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Vivement l'Ecole!

Calendrier scolaire : pour de nouveaux temps éducatifs...

17 Juillet 2019 , Rédigé par Terra Nova Publié dans #Education

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Le constat est récurrent en fin d'année scolaire : un troisième trimestre raccourci, des élèves fatigués, un mois de juin désorganisé, des établissements accaparés par le brevet et le baccalauréat. Puis, la grande coupure d'été relâche la pression scolaire, le temps de s'aérer les esprits... ou de se coller devant les écrans. A la rentrée, le redémarrage s'annonce difficile...Malgré plusieurs tentatives de "reconquête" du temps scolaire, un choix collectif plus ou moins assumé suit toujours la même pente en faveur d'un temps scolaire trop dense : peu de semaines dans l'année, peu de jours par semaine, beaucoup d'heures par jour. Le temps global de travail n'est pas en cause mais sa concentration. Ce rythme, qui n'a pas d'équivalent chez nos voisins, n'est pas le plus favorable aux apprentissages. Il engage cependant tant d'arbitrages institutionnels et d'arrangements personnels qu'il semble difficile à réaménager. C'est pourquoi nous proposons ici une autre piste, celle de "nouveaux temps éducatifs" qui devraient être proposés au plus grand nombre d'élèves durant les interruptions de l'année scolaire. Ouvrir les établissements, accueillir les élèves, proposer des activités éducatives ouvertes pour prolonger et renforcer le lien de l'école avec les élèves, sur la base du volontariat. C'est d'ailleurs ce qui se fait déjà dans différentes programmes de l'Education nationale mais à une échelle actuellement trop réduite. Développer et systématiser l'offre d'une "École ouverte" pour permettre aux élèves de mener d'autres activités éducatives dans le cadre scolaire aiderait à corriger les déséquilibres de nos temps scolaires.

Par Martin Andler, Marc-Olivier Padis, le 21/06/2019

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Une année derrière les portes du collège Doisneau...

17 Juillet 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

« Le Monde » a suivi pendant plusieurs mois la vie de cet établissement en zone d’éducation prioritaire situé à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). 

Le temps d’une année scolaire, Le Monde a décidé de pousser les portes d’un établissement de l’éducation prioritaire. Il fallait, pour ce projet, un chef d’établissement volontaire, une équipe mobilisée… C’est ce que nous avons découvert derrière les grilles du plus récent des trois collèges de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un collège où l’on a pas oublié  Zyed et Bouna , deux anciens élèves dont les noms restent associés au quartier. Leur mort – électrocutés dans un transformateur alors qu’ils tentaient d’échapper à un contrôle de police – a été le déclencheur des émeutes de 2005. 

Cet établissement nous a été proposé par le rectorat de Créteil, dont l’autorisation était nécessaire. Mais, passé le sas d’entrée, plus de parole bridée. Bien sûr, des enseignants, des surveillants et même une partie des élèves ont fait valoir leur droit à ne pas téemoigner. Leur droit à pouvoir « travailler tranquille ». Mais beaucoup d’autres nous ont ouvert toutes grandes les portes de leurs salles de classe, de leurs salles de réunion, d’activité, de repos, de sport… Ils nous ont fait une place dans la cour de récréation, à la cantine ou à la bibliothèque, avec un enthousiasme qui nous a, au départ, presque fait douter : faut-il tout dire, tout écrire, sur un établissement qui se débat avec autant de difficultés ? Sur des enseignants que la société reconnaît si mal, et qu’on aurait presque envie de protéger ? Sur ces élèves qu’on a tôt fait d’enfermer – et ils sont les premiers à le dénoncer – dans un rôle de « victimes » ? 

(...)

Accompagner, encourager, être à l’écoute

Tous essaient d’accompagner, d’encourager, d’être à l’écoute, souvent bien au-delà de leurs obligations de service. Des progrès, ils en obtiennent – « même s’il faut parfois se réjouir de petits progrès »,souligne Isabelle Debyser, professeure de français. Mais le succès ? « Même en mettant tous les projets, toutes les énergies bout à bout, on n’a pas toujours les résultats qu’on estime mériter », reconnaît la chef d’établissement.

(...)

A quelques jours de son départ à la retraite, Mme Fougère se questionne encore : son collège est passé par tous les labels de l’éducation prioritaire – il est aujourd’hui REP + –, et cela pourrait encore changer si le gouvernement remet en chantier l’éducation prioritaire. Il ne manque pas (selon elle en tout cas) de moyens. Il bénéficie de temps de formation « banalisés », il ne fait pas (ou en tout cas pas autant qu’ailleurs) les frais du « turnover » des personnels. Et pourtant, si l’on s’en tient aux statistiques officielles, le tableau s’assombrit : lors de la session 2018 du brevet, le taux de réussite à Doisneau a plafonné à 65,9 %, soit dix points de moins que pour les trois collèges de la ville réunis. Et quinze points de moins que la moyenne du département. 

(...)

4/Dans le bureau du « CPE »

Hocine Bendjebbour le répète : les établissements scolaires du « 9-3 » sont, au même titre que « tous les autres », le « point de départ » de parcours de réussite. Il nous l’a martelé au fil des semaines de notre immersion au collège Doisneau où il occupe, depuis bientôt dix ans, l’un des deux postes de conseiller principal d’éducation. Il l’explique à chaque élève qui pousse la porte de son bureau après avoir été exclu de cours ou simplement pour y prendre conseil. A chaque enseignant qui vient lui rapporter un problème de discipline, un différend entre adolescents… A chaque couac de la vie scolaire, Hocine Bendjebbour se le répète à lui-même : « Ici aussi, on a des pépites… »

Cette conviction, il l’a tirée de sa formation, certes, mais aussi de son parcours « peu linéaire » qu’il nous raconte une fois les portes de son bureau refermées. Une « orientation précoce » dès la 5e, un BEP, un CAP, un brevet de technicien… Vient le temps du service militaire. « Je l’ai fait en tant que surveillant dans un collège du Blanc-Mesnil [Seine-Saint-Denis]. Ma vocation est née à ce moment-là. » Le voilà entré dans l’éducation nationale « par la petite porte », dans le « 9-3 » dont il est originaire. Il s’y enracine. « J’ai passé un an dans le “9-4”, un an aussi en lycée, mais je m’y ennuyais, raconte le quadragénaire. Au collège, on peut encore changer les choses… »

Durant quinze ans, il exerce comme contractuel, changeant régulièrement d’établissement. Il prend goût à cette fonction de « gardien des règles », à ces « journées qui ne se ressemblent jamais »… Longtemps, il dit ne pas avoir « osé penser » au concours. « J’étais bien comme ça… » L’avoir décroché il y a quatre ans a-t-il changé quelque chose ? « Je suis peut-être un peu plus confiant en l’avenir… et plus confiant en moi. »

C’est cette confiance qu’Hocine Bendjebbour voudrait voir grandir chez « ses » collégiens. « Ils ont, tous, une valeur ajoutée. Peut-être qu’ici, elle met juste un peu plus de temps à se révéler. »

(...)

6/Dans la salle des profs

La plaque de métal fixée sur la porte a été changée depuis peu. La salle des professeurs, au rez-de-chaussée du collège Doisneau, a été rebaptisée « salle du personnel ». Façon de souligner qu’elle est ouverte à toute l’équipe de l’établissement, et pas seulement aux 50 adultes qui portent, officiellement, la casquette de l’enseignant.

Il n’empêche : cette salle donnant sur un jardinet où l’on peut s’échapper pour un tête-à-tête ou avec sa vaporette, est d’abord celle où les professeurs se retrouvent chaque jour pour marquer une pause. « La salle des profs, c’est un lieu où tu souffles, confie Isabelle Debyser, professeure de français. Tu as une heure compliquée, tu viens ici, tu en parles… Et tu peux repartir en cours ressourcé. » « C’est un lieu où tu peux relâcher la pression, souligne aussi Marine Bantignies, qui enseigne la même discipline. Dans un collège comme le nôtre, on est hyperinvesti émotionnellement. Un lieu où se confier, c’est capital, même si ce n’est pas toujours facile, quand on arrive jeune prof, de partager ses doutes… »

Justement, « quand arrive le jeune prof », cette salle du rez-de-chaussée est le « passage obligé, raconte Yasmina Brunet, secrétaire de direction. On accueille les nouveaux à l’administration avant de les amener directement ici pour leur attribuer leur casier. A partir de là, ils sont un peu chez eux. Ils peuvent s’installer. »

« La salle des profs, c’est tout l’établissement résumé en un seul lieu, reprend Marine Bantignies. Tout ce qui se passe au collège s’y rejoue. Il y a des choses qu’on montre et des choses qu’on cache. Des liens qui se créent… d’autres qui se délient. »

(...)

Mattea Battaglia

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L'Aide à la Recherche du Premier Emploi (ARPE) supprimée (01/01/2019) dans un assourdissant silence...

17 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

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En 15 ans, la situation des  diplômés s’est considérablement fragilisée, à mesure que les différentes lois faisant voler en éclat le code du travail les condamnent à la précarité : le taux de  des jeunes diplômés a doublé entre 2001 et 2016, passant de 5 à 10% selon le Centre d’Observation de la société. 18% des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ne trouvent pas d’emploi un an après leur entrée sur le marché du travail, selon le Baromètre APEC 2017

Loi de finances 2019 : l’aide à la recherche du premier emploi (ARPE) supprimée

Dans le projet de loi de finances pour le budget 2019, le gouvernement Philippe supprime l’aide à la recherche du premier emploi (ARPE) au profit d’une aide à la  . Les JRCF dénoncent la régression sociale de cette mesure, qui non seulement supprime une aide sociale à destination des jeunes diplômés, mais se targue en plus d’un motif faussement progressiste : celui d’une cynique «  » des étudiants.

Une fois de plus le gouvernement Philippe s’en prend à la jeunesse, fraction pourtant la plus précaire de la population (26% des moins de 30 ans vivent sous le seuil de pauvreté en France selon l’INSEE 2015). Cette fois, c’est dans le dispositif d’aide à la recherche d’un premier emploi (ARPE) que les ministres de l’austérité budgétaire ont décidé de tailler à l’occasion de la loi de finances pour l’année 2019. 

Ce dispositif permet aux jeunes de moins de 28 ans de bénéficier d’un prolongement de l’allocation de leur bourse étudiante d’une durée de quatre mois après l’obtention de leur diplôme[1].

Et pour cause, les statistiques montrent que les jeunes diplômés sont plus souvent au chômage que ceux présents depuis plus longtemps sur le marché du travail. En 2016, parmi les actifs récents qui ont terminé leur formation initiale depuis 1 à 4 ans, 20% sont au chômage contre 8% pour ceux ayant plus de dix ans d’ancienneté sur le marché du travail[2]. Rappelons que ces jeunes diplômés sont d’autant plus vulnérables qu’ils arrivent sur un marché du travail « flexibilisé » par les lois Macron, El Khomri et les ordonnances Pennicaud-Macron de 2017. C’est désormais dans le cadre de contrats précaires : stages, intérim, contrats à durée déterminée, et avec un droit du licenciement réduit à la portion congrue, que les jeunes travailleurs vendent leur force de travail sur un marché totalement asymétrique. Cette précarité ne fait que retarder la stabilisation de nos jeunes adultes et leur capacité à se projeter vers l’avenir en ayant « une situation » ; expression dont la désuétude ne révèle que trop le climat d’insécurité sociale dans lequel les jeunes générations grandissent.

