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Vivement l'Ecole!

Albert Camus : "Je ne connais qu'un devoir, c'est celui d'aimer" (Vidéo)

24 Novembre 2019 , Rédigé par Iremmo Publié dans #Philosophie

Camus nous raconte la méchanceté du quotidien, l’ambivalence du soleil, la tendre indifférence du monde et la folie des hommes sacrifiant l’étal de leurs certitudes celui qui, parce qu’il ne sait pas mentir ni pleurer, ne leur ressemble pas. Relire Camus en ces temps troublés.

Aujourd'hui presque unanimement considéré comme un des grands hommes de la Nation, Albert Camus fut pourtant beaucoup décrié et critiqué par le passé. Camus n'a pas toujours été légitime en son temps. Libertaire refusant les extrémismes, défenseur de la classe laborieuse refusant le stalinisme. Réformiste contre le statu quo. Il faut aussi rappeler le contexte dans lequel s'inscrit la pensée de Camus : celui de la résistance, puis de l'épuration, du début de la consommation de masse, de la guerre d'Algérie, et de la fascination de beaucoup d'intellectuels français pour le système soviétique. 

Une table ronde enregistrée en février 2018.

Jacques Ferrandez, auteur de bande dessinée, Il a adapté la nouvelle L'Hôte en 2009, et L'Étranger en 2013

Saad Khiari, cinéaste, auteur de Le Soleil n’était pas obligé

Christian Phéline, président de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet

Agnès Spiquel, présidente de la Société des études camusiennes

Michel Thouillot, écrivain, auteur de L’Affaire Meursault

Yves Chemla, critique littéraire et enseignant à l’IUT de Paris.

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#NousToutes - Les personnalités s'engagent... (Vidéo)

23 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Femme

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Joe Strummer... (Et Johnny Cash)

23 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Mario Vargas Llosa...

23 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

"Il est resté comme ça, un long moment, à me réchauffer les pieds. Et si vous voulez le savoir, je n'ai pas éprouvé, une seule seconde, le moindre trouble.

- Quelle peur tu devais avoir, cousine !" dit Lucindita en l'encourageant à poursuivre.

- "A ce moment pas encore. Ensuite, énormément."

Laborieusement, Son Excellence se releva et se rassit au bord du lit. Il lui retira sa robe, le soutien-gorge rose qui enserrait ses seins à demi-formés, et son slip triangulaire. Elle se laissait faire, sans opposer de résistance, le corps mort. Alors que Trujillo faisait glisser son slip rose entre ses jambes, elle remarqua que les doigts de Son Excellence se hâtaient : moites, ils embrasaient la peau qu'ils touchaient. Il la fit s'étendre, puis se redressa, ôta son peignoir et se coucha à ses côtés, tout nu. Avec soin, il enroula ses doigts dans le rare duvet pubien de la fillette.

- "Il était toujours très excité, je crois. Quand il s'est mis à me toucher et à me caresser. Et à m'embrasser, en m'obligeant toujours, avec sa langue, à écarter mes lèvres. Sur les seins, dans le cou, dans le dos, sur les jambes."

Elle ne résistait pas ; elle se laissait toucher, caresser, embrasser, et son corps obéissait aux mouvements des mains de Son Excellence et aux positions qu'il lui faisait prendre. Mais elle ne répondait pas à ses caresses et, quand elle ne fermait pas les yeux, elle fixait les lentes pales du ventilateur. C'est alors qu'elle l'avait entendu se dire à lui-même : "Ca excite toujours les hommes de déchirer le petit con d'une vierge."

"Le premier mot grossier, la première vulgarité de la soirée," précisa Urania. "Ensuite, il en dirait de pires. Je me suis rendu compte à ce moment-là que quelque chose n'allait pas. Il devenait furieux. Parce que j'étais inerte, morte, parce que je ne l'embrassais pas ?"

Ce n'était pas cela, elle le comprenait maintenant. Qu'elle participât ou non à sa propre défloration n'importait pas tellement à Son Excellence. Pour se sentir comblé, il lui suffisait de sentir qu'elle ait son petit con intact et que lui puisse le lui déchirer, en la faisant gémir - crier, hurler - de douleur, en y introduisant sa grosse verge tuméfiée et heureuse, en la sentant bien serrée entre les chairs de cette intimité fraîchement forcée. Ce n'était pas de l'amour, ni même du plaisir qu'il attendait d'Urania. Il avait accepté que la fillette du sénateur Agustín Cabral vienne à la Maison d'Acajou seulement pour se prouver que Rafael Leónidas Trujilla Molina était encore, malgré ses soixante-dix ans, ses ennuis prostatiques et les maux de tête que lui donnaient les curés, les Yankees, les Vénézuéliens et les conspirateurs, un mâle accompli, un bouc avec un chibre encore capable de durcir et de fendre les petites figues vierges qu'on lui présentait.

Mario Vargas Llosa - La fête au bouc

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La parole des enfants et des jeunes...

23 Novembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

La parole des enfants et des jeunes...

Le réseau Ritimo inscrit son action dans le courant altermondialiste pour rechercher, expérimenter et faire connaître des alternatives qui participent à la création d’un monde plus juste, durable et respectueux des droits fondamentaux. Les 30 ans de la CIDE donnent à Virginie Duval, chargée des démarches éducatives, l’occasion de s’exprimer sur « la parole des enfants ».

Depuis la rentrée scolaire 2019, nous avons pu assister à des prises de parole fortes de celles et ceux que l’on ne considère pas encore comme « adultes ». D’abord, la voix des lycéennes et lycéens mobilisés dans des grèves scolaires pour le climat. Puis celles des étudiants en lutte contre la précarité.

Dans les deux cas, la réponse de ceux que nous présentons comme « responsables » (politiques, légaux, adultes !) a été de décrédibiliser l’expression des plus jeunes.
Lorsque Greta Thurnberg, dont les portraits sont apparus dans les manifestations lycéennes et sur les murs de Paris, est invitée à l’assemblée nationale française, plusieurs députés annoncent qu’ils boycotteront son allocution, l’accusant d’être manipulée (par des adultes), D’autres précisent qu’ils refusent d’écouter « une prophétesse en culottes courtes », « sans légitimité démocratique » [1].

Lorsque « A », 22 ans, tente de se suicider par immolation devant les services des oeuvres universitaires, les représentants du gouvernement [2] expliquent à tour de rôle qu’il ne peut en aucun cas s’agir d’ « un acte politique ». La lettre laissée par l’étudiant lyonnais aura eu beau pointer du doigt ceux qui l’auront tué en « en créant des incertitudes sur l’avenir de tous », ses amis auront eu beau dénoncer « ces institutions inhumaines, cette précarité, cette violence trop commune que l’Etat et l’Université exercent contre les étudiants dans l’indifférence générale » [3], la parole de l’étudiant n’aura pas été accueillie pour ce qu’elle est.
Dans les deux cas, les adultes auront considéré que ces mots forts, durs ne pouvaient qu’être l’expression d’enfants manipulés ou malades.

Dans les deux cas, la prise à partie des institutions aura été faite avec l’école en toile de fond : grèves scolaires du vendredi, dénonciation des conditions d’études et pratiques des institutions gestionnaires de la vie étudiante…

Si l’Ecole est le dénominateur commun, qu’est-ce que cela signifie de la place qui y est faite pour le droit à l’expression des enfants ?

Le jeu de la ficelle

L’éducation populaire a développé depuis plusieurs années une approche pédagogique qui permet d’appréhender un « système » dans sa globalité, c’est à dire qu’il s’attache à observer tous les acteurs du système donné, leurs interactions, les jeux de pouvoir entre chacun d’entre eux et les enjeux politiques. Et ainsi donner aux participants du jeu les moyens de penser les failles du système et les alternatives. Il existe une version de ce jeu autour du système « Ecole » : « les ficelles du milieu scolaire ».

Ce jeu de la ficelle a pour objectif de représenter les relations entre chacun des acteurs positionné sur trois cercles différents : au centre, l’enfant/élève ; dans le cercle immédiat, les acteurs internes à l’établissement (enseignants, mais aussi infirmiers, agents de la cantine, CPE, chefs d’établissement, documentaliste, AVS, gestionnaire, assistants d’éducation, club du lycée…) et dans le troisième cercle, tous les autres acteurs éducatifs (parents d’élèves, direction académique, association complémentaire de l’Ecole ...). L’outil permet une réflexion formidable sur le fonctionnement de l’Ecole : penser la relation des uns et des autres avec les parents, faciliter leur accueil dans l’établissement scolaire.

Pour une école libre et émancipatrice

Pourtant, lors d’une animation récente, nous avons été frappés d’observer, lors du temps de jeu de rôle, une multitude d’interactions entre personnages : un inspecteur qui envoyait des consignes, des enseignants qui s’organisaient, des parents qui demandaient des explications… Et un enfant resté seul au centre.

Si l’exemple est frappant, il ne prétend pas représenter plus que la réalité d’un jeu d’un jour. Il permet, cependant, de poser la question de la place laissée à la parole de l’enfant dans notre société. Alors que les responsables politiques réclament « plus d’engagement » des jeunes et multiplient les dispositifs qui encadrent cet engagement, sommes nous prêts, acteurs éducatifs, à entendre la parole brute des enfants ? A faciliter son émergence ?

Lors d’une journée consacrée au 30e anniversaire de la convention internationale des droits de l’Enfant, organisée par le Festival des solidarités, des jeunes de tous horizons, entre 14 et 19 ans, étaient invités à exprimer leurs revendications. En haut de la liste, on pouvait lire : « pour une école libre et éducatrice ; une éducation équitable ».

La démarche de l’Education populaire est celle de l’auto-formation. Le savoir se construit collectivement, à partir des expériences, toutes valables, des uns et des autres. C’est la mise en commun, la libération de la parole, qui permettra l’émancipation individuelle et collective. De nombreux outils permettant l’émergence de cette parole ont été développés et peuvent être adaptés au contexte d’intervention auprès des plus jeunes pour leur permettre l’exercice de leur droit d’expression :

  • l’organisation de conseils d’enfants/de jeunes
  • les journaux scolaires
  • la création de maison des lycéens, gérés par les jeunes eux-mêmes

Des ressources sur le site de Ritimo :
https://www.ritimo.org/Analyses-et-ressources-pedagogiques

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Les conseils de classe... "Peut mieux faire"...

22 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Les conseils de classe... "Peut mieux faire"...

Ecrit en 2017 - Rien n'a changé. Je peux même affirmer qu'en 36 ans de métier, à part dans les classes sans notes chiffrées comme cela a existé dans mon établissement, les différences sont matérielles, certainement pas pédagogiques.

                                     ________________________________________________     

Les conseils de classe (Collège)

La lente procession des conseils de classe a commencé. Redoutés par les élèves, ils permettent de réunir l’équipe pédagogique par classe, de rencontrer les représentants de parents, de s'ennuyer beaucoup et… d’entendre des horreurs parfois !

Par éthique et par discrétion je ne révélerai rien. Le Conseil de classe, c’est le confessionnal laïque. Mais que de péchés avoués, portés en sautoir comme autant de trophées, hélas ! Passons. Je pourrais me mettre en colère. Une collègue avec laquelle je partage de brèves mais fructueuses discussions me demandait de lui parler des élèves que j'aide en remédiation/6e.

« L’un de leurs problèmes, c’est de comprendre les consignes » Ah les consignes ! Certaines, dans toutes les matières, sont quand même des petits morceaux d’anthologie. Il m’arrive d’y réfléchir à deux fois.

« M’sieur ! Je comprends pas… » Combien de fois avons nous entendu cet appel à l’aide, cet "au-secours-je-me-noie", ce cri ? Et dans la salle des professeurs, on se lamente.

« Mais ils ne comprend rien celui-là ! Comment veux-tu que je m’appuie sur lui pour avancer. Heureusement qu’il y a quelques bons élèves ! »

L’élève en difficulté renvoyé à sa médiocrité. Tu es mauvais donc je te laisse dans ton coin. Dans sa souffrance aussi. Mais qui se soucie de la souffrance de tel ou tel puisqu’il faut avancer, avancer, boucler le programme ? Marche ou crève en somme. Celui qui traîne en chemin est abandonné à son sort. Il passe quatre années de collège, sans parler des années précédentes, avec son fardeau, souligné par les appréciations du bulletin, validé par le Chef d’établissement.

On imagine pour lui de le faire redoubler. La belle affaire! Toutes les études ont démontré que cet outil n'était utile qu'à quelques-uns, très rares. Les autre en bénéficient l'année de leur redoublement puis perdent à nouveau du terrain ensuite...

Les appréciations s'accumulent...

En grandes difficultés;

Peut mieux faire;

Doit travailler plus régulièrement;

Des lacunes importantes.

Et j’en passe. Il les connaît par cœur ces appréciations. Il ne les lit même plus tant il les appréhende. Et il le sait tout ça, on ne lui apprend rien. Il en est arrivé au point où il s'en fiche...

Dans la salle des professeurs, je remplis les derniers bulletins via l'ordinateur. Et j’essaye, sans y parvenir toujours, de ne pas assassiner l’espoir…

Le leur comme le mien, qui parfois, se rencontrent…

Christophe Chartreux

- C'est ainsi, dit Dean, que je déambule dans l'existence, je la laisse me promener.

Jack Kerouac, Sur la route

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Christophe Maé...

22 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Denis Diderot...

22 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La supérieure, immobile, me regardait et me disait : « Donne tes papiers, malheureuse, ou révèle ce qu’ils contenaient.

– Madame, lui disaient-elles, ne les lui demandez plus, vous êtes trop bonne ; vous ne la connaissez pas ; c’est une âme indocile, dont on ne peut venir à bout que par des moyens extrêmes : c’est elle qui vous y porte ; tant pis pour elle.

– Ma chère mère, lui disais-je, je n’ai rien fait qui puisse offenser ni Dieu, ni les hommes, je vous le jure.

– Ce n’est pas là le serment que je veux.

– Elle aura écrit contre vous, contre nous, quelque mémoire au grand vicaire, à l’archevêque ; Dieu sait comme elle aura peint l’intérieur de la maison ; on croit aisément le mal. Madame, il faut disposer de cette créature, si vous ne voulez pas qu’elle dispose de nous. »

La supérieure ajouta : « Sœur Suzanne,voyez... »

Je me levai brusquement, et je lui dis : « Madame, j’ai tout vu ; je sens que je me perds ; mais un moment plus tôt ou plus tard ne vaut pas la peine d’y penser. Faites de moi ce qu’il vous plaira ; écoutez leur fureur, consommez votre injustice... »

Et à l’instant je leur tendis les bras. Ses compagnes s’en saisirent. On m’arracha mon voile ; on me dépouilla sans pudeur. On trouva sur mon sein un petit portrait de mon ancienne supérieure ; on s’en saisit ; je suppliai qu’on me permît de le baiser encore une fois ; on me refusa. On me jeta une chemise, on m’ôta mes bas, on me couvrit d’un sac, et l’on me conduisit, la tête et les pieds nus, à travers les corridors. Je criais, j’appelais à mon secours ; mais on avait sonné la cloche pour avertir que personne ne parût. J’invoquais le ciel, j’étais à terre, et l’on me traînait. Quand j’arrivai au bas des escaliers, j’avais les pieds ensanglantés et les jambes meurtries ; j’étais dans un état à toucher des âmes de bronze. Cependant l’on ouvrit avec de grosses clefs la porte d’un petit lieu souterrain, obscur, où l’on me jeta sur une natte que l’humidité avait à demi pourrie. Là, je trouvai un morceau de pain noir et une cruche d’eau avec quelques vaisseaux nécessaires et grossiers.

La natte roulée par un bout formait un oreiller ; il y avait, sur un bloc de pierre, une tête de mort, avec un crucifix de bois. Mon premier mouvement fut de me détruire ; je portai mes mains à ma gorge ; je déchirai mon vêtement avec mes dents ; je poussai des cris affreux ; je hurlai comme une bête féroce ; je me frappai la tête contre les murs ; je me mis toute en sang ; je cherchai à me détruire jusqu’à ce que les forces me manquassent, ce qui ne tarda pas. C’est là que j’ai passé trois jours ; je m’y croyais pour toute ma vie. Tous les matins une de mes exécutrices venait, et me disait : « Obéissez à notre supérieure, et vous sortirez d’ici.

– Je n’ai rien fait, je ne sais ce qu’on me demande. Ah ! sœur Saint-Clément, il est un Dieu... » Le troisième jour, sur les neuf heures du soir, on ouvrit la porte ; c’étaient les mêmes religieuses qui m’avaient conduite. Après l’éloge des bontés de notre supérieure, elles m’annoncèrent qu’elle me faisait grâce, et qu’on allait me mettre en liberté. « Il est trop tard, leur dis-je, laissez-moi ici, je veux y mourir. »

Denis Diderot - La Religieuse

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Conseils de classe/Réforme du lycée - "Avec 47 enseignants présents, ce n'est pas gérable"...

22 Novembre 2019 , Rédigé par christophe

Conseils de classe/Réforme du lycée - "Avec 47 enseignants présents, ce n'est pas gérable"...

Depuis la rentrée 2019, les lycéens n'ont pas tous les mêmes enseignements de spécialités, les professeurs sont donc beaucoup plus nombreux à intervenir dans une même classe. La tenue des conseils de classe devient un vrai casse-tête pour les proviseurs.

"Chez nous, on a 12 spécialités, donc on a fait un scénario, ça donnait 47 enseignants présents au conseil de classe, ce n'était pas gérable", raconte vendredi 22 novembre Christelle Kauffmann, proviseure à Cahors (Lot), déléguée du syndicat des personnels de direction de l'Éducation nationale, le SNPDEN.

La saison des conseils de classe est ouverte, en cette fin de semaine, un rituel qui intervient trois fois par an. Mais avec la réforme du bac et du lycée, l'organisation des réunions qui font le point sur chacun des élèves est totalement chamboulée : au sein d'une même classe, les élèves peuvent suivre des spécialités différentes, avec des professeurs différents, en plus d'un tronc commun.

Résultat : beaucoup plus de professeurs interviennent désormais au sein d'une classe. "Nous c'est la même chose, il y avait à peu près 30 ou 40 personnes qui devaient venir à un conseil de classe chaque soir", confie Lysiane Gervais, proviseure à Saint-André de Cubzac (Gironde), également membre du SNPDEN.

"On s'est demandé comment faire, ce n'est pas possible que chacun s'exprime".

Lysiane Gervais, proviseure à franceinfo

Cette conséquence n'avait pas vraiment été anticipée. Les responsables de lycées ont donc dû trouver une solution dans l'urgence. Une formule semble s'imposer dans la majorité des lycées : un conseil resserré autour du tronc commun, les disciplines suivies par tous les élèves d'une classe. "Autour de la table, il y aura les professeurs de français, histoire-géographie, langues vivantes. Les enseignements de spécialités, de leur côté, auront un représentant à chaque conseil", explique ainsi Patrick Meunier, proviseur à Bourges (Cher).

C'est probablement cette formule qui devrait être pérennisée et proposée au ministre par le comité de suivi de la réforme pour les années à venir. Autre piste évoquée, se limiter à seulement deux conseils par an, au lieu de trois actuellement. Une réflexion s'ouvre également sur la fonction de professeur principal, qui est, elle-aussi, chamboulée par cette réforme du lycée.

Alexis Morel

Commentaire rapide:

que les conséquences de la réforme n'aient pas été anticipées démontre, si besoin en était, à quel point l'institution est désormais devenue une technostructure totalement déconnectée du terrain.

Triste et inquiétant.

CC

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