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Vivement l'Ecole!

David Fray joue Bach et Schubert...

25 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Dominique Rolin...

25 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Villiers-sur-Morin, le 20 janvier 1959

Votre lettre m’atteint. Pour vous répondre comme il convient, il faudrait que je vous envoie un très long message où je tenterais d’expliciter la psychologie de notre rencontre. Mais je ne le ferai pas maintenant. Plus tard, peut-être. Tout ce que vous me dites de vous vis-à-vis de moi est aussi vrai de moi vis-à-vis de vous, Philippe. C’est un peu comme si, me contemplant dans un miroir, je rencontrais votre image. Vous êtes dérouté, je le suis aussi. Mais comme vous êtes dévoré davantage par la curiosité que par la déroute — il en est de même pour moi — nous avons eu jusqu’à présent une assez singulière façon de retarder l’abordage, l’abordage du cœur. Nous nous bornons à dérober à l’autre, en douce, des parcelles brillantes et coupantes auxquelles nous tenons déjà très fort et que nous serrons dans le creux de notre main. Nous ne sommes jusqu’à présent que des enfants sournois et jaloux de leurs larcins. Je veux que vous sachiez que, moi aussi, je pense à vous, et que ma tristesse de vous quitter l’autre soir était égale à la vôtre. Je pressens en vous d’extraordinaires sources de limpidité, où flottent ici et là des « corps étrangers » comme dirait notre Cayrol : doute et cruauté, méfiance, terreur d’être trahi et découvert, orgueil démoniaque, exigence absolue de solitude. Tout cela est difficile à concilier, et pourtant l’harmonie existe aux moments de paroxysme : c’est elle qui vous a permis la délivrance d’un très beau livre.

Le jour où nous étions au Lipp, vous m’avez dit, sur ce ton de défi que j’aime chez vous mais qui me fait peur aussi, que « j’aurais besoin de vous parce que vous pourriez me faire beaucoup de bien ». Je ne me souviens pas des termes exacts, mais c’est à peu près cela. Vous m’avez lancé ces mots comme une boutade, or vous êtes incapable de boutade. Vous êtes, je crois, trop grave et trop vrai ; et vos masques, les centaines de masques que vous portez à votre ceinture, sont faux. Non pas faux, mais inutiles avec moi. Tout cela est bien étrange, à la fois attirant et un peu terrible, non ? J’aimerais que Ré [5]fût à notre porte, et qu’un seuil seulement nous en séparât.

Imaginez ceci : quand vous venez me chercher à Saint-Thomas d’Aquin et que nous passons sous son porche, se trouver tout à coup devant la Conche, avec un goût de sel sur les lèvres, le vent, la rumeur de la mer et ses éparpillements des mouettes. Marcher côte à côte dans le sable simplifie les choses. Peut-être pourrais-je vous aider dans vos tourments, et me délivreriez-vous des miens, sans que nous ayons à réfléchir.

À bientôt, Philippe, ne m’oubliez pas. Et tenez-moi par la main.

Dominique

1° Je serai de nouveau à Paris à partir de jeudi soir.
2° J’ai beaucoup et bien travaillé, ce qui me rend heureuse.
3° Ma lettre est ou trop longue ou trop courte : il faut que vous sachiez que je suis un être de panique.

Coup de coeur... Dominique Rolin...
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Le Café pédagogique exclu de cours - Une atteinte au droit à l'information...

25 Novembre 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

Le Café pédagogique exclu de cours - Une atteinte au droit à l'information...

EXTRAITS

(...)

Deux briefings sont organisés par le ministère de l'éducation nationale le mardi 26 novembre à propos des retraites et le 3 décembre à propos de la réforme du lycée. Nous en avons été informés par d'autres journalistes. Ne voyant pas d'invitation arriver nous avons contacté le service de presse du ministère qui nous a confirmé que nous ne serons pas invités.

La première raison donnée par le ministère c'est qu'ils invitent les journalistes intéressés par ces questions. On peut en douter vu le nombre d'invitations lancées mais nous avons tout de suite confirmé notre intérêt. En réalité, sur chacun de ces sujets le café pédagogique a déjà publié de nombreux articles. Et nous savons déjà que des "ajustements" de la réforme du lycée sont prêts.

