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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Augmentation - Réformes et conséquences - Profs qui marquent - divers...

30 Août 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Augmentation - Réformes et conséquences - Profs qui marquent - divers...

L’actualité est dominée par une fausse bonne nouvelle.

On parle aussi des profs de sa vie et des conséquences, encore et toujours, des réformes et politiques éducatives.


Augmentation ?
 
Hier soir une annonce du ministre a fait battre le coeur des enseignants : 300€ d’augmentation ? Ah oui mais non, c’est par an. Et c’est en fait l’application d’une mesure décidée sous François Hollande et repoussée par le gouvernement actuel. En plus cela ne compense pas les pertes dues au gel du point d’indice et à l’inflation.

Blanquer annonce une hausse de « 300 euros » par an du salaire des professeurs
« Il semble vouloir une rentrée apaisée. Jean-Michel Blanquer a annoncé mercredi soir que les professeurs verront leur salaire annuel augmenter de « 300 euros en moyenne » en 2020. Des revalorisations salariales avaient été négociées sous le quinquennat de François Hollande, mais « concrètement, c’est sous ce gouvernement que des augmentations de ce type vont avoir lieu : c’est-à-dire en moyenne 300 euros pour tout le monde […] en 2020 », a promis M. Blanquer sur BFMTV. »
Les syndicats relativisent. « Il est vrai que lorsqu’on en livre le détail, ladite augmentation est à considérer avec précaution, différant largement du coup de pouce que le syndicalisme enseignant réclame et qu’il faut encore négocier pour les années à venir. Les 300 euros par an en moyenne de Jean-Michel Blanquer avaient par ailleurs déjà été annoncés. Dérisoire dans les montants, prévu au programme depuis trois ans, sans lien avec les négociations entreprises, ce geste ne devrait pas vraiment calmer la colère des enseignants, ni pousser les syndicats à ranger au fond des tiroirs les préavis de grève déposés pour le mois de septembre. »
Finalement il vaut mieux en rire, notamment avec la chronique de Daniel Morin


Réformes et conséquences
 

« Le ministre de l’Éducation nationale a présenté mardi 27 août ses mesures contre les violences scolaires. Parmi elles, l’accent mis sur les "classes relais" qui accueillent des élèves exclus plusieurs fois d’un établissement. »

Rentrée scolaire : la réforme fait la joie des éditeurs de manuels scolaires
« Les nouveaux programmes de collège et de lycée ont obligé les éditeurs à mettre les bouchées doubles afin de fournir des manuels scolaires à temps. Mais tous les acteurs du secteur s’en frottent les mains. »

Valence : Duncan, 10 ans, autiste, privé de rentrée scolaire
« L’Adapei de la Drôme tire la sonnette d’alarme. Parce qu’à la rentrée, 257 enfants handicapés ne seront pas pris en charge en institut médico-éducatif (IME) ou par les services de soins à domicile (Sessad), l’association lance sa pyramide des cartables le 31 août à Valence. »

Revin : une rentrée sans professeurs principaux
“Au lycée Jean-Moulin, les deux tiers des professeurs principaux ont refusé de rempiler cette année. Ils protestent contre la réforme Blanquer et la baisse de dotation horaire.”


Les profs qui marquent
 

« Alors qu’elle récitait du Racine, la collégienne Dany Laurent a vu sa professeure de français sortir son mouchoir. Une réaction qui a déterminé sa vie. Témoignage. »

On a retrouvé Mme Chapalain, la prof qui a changé la vie de Riad Sattouf
« Elève de 3eC plutôt discret, Riad Sattouf dessinait déjà, mais n’osait pas imaginer en faire son métier. Sa prof d’arts plastiques, Andrée Chapalain, fut la première à encourager l’auteur de « l’Arabe du futur ». Vingt-sept ans plus tard, nous les avons réunis. »

Quand Lilian Thuram prenait des cours du soir
« A 16 ans, le futur champion du monde était déjà un surdoué du ballon, mais sa mère craignait qu’il rate son bac de français. Il se souvient ici de son prof particulier, que nous avons retrouvé. »


Divers
 

“Michel Reverchon Billot a signé le 4 avril dernier avec Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal le contrat d’objectifs et de performance qui définit la stratégie du CNED pour la période 2019 2022. Dans cet entretien le directeur général du CNED apporte des précisions sur cette nouvelle stratégie.”

