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Vivement l'Ecole!

Haendel... Alison Balsom... Lestyn Davies... Divin!

25 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Louis Bory... (A écouter absolument)

25 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« Bonaparte vivait encore. Sans doute s'occupait-il de la concentration des pouvoirs entre ses mains pour sa gloire et son profit. Mais il veillait aussi à la remise en « ordre » des choses et des gens – en un ordre qui stabiliserait une société dont il serait le chef, L'Ancien Régime était plein de tares et d'absurdité ; la Révolution avait chambardé tout sans se donner – sans que l'Histoire lui donne – le temps d'établir un ordre révolutionnaire. Il fallait « ranger » tout. Donc mettre sur pied un code civil qui ferait le point – le point final – quant aux usages, règles, directives et lois.

On raconte que lorsque fut posée la question de savoir qui voulait parler pour défendre le droit d'adoption accordé aux célibataires, Bonaparte lança, mi-figue mi-raisin :

— À vous, citoyen Cambacérès.

Y eut-il des sourires ? Celui qui était encore second consul pinça-t-il les lèvres ? Toujours est-il que, concernant les marginalités sexuelles, en particulier l'homosexualité le code reste muet. Aucune allusion. Le « petit défaut » n'existe pas. Le Code Napoléon (1) permettait à deux hommes majeurs de vivre en ménage sans risquer la prison. Merci saint Régis. Et ainsi en fut-il jusqu'à l'ordre moral de Vichy qui donna dans le Code, et pour le condamner, son nom à cet amour qui n'osait le dire. »

Les cinq girouettes ou servitudes et souplesses de son altesse sérénissime le prince archichancelier de l'empire Jean-Jacques Régis de Cambacérès, duc de Parme, Jean-Louis Bory

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Cette femme voilée que j'ai tant aimée...

25 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Cette femme voilée que j'ai tant aimée...

(…)

Du coin de l’œil, et furtivement car je devais fixer la route, je regardais tes pieds nus. Ils étaient jolis. Me revinrent alors en mémoire d’autres pieds nus…

Ceux de Khadija, que j’appelais khaddouj. Elle était notre bonne au Maroc. Je déteste ce terme : « Bonne ». Il était utilisé par les familles françaises. Pas par mes parents. Elle était d'abord avant tout la grande sœur à qui je me confiais lorsqu'enfant j'avais à partager un moment heureux ou moins heureux. Cette femme ne savait ni lire ni écrire mais elle savait mieux que personne lire dans mon regard et écrire dans ma mémoire. Rien d'elle ne s'est jamais effacé. J'ai appris énormément d'une femme illettrée. Paradoxe intéressant. Elle aussi, dès son arrivée à la maison jusqu’à son départ, retirait ses chaussures et restait pieds nus. Des pieds peints de la cheville aux orteils. Ces figures me fascinaient car je ne les comprenais pas. C’était une jeune femme de vingt-cinq ans, brune aux yeux sombres, très mince, le visage toujours illuminé d’un sourire. Souvent, elle chantait en travaillant. Jamais elle ne se plaignait. Ses pieds nus rendaient sa démarche, d’une noblesse infinie acquise depuis l’enfance par le port de divers récipients posés en équilibre sur la tête, légère, élégante et délicate. Elle ne touchait pas le sol, elle le frôlait, l’effleurait, le caressait. C’était une fée. Ma fée. Au plus fort de la chaleur du jour, elle m’invitait à la cave. Il y faisait si frais. S’asseyant en tailleur et, dans un geste ample sculptant l’espace,  ramenant son sarouel entre ses jambes repliées, elle m'invitait à me blottir dans le berceau ainsi formé. Alors, caressant mon front, je l’entendais reprendre une mélopée ancienne. Jamais je n’ai entendu la fin. Je m’endormais, tranquille, mes pieds nus reposant au sol, secoués de quelques soubresauts provoqués par des rêves oubliés.

La journée finie, elle réajustait le voile finement transparent qu'elle avait retiré à son arrivée. Il couvrait son visage et son regard souriait. Il me parlait. 

Je l'ai follement aimée.

(…)

Christophe Chartreux

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Nina Simone...

24 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Violaine Huisman... "Rose désert"

24 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

https://www.amazon.fr/Rose-désert-Violaine-Huisman/dp/2072853753

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Rapprocher écoles et collèges : la polémique refait surface...

