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Vivement l'Ecole!

A Voir... Nos défaites, un film de Jean-Gabriel Périot...

2 Octobre 2019 , Rédigé par Diacritik Publié dans #Education, #Politique

C’est quoi la politique, la révolution, la grève, un syndicat, pour toi ? Voici une des questions que Jean-Gabriel Périot (Une jeunesse allemande) pose à des élèves d’une classe de lycée. Si certain.e.s ont des réflexions poussées, d’autres ont souvent des réponses ayant de quoi étonner, car elles et ils bottent en touche. D’autant que ces séquences d’entretiens face caméra contrastent énormément avec l’engouement dont elles et ils font preuve dans des reconstitutions plus vraies que nature d’extraits de films ou images d’archives post-68 bien connus, montés alternativement. Pourtant, jamais le film ne leur attribue de faute. Laquelle ? Celle de ne pas savoir ? Personne ne peut jamais être blâmé pour cela.

S’il y a à faire le constat d’un échec, la responsabilité est sans doute plus à imputer à des politiques économiques et sociales injustes qui, depuis des années, battent en brèche violemment le vivre ensemble, violence que l’école prend de plein fouet. Si le film ne se limite donc pas à ce constat, il n’impute pourtant jamais simplement la paternité des défaites, mais emmène vers une méditation plus profonde à l’endroit du moteur qui forge les consciences politiques et la mise en mouvement, par cet aphorisme : « Nous ne serons jamais faits du bois de nos victoires mais de celui du combat. »

C’est en effet lorsque les élèves sont confrontés à une situation d’injustice au sein de leur lycée que ces mots précédemment fictifs prennent sens pour elleux. Et quand surviennent les violences policières à l’encontre de leurs camarades du lycée de Mantes-la-Jolie le 6 décembre 2018, leur éveil est plus fort encore. Des images au statut immédiatement historique qui ont choqué l’opinion et ont alerté davantage sur les violences policières. « Que fait la police ? Ça crève les yeux ! » n’a peut-être jamais recouvert autant de vérité, et ce n’est pas le discours quelques mois plus tard d’Emmanuel Macron osant un « Ne parlez pas de ‘répression’ ou de ‘violences policières’, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » au sujet des « Gilets jaunes » qui obstruera durablement la vue. Ces images sont indélébiles. Ces élèves s’en sont déjà emparées dans le film et même avant cela. Le documentaire fait naître l’espoir qu’elles et ils forgeront joyeusement leurs victoires sur le brasier de nos défaites mortifères auxquelles elles et ils auront mis le feu.

Entretien avec Jean-Gabriel Périot.

A lire en cliquant ci-dessous

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A Voir... « Atlantique », plongée dans les rêves et les traumas des migrants africains...

2 Octobre 2019 , Rédigé par Jeune Afrique - Le Monde Publié dans #Cinéma, #Migrants

La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop livre, avec son premier long-métrage, « Atlantique », une œuvre puissante, enracinée dans les paysages et les traumas africains. Le film sortira dans les salles le mercredi 2 octobre.

Atlantique, c’était le film de tous les dangers. Jusque-là, Mati Diop, fille du célèbre musicien Wasis Diop, n’avait retenu l’attention, s’attirant des louanges il est vrai, qu’avec deux petits films, un court-métrage et un moyen-métrage.

Le premier, Atlantiques – avec un s –, évoquait en 2010 l’histoire d’un jeune Sénégalais, Serigne, qui avait participé à une traversée clandestine vers les îles espagnoles des Canaries à partir de Dakar et avait survécu miraculeusement à un naufrage. Le deuxième, en 2013, Mille Soleils, était un documentaire très original revenant sur la destinée de l’acteur principal de Touki Bouki, l’œuvre culte de l’oncle de la réalisatrice, Djibril Diop Mambéty, cinéaste-poète qui a marqué à jamais l’histoire du cinéma africain avant de mourir, bien trop tôt, à l’âge de 53 ans.

Suite et fin en cliquant ci-dessous (pour abonnés)

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Revue de Presse Education... Evolutions — Ressources — Divers...

2 Octobre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Evolutions — Ressources — Divers...

Il sera questions d’échecs, d’évolutions, de modifications. Quelques ressources.

Évolutions

Réforme du lycée : quand les « spécialités » s’imposent aux lycéens Par Violaine Morin

Selon une étude menée par la Fédération des parents d’élèves, 13 % des élèves de 1re n’ont pas eu le choix de leurs spécialités.”