L'autre raison donnée c'est que le ministère ne peut pas organiser 2 ou 3 réunions sur chaque thème. Cela laisse entendre que 20 à 40 journalistes spécialisés sont invités, c'est à dire à peu près la totalité des médias de la presse éducation parisienne. Sauf deux. En fait deux médias spécialisés ne sont pas invités : le café pédagogique et un quotidien qui n'est pas non plus en odeur de sainteté (à lui de le faire savoir ou pas).

(...)

Evidemment cette affaire peut passer pour mineure. Elle l'est. Dans ces derniers jours on a vu à Paris des journalistes interdits de couvrir des manifestations. D'autres ont été blessés par une violence qui n'est pas policière mais gouvernementale. Ce qui nous arrive est une petite marche de plus dans la descente démocratique de ce pays. Beaucoup pensent qu'un sursaut peut se produire le 5 décembre. Mais peut-être que d'ici là le ministère sera revenu au droit.

F Jarraud

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Violences faites aux femmes - Najat Vallaud-Belkacem réagit/France Info

25 Novembre 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Femme

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Annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons - Une opération de com'...

25 Novembre 2019 , Rédigé par France info Publié dans #Education, #Femme

Annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons - Une opération de com'...

"Je crains une opération de com'" : des enseignants réagissent à l'annonce d'une formation obligatoire sur l'égalité entre les filles et les garçons

Le Premier ministre a fait cette annonce lundi, lors de la clôture du Grenelle sur les violences conjugales.

"C'est encore une mission que l'on ajoute aux nombreuses missions des enseignants, soupire Omar, professeur d'histoire-géographie dans les Yvelines. L'école, ce n'est pas une institution à tout faire, à pallier les manques de la société." Cette "nouvelle mission", qu'Omar regarde avec scepticisme, a été annoncée, lundi 25 novembre, par Edouard Philippe lors de son discours de clôture du Grenelle contre les violences conjugales. "Nous allons proposer aux enseignants une formation qui sera désormais obligatoire durant leurs études, puis de manière continue, sur l'égalité entre les filles et les garçons", a déclaré le Premier ministre. Et le chef du gouvernement de poursuivre : "Il faut enseigner des principes, des façons d'exprimer, des façons de détecter ou de répondre."

Justement, sur le principe, les enseignants contactés par franceinfo saluent la mise en place prochaine de cette formation. Tous doutent néanmoins de sa faisabilité. "L'idée est bonne, juste et pertinente, mais les moyens risquent de ne pas être à la hauteur", assure Omar, qui craint des "dispositifs qui risquent d'être de la cosmétique". Lucile, professeure de philosophie dans un lycée de l'Aveyron, s'interroge aussi sur les conditions de mise en œuvre de la formation : "Est-ce que cela va se réduire à une vidéo ou à une demi-journée de formation ? Parce que je ne suis pas sûre que cela suffise à faire évoluer les mentalités." Comme Omar, Lucile espère qu'il ne s'agira pas seulement d'un effet d'annonce. "Après la marche du 23 novembre, je crains une opération de com'", explique-t-elle.

"Comment fait-on pour former tout le monde ?"

Du côté des syndicats, même inquiétude. "C'est toujours bien, les grandes intentions, et c'est essentiel, l'égalité entre les hommes et les femmes, mais quelle application réelle ? Comment fait-on pour former tout le monde alors qu'il y a 800 000 enseignants en France", pointe Jean-Rémi Girard, président du SNALC (Syndicat national des lycées et des collèges). Ce dernier alerte aussi sur les programmes très chargés en formation initiale : "On a tellement de choses à transmettre. Il faut s'assurer de la maîtrise du programme, des différents enseignements, de la didactique, de la gestion de classe... A un moment donné, comment fait-on pour tout faire rentrer dans les maquettes de formation ?"

"On demande tellement à l'école, on a l'impression qu'on empile des injonctions.Jean-Rémi Girard, président du SNALC à france info"

"A force d'avoir des formations institutionnelles imposées, les enseignants ne peuvent plus se former eux-mêmes", dénonce aussi Jean-Rémi Girard. Le syndicaliste espère aussi que l'on ne mettra pas de côté tout le personnel éducatif. "Il faut former les CPE, mais aussi les profs contractuels. Or, on ne les forme déjà pas à enseigner alors qu'ils sont de plus en plus nombreux !"