les jeunes diplômés, fragilisés par la précarisation des emplois, privé d’aide

Par ailleurs, la réforme Parcoursup aura des conséquences à long terme sur l’endettement des jeunes diplômés. La sélection à l’université a d’ores et déjà commencé à créer une véritable aubaine pour les écoles supérieures privées – vers lesquelles les candidats déboutés de leurs vœux se tournent, bon gré mal gré, – et les établissements financiers qui proposent des prêts étudiants pour les financer. Cette hausse du coût des études concerne également l’université publique avec l’augmentation progressive mais non moins sensible des frais d’inscription depuis la loi dite « d’autonomisation des universités » (comprendre privatisation par étapes). C’est donc pieds et poings liés par la dette étudiante, et sur un marché du travail dérégulé, que les jeunes diplômés sont censés s’insérer.

Le gouvernement excipe du fait qu’il ne s’agirait pas d’une suppression pure et simple d’une aide sociale étudiante mais d’un transfert de ce budget vers une aide à la mobilité des étudiants dans le cadre de la procédure nationale de préinscription à Parcoursup. Une fois de plus, la rigidification des conditions de travail et d’études doit se faire au prix de la « mobilité » des étudiants.

De la mobilité choisie à la migration forcée : sois jeune et tais-toi !

Derrière ce mot de mobilité, apparemment neutre, se cache une véritable injonction révélatrice de la dimension spatiale des inégalités. La possibilité de choisir ses déplacements et de ne pas les subir devient ainsi un enjeu de lutte des classes. Les discours lénifiants sur la mobilité, la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux masquent trop mal la contrainte, voire la violence (cf la crise migratoire actuelle), des déplacements forcés par le mode de production capitaliste à son stade actuel.

Ainsi, en lieu et place d’une aide au demeurant bien insuffisante à l’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail, le gouvernement régressif d’Edouard Philippe propose de lui substituer une aide à la mobilité « Parcoursup » qui ressemble plus à un pis-aller qu’à une véritable aide sociale. En effet, cette aide dont le montant oscille entre 200 et 1000 euros paraît dérisoire au regard des coûts qu’impliquent l’installation d’un jeune étudiant loin de sa région géographique d’origine.

        Les JRCF dénoncent cette énième régression sociale du programme macronien, et des directives de l’UE, de destruction des conquis sociaux.


[1]http://www.etudiant.gouv.fr/cid104954/jeune-diplome-disposant-de-faibles-ressources-demandez-l-arpe.html

[2]https://www.insee.fr/fr/statistiques/3526080?sommaire=3526086&q=jeunes

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Mozart... Piano...

16 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Annie Ernaux...

16 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Au début, le pays de Cocagne. Des rayons de nourritures et de boissons, des boîtes de pâté, des paquets de gâteaux. Étonnés aussi de gagner de l’argent maintenant avec une telle simplicité, un effort physique si réduit, commander, ranger, peser, le petit compte, merci au plaisir. Les premiers jours, au coup de sonnette, ils bondissaient ensemble dans la boutique, multipliaient les questions rituelles « et avec ça ? ». Ils s’amusaient, on les appelait patron, patronne. Le doute est venu avec la première femme disant à voix basse, une fois ses commissions dans le sac, je suis un peu gênée en ce moment, est-ce que je peux payer samedi. Suivie d’une autre, d’une autre encore. L’ardoise ou le retour à l’usine. L’ardoise leur a paru la solution la moins pire.

Annie Ernaux - La Place

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A Voir... "Daniel Darc, Pieces of my Life" de Thierry Villeneuve et Marc Dufaud...

16 Juillet 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Cinéma

Synopsis

Chanteur de Taxi-girl, groupe culte des années 1980 à l’aura sombre et  romantique, Daniel Darc allait rapidement susciter toutes sortes de  légendes urbaines. Les années 1990 passent et sa trace se perd… Il  faudra attendre 2004 et le miraculeux retour avec Crèvecoeur pour qu’il  retrouve le succès, jamais démenti, jusqu’à sa disparition prématurée,  ce 28 février 2013. À travers des images inédites et intimes filmées  pendant 25 ans, Daniel Darc - Pieces Of My Life témoigne de sa façon de  vivre, avec ses moments de fulgurances et d’excès, ses solitudes, ses  errances et ses abîmes.

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La lecture comme résistance...

16 Juillet 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Littérature

Souvenir...

Antoine Compagnon fut l'un de mes professeurs à l'Université de Rouen/Mt- St-Aignan.

Dans les années 1980...

C'était brillantissime. Un amphi de 600 élèves muets d'intérêt et d'admiration.

Je ne partage pas, aujourd'hui, l'intégralité de ses prises de position - notamment sa critique du structuralisme - mais il reste un merveilleux souvenir de professeur pédagogue. Donc exigeant.

Christophe Chartreux

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Les accompagnants des élèves en situation de handicap inquiets pour la rentrée...

16 Juillet 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

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EXTRAIT

L’une des mesures annoncées par Jean-Michel Blanquer pour une rentrée scolaire « pleinement inclusive » inquiète particulièrement les parents d’enfants en situation de handicap et les personnels les accompagnant : il s’agit de la création de pôles regroupant plusieurs établissements, dont ils craignent qu’elle ne se traduise par une prise en charge moins individualisée des élèves.

Avec la circulaire de rentrée « pour une école inclusive » et les nouvelles conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, a présenté début juin ses mesures visant à « mieux accueillir » les élèves en situation de handicap et leurs parents et à « professionnaliser » les missions des personnels concernés.

Les regroupements écoles-collèges qui figuraient dans le projet de loi Blanquer ont été supprimés par le Sénat. Mais pour les AESH, c'est toujours d'actualité, avec la création de « pôles inclusifs d’accompagnement localisé » (PIAL), qui pourront regrouper plusieurs écoles, collèges et lycées. Conséquence pour les AESH qui y seront affectés : ils devront se déplacer d’un établissement à l’autre et accompagner des élèves de différents niveaux, de la maternelle au lycée, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Le principe des PIAL inquiète Sylvie (dont le prénom a été modifié), AESH à Paris depuis six ans, en CDI depuis quelques mois. Elle fait partie des très rares AESH travaillant à temps plein (41 heures hebdomadaires) et gagne environ 1 300 euros net par mois. Elle est « AESH mutualisée », autrement dit amenée à s’occuper de plusieurs élèves de niveau collège dans le même établissement.

Elle craint d'être affectée dans un PIAL : « On devra passer du primaire au collège, alors que ce ne sont pas du tout les mêmes conditionsOn sera amenés à s’occuper de davantage d’élèves, alors que pour les accompagner au mieux, il faut rester le plus de temps possible avec eux. Si l’enfant a un handicap important, on n’arrivera à rien avec 4 heures par semaine. Ça prend du temps d’obtenir la confiance de l’élève. »

(...)

Des contrats signés dans plusieurs académies ne respectent pas la nouvelle circulaire

L’ANPES, Association nationale de parents d’enfants sourds, qui lutte pour l'éducation en langue des signes française (LSF), s’inquiète quant à elle de la généralisation des AESH. Depuis 2013, ces parents, qui ont choisi la LSF comme langue orale de leurs enfants, demandent un regroupement des élèves signants au sein d'établissements mettant à disposition des enseignants maîtrisant la LSF.

