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Vivement l'Ecole!

Debout sur le zinc... Boris Vian...

15 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Caryl Férey...

15 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Angel portait son jean noir, une vieille paire de bottes et une veste de cuir râpée achetées dans une friperie, son sac de voyage à l'épaule. Il n'avait pas dit qu'il y avait un Sig Sauer et ses munitions à l'intérieur, l'enveloppe avec les infos que lui avait remis son frère pour retrouver les tueurs de Rafaële, maigre dossier qu'il n'avait pas encore eu le temps de consulter ; le casque reposait sur la selle et il n'était pas en avance.
Flora abandonna un dernier baiser sur ses lèvres.
— Fais gaffe à toi, dit-elle en guise d'au revoir. Et reviens-moi.
Angel opina en empoignant son casque de moto, le cœur lourd.
— En entier, elle précisa.

Caryl Férey - Paz

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« Les beaux discours de Blanquer sur la confiance ne réussiront pas à masquer cette guerre contre les professeurs qui ne dit pas son nom »

15 Novembre 2019 , Rédigé par Diacritik Publié dans #Education, #Pédagogie

« Les beaux discours de Blanquer sur la confiance ne réussiront pas à masquer cette guerre contre les professeurs qui ne dit pas son nom »

EXTRAITS

Passionnant et déterminant pour comprendre Blanquer et l’Éducation nationale : tel est l’essai de Philippe Champy Vers une nouvelle guerre scolaire : quand les technocrates et les neuroscientifiques mettent la main sur l’Éducation nationale qui vient de paraître à La Découverte.

Ingénieur à l’Institut national de recherche pédagogique puis éditeur et enfin directeur des éditions Retz, Philippe Champy, en fin connaisseur du système scolaire, dévoile la nature profonde du grand reformatage de l’école par Blanquer. Partant d’une réflexion sur le manuel scolaire, il démontre combien pour Blanquer la liberté pédagogique est synonyme d’anarchie, combien les neurosciences lui servent d’outil managérial et comment aussi, via l’incroyable entrisme du groupe d’assurance Axa que connaît fort bien Blanquer, se met en place une privatisation déguisée de l’Éducation nationale. Un propos explosif qui ne pouvait manquer de retenir l’attention de Diacritik le temps d’un grand entretien avec Philippe Champy.

Ma première question voudrait porter sur la genèse de votre indispensable essai pour comprendre ce que devient aujourd’hui l’Éducation nationale notamment aux mains de Jean-Michel Blanquer. Comment vous en est venue l’idée ? Vous dites, notamment dans l’introduction, que, pour vous être longuement occupé dans votre vie des manuels scolaires, vous avez été frappé par la manière dont le sommet de la pyramide hiérarchique au ministère traite précisément des manuels scolaires : qu’est-ce qui vous a ainsi particulièrement frappé ?

Effectivement, plusieurs éléments tout au long de ma carrière m’ont alerté sur une posture étonnante de la part de certains dirigeants et prescripteurs au sein de l’Éducation nationale : l’ignorance et la défiance à l’égard des manuels scolaires, voire l’ostracisme ou la volonté de contrôle direct selon les périodes à l’égard des auteurs et éditeurs qui les produisent. Cette double anomalie m’a choqué aussi bien du point de vue de l’histoire politique que d’un point de vue purement pragmatique.

Comme je le rappelle dans mon livre, c’est en toute conscience que les républicains, qui sont arrivés enfin au pouvoir dans les années 1880, ont rejeté les pratiques des régimes précédents (monarchies et empires) de contrôle a priori de l’Etat sur la production et la sélection des « livres classiques » (comme on désignait les manuels à l’époque) autorisés dans les écoles. C’est à ce moment fondateur pour les libertés publiques qu’a été formulée la doctrine républicaine de la « liberté pédagogique ». Cette doctrine s’oppose à toute idée d’édition scolaire d’Etat et préconise la liberté de publication pour les manuels à l’instar de la liberté de la presse, instaurée aussi à cette époque : pas d’examen ni d’autorisation préalable, aucune labellisation. Elle défend aussi la liberté de choix des enseignants parmi l’offre libre sous réserve de délibérations collectives institutionnalisées et la liberté d’utilisation en classe à leur guise. Les autorités n’ont qu’un droit de regard a posteriori et doivent publiquement justifier une éventuelle mise à l’écart ou interdiction, fait rarissime durant tout le XXe siècle.

