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Vivement l'Ecole!

Frédéric Chopin...

22 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Eric Faye...

22 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ils avaient commandé le café. La petite salle se vidait progressivement. Plus haut, dans la rue, le soleil faisait sa première apparition du jour mais une ombre était passée sur le visage de Ludvík Slaný. Il soulevait maladroitement des objections, invoquant la masse de travail en cours, dont il ne pourrait se libérer avant des semaines. Et puis son esprit cartésien ne ferait-il pas de lui un enquêteur à charge, loin de l'objectivité à laquelle on demandait de tendre? Novák restait imperturbablement déterminé, ce qui commençait d'éveiller ses soupçons. Il l'écoutait dérouler ses arguments, le laissant se prendre dans une pelote de phrases alambiquées. Il attendait patiemment que Ludvík baissât les bras. La lutte était inégale et Novák n'était pas pressé. Dans ces cas-là, il savait vaincre à l'usure.

Le café servi, le marc eut tout le temps de sombrer au fond des tasses: les deux clients l'avaient oublié. Novák ne contrait jamais frontalement les objections. Il porta enfin la tasse à ses lèvres puis fronça les sourcils, signe que le café était d'une qualité douteuse ou bien que quelque chose se préparait, un tir de barrage du genre «tu sais, j'ai bien réfléchi et pesé le pour et le contre», ce qu'il finit par dire, j'ai bien réfléchi, Ludvík, je tiens à ce que ce soit toi qui t'en charges, je ne vois pas qui d'autre…

– Mais…

– Laisse-moi finir. Tu peux très bien ne commencer que dans deux ou trois semaines, le temps de mettre un point final à ce que tu as en cours – on trouvera moyen de s'arranger. Ou bien tu termines plus tard ce que tu as en cours…

Qu'avait-il à s'entêter ainsi?

Eric Faye - Le télégraphiste de Chopin

 

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Ce que l’exil fait à l’enfance...

22 Août 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Enfance

Ce que l’exil fait à l’enfance...

Ruser, trouver des passages, de l’argent, de bonnes personnes, accepter le pas en arrière, éviter les violences. Et après, qu’est-ce qu’on fait de la liberté ? Très engagée pour l’accueil des réfugiés, l’écrivaine Marie Cosnay rend la parole aux «mineurs isolés». Leur évasion est héroïque parce que réputée impossible.

Tribune. Il est question d’enfance. De jeune âge. De petites personnes quittant leur pays d’Afrique de l’Ouest, Côte-d’Ivoire, Mali, Guinée, Cameroun. Quand ils quittent, puis arrivent en Europe, là où la géographie les a menés, et l’histoire et l’habitude, ils disent à quel point ils détestent les vieux chefs d’Etat pourris de leurs pays pourris. Il y a peu de jeunes gens que laisse indifférents un Alpha Condé préparant son troisième mandat. On peut fuir et aimer. On peut fuir et vouloir. Fuir en engagement. «Voter avec ses pieds» (1).

Un jeune homme de Guinée dit : «Donne-moi un visa de deux ans, de trois ans. Je reviens dans mon pays investir ce que j’ai appris et l’argent que j’ai gagné.»

Un autre jeune homme, venu seul du Cameroun, en 2016, protégé depuis par l’aide sociale à l’enfance de Chambéry, muni d’un titre de séjour, part cet été au Cameroun (2). Qu’on mesure bien : il avait 15 ans, il était seul, il a passé le désert, déjoué les pièges, franchi la mer. Cinquante personnes avaient cette nuit-là embarqué près de Nador [dans le nord du Maroc, ndlr]. Il est l’un des douze survivants. Cela fait de lui, dit-il, un témoin. Un être d’exception et de devoir. A l’âge de 15 ans, il a laissé sa mère, l’a laissée pour toujours, visa et frontières étant ce qu’ils sont, il n’a pas dit adieu, il s’est arraché. Le retour est impossible. Partir est tragique, on ne revient jamais. Pourtant, le jeune homme de Chambéry retourne cet été au Cameroun. Avec ses éducateurs, il a bien pensé les choses : il retourne mais pas exactement. Il ne faut pas tomber dans l’œil de l’impossible. Il n’ira pas dans le village d’enfance. Il retourne mais avec une question qui n’est pas (que) personnelle. Il demande : «Comment comprendre que nos pays où les liens de famille sont forts et les enfances respectées chassent ainsi leurs jeunes ? Comment comprendre que ce sont justement les familles, oncles, tantes, marâtres, deuxièmes épouses, qui font fuir ?»

Le pays pèse comme un couvercle. Ici, rien n’est possible. Mon frère a un master en management mais rien. Les petits ne vont plus à l’école. On nous coupe l’espoir, au cœur pas de désir. Des morts-vivants enfermés dans des familles elles aussi enfermées. Allez, file ! Evade-toi. Quelles que soient les manières de le dire. Mon fils à moi a réussi l’Europe, dit la première épouse.

Je suis debout, 15 ans, j’étouffe, et ce qui rend l’aventure mortelle c’est qu’avec leurs milliards, eux, ils nous coupent les routes. Tous les moyens sont bons pour asphyxier. Frontex empêche les départs et surveille les points d’eau sur nos chemins traditionnels de passage et de fuite. On passe plus haut, plus bas. Le désert devient cimetière. Finalement, on fait de l’évasion un but. Puisqu’il n’y a pas de but. L’évasion, la route impossible, mort comprise, est le but. L’évasion, cette entreprise de vie qui comprend la mort.

On est en prison. Dans ces familles qui font violence parce qu’elles ne respirent pas. Dans le pays. Regarde bien, je vais vite : les contrôles aux frontières, à chaque frontière. Les externes, bien sûr. Mais aussi les frontières internes, à l’intérieur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Pas besoin de visa du Burkina au Niger, mais on renvoie quand même au Burkina ce jeune homme qui, au Niger, est soupçonné de vouloir partir en Europe. Sur un soupçon on le saisit, l’Europe viole le droit d’un groupement de pays d’Afrique. Qui dit irrégularité ?

L’Europe a grand intérêt à ce que les pays d’Afrique se dotent de passeports biométriques. Qu’à cela ne tienne. Quelque chose techniquement résiste, pénurie de passeports. Qu’à cela ne tienne : les Guinéens se voient privés depuis plus d’un an de passeports. Que les préfectures en France continuent d’exiger pour la délivrance des titres de séjour. Machines à empêcher. On voit bien qui fait la prison, qui presse en prison.

Être à la hauteur

Arrivés à ce niveau d’empêchement, d’injustice, point d’eau après frontière après démarche, on ne craint plus grand-chose. Si on fait un pas, un geste, un pas et un geste de combattant, il faut s’y tenir après, à l’arrivée. Si c’est le salut (survivant de la Méditerranée), il faut drôlement être à la hauteur.

Parfois, un trajet très difficile, victorieux, nous tient. Pousse. De légers traits paranoïaques : on ne fait plus bien la différence entre empêchement et empêchement. Refus d’un trois fois rien, c’est l’explosion.
Tu as touché terre et tu as un sentiment incroyable de victoire, il y a eu les années de désert et d’Algérie, et celles du Maroc. La traversée, peur immense, immense excitation. La rapidité, sur la fin. Une course contre le temps. S’évader, c’est faire vite, vite. Je suis arrivé à Tanger le 2 mai. Le 4, je mettais le pied en Espagne. Je donnais mes empreintes, une date de naissance de mineur, quelques jours en centre, on ne peut pas faire mieux ni plus vite, un gardien a laissé la porte ouverte, une nuit de marche à travers l’Andalousie, au matin me voilà à Séville, et la suite. Le 15, dans le sud de la France, le 20 mai à Paris. La suite. La suite. Vite.

Qu’est-ce qu’on fait de la liberté ? Le but, c’était le danger, le but, c’était de rester affolé. Il fallait ruser, trouver des passages, de l’argent, de bonnes personnes, accepter le pas en arrière, dénicher un coin de forêt, éviter les violences. Qu’est-ce qu’on fait de la liberté ? D’abord, on savoure, se repose à l’hôtel, au début un quatre-étoiles, après il y a les bêtes et les odeurs. On ne sort pas beaucoup, un peu piqué d’inquiétude, bientôt en désir de décisions. On nous dit d’attendre. Ici même les alliés, dont on comprend assez vite qu’ils ne sont pas payés, on les appelle quand même les associations, posent trop de questions, disent ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas, absolument, surtout et surtout pas. Attendre. Qu’est-ce qu’on fait de la liberté ?
Quand un geste, un salut t’a donné une responsabilité de témoin, l’angoisse que ça s’arrête. Tu cherches le danger. En jouant contre toi mais qui sait ? Autrefois aussi tu étais poussé : mon fils à moi, il est parti. Que faire de ton extraordinaire victoire ? Un danger, un autre, encore ? Tu passes ici les évaluations, voici l’ordalie des papiers, des tests osseux. Rien, ici, n’a à voir avec la mort, les vagues, la nuit ou les moustiques du Maroc. Le danger ici, tu le dis très bien, c’est de devenir fou.

Hier, tu te jetais dans la mer, un pneu noir autour du cou, il fallait éviter le rouge des gilets de sauvetage, rouge qu’aperçoivent les Marocains qui te ramènent à terre avant que tu ne sois dans les eaux espagnoles, hier, tu te jetais dans la mer et au bout de la nuit, après que vous aviez bien tourné en rond, tu apercevais les oiseaux de l’Espagne et de l’Europe, ceux qui virevoltent près des terres, victoire, tu t’étais jeté du bord vers l’autre bord. Aujourd’hui, tu tournes en rond de dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (Demie) en centre d’information et d’orientation (CIO) et dans le meilleur des cas, tu apprends les sigles par cœur.
Je ne veux pas, de ce côté du monde où on fait tout pour ne rien risquer, trouver ton exil romantique. Mais c’est toi qui le dis : tu t’es conduit en héros et cela te donne, avec fragilité, une grande force. Cette force est partagée. Tu fais et t’évades. D’autres empêchent qu’on s’évade, ils emmurent. Je crois que nous vivons toi et moi dans un monde où on définit l’héroïsme d’une même manière : du côté de l’élan, de la vie qui décide, est libre et libère. Pas du côté où on se laisse mourir et où on laisse mourir. Même dans notre Europe mortifère emmurée, on admire les figures valeureuses qui avancent alors même qu’on leur dit de ne pas avancer, qui avancent pour se sauver et pour sauver. Malgré Frontex aux points d’eau, malgré les drones et les polices aux frontières, malgré les fossés, les barbelés, les lames de Ceuta, malgré celles de la mer d’Alborán. Malgré un tout petit bonhomme qui parle d’une façon très inconvenante, malgré d’autres qui se taisent et c’est pire, malgré un minuscule navire de guerre qui empêche de rentrer au port quand on y arrive. On n’imagine pas que quelqu’un un jour s’extasie de la figure d’un emmureur, d’un empêcheur obéissant, qu’il en fasse un portrait élogieux.

J’avais écrit : ce que ça fait à la vérité. Ce que ça fait à l’enfance. L’enfance en exil doit, une fois arrivée en Europe, en France en tout cas, s’expliquer, elle doit dérouler sa chronologie, réduire son parcours, en répéter les étapes, les dates, se faire l’interprète de sa société, de sa culture, elle doit se montrer isolée et vulnérable. Elle l’est malgré la grande force. Elle trouve et ouvre des brèches même quand il n’y a qu’impossibilités.

On gagnera

Pour qu’on te dise mineur, ce qui est ta seule chance, si tu viens d’Afrique de l’Ouest, de vivre légalement en France, il faut que l’état civil de ton pays ressemble à celui de la France, alors on fait tout au pays pour qu’il y ressemble. Comme il se doit tu fais mourir ton père et si on te dit que lui seul pouvait demander pour toi ce document que tu viens de recevoir tu diras que ton oncle porte le même nom que ton père, à chaque empêchement tu trouveras un récit, à chaque opposition une fiction mais la fiction sera plus vraie que le vrai. Ce que ça fait à la vérité ? Ça l’a fait déborder. Bien sûr mon père est mort, ce qui ne veut pas dire que mort comme il est il n’a pas pu gagner pour moi le papier, la vérité, c’est que j’ai besoin d’une porte et je la trouverai. La chercher chaque fois serait assez excitant, un véritable exercice de liberté, si ce n’était si dangereux. On ruse, slalome, on gagnera, parce qu’on en a besoin, parce qu’on est d’une force considérable, parce qu’on a des capacités d’invention plus grandes que n’en auront jamais les emmureurs, les empêcheurs obéissants. Parce qu’on a du talent pour l’évasion.

(1) La harga,le «départ», seule option politique : lire article de la chercheuse Farida Souiah sur www.hal.archives-ouvertes.fr.

(2) Chez moi ou presque, de Stéphane Ngatcheu, éd. Lettres communes-les Presses du réel (octobre).

Dernier ouvrage paru : les Enfants de l’aurore, Fayard (mars), le récit d’exil de trois adolescents inspiré de l’Iliade.

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Yann Tiersen...

21 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Milon Hatoum, écrivain de la forêt amazonienne...

21 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Milon Hatoum, écrivain de la forêt amazonienne...

Tarso, c’était le plus triste, le plus timoré : il ne nous a jamais dit où il habitait. On soupçonnait que c’était une des baraques voisines de l’igarapé de Manaus ; un jour il s’est évaporé, on ne l’a plus revu. Il nous suivait rarement aux bals. Avec ces godillots, pas question, frérot, déclinait-il. Un cinoche, oui : deux sous chacun et on payait sa place. Nous voilà partis pour l’Eden, le Guarany ou le Polytheama. Après la séance de matinée, il nous faussait compagnie, sans rester voir les filles de l’École normale ou bien les polissonnes du Santa Dorothea. Tarso voulait vendre des glaces et des fruits à la sauvette, se faire un peu d’argent rien que pour entrer aux Vérandas d’Eva. Mais c’était cher, trop pour lui. Alors oncle Ranulfo l’a promis : le jour venu, je paierai pour tout le monde. Oncle Ran, un homme de parole ; il n’a pas mégoté : il nous a donné l’argent de l’entrée, des boissons. Ensuite il a sorti une poignée de billets de son portefeuille : Ça, c’est pour les filles. Mais pas de gamineries, hein ? Chacun de vous doit se conduire en gentleman avec ces princesses.

Milton Hatoum - La ville au milieu des eaux

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2022... Portrait possible d'un-e futur-e candidat-e de gauche...

21 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

2022... Portrait possible d'un-e futur-e candidat-e de gauche...

Voilà deux ans et trois mois que la France est gouvernée, au-delà d'un homme, par un système de type "libéral anglo-saxon" fondé sur la croyance:

- que la compétition est un mode de vie;

- que "gagner" est une philosophie (les vaincus étant priés de se faire oublier);

- que l'égalité n'est qu' "égalitarisme".

Le tout teinté de mépris de classe assumé.

 

La rentrée politique voit se dessiner un "Macron nouveau". Pas moins inquiétant que le précédent. Les éléments de langage ont été décidés "en-haut".  Ils sont déclinés sagement et méthodiquement par les élus, militants et sympathisants macronistes:

- réconciliation entre les français ("Macron le rassembleur" versus "manifestants violents et diviseurs")

- dialogue et participation des corps intermédiaires (maires et syndicats tout à coup revenant en grâce

- les réformes continuent (image de l'action, de la France en mouvement perpétuel, chantier dont le chef de travaux est évidemment le Président de la République).

 

Le tout enveloppé dans un packaging coloré, très imagé. Le macronisme est un narcissisme échevelé. L'important n'étant pas tant de démontrer que de montrer. Montrer n'importe quoi (Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer sont très forts en ce domaine) mais "donner à voir et à commenter".

 

Un président donc:

- très "ancien monde" ayant endossé le costume élimé de l' "homme providentiel";

- très "tradi" en de nombreux domaines: économique, éducatif, social, sociétal. Qu'on me cite un exemple, un seul, de décision ayant rompu avec tel ou tel dogme libéral. En matière de politique éducative, sous le vernis du "progrès" (les neurosciences), rien, absolument rien de neuf avec des "réformes" empruntant au passé;

 

Observant cela se dessine peu à peu un portrait du candidat 2022 qui devra rompre avec le précédent.

 

Ce candidat (par commodité j'emploie le masculin; évidemment je pense tout autant à une candidate), ne devra en aucun cas se présenter en "homme providentiel" ayant une solution pour tout accompagnée d'une promesse pour chaque dossier. Les français, quelque génération que ce soit, ne croient plus en ce type de candidature "couteau suisse".

 

Il devra (et son équipe avec lui/elle) proposer des pistes de travail commun (y associant les corps intermédiaires/le monde associatif/les initiatives individuelles à intégrer et amalgamer/etc...) bien plus qu'un projet clef en main.