24 Août 2019 , Rédigé par Les Echos Publié dans #Education

Rapprocher écoles et collèges : la polémique refait surface...

Deux rapports viennent d'être publiés par le ministère de l'Education. Ils défendent le rapprochement entre écoles et collèges, qui avait suscité une levée de boucliers au printemps dernier. Le gouvernement y avait finalement renoncé.

Certains diront que le ministère de l'Education souffle sur les braises. La publication, toute récente, de deux rapports d'inspecteurs généraux sur le rapprochement entre écoles et collèges - l'un datant de septembre 2018, l'autre de mai 2019 - interroge en tout cas.

Au printemps dernier, le projet d'établissements publics locaux des savoirs fondamentaux (EPSF) avait déclenché une vive contestation . Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, voulait créer des établissements regroupant des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles, dirigés par un chef d'établissement et un directeur adjoint qui aurait exercé les compétences d'un directeur d'école. L'idée avait déclenché un tollé et le gouvernement avait finalement retiré la disposition du projet de loi « sur l'école de la confiance ».

(…)

Marie-Christine Corbier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Sortir... Exposition "Divine Marilyn" - Galerie Joseph, 116 rue de Turenne, Paris 3e...

24 Août 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Art

La beauté et la fragilité de Marilyn Monroe vues par André de Dienes, Sam Shaw, Milton Greene et Bert Stern. L’exposition Divine Marilyn regroupe les photos de ces quatre grands noms de la photographie. Un événement culturel à voir jusqu’au 22 septembre.

Après Steve McQueen ou encore Johnny Hallyday, c’est au tour de Marilyn Monroe d’investir les murs de la galerie Joseph. Une nouvelle exposition plonge le visiteur dans l’intimité de l'actrice américaine des années 1950-60, de son enfance à sa dernière séance de pose quelques semaines avant sa mort.

Des premiers clichés d'André de Dienes  à la célèbre photo de Sam Shaw

En visitant l'exposition, le public assiste à la métamorphose de la jeune Norma Jeane Baker sous l’objectif d’André de Dienes. Le photographe américano-hongrois fut, en 1945,  l’un des premiers à photographier Marilyn, à l’époque jeune mannequin âgée de 19 ans. C’est lui qui immortalisera la transformation physique de la jeune femme qui passe, en quelques mois, de la midinette à la femme fatale. Des photos de mode aujourd’hui cultes. 

Devenue une star du cinéma, Marilyn rencontre Sam Shaw. Il la suivra tout au long de sa carrière sur les plateaux de tournage et signera l’une des photos les plus célèbres du 7e art : Marilyn en robe blanche sur la bouche de métro à l’occasion du tournage de Sept ans de réflexion.

Marilyn, femme fragile sous l'objectif de Milton Greene 

Autre photographe qui a compté dans la vie de l’actrice, Milton Greene. Comme ses confrères, il devient un ami. L’exposition Divine Marilyn montre d’ailleurs des clichés de Marilyn avec le fils du photographe.

"Là, c’est moi, en train de donner à boire à Marilyn. Ici, c’est en Californie pendant le tournage du film Bus stop, je devais avoir trois ans."

Joshua Greene, fils du photographe Milton Greene

Milton Green est l’un des rares photographes à avoir regardé Marilyn Monroe non pas comme un sex-symbol mais comme une femme naturelle, spontanée, souvent mélancolique. C’est d’ailleurs lui qui l’incite à quitter Hollywood et à monter sa propre société de production. Il réalisera plus de 5000 clichés de la star. Certains ont failli disparaître à jamais. 

"Ce que les gens ignorent, c’est que la plupart des photos couleurs que mon père a prises de Marilyn Monroe ont été détruites parce qu’elles n’avaient pas été conservées correctement. Beaucoup de photos exposées ici ont été réintroduites dans les années 1990-2000, lorsque que j’ai pu digitaliser tout ce travail et lui redonner vie." 

Joshua Greene,fils du photographe Milton Greene

La dernière séance avec Bert Stern 

Comme Milton Green, Bert Stern s’est plus intéressé à la femme et à ses failles, qu’à la star. Il photographiera Marilyn quelques semaines avant sa mort. 

"Bert Stern lui demande de ne pas être maquillée ou très peu. Elle se livre à lui d’une façon absolument incroyable. Cela génère des photos où l’on découvre un visage d’une grande fragilité. "

Ghislaine Rayer, commissaire de l'exposition

Ce shooting, appelé La dernière séance, dura près de trois jours. Bert Stern pris quelques 2500 clichés. Des photos qui ont immortalisé à jamais la véritable Marilyn.