Toute mise en cause, explicite ou larvée, de cette liberté dans sa triple dimension devrait donc s’attacher à justifier cette atteinte à la doctrine fondatrice par des arguments sensés, ce qui n’est jamais le cas. Dans les propos de Jean-Michel Blanquer, pourtant républicain revendiqué, la liberté pédagogique est systématiquement indexée à l’anarchisme, au désordre, jamais à la reconnaissance de la compétence professionnelle des enseignants et aux responsabilités qui en découlent. Cette façon de voir est clairement à contre-courant du républicanisme originel puisqu’elle présente la liberté des acteurs au sein du système comme un danger et non comme un atout et une force, l’expression d’un dynamisme mobilisateur apte à améliorer constamment l’efficacité collective et à s’opposer à toute tutelle idéologique régressive.

D’un point de vue pragmatique, pour les dirigeants de l’institution Éducation nationale, du moins ceux qui se targuent de rechercher en toute chose l’efficacité (valeur suprême du technocratisme), méconnaître la sphère de production et de diffusion des manuels et laisser cette sphère dans un angle mort revient bizarrement à ignorer une grande partie de ce qui fait la réalité quotidienne des enseignants et des élèves. Au mieux, par pure méconnaissance, on reproduit les préjugés du sens commun sur les manuels dont on ne sait pas exactement qui les produit, dans quel cadre, avec quelles contraintes, quel statut, quelles utilisations, etc. Une défiance s’installe, jamais explicitée ou discutée. Au pire, par hostilité de principe à tout ce qui est extérieur à l’institution, on est conduit à les rejeter en bloc sous prétexte qu’ils sont hors contrôle institutionnel, donc critiquables, douteux, dépassés, voire nocifs. A décrypter certaines remarques, on pourrait penser que c’est moins le manuel en tant qu’outil de travail qui pose problème que son pluralisme et la triple liberté pédagogique qu’il incarne dans le système français. On sent bien que certains hiérarques rêveraient de manuels officiels, nécessairement uniques, édités par le ministère… Il y a d’ailleurs eu au moins une tentative avortée en histoire que je relate dans mon livre. Quelle est la conséquence de cette posture ? C’est assez facile à deviner ! Puisque ce sont les enseignants qui choisissent les manuels et autres ressources, et aussi qui les conçoivent, les sélectionnent et les utilisent à leur gré on imagine sans trop de mal ce que ces dirigeants hostiles à la liberté pédagogique pensent de leurs « ouailles » !

Dans ma carrière d’éditeur scolaire et pédagogique durant plus de 20 ans, j’ai à plusieurs reprises été stupéfait par les propos de café du commerce que pouvaient tenir de hauts responsables au sujet des manuels scolaires. Comme de leurs positions peu informées sur les débats didactiques que les manuels suscitent ! J’ai ressenti cette méconnaissance moins comme un signe de paresse intellectuelle que comme le symptôme d’un discrédit technocratique pour tout ce qui n’était pas directement dans leur sphère de pouvoir. Grosso modo, c’est l’attitude de responsables qui pensent qu’il n’est pas utile de comprendre la complexité d’une question si elle échappe à leur emprise hiérarchique…

(...)

A mon sens, la stratégie ministérielle ne consiste pas pour l’instant à substituer des tests à de l’enseignement présentiel. Il vise deux choses. D’abord à faire en sorte que la culture du test s’installe dans le paysage scolaire à tous les niveaux possibles, que la réussite aux tests devienne l’objectif premier de l’enseignement, ce qui limite l’autonomie professionnelle des professeurs dont les référentiels traditionnels sont les programmes scolaires et la liberté pédagogique. De ces tests pourront aussi émaner des ressources labellisées substitutives aux manuels et ressources actuelles. L’autre objectif est de pouvoir plus tard confier cet enseignement reconditionné par le CSEN et les instances ministérielles sous la coupe directe du ministre à des personnels recrutés et formés autrement qu’actuellement, beaucoup moins autonomes, davantage isolés et dominés par une hiérarchie technocratique qui pourra évaluer quantitativement leur « mérite » en fonction des résultats aux tests et individualiser les rémunérations en conséquence. C’est une école aux mains des « technos » et des « neuros » qui se dessine, bien différente de l’école publique républicaine et de ses valeurs ! 

Propos recueillis par Johan Faerber

Philippe Champy, Vers une nouvelle guerre scolaire : quand les technocrates et neuroscientifiques mettent la main sur l’Éducation nationale, Éditions La Découverte, août 2019, 320 p., 20 € — Lire un extrait

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Liberté pédagogique, j'écris ton nom... (Vidéo)

15 Novembre 2019 , Rédigé par SnuippFSU Publié dans #Education, #Pédagogie

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A Voir... Les Misérables - Par Ladj Ly...

15 Novembre 2019 , Rédigé par LCI Publié dans #Education, #Cinéma

Extrait

Ladj Ly : "On attend toujours le retour d'Emmanuel Macron sur 'Les Misérables'"

 

(...)

En mai dernier, lors de la présentation de son film au Festival de Cannes, Ladj Ly avait invité Emmanuel Macron à le découvrir d’urgence. Au soir de sa récompense sur la Croisette, le cinéaste révélait avoir reçu un coup de fil des équipes du chef de l’Etat.

"On nous a invité à lui montrer le film à l’Elysée", confirme-t-il aujourd’hui. "Finalement j’ai refusé et je lui ai proposé de venir le voir à Montfermeil. Parce que ce serait une démarche importante, un signal pour la banlieue." Sans nouvelle du président, Ladj Ly lui a fait envoyer un DVD. "On attend son retour".

Quid des récentes annonces du gouvernement en faveur de la Seine-Saint-Denis ? "Tous les 3 ou 4 ans, on a des nouvelles annonces sur les banlieues, qu’on va mettre le paquet", soupire le cinéaste. "J’ai vu qu’il y avait une enveloppe de 20 millions sur ces dix prochaines années pour 40 villes. Quand on fait le calcul, qu’on divise, ça fait 50.000 euros par ville. C’est dérisoire. A un moment donné qu’on arrête de se foutre des gens."

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Revue de Presse Education... Le système — Violences — Question — Supérieur — Ressources...

15 Novembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Le système — Violences — Question — Supérieur — Ressources...

La revue d’hier et d’aujourd’hui vous propose quelques infos sur le système. Mais thème de la violence est encore largement à l’ordre du jour. Quelques questions, un peu de Supérieur et des ressources.

Le système

Pour "alléger et simplifier le travail des directeurs d’école", le ministère de l’Education nationale annonce des premières mesures
Le ministère de l’Education nationale promet d’agir, près de deux mois après le suicide d’une directrice d’école, Christine Renon, à Pantin (Seine-Saint-Denis). Dans un communiqué diffusé mercredi 13 novembre, le ministère annonce de "premières mesures visant à alléger et simplifier le travail des directeurs d’école", et à "répondre aux enjeux et difficultés" auxquels ils sont confrontés "dans l’exercice de leur métier".”

Le parcours d’une génération à l’école selon l’origine sociale
Au collège, les enfants d’employés et d’ouvriers sont presque trois fois plus nombreux que les enfants de cadres supérieurs. À bac + 5, c’est l’inverse. Que s’est-il passé ?

Inégalités scolaires : « L’école toute seule ne peut pas tout »
Pour le sociologue Bernard Lahire, « la raison de fond de l’échec scolaire, c’est l’existence de classes sociales et d’une répartition inégale des richesses ».”

Enfance, pauvreté, justice, prisons : le gouvernement est-il en train de supprimer tous ses observatoires ? par Lisa Guyenne, France Inter, avec AFP
Après l’observatoire de la pauvreté, de la délinquance, des prisons et des sectes, une nouvelle instance indépendante alerte sur sa disparition programmée. Le Conseil national de la protection de l’enfance serait voué à disparaître dès l’hiver 2020.” Comment supprimer un éléphant ? On arrête de le regarder !

Violences

Val-de-Marne : la professeure d’espagnol gazée, tous les cours annulés
"Les enseignants du lycée Langevin-Wallon, à Champigny, ont sollicité l’exercice de leur droit de retrait, mardi, quatre jours après qu’une collègue a été agressée avec une bombe lacrymogène."

Signalé par le Quotidien des ZEP : L’exclusion ponctuelle de cours dans l’enseignement secondaire français. Les effets d’une pratique punitive banalisée, article de Julien Garric, Université d’Aix-Marseille, Macgill Journal of Education, vol. 54, n°2, printemps 2019

« La précarité tue » : fortes mobilisations en France après l’immolation par le feu d’un étudiant
La grille du ministère de l’Enseignement supérieur a été forcée et une conférence de François Hollande annulée à Lille.”

Etudiant immolé à Lyon : la grille du ministère de l’Enseignement supérieur forcée par des manifestants à Paris
D’abord réunis devant le Crous de Paris, le cortège a rejoint le ministère de l’Enseignement supérieur en scandant des slogans tels que "le précarité tue" ou "Vidal démission". Vendredi, un étudiant en situation de précarité s’est immolé par le feu à Lyon.”

Frédérique Vidal condamne fermement les violences et les dégradations qui ont eu lieu aujourd’hui
Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, condamne fermement les violences et dégradations ayant eu lieu en marge des rassemblements ce mardi 12 novembre, ainsi que l’intrusion de manifestants dans un amphithéâtre de l’Université Lille II ayant entraîné l’annulation de la conférence que devait y tenir François Hollande.”

Manifestations étudiantes : le syndicat Solidaires Étudiants répond à Frédérique Vidal, la qualifiant de "ministre déléguée à l’indécence"
La ministre de l’Enseignement supérieur a dénoncé, mercredi, les violences survenues notamment à Lille et à Paris en marge des hommages à l’étudiant immolé par le feu.”

Étudiant immolé : « Il faut se refuser à toute instrumentalisation politique »
Des cours ont été perturbés sur des campus de Lyon et de Lille. À Paris, des manifestants ont arraché une grille du ministère de l’Enseignement supérieur.” Source AFP

Questions

Education : et si on osait tout changer ?
Les trois-quarts des jeunes et des parents regrettent de ne pas être plus associés aux décisions sur l’école. Avec les Etats généraux de l’éducation, auquel Le Parisien s’associe, c’est l’occasion de proposer des solutions contre l’échec scolaire.”

Les réformes relancent la nécessité d’une éducation à l’orientation
Parcoursup, remplaçant de APB, la réforme des lycées et du baccalauréat renforcent la responsabilité de l’élève dans sa construction de son parcours de formation. Ceci devrait rendre nécessaire une réelle éducation à l’orientation.” Sur mon blog.

Supérieur

Parcoursup 2020 : le calendrier et les dates-clés
La plate-forme Parcoursup, qui permet de s’inscrire dans l’enseignement supérieur, ouvrira le 20 décembre. Du 22 janvier au 12 mars les candidats pourront formuler jusqu’à 10 vœux.”

Dans l’enseignement supérieur, la reproduction sociale a la vie dure par Anton Kunin
Les décennies passent, mais les constats faits dans le célèbre ouvrage « Les Héritiers » de Pierre Bourdieu, écrit en 1964, restent comme jamais d’actualité. En 2019, bien qu’ils composent plus de 21% de la population française, les enfants d’ouvriers représentent moins de 6% des étudiants, révèle une étude d’Unly.”

« Le budget de l’État consacré à la vie étudiante est en constante augmentation »
Y a-t-il une augmentation de la précarité étudiante ? Le point de vue de Patrick Hetzel, député LR et ancien recteur d’académie.” Recueilli par Loup Besmond de Senneville

Les étudiants infirmiers, particulièrement touchés par la précarité Par Rahma Adjadj
Leurs origines sociales, leurs cadences de travail et le statut particulier de leur formation les exposent à des situations difficiles.”

Ressources

Etat de l’école : Quelques faits marquants...
"Non seulement ces chiffres nous invitent à regarder les choses telles qu’elles sont, mais ils sont les ressorts de l’action", dit JM BLanquer en préface à l’édition 2019 de L’état de l’école. Chaque année "L’état de l’école", une publication ministérielle, reprend des données sur les élèves, leurs parcours, leurs acquis et l’investissement mis dans l’éducation. Parmi les nombreux indicateurs retenus pour l’édition 2019, quelques pages méritent qu’on s’y arrêtent pour ce qu’elles montrent de l’état véritable de l’école. Et pour qu’elles invitent à l’action…

La page du Ministère consacrée à L’état de l’École 2019

Les effectifs universitaires en 2017-2018, Note Flash n°5 - mai 2018

Les enseignants, des parents modèles ?
Qu’est ce qui fait réussir aussi bien les enfants d’enseignants ? Il faut tout un numéro de la Revue française de pédagogie (N°203) pour découvrir les secrets de leurs parents. Coordonné par Agnès Van Zanten, le numéro interroge l’accompagnement parental des enseignants, leurs pratiques éducatives et leurs usages. Leur secret ne tient pas seulement à leur bagage culturel ou à leur bonne connaissance de l’institution scolaire. Les parents enseignants excellent dans l’art de l’accompagnement scolaire. Alors que l’on multiplie les dispositifs d’accompagnement, étudier leur expérience et leurs pratiques pourrait bien être utile à tous.”

Et pour ajouter une autre ressource... ;)
Les enseignants peuvent désormais vendre leurs cours sur Amazon
On pouvait déjà tout vendre ou presque sur Amazon. Mais l’entreprise de Jeff Bezos continue de nous surprendre pour le meilleur et surtout pour le pire.”
“Mais, Amazon vient de lancer une plateforme, baptisée Ignite, qui va leur permettre de vendre les cours à d’autres professeurs. Pour l’instant, c’est uniquement sur invitation, mais Amazon semble bien y croire, puisque le modèle économique a déjà été imaginé. L’entreprise prendra 30% du prix de vente ou bien 30 centimes sur une vente inférieure à 2,99 dollars
.” Mais apparemment, c’est aux USA...

Bernard Desclaux

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Maxime le Forestier (et Catherine, sa soeur)...

14 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Emile Zola - La grève dans Germinal...

14 Novembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Les femmes avaient paru, près d'un millier de femmes, aux cheveux épars, dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d'enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance. D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d'un seul bloc, serrée, confondue, au point qu'on ne distinguait ni les culottes déteintes, ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite ; et cette hache unique, qui était comme l'étendard de la bande avait, dans le ciel clair, le profil aigu d'un couperet de guillotine.

    - Quels visages atroces ! balbutia Mme Hennebeau.

    Négrel dit entre ses dents :

    Le diable m'emporte si j'en reconnais un seul ! D'où sortent-ils donc, ces bandits-là ?

    Et, en effet, la colère, la faim, ces deux mois de souffrance et cette débandade enragée au travers des fosses, avaient allongé en mâchoires de bêtes fauves les faces placides des houilleurs de Montsou. A ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons, d'un pourpre sombre, ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie.

    - Oh ! superbe ! dirent à demi-voix Lucie et Jeanne, remuées dans leur goût d'artistes par cette belle horreur.

Germinal - Emile Zola - Extrait de la cinquième partie, chapitre 5

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L’exclusion partielle de cours dans l’enseignement secondaire français...

14 Novembre 2019 , Rédigé par Le quotidien des ZEP Publié dans #Education

L’exclusion partielle de cours dans l’enseignement secondaire français...

RÉSUMÉ. L’exclusion ponctuelle de cours est, dans l’enseignement secondaire français, une routine de la gestion des problèmes de discipline qui contribuerait au décrochage scolaire. Cet article décrit les pratiques enseignantes consistant à renvoyer des élèves de classe et leur prise en charge par les services de vie sco-laire dans trois collèges de l’éducation prioritaire. Il s’appuie sur des entretiens menés avec les personnels de ces établissements, sur des observations de cours et d’espaces de vie scolaire. Les résultats dévoilent la participation de cette pratique à la construction de la carrière de déviant des élèves. Au regard de ce processus favorisant le décrochage, les pratiques d’une éducation inclusive sont discutées, en particulier dans une perspective de formation initiale des enseignants

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Le parcours d’une génération à l’école selon l’origine sociale...

14 Novembre 2019 , Rédigé par Observatoire des inégalités Publié dans #Sociologie

Le parcours d’une génération à l’école selon l’origine sociale...

EXTRAIT

Au collège, les enfants d’employés et d’ouvriers sont presque trois fois plus nombreux que les enfants de cadres supérieurs. À bac + 5, c’est l’inverse. Que s’est-il passé ?

Au collège, les enfants d’employés et d’ouvriers sont presque trois fois plus nombreux que les enfants de cadres supérieurs. Au sommet des études supérieures, à bac + 6 ou plus, les enfants de cadres supérieurs sont sept fois plus représentés. Une étude du ministère de l’Enseignement supérieur [1] décrit la trajectoire d’une génération, celle qui a obtenu le bac en 2008, tout au long de ses études. Elle met en lumière la façon dont les écarts entre milieux sociaux se creusent au fil du temps.

Suivons à la trace de ces jeunes au fil de leur scolarité. Pour cela, il faut commencer par le collège. Presque tous les jeunes d’une génération vont jusqu’en troisième : l’origine des élèves représente alors à peu près la composition sociale de la population active totale. Au début des années 2000, les enfants de cadres supérieurs regroupaient 17 % des élèves, ceux d’ouvriers et employés, près de la moitié [2]. Ces derniers étaient donc 2,9 plus nombreux.

Ces mêmes élèves ont passé le bac en 2008. Parmi ceux qui l’ont obtenu, un tiers étaient enfants de cadres supérieurs [3] et 31 % seulement d’enfants d’ouvriers ou d’employés. Quasiment l’égalité. La part des enfants de cadres a donc doublé et celle des enfants de milieu populaire a baissé d’un tiers. Pour ces derniers, la fin de la troisième est un moment charnière, une part d’entre eux est orientée vers des filières courtes, voire abandonnent l’école.

(...)

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