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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Emmanuel Kant... (+ vidéo)

19 Septembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La nature a voulu que l'homme tire entièrement de lui-même tout ce qui dépasse l'agencement mécanique de son existence animale et qu'il ne participe à aucun autre bonheur ou à aucune autre perfection que ceux qu'il s'est créés lui-même, libre de l'instinct, par sa propre raison. La nature, en effet, ne fait rien en vain et n'est pas prodigue dans l'usage des moyens qui lui permettent de parvenir à ses fins. Donner à l'homme la raison et la liberté du vouloir qui se fonde sur cette raison, c'est déjà une indication claire de son dessein en ce qui concerne la dotation de l'homme. L'homme ne doit donc pas être dirigé par l'instinct ; ce n'est pas une connaissance innée qui doit assurer son instruction, il doit bien plutôt tirer tout de lui-même. La découverte d'aliments, l'invention des moyens de se couvrir et de pourvoir à sa sécurité et à sa défense (pour cela la nature ne lui a donné ni les cornes du taureau, ni les griffes du lion, ni les crocs du chien, mais seulement les mains), tous les divertissements qui peuvent rendre la vie agréable, même son intelligence et sa prudence et aussi bien la bonté de son vouloir, doivent être entièrement son oeuvre.
 
La nature semble même avoir trouvé du plaisir à être la plus économe possible, elle a mesuré la dotation animale des hommes si court et si juste pour les besoins si grands d'une existence commençante, que c'est comme si elle voulait que l'homme dût parvenir par son travail à s'élever de la plus grande rudesse d'autrefois à la plus grande habileté, à la perfection intérieure de son mode de penser et par là (autant qu'il est possible sur terre) au bonheur, et qu'il dût ainsi en avoir tout seul le mérite et n'en être redevable qu'à lui-même ; c'est aussi comme si elle tenait plus à ce qu'il parvînt à l'estime raisonnable de soi qu'au bien-être.
 
Kant, Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique (1789).
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Revue de Presse Education... Du politique - Du numérique...

19 Septembre 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Du politique - Du numérique...

Il y a des jours où tout semble aller dans le même sens : du politique et du numérique.

Du politique

« Tout projet éducatif est un projet politique »
Dans son dernier ouvrage « Dessine-moi une école où il fait bon vivre », le professeur des écoles Cédric Forcadel défend l’idée d’une école émancipatrice inspirée des travaux du pédagogue Célestin Freinet.” Propos recueillis par Séverin Graveleau

La philo en maternelle, une arme de la construction de la pensée
« Enseigner la philosophie en maternelle est possible, c’est une discipline comme les autres, au même titre que les arts, les mathématiques ou encore le langage », explique Edwige Chirouter, maîtresse de conférence à l’université de Nantes et titulaire de la Chaire UNESCO sur la philosophie avec les enfants. Bien souvent, on argumente que c’est trop dur et qu’il faut commencer le plus tard possible. Pour la chercheuse, au contraire. C’est parce que c’est difficile qu’il faut commencer tôt. Bien loin de la vision actuelle de la rue de Grenelle, qui promeut un élève discipliné qui ne remet pas en doute la parole de l’adulte, Edwige Chirouter prône la construction citoyenne dès le plus jeune âge. Possible ou trop ambitieux ? Johann Biget, directeur de l’école maternelle George Sand à Creil (60), mais aussi maître-formateur option « Enseignement en maternelle », croit lui aussi à l’enseignement de la philosophie et ce dès le plus jeune âge. Dans son école de trois classes, tous les moyens et les grands se retrouvent deux après-midis par semaine pour philosopher.”

Réforme du lycée : « L’autonomie souhaitée est un leurre » Tribune de Julien Cueille, Enseignant agrégé de philosophie, docteur en études psychanalytiques, co-auteur de Le Corps des transhumains
« C’est à l’âge le plus fragile, celui de l’adolescence, où l’on devrait pouvoir se tromper, que tout faux pas devient impardonnable », estime Julien Cueille, enseignant agrégé de philosophie et docteur en études psychanalytiques.”

La rébellion adolescente est interdite au Japon par Dorian Malovic, à Tokyo
Au Japon, le concept d’adolescence, synonyme de révolte contre l’ordre établi, n’existe pas. On passe directement de l’enfance à l’âge adulte (20 ans) avant de devenir un citoyen, une fois embauché dans une entreprise.”