Pourtant, le sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas absent de la formation des enseignants. Depuis la loi de refondation de l'école de 2013, l'éducation à l'égalité fait partie intégrante de la formation initiale. Mais, selon un rapport du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes (HCE) de février 2017, relayé par Le Monde en 2018, "seulement la moitié des personnes qui travaillent dans les établissements scolaires bénéficient d'une formation à l'égalité. Pour les futurs enseignants, celle-ci reste le plus souvent optionnelle et surtout très variable d'une ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation) à l'autre". Concrètement, "une école sur deux considère avoir formé 100% de ses étudiants pour un volume horaire variant de 2 à 57 heures annuelles", indique le rapport. C'est pire en formation continue. Seulement 1% des journées de formation porte sur cette thématique.

Des disparités entre enseignants sur cette question

Noémie, 25 ans, enseignante en CE2, CM1 et CM2 et directrice d'école dans l'Aube, a eu la chance d'être formée sur ces questions. "Cela m'a donné des clés pour aborder ces sujets avec les élèves, savoir trouver les bons mots, avoir le bon discours", explique-t-elle. La jeune femme aborde désormais chaque année cette thématique avec ses élèves. 

"L'année dernière, on avait une affiche d'une artiste qui disait que les petits garçons peuvent pleurer. On a aussi parlé du 8 mars ou des stéréotypes véhiculés dans les Disney ou les catalogues de Noël.Noémie, enseignante en primaire à france info"

L'annonce du Premier ministre va, pour elle, dans le bon sens. "C'est une bonne chose de poursuivre sur cette lancée-là, les mentalités évoluent."

Plus âgés, Lucile et Omar n'ont, eux, eu droit à aucune formation. Et ils en perçoivent aujourd'hui les manques. "Ce que l'on peut rencontrer, c'est des réflexions sexistes de la part de certains garçons, rapporte Omar. On ne sait pas forcément si ce sont des réflexions sexistes ou des provocations. On demande alors aux élèves de se taire. On gagnerait à être formés." 

Lucile, qui se présente comme féministe, est très sensibilisée à ces questions. "Il faut que tout le monde soit formé pour détecter les violences et avoir le bon discours." Cette enseignante regrette aussi l'attitude de certains de ses collègues : "Nous avons eu des discussions houleuses sur les filles qui venaient en short au lycée. Ils parlaient toujours des vêtements des filles et ne disaient rien sur les garçons qui faisaient du sport torse nu." Elle attend maintenant avec impatience les modalités d'application de l'annonce du Premier ministre : "Sur le principe banco, mais il faut que cela soit vraiment efficace". 

Margaux Duguet

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Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

25 Novembre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Femme

Agressions sexuelles : « L’éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels »

EXTRAITS

Des élues et des responsables syndicales dénoncent, dans une tribune au « Monde », les violences sexistes et sexuelles au travail dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur et la recherche.

Dans un discours prononcé le 25 novembre 2017, Emmanuel Macron prenait l’engagement solennel que son gouvernement ferait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail la « grande cause de son quinquennat ». Plus de deux ans après, les faits démentent le discours. Les enseignantes seront dans la rue le 23 novembre à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un collège de Villejuif (Val-de-Marne), en mai 2019, une enseignante demande au rectorat de la protéger suite à la plainte qu’elle dépose pour viol contre un collègue. Dans un collège d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), neuf enseignantes demandent, en juin 2019, à leur hiérarchie de les protéger d’une situation de harcèlement sexuel qui perdure pour certaines d’entre elles depuis plusieurs années.

Dans un collège à Toulouse (Haute-Garonne), à la fin du mois d’octobre 2019, une assistante d’éducation dénonce auprès du rectorat des viols perpétrés par des collégiens sur des collégiennes aux alentours de leur établissement. Dans un grand lycée de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en octobre 2019, un enseignant a été placé en détention préventive pour des faits de harcèlement, d’agressions et de viol sur des élèves. Les faits, dont certains remontent à 2012, avaient alors été classés sans suite.

(...)

Un devoir d’exemplarité

Dans l’accord contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est écrit explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance zéro. Or le ministère de l’éducation nationale n’a toujours pas mis en place de négociations pour rendre ses mesures effectives dans des textes réglementaires.

