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Vivement l'Ecole!
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Si on apprenait des erreurs...

30 Octobre 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

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C’est une histoire de dessin qui tourne mal, à cause d’une bourde : un œil trop gros par rapport à l’autre. Alors, on dessine le second aussi gros pour équilibrer l’ensemble, mais le visage de la petite fille paraît alors disproportionné. Une erreur de plus. Mettons-lui des lunettes du coup. C’est parfait. Et quand il s’agit d’esquisser son corps, se manifestent encore des incohérences : «Le coude pointu et le coup trop long ? Erreurs. Mais le col, froncé, aux motifs en dentelle, ça, c’était bien vu.» Et ainsi de suite, le dessin prend forme, par des erreurs muées en bonnes idées.

Du premier trait de la tête a progressivement surgi une petite fille, à lunettes rondes et vertes, en patin à roulettes. La page se remplit petit à petit et s’anime. Chaque forme un peu loupée par rapport à ce qui était prévu prend toute sa place dans le déroulé. L’erreur met en route un autre type de regard et fait fonctionner l’imagination. Les taches d’encre peuvent être des feuilles; l’animal raté un rocher. Une scène joyeuse et originale apparaît. «Vois-tu… comment chaque erreur… la fait grandir ?»

Ce premier album de l’Américaine Corinna Luyken fait penser à un jeu pratiqué au XIXe siècle dans les salons parisiens. Il s’agissait de faire naître un dessin de taches d’encre et, en 1832, Chateaubriand réalisa ainsi un cheval. Victor Hugo s’est adonné lui à de vastes compositions à partir de taches. Ce peut être un point de départ que de décider que le faux pas peut faire art. Le Livre des erreurs dit aussi qu’on peut toujours apprendre de ses erreurs, que loin d’être graves, elles peuvent être dépassées et transformées en inédite beauté.
 
Le Livre des erreurs de Corinna Luyken, Kaléidoscope, 52 pp., 14 €. A partir de 6 ans.
 
Frédérique Roussel
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Comment le voile est devenu musulman...

30 Octobre 2019 , Rédigé par Sciences Humaines Publié dans #Laïcité

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EXTRAIT

Comment le voile est devenu musulman. Bruno Nassim Aboudrar, Flammarion, 2014, 250 p., 20 €.

(…)

B.N. Aboudrar remonte aux premiers temps de l’histoire du voile et du regard sur la femme voilée. Le premier constat est que le voile est d’abord un attribut de la femme chrétienne. On doit à saint Paul d’avoir fait un impératif religieux de cette coutume inégalement répandue dans le monde antique. La tradition patristique reprendra ensuite cette prescription de l’apôtre qui a pour principale signification de manifester la soumission des femmes aux hommes. Ainsi Tertullien (150-220 apr. J.‑C.) déclare : « Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. » En comparaison avec cette littérature chrétienne, le Coran dit peu sur le sujet. Tout juste conseille-t-il à certaines femmes de porter le voile pour signaler leur rang social. En ce sens, le voile n’est pas spécifiquement musulman. Mais, selon B.N. Aboudrar, il s’est répandu en terre d’islam comme signe de subordination de la femme, avant de devenir un enjeu symbolique de refus de la colonisation, puis une revendication d’indépendance culturelle par rapport à un Occident perçu comme hégémonique. Ce qui explique que, de nos jours, il puisse être autant porté comme un symbole de liberté que de sujétion.

Thomas Lepeltier

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Jane Birkin...

29 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Montaigne...

29 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« Au  demeurant, ce que nous appelons d’ordinaire amis et amitiés, ce ne sont que des relations familières nouées par quelque circonstance ou par utilité, et par lesquelles nos âmes sont liées. Dans l’amitié dont je parle, elles s’unissent et se confondent de façon si complète qu’elles effacent et font disparaître la couture qui les a jointes. Si l’on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant : Parce que c’était lui, parce que c’était moi.

 

Au-delà de mon discours et de ce que j’en puis dire particulièrement, il y a je ne sais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant de nous être vus, et les propos tenus sur l’un et l’autre d’entre nous faisaient sur nous plus d’effet que de tels propos ne le font raisonnablement d’ordinaire: je crois que le ciel en avait décidé ainsi. Prononcer nos noms, c’était déjà nous embrasser.

 

Et à notre première rencontre, qui se fit par hasard au milieu d’une foule de gens, lors d’une grande fête dans une ville, nous nous trouvâmes tellement conquis l’un par l’autre, comme si nous nous connaissions déjà, et déjà tellement liés, que plus rien dès lors ne nous fut aussi proche que ne le fut l’un pour l’autre. ».

 

Montaigne, Essais, livre 1, chapitre 28

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Polémique sur le voile : « L'exigence de dévoilement n’est qu’un prétexte à l’expression d’un racisme qui fait ciment social »

29 Octobre 2019 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education, #Laïcité

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INTERVIEW Hourya Bentouhami, maîtresse de conférences en philosophie politique à l’université Jean Jaurès, explique l'obsession française sur le voile

  • Depuis l’altercation verbale entre un élu du Rassemblement national et une mère voilée, la France est plongée dans une énième polémique sur le port du voile. Ce mardi, le Sénat examine une proposition de loi LR sur les sorties scolaires sur le sujet.
  • Une routine annuelle dont le succès médiatique et politique ne se dément pas.
  • Hourya Bentouhami, maîtresse de conférences en philosophie politique à l’université de Toulouse Jean Jaurès, donne des explications sur cette étrange obsession.

Chaque année, elle fait son grand retour, inlassablement. On ne parle pas de la grippe ou de la raclette (hélas), mais bien de la polémique sur le voile. Une passion à la française et un succès qui ne se dément pas, puisque à chaque fois, tout le monde s’engouffre dans le débat :  les politiques, les médias, les personnalités…

Cette année, c’est l’humiliation d’une mère voilée par un élu du Rassemblement national qui a lancé l’énième polémique. Ce mardi, le Sénat doit d’ailleurs examiner une proposition de loi LR visant à interdire les signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires. Sans compter que le Journal Du Dimanche publiait récemment un sondage Ifop selon lequel  78 % des Français jugent que la laïcité est « menacée ». Selon cette étude, ils sont également 80 % à penser que « la question de la laïcité se pose aujourd’hui différemment en France s’agissant de la religion musulmane ». Alors pourquoi une telle obsession pour le voile ? On a posé l’épineuse question à Hourya Bentouhami, philosophe et maîtresse de conférence à l’université de Toulouse Jean Jaurès.

Y a-t-il une obsession française sur le voile ?

Certainement, on peut dire qu’en France les musulmans, et plus spécifiquement les femmes musulmanes voilées, sont interdits d’apparition. Les corps des musulmanes portant le foulard sont traqués dans le moindre espace public ou privé (sur les plages, dans les restaurants, les entreprises…). Les musulmans « avoués », comme les appelle le sociologue Abdelmalek Sayad, sont des corps toujours en excès ; qui ont une injonction à la discrétion, voire à la disparition pure et simple. Plus qu’une obsession française, il existe un véritable dégoût envers les manifestations visibles d’une religion considérée à tort comme étrangère.

Comment expliquer une telle fixation ?

En partie du fait d’une certaine acception de la laïcité. La laïcité à la française s’attache surtout aux apparences, considérant que l’attachement à la laïcité et plus largement la loyauté aux lois de la République devraient se lire immédiatement dans la désaffiliation et le désaveu de sa religion. En vérité, c’est la religion musulmane qui est présumée incompatible avec la République. A ce titre, l’exigence de dévoilement jusque dans les espaces de la vie quotidienne n’est qu’un prétexte à l’expression d’un racisme qui fait ciment social, à une période où précisément l’inquiétude première des Français concerne davantage le réchauffement climatique, les retraites, les hôpitaux, et la possibilité de conduire une vie digne.

Les autres pays occidentaux ont-ils le même rapport au voile ?

Il existe de fait dans d’autres pays d’Europe des législations prohibitives du foulard, mais la France se différencie par le fait qu’elle considère l’expression de l’identité musulmane comme tendant nécessairement vers le communautarisme si elle n’est pas sans cesse rappelée à l’ordre et à la dispersion. Dans d’autres pays, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, on peut voir des femmes médecins, des réceptionnistes, des élues voilées sans que cela ne suscite d’indignation républicaine. En France, on considère qu’être voilée c’est non seulement être soumise mais être prosélyte et incapable de représenter l’universel ou d’être neutre.

Les musulmanes attirent-elles plus l’attention des Français que les musulmans ?

En réalité, les hommes musulmans subissent aussi les conséquences de l’islamophobie, mais différemment. Le mépris, les discriminations ou les violences dont ils font l’objet sont moins médiatisés car ce ne sont pas des violences exercées au nom de grands idéaux républicains et humanistes. Le dévoilement des femmes musulmanes a toujours été au centre de l’attention des politiques coloniales de civilisation, selon un adage rendu célèbre par les administrateurs de l’Algérie coloniale : « La conquête de la femme d’abord, et le reste suivra. »

Peut-on y voir du sexisme « bienveillant » voulant « libérer » la femme contre son gré, en plus de l’islamophobie ?

