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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Abdelwahab Meddeb...

29 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

"Le voyage continue sur les sentiers du monde, de ville en ville, à travers les continents, dans le déchiffrement des signes et des lettres, en mouvement, dans la marche, les mots fermentent, les pensées se cristallisent, le poème apparaît, dans l'aller retour entre dehors et dedans, je vois l'arbre, je m'arrête dans son ombre, pluie de lumière, dans le froid, je dessine l'arbre, il tremble sur la feuille mentale" 

Extrait du texte d'Abdelwahab Meddeb dans l'anthologie d'Édouard Glissant, La terre le feu l'eau et les vents (2010)

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Pharell Williams...

28 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Alphonse Daudet...

28 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

La partie de billard
Comme on se bat depuis deux jours et qu'ils ont passé la nuit sac au dos sous une pluie torrentielle, les soldats sont exténués. Pourtant voilà trois mortelles heures qu'on les laisse se morfondre, l'arme au pied, dans les flaques des grandes routes, dans la boue des champs détrempés.
Alourdis par la fatigue, les nuits passées, les uniformes pleins d'eau, ils se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer, pour se soutenir. Il y en a qui dorment tout debout, appuyés au sac d'un voisin, et la lassitude, les privations se voient mieux sur ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil. La pluie, la boue, pas de feu, pas de soupe, un ciel bas et noir, l'ennemi qu'on sent tout autour. C'est lugubre…
Qu'est-ce qu'on fait là ? Qu'est-ce qui se passe ?
Les canons, la gueule tournée vers le bois, ont l'air de guetter quelque chose. Les mitrailleuses embusquées regardent fixement l'horizon. Tout semble prêt pour une attaque. Pourquoi n'attaque-t-on pas ? Qu'est-ce qu'on attend ?…
On attend des ordres, et le quartier général n'en envoie pas.
Il n'est pas loin cependant le quartier général. C'est ce beau château Louis XIII dont les briques rouges, lavées par la pluie, luisent à mi-côte entre les massifs. Vraie demeure princière, bien digne de porter le fanion d'un maréchal de France. Derrière un grand fossé et une rampe de pierre qui les séparent de la route, les pelouses montent tout droit jusqu'au perron, unies et vertes, bordées de vases fleuris. De l'autre côté, du côté intime de la maison, les charmilles font des trouées lumineuses, la pièce d'eau où nagent des cygnes s'étale comme un miroir, et sous le toit en pagode d'une immense volière, lançant des cris aigus dans le feuillage, des paons, des faisans dorés battent des ailes et font la roue. Quoique les maîtres soient partis, on ne sent pas là l'abandon, le grand lâchez-tout de la guerre. L'oriflamme(3) du chef de l'armée a préservé jusqu'aux moindres fleurettes des pelouses, et c'est quelque chose de saisissant de trouver, si près du champ de bataille, ce calme opulent(4) qui vient de l'ordre des choses, de l'alignement correct des massifs, de la profondeur silencieuse des avenues.
La pluie, qui tasse là-bas de si vilaine boue sur les chemins et creuse des ornières si profondes, n'est plus ici qu'une ondée élégante, aristocratique, avivant la rougeur des briques, le vert des pelouses, lustrant les feuilles des orangers, les plumes blanches des cygnes. Tout reluit, tout est paisible. Vraiment, sans le drapeau qui flotte à la crête du toit, sans les deux soldats en faction devant la grille, jamais on ne se croirait au quartier général. Les chevaux reposent dans les écuries. Çà et là on rencontre des brosseurs, des ordonnances en petite tenue flânant aux abords des cuisines, ou quelque jardinier en pantalon rouge promenant tranquillement son râteau dans le sable des grandes cours.
La salle à manger, dont les fenêtres donnent sur le perron, laisse voir une table à moitié desservie, des bouteilles débouchées, des verres ternis et vides, blafards sur la nappe froissée, toute une fin de repas, les convives partis. Dans la pièce à côté, on entend des éclats de voix, des rires, des billes qui roulent, des verres qui se choquent. Le maréchal est en train de faire sa partie, et voilà pourquoi l'armée attend des ordres. Quand le maréchal a commencé sa partie, le ciel peut bien crouler, rien au monde ne saurait l'empêcher de la finir.
Le billard !
C'est sa faiblesse à ce grand homme de guerre. Il est là, sérieux comme à la bataille, en grande tenue, la poitrine couverte de plaques, l'œil brillant, les pommettes enflammées, dans l'animation du repas, du jeu, des grogs. Ses aides de camp l'entourent, empressés, respectueux, se pâmant d'admiration à chacun de ses coups. Quand le maréchal fait un point, tous se précipitent vers la marque ; quand le maréchal a soif, tous veulent lui préparer son grog. C'est un froissement d'épaulettes et de panaches, un cliquetis de croix et d'aiguillettes(6), et de voir tous ces jolis sourires, ces fines révérences de courtisans, tant de broderies et d'uniformes neufs, dans cette haute salle à boiseries de chêne, ouverte sur des parcs, sur des cours d'honneur, cela rappelle les automnes de Compiègne et repose un peu des capotes souillées qui se morfondent là-bas, au long des routes, et font des groupes si sombres sous la pluie.
Le partenaire du maréchal est un petit capitaine d'état-major, sanglé, frisé, ganté de clair, qui est de première force au billard et capable de rouler tous les maréchaux de la terre, mais il sait se tenir à une distance respectueuse de son chef, et s'applique à ne pas gagner, à ne pas perdre non plus trop facilement. C'est ce qu'on appelle un officier d'avenir…
« Attention, jeune homme, tenons-nous bien. Le maréchal en a quinze et vous dix. Il s'agit de mener la partie jusqu'au bout comme cela, et vous aurez fait plus pour votre avancement que si vous étiez dehors avec les autres, sous ces torrents d'eau qui noient l'horizon, à salir votre bel uniforme, à ternir l'or de vos aiguillettes, attendant des ordres qui ne viennent pas. »
C'est une partie vraiment intéressante. Les billes courent, se frôlent, croisent leurs couleurs. Les bandes rendent bien, le tapis s'échauffe… Soudain la flamme d'un coup de canon passe dans le ciel. Un bruit sourd fait trembler les vitres. Tout le monde tressaille ; on se regarde avec inquiétude. Seul le maréchal n'a rien vu, rien entendu : penché sur le billard, il est en train de combiner un magnifique effet de recul ; c'est son fort, à lui, les effets de recul !…
Mais voilà un nouvel éclair, puis un autre. Les coups de canon se succèdent, se précipitent. Les aides de camp courent aux fenêtres. Est-ce que les Prussiens attaqueraient ?
« Eh bien, qu'ils attaquent ! dit le maréchal en mettant du blanc… À vous de jouer, capitaine. »
L'état-major frémit d'admiration. Turenne(10) endormi sur un affût n'est rien auprès de ce maréchal, si calme devant son billard au moment de l'action… Pendant ce temps, le vacarme redouble. Aux secousses du canon se mêlent les déchirements des mitrailleuses, les roulements des feux de peloton. Une buée rouge, noire sur les bords, monte au bout des pelouses. Tout le fond du parc est embrasé. Les paons, les faisans effarés clament dans la volière ; les chevaux arabes, sentant la poudre, se cabrent au fond des écuries. Le quartier général commence à s'émouvoir. Dépêches sur dépêches. Les estafettes arrivent à bride abattue. On demande le maréchal.
Le maréchal est inabordable. Quand je vous disais que rien ne pourrait l'empêcher d'achever sa partie.
« À vous de jouer, capitaine. »
Mais le capitaine a des distractions. Ce que c'est pourtant que d'être jeune ! Le voilà qui perd la tête, oublie son jeu et fait coup sur coup deux séries, qui lui donnent presque partie gagnée. Cette fois le maréchal devient furieux. La surprise, l'indignation éclatent sur son mâle visage. Juste à ce moment, un cheval lancé ventre à terre s'abat dans la cour. Un aide de camp couvert de boue force la consigne, franchit le perron d'un saut : « Maréchal ! maréchal ! » Il faut voir comment il est reçu… Tout bouffant de colère et rouge comme un coq, le maréchal paraît à la fenêtre, sa queue de billard à la main :
« Qu'est-ce qu'il y a ?… Qu'est-ce que c'est ?… Il n'y a donc pas de factionnaire par ici ?
– Mais, maréchal…
– C'est bon… Tout à l'heure… Qu'on attende mes ordres, nom de… D… ! »
Et la fenêtre se referme avec violence.
Qu'on attende ses ordres !
C'est bien ce qu'ils font, les pauvres gens. Le vent leur chasse la pluie et la mitraille en pleine figure. Des bataillons entiers sont écrasés, pendant que d'autres restent, inutiles, l'arme au bras, sans pouvoir se rendre compte de leur inaction. Rien à faire. On attend des ordres… Par exemple, comme on n'a pas besoin d'ordres pour mourir, les hommes tombent par centaines derrière les buissons, dans les fossés, en face du grand château silencieux. Même tombés, la mitraille les déchire encore, et par leurs blessures ouvertes coule sans bruit le sang généreux de la France… Là-haut, dans la salle de billard, cela chauffe terriblement : le maréchal a repris son avance ; mais le petit capitaine se défend comme un lion…
Dix-sept ! dix-huit ! dix-neuf !…
À peine a-t-on le temps de marquer les points. Le bruit de la bataille se rapproche. Le maréchal ne joue plus que pour un. Déjà des obus arrivent dans le parc. En voilà un qui éclate au-dessus de la pièce d'eau. Le miroir s'éraille ; un cygne nage, épeuré, dans un tourbillon de plumes sanglantes. C'est le dernier coup…
Maintenant, un grand silence. Rien que la pluie qui tombe sur les charmilles, un roulement confus au bas du coteau, et, par les chemins détrempés, quelque chose comme le piétinement d'un troupeau qui se hâte… L'armée est en pleine déroute. Le maréchal a gagné sa partie.
Alphonse Daudet, « La partie de billard », journal Le Soir, 26 septembre 1871. In Les Contes du lundi, 1873.
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Espérance Banlieues: la belle histoire se fissure...

28 Juillet 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Espérance Banlieues: la belle histoire se fissure...

EXTRAITS

Depuis qu’un audit de la Fondation pour l’école a révélé des dysfonctionnements, l’horizon jusqu’ici radieux d’Espérance Banlieues s’assombrit. Ce réseau d’écoles privées hors contrat implantées dans les quartiers populaires et promouvant des méthodes traditionalistes voit se succéder crises et scissions entre ses fondateurs.

Ouvrir une réunion de conseil d’administration par une messe. La proposition est formulée avec un ton parfaitement naturel, en janvier 2019, par Éric Mestrallet. Ce chef d’entreprise proche de la droite chrétienne, par ailleurs président d’Espérance Banlieues, propose dans un courrier électronique de commencer un conseil d’administration de la Fondation pour l’école, qui chapeaute alors le réseau d’établissements, par une cérémonie religieuse. Or, officiellement, ces dernières sont apolitiques et aconfessionnelles.

Espérance Banlieues est un réseau d’écoles privées hors contrat à la sauce traditionnelle mâtinée de patriotisme. Le triptyque gagnant y étant l’uniforme, vert sapin pour les garçons, bordeaux pour les filles, La Marseillaise chantée tous les matins lors de la levée de drapeau, et le voussoiement entre élèves et enseignants, qui leur rendent la pareille, quel que soit leur âge, ce qui contribue à créer une ambiance légèrement surannée.

(…)

Chaque matin, le rituel y est immuable. Les enfants ont abandonné leur cartable sur le côté de la cour. Tous les petits se sont mis en rang devant le drapeau. Les élèves méritants, distingués chaque jour, sont appelés pour la levée du drapeau bleu, blanc, rouge. Le fanion s’élève le long de la hampe. « Pour remercier la France et nos parents qui nous permettent d’étudier au Cours Charlemagne, on chante La Marseillaise », tonne le directeur de l’école. Il lance la première note sitôt que le drapeau flotte. Un sonore « Allons enfants de la patrie » s’élève dans le silence de la petite cour, repris par tous les enfants et les enseignants. Un père de famille se joint au concert patriotique et, de l’autre côté de la grille, chante avec le groupe. Le premier couplet fini, direction les salles de classe.

Les 57 élèves se sont rassemblés et attendent que Benoît de Longvilliers, le directeur de l’école, dresse le bilan de la journée de la veille. D’une voix chaleureuse, il se lance dans son petit discours aux allures de sermon : « Il n’y pas eu de jeu de bagarre, il y a eu un effort. Quand on joue à un jeu, il faut accepter de perdre, car cela nous aide à progresser. Accepter les règles du jeu, c’est bien pour tout le monde. À votre âge, j’avais horreur de perdre. On a le droit de se tromper, mais pas le droit de ne pas essayer. » À Espérance Banlieues, on encourage la pédagogie positive.

Inauguré en septembre 2017, le Cours Charlemagne est l’une des dernières réalisations du réseau Espérance Banlieues, à la limite des quartiers des Coteaux et du Val-d’Argent-Nord, à Argenteuil. La ville vit avec le stigmate encombrant de sa dalle où, en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait promis de la débarrasser de la « racaille ».

Sept ans après sa naissance, seize écoles, surtout primaires, ont été ouvertes dans le réseau, où sept cents élèves sont scolarisés dans toute la France. Une goutte d’eau inversement proportionnelle à l’attention médiatique suscitée par ce modèle. Les écoles estampillées Espérance Banlieues ne disposent d’aucun financement public, mais de donations privées dont beaucoup viennent de grandes entreprises du CAC 40, BNP Paribas, Engie et Bouygues ou encore la Fondation Bettencourt-Schueller.

Ce sont des municipalités estampillées Les Républicains qui mettent des locaux à leur disposition. La première est née à Montfermeil, dirigée par le très droitier Xavier Lemoine. Dès le départ, des stars apportent leur soutien. Harry Roselmack est devenu le parrain de la première école. Le journaliste de TF1 a aussi signé en 2015 la préface du livre Espérance Banlieues. En mars 2017, en pleine campagne présidentielle, une tribune signée par cinquante-cinq personnalités est publiée dans Le Figaro. L’ex-ministre Jean-Louis Borloo, les journalistes Mélissa Theuriau (qui a par ailleurs produit un documentaire laudateur sur l’expérience), Natacha Polony, Patrick Poivre d’Arvor, l’humoriste Jamel Debbouze ou encore la réalisatrice Houda Benyamina exhortent les candidats à la présidentielle à soutenir les écoles Espérance Banlieues pour « leur modèle éducatif innovant ».

« Innovant » n’est cependant pas le premier mot qui surgit à l’esprit, quand on pense aux écoles du réseau. La nostalgie d’une école traditionnelle, avec des règles strictes, irrigue le projet. Tous les enfants arborent le sweat floqué du logo Cours Charlemagne. Il est recommandé d’y associer un pantalon « de couleur foncée » et surtout pas de baskets de marque trop voyantes. Ici, on veille à « dépasser la pression vestimentaire ». Avant de pouvoir revêtir ledit uniforme, il faut le mériter. Les petits doivent respecter les règles édictées pour mériter de porter cette tenue. « Certains ne l’ont eu qu’à la Toussaint », explique encore le directeur.

Mais aujourd’hui, à un plus haut niveau, l’entente de cet attelage fondateur du projet vole en éclat. Un audit dévastateur, commandé par la Fondation pour l’école, a mis au jour des irrégularités dans la gestion d’Espérance Banlieues et de ses finances. Anne Coffinier, directrice générale de la fondation entre en désaccord avec son président Lionel Devic, à propos de l’action d’Éric Mestrallet, qui préside l’association Espérance banlieues. En avril, à l’issue d’un conseil d’administration de la fondation, Espérance Banlieues doit désormais se développer dans le cadre d’une nouvelle organisation juridique totalement distincte et sans le soutien financier de la Fondation pour l’école.

Ce dernier mois, la discorde interne s’est poursuivie. Trois administrateurs de la Fondation pour l’école engagés depuis plusieurs années dans le projet (Jean-Christophe Perardel, Alexandre Pesey et Yann de Cacqueray), ont annoncé leurs démissions dans un courrier daté du 23 juillet, en raison de l’impossibilité de trouver de « la quiétude » pour réaliser leur mission. Une semaine auparavant, Anne Coffinier a dû annuler in extremis une conférence de presse le 17 juillet, à la demande d’un Lionel Devic qui s’étonne d’en découvrir l’existence et d’en ignorer l’objet. Le président de la Fondation dit aussi avoir, comme le reste du personnel, découvert un entretien donné fin mars par la secrétaire générale à Causeur, dans lequel elle s’étonne de la volonté de ses associés d’obtenir des financements publics.

(…)

Dans une vidéo projetée en avril 2016 lors d’un colloque organisé par Espérance Banlieues à l’Assemblée nationale, Jean-Michel Blanquer, alors directeur de l’Essec, apportait à la démarche « son témoignage et son soutien », jugeant en termes élogieux que l’action d’Espérance Banlieues « rassemble les ingrédients de ce qui réussit dans un système scolaire ». « Ce que fait Espérance Banlieues correspond à mon avis au type d’initiatives que nous devons prendre, dans le secteur public, dans le secteur privé, pour arriver à contribuer à l’intérêt général », ajoutait-il.

Le ministre de l’éducation nationale n’est pas le seul homme politique à trouver des vertus à Espérance Banlieues. Le 31 janvier était organisée à l’Opéra royal du château de Versailles une représentation d’un spectacle joué par les enfants de l’école d’Asnières, baptisé Le cœur fait tout, le reste est inutile. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire y a participé. 140 000 euros auraient été dépensés pour cette soirée. Henri de Castries, Claude Bébéar, Xavier Darcos ou encore Stanislas Dehaene avaient été invités.

(…)

La dynamique d’Espérances Banlieues rencontre aussi des oppositions politiques. Dernière en date, le maire PS du Mans Stéphane Le Foll, qui a refusé d’apporter son soutien à une école du réseau, rapporte Ouest France. À Reims, l’école, qui accueillait sept élèves, doit trouver de nouveaux locaux. Céline Malaisé, conseillère régionale (PCF), fait elle aussi partie des adversaires de ces écoles. Pour elle, Espérance Banlieues « voit la banlieue comme une terre de mission ».