« Qu’est-ce que les AESH vont apprendre en 60 heures ? », s’interroge Catherine Vella, présidente de l’ANPES, au sujet de la formation obligatoire pour les AESH. « M. Blanquer et Mme Cluzel ont un discours où ils prônent la pédagogie. Ils disent que les enfants vont être poussés vers l’avant, mais cette inclusion individuelle dont nous ne voulons pas, et qui plus est sans les moyens en face, va être une catastrophe pour nos enfants. »

Catherine Vella a pris part à la concertation sur l’école inclusive, menée fin 2018, réunissant parents, associations de personnes en situation de handicap, gestionnaires d’établissement médico-sociaux, professionnels de l’éducation et accompagnants, avec le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Elle regrette presque les neuf demi-journées passées en réunion de concertation, pour se retrouver « face à un mur de béton »

Quelques améliorations sur les conditions de travail des personnels ont toutefois émergé de cette concertation, notamment la suppression du recrutement sous contrat aidé d’un an en CUI, qui laisse la place à un CDD de trois ans, renouvelable une fois, avant un éventuel CDI.

Autre changement, l’annualisation du temps de travail sur 41 semaines contre 39 aujourd’hui. Francette Popineau salue la stabilité procurée par le CDD de trois ans et l'« avancée financière » découlant de l’annualisation sur 41 semaines et donc de l’augmentation du nombre d’heures travaillées. « On est loin du compte, mais c’est un peu mieuxD’autant plus que cela rémunère le temps de travail invisible », comme les rencontres avec la famille pour préparer une sortie scolaire ou les rendez-vous à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle regrette en revanche l'absence d’avancée sur la professionnalisation. « Il faut arriver à un métier statutaire, comme les infirmiers ou les éducateurs, avec une formation qualifiante et un salaire adossé au SMIC », indique-t-elle. 

Que ce soit sur la durée des contrats ou la question de l'annualisation, la mise en œuvre de la réforme est poussive : un mois après la publication de la circulaire de rentrée, certains contrats signés n’intègrent toujours pas les évolutions. De nombreux cas ont ainsi été signalés, le 2 juillet, au ministère de l'éducation nationale par le collectif AESH National CGT Éduc’Action, bien décidé à faire pression sur les académies pour qu'elles corrigent les erreurs avant la rentrée. Contacté, le ministère explique que certaines académies avaient anticipé le recrutement pour la rentrée et que les outils informatiques ont dû faire l'objet de correctifs. Ces deux raisons ont donc conduit certaines académies à signer des contrats qui ne respectent « pas encore » la circulaire. « Mais elles pourront proposer des avenants à la rentrée. » 

Rouguyata Sall

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Passenger...

15 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... J.D. Salinger...

15 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

“Finalement, je vis Vieille Sally monter les escaliers, et je descendis à sa rencontre. Y a pas d’erreur, elle avait une allure terrible. Elle portait ce manteau noir et cette sorte de béret noir. Elle ne portait presque jamais de chapeau, mais ce béret était joli. Le plus drôle, c’est qu’il me prit envie de l’épouser à l’instant où je la vis. Je suis cinglé. Je ne pouvais même pas dire que je l’aimais bien, et pourtant, tout d’un coup, j’eus l’impression d’être amoureux d’elle et de désirer l’épouser. Dieu me damne si je mens, je suis cinglé. Je l’avoue. – Holden! dit-elle. C’est merveilleux de te voir. Ça fait des siècles. Elle avait une de ces voix très criardes, très embarrassantes, quand vous la retrouviez quelque part. On la lui pardonnait parce qu’elle était si sacrément belle, mais ça me faisait toujours mal aux fesses. – Je suis content de te voir, dis-je. Je le pensais aussi. – Comment vas-tu? – A merveille, absolument. Je suis en retard? Je lui dis que non, mais elle était en retard d’une dizaine de minutes, en fait. Je m’en fichais, d’ailleurs. Tout ce baratin qu’ils font en dessins humoristiques dans le Saturday Evening Post et tout, et qui montre des types au coin des rues qui ont l’air d’être dans une colère du diable parce que leur petite amie est en retard – quelle blague. Si une fille est chouette quand elle vous retrouve, qui se fait des cheveux parce qu’elle est en retard? Personne.”

J.D. Salinger - L’Attrape-Coeurs

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