Échec scolaire : échec des dispositifs ?
"De nombreux dispositifs et aides spécialisées ont vu le jour, avec des résultats, semble-t-il, globalement décevants. Sans compter l’observation d’un certain nombre d’effets pervers : stigmatisation des élèves inscrits dans un dispositif d’aide, empiètement sur le temps scolaire, externalisation de l’aide posant la question de la cohérence pédagogique avec ce qui est fait en classe". Dans une note réalisée pour la FCPE, Céline Piquée (université de haute Bretagne) dresse un bilan très global et négatif sur les dispositifs d’aide. Pour elle seule l’aide en classe peut être positive. Une conclusion qui conforte la réduction de la taille des classes.”

Orientation : la Région Occitanie propose de nouveaux services innovants
La Région place désormais l’orientation professionnelle au centre de ses préoccupations. Deux outils ont été développés en ce sens : la nouvelle version du site MeFormerEnRégion et les Maisons de l’orientation.”

Orientation : L’OVE pointe Parcoursup
"L’enquête montre que les étudiants sont dans l’ensemble plutôt satisfaits de l’accompagnement qui leur a été proposé dans l’enseignement secondaire, en accordant une place particulière au professeur principal. Cette continuité recherchée du « bac-3 au bac+3 » semble, à cet égard, accueillie plutôt favorablement par les étudiants". Ce satisfecit est donné aux professeurs principaux de terminale par une nouvelle enquête de l’Observatoire de la Vie étudiante (OVE) dans une nouvelle note (n°39). L’OVE estime aussi que les nouveaux étudiants " sont en revanche plus réservés sur l’évaluation de la procédure automatisée, la jugeant, pour une part importante d’entre eux, à la fois « complexe », « stressante » et pas toujours juste". POur eux , "les dispositifs d’orientation sont porteurs d’inégalités. Elle confirme en particulier l’élaboration de stratégies socialement situées derrière les choix : le fait par exemple de faire plusieurs choix pour garder le plus de portes ouvertes est ainsi davantage l’apanage des catégories plus favorisées, que ce soit scolairement ou socialement". Une réalité aussi décrite dans une étude par Agnès Van Zanten.”

Création de l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR) Communiqué de presse - 01/10/2019
Le décret de création de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche est publié au Journal Officiel. Désormais, c’est une inspection générale interministérielle qui prend ainsi le relais de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN), de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), de l’inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et de l’inspection générale des bibliothèques (IGB).”

EXCLUSIF - Lutte contre les sectes : la Miviludes va disparaître par Ouafia Kheniche
Information France Inter : la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui n’a plus de président depuis un an, va disparaître. Ses fonctionnaires vont être rattachés au ministère de l’Intérieur.”

Ressources

À lire... "En sortant de l’école" - Denis Lévy-Soussan/Préfacé par Najat Vallaud-Belkacem

Présentation de l’éditeur

L’école, nous y sommes tous passés. Pour certains, elle évoque de mauvais souvenirs, pour d’autres, elle est source de nostalgie ; pour beaucoup, à travers leurs enfants ou leur profession, elle fait partie du quotidien. Mais, enseigner dans le primaire, qu’est-ce que cela implique réellement ? Un enseignant peut-il faire classe vêtu comme il l’entend ? Un parent d’élève a-t-il tous les droits sur son enfant ? Derrière les images d’Épinal et les on-dit, comment fonctionne ce milieu aussi fantasmé que critiqué ? Puisant dans sa riche expérience professionnelle, Denis Lévy-Soussan propose à partir d’anecdotes et de conseils pédagogiques, une réflexion approfondie pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de l’enseignement primaire, étape essentielle dans la formation d’un enfant.”

Éthique, technique et bien commun par Anne-Françoise Gibert sur Éduveille de l’IFE
La rénovation du baccalauréat conduite et gestion des entreprise agricole nécessaire à l’installation d’un agriculteur, est l’occasion de nous interroger plus largement sur la prise en compte dans le monde éducatif d’une notion relativement nouvelle : la question des communs.”

Divers

Finlande : un mort et dix blessés lors d’une attaque au sabre dans une école
Un homme a tué une personne et en a blessé neuf autres à l’arme blanche mardi dans une école de formation professionnelle à Kuopio, dans le centre-est de la Finlande, selon les autorités locales.”