Un ancien cadre de l’Éducation nationale, qui a pu visiter une école il y a quelques années, se souvient surtout d’avoir vu « une école de boy-scouts avec une attention à l’individu, dans un cadre traditionaliste ». Un autre bon connaisseur du ministère de l’éducation nationale déplore que les familles, originaires du Maghreb principalement, ne trouvent pas « dans l’école de la République ce qu’ils doivent y trouver. Cela me pose problème, car il vont avoir dans ces écoles des enseignants bienveillants, mais pas dotés de qualifications extraordinaires ». En misant sur la tradition et le rejet de l’école publique, Espérance Banlieues a joué la carte de l’exemplarité. Ni sa gouvernance ni sa gestion ne semblent aujourd’hui conformes à la promesse faite aux familles, et aux politiques qui l’ont soutenue.

Faïza Zerouala

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Le SNU: apprendre à dire nous, au garde-à-vous...

28 Juillet 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Le SNU: apprendre à dire nous, au garde-à-vous...

EXTRAITS

Avec la mise en place du service national universel, Emmanuel Macron réinvente, plus ou moins consciemment, la colo de droite. Reportage à Carpentras, fin juin, auprès d’un équipage venu de l’armée, de l’Éducation nationale, de l’éducation populaire et du scoutisme. L’objectif ? Accompagner 160 volontaires de 16 ans attirés par l’idée d’un cadre rigide et l’opportunité d’un voyage en France. Le résultat ? Un « machin » qui se cherche et gagnerait à moderniser sa conception de l’engagement au service de la collectivité.

Les deux officiers de l’armée de terre, les capitaines Hélène et Ronan, ne boudent pas leur plaisir. Habitués à côtoyer des jeunes lors de la journée défense et citoyenneté (JDC, obligatoire avant 18 ans), ils ont été dépêchés pour animer un atelier défense lors d’une session du service national universel (SNU), devant remplacer à terme cette fameuse journée. Ils n’en reviennent pas.

« C’est une vraie fabrique à engagement militaire ! Une majorité nous a dit être intéressée par cette voie », témoignent-ils alors que nous marchons vers la cantine, quelques minutes après notre arrivée au SNU de Carpentras. Niché dans un ancien centre de formation des apprentis, c’est l’un des quatorze lieux ayant ouvert douze jours durant pour tester ce projet phare de la présidence d’Emmanuel Macron. Celui-ci contient deux phases : une première en hébergement, que nous avons pu observer, suivie d’une mission d’intérêt général dans l’année qui vient.

Au programme de cette grosse machine au coût estimé par le gouvernement à 2 000 euros par jeune et censée être généralisée à toute une classe d’âge : « accroître la cohésion et la résilience de la nation en développant la culture de l’engagement », « garantir un brassage social et territorial », « accompagner les jeunes dans leurs parcours personnel et professionnel ». Le tout via une série de figures imposées aux équipes mises sur pied dans treize départements pilotes, des Ardennes au Vaucluse en passant par le Puy-de-Dôme, encadrant chacune 160 jeunes, volontaires pour cette phase de test, venus de partout sauf du département où ils effectuent leur SNU.

On le vérifiera pendant les deux jours qui nous ont été accordés par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse pour suivre des adolescents de 15-16 ans et la trentaine d’adultes qui les encadrent : une majorité ont en effet un intérêt pour les forces armées, gendarmerie incluse, certains pensent à intégrer la police, d’autres à rejoindre les sapeurs-pompiers.

Ce n’est pas étonnant étant donnée la genèse de ce service national, dont la mission de réflexion a été en premier lieu confiée au général Daniel Ménaouine en 2018. La culture et les méthodes d’encadrement militaire ont infusé le projet, en témoigne le rapport de son groupe de travail (à lire ici). Le vocabulaire ensuite retenu pour désigner les jeunes réunis en « maisonnées », formant des « compagnies », suit cette tendance. La communication gouvernementale a enfin insisté sur les rituels devant rythmer l’exercice, de l’uniforme à la levée de drapeau en chantant La Marseillaise.

Cette approche n’a cessé de susciter débats et critiques sur la vision par conséquent limitée, si ce n’est étriquée, de « l’engagement » mise en avant (lire l’article de Faïza Zerouala et regarder la vidéo de l’audition du général Ménaouine au Sénat, au cours de laquelle une vingtaine d’élus expriment leurs doutes sur la forme et le coût faramineux du SNU, sa possible mise en concurrence avec d’autres dispositifs existants, et les réponses du général).