Toutes les six minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol. Quand elles trouvent le courage de porter plainte, dans 70 % de cas elle est classée sans suites, et quand elle est instruite, les crimes sont souvent déqualifiés en agressions sexuelles. Le ministre de l’éducation nationale est directement responsable de la santé et de la sécurité des personnels qui travaillent dans son administration et de celles des élèves. Il doit mettre en œuvre sans délai une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes.

(...)

Nous exigeons que cesse cette culture du viol qui veut que les victimes, à défaut d’être secourues et assistées, soient rendues coupables. Nous exigeons la mise en place de formations contre la culture du viol et sur le consentement, tant pour les personnels que pour les élèves et étudiant-e-s, ainsi que la mise en place de cellules d’écoute et de cellules psychologiques pour soutenir les victimes.

Des mesures conservatoires immédiates

Nous exigeons des mesures effectives de protection des victimes, aujourd’hui contraintes de choisir entre côtoyer quotidiennement leur agresseur ou quitter leur poste ou l’établissement dans lequel elles suivent leur scolarité ou font leurs études. Nous exigeons que des procédures disciplinaires à l’encontre des agresseurs soient engagées indépendamment de plaintes pénales, comme le prévoit la loi et que les victimes soient protégées et puissent occuper leur poste ou poursuivre leur scolarité dans des conditions sereines.

Nous exigeons que des mesures conservatoires immédiates soient prises à l’encontre des membres de l’institution ayant laissé dégénérer cette situation, qu’ils appartiennent ou non à l’établissement. Nous exigeons que les victimes ayant dénoncé cette situation ne subissent aucune forme de pression et bénéficient immédiatement de la protection fonctionnelle à laquelle elles ont droit.

(...)

Signataires : Sophie Abraham (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sylvie Aebischer (CGT-Educ’action, représentante au CSE), Lisa Badet (vice-présidente de la FIDL), Cendrine Berger (secrétaire générale de la CGT-Ferc Sup), Marie Buisson (secrétaire générale de la Ferc-CGT), Louise Bihan (commission antipatriarcat de Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes), Luce Desseaux (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sigrid Gérardin (cosecrétaire générale Snuep-FSU), Janique Guiramand (secrétaire nationale de SUD-Recherche EPST), Pauline Guittot (représentante SUD-Education en CAPN), Louise Gury (cosecrétaire fédérale SUD-Education, représentante au CSE), Armelle Mabon (SUD-Education), Mélanie Luce, présidente de l’UNEF, Francette Popineau (cosecrétaire générale SNUipp-FSU), Héloïse Moreau (présidente de l’UNL), Emmanuelle Puissant (CGT-Ferc Sup), Cécile Quantin (SUD-Education), Christèle Rissel (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action), Anne Roger (cosecrétaire générale Snesup-FSU), Frédérique Rolet (secrétaire générale SNES-FSU), Aurélia Sarrasin (secrétaire nationale SNES-FSU), Fatna Seghrouchni (cosecrétaire fédérale SUD-Education) Valérie Sipahimalani (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Josiane Tack (secrétaire générale du SNTRS-CGT), Maud Valegeas (représentante SUD-Education au CSE), Charlotte Vanbesien (secrétaire fédérale de la Ferc-CGT), Sophie Vénétitay (secrétaire générale adjointe SNES-FSU), Isabelle Vuillet (secrétaire nationale de la CGT-Educ’action).

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Léo Ferré....

24 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Léopold Sédar Senghor...

24 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.

                                                _____________________

Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques, tes mains douces plus que fourrure.
Là-haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise nocturne
A peine pas même la chanson de nourrice.
qu'il nous berce, le silence rythmé.
Écoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons
Batre le pouls profonds de l'Afrique dans la brume des village perdus
Voici que décline la lune lasse vers son lit de mer étale
Voici que s'assoupissent les éclats de rire, que les conteurs eux-même
dodelinent de la tête comme l'enfant sur le dos de sa mère
Voici que les pieds des danseurs s'alourdissent, que s'alourdit la langue des chœurs alternés .
C'est l'heure des étoiles et de la Nuit qui songe
S'accoude à cette colline de nuages, drapée dans son long pagne de lait.
si confidentiels, aux étoiles ?
dedans, le foyer s’éteint dans l'intimité d'odeurs âcres et douces.
femme, allume la lampe au beurre claie, que causent autour les ancêtres comme les parents, les enfants au lit.
écoutons la voix des ancêtres d'Elissa. Comme nous exilés
ils n'ont pas voulu mourir, que se perdît par les sables leur torrent séminal.
que j’écoute, dans la case enfumée que visite un reflet d'âmes propices
ma tête sur ton sein chaud comme un dang au sorti du feu et fumant
que je respire l'odeur de nos Morts, que je recueille et redise leur voix
vivante, que j'apprenne à vivre avant de descendre, au-delà du plongeur, dans les hautes profondeurs du sommeil.