 

Il devra cultiver l'humilité en ayant le courage de dire aux français: "Ce que je vous propose n'est pas destiné à ME faire gagner mais à VOUS faire gagner. "C'est notre projet et vous allez me faire gagner"/E Macron 2017. Plus jamais! "C'est notre projet et nous allons bosser ensemble pour vous faire gagner une vie meilleure dans un monde incertain". Moins tonitruant mais cela parlera davantage aux français.

 

Il ne devra pas mépriser les "puissants", leur faisant comprendre qu'ils auront eux-aussi intérêt à conjuguer plus souvent le verbe "partager" que le verbe "gagner". A pratiquer le "faire ensemble" bien plus que le trop vague "vivre ensemble". Et qu'à ces conditions, ils seront des "gagnants" d'un genre nouveau.

 

Il devra proposer des réformes parfois radicales (on ne PEUT PLUS enseigner ce que j'enseigne depuis 34 ans, de la manière dont je l'enseigne, dans les locaux où j'enseigne. C'est une aberration!).

 

Des réformes radicales:

 

- qui résolvent les problèmes les plus urgents et que chacun connait;

- qui projettent les français à l'horizon 2030/2050. Le/la candidat/e ne pourra pas, ne devra pas faire l'impasse sur les enjeux et les défis environnementaux, notamment humains. Les réfugiés climatiques seront de plus en plus nombreux, quoi qu'il arrive. Les mouvements de population vont aller en s'amplifiant. Tout cela doit être anticipé.

 

Il devra évidemment être un rassembleur de la gauche car la France a BESOIN de gauche, ne serait-ce que pour recréer du DEBAT dans un pays que la Macronie a voulu sans clivage. Ce faisant elle n'a fait que créer des ruptures, que provoquer des conflits, que diviser les français. Tout cela avec les conséquences que nous connaissons.

 

Une gauche qui devra tourner le dos à ses défauts et vieux démons. Nous les connaissons aussi.

 

Enfin, il/elle devra inciter chacune et chacun à devenir acteur de la vie publique en fournissant, en créant les outils facilitant la réalisation des initiatives. (Dans ce domaine, les "quartiers" regorgent de mise en pratique d'idées novatrices qui mériteraient d'être développées).

 

Christophe Chartreux

 

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2022... Cap sur la culture… LES cultures!

 

Le/La candidat-e qui osera affirmer que la France est d'essence multiculturelle se fera assassiner par le Rassemblement National et Les Républicains. Pourtant il/elle devra avoir ce courage de vérité historique.

Depuis ce constat, il/elle devra développer un projet politique de soutien aux cultures vivantes comme aux structures de culture(s) plus traditionnelles: musées et autres lieux de conservation DES patrimoines de notre pays.

La gauche doit reconquérir les coeurs de nos artistes. Certes, il ne faudra pas commettre l'erreur de vouloir accaparer la culture pour en faire un "objet de gauche". La culture n'est ni de gauche ni de droite. Mais par "capillarités d'âme", les chanteurs, acteurs, peintres, bref les artistes qu'ils soient de rue ou confirmés sont des révoltés, des écorchés vifs, des empêcheurs de penser en rond, des anti conformistes. Autant de sensibilités qu'on peine à trouver au RN, LR ou LREM quand même.

Le/la candidat(e) devra s'emparer du "symbolique" - l'art - pour le rendre accessible à toutes et à tous. A commencer par l'école qui doit révolutionner son approche de l'enseignement des arts en général. Aussi talentueux et dévoués soient nos collègues d'arts plastiques et d'éducation musicale, il leur est impossible de concurrencer les "marchands d'arts au kilomètre" qui sévissent sur les chaines de télés, radios et réseaux internet. Ce "symbolique" existe en pratique dans de nombreux endroits, y compris dans les quartiers et cités, trop oubliés par la Macronie actuelle. Que de talents! Que d'initiatives inconnues et porteuses d'espoirs! Que de choses apprises hors l'école mais laissées en friches trop rapidement! Autant d'endroits à "porter" et à montrer en exemples de "faire ensemble" (bien plus que "vivre ensemble").