Bernard Desclaux

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Cesaria Evora & Eleftheria Arvanitaki...

1 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Joffrine Donnadieu...

1 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Seuls les coiffeurs, les opticiens, les boulangers, les auto-écoles et les pharmacies survivent ici. Les boutiques de vêtements et de lingerie, les papeteries et les restaurants gastronomiques déposent le bilan au bout de trois mois. Parfois un local vide sert de permanence à un parti politique le temps des élections. Dans la vieille ville, les volets restent clos comme dans une cité fantôme. Les vieux sortent seulement pour les besoins du chien. Les jeunes se planquent dans des maisons en ruine.

Joffrine Donnadieu - Une histoire de France

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« L’école éloigne d’elle les familles avec lesquelles elle souhaitait précisément établir un contact »

1 Octobre 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Dans son dernier ouvrage, « Les Parents invisibles, l’école face à la précarité familiale », le sociologue Pierre Périer montre les limites de la politique de coopération avec les parents d’élèves prônée par l’école.

« Pour garantir la réussite de tous, l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale », proclamait en juillet 2013 la loi pour la refondation de l’école de la République, dite aussi loi Peillon… Si l’institution scolaire a longtemps été fermée aux familles, elle promeut depuis plusieurs décennies une coopération renforcée avec les parents d’élèves. Mais qu’attend-t-elle vraiment d’eux ? Et par quels processus cette politique volontariste se retourne-t-elle parfois contre les familles en difficulté ? Dans son dernier ouvrage Les Parents invisibles, l’école face à la précarité familiale (PUF, 273 p., 25 euros), le sociologue Pierre Périer s’appuie sur une enquête de terrain de deux ans dans un quartier prioritaire pour décrypter les difficultés rencontrées par certains parents d’élèves pour endosser le rôle que l’école « a défini pour eux mais sans eux ».

(…)

Dans cette coopération, quelles sont les attentes de l’école envers les parents ?

Là est toute la question. Parle-t-on d’une présence plus importante de ces derniers aux réunions organisées ? D’une plus grande visibilité dans l’espace scolaire ? De pratiques éducatives dans le cadre familial en phase avec l’école ? De l’aide aux devoirs à la maison ? D’une exigence renforcée des parents en ce qui concerne la scolarité de leur enfant ? La définition donnée à cette coopération est à la fois variable dans le temps et sur le terrain d’un établissement à l’autre, d’un enseignant à l’autre mais elle reste largement implicite.

Lorsqu’on demande à ces derniers ce qu’ils attendent des parents, ils répondent souvent : « Qu’ils soient des alliés de l’école » ou « Qu’ils aillent dans le même sens que nous ». Sauf que ce « sens », justement, n’est pas explicité. L’école demande aux parents d’élèves d’endosser un rôle défini pour eux mais sans eux et seules certaines familles comprennent cet implicite et répondent efficacement à cette « main tendue ». Les autres, souvent issues des classes défavorisées, sont mises en difficulté et n’arrivent pas à passer du rôle de parent à celui de parent d’élève. On accentue ainsi les inégalités en éloignant les familles avec lesquelles on souhaitait précisément établir un contact.

(…)

L’institution est-elle sincère dans sa volonté d’ouvrir l’école aux parents ?

Sous un angle critique, on peut en effet voir dans la surresponsabilisation des parents une manière pour l’école de se dédouaner des difficultés qu’elle rencontre avec une partie des élèves et des familles. C’est alors une façon d’externaliser l’enjeu d’un problème que l’on attribue à la culture, à l’éducation familiale ou aux conditions de vie des élèves. L’attention n’est plus portée sur les situations d’apprentissage, les pratiques et attentes des enseignants ou leur formation, ni sur la façon avec laquelle l’institution s’adapte à la diversité des élèves, mais principalement, voire exclusivement, sur les familles, sur ce qu’elles font (et ne font pas) ou sont.

L’institution n’est certainement pas responsable de tous les maux, mais il lui appartient de se décentrer d’elle-même, afin de s’interroger sur les effets de son action et l’efficacité des moyens qu’elle met en œuvre pour résorber les difficultés. Demander aux parents ce dont ils ne sont pas capables, c’est assurément faire naître chez eux un sentiment d’injustice.

(…)

...