En effet, mais il faudra nous expliquer comment on libère les femmes en réduisant leur liberté et leur droit. Ce féminisme opportun ignore tous de ces femmes, de leur motivation, de leur attachement à la foi… et plus généralement du féminisme. Comment peut-on prétendre libérer les femmes et les aider à leur intégration sociale en leur interdisant de travailler et d’accompagner leurs enfants lors de sorties scolaires ?

Pourquoi les autres signes religieux n’ont-ils pas cet impact médiatique dans la société ?

Parce que c’est l’Islam qui est considéré comme un problème. Il est souvent avancé de fait que ce serait la peur de l’Islam dit « radical » et plus encore, du terrorisme, qui expliquerait ce soupçon généralisé vis-à-vis des musulmans. Mais lorsqu’une musulmane comme Latifa Ibn Ziaten – mère de la première victime de Merah – fait un travail de prévention du terrorisme dans les écoles, les parlementaires poussent des cris d’orfraie et exigent son dévoilement avant toute apparition publique.

Le gouvernement avec sa politique de détection des « signaux faibles » et les médias qui plébiscitent les éditorialistes comme Eric Zemmour, ont une immense responsabilité dans le développement d’un racisme populaire. Ils alimentent la croyance implicite que des gestes et des conduites de haine envers les musulmans seraient autorisés, avec le risque majeur en France de voir un attentat de l’extrême droite ou de déséquilibrés à la Christchurch. N’oublions pas en effet que dans ce dernier cas, les terroristes se réclamaient de la thèse de Renaud Camus sur le « grand remplacement ».

Comment expliquer que la loi sur la laïcité soit si mal comprise et soit autant détournée contre le voile ?

Certainement parce que le problème français du voile n’est pas lié à la laïcité contrairement à ce qui est sans cesse claironné. Ce qui ne passe pas dans la visibilité de l’Islam, c’est l’existence pérenne des musulmans et plus largement de populations postcoloniales. La preuve en est que la loi sur les signes religieux à l’école de 2004 n’a pas fait taire les polémiques, puisque celles-ci s’étendent sans cesse vers des lieux et des espaces où les femmes concernées ne sont pas des agents de la fonction publique. Ces traques et cette volonté de faire disparaître tout signe d’expression de la foi musulmane dans l’espace public risquent d’alimenter précisément ce que l’on veut combattre, c’est-à-dire le terrorisme.

Propos recueillis par Jean-Loup Delmas

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"La fabrique du crétin digital"... (Vidéos)

29 Octobre 2019 , Rédigé par France Inter et RCJ Publié dans #Education

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Prohiber les signes religieux partout, c'est dévoyer la laïcité et renforcer le communautarisme...

29 Octobre 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education, #Laïcité

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Il y a là une double erreur: l’une tient à la nature de la laïcité, l’autre à l’efficacité du combat contre le séparatisme communautaire.

Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

Cette phrase d’Albert Camus peut être présente à notre esprit lorsquon considère l’actuel débat sur la laïcité, tant les confusions, volontaires ou involontaires, sont grandes.  

Ce principe, en effet, est instrumentalisé de tous côtés. Et depuis la première controverse sur les “foulards” de Creil en 1989, tout se passe comme si l’on n’avait rien appris, les mêmes arguments revenant sans cesse, mais de manière de plus en plus violente, mélangeant la laïcité aux problèmes du communautarisme, de l’immigration, de la sécurité, sans penser la spécificité de chacun d’eux. 

Cette permanence s’explique, certes en partie, par une tension qui existe dans la notion même de laïcité hier comme aujourd’hui. 

Il y a ceux qui estiment que la laïcité française peut et doit être une pensée du pluralisme dans la société, accordant une place à toutes les identités spirituelles par une politique de reconnaissance réciproque.

Il y a ceux qui privilégient une visée universaliste qui demande aux individus de transcender leurs différences pour pouvoir réellement vivre ensemble.

Mais malgré cette polarité appelée à durer, la législation et le droit ont largement contribué à encadrer les libertés de convictions, donnant des règles plus claires qu’on ne le dit souvent.  

Il est utile de le rappeler pour savoir de quoi l’on parle. Les fonctionnaires quels qu’ils soient et toutes celles et ceux qui exercent une mission de service public sont soumis à une obligation de neutralité, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent, dans l’exercice de leurs fonctions, manifester leurs convictions religieuses. Mais ce devoir ne s’impose pas aux usagers des services publics, sous réserve évidemment de ne pas porter atteinte à l’ordre public. 

