Imaginez-vous que le firman donnait la permission directe d'enlever les statues et les fragments sculptés des murs des temples ou a-t-il dû s'agir d'un arrangement privé avec les autorités locales? "
 
Réponse de Hunt:
 
"C'est l'interprétation que le gouverneur d'Athènes a été incité à permettre qu'il comporte."
 
Incité par qui? Par une personne privée? Absence de témoignage concluant? Personne privée ou ambassadeur? Eh bien regardons le firman lui-même. La permission a été accordée à Lord Elgin "en raison de l'amitié entre le Sublime et Immortelle Cour Ottomane et celle de l'Angleterre".
 
Monsieur le Président, Honorables Membres, Mesdames et Messieurs, avec toutes mes excuses, s'il le faut, je vous soumets l'idée que l'avis du Comité selon lequel Lord Elgin a agi en tant que personne privée, était un sommet, soit de naïveté soit de bonne foi douteuse.
 
Mais c'était il y a cent soixante-dix ans. L'Angleterre est différente. Les concepts d'Empire et de conquête sont différents. La morale qui prévaut est différente. Il serait intéressant de savoir ce qu'un Comité aujourd'hui conclurait s'il examinait les témoignages de ceux qui ont été appelés devant le Comité de l'époque, et les jugements de ceux qui n'ont pas été appelés. Je parierais bien un peu - et même beaucoup, que l'issue serait différente.
 
J'ai pris sur votre temps et je sais que le débat est ce qui saisira les consciences. Je voudrais espérer que ce débat soulève quelques questions. J'ai là une petite liste:
 
Les marbres on-ils été pris contre toute justice? Et s'ils ont été pris contre toute justice, peut-il être juste qu'ils soient conservés.
S'il y avait justice à ce qu'ils soient pris, y a-t-il injustice à ce qu'ils soient rendus ?
Quelle valeur peut-on accorder à l'argument selon lequel si Elgin n'avait pas emporté les Marbres, d'autres Anglais ou des Français l'auraient fait?
Est-il important que 95% des Grecs n'aient jamais l'occasion de voir ce que la Grèce a créé de meilleur?
Est-il concevable qu'une Grèce libre ait autorisé l'enlèvement des Marbres?
 
L'Angleterre et la Grèce sont des amies. Le sang anglais a été répandu sur le sol grec dans la guerre contre le fascisme, et des Grecs ont donné leur vie pour protéger des pilotes anglais. Lisez Churchill, il vous dit à quel point le rôle de la Grèce a été crucial dans votre victoire décisive dans le désert contre Rommel.
 
L'année dernière a eu lieu une célébration de Shakespeare à l'Odéon d'Hérode Atticus, au pied de l'Acropole. Votre troupe de Covent Garden est venue avec le Macbeth de Verdi. Votre troupe du théâtre National est venue avec Coriolan. Ce furent des soirées inoubliables. Non seulement à cause d'un niveau artistique de premier ordre, mais aussi à cause d'une exceptionnelle communion entre les artistes britanniques et le public grec. Ian McKellen me pardonnera si je parle des larmes d'émotion et de celles de ses camarades lorsque le public, debout, leur a fait une ovation. Ces larmes concernaient un rapport entre deux peuples, concernaient l'amitié, concernaient Shakespeare joué dans un lieu sacré. C'était beau, c'était mémorable. Et c'est dans cet esprit d'amitié que nous vous disons : il y a eu une injustice, qui peut maintenant être corrigée.
 
Vous devez comprendre ce que représentent pour nous les Marbres du Parthénon. Ils sont notre fierté. Ils sont nos sacrifices. Il sont notre symbole d'excellence le plus noble.Ils sont notre contribution à la philosophie démocratique. Ils sont notre aspiration et notre nom. Ils sont l'essence même de notre grécité.
 
