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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Nouvelles du système — Orientation — Ressources...

14 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Nouvelles du système — Orientation — Ressources...

Petite revue de ce week-end et de ce lundi.

Nouvelle du système

Réforme du bac : Les interrogations du sénateur Jacques Grosperrin
« En tant que rapporteur de l’Enseignement scolaire au Sénat, mes interrogations ont porté sur les sollicitations très fortes qui pèsent sur les enseignants et les chefs d’établissement" explique Mr Grosperrin.”

Le directeur général du réseau Canopé démissionne
Nommé en janvier 2018 pour une durée de trois ans à la tête du réseau Canopé basé sur le site du Futuroscope, Jean-Marie Panazol a démissionné de ses fonctions, a-t-on appris hier de sources internes à l’établissement. Un directeur général par intérim lui succède en la personne de Didier Lacroix, inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche. La décision de M. Panazol intervient trois semaines après l’annonce du budget 2020 attribué à l’opérateur public sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Il prévoit la diminution du plafond d’emplois de 55 emplois temps plein travaillé. Depuis des semaines, les personnels de l’établissement sont mobilisés pour dénoncer un « démantèlement » de la structure et « l’absence de feuille de route pour les années à venir ».”

L’édition 2019 de Parcoursup a fait "un sans-faute" selon le comité éthique et scientifique par Pauline Bluteau
Jeudi 9 janvier, le comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) a rendu son rapport annuel à la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Dans l’ensemble, toutes les recommandations ont été suivies. Seuls quelques points de vigilance ont été mis en avant, notamment concernant la réforme du bac, les quotas et la réussite des étudiants.”

Un numéro d’appel d’urgence mis en place pour les étudiants en situation de très grande précarité
Au bout du fil, un opérateur chargé d’orienter l’étudiant vers l’aide qui correspond à son profil ou vers une assistante sociale. Mais la mission de cet opérateur n’est pas d’instruire le dossier et de se prononcer sur ses droits.
Ce numéro doit faciliter les démarches des étudiants les plus démunis... comme ceux qui n’ont pas le soutien financier de leurs parents ou ceux qui n’ont plus accès aux bourses sur critères sociaux
.”

Orientation

Orientation professionnelle et crise écologique, malaise chez les lycéens
Quand il faut choisir son orientation professionnelle à l’heure de la crise écologique, les lycéens éprouvent un malaise : faudra-t-il servir la société de consommation ?

« En matière d’orientation, beaucoup de jeunes disent regretter le double discours de leurs parents » Propos recueillis par Isabelle Hennebelle
Fais ce que tu veux en théorie, mais pas en pratique. De nombreux biais, plus ou moins conscients, peuvent entraver l’orientation des jeunes. En avoir conscience contribue à reprendre les rênes de sa trajectoire, explique la pédopsychiatre Marie Rose Moro.”

Des tests d’orientation pour les étudiants à prendre avec précaution Par Catherine Abou El Khair
Les cabinets d’orientation s’appuient sur de nombreux outils pour prodiguer leurs conseils, notamment des questionnaires censés cerner les centres d’intérêt des jeunes.”

Orientation : la tentation du recours au « coaching » Par Catherine Abou El Khair
Afin de se repérer dans le dédale des filières, nombre de parents se tournent vers des experts en orientation. Une sélection attentive est vivement recommandée.”

Pourquoi les jeunes doivent-ils miser sur les soft skills pour se démarquer ? Par Gilles Marchand
"Les compétences comportementales deviennent aujourd’hui incontournables dans les cursus d’enseignement supérieur, les formations professionnelles ou les entretiens annuels. Studyrama, avec le soutien de BNP Paribas, a voulu le vérifier auprès des professionnels, qui sont aussi souvent des parents. Tous sont du même avis : les jeunes ont tout intérêt à intégrer cette nouvelle donne pour faire la différence, dès l’entretien d’embauche."

Ressources

Un peu pointue : Dominique Julia, « Princes et élèves : les études des princes d’Orléans sous l’autorité de Madame de Genlis (1782-1792) », Histoire de l’éducation [En ligne], 151 | 2019, mis en ligne le 03 janvier 2023, consulté le 12 janvier 2020. URL : http://journals.openedition.org/histoire-education/4460 ; DOI : 10.4000/histoire-education.4460

Bernard Desclaux

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Youn Sun Nah...

13 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Barbey d'Aurevilly...

13 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Qui ne sait le charme des landes ?... Il n’y a peut-être que les paysages maritimes, la mer et ses grèves, qui aient un caractère aussi expressif et qui vous émeuvent davantage. Elles sont comme les lambeaux, laissés sur le sol, d’une poésie primitive et sauvage que la main et la herse de l’homme ont déchirée. Haillons sacrés qui disparaîtront au premier jour sous le souffle de l’industrialisme moderne ; car notre époque, grossièrement matérialiste et utilitaire, a pour prétention de faire disparaître toute espèce de friche et de broussailles aussi bien du globe que de l’âme humaine. Asservie aux idées de rapport, la société, cette vieille ménagère qui n’a plus de jeune que ses besoins et qui radote de ses lumières, ne comprend pas plus les divines ignorances de l’esprit, cette poésie de l’âme qu’elle veut échanger contre de malheureuses connaissances toujours incomplètes, qu’elle n’admet la poésie des yeux, cachée et visible sous l’apparente inutilité des choses.

Jules Barbey d'Aurevilly - L'Ensorcelée

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La ligne mise à disposition des étudiants précaires est... payante!

13 Janvier 2020 , Rédigé par Nice Matin Publié dans #Education

La ligne mise à disposition des étudiants précaires est... payante!

Une ligne dédiée aux étudiants en difficulté est disponible depuis la semaine dernière. Une promesse tenue par le ministère de l'Enseignement supérieur mais ce numéro n'est pas sans frais.

Une onde de choc, le 8 novembre dernier, le débat sur la "précarité étudiante" est relancé. Un étudiant de l'Université Lyon 2 tente de s'immoler par le feu devant le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous), dénonçant un "quotidien insoutenable".

C'est après cet acte dramatique que les différents collectifs étudiants ont décidé de se rassembler et de dénoncer  leurs conditions de vie. Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur à la recherche et l'innovation, avait annoncé que des mesures seraient prises, comme le gel des loyers ou la réduction des frais d'inscription à l'université.

L'objectif de ce numéro, comme l'indique le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur leur site est de "favoriser le recours aux aides financières d'urgence qui existent déjà, mais restent encore trop peu connues et utilisées. Via le 0 806 000 278, des conseillers renseignent les étudiants sur les différentes aides proposées et les démarches à effecteur pour obtenir un soutien financier".

Une ligne payante

Un petit hic vient entacher la mesure du gouvernement. Le numéro est payant et sera facturé au prix d'un appel local, ce qui n'a pas laissé indifférent la twittosphère. Une mesure qui va à l'encontre des revendications étudiantes et de ceux qui peinent à finir leur fin de mois.

Selon un rapport de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), pour la rentrée 2019, le coût de la vie étudiante a augmenté de 2,83%. Les loyers représentent 69% des dépenses mensuelles et ne cessent de croître avec une hausse de 1,6 % au CROUS et 3,86 % dans le parc privé. 

Liam Dean

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Retraites : La lettre d'E. Philippe et les profs...

13 Janvier 2020 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Retraites : La lettre d'E. Philippe et les profs...

EXTRAITS

Dans une lettre envoyée aux syndicats le 11 janvier, le premier ministre propose de retirer l'âge pivot pour la retraite sur les années 2022-2027. Après un mois de conflit et 4 journées de grève nationales, cette concession d'un gouvernement qui n'en voulait aucune, permet à certains syndicats de sortir du conflit. Sur le fond elle ne change rien à la réforme définie par le gouvernement si ce n'est que les syndicats pourraient porter le chapeau de mesures immédiatement impopulaires. Pour les enseignants, mobilisés sur d'autres thèmes que l'âge pivot, la manoeuvre gouvernementale, si elle réussit, risque de les isoler alors qu'ils sont ceux qui ont le plus à perdre avec cette réforme.