La Macronie en asséchant le débat (Plus de clivages/Ni droite ni gauche/"Réconcilions-nous") a asséché la culture. Or la culture, c'est le début de l'apprentissage du débat; c'est un permanent prétexte à débats. Le/la candidat(e) de la gauche devra rendre aux français l'amour de la "dispute" par le biais, entre autres, de la culture à portée de mains, de la circulation permanente des idées.

Parfois je me demande - crainte exagérée? - si Emmanuel Macron, qui pourtant saupoudre ses discours de citations nombreuses, n'a pas évacué la culture parce qu'elle EST débat. Je serais en effet bien incapable de définir la ligne politique culturelle suivie par ce gouvernement.

Enfin il conviendra de rapprocher l' "Art" de ce que l'on appelle parfois avec condescendance le "socio-culturel". Le dialogue, les "aller-retour" entre les deux "espaces" - qui pour moi ne font qu'un - doivent être permanents. Je me souviens de Catherine Trautmann et du travail qu'elle avait mené à la tête du Ministère de la culture. Il serait bon de s'inspirer de ce qu'elle n'avait hélas pas eu le temps de mener à terme.

 

Christophe Chartreux

 

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A lire... Voyage d'un historien à l'intérieur de l'Etat - Christophe Prochasson (28 août)

21 Août 2019 , Rédigé par Fayard Publié dans #Histoire, #Politique

A lire... Voyage d'un historien à l'intérieur de l'Etat - Christophe Prochasson (28 août)

 

L’histoire a souvent fait des héros des intellectuels qui se sont opposés au pouvoir. Mais qu’en est-il de ceux qui ont accepté de collaborer avec lui  ? Le pouvoir peut-il s’exercer sans la contribution du savoir  ? De son expérience personnelle, l’auteur tire la conviction du contraire.
L’histoire aime faire des héros des intellectuels qui s’opposent au pouvoir, laissant dans l’ombre la contribution parfois majeure de ce qu’on pourrait appeler les «  intellectuels de gouvernement  ».
 
Et pourtant, nul n’imagine que le pouvoir puisse s’affranchir de la contribution du savoir.
 
Historien, puis recteur de l’Académie de Caen, et enfin conseiller du président de la République François Hollande pour l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche, Christophe Prochasson a fait personnellement l’expérience de cette délicate articulation entre science et action publique, idéal de neutralité théorique et engagement au service de l’Etat. Il en dresse dans ce livre un bilan exigeant, convaincu que la société politique doit demeurer (ou, dans certains cas, redevenir…) une société de savoir si elle veut assurer la justice.
 
Spécialiste de l’histoire politique de la France, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet, Christophe Prochasson a été élu président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

 

 

Voir aussi:

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Rentrée scolaire : "Le cartable est un enjeu social"...

21 Août 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Rentrée scolaire : "Le cartable est un enjeu social"...

Le cartable est "l'image de l'enfant dans la cour de récré", affirme Isabelle Cussac-Mazarguil, fondatrice du label "Approuvé par les familles".

"Le cartable est un enjeu social", a observé mercredi 21 août sur france-info Isabelle Cussac-Mazarguil, directrice de Génération & Co et créatrice du label "Approuvé par les familles".

Les parents "laissent la part à l'enfant dans la décision d'achat", car ils "considèrent que le cartable, la trousse, comme la tenue de rentrée sont des achats à caractère social, c'est l'image de leur enfant dans la cour de récré, qui est la société de l'enfant", a-t-elle ajouté.

Le sac à dos plébiscité, les fournitures écologiques boudées

On trouve alors des cartables dès la maternelle, "pour faire comme les grands". Mais à partir du CM1 ou CM2, "le cartable laisse de plus en plus la place au sac à dos". Ce dernier "règne en maître sur le collège", et on va y trouver "des motifs 'kawaii', fleuris [...] et cette fameuse marque Eastpak".

Quant à la tendance écoresponsable du moment, Isabelle Cussac-Mazarguil estime qu'elle est "aujourd'hui encore plutôt réservée au domaine alimentaire ou de l'hygiène", car les parents privilégient "le bon rapport qualité-prix". "Ils sont moins d'1% à accepter de payer plus cher pour un produit écoresponsable." Les produits écoresponsables qui remportent le plus de succès sont ceux qui ne sont pas plus chers que les autres, "ce sont les basiques : les colles, les gommes, les crayons de papier".

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Tallisker... A écouter... A découvrir... Une rouennaise...

20 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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