Nous sommes prêts à dire que nous déclarons l'entreprise d'Elgin tout entière sans rapport avec le présent. Nous disons au gouvernement britannique : Vous avez conservé ces sculptures pendant presque deux siècles. Vous en avez pris soin autant que vous le pouviez, ce dont nous vous remercions. Mais maintenant, au nom de ja justice et de la morale, s'il vous plaît, rendez-les nous. j'espère sincèrement qu'un tel geste de la part de la Grande Bretagne honorera votre nom pour toujours.
 
Je vous remercie.
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Revue de Presse Education... Ça ne s’arrange pas — Divers...

29 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Ça ne s’arrange pas — Divers...

On ne peut pas dire que l’actualité est à l’euphorie. Quelques informations diverses pour compléter cette petite revue.

Ça ne s’arrange pas

Une journée ordinaire à l’Education nationale...
Les journées ordinaires de l’Education nationale sont devenues des journées extraordinaires. Chaque jour apporte son lot d’événement tous incroyables, des faits qu’on n’aurait pas imaginer il y a seulement quelques mois. Alors que le refus du nouveau bac s’ajoute à celui de la réforme des retraites, se profile déjà une troisième crise. On en arrive à un état de désordre dans l’institution scolaire qui signe la faillite d’un ministère ?

Motion du Comité directeur de l’APSES sur les E3C (25 janvier 2020)
Le Comité directeur (CD) de l’Association des professeurs de Sciences économiques et sociales (APSES), réuni le samedi 25 janvier 2020 à Paris, tient à exprimer son soutien à la mobilisation actuelle contre les épreuves communes de contrôle continu (E3C). Il appelle les enseignant.e.s de SES à ne pas participer à leur mise en oeuvre pour les élèves de Première, et plus spécifiquement lors des épreuves de SES en avril/mai. En accord avec ses mandats votés lors de la dernière assemblée générale de juin 2019, le CD tient à rappeler les raisons pour lesquelles l’APSES s’oppose à ces épreuves.”

Dans La Provence : Réforme du bac : les enseignants toujours opposés aux nouvelles épreuves E3C
Les nouvelles épreuve de contrôle continu (E3C) du baccalauréat ont débuté la semaine dernière. Les enseignants du lycée y sont toujours fermement opposés. Ils dénoncent les conditions appliquées et le fait qu’elles ouvriraient les portes à un bac non plus national mais par établissement. Ils s’opposent également au devenir de l’enseignement des matières concernées qui se tournerait davantage vers le bachotage.”

Des sujets du nouveau bac circulent sur Instagram et Twitter Par Violaine Morin
Les épreuves de contrôle continu se déroulant à des dates différentes selon les lycées, les élèves les ayant déjà passées les mettent en ligne pour les suivants.”

Divers

Les directeurs d’école ne veulent pas être "chefs" Par Amandine Hirou.
Un changement de statut n’est une priorité que pour 11 % d’entre eux. Décryptage.” réservé aux abonnés.

Conseiller d’orientation, un métier crée en 1928 et devenu aujourd’hui « impossible » à exercer
A l’heure de l’ouverture de Parcoursup, le docteur en science politique Paul Lehner analyse le déficit de légitimité auquel font face les psychologues de l’éducation nationale depuis la création de leur fonction.” Propos recueillis par Séverin Graveleau

Ce soir sur la 5, un documentaire : Au bonheur d’être prof
Le résumé : “Comment réinventer l’école aujourd’hui ? Comment donner aux enfants le goût d’apprendre et d’intégrer la société qui les entoure ? Marina Julienne donne un coup de projecteur sur quatre professeurs qui confient leur passion, leur motivation et leur vision du métier d’enseignant. Dans les Côtes-d’Armor, dans le petit village de Trébédan, Nolwenn Guilhou s’est battue pendant dix ans pour redonner une identité à son école. À la toute jeune école du Domaine du possible, près d’Arles, Jérémy Poulain cherche également à donner une nouvelle ambition au programme de l’Éducation nationale, l’ouvrant sur d’autres horizons.”

Bernard Desclaux

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A Voir... "Histoire d'un regard - A la recherche de Gilles Caron" - 29 janvier en salles...

28 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma, #Art

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Pergolesi - Stabat Mater...