Pierre Périer : Des parents invisibles
"Investis d’un pouvoir jugé déterminant dans la scolarité de leurs enfants, les parents sont sur responsabilisés par l’institution scolaire...Or de même que le comportement des parents ne peut être la cause de "l’échec", ils ne sont qu’un maillon de la "réussite". Cependant, de manière analogue au traitement désormais réservé à la pauvreté , les causes individuelles tendent à se substituer aux causes sociales et à conforter des jugements de nature morale sur les comportements des parents". Les "parents invisibles", qui font le titre du nouveau livre de Pierre Périer (collection éducation & société, PUF), ce sont les parents des familles précaires. Alors que l’école attend des parents qu’ils l’assistent, ces parents n’ont ni une situation ni les ressources nécessaires pour ce travail de soutien d’élèves d’ailleurs souvent en difficulté. Ainsi commence un malentendu qui transforme le vif intérêt de ces parents pour l’école en un retrait, de la méfiance voire du ressentiment. Pierre Périer, professeur à Rennes II, auteur de "Professeurs débutants" (PUF), montre comment une politique animée de bonnes intentions se retourne contre ceux là même qu’elle voudrait aider. Pierre Périer décrit ces mécanismes dans cet entretien donné au Café pédagogique. A commencer par cette lamentable scène quotidienne : "fais tes devoirs !"...

Conseillère d’orientation : une boussole pour l’emploi
VIDEO. “En France, on compte plus de 400 Centres d’Information et d’Orientation, CIO, dont neuf dans la capitale. Avec un service entièrement gratuit, l’accompagnement du public est leur première mission. Découvrez l’engagement d’Anne, psychologue scolaire à Paris.”

Nomination à la tête de l’école des enseignants de Rouen : une situation « ubuesque »
Une administratrice provisoire a été nommée à la tête de l’école de professorat de Rouen, le 12 septembre 2019. Une « situation ubuesque » pour le président de l’université.” “Les différents représentants du personnel y voient la main du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui prépare une réorganisation de la formation des enseignants à l’échelle normande. En mai 2018, il confiait vouloir « une vision complète sur l’ensemble de la région ». Une sortie médiatique qui avait passablement énervé Joël Alexandre qui attendait depuis des mois de comprendre pourquoi rien ne bougeait.”

Du numérique

Unowhy conquiert collèges et lycées avec ses tablettes
Cette entreprise parisienne pousse ses pions dans l’edtech en équipant des établissements en accéléré. Elle mise sur les nouveaux usages associant produits et contenus numériques.”

Carnet de liaison électronique dans les écoles : alors, autorisé... ou pas ?
Des dizaines d’enseignants se font taper sur les doigts par leur hiérarchie parce qu’ils utilisent des outils numériques pour communiquer avec les familles ou travailler en classe. Sur le sujet, un grand flou persiste.”

Saint-Denis : les ordinateurs arrivent en retard au lycée
La Région a distribué ce mardi des ordinateurs à des élèves du lycée Paul-Eluard. Un choix pédagogique qui inquiète des enseignants, alors qu’une partie du matériel n’a toujours pas été remis aux élèves.”

Éducation : pourquoi les manuels numériques à l’école posent problème
Deux régions ont déjà adopté les manuels scolaires numériques. Pourtant, l’absence de concertation en amont, a quelque peu gêné la mise en place de ces nouveaux outils éducatifs.”

Pourquoi vous devriez vous méfier des sites web et plateformes d’enseignement
De plus en plus d’établissements scolaires disposent d’une plateforme ou d’un site web dédié aux parents. Ces derniers peuvent alors suivre les résultats de leurs enfants voir même les observer durant la journée. Petite explication de pourquoi vous devriez vous méfier de telles plateformes et en quoi ces dernières sont potentiellement dangereuses pour la sécurité de nos petites têtes blondes.”

Bernard Desclaux

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Professeurs absents non remplacés, la situation s'aggrave...

19 Septembre 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

Professeurs absents non remplacés, la situation s'aggrave...

Plus de 15 jours après la rentrée, il manque encore des enseignants dans les établissements. Les situations sont très inégales. Or, on sait que les absences récurrentes des professeurs ont un impact à long terme sur la scolarité. C'est notamment source d'inégalités entre les élèves, encore plus avec la réforme du bac.