« Semaine des parents », « mallette des parents », « café des parents », « espace parents », etc. : ce qui peut « marcher » quelque part ne fonctionnera pas nécessairement ailleurs. Il est important d’ouvrir des dispositifs qui ne sont pas « scolaro-centrés », qui ne servent pas seulement à expliquer avec insistance comment les parents doivent faire pour aider leur enfant mais, dans une stratégie d’empowerment, de permettre qu’ils se retrouvent aussi entre eux, se rassurent dans leur légitimité à s’emparer de la scolarité de leur enfant et à faire entendre leur « voix ». D’une certaine manière, c’est bien ce que font d’autres familles dans le cadre des associations de parents d’élèves.

Cet entretien est paru dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette nouvelle newsletter hebdomadaire en suivant ce lien.

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Sortir... "Degas à l'Opéra" - 24 septembre - 19 janvier 2020/Musée d'Orsay - Paris

1 Octobre 2019 , Rédigé par Musée d'Orsay - Liberation Publié dans #Education, #Art

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A lire... "La guerre sociale en France" - Romaric Godin/La Découverte

1 Octobre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique, #Sociologie

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Revue de Presse Education... Laïcité — Suicide — Organisation...

1 Octobre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Laïcité — Suicide — Organisation...

En ce jour d’hommage d’Etat à un ancien président de la République par l’entremise d’une cérémonie religieuse... on parlera de laïcité, de suicide et d’organisation de notre système éducatif.

Laïcité

Sorties scolaires : la Ligue de l’enseignement rappelle les textes en vigueur Par Charles Conte
Le débat sur l’accompagnement des sorties scolaires par des parents d’élèves vient d’être relancé. La Ligue de l’enseignement, dont la fondation a inspiré les premières lois sur la laïcité à l’école, souhaite rappeler à cette occasion les responsabilités des uns et des autres.”
La sortie scolaire est une activité pédagogique et, en tant que telle, elle est placée exclusivement sous la responsabilité des enseignants qui en maîtrisent totalement les objectifs et les contenus. Les enseignants ont la possibilité de se faire accompagner par des parents volontaires dont la présence, en tant qu’adultes, permet simplement d’assurer un bon encadrement de la sortie. Les parents accompagnateurs ne participent pas à l’enseignement qui est délivré à cette occasion.
Manifestement, dans le débat actuel, ce qui fait problème n’est pas de poser de façon générale la question du respect de la laïcité, mais de la poser pour les seules « mamans voilées »
.”

Greta, mères voilées, Chirac : c’est toujours plus compliqué ! par Jean-Michel Zakhartchouk
Les occasions ne manquent pas ces temps-ci d’observer les ravages du simplisme et de la pensée binaire. Choisis ton camp camarade, disent les uns en substance, soyons incorrects face à la « pensée unique » disent les autres. A chaque fois, la petite musique que nous aimons : « c’est plus compliqué que ça » a du mal à se faire entendre. Prenons trois exemples.”

Suicide

Education nationale : quand le travail pousse au suicide Par Louise Tourret
Louise Tourret, productrice de l’émission "Être et savoir", revient sur ce drame dans son émission du dimanche 29 septembre et a interrogé pour cela le sociologue Vincent de Gaulejac, spécialiste de la souffrance et du mal-être au travail.
Il tente une explication sur les raisons qui ont pu pousser cette directrice d’école à commettre ce geste désespéré
.”

Le suicide d’une directrice d’école, révélateur d’un « mal être » de la profession Par AFP dans Libération
L’an dernier, l’OCDE a appelé à clarifier et revaloriser leur rôle et leur statut en France, pour renforcer l’attractivité de cette fonction. Un directeur d’école primaire gagne par exemple 7% seulement de plus qu’un enseignant, alors que l’écart est de 41% en moyenne dans les autres pays de l’OCDE.
« Nous ne voulons pas faire des directeurs et directrices d’école des supérieurs hiérarchiques », assure Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, le premier syndicat du primaire. « Ce que nous demandons, ce sont des emplois d’aide à la direction pour qu’ils puissent se concentrer sur leur mission : animer une équipe et coordonner les projets », ajoute-t-elle.
Car la suppression des contrats aidés au début du quinquennat d’Emmanuel Macron et l’accroissement de nouvelles demandes institutionnelles faites aux écoles ont rendu leur quotidien encore plus difficile, explique le syndicat
.”