28 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Condorcet (Sur l'éducation)

28 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Histoire

"Messieurs,

Offrir à tous les individus de l'espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d'assurer leur bien-être, de connaître et d'exercer leurs droits, d'entendre et de remplir leurs devoirs ; Assurer à chacun d'eux la facilité de perfectionner son industrie, de se rendre capable des fonctions sociales auxquelles il a droit d'être appelé, de développer toute l'étendue des talents qu'il a reçus de la nature, et par là, établir entre les citoyens une égalité de fait, et rendre réelle l'égalité politique reconnue par la loi : Tel doit être le premier but d'une instruction nationale ; et, sous ce point de vue, elle est pour la puissance publique un devoir de justice.

Diriger l'enseignement de manière que la perfection des arts augmente les jouissances de la généralité des citoyens et l'aisance de ceux qui les cultivent, qu'un plus grand nombre d'hommes deviennent capables de bien remplir les fonctions nécessaires à la société, et que les progrès toujours croissants des lumières ouvrent une source inépuisable de secours dans nos besoins, de remèdes dans nos maux, de moyens de bonheur individuel et de prospérité commune ;

Cultiver enfin, dans chaque génération, les facultés physiques, intellectuelles et morales, et, par là, contribuer à ce perfectionnement général et graduel de l'espèce humaine, dernier but vers lequel toute institution sociale doit être dirigée ;

Tel doit être l'objet de l'instruction ; et c'est pour la puissance publique un devoir imposé par l'intérêt commun de la société, par celui de l'humanité entière. (...) Nous avons pensé que, dans ce plan d'organisation générale, notre premier soin devait être de rendre, d'un côté, l'éducation aussi égale, aussi universelle ; de l'autre, aussi complète que les circonstances pouvaient le permettre ; qu'il fallait donner à tous également l'instruction qu'il est possible d'étendre sur tous, mais ne refuser à aucune portion de citoyens l'instruction plus élevée, qu'il est impossible de faire partager à la masse entière des individus ; établir l'une, parce qu'elle est utile à ceux qui la reçoivent ; et l'autre, parce qu'elle l'est à ceux même qui ne la reçoivent pas. La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité politique. (...) Nous avons observé, enfin, que l'instruction ne devait pas abandonner les individus au moment où il sortent des écoles ; qu'elle devait embrasser tous les âges ; qu'il n'y en avait aucun où il ne fût utile et possible d'apprendre, et que cette seconde instruction est d'autant plus nécessaire, que celle de l'enfance a été resserrée dans des bornes plus étroites."

Cité dans "1789, recueil de textes et documents du XVIIIème s. à nos jours", édité par le Ministère de l'Education Nationale et le Centre National de la Documentation Pédagogique, 1989, p. 139

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Education au Sahel : le chemin est encore long ...

28 Janvier 2020 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Education au Sahel : le chemin est encore long ...

Alors que se tient la Journée internationale de l'éducation, la France doit intensifier ses efforts pour renforcer la capacité des acteurs éducatifs de la région, où les résultats figurent parmi les plus faibles au monde.

Dans la région du Sahel, l’objectif de la scolarisation universelle et de la qualité de l’éducation reste un défi majeur. Le Niger, le Burkina, le Mali et le Tchad font partie des pays où les enfants ont moins de chances d’être scolarisés (Unesco). Au Mali, 40 % des enfants ne vont pas à l’école ; au Tchad, moins de 30 % des enfants achèvent leur scolarité primaire ; au Burkina Faso, plus de 40 % des jeunes de 15 à 24 ans sont analphabètes (ISU). Les conflits creusent également les inégalités dans la région. Les impacts de la crise sur les filles sont démultipliés. Au Niger, 56 % des filles ne vont pas à l’école. Moins de 10 % des enfants en situation de handicap dans la région du Sahel sont scolarisés.

Les facteurs persistants d’exclusion de l’école restent nombreux : la violence au sein des communautés ou des écoles, les discriminations, les mariages précoces, les frais de scolarité, l’absence de toilettes adéquates, l’insécurité des écoles, le chemin à parcourir, le travail, l’enrôlement des enfants… Ces obstacles pourraient être surmontés si les gouvernements prenaient des mesures à plus grande échelle dans la région tout en adaptant les politiques éducatives aux territoires et aux besoins de leurs populations.