Rentrée scolaire : Comment s’explique la réussite scolaire des enfants de profs ?
« Un ouvrage intitulé « Pourquoi les enfants de profs réussissent mieux », qui sort ce mercredi en librairie, avance quelques explications, corroborées par les premiers concernés »

A 5 ans, la lutte des classes
« Education, apprentissage des codes, alimentation, loisirs… Dans « Enfances de classe », une équipe de sociologues dirigée par Bernard Lahire explore en profondeur comment les inégalités s’instaurent dès la maternelle. »

Enseignement catholique, « l’entre-soi n’est ni une solution ni notre vocation »
Entretien “Jusqu’ici directeur diocésain à Créteil, Philippe Delorme succédera le 1er septembre à Pascal Balmand comme secrétaire général de l’enseignement catholique. Dans sa première interview à la presse, cet ancien professeur d’économie, ancien directeur d’établissement, réagit aux réformes Blanquer et dévoile ses priorités.” Recueilli par Denis Peiron

Géraldine Duboz

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Abbey Lincoln...

29 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Echenoz...

29 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Comme elle était relativement fine au début, le brise-glace commença de s’y frayer un chemin frontalement. Puis assez vite elle devint trop épaisse pour qu’il pût continuer de procéder ainsi : dès lors il entreprit de se poser sur elle pour l’écraser de tout son poids : elle explosait alors, se lézardant en tous sens à perte de vue. Descendu dans l’étrave du bâtiment, séparé de l’impact par soixante millimètres de métal, Ferrer écouta de près le bruit que cela produisait : bande-son de château hanté tout en raclements, sifflements et feulements, effets de basse et grincements divers. Mais une fois remonté sur la passerelle, il ne percevrait plus qu’un léger craquement permanent, comme une étoffe qui se déchire sans résistance au-dessus des sous-marins nucléaires immobiles, silencieux, tranquillement posés sur le fond, et dans lesquels on triche aux cartes en attendant vainement les contrordres.

Jean Echenoz - Je m'en vais

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A 5 ans, la lutte des classes - "...comment les inégalités s’instaurent dès la maternelle".

29 Août 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

EXTRAIT

Education, apprentissage des codes, alimentation, loisirs… Dans «Enfances de classe», une équipe de sociologues dirigée par Bernard Lahire explore en profondeur comment les inégalités s’instaurent dès la maternelle.

Ils voulaient créer «un choc sensible». Décrire au plus près des habitudes et des corps l’inégalité sociale qui frappe les enfants dès la maternelle pour «qu’on ne puisse plus dire qu’on ne savait pas». Sans doute la violence de cette phrase, à la toute fin de ce livre de plus de 1 200 pages, est de celles qui créent la commotion attendue : «On peut dire que ces enfants, qui naissent dans des environnements familiaux extraordinairement différents, ne sont vraiment pas les mêmes enfants. Seule leur apparente similitude biologique produit l’illusion d’une proximité sociale.» Enfances de classe, qui paraît ce jeudi aux éditions du Seuil, rassemble une enquête de grande ampleur menée pendant cinq ans par 16 sociologues sous la direction de Bernard Lahire, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure de Lyon.

On sait que l’enfance connaît l’inégalité. D’études en rapports officiels, les statistiques tombent régulièrement : 7 enfants de cadres sur 10 exercent un emploi d’encadrement quelques années après la fin de leurs études, tandis que 7 enfants d’ouvriers sur 10 demeurent cantonnés à des emplois d’exécution, d’après les chiffres de l’économiste Camille Peugny. Mais ce qui se dessine au fil des pages d’Enfances de classe, c’est par quelles fines voies d’eau «l’ordre inégal des choses» s’infiltre, déjà, dans la vie d’enfants de 5 ans : l’espace plus ou moins grand dans lequel on vit (quand il existe un lieu à soi…), les lectures que l’on fait, les critiques qu’on se permet devant le poste de télé, ce qu’on mange, ce qu’on porte sur soi… «Naviguer aux deux bouts de l’espace social comme le permet le livre, produit, oui, quelque chose comme un scandale, un sentiment d’injustice extraordinaire», atteste Bernard Lahire.