Leopold Sédar Senghor - Chants d'ombre

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Maths en première "Réforme Blanquer" : les résultats dégringolent contrôle après contrôle...

24 Novembre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Maths en première "Réforme Blanquer" : les résultats dégringolent contrôle après contrôle...
EXTRAITS
Au lycée, le choc des maths pour les élèves de 1re

Pour ceux qui suivent cette matière comme enseignement de spécialité – elle a disparu du tronc commun avec la réforme – les résultats dégringolent contrôle après contrôle.

Leurs professeurs les avaient prévenus mais pour Tiara, Jeanne et Lubin, le choc est rude. Certes, ils sont entrés en 1re, un palier dans la scolarité où, les enseignants en conviennent, les notes chutent toujours un peu. Mais pour ces élèves qui n’imaginaient pas abandonner les mathématiques – elles ont disparu du tronc commun avec la réforme du lycée – et qui suivent cette matière comme enseignement de spécialité, les résultats dégringolent contrôle après contrôle. Certains, comme Tiara, ont un profil d’« ancien ES » : ils ont opté pour un parcours comprenant des mathématiques et des sciences humaines. D’autres, comme Jeanne, ont reconstitué la filière S – mathématiques, physique-chimie, sciences de la vie et de la terre (SVT), mais ne s’en sortent pas non plus.

(...)

Pour Sébastien Planchenault, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (APMEP), le programme de 1re est « aussi ambitieux que l’ancien programme de S, voire plus ». Il relève du « catalogue de notions sans cohérence entre elles » dans lequel une partie des élèves se sont vite perdus. A la nécessité d’aller vite pour couvrir toutes les notions s’ajoute « l’exigence des niveaux de démonstration et de raisonnement, clairement tournés vers l’ancienne filière S ».

Dès le 29 septembre, l’APMEP avait fait part de ces difficultés au ministre de l’éducation nationale dans une lettre ouverte. L’association y dénonçait un programme « trop lourd pour des élèves qui ont besoin d’une culture mathématique sans devenir experts ». L’institution, de son côté, a toujours assumé d’avoir créé une spécialité exigeante, avec l’objectif « d’élever le niveau » des élèves français. Une option « maths expertes », encore plus pointue, sera d’ailleurs proposée en terminale aux élèves se destinant à des parcours scientifiques.

(...)

Alors que le premier trimestre s’achève, la plupart des élèves en difficulté souhaitent, comme Jeanne et Lubin, laisser tomber les mathématiques l’année prochaine – l’une des spécialités doit, en effet, être arrêtée entre la 1re et la terminale. A l’APMEP, on assure que de nombreux enseignants ont déjà des élèves qui souhaitent abandonner. Sébastien Planchenault fait part de son inquiétude : « J’ai des collègues qui, sur un groupe de vingt-deux, ont déjà six élèves qui veulent arrêter. »

(...)

Mais, si les élèves sont si nombreux à avoir choisi les maths, c’est aussi parce que la matière a la réputation d’être « essentielle » pour la suite des études.

La grande majorité des élèves interrogés disent avoir été « prévenus » que le programme était difficile, mais ils affirment aussi que parents et enseignants leur ont fortement conseillé ce choix. « Le prof principal a beaucoup insisté », raconte Tiara. « Les mathématiques, on nous a toujours dit que c’était important », confirment les parents de Jeanne.

(...)

En attendant, l’APMEP s’inquiète de l’accumulation de frustrations pour les enseignants et leurs élèves. « Nous proposons l’instauration d’une deuxième spécialité maths plus légère, précise Sébastien Planchenault. Car en l’état, aucune proposition n’existe pour ceux qui veulent faire des maths sans devenir des spécialistes. »

Violaine Morin

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Florence Aubenas : « Les gilets jaunes ont montré le besoin de retrouver quelque chose de commun » (Vidéo)

24 Novembre 2019 , Rédigé par La Croix Publié dans #Politique

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