Du côté des proviseurs ou du côté des parents d'élèves, le constat est unanime : la situation s'aggrave et les absences non remplacées sont plus nombreuses.

Dans 45% des établissements, il manquait des professeurs à la rentrée, selon une enquête du Snpden, le syndicat des chefs d'établissements. C'est plus que les années précédentes, comme l'a constaté Florence Delannoy, proviseure d'un lycée rural au sud de Lille :

"Il nous manquait un professeur de mathématique. Nous avons obtenu un remplaçant au bout d’une semaine. Mais il me manque deux professeurs de physique et là cela devient très compliqué. D’autant plus, quand dans une classe de seconde, le professeur de physique et le professeur de mathématiques manquent en même temps."

"On commence l’année sans professeur de physique, mais ne vous inquiétez pas, il sera là bientôt"

Les disciplines scientifiques sont particulièrement concernées. Ce qui inquiète beaucoup les parents d'élèves. Surtout dans le contexte de la réforme du lycée où le contrôle continu compte pour 40% de la note finale du bac. Hubert Salun est porte-parole de la fédération Peep : "Avant on nous disait dans les établissements, 'On commence l’année sans professeur de physique mais ne vous inquiétez, il sera là bientôt, les élèves rattraperont'. Là si les élèves ont leurs premières épreuves du tronc commun en février et qu’à la Toussaint le professeur n’est pas encore là, ou que le professeur d’enseignement numérique n’est pas encore là, c’est comme si le jour du bac, on dit à certains élèves : "vous avez 2 heures et que d’autres en ont 4". Il y a une inégalité entre les élèves."

L'an dernier, le Cned avait proposé des modules d'enseignement à distance dans des collèges, pour des absences de courte durée. Mais la Peep rappelle que rien ne remplace un professeur dans la classe.

Pour l'instant, le ministère de l'Éducation nationale ne donne pas de chiffres concernant les absences des professeurs.

Sonia Princet

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Daniel Balavoine... L'Aziza...

18 Septembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Driss Chraïbi...

18 Septembre 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Cet homme à tarbouch est sûr de lui : une mouche ne volera que s'il lui en donne la permission. Il sait que chaque mot qui tombe de sa bouche sera gravé en moi. Sur son masque il n'y a pas un frisson. Je supprime ce masque et je lis : il est analphabète et partant fier de soutenir n'importe quelle conversation de n'importe quelle discipline. Je le comparerais volontiers à ces petits vieux qui savent tout et qui ont tout eu : enfants, petits-enfants, diplômes, fortune, revers de fortune, maîtresses, cuites, chancres... - s'il n'y avait, à cause de cet analphabétisme même, le facteur haine. Il sait que cet Occident vers lequel il m'a délégué est hors de sa sphère. Alors il le hait.

Driss Chraïbi - Le passé simple

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Immigration - Didier Fassin : «Sauver des vies est devenu illégitime et condamnable» (Vidéo)

18 Septembre 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Politique, #Migrants, #Refugies

Dans son dernier livre, «la Vie, mode d’emploi critique», l’anthropologue démontre que même si les Occidentaux affirment que toutes les existences sont sacrées, ils n’accordent pas la même valeur à chacune, comme le montre notamment le traitement infligé aux migrants.

La vie n’a pas de prix. Mais les vies ne se valent pas toutes. Il y a huit ans, Didier Fassin tirait de sa double expérience de médecin et d’anthropologue une hypothèse : les sentiments moraux et la compassion, le fait de sauver des vies, étaient devenus, depuis les années 70, un ressort essentiel des politiques contemporaines. C’était le cœur de son essai la Raison humanitaire (Seuil), qui ressort ces jours-ci augmenté d’une postface inédite. Mais peut-on en dire autant aujourd’hui, quand l’Europe laisse à la Turquie le soin de gérer l’afflux de migrants à ses portes et que le gouvernement français hésite à leur offrir des points d’eau dans le Calaisis ? Dans son dernier livre, la Vie, mode d’emploi critique (Seuil), issu de conférences données à l’Institut de recherche sociale de Francfort, le professeur de sciences sociales à l’Institut d’étude avancée de Princeton revient sur un paradoxe : jamais la vie n’a été aussi sacralisée dans nos sociétés occidentales. Mais rarement les vies n’ont paru si inégales.

(...)

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Sonya Faure

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Accueil des migrants : des récits d’enfants pour sensibiliser les jeunes...