C’est aussi de cette manière que le projet a été présenté aux ados. À quelques exceptions près, la plupart ont en effet entendu parler du SNU lors d’un rapide exposé dans leur lycée comme d’une « sorte de service militaire », voire d’un « camp militaire ». Et c’est souvent pour cette raison qu’ils se sont portés volontaires via un simple formulaire. Tout autant, nous disent-ils, que pour « rencontrer du monde », « sortir de chez eux » et « voyager gratuitement », notamment en Guyane puisque le DOM faisait partie des départements pilotes dans lequel ils avaient une chance d’être envoyés.

(…)

Ce constat pose beaucoup de questions quant à l’après : tant le suivi des ados présents que l’évolution du dispositif tout entier. « Autant de jeunes en souffrance, j’hallucine… L’erreur est de ne pas avoir prévu un médecin sur place lors d’un accueil de mineurs d’une telle taille », estime Firmin, cadre. Pour Alain, le projet est même « une usine à gaz si on ne se donne pas les moyens de gérer toutes ces émotions ».

D’autant qu’il est prévu que le SNU soit généralisé à tout le territoire, en restant d’abord sur la base du volontariat, puis en étant ensuite rendu obligatoire (sans qu’une échéance ferme n’ait été arrêtée à ce jour). Si le volontariat perdure, le risque n’est-il pas de créer une nouvelle ligne de démarcation entre les jeunes de même génération, dans la droite ligne des colos (lire notre article) ? S’il devient obligatoire, quel niveau d’adhésion et de cohésion espérer de la part d’ados n’ayant aucune envie d’être là ? Idéologiquement, ce dispositif peut-il devenir le lieu de sensibilisation à une palette large et complète d’engagements au service des autres, autrement dit, perdre de sa couleur militaire ? Avec quelle pédagogie et quels coûts si le but est d’accompagner des mineurs révélant ici un certain nombre de problèmes ?

Sur place, la réflexion est déjà entamée. Les encadrants attendent d’ailleurs beaucoup de l’évaluation qualitative réalisée par les sociologues de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) dispatchés dans tous les SNU. Ces derniers rendront leurs conclusions à l’automne, auxquelles s’ajoutera une étude quantitative réalisée par l’institut de sondages Ifop via des questionnaires distribués à tous les participants. Il reste à espérer que le gouvernement ne s’entête pas dans un dispositif rigide imprégné de militarisme, excluant de facto tout un pan de la jeunesse pourtant désireuse d’engagement pour des causes collectives.

Iris Deroeux

Article complet à lire en utilisant le lien ci-dessous

https://www.mediapart.fr/journal/france/270719/le-snu-apprendre-dire-nous-au-garde-vous?utm_source=20190727&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190727&M_BT=16590131223

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Isabelle Boulay...

27 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Robert Musil...

27 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

"On ne sait pas exactement comment se produit cette transformation qui, à certains moments, compose d'une quantité de volontés éparses une seule volonté massive, une foule capable des plus grands excès en bien comme en mal mais incapable de réflexion, même quand les hommes qui la constituent n'ont pour la plupart rien cultivé davantage de toute leur vie que la mesure et le sang-froid. L'excitation en quête de détente d'une foule qui ne trouve aucune issue à ses sentiments se rue sans doute alors sur la première voie qui s'ouvre à elle.

On peut supposer que ce sont en elle les êtres les plus excitables, c'est-à-dire les extrêmes, capables aussi bien de soudaines violences que de touchantes générosités, qui donnent l'exemple et fraient le chemin. Ils représentent dans la masse les points de moindre résistance, mais le cri qui est jeté à travers eux plutôt que jeté sur eux, la pierre qui leur tombe sous la main, le sentiment dont ils éclatent déblaient la route sur laquelle les autres, s'étant exaltés réciproquement jusqu'aux limites du supportable, suivent sans réfléchir. Ils donnent aux actions de leur entourage la forme de l'action massive que tous ressentent à la fois comme une contrainte et une libération."

Robert Musil - L'homme sans qualités

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Vittorio De Seta, l’école est redéfinie...

27 Juillet 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

En 1971, le cinéaste sicilien proche du néoréalisme adapte pour la RAI le récit d’un instituteur prônant une pédagogie ouverte et moins contraignante. Improvisé au jour le jour, «Diario di un maestro» ravit par son innovante approche artistique et sociale.

Le méconnu Diario di un maestro (Journal d’un maître d’école), film en quatre épisodes (4 h 50) réalisé en 1971 par Vittorio De Seta pour la RAI, est une œuvre en tout point extraordinaire. Les excellentes éditions de l’Arachnéen ont eu la précieuse initiative d’en éditer le DVD en même temps qu’un livre très documenté sur sa genèse, sa fabrication et le contexte dans lequel il vit le jour. Au moment où il se lance dans cette entreprise, De Seta (1923-2011) est un cinéaste réputé, notamment pour avoir réalisé une dizaine de magnifiques courts métrages documentaires entre 1954 et 1959 - réunis sous le titre le Monde perdu - consacrés au sud de l’Italie : sa Sicile natale, la Calabre et la Sardaigne. Ainsi que pour son premier long métrage, Bandits à Orgosolo (1961), tourné en Sardaigne. Très marqué par le néoréalisme, dont il pousse plus loin que quiconque les exigences de vérité et d’honnêteté, il refuse toute reconstitution et tout commentaire dans ses documentaires, pour lesquels il s’immerge dans la vie de pêcheurs et de paysans, tandis que les acteurs de sa fiction sont de véritables bergers sardes.

Autant d’expériences qui le préparent au travail très singulier de Diario di un maestro. Ce téléfilm naît de sa lecture du livre autobiographique d’un instituteur adepte de méthodes d’enseignement innovantes : Un anno a Pietralata d’Albino Bernardini. En tentant de l’adapter, De Seta enquête sur de nombreuses expériences et différents courants pédagogiques ayant vu le jour en Italie depuis les années 50, formant ce qu’on a appelé «l’école nouvelle».

Lézards torturés

S’inspirant notamment des techniques du Français Célestin Freinet, il s’agit de se centrer sur l’écoute et l’engagement de l’enfant, en abolissant le caractère autoritaire de la figure du maître, ainsi que tout esprit de compétition (notes, classements, examens). Prenant ses distances avec le livre de Bernardini, Diario di un maestro raconte les expériences menées par un instituteur, D’Angelo, reprenant en cours d’année une classe de cinquième dans une école de garçons de Tiburtino Terzo, quartier populaire de Rome essentiellement peuplé de familles pauvres originaires de l’Italie méridionale. Des enfants difficiles, livrés à la rue et abandonnés par les instituteurs qui les considèrent comme perdus, beaucoup d’entre eux ne se rendant même plus à l’école. D’Angelo commence par partir à la recherche des absents, il rencontre leurs parents, découvre leurs conditions de vie.

Puis, se rendant compte que les élèves apprennent machinalement leurs leçons sans les comprendre, dans des manuels trop éloignés d’eux pour les intéresser, il met peu à peu en place une méthode où la connaissance de la biologie, de l’histoire, de la géographie, de la morale, ainsi que la maîtrise du langage, s’appuient sur des sorties et des enquêtes, d’abord rattachées à leur quartier, leurs familles, leurs expériences quotidiennes. La confrontation à la réalité - que ce soit des lézards torturés, des maisons démolies, le vol d’une voiture ou les témoignages des parents - remplace les programmes officiels, et donne lieu à des discussions et des réalisations collectives. Même l’agencement de la salle de classe est bouleversé par l’instituteur : il regroupe les tables pour encourager le travail en commun, il transforme en bibliothèque l’estrade qui surélève son bureau, geste emblématique de sa façon de se tenir à hauteur d’enfant.

Mais la force et l’originalité du film tiennent surtout à ses méthodes de fabrication. De Seta pensait que pour faire un film honnête sur ce type de pédagogie, fidèle aux principes qu’elle défend, il ne fallait pas se contenter de documenter une expérience préexistante ni de la reconstituer dans une fiction, mais que le tournage soit lui-même une expérience. «Le choix fondamental, ça a été de ne pas faire de film ; en réalité, nous avons fait une école et nous l’avons filmée», expliquait-il. Le cinéaste jette au panier son scénario comme l’instituteur abolit les manuels scolaires. Il invente le film au jour le jour, en accordant une grande place à l’improvisation et aux initiatives des acteurs et techniciens. La classe est formée par des enfants issus des quartiers populaires de Rome et en difficulté scolaire. Rémunérés pour leur travail, ils tournent le matin, tandis qu’ils suivent l’après-midi des cours avec un instituteur aux méthodes proches de celui du film, prolongeant parfois les exercices réalisés pendant le tournage. Preuve que l’expérience fut profitable : 15 enfants sur 16 réussirent leurs examens de fin d’année.

Harnais-bustier

Faute de trouver un véritable pédagogue capable de jouer le rôle, De Seta fait appel à un acteur lui-même politiquement très engagé : Bruno Cirino, qui se révèle formidable. Les autres personnages - le directeur de l’école, son adjointe, les autres instituteurs - sont délibérément interprétés d’une manière plus rigide et conventionnelle, comme le sont leurs idées. L’expérimentation de tournage rend nécessaire des techniques inhabituelles. Ainsi, pour être prêt à filmer à tout moment, le chef opérateur Luciano Tovoli (qui fera notamment l’image de Profession : reporter d’Antonioni et de Police de Maurice Pialat) fait fabriquer un harnais-bustier en cuir, préfiguration artisanale de la steadicam.

La liberté offerte à chaque acteur et membre de l’équipe lors de ce véritable travail collectif fait écho aux principes anti-autoritaires défendus par le film. Au-delà de la vieille opposition entre fiction et documentaire, une tentative pédagogique expérimentale devient ainsi une expérience cinématographique inédite, toutes les deux se retrouvant dans des manières nouvelles d’appréhender la réalité. Diario di un maestro est ainsi l’exemple rare d’un cinéma social qui ne se contente pas de constater et dénoncer, mais qui invente surtout des réponses aux problèmes qu’il entend exposer. Et il ne s’agit pas d’une proposition marginale : ce fut l’un des grands succès de la télévision italienne de l’époque, vu par 15 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion en 1973 et ayant provoqué de nombreux débats. Quarante-six ans plus tard, loin d’être le document d’un temps révolu, ce film exceptionnel n’a absolument rien perdu de sa pertinence cinématographique et politique.

Marcos Uzal

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Vacances scolaires : Blanquer prend la main...

27 Juillet 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Vacances scolaires : Blanquer prend la main...

EXTRAIT

Une décision du Conseil constitutionnel permet désormais au gouvernement de décider par décret du calendrier

Alors que le soufflet des résultats du bac retombait, la question des périodes de vacances scolaires a été soumise au Conseil constitutionnel mi-juillet, sur une demande du premier ministre. Désormais le gouvernement pourra décider par décret ou arrêté des dates et l’organisation des congés scolaires. Jusque-là, la loi obligeait le ministre de l’éducation à publier pour trois ans les calendriers scolaires. Si la volonté de sortir ce calendrier du cadre législatif est une demande de l’éducation nationale, il n’y a pas de projet en chantier assure le ministère.

Pourtant, en 2017, lors de son arrivée rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer avait promis une « grande concertation » sur les temps scolaires de l’enfant. Dès le 22 juillet 2017, le ministre assurait qu’« on doit se poser la question des vacances d’été ou des vacances intermédiaires. C’est un sujet plus important que celui des rythmes hebdomadaires ». Et d’insister un an plus tard : « On va devoir poser tranquillement mais sûrement la question des vacances scolaires. »

(…)

La France, grande privilégiée des congés d’été ? En réalité, avec pratiquement neuf semaines de vacances, elle ne se situe que dans la moyenne européenne. Pour dix pays, la longueur des fameuses « grandes vacances » peut aller jusqu’à douze ou treize semaines contre six semaines dans cinq autres.

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Un sujet clivant pour les enseignants

Si une majorité des Français semble encline à une telle réforme, le sujet reste clivant et difficile à envisager pour les professeurs. L’instauration de la prérentrée avancée à la fin du mois d’août avait déjà suscité un tollé chez le personnel enseignant. Conditions de travail difficiles, rémunérations jugées insuffisantes et charge de travail importante… Les enseignants seraient majoritairement hostiles à une réduction des congés d’été.

En 2015, selon un sondage Harris Interactive, 56 % des professeurs des écoles se sont déclarés satisfaits de la répartition du temps de travail sur l’année. D’après Alexis Torchet, secrétaire national en charge de la politique éducative au Syndicat général de l’éducation nationale (SGEN) et membre du Conseil supérieur de l’éducation, les enseignants ne sont pas prêts à une telle évolution : « Les personnes qui travaillent à l’éducation nationale estiment ne pas avoir la reconnaissance à laquelle elles aspirent légitimement. Pour eux, les vacances d’été représentent une compensation. Les enseignants sont payés 20 % de moins que la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année est peut-être courte, mais elle reste intense, avec en moyenne 43 heures de travail par semaine. »

(…)

Un danger pour le secteur touristique ?

Pour l’instant, à la table des négociations, la grogne des syndicats du tourisme se joint à celle des enseignants. « Plus la période est serrée, plus il y a de monde. Les prix explosent et cela favorise les départs vers des destinations étrangères. Donc la réduction des congés d’été pourrait nous fragiliser », affirme Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme, avant de nuancer son analyse.

Si la réduction des vacances n’est pas encore au programme, le sujet reste sensible. Mais déjà en proie à la grogne des enseignants avec sa réforme, Jean-Michel Blanquer semble un peu moins pressé d’en découdre sur ce sujet.

Venantia Petillault

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Circulez, y'a rien à voir! Affaire classée sans suite...

27 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Circulez, y'a rien à voir! Affaire classée sans suite...
Circulez, y'a rien à voir! Affaire classée sans suite...
Circulez, y'a rien à voir! Affaire classée sans suite...
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