La lettre d'E Philippe

Dans un courrier envoyé le 11 janvier aux syndicats, E Philippe propose de revenir sur l'âge pivot pour les années 2022-2027. Mais il entoure ce retrait de conditions draconiennes. "je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers u âge d'équilibre de 64 ans en 2027", écrit E Philippe. "Le gouvernement modifiera leprojet de loi pour demander au parlement une habilitation large lui permettant de prendre par ordonnance toute mesure permettant d'assurer l'équilibre du système e retraite à l'horizon 2027... Les mesures destinées à rétablir l'équilibre ne devront entrainer ni baisse des pensions... ni hausse du coût du travail pour assurer la compétitivité de notre économie". Le premier ministre précise aussi que "le projet de loi prévoira que le futur système universel comporte un âge d'équilibre".

En clair, la notion d'âge d'équilibre avec malus et bonus, calculé automatiquement comme principal outil pour assurer l'équilibre du système de retraite est maintenu après 2027.Le seul changement concerne les années d'entrée dans le nouveau système entre 2022 et 2027.

Pour ces années 2022-2027, les syndicats pourront proposer un système assurant l'équilibre à condition de ne pas augmenter les cotisations patronales et de ne pas diminuer le montant des pensions. Dans ces conditions, pour assurer l'équilibre ce sont les syndicats eux-mêmes, s'ils arrivent à se mettre d'accord, qui seraient amenés à définir un nouvel âge pivot et qui en assumeraient l'impopularité. A défaut d'accord, le gouvernement pourra faire ce qu'il veut par ordonnance.

(...)

Pour les enseignants, la manoeuvre d'E Philippe pourrait être catastrophique. Les enseignants ne sont pas particulièrement mobilisés sur l'âge pivot. Trois sujets expliquent leur mobilisation exceptionnelle depuis décembre. Le premier c'est évidemment le montant futur de leur retraite : le nouveau système se traduirait par une baisse très importante des pensions. Le ministre promet une revalorisation dans le cadre d'une loi de programmation adoptée, au mieux, six mois après la loi retraites. Le second ce sont les contreparties que le président de la République, le premier ministre et le ministre de l'éducation nationale exigent en échange de cette éventuelle revalorisation et qui visent à instaurer un nouveau métier enseignant. Enfin il y a les nombreux sujets de mécontentement liés à la gestion de JM Blanquer.

De tous les salariés mobilisés contre la réforme des retraites, les enseignants sont ceux qui ont le plus à perdre financièrement. Leurs pensions devraient diminuer d'au moins un tiers. Pour les mettre à niveau il faudrait relever fortement leurs salaires. Mais le pire c'est que la réforme veut les obliger à regarder l'avenir, un avenir redéfini par JM Blanquer. De tous les salariés mobilisés contre la réforme des retraites, les enseignants sont aussi les seuls qui sont soumis à un chantage ministériel. Leur ministre les enjoint d'accepter une redéfinition de leur métier pour pouvoir bénéficier d'une revalorisation amortissant, dans une proportion qui reste complètement à définir, les pertes liées à la réforme.

Autrement dit les enseignants ont besoin d 'un rapport de force tel qu'il permette soit le retrait total du projet soit de réelles négociations sur les contreparties et la revalorisation et qu'elles soient bouclées avant l'examen de la loi sur les retraites. Le calendrier gouvernemental prévoit que la loi de programmation sur les enseignants vienne à la suite de la loi retraites à un moment où les enseignants seraient seuls face au gouvernement.

On mesure que pour eux la lucarne ouverte par le premier ministre n'est pas une bonne nouvelle. Elle devrait affaiblir le mouvement contre la réforme. Et elle fait passer leur cas particulier au second plan. Les journées de mobilisation du 14 au 16 janvier devraient prédire leur avenir.

François Jarraud

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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"Si les professeurs ne donnent pas de sujet, ne surveillent pas, ne corrigent pas, il n'y aura rien"...

13 Janvier 2020 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Si les professeurs ne donnent pas de sujet, ne surveillent pas, ne corrigent pas, il n'y aura rien"...

A une semaine de la première session du contrôle continu du nouveau baccalauréat, les syndicats d’enseignant se mobilisent. Ils veulent, une nouvelle fois, que cette épreuve soit annulée.

La première session des épreuves du contrôle continu du nouveau bac doit se tenir à partir du lundi 20 janvier. Elle va s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Et les enseignants sont vent debout : les syndicats réclament son annulation.

Ces épreuves de contrôle continu, les E3C dans le jargon, ne se déroulent pas à la même date, ni avec les mêmes sujets selon les lycées. Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets. Mais dans des lycées parisiens, comme celui de Rémi, professeur d'histoire, le boycott a déjà commencé : "En assemblée générale, on a voté une motion disant que les professeurs concernés par les E3C ne choisiraient pas de sujet. Nous n’avons choisi aucun sujet dans les délais imparti par notre direction." L’objectif des professeurs est clair : "Les épreuves de contrôle continu ne doivent pas se tenir. Si les professeurs ne donnent pas de sujet, ne surveillent pas, ne corrigent pas, il n'y aura rien."

"Impréparation la plus totale"

Au-delà de l'opposition de certains à la réforme du baccalauréat, les syndicats dénoncent ces derniers jours les problèmes d'organisation pratique des épreuves. "C’est l’impréparation la plus totale, s’exclame Caroline Quiniou, enseignante à Ivry, et syndiquée au Snes. La banque de sujet a été ouverte le lundi 9 décembre, précise-t-elle. Ça veut dire que l’on a fait trois mois complet de cours sans avoir aucune idée des différents types de sujet que l’on allait avoir au mois de janvier."

C’est faux, rétorque le ministère de l’Eduction nationale. Selon Jean-Michel Blanquer, tout est prêt pour la tenue de ces nouvelles épreuves. En cas d’éventuel boycott des professeurs, l’institution saura trouver des solutions, assure Jean-Michel Blanquer, qui avait déjà répondu aux syndicats cet automne : les épreuves sont maintenues, nous sommes prêts, dit-il en substance. Cela ne sert à rien de développer des inquiétudes qui ne sont pas fondées.

Alexis Morel

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Revalorisation du salaires des enseignants : les syndicats disent non aux contreparties...

13 Janvier 2020 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Revalorisation du salaires des enseignants : les syndicats disent non aux contreparties...

Le ministre de l'Education nationale reçoit à partir ce lundi 13 janvier toutes les organisations syndicales les unes après les autres. Il sera question de la revalorisation des salaires des enseignants.

Cet accompagnement est dû au fait qu'ils seront pénalisés par le mode de calcul du nouveau système de retraites, qui portera sur toute la carrière, et non plus sur les six derniers mois. Le gouvernement s'est donc engagé à augmenter les salaires pour maintenir leur niveau de pension. Mais il n'a pas fait mystère d'une volonté d'imposer des contreparties, ce qui inquiète les syndicats. 

Lors de ses déclarations sur la nécessaire revalorisation des salaires des enseignants dans le cadre de la réforme des retraites, le président Emmanuel Macron a fait référence à une "transformation des carrières... dans toutes ses composantes". "Il faudra revoir cette profession en profondeur et la revaloriser", disait-il en avril dernier. Le ministre Jean-Michel Blanquer ne cache pas non plus son souhait de faire évoluer le métier.

Allonger le temps de travail en diminuant les vacances des professeurs ? Leur confier de nouvelles missions ? Pour l'instant, rien n'est précisé.

"Un chantage inacceptable"

Au cabinet du ministre de l'Éducation nationale, on parle de nouvelles "modalités" et non de "contreparties". Mais les syndicats ne s'y trompent pas. Le ministre a déjà évoqué sa vision de "l'enseignant du XXIème siècle". 