Les élus ne sont pas soumis à cette obligation -hormis lorsqu’ils exercent une fonction d’officier d’État civil. 

À l’école, on le sait, le foulard et le voile, comme signes religieux ostensibles, sont interdits parce que les élèves sont mineurs et qu’ils doivent se construire sans une pression qui agirait comme une contrainte. 

Les parents accompagnateurs dans les sorties scolaires n’exercent pas une mission de service public, mais apportent une aide logistique. Le Guide de l’Éducation Nationale indique cependant que les signes d’appartenance religieuse peuvent et doivent être retirés si les discours et les comportements traduisent une volonté de propagande ou de prosélytisme. 

À l’Université, en revanche, les étudiants sont adultes et responsables de leurs choix. Depuis quelques années, la jurisprudence a comblé les vides en statuant sur ce qui est licite ou non dans l’entreprise, l’hôpital, les associations... et les règlements intérieurs sont de plus en plus nombreux à préciser les règles de comportement. 

Enfin, l’espace public -rues, jardins, plages...- est libre. Mais, pour des raisons de sécurité et non en raison des principes laïcs, depuis la loi d’octobre 2010, il est interdit de porter une tenue dissimulant le visage, comme une burqa ou une cagoule. 

Faut-il aller plus loin? L’énumération précédente montre que nous mettrions alors en œuvre une prohibition pure et simple de l’expression des signes religieux dans l’espace public, concernant, au premier chef l’Islam, mais par voie de conséquence toutes les religions. Certes, au cours de notre Histoire, cette vision a toujours été portée par un courant, plus laïciste plus laïque, qui entend que la religion demeure une affaire privée. Aujourd’hui, il conflue avec des positions et des discours politiques venant de l’extrême droite et de la droite, mais aussi de la gauche, qui pensent que l’interdiction des signes religieux dans l’espace public est le meilleur moyen de lutter contre le communautarisme, rabattant ainsi, qu’on le veuille ou non, l’islamisme, projet politique qui se revendique de la religion, sur l’Islam. 

Il y a là une double erreur: l’une tient à la nature de la laïcité, l’autre à l’efficacité du combat contre le séparatisme communautaire. Disons-le en quelques mots: la laïcité, telle qu’elle résulte du processus historique qui a mené à la loi de 1905, sur la séparation des Églises et de l’État, est un principe étroitement lié aux valeurs fondamentales de la République. La laïcité est d’abord une liberté: la liberté de conscience qui permet de croire ou de ne pas croire, la liberté de pratiquer une religion, dans la mesure où les manifestations de l’expression religieuse ne mettent pas en cause l’ordre public. La laïcité garantit ensuite le respect du principe d’égalité. La séparation des Églises et de l’État permet d’assurer l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs convictions. Athées, agnostiques, croyants ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. La laïcité, enfin, est une condition de l’idéal républicain de fraternité. Elle s’oppose, en effet, à ce qui divise et sépare. Elle doit être un facteur de concorde. 

Nous pensons que c’est le respect et la mise en œuvre de ces principes qui donnent les meilleures opportunités de lutter contre les phénomènes communautaires qui peuvent déchirer la nation. Ce n’est pas en renforçant l’isolement de populations entières -dont, pour une large part, les conditions de vie économique et sociale favorisent déjà le repli– qu’on les aidera à se dissocier des forces sectaires qui instrumentalisent leur religion. 

La laïcité n’est évidemment qu’une partie de la réponse et ne peut suffire à tout. L’ensemble des politiques publiques est concerné, avec notamment la présence et l’action des services publics sur tout le territoire. 

Ce qui importe fondamentalement, c’est que tous les citoyens et tous les groupes de notre société partagent une même culture démocratique. La tâche est rude, mais elle n’aurait aucune chance de réussir si nous la menions sur de mauvaises bases, dans la confusion des pensées et dans la malignité des sentiments.

Les signataires de cette tribune:

Alain Bergounioux, historien  -Maurice Braud, membre du Bn du PS, cadre dans le privé -Jean-Christophe Cambadélis, ancien député, président de “J’aime la gauche”  -Philippe Doucet, ancien député -Laurent Dutheil, ancien sénateur -Rita Maalouf, chercheuse labo LADYSS / CNRS-Édouardo Rihan Cypel, ancien député  -Nawel Oumer, avocate à la cour, conseillère de Paris   -Olivia Polski, adjointe au maire de Paris -Nicolas SFEZ, avocat à la cour, enseignant à Sciences-Po -Yannick Trigance, conseiller régional Ile de France -Henri Weber, ancien député européen  

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