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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education...

29 Novembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education...

Beaucoup d’interrogations sur les évolutions de notre système ainsi que sur la pédagogie. Des nouvelles du supérieur mais aussi d’ailleurs pour cette revue de presse.

Le système

Fin du paritarisme : le décret est en route
Sur son fil Twitter, Olivier Dussopt annonce la signature du décret qui retirera aux commissions paritaires le contrôle de la gestion des mobilités. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2020. Les commissions paritaires perdront leur contrôle de l’avancement et de la promotion à compter du 1er janvier 2021. Ce décret est pris en application de la loi de transformation de la fonction publique adoptée cet été. Cette loi constitue une véritable rupture puisqu’elle met fin à plus d’un demi siècle de contrôle des syndicats sur l’administration. A terme les enseignants seront seuls face aux décisions de leur chef immédiat sans autre recours qu’une plainte en justice qu’ils devront déposer et instruire seuls.”

Santé au travail : Le ministre supprime l’Observatoire de la sécurité des établissements. Et encore un organisme d’observation qui se trouve supprimer. Est-ce qu’il suffirait finalement de supprimer le thermomètre pour mieux se sentir ?

École : les vrais défis
L’éducation à la sexualité aujourd’hui : que devient la loi de 2001 ? par Caroline Rebhi, sur Les Cahiers pédagogiques.
Comme pour bien d’autres progrès, les avancées en matière d’éducation à la sexualité s’accompagnent de résistances et demandent, pour être consolidées, l’action volontariste des acteurs de terrain. C’est ce que nous rappelle l’auteure en parcourant l’histoire mouvementée de cette thématique dans l’école. A lire bientôt : le dossier du numéro d’avril-mai 2020 des Cahiers pédagogiques sur l’éducation à la sexualité.”

Changer l’école : prenez garde aux neuromythes ! Par des universitaires de Genève
Les neurosciences sont fascinantes. Alors que le cerveau humain restait une forteresse inatteignable depuis la nuit des temps, une sorte de boîte noire recelant les mystères de l’esprit, voilà que les progrès technologiques transforment la science-fiction en réalité. En nous permettant d’observer l’activité cérébrale, ils ouvrent une perspective vertigineuse : toute personne deviendrait un livre ouvert, dont la réflexion et la « subjectivité » pourraient se traduire en signaux objectifs.”

Délogée par l’arrivée d’un lycée prestigieux, l’école des instits en colère
L’installation sur les rails d’une école privée sur le site de l’ex-IUFM met en rogne les personnels invités à déménager sur le campus. Ils devront laisser la place dès la rentrée. Alors que le futur bâtiment censé les accueillir ne sera pas prêt.”

Un lycée de Seine-Saint-Denis mobilisé après deux meurtres d’élèves en deux mois Par Le Figaro avec AFP
« Deux morts en deux mois, que fait l’Etat ? » : une centaine de parents et d’enseignants se sont rassemblés mercredi soir devant un lycée d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), sous le choc après le meurtre de deux élèves. « Ces deux morts ne sont que les versants les plus dramatiques de la violence quotidienne que subissent nos élèves », a dit un représentant des personnels, sur le parvis du lycée professionnel d’Alembert.”

Pédagogie

Bien-être : Pierre Merle : Les notes peu fiables, décourageantes et anxiogènes ne sont pas une fatalité scolaire
L’école française reste trop et trop tôt sélective. Dans une course aux meilleures positions, la méritocratie scolaire se traduit par la distinction d‘une minorité (socialement définie) et par une relégation rapide et particulièrement coûteuse de nombreux jeunes. Pour Pierre Merle, professeur à l’INSPE de Bretagne, le chiffrage est permanent à l’école (rangs, récompenses, classements, mesures, performances) dans une sorte de mise en rang compétitive, de mise en concurrence délétère, de mise au pas qui est contre-productive pour l’intérêt général autant que pour l’épanouissement des élèves comme des professeurs.”

École primaire/ Le co-enseignement : une pratique débrouillarde
Le manque de locaux pousse les enseignants à se montrer inventifs pour intervenir à deux dans les classes de CP et CE1 qui ne peuvent pas être dédoublées.” Dans le Journal de Saint-Denis.

La sanction en éducation
Peut-on étudier les sanctions en éducation au niveau mondial ? C’est l’objectif du dernier numéro de la revue internationale d’éducation de Sèvres. En apparence oui : la revue nous emmène dans 9 pays : Burkina Faso, Bénin, Japon, Russie, France, Algérie, Angleterre , Etats-Unis et Québec. Mais en réalité, la notion de sanction n’est plus un objet assumé d’étude en Europe du Nord et aux Etats-Unis. Dans ces pays, deux nouveaux mythes remplacent les vieilles sanctions : la justice réparative et la discipline positive. Pour Eirick Prairat, qui coordonne ce numéro, "tout le sel de la tâche éducative réside dans ce paradoxe : comment se servir de la contrainte pour rendre l’autre libre ?"

La sanction en éducation, n° 81, septembre 2019 de la revue du FEI (ex CIEP)
Pourquoi et comment punit-on dans les écoles au Burkina Faso, au Bénin, au Japon, en Russie, en France, en Algérie, en Angleterre, aux États-Unis ou encore au Québec ?
La question de la sanction à l’école, longtemps oubliée, souvent passée sous silence, revient aujourd’hui en force dans de nombreux pays.
Ce 81e dossier de la Revue internationale d’éducation de Sèvres souligne les questions et les défis que ces neuf systèmes scolaires très différents ont à relever
.”

Supérieur

L’Université n’est rien sans liberté ! Par Anne Levade, professeure des universités, est agrégée de droit public et préside l’Association française de droit constitutionnel.
Il ne faut pas laisser la censure s’immiscer dans les facultés françaises.
On ne le dit pas assez : l’enseignement supérieur est un espace privilégié. Pas un espace de privilèges, mais un lieu et un temps dédiés à la formation des esprits et à la confrontation des idées. Ceux-là mêmes qui en constituent la communauté ont tendance à l’oublier, à commencer par les étudiants, légitimement obnubilés par l’obtention des diplômes qui viennent sanctionner leurs efforts, et les enseignants-chercheurs, d’année en année plus accaparés par des charges administratives qui ne sont pas le coeur de leur métier
.” Article Abonné

Ailleurs

L’Université virtuelle de Côte d’Ivoire : une volonté d’ouvrir la fac à tous les habitants
Pour saisir l’enjeu de l’enseignement à distance pour l’enseignement supérieur ivoirien, il faut avoir à l’esprit deux chiffres concernant l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. 70 000 étudiants fréquentent le campus, alors que la capacité d’accueil n’est que de 30 000.”

Flandre : ils vont manifester pour défendre les langues régionales
Samedi 30 novembre, une manifestation se tiendra autour du ministère de l’Éducation nationale. Objectif : l’apprentissage des langues régionales.”

Réduire le surmenage des élèves chinois, une réforme controversée Par Frédéric Lemaître
Contre l’avis de nombreux parents, les autorités chinoises s’efforcent d’alléger la pression scolaire que subissent les enfants dès le primaire.” pour abonnés

Bernard Desclaux

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Classes multi-âges en REP - Une expérimentation interrompue... Pourquoi?

29 Novembre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Pédagogie

EXTRAITS

« Et si on faisait des classes multi-âges en REP ? »

La chercheuse en sciences de l’éducation Françoise Carraud raconte la genèse et tire le bilan d’une expérimentation, interrompue, visant à réunir dans une même classe des élèves du CP au CM2.

Alors qu’ils sont regroupés dans des classes considérées comme homogènes, les compétences et les performances scolaires des élèves nés la même année sont très diverses. Mais cette organisation scolaire fondée sur l’égalité et l’uniformité, fondamentale à l’école primaire, et même au-delà, engendre nombre de difficultés tant pour les élèves que pour leurs maîtres.

C’est à partir de ce constat, largement partagé, que deux professeurs d’une grande école de réseau d’éducation prioritaire (REP), installée dans un quartier défavorisé et excentré d’une grande ville du Sud-Est – le nom de ce terrain de recherche ne sera pas divulgué ici –, ont réfléchi à la mise en place d’un dispositif différent en regroupant, dans une même classe, des enfants d’âges différents, formant ainsi un groupe largement hétérogène : la classe multi-âges. Cette expérimentation s’est mise en place en septembre 2017, au moment de l’implantation des dédoublements des classes de CP et de CE1 (mesure du ministre Jean-Michel Blanquer). Difficile et douloureuse coïncidence.

(...)

Un an pour construire le projet, embarquer le directeur et des collègues de l’école, obtenir le soutien de l’inspectrice et, en septembre 2017, les quatre classes multi-âge sont prêtes : quatre salles en enfilade au rez-de-chaussée d’un des bâtiments, avec dans chacune, des bancs délimitant un large coin regroupement, des tables en petits îlots ou seules, des étagères et du matériel à portée de main des élèves…

Si les élèves ont chacun un espace pour ranger leurs affaires, ils n’ont pas de place fixe. L’emploi du temps aussi est remanié : chaque élève a son propre plan d’apprentissage, prévu par l’enseignant pour la semaine ; les activités et les exercices à accomplir sont fixés en fonction des programmes et des compétences attendues, mais toujours en lien avec le niveau de chacun. Les adaptations sans cesse réévaluées et réadaptées en fonction du niveau réel de leurs acquisitions. La journée commence par un temps de regroupement avec des échanges collectifs à propos de la vie de la classe et des travaux engagés. Si le dispositif peut s’identifier à une classe traditionnelle à plusieurs niveaux (CPE-CE1 par exemple), l’organisation du travail, tant pour les élèves que pour les enseignants, et la pédagogie sont très largement différentes.

Transformer le travail des enseignants et celui des élèves

L’observation montre que le travail des enseignants est largement transformé : pas de leçons collectives ni d’exercices à faire faire par tous en même temps. Après le temps collectif, les élèves prennent leurs affaires, s’installent où ils le souhaitent et les enseignants circulent, ils vérifient que chacun est bien au travail. Ils ont des rapports beaucoup plus individualisés et proches : ils s’accroupissent auprès des tables, désignent le travail à faire sur le cahier ou le livre, ils cherchent le regard des élèves et multiplient les échanges non verbaux : ils pointent du doigt, entourent physiquement les élèves, leur touchent le bras, l’épaule, etc. ; et ils pratiquent une première évaluation en direct, en situation.

Si certains n’ont pas bien compris un exercice de maths ou de français, ils redonnent des explications individuelles ou à un petit groupe. D’autres enfants, plus jeunes ou plus âgés, peuvent écouter, participer, même si les enseignants restent vigilants à ce qu’ils accomplissent leurs propres tâches. Les interactions sont beaucoup plus individuelles que dans les classes habituelles, mais toujours réalisées dans le cadre collectif. Ainsi, chaque élève est suivi individuellement, tout en étant autonome dans le choix de ses activités et de son rythme de travail, et devant respecter un cadre négocié avec les enseignants.

Au bout de quelques mois le résultat est probant : les élèves sont beaucoup plus calmes et davantage engagés dans les apprentissages. Si les conflits sont toujours latents, il est plus rare qu’ils s’enveniment, les élèves se parlent, se concertent, s’entraident. Même les plus réticents sont heureux de venir à l’école et ceux inscrits en unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) ou en unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A) font partie de la classe comme les autres.

(...)

Dès 2018, les inspecteurs n’ont pas renouvelé leur soutien à ce dispositif qui est entré en contradiction avec les CP et CE1 dédoublés, et quelques parents d’élèves ont montré leur désaccord face à cette pratique qui bouscule les habitudes. Malgré les multiples réunions et rendez-vous pour expliquer le projet, malgré les discussions et les invitations à entrer dans les classes, quelques mères d’élèves se sont montrées hostiles et se sont plaintes de la différence de traitement des élèves qui serait induite par ces classes multi-âges. (...)

(...)

Depuis la rentrée 2019, les classes uniques ne sont plus que des classes de cycle 3 (avec des CE2, CM1 et CM2), et les enseignants sont découragés et déprimés. Ils se questionnent sur le sens de leur travail, sur l’absence de soutien institutionnel, et ne comprennent pas les réactions des parents. Croyant pouvoir exercer un métier en étant en partie autonomes, ils ont le sentiment d’être totalement contraints par des prescriptions sociales et institutionnelles qui les dépassent. Ils s’interrogent pour l’avenir, le leur et celui de leurs élèves.

Françoise Carraud - Chercheuse en science de l'éducation

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Education - Méfiez-vous des neuromythes... (Vidéo)

29 Novembre 2019 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

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Cat Stevens...

28 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Irène Jacob...

28 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je rassemble des souvenirs de toi, papa, de ce monde de la physique quantique qui était ton métier, de l’histoire de la naissance de l’univers telle que tu me l’as contée au pied de mon lit d’enfant comme un conte de Perrault et telle que je la raconte aujourd’hui à mes amis, en buvant une limonade, en étant dans la vie, en sentant le soleil sur mes joues, alors que tu es mort il y a quelques mois. Et tandis que je passe une main dans mes cheveux, pour offrir mon visage à la lumière, pour mieux respirer l’air autour de moi et libérer mon diaphragme de la peine qui pèse sur ma poitrine, je suis bouleversée aussi par les émotions d’une force nouvelle, une poussée me surprend, monte de mes entrailles comme se réveille un volcan : je suis enceinte à nouveau. Et j’interroge dans un même temps ces deux présences silencieuses : celle du ciel immense où tu es parti, invisible papa, et celle de mon ventre chaud où tu grandis, toi que je ne vois pas encore, que je vais aimer. Entre ces deux bords inconnus, la naissance et la mort, je m’avance, moi aussi, dans la vie bouleversante et cherche l’équilibre de ce grand château de cartes où nos vies se tiennent adossées, penchées les unes contre les autres, sensible au moindre choc, ajout ou chute, de l’une d’elles.

Je rassemble les brindilles, les feuillages, les êtres, les morts, les souvenirs. Dans la tempête, je fais le nid. Je vois la foudre qui éclaire le ciel et électrise la terre. J’appelle ma mère, qui m’a portée dans son ventre et ses bras. J’appelle la forêt obscure de la peur, qu’il me faut traverser pour me défendre du doute et aimer. Je pense à vous, mes grands-mères Violette et Lou, qui m’avez précédée et venez tendrement me visiter en rêve quelquefois, depuis vos étoiles éloignées. Je sens mon corps se préparer déjà à une nouvelle métamorphose, à devenir énorme et à enfanter. J’appelle nos enfants qui grandissent et sont le cœur qui bat et la chair de ce livre, j’appelle Mathieu, mon amour, dont les lèvres ont, sur les miennes, un goût de miel, d’amande et de café, j’appelle ses parents, qui nous ont accueillis pendant ces mois de grossesse. Et toi, papa, qui es parti, quelque part, tout près de moi ou très loin, dans l’au-delà, je ne sais pas, dans l’univers silencieux, je t’appelle. Et avec toi, l’infini et son histoire immense tout contre la mienne.

Ici, devant le deuil et la promesse de la vie, je me tiens et j’avance. J’appelle ces mots qui courent au bout de mes doigts, et je sens la peau de mon cou, de mon dos, de ma poitrine, de mes tibias, de mes avant-bras, qui se met à rougir en les reconnaissant. C’est la grâce des histoires de pouvoir rassembler ce qui est dispersé, contenir rêves et réalités, mêler en une même phrase le présent et le passé, la peine et le sourire, la présence et l’absence, l’intimité de la solitude et le fabuleux partage.

Irène Jacob - Big bang

Coup de coeur... Irène Jacob...
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Macron ou le triomphe de la destructrice pensée néolibérale...

28 Novembre 2019 , Rédigé par Libération Publié dans #Politique

Macron ou le triomphe de la destructrice pensée néolibérale...
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Seine-Saint-Denis : des personnels éducatifs publient une lettre poignante après le meurtre de deux élèves en deux mois

28 Novembre 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Seine-Saint-Denis : des personnels éducatifs publient une lettre poignante après le meurtre de deux élèves en deux mois
Seine-Saint-Denis : des personnels éducatifs publient une lettre poignante après le meurtre de deux élèves en deux mois

Les personnels mobilisés ont exercé leur droit de retrait lundi et mardi. Ils réclament des moyens pour "assurer la sécurité et l'éducation des élèves".

"Deux morts en deux mois, que fait l'Etat ?" : sous le choc après le meurtre de deux élèves, une centaine de parents et d'enseignants se sont rassemblés, mercredi 28 novembre au soir, devant le lycée d'Alembert d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). "Ces deux morts ne sont que les versants les plus dramatiques de la violence quotidienne que subissent nos élèves", a déclaré un représentant des personnels, sur le parvis de ce lycée professionnel.

Dans une lettre poignante, les personnels du lycée d'Alembert expliquent : "Jour après jour, nous recevons le récit d'agressions, de menaces, de violences dont ils sont les victimes". Des agressions, récurrentes, qu'ils détaillent dans la suite du courrier. "On nous répond que l'école n'a souvent rien à voir avec cette situation, que ces actes n'ont pas lieu dans l'établissement (...). Nous ne supportons plus ce fatalisme", poursuivent-ils.

Un droit de retrait lundi et mardi

Les personnels mobilisés ont exercé leur droit de retrait lundi et mardi. Ils réclament des moyens pour "assurer la sécurité et l'éducation des élèves". Parmi leurs demandes : deux postes de surveillants et un CPE supplémentaires, le classement du lycée en zone d'éducation prioritaire, comme le collège attenant, ou la rénovation des locaux.

Le 4 octobre, Kewi, 15 ans, avait été mortellement poignardé aux Lilas en marge d'un cours d'EPS, sur fond de rivalités entre quartiers. Samedi, c'est Djadje, 19 ans, qui est mort des suites de ses blessures, après avoir été poignardé en bas de son immeuble de Saint-Ouen. Rien n'indique, pour l'instant, que les deux meurtres soient liés. Depuis la rentrée, "au moins 20 élèves ont subi des agressions", selon les personnels éducatifs.

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Littérature jeunesse, le rêve ou la conscience ?

28 Novembre 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature

Littérature jeunesse, le rêve ou la conscience ?

Comment parler du monde de demain à nos enfants et à nos adolescents? A l'occasion de l'ouverture du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, Jérôme Leroy et Vincent Villeminot nous parlent des dystopies pour la jeunesse.

Les jeunes ont-ils encore besoin qu’on leur raconte l’effondrement ? Les fictions dystopiques doivent-elles être uniquement politiques, ou permettent-elles encore de rêver à d’autres mondes ? A l'occasion de l'ouverture du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (en Seine-Saint-Denis, du 27 novembre au lundi 2 décembre), dont la thématique cette année est "L'éloge de la lenteur", rendez-vous avec deux auteurs qui se sont penchés sur les manières de raconter l’effondrement aux jeunes lecteurs.

Je distinguerais la littérature pour enfants, qui a pour fonction d’enchanter le monde, et la littérature pour adolescents, qui aurait pour fonction, non de désenchanter, mais de désillusionner, d'aller vers un regard le plus juste possible.  
(Vincent Villeminot)

Deux auteurs multiface, du polar au roman d’anticipation, en passant par la poésie et le roman jeunesse. Jérôme Leroy, qui compte parmi les pépites sélectionnées cette année pour le Salon, publie Lou après tout : La Communauté (Syros, 2019), deuxième tome d’une saga dystopique autour de Lou, une adolescente qui survit après la Grand Effondrement, parmi des zombies d’un genre nouveau et des humains malintentionnés. 

Vincent Villeminot, auteur notamment de la série chorale U4 (Stéphane) publiée chez Nathan, a aussi fait paraître Nous sommes l'étincelle (Pocket Jeunesse, 2019), un roman puzzle contemplatif qui alterne entre 2025, où de jeunes adultes décident de partir s’installer dans la forêt pour vivre selon des modes de vie alternatifs et contre un ordre liberticide, et 2061, où l’action est centrée sur l’enlèvement de trois enfants par des braconniers, une fratrie qui vit et survit dans la forêt, et dont on comprend qu’ils sont le résultat plus ou moins direct du choix de ces communautés passées de vivre en autarcie.

Ce qui m’intéresse avec cette belle idée romantique de révolution, c'est ce qu'il en reste après. [...] Est-ce qu'elle valait le coup, malgré les morts et les blessures? Il fallait donc que je confronte mes personnages au temps long.
(Vincent Villeminot)

Deux fictions très réalistes du fait qu’elles fassent souvent directement référence à notre époque, se référant aux abus de la médecine et de la technologie, aux abus du pouvoir au nom de la sécurité d’Etat, à l’addiction aux smartphones et autres maux contemporains. Ainsi le réel serait-il, peut-être, plus riche de matière que la fiction pour écrire l’apocalypse.  

La littérature pour adolescents est souvent une littérature de l’inquiétude.  
(Jérôme Leroy)

En outre, les jeunes générations seraient très conscientes, plus encore que leurs aînés, de l’imminence de la catastrophe, d’où la nécessité aujourd’hui d’écrire sur cette thématique. Outre les succès éditoriaux engendrés par des séries comme Hunger Games, U4 ou encore Divergente au cours de cette dernière décennie, la fiction climatique ("climate-fiction") répond aux angoisses de notre temps et aux questionnements des jeunes générations qui, à travers ces héros de leur âge plongés dans des mondes hostiles, trouvent des figures d’identification et d’initiation.

Ce monde qui est neuf pour eux est neuf pour nous aussi. Je suis peut-être plus proche de l’adolescent aujourd’hui que de l’adolescent que j’étais.  
(Vincent Villeminot)

Enfin, en dépit de l'angoisse qui transparaît dans ces récits, une lueur d'espoir demeure : dans la jeunesse combative, dans ce qu'il reste de beauté et de poésie à sauver, - bien souvent, d'ailleurs, par le biais de la littérature sauvegardée par les survivants, autour d'un feu, à l'abri d'une maison abandonnée ou au sommet d'un arbre. Autant de moments de douceur que nos deux auteurs, par leur écriture souvent poétique et évocative, nous font ressentir.

Le couple improbable que je mets en scène […] a en partage la poésie : elle s’appelle Lou en hommage à Apollinaire, lui s’appelle Guillaume, et, dans leur maigre bagage de survivants, il y a les poésies complètes d’Apollinaire en Pléiade et l’Odyssée.  
(Jérôme Leroy)

A nouveau, tout redevient précieux : un livre, un repas, une baignade...  
(Jérôme Leroy)

Olivia Gesbert

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Revue de Presse Education... Le système — Orientation — Supérieur...

28 Novembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Le système — Orientation — Supérieur...

Petite revue avec des infos diverses sur le système, l’orientation et le supérieur. Vers une privatisation de l’orientation ? Doubles licences : un parcours d’excellence à l’université ?

Le système

Enseignement. Cours de latin à distance et télé interactive entre Nantes et Châteaubriant
À Nantes, le lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides, et à Châteaubriant, l’Institution Saint-Joseph , créent des cours à distance. La télé interactive aide à préserver l’enseignement des langues et cultures anciennes.”

« Les enseignants doivent pouvoir redevenir les chercheurs qu’ils étaient » Par Samuel Lequette
« Les professeurs ont-ils encore du temps à consacrer à la réflexion pédagogique ? La réponse est non », regrette Samuel Lequette, professeur de français en collège et en lycée.”
Ces derniers mois, en marge des formes traditionnelles de l’action syndicale, des enseignants du primaire et du secondaire, des directeurs et des chefs d’établissement ont pris la parole dans la presse et sur les réseaux sociaux pour dénoncer, parfois avec colère, parfois avec désespoir, les conditions d’exercice de leur fonction.
Les mots employés sont forts et renvoient à une dimension psychique, voire psychologique : « solitude », « souffrance », « malaise », « trouble identitaire »… Entendre ces mots-là n’est pas tout à fait nouveau. Il existe d’ailleurs depuis une dizaine d’années une littérature sociologique abondante sur le « mal-être » enseignant en France
.”

Réunion des ministres de l’Éducation du Conseil de l’Europe dans le cadre de la présidence française de l’Organisation Communiqué de presse - Jean-Michel Blanquer - 26/11/2019
L’éducation à la citoyenneté à l’ère du numérique et la création d’un observatoire de l’enseignement de l’histoire de l’Europe à l’agenda de la réunion des ministres de l’Éducation du Conseil de l’Europe.”

Alain Lamassoure : « Nous fabriquons des générations pour moitié nationalistes, pour moitié amnésiques » propos recueillis par Marie-Amélie Lombard-Latune
Les ministres de l’Education du Conseil de l’Europe, réunis mardi à Paris, ont voté la création d’un Observatoire de l’enseignement de l’histoire de l’Europe. Ils se sont inspirés du rapport remis, en avril dernier, à Edouard Philippe par l’ancien ministre Alain Lamassoure. Un constat sombre sur la façon dont les jeunes des 47 Etats membres appréhendent l’histoire de leur pays et du continent. L’ignorance des faits ou l’instrumentalisation de l’histoire participent à la résurgence des nationalismes et à la montée des populismes, alerte avec insistance Alain Lamassoure.” réservé aux abonnés

Orientation

Les parents démunis face à l’orientation, maillon faible de l’Éducation nationale Par Caroline Beyer
L’orientation ? Un sujet d’inquiétude pour 85 % des parents au lycée. Et sur lequel ils ne sont que 35 % à se sentir « accompagnés ». Alors que la réforme du bac - qui implique un choix resserré autour de trois spécialités dès la première - ajoute à l’angoisse des familles, l’Association des parents de l’enseignement catholique (Apel) publie un sondage * qu’elle présente ce mercredi au Sénat dans le cadre d’un débat. Près de la moitié des familles estiment l’information « difficile » à trouver. Résultat : 77 % d’entre elles envisagent de solliciter les services d’un conseiller d’orientation ou d’un « coach ».” réservé aux abonnés
Mais qu’est-ce qu’un “conseiller d’orientation” pour les familles ? Le PsyEn EDO de l’éducation nationale ou un professionnel privé et payant ?

Le Havre : les psychologues de l’orientation de l’Éducation nationale se sentent plus que jamais menacés
Le ballet incessant des collégiens, lycéens, étudiants et parents, devant les trois pupitres de leur stand du carré des Docks, montre qu’ils comptent bel et bien sur eux pour trouver leur voie. En ce samedi, les psychologues de l’Éducation nationale du Havre ne chôment pas au Salon de l’étudiant. Pourtant, ils n’ont jamais senti leur profession aussi menacée qu’en cette fin d’année. Près d’eux, une pétition intersyndicale datant déjà de 2018 est proposée aux visiteurs, rappelant que l’inquiétude est loin d’être récente. « J’ai distribué 400 tracts à l’entrée », explique aussi François Bertaud, psychologue élu Snes-FSU de l’Académie de Rouen et au niveau national, qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme en février, alors qu’allait se dérouler la Nuit de l’orientation à la CCI du Havre.”

Nicolas Mathieu : « Mon parcours d’étudiant n’avait aucune valeur sur le marché du travail »
"« J’avais 20 ans » : « Le Monde » interroge une personnalité sur ses années d’études et son passage à l’âge adulte. Ce mois-ci, Nicolas Mathieu, Prix Goncourt en 2018 pour « Leurs enfants après eux »". Propos recueillis par Jessica Gourdon

Supérieur

Réforme des études de santé : les facultés de médecine sont sous tension par Mersiha Nezic
La mise en œuvre de la réforme du premier cycle des études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie, suscite des tensions dans les universités. Désormais, chaque université doit mettre en place au moins deux des trois voies d’accès à ces études, dans un calendrier serré. Les moyens alloués à la réforme sont également estimés insuffisants par les facultés de médecine.”

Face aux écrans, la bataille des enseignants pour maintenir l’attention des étudiants Par Marine Miller
Interdire ou non les ordinateurs en cours : dans l’enseignement supérieur, la question fait débat. Pour maintenir l’attention d’une génération qui « décroche » plus facilement, les enseignants appliquent de nouvelles stratégies.”

Le succès des doubles licences ou quand l’​université française joue la carte de l’excellence en premier cycle par Bruno Magliulo
De longue date, mis à part quelques cas particuliers, la plupart des premiers cycles universitaires français furent globalement porteurs d’une très mauvaise réputation. L’une des conséquences de cette piètre image était - et est toujours en grande partie - qu’une majorité des meilleurs élèves de l’enseignement secondaire se détournaient, et se détournent encore fortement de cette catégorie de formations de l’enseignement supérieur. Cette mauvaise réputation - qui perdure en grande partie pour les licences simples - découle de diverses caractéristiques : l’absence de sélection ou de la moindre régulation des flux à l’entrée de la première année qui fait que c’est là que se retrouvent la plupart des bacheliers les plus faibles, l’importance des effectifs d’étudiants durant les premières années du parcours d’études avec le trop faible encadrement et accompagnement qui en résulte, la modestie du volume annuel de formation (deux fois moins d’heures en moyenne que dans les IUT, STS, classes préparatoires, écoles ...), la faiblesse (quand ce n’est pas la totale absence) de toute prise en compte des réalités professionnelles (pas ou trop peu de stages, quasi absence de tout enseignement de nature technologique ou professionnelle ...), l’épouvantable taux d’échec en première année (en moyenne, moins d’un tiers des étudiants de première année de licence passent en deuxième année sans redoubler, 45% seulement des entrants finissent par parvenir à se doter du grade de licence...).”

Bernard Desclaux

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