Selon Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du syndicat d'enseignants Snes-FSU, "les contreparties, ce sont de nouvelles missions, un alourdissement du temps de travail, une annualisation du temps de travail, une réforme du statut des enseignants". Elle ajoute :

"Tout cela, c'est une forme de marchandage. Le ministre nous dit 'acceptez la réforme' mais avec des contreparties et qui vont alourdir votre temps de travail, donc c'est un chantage qui est inacceptable"

"Pour nous, il doit y avoir une revalorisation salariale, qui est déconnectée de la réforme des retraites, et qui ne peut pas être associée à des formes de contreparties".

Une charge de travail de plus en plus lourde

Le refus est tout aussi catégorique du côté des syndicats réformistes. Pour eux, il n'est pas question de toucher par exemple au temps de travail, selon Stéphane Crochet, secrétaire générale du SE-Unsa : "Les vacances des élèves, c'est aussi une partie de temps de travail pour les enseignants, du temps de travail passé à préparer, corriger, prévoir. Il reste du temps de congés qui doit être préservé. Le métier est devenu dur, donc on ne peut pas sans cesse rogner, réduire, comprimer, compresser".

Le débat est d'autant plus sensible qu'il intervient après le suicide de Christine Renon, directrice d'école à Pantin, qui avait dénoncé une charge de travail de plus en plus lourde. Son geste a suscité une immense vague d'émotion parmi les professeurs qui se sont reconnus dans la description d'un quotidien de plus en plus difficile.

Les discussions sur la revalorisation des salaires vont s'engager cette semaine et sont prévues pour durer six mois.

Sonia Princet

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Education - Portrait d’une profession en lutte...

13 Janvier 2020 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Education - Portrait d’une profession en lutte...

EXTRAITS

Semaine après semaine, nos portraits du jeudi racontent un métier, ou plutôt une multitude de métiers, qui se vit intensément, une éducation qui bouge, évolue, s’adapte aux pleins et aux déliés mouvants d’une société fragile. L’enthousiasme, l’énergie, la créativité en sont des caractéristiques. Le contraste est saisissant avec les traces de malaise, voire de souffrance, laissées par des enseignants sur les réseaux sociaux, avec notamment la balise #manifvirtuelle.

Ce sont les mêmes personnes qui expriment à la fois leur plaisir de travailler pour le service public de l’éducation et leur découragement, le second grignotant petit à petit le premier. « J’enseigne depuis 24 ans, en école et depuis 8 ans en SEGPA, avec énergie et engagement. J’exige en retour du respect, 1 salaire à la hauteur de mes qualifications et de mes diplômes et la perspective d’1 retraite digne. Ce message sera quotidien. » « Je suis AESH en maternelle (je fais 2 écoles). J’accompagne 5 élèves. J’exige un statut, un salaire décent et une retraite. Pour une meilleure inclusion des élèves #ecoleinclusive. Ce message sera quotidien. »

Ce sont deux exemples pris au hasard dans la kyrielle de messages postés chaque jour sur Twitter depuis plus d’un mois, destinés au ministre de l’Éducation nationale et au Président de la République. Ils mériteraient que l’on s’y attarde, qu’on les mette bout à bout pour regarder de plus près ce qu’ils laissent apparaître d’un malaise qui s’accroît, d’une fissure dans les fondations de l’école, pilier pourtant indispensable pour une société en crise percluse d’inégalités. La durée du mouvement en signifie la densité et la profondeur. Il pousse hors des classes ceux qui pourtant au jour le jour les investissent pour exercer une mission à laquelle ils sont attachés, voient dans chaque jour de grève une mise de côté de leurs élèves, une brèche dans leur salaire aussi. Le récit de quatre enseignants, aux métiers et parcours différents, nous donne quelques clés pour comprendre en quoi cette lutte est aussi l’expression d’une urgence à retrouver la confiance.