Réalités «augmentée» et «diminuée»

Les conclusions de l’enquête s’appuient sur 35 études de cas d’enfants, dont 18 sont reproduites longuement dans le livre. Libertad, la petite Rom dont les parents sont considérés comme de «mauvais pauvres» par l’école. Thibault, timide fils d’agriculteurs. Lucie qui aime tant les livres qu’elle en a rédigé un avec sa grande sœur de 7 ans. Valentine, au contact de la bourgeoisie parisienne sur les terrains de tennis du Racing Club de France comme sur les pistes à Méribel. Aux enfants, à leurs parents, aux grands-parents qui les gardent parfois, à leurs enseignants, les sociologues ont posé des questions concrètes : que mangent-ils ? Blaguent-ils avec leurs parents ? La famille a-t-elle une femme de ménage, une fille au pair qui parle anglais, un conseiller fiscal ? Ils ont également fait faire des exercices langagiers aux petits élèves (mise en mots d’histoire à partir d’images, raconter sa fin de journée après l’école…). Les portraits de familles qu’ils tirent de cette moisson de données incarnent une rare diversité de parcours. «Nous voulions sortir des discours abstraits et technos, cesser de déréaliser les inégalités sociales», explique à Libération Bernard Lahire. Et sa conclusion est glaçante. «On parle aujourd’hui beaucoup de transhumanisme», écrit-il. Mais il est d’ores et déjà des enfants qui vivent une «réalité augmentée». «Les pouvoirs économique et culturel offrent une vie quasi infinie : avoir une résidence secondaire ou voyager, employer une femme de ménage et libérer du temps pour les sorties, avoir une alimentation saine et allonger son espérance de vie, visiter les musées et découvrir d’autres mondes… Autant "d’extensions de soi" pour l’enfant.»

Puis il y a les autres...

(…)

Sonya Faure - Simon Blin

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Rentrez en douceur ! — Réactions — Divers — Ressources...

29 Août 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Rentrez en douceur ! — Réactions — Divers — Ressources...

Et vive la méthode Coué, la rentrée sera toute en douceur et pleine de colibris !


Rentrez en douceur !
 
Rentrée scolaire : le gouvernement joue l’apaisement avec les enseignants Par Mattea Battaglia , Violaine Morin et Camille Stromboni

"Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a abordé sa troisième rentrée des classes en promettant, entre autres, une « juste reconnaissance du travail des personnels ».”

Rentrée scolaire : Blanquer se veut plus « colibri » que « mammouth »
"Le ministre de l’Education, qui donnait ce mardi sa conférence de rentrée, a insisté sur l’importance du dialogue social et affirmé vouloir placer l’année scolaire sous le signe de la « réussite »."

Rentrée scolaire : Blanquer se veut plus « colibri » que « mammouth » Par Marie Piquemal
« La conférence de presse, cette année, c’est tout au fond, là-bas dans le jardin ». A l’arrivée rue de Grenelle (dans le VIIe arrondissement de Paris), des tables blanches avec des cakes au choco marbré attendent les journalistes. Et des chaises joliment alignées devant un platane pluriséculaire. « Vous avez aussi de ce côté-ci des bambous plantés par Jack Lang [ancien ministre de l’Education, ndlr] et quelques insectes qui vivent ici », informe Jean-Michel Blanquer. Le chant des oiseaux en fond sonore, le ministre attaque son discours de rentrée avec : « Je tenais à vous remercier d’être là [les journalistes, ndlr], dans cette ambiance champêtre. J’espère que vous revenez requinqués après les vacances. » On se pince. Jean-Michel Blanquer est aimable, il semble détendu.”

La rentrée toute douce de Jean-Michel Blanquer, ministre des colibris Par Gurvan Le Guellec
Un ministre plus diplomate, plus à l’écoute, et même prêt à revaloriser les enseignants. L’ambiance rue de Grenelle a changé du tout au tout pendant l’été. Mais, sur le fond des dossiers, le meilleur élève de la macronie ne dévie pas de son cap.” pour abonnés

Rentrée : JM Blanquer à l’Ecole : " Chérie et si on recommençait tout à zéro ?"
Peace and Love. Le 27 août, à l’occasion de la conférence de presse de rentrée, le ministre de l’éducation nationale a montré une nouvelle facette de sa personnalité. En ce début d’année, après des mois de graves tensions, JM Blanquer baigne dans la conciliation. Les affrontements de l’année dernière ? "Tournons la page". Ses objectifs pour 2020 : le bonheur des profs et l’environnement durable. Fini le ministre droit dans ses bottes. Fini le pourfendeur des médias et des "bobards". Fini le libéral à tout crin. Blanquer est social et bienveillant. L’exercice de communication a quand même ses limites. Et elles concernent en priorité les professeurs des écoles... Car un nouveau Blanquer est-il possible ?

Jean-Michel Blanquer : "Nous voulons compenser le fait qu’il y ait des inégalités entre établissements"
Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, est l’invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.” C’était ce matin, l’interview du jour (25 minutes) !

Blanquer dévoile son plan contre les violences à l’école Par Wally Bordas
« Le bonheur et le bien-être des personnels sont l’un des facteurs principaux de la réussite scolaire. » Lors de sa conférence de presse de rentrée, Jean-Michel Blanquer a multiplié les paroles apaisantes en direction des professeurs. Voulant « tourner la page » de la crise du bac et « passer à autre chose », le ministre de l’Éducation nationale a expliqué vouloir « restaurer le prestige » des enseignants, tout en assurant leur protection. Il a donc profité de cette séquence pour annoncer les mesures phares de son plan contre les violences à l’école.”


Réactions
 

Marie-Hélène Plard, secrétaire départementale du syndicat d’enseignants Snuipp-FSU en Seine-Saint-Denis, réclame mercredi des décisions "concrètes", notamment sur les salaires, alors que Jean-Michel Blanquer tenait une conférence de presse avant la rentrée scolaire.”

Opinion La rentrée scolaire sous l’égide du « Guide suprême » Blanquer ? Par Claude Lelièvre Historien
Imagine-t-on l’immense éclat de rire qui secouerait la sphère politico-médiatique si un ministre de l’Agriculture s’avisait de publier et signer un « Guide de l’enseignement des labours » ? Le très vertical Jean-Michel Blanquer n’a pas hésité lui à publier un ensemble sans précédent de « recommandations pédagogiques » très fournies qui peuvent aller jusqu’à prendre la forme de « guides ». Qu’en feront, à l’heure de la rentrée, les enseignants concernés ?

Lettre ouverte Michel Fize : "Votre réforme, Monsieur Blanquer, ne sert à rien"
Sociologue et écrivain, auteur de "L’école à la ramasse, la faillite de l’Education nationale", Michel Fize reproche à la réforme de Jean-Michel Blanquer de n’apporter aucune réponse satisfaisante aux problèmes de fond que travers l’école, dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Education nationale et de la jeunesse.”

Tribune De l’urgence de démocratiser la réussite scolaire Par Yannick Trigance, Conseiller régional Ile-de-France, secrétaire national PS Education Enseignement supérieur
Pour que certains réussissent, il n’est pas nécessaire que d’autres échouent. C’est en scolarisant les enfants dès 2 ans et en renforçant la mixité sociale que l’école contribuera à limiter les inégalités entre élèves.”


Divers
 

Les inspections générales font peau neuve pour la rentrée. A compter d’octobre 2019, l’IGEN, l’IGAENR, l’IGB et l’IGJS fusionneront pour devenir l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR).” “Cette future inspection aura quatre prérogatives : appui, expertise, évaluation et contrôle. Ses prochaines missions seront le suivi des réformes (école de la confiance, nouveau bac, voie professionnelle…), le suivi de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE), l’accompagnement technique à la transformation du système scolaire, et l’accompagnement à la mise en place du conseil de l’évaluation de l’école prévu pour le premier trimestre.”