Dégradation des conditions de scolarisation

Le 3 janvier, sept collégiens ont perdu la vie dans un attentat visant un bus scolaire au Burkina Faso. Nous nous alarmons du ciblage récurrent des écoles et de la dégradation des conditions de scolarisation des enfants et d’enseignement, qui a conduit 2 000 écoles à fermer en deux ans au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Les enfants et les jeunes sont les premières victimes des crises. Les conflits augmentent le taux d’abandon des élèves et l’absentéisme des enseignant·e·s. Le déplacement de populations entraîne la fermeture des écoles dans les zones en conflit et fragilise celles des zones d’accueil.

Or, comme le rappelle l’Unesco, «sans une éducation inclusive et équitable de qualité et des opportunités tout au long de la vie pour tous, les pays ne parviendront pas à réaliser l’égalité des genres et à briser le cycle de la pauvreté qui laisse de côté des millions d’enfants, de jeunes et d’adultes».

Le droit international exige des Etats de consacrer un maximum de leurs ressources à la réalisation du droit fondamental à l’éducation de tous les enfants. Faute de trouver chaque année 39 milliards de dollars supplémentaires pour financer l’éducation, les pays les plus pauvres ne seront déjà pas en mesure d’atteindre cet objectif. La région du Sahel risque d’en être l’une des premières victimes. Ces pays sont dotés d’un fort potentiel ; de nombreuses initiatives efficaces y sont mises en œuvre, mais le manque de ressources reste un obstacle considérable au développement de l’éducation dans la région.

La communauté internationale a reconnu l’urgence d’agir dans la région, marquée par la fragilité et l’instabilité de ses Etats, en créant l’Alliance Sahel en 2017, qui vise à répondre aux défis sécuritaires et de développement. La France en a jusque-là assuré la coordination. Mais les efforts doivent être nettement amplifiés dans le secteur de l’éducation afin de renforcer les capacités des acteurs éducatifs locaux et d’assurer le droit à l’éducation des populations, via une aide et des politiques suffisantes et efficaces. Jusqu’en 2022, seuls 6,7% des montants mobilisés concernent l’éducation et l’emploi des jeunes.

Des investissements insuffisants

Le manque d’accès à l’éducation est trop souvent uniquement considéré comme un problème de «développement», alors qu’il constitue également une urgence de portée internationale. L’éducation devrait être une priorité de l’action humanitaire ainsi que des politiques de développement. La complémentarité et la continuité entre l’humanitaire et le développement sont essentielles pour assurer une éducation durable et de qualité pour les personnes affectées par les crises et les conflits, et particulièrement au Sahel.

Le président de la République a fait de l’éducation au Sahel une des grandes priorités de la politique internationale de la France. Pourtant, la contribution de la France aux efforts d’aide humanitaire consacrée à l’éducation reste faible par rapport aux autres pays donateurs, alors même que celle-ci est cruciale pour assurer le maintien de l’éducation des enfants en situation d’urgence. En 2016, la France a alloué 2 % de son aide humanitaire à des programmes d’éducation (Unocha) et une contribution de 2 millions d’euros au fonds Education Cannot Wait. A titre de comparaison, l’Angleterre a versé 138 millions d’euros au fonds depuis sa création. En 2017, la France a alloué 4,4% (soit 55 millions d’euros) de son aide bilatérale au développement aux pays du G5 Sahel, dont un quart à l’éducation de base et 15% à l’enseignement primaire (OECD). Ce qui reste largement en deçà des besoins éducatifs de la région.

L’effort en faveur de l’éducation des enfants et jeunes en situations de crise et d’urgence doit être amplifié, à travers le renouvellement d’une contribution significative de la France au fonds Education Cannot Wait, et plus largement en consacrant 4% de son aide à l’humanitaire à l’éducation. Ces financements doivent en priorité être alloués aux pays du Sahel en renforçant les structures en charge de l’engagement de l’APD française.