Véronique Dalmaz

L'exposition "Divine Marilyn" est à découvrir jusqu'au 22 septembre 2019 à la Galerie Joseph (116 rue de Turenne, 75003 Paris).  Tous les jours de 11h à 20h, y compris les jours fériés, nocturnes les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

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Jean-Jacques Goldman...

23 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Emile Zola...

23 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

C'était une toile de cinq mètres sur trois, entièrement couverte, mais dont quelques morceaux à peine se dégageaient de l'ébauche. Cette ébauche, jetée d'un coup, avait une violence superbe, une ardente vie de couleurs. Dans un trou de forêt, aux murs épais de verdure, tombait une ondée de soleil ; seule, à gauche, une allée sombre s'enfonçait, avec une tache de lumière, très loin. Là, sur l'herbe, au milieu des végétations de juin, une femme nue était couchée, un bras sous la tête, enflant la gorge; et elle souriait, sans regard, les paupières closes, dans la pluie d'or qui la baignait. Au fond, deux autres petites femmes, une brune, une blonde, également nues, luttaient en riant, détachaient, parmi les verts des feuilles, deux adorables notes de chair. Et, comme au premier plan, le peintre avait eu besoin d'une opposition noire, il s'était bonnement satisfait, en y asseyant un monsieur, vêtu d'un simple veston de velours. Ce monsieur tournait le dos, on ne voyait de lui que sa main gauche, sur laquelle il s'appuyait, dans l'herbe.

Emile Zola - L'Oeuvre

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Nos enfants ont-ils trop de vacances ? France Culture (Audio)

23 Août 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Nos enfants ont-ils trop de vacances ? France Culture (Audio)

(Emission à écouter en cliquant sur le lien de bas de page)

Jean-Michel Blanquer affiche depuis 2017 sa volonté de lancer une « grande concertation » sur les temps scolaires de l’enfant. Suite à la saisie en juillet du Conseil constitutionnel, le gouvernement pourra désormais décider par décret ou arrêté de l’organisation des périodes de congés.

Ça fait penser à une nouvelle de Marcel Aymé, « Le décret », dans laquelle les grandes puissances de ce monde se mettent en tête de disposer du calendrier.

La plupart des familles qui ont le sentiment que les vacances sont trop longues ne l'auront plus le jour où les endroits dans lesquels ils vivent proposeront des activités intéressantes. Myriam Menez.

« Les chefs d'État et les ministres se mirent à consulter des traités de philosophie. Il devint évident que la notion de temps était une assez risible balançoire. Le vieux et inexorable dieu Chronos, qui avait jusqu'alors imposé la cadence de sa faux, perdit beaucoup de son crédit. Les hommes étaient maîtres du temps, et ils allaient le distribuer avec beaucoup plus de fantaisie que n'en avait mis, dans sa trop paisible carrière, le dieu découronné. »

On peut dénoncer l'escroquerie des cahiers des vacances qui sont une manne pour les éditeurs. Ils sont rarement complétés par les enfants et permettent aux parents de se donner bonne conscience. Philippe Meirieu.

On imagine Édouard Philippe et Jean-Michel Blanquer devisant ainsi sur le temps physiologique, le temps compressible, le temps subjectif... et décidant de reprendre la main sur le calendrier scolaire. Le Premier ministre, dans une procédure très rare, a saisi cet été le Conseil constitutionnel à propos de l’article L 521-1 du code de l’éducation sur les congés scolaires.

Il faut prendre en compte le temps global de l'élève : le temps de l'apprentissage, mais aussi le temps de transport, la pause méridienne, la question des devoirs à la maison (...) On a un problème relativement récent lié à la fatigue des enfants. Frédérique Rolet.

Il n’est pas question, nous dit-on, de bouleverser incessamment un calendrier qui ordonne depuis des années les transhumances estivales et le grand chassé-croisé, mais d’amorcer un début de réflexion sur la durée des vacances, leur répartition dans l’année. En premier lieu pour le bien des enfants, leur santé mais aussi la qualité de leur temps extra-scolaire.

Vous rentrez tout juste de congés, ou vous y êtes encore ? N’écoutez pas cette émission !

Nos enfants ont-ils trop de vacances ?

Julie Gacon

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