« La Vie scolaire » : l’éducation en banlieue sensible, entre fous rires et cris d’alarme (vidéo)
Deux ans après « Patients », Grand Corps Malade et Mehdi Idir sont de retour au cinéma avec une nouvelle comédie qui suit l’arrivée d’une nouvelle CPE (conseillère principale d’éducation) dans un collège difficile en banlieue parisienne.”


Ressources
 
L’enseignement supérieur en chiffres Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche- 2019 Statistiques - publications annuelles - Edition 2019

“Publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES, Repères et références statistiques R.E.R.S.) réunit en un seul volume toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français. Organisé en douze chapitres et 182 thématiques, R.E.R.S. apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.”

L’enseignement supérieur en chiffres Les effectifs dans l’enseignement supérieur en 2018-2019 Note Flash n°15 - Août 2019
En 2018-2019, 2,7 millions d’étudiants se sont inscrits dans l’enseignement supérieur. Cet effectif progresse de 2,1 % par rapport à la rentrée précédente. Cette vive progression est en particulier due à l’afflux des bacheliers de 2018, lié au boom démographique de l’an 2000. Les effectifs en formation d’ingénieur et en écoles de commerce, gestion et comptabilité sont aussi très dynamiques.”

Des élèves doublement inégaux face aux fiches de renseignements de début d’année par Audrey Murillo
En France, lors du premier cours de l’année scolaire, de nombreux enseignants ont l’habitude de demander aux élèves de compléter une fiche de renseignements, dans laquelle ils posent des questions scolaires et/ou extra-scolaires : professions des parents, goût pour la matière, loisirs, projets… Notre recherche, qui repose sur une méthode mixte (758 questionnaires et 7 entretiens auprès de lycéens)...” texte intégral disponible.

Bernard Desclaux

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"Cruel", "un scandale absolu" : dans la Drôme, 257 enfants handicapés mentaux ne pourront pas faire leur rentrée...

29 Août 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

"Cruel", "un scandale absolu" : dans la Drôme, 257 enfants handicapés mentaux ne pourront pas faire leur rentrée...

Il n'y a plus de place pour eux dans les quatre instituts médico-éducatifs de l'Adapei 26, l'Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales du département, selon nos confrères de France Bleu Drôme Ardèche.

Dans la Drôme, 257 enfants handicapés mentaux ne pourront pas faire leur rentrée dans un établissement spécialisé lundi rapporte jeudi 29 août France Bleu Drôme Ardèche. Il n'y a plus de place pour eux dans les quatre instituts médico-éducatifs de l'Adapei, l'Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales.

"On leur dit : 'Non, tu ne fais pas ta rentrée'"

L'Adapei de la Drôme, qui regroupe des parents et proches d'handicapés mentaux, dénonce un manque de moyens pour expliquer cette situation. "On leur dit 'Non tu ne fais pas ta rentrée', même si c'est la loi, déplore son président, Jean-Luc Chorier. Il faudrait que l'on double nos effectifs pour pouvoir accueillir tous les élèves qui sont orientés vers nos IME mais on ne nous accorde pas les moyens pour prendre en charge ses enfants. C'est un scandale absolu !"  Parmi ces enfants qui sont sans école, Duncan, 10 ans. Son père Jérémy Trechel est désespéré par cette situation : "Il a vraiment envie d'aller à l'école. Il a envie d'apprendre !

Quand il voit sa sœur rentrer avec le cartable le vendredi heureuse de dire qu'elle est en vacances, notre fils nous regarde en pleurant parce que lui il n'a pas de vacances puisqu'il n'a pas école.Jeremy Trechelà France Bleu Drôme Ardèche

Face aux nombreuses questions de son fils, impatient de retrouver les bancs de l'école, Jérémy Trechel ment et lui assure qu'il fera "bientôt" sa rentrée. "On ne sait pas quelles réponses lui apporter pour ne pas le blesser... C'est cruel !", s'indigne-t-il. Pour alerter la population et dénoncer ce manque de moyens, l'Adapei 26 appelle à une manifestation samedi à Valence. Une pétition sera distribuée et une pyramide de cartables sera érigée devant la Fontaine monumentale.

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William Sheller...

28 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Valentine Goby...