Une sous-région

L’année 2020 constitue un tournant pour le droit à l’éducation. Elle marque le début d’un compte à rebours de 10 ans pour atteindre la scolarisation de tous les enfants, principal pilier des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, que les gouvernements se sont engagés à accomplir en 2015. Or, cette cible risque de ne pas être atteinte, particulièrement dans le Sahel. La région est pourtant l’une des plus jeunes du monde, avec 64,5 % de la population âgée de moins de 25 ans. Les investissements dans l’éducation et la formation professionnelle y sont des facteurs clés pour la construction d’un avenir meilleur. Or, a date, le seul objectif de maintenir à l’école des enfants en cours de scolarité implique un effort gigantesque, hors de portée des seuls budgets africains.

Le manque d’investissement met en péril des générations entières, l’avenir d’une sous-région et d’un continent. La France doit urgemment prendre le leadership au sein de la communauté internationale, pour changer la donne. Cette année sera marquée par la coprésidence franco-mexicaine du Forum Génération Egalité qui se déroulera en juillet 2020 à Paris pour célébrer les 25 ans de la Déclaration de Pékin. Des engagements concrets en faveur de l’éducation au Sahel devront y être pris.

Le collectif Coalition Education

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Revue de Presse Education... Au programme — Enseignement professionnel — Retraites — Inclusion — Supérieur

28 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Au programme — Enseignement professionnel — Retraites — Inclusion — Supérieur

L’actualité reprend un peu de couleur et se diversifie. Des interrogations sur les programmes, sur l’enseignement professionnel, les retraites, l’inclusion, le supérieur.

Au programme

"Je fais tout pour que 100% des enseignants français puissent enseigner la Shoah"(Blanquer à i24NEWS)
"Nous sommes très volontaristes sur ce point, et cela se voit à travers les enquêtes qui sont faites à l’échelle européenne : c’est en France que l’on déplore le moins de personnes n’ayant pas entendu parler de la Shoah", a-t-il déclaré à Benjamin Petrover lors de sa visite en Israël, à l’occasion du 75ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

Auschwitz : pourquoi l’enseignement de la Shoah est un échec Par François-Guillaume Lorrain
Un professeur d’histoire dans un collège de Seine-Saint-Denis préconise d’étudier le génocide des juifs non plus par ses victimes, mais par ses bourreaux.”

Enseignement : Bientôt davantage de climat et de biodiversité dans les programmes du CP au collège ?
Proposer des pistes pour renforcer les enseignements relatifs au changement climatique et à la biodiversité, du CP à la 3e. C’est la mission confiée au Conseil supérieur des programmes (CSP). Il a rendu sa copie et propose d’impliquer toutes les matières.”

Culture commune, l’histoire est une discipline fondamentale
L’invitéDominique Dirlewanger estime qu’une consolidation des apprentissages historiques est nécessaire.”
À l’ère de l’instantanéité du Net, savoir trier l’information et hiérarchiser les sources n’a jamais été aussi indispensable. Le numérique nous dispense de mémoriser, comme d’assimiler par cœur des connaissances. La compréhension du monde en serait facilitée. Dans l’univers des big data, la culture générale n’a jamais été aussi inutile… en apparence !

Langue des signes : pourquoi il faut l’apprendre Par Alice Develey
INTERVIEW - "La spécialiste de la langue des signes, Brigitte Garcia, explique pourquoi ce langage visuel et gestuel constitue une grande richesse linguistique."

Enseignement professionnel

Enseignement professionnel : « Ils ont un bac +5 d’expérience »
Alors que les filières pro restent nettement dévalorisées, reportage à l’établissement Gorge-de-Loup, à Lyon, vitrine d’un mouvement confidentiel mais en plein essor, reconnu depuis quelques mois par l’État : les écoles de production.”

Éducation : 48 idées pour faire bouger l’enseignement professionnel
Les états généraux de l’éducation ont dressé une liste de propositions pour mieux valoriser les filières pro, et les jeunes qui s’y engagent. À vous de voter pour celles qui vous semblent les plus pertinentes.”