Témoins

Benjamin est professeur des écoles en élémentaire du côté de Lyon. « C’est loin d’être une vocation et le début a été assez compliqué, notamment en raison des conditions de travail particulièrement difficiles et du manque de formation. J’ai assez vite pris du plaisir en me formant avec l’aide de mes collègues. » Il aime son métier et se voit difficilement faire autre chose tout en redoutant de continuer s’il voit ses conditions de travail continuer à se détériorer.

Gaétan est professeur des écoles en CM2 dans un quartier populaire du 19e arrondissement de Paris. Il a étudié la littérature et les sciences sociales, a découvert avec la sociologie les enjeux de reproduction des inégalités sociales liées à la langue et à la pratique de l’écriture. Son cheminement vers l’enseignement est né de là mais aussi d’un engagement militant dans le syndicat Solidaires étudiant-e-s qui lui a donné accès à la revue N’Autre Ecole où des praticiens et praticiennes développaient une approche critique sur le métier d’enseignant. « C’est la perspective d’une pratique professionnelle en constante tension entre pratique quotidienne, avec tout ce que cela a de concret, et possibilité d’une réflexion sur cette dernière qui m’a poussé vers l’enseignement. Le primaire me semblait être un espace à la fois plus libre et qui, historiquement, avait été le lieu de plus d’expérimentations... »

Marc est professeur documentaliste dans un collège REP+ (réseau éducation prioritaire renforcé) du Val d’Oise. Il enseigne l’éducation aux médias aux classes de 6e et en atelier relais pour la prévention décrochage. Il intervient également en conseil d’élèves et en travail individualisé dans le cadre des deux classes coopératives. Son père était instituteur et utilisait la pédagogie Freinet. Il s’est toujours senti proche du monde de l’éducation. « Le métier de prof-doc me paraissait moins étriqué disciplinairement (même si c’est aussi un désavantage par moments) et aussi assez diversifié dans les tâches quotidiennes. Je voyais ce poste comme étant assez propice à l’instauration d’un cadre pédagogique coopératif, donc je me suis dit “pourquoi pas ?”. »

Amélie enseigne le français dans le Val d’Oise. «  J’ai toujours voulu enseigner, surtout parce que j’avais l’exemple de ma mère, elle-même enseignante, et que je viens d’une famille qui compte de nombreux enseignants... Des profs passionnés, en somme, qui m’ont transmis leur amour du métier. »

(...)

Même la façon de se mobiliser semble emprunter un visage nouveau, ou retrouvé, dépassant le cadre catégoriel, embrassant des thèmes plus larges que le motif qui l’a déclenchée, associant nouveaux modes de communication, avec les réseaux sociaux et modalités plus classiques de la grève. Amélie confie : « Par ailleurs, cette mobilisation m’a amenée à envisager un peu différemment mon propre engagement, en faisant le choix d’un autre syndicat, plus militant et revendicatif que celui auquel j’appartenais depuis mon entrée dans le métier. Blanquer m’a radicalisée, en somme. » Lorsque le mouvement sera terminé, l’évaluation de sa réussite devra dépasser le simple comptage des revendications satisfaites pour aller voir ses conséquences du côté des salles des profs. Car dans les messages sur Twitter comme dans les témoignages, c’est une réelle difficulté à exercer son métier et à se projeter dans l’avenir qui s’exprime de plus en plus nettement.

Monique Royer

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Georges Moustaki...

12 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jack London...

12 Janvier 2020 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le vaisseau n’était pas à plus de six kilomètres, il pouvait le voir bien distinctement quand il chassait le brouillard qui était devant ses yeux : il apercevait la voile blanche d’un petit bateau qui coupait la blancheur de la mer éblouissante. Mais jamais il ne pourrait se traîner sur une pareille distance. Il le savait et malgré ça restait calme. Il savait qu’il serait incapable de faire cinq cents mètres et pourtant il voulait vivre : il n’y avait pas de raison qu’il mourût après avoir tant supporté. Le destin exigeait trop de lui ; mourant qu’il était, il refusait de mourir. C’était pure folie peut-être, mais même entre les griffes de la mort il la défiait.

Jack London - L'amour de la vie

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