28 Août 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ce qu'on appelle géographie- la capacité à étudier et à penser l'espace, à appréhender un milieu, les interactions humaines qui s'y jouent, à en saisir le sens, les ordonner, les représenter-y est constamment mis en échec. Auschwitz n'est pas territoire, c'est quelque chose comme la -terra incognita- des anciennes cartes latines, au-delà des limites du monde exploré, qui portait parfois la mention : " Ici, il y a des dragons" .

Valentine Goby - Je me promets d'éclatantes revanches

A lire du même auteur: "Murène" - Actes Sud 2019

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Point de vue - A-t-on vraiment le droit d’être islamophobe?...

28 Août 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Philosophie

Point de vue - A-t-on vraiment le droit d’être islamophobe?...

Si l'usage fait par Henri Peña-Ruiz du terme «islamophobie» a l’apparence de la clarté et de la distinction, il est en réalité source de confusion et d’erreurs manifestes.

Tribune. Le concept d’islamophobie est polémique. Certains le revendiquent pour dénoncer les discriminations et les discours racistes que subissent les musulmans. D’autres en contestent l’usage, lui reprochant d’empêcher la critique de l’islam.

Lors de l’université d’été de La France insoumise, Henri Peña-Ruiz s’est illustré en affirmant le «droit d’être islamophobe». D’après lui, cette expression signifie un simple rejet de l’islam, donc le libre droit de critiquer cette religion. Il ajoute que l’on a autant le droit d’être athéophobe ou cathophobe. Il distingue ainsi formellement l’islamophobie du racisme antimusulman. La première serait légitime car adressée à une religion, le second serait condamnable, puisque s’en prenant injustement à des personnes. Si cet usage du terme «islamophobie» a l’apparence de la clarté et de la distinction, il est en réalité source de confusion et d’erreurs manifestes.

Car la phobie n’est pas un simple «rejet», comme l’affirme trop rapidement Peña-Ruiz, mais un sentiment de peur ou d’effroi devant un objet perçu comme une menace. Or là où le penseur veut critiquer les idées en protégeant les personnes, la phobie tend justement à confondre les deux. Ainsi, dans le champ politique, quel sens cela aurait-il d’avoir peur du communisme sans redouter les communistes ? Pour ce qui concerne les pratiques sexuelles, a-t-on jamais eu peur de l’homosexualité sans se défier des homosexuels ? En religion, peut-on avoir peur de l’islam sans craindre les musulmans ? Dans la peur de l’autre, les personnes sont confondues avec leurs idées, leurs pratiques ou leurs croyances.

C’est pourquoi il est dangereux, comme le fait Peña-Ruiz, de ranger l’islamophobie du côté de la critique éclairée de la religion. On peut même affirmer qu’elle lui est antérieure, étrangère, voire contraire. Car la peur de l’autre est toujours première. Dans les faits religieux et culturels, elle conduit plus facilement à l’exclusion et à la violence qu’au dialogue et à la connaissance. Toute critique sérieuse de la religion doit se situer quant à elle dans le domaine de la raison, de la science et de la compréhension. La contestation rationnelle débute donc avec la mise à distance de la peur, comme de tout autre sentiment. C’est la règle universelle que nous donne Spinoza dans sa célèbre sentence : «Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre.» L’effort d’intelligence et de raison ne commence pas par la peur, mais par son dépassement.

Peña-Ruiz a donc beau jeu de revendiquer le droit d’être phobique. Comment la loi pourrait-elle interdire un sentiment aussi trivial que la peur ? A ce jeu, on pourrait autant se battre pour le droit à l’ignorance ou à la bêtise. Ceci n’est pas une affaire juridique, mais politique et morale. Légitimer la phobie en tant que telle, la ranger d’emblée du côté de la critique de la religion, c’est encourager au dogmatisme et à l’enfermement identitaire. Au sens vague où l’emploie Peña-Ruiz, on a donc parfaitement le droit d’être islamophobe, homophobe, athéophobe, mais pour le bien de tous, on a plus encore le devoir de ne pas l’être.

Saïd Benmouffok Professeur de philosophie à Aulnay-Sous-Bois (93), cofondateur du mouvement Place publique

«Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre.» 

Spinoza

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