18 Septembre 2019 , Rédigé par La Gazette des communes Publié dans #Education, #Politique, #Migrants

30 mars 2018

Afin de lutter contre les préjugés dont souffrent les migrants, Solidarité laïque vient de publier un livret destiné aux enfants, à leurs parents et leurs professeurs. La ville de Montreuil s’en est emparée pour le distribuer aux collégiens.

« Nous sommes avant tout des enfants », tel est l’intitulé de ce livret de 30 pages qui décortique, de façon à la fois pédagogique et ludique, les idées reçues liées aux migrants et aux réfugiés. « Si on commence à les accueillir dans de bonnes conditions, on sera envahi. » Ecrit dans une bulle de bande dessinée, ce préjugé donne l’occasion aux auteurs de faire un détour par la Déclaration universelle des droits de l’Homme pour rappeler que migrer, c’est un droit fondamental. Et d’expliquer, avec des mots d’enfants, ce qu’est un réfugié.

Des dessins, des cartes, des infographies illustrent les flux migratoires. Le livret revient sur les Droits de l’enfant, explique ce que c’est un mineur non accompagné et le droit à la protection dont il jouit. Tout au long des pages, des témoignages d’enfants de migrants ou de réfugiés viennent mettre des mots simples et forts sur ce qu’est l’exil, le déchirement, la réalité d’un parcours migratoire, de la survie quotidienne à Calais.

Témoignages recueillis à Calais

Cet outil pédagogique a été conçu par Solidarité laïque, le SNUipp-FSU(1) et la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, avec la participation d’InfoMIE(2).

Des bénévoles de l’Ecole laïque du chemin des dunes, à Calais, ont aidé à recueillir les témoignages. Cathy Le Goff, chargé de mission Education contre le racisme à la Solidarité laïque, témoigne : « Nous avons voulu mettre à la disposition des professeurs un livret ressources sur les questions migratoires, qui permet d’évoquer et de démonter les préjugés dont souffrent les personnes migrantes. Nous avons travaillé six mois dessus et nous l’avons fait tester auprès des classes de toute la France, du primaires au lycée ». Le livret est gratuit et téléchargeable en ligne.

200 exemplaires distribués aux élèves de Montreuil

« Ce qui est intéressant dans cet outil pédagogique, c’est qu’il permet aux professeurs mais aussi aux parents d’évoquer avec les enfants l’arrivée des migrants », estime Malika Latrèche, responsable du service “Lutte contre les discriminations et Intégration” à Montreuil. La ville a obtenu 200 exemplaires, et en a distribué aux collégiens et lycéens venus visiter l’une des cinq expositions organisées dans le cadre de la semaine d’Education et d’actions contre le racisme. « Grâce aux dessins, aux photos… le livret permet d’aborder de façon ludique des problématiques complexes. Il peut être travaillé en classe à partir du CM1 », poursuit Malika Latrèche.

Elle entend commander d’autres livrets pour les mettre à la disposition des centres de loisirs. « Le plus fort dans ce document, ce sont les témoignages des enfants, très proches de leur réalité dure, mais porteurs aussi d’espoir », conclut-elle.

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La philo en maternelle, une arme de la construction de la pensée...

18 Septembre 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education, #Philosophie

EXTRAIT

« Enseigner la philosophie en maternelle est possible, c’est une discipline comme les autres, au même titre que les arts, les mathématiques ou encore le langage », explique Edwige Chirouter, maîtresse de conférence à l’université de Nantes et titulaire de la Chaire UNESCO sur la philosophie avec les enfants. Bien souvent, on argumente que c’est trop dur et qu’il faut commencer le plus tard possible. Pour la chercheuse, au contraire. C’est parce que c’est difficile qu’il faut commencer tôt. Bien loin de la vision actuelle de la rue de Grenelle, qui promeut un élève discipliné qui ne remet pas en doute la parole de l’adulte, Edwige Chirouter prône la construction citoyenne dès le plus jeune âge. Possible ou trop ambitieux ?  Johann Biget, directeur de l’école maternelle George Sand à Creil (60), mais aussi maître-formateur option « Enseignement en maternelle », croit lui aussi à l’enseignement de la philosophie et ce dès le plus jeune âge. Dans son école de trois classes, tous les moyens et les grands se retrouvent deux après-midis par semaine pour philosopher.

« Enseigner la philosophie est un enjeu de démocratisation »

« La philosophie est une discipline qui demande une pratique exigeante, et c’est bien parce que c’est difficile qu’il faut l’enseigner tôt, dès la maternelle ». Pour Edwige Chirouter, c’est un enjeu de démocratisation. « Il faut donner la possibilité à tous les élèves d’avoir accès à cette exigence intellectuelle. Il ne s’agit pas de lutter contre l’enseignement de la philosophie en terminale mais de proposer une pratique active et vivante afin de préparer les élèves à cet enseignement ». Ainsi, l’école, qui se doit de préparer le citoyen de demain, se doit d’apprendre aux élèves à penser, à douter, à réfléchir, à s’écouter mais aussi à aiguiser l’esprit critique. « Bien souvent, les familles n’explicitent pas les raisons de tel ou tel interdit. Par exemple, à Sarcelles où j’anime des ateliers en grande section, ce matin nous débâtions autour de pourquoi ne peut-on pas faire tout ce que l’on veut ? Les enfants ne savent pas pourquoi telle chose est interdite, quel est le sens des … C’est donc très important que l’école puisse être un lieu où les élèves apprennent à réfléchir de façon complexe afin de ne pas être dans une sorte d’obéissance un peu aveugle à la parole de l’adulte. Je donne l’exemple de Sarcelles, mais j’ai aussi animé des ateliers dans des milieux privilégiés où la parole des adultes n’était pas plus débattue par les enfants. On obéit car on doit obéir ». Loin d’être un apprentissage facile, la philosophie bouscule intellectuellement et affectivement. Demander à un élève de réfléchir à des choses auxquelles il ne pense pas d’habitude, comme pourquoi doit-on obéir à l’adulte, c’est l’obliger à sortir de sa zone de confort, l’obliger à penser par lui-même. « On voit chez certains enfants une sorte de flottement lorsqu’on les interroge ».

(…)

Lilian Ben Amouda

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À son tour, Macron s'abaisse à instrumentaliser l'immigration...

18 Septembre 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Politique

Résultat de recherche d'images pour "immigration"

EXTRAIT

Dans l'espoir de séduire l'électorat lepéniste, le président ressort les vieux clichés du bourgeois humaniste et de l'ouvrier xénophobe.

Pour les avertir contre l'indulgence dont ils feraient preuve sur l'immigration, Emmanuel Macron demande à ses partisans de ne pas devenir «un parti bourgeois». On pourrait sourire de ce déni car enfin, qu'est-ce-que la République en marche sinon précisément un parti bourgeois, la quintessence du parti de la bourgeoisie? Bourgeoisie d'affaire, bourgeoisie d'entreprise, bourgeoisie de culture, bourgeoisie convaincue d'être par son mérite en charge de la société, devant porter le fardeau du pays et montrer le chemin aux classes populaires qui ne comprennent ni leur sort, ni le temps que nous vivons, bourgeoisie se donnant la mission de prospérer pour son propre confort et pour le bien commun... Il n'y a pas de honte, notez bien.

Mais par quelle bizarrerie le président utilise-t-il ce mot, bourgeois, comme un repoussoir? Il ne s'agit bien sûr que de rhétorique, d'une ruse de langage; celle-ci n'est pas glorieuse: un homme jadis bienveillant veut extirper la bienveillance de son camp, et pour cela exhume une vieille saleté de notre vieille politique, qu'ont utilisée avant lui tant de cyniques, de méchants, de matamores, on aurait souhaité qu'il fût d'une autre trempe.

Cette saleté dit ceci:

1- L'amour de l'étranger est un truc de nantis;

2- Seuls les richards tolèrent l'immigration, car ils ne la vivent pas dans leurs quartiers protégés. «Les bourgeois de centre-ville, eux, ils sont à l'abri!», a dit le président;

3- Connaître l'immigration, c'est forcément la haïr;

4- Le peuple la connaît, lui, la subit dans ses rues et conséquemment la hait;

5- Le peuple hait l'immigration, il en devient fou et il en vote mal;

6- Il faut alors suivre le peuple pour le ramener au bon vote, et avoir la main dure contre l'immigration;

7- Sinon on est un bourgeois, un naïf, égaré de bons sentiments ou de mépris social, et qui préfère le métèque au populo de chez nous.

 

(…)

 

Claude Askolovitch

 

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