AFAE : Quelle politique des ressources humaines à l’Education nationale ?
Quel impact du New Public Management sur les enseignants ? Rarement le numéro d’une revue savante aura été publié aussi en phase avec l’actualité. Avec le suicide de C. Renon, la gestion des ressources humaines dans l’éducation nationale est redevenue un sujet brûlant. Le nouveau numéro d’Administration et éducation (n°163), la revue de l’AFAE, est publié alors que la dernière lettre de la directrice de Pantin accuse l’institution scolaire. Et des "risques du métier" il est bien question dans ce numéro qui donne des chiffres et des témoignages de cadres, notamment de directeurs d’école. Et puis il y a la question de la crise du recrutement pour laquelle Pierre Périer relativise, chiffres à l’appui. Mais la particularité de ce numéro c’est de réunir des contributions de qualité qui souvent remettent en question le statut des enseignants. Alain Boissinot y défend la fin des concours de recrutement et montre que l’évolution est en marche... Camille Terrier, Julien Combe et Olivier Tierceux reviennent sur leur nouvel algorithme d’affectation des enseignants. Léa Palet montre que l’heure est maintenant au mérite dans les carrières enseignantes. Le New Public Management emporte tous les repères d’une "gestion des ressources humaines" en construction.”

Organisation

« Il faut davantage tenir compte du handicap dans la pédagogie »
Entretien. “Le député Sébastien Jumel (PCF) présente vendredi 27 septembre un rapport contenant une cinquantaine de propositions pour rendre l’école véritablement inclusive”. Recueilli par Denis Peiron

Emplois du temps : la diplomatie du Rubik’s Cube
Au lycée Mounier, à Grenoble, Philippe Raspail élabore les plannings des élèves et des profs. Un casse-tête avec la réforme du bac ? Même pas.”

Au lycée, les classes éclatées bousculent les profs et les élèves Par Mattea Battaglia
La disparition des trois filières générales au profit d’une douzaine de spécialités limite la présence de tous les élèves dans les matières du tronc commun. Un changement culturel majeur pour les lycéens comme pour les professeurs.”

Le livre du mois du n° 555 - Droits des enfants, droits des élèves : Crises des programmes scolaires. Vers une école de la conscience ! de Roger-François Gauthier. Éditions Berger-Levrault, 2019
Précédemment inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche ou membre du Conseil supérieur des programmes, Roger-François Gauthier est aujourd’hui souvent présenté comme «  expert en éducation internationale  ». Et c’est bien une lecture experte des programmes scolaires qu’il nous propose, au travers des pays et des siècles jusqu’à une prospective «  à l’heure des algorithmes et de l’intelligence artificielle  ».
«  Ce livre est un piège  », nous prévient Roger-François Gauthier. Il a raison. Y entrer, c’est se laisser séduire par un style, élégant et hardi. Ce, dès la couverture et son «  Vers une école de la conscience  », une trouvaille qui tinte malicieusement à l’oreille, avant de développer une grande puissance conceptuelle, pendant et après la lecture. Le style vous a pris dans ses rets et il ne vous lâchera plus
.”

J. Teillard : "Il n’y a pas de système parfait, y compris sur Parcoursup"
Chargé de mission Parcoursup auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche depuis deux ans, Jérôme Teillard revient sur le bilan de la procédure d’admission postbac. Comme les candidats de la session 2019, le responsable se dit globalement satisfait mais convaincu que le système demande encore quelques améliorations.” Entretien par Pauline Bluteau

Les formations reconnues par l’État désormais reconnaissables par un logo ! Par Roxanne Nafziger
Dans le but de faire face à l’évolution constante des offres de formation proposées par les établissements, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a décidé d’instaurer un label permettant de distinguer clairement toutes formations reconnues par l’État. Son but : mieux informer les élèves, les étudiants et leurs familles sur la reconnaissance des formations.”

Evolutions du conseil de classe en Belgique
En explorant le site Approche orientante de l’Université de Mons en Belgique, signalé par Damien Canzittu, j’ai trouvé sa « Présentation au Conseil de l’Education et de la Formation (septembre 2018) : le conseil de classe en Fédération Wallonie-Bruxelles ». Son commentaire me permettra de reprendre ma réflexion sur ce sujet. La comparaison de la pratique du conseil de classe entre nos deux pays me permets de percevoir quelques points essentiels caractérisant cet objet sociologique.”

CEJEM2020 : Questionner les politiques publiques en éducation aux médias et à l’information, les 14-15 mai 2020 Paris (France)
Appel à communications

Bernard Desclaux

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