Enseignement professionnel : « J’ai réussi, je suis tourneuse fraiseuse »
Andréa Bargagna, 21 ans, s’épanouit dans un métier manuel du monde l’industrie, qu’elle a découvert presque par hasard. Un parcours rare dans un monde scolaire où les filières pro restent dévalorisées.”

Retraites

Réforme des retraites : « Les jeunes profs se prennent tout en pleine figure » Par Sylvain Mouillard , Tristan Berteloot et Anaïs Moran
Les enseignants sont nombreux ce vendredi dans le cortège parisien contre le projet gouvernemental. S’ils craignent pour leur profession, beaucoup se réjouissent d’une mobilisation qui ne faiblit pas et réfléchissent à de nouveaux moyens de faire fléchir l’exécutif.”

Revalorisation : Le principal engagement du gouvernement n’en est pas un
Selon l’avis du Conseil d’Etat sur la loi retraites, le principal engagement de l’Etat pour revaloriser la rémunération des enseignants est contraire à la constitution. Le seul argument concret du gouvernement pour que les enseignants acceptent la réforme s’effondre. Le gouvernement pouvait-il ne pas savoir que son engagement est sans valeur ? Pourquoi l’avis du Conseil est-il communiqué maintenant ? Quelles conséquences cela a-t-il pour les enseignants ?

Inclusion

Tous différents, tous à l’école ?
La levée du point d’interrogation nécessite de « comprendre et accompagner les apprentissages des enfants et adolescents en situation de handicap » et c’est là le titre de la conférence donnée par Robert Voyazopoulos* dans le cadre du forum des pratiques numériques pour l’éducation EIDOS64 qui s’est tenu mercredi 22 Janvier à Bayonne.”

Lycéens des grandes villes/lycéens des zones périphériques : une indéniable inégalité de destin scolaire et professionnel. Par Bruno Magliulo, Formateur/conférencier et auteur de livres et articles sur le thème de l’orientation scolaire et des reformes educatives
On connait bien les nombreuses et anciennes études sociologiques portant sur les liens entre les milieux d’appartenance socio-économique des élèves de l’enseignement secondaire et leurs inégalités de destin. Plus récemment sont apparues diverses études concernant les inégalités liées aux origines culturelles et ethniques, au genre aussi. Rares cependant ont été jusque là les recherches portant sur les inégalités de destin scolaire et professionnel qui découlent du territoire géographique sur lequel vivent les lycéens.”

Supérieur

L’actu du sup : les étudiants innovent, volent, dansent, soignent et s’entraînent avec les établissements du supérieur
Chaque semaine, l’Etudiant fait le tour d’horizon des nouveautés dans l’enseignement supérieur. Quoi de neuf ce vendredi ? Un challenge pour innover dans le droit, un double cursus franco-russe à l’EPF, un concours de chorégraphes de ballet, un partenariat entre l’école nationale vétérinaire d’Alfort et les lycées agricoles, une préparation au concours Puissance Alpha…

Bernard Desclaux

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Sonita...

27 Janvier 2020 , Rédigé par christophe

Film sorti en 2016

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Coup de coeur... Nikos Kazantzakis...

27 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je suivais des yeux la fumée qui s'enroulait et se déroulait dans le clair-obscur et se dissipait lentement. Et mon âme s'enlaçait à cette fumée, se perdait lentement en volutes bleues. Un long moment s'écoula et je sentais, sans l'intervention de la logique, avec une indicible certitude, l'origine, l'épanouissement et la disparition du monde. Comme si j'étais de nouveau plongé, mais cette fois sans les mots trompeurs et les jeux acrobatiques et imprudents de l'esprit, dans Bouddha. Cette fumée est l'essence de son enseignement, ces spirales mourantes, c'est la vie qui aboutit, tranquille, sereine et heureuse, au nirvana bleu. Je ne réfléchissais pas, je ne cherchais rien, je n'avais aucun doute. Je vivais dans la certitude.

Nikos Kazantzakis - Zorba

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