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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Stendhal...

3 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Chapitre IX – Une soirée à la campagne

Ses regards le lendemain, quand il revit madame de Rênal, étaient singuliers ; il l’observait comme un ennemi avec lequel il va falloir se battre. Ces regards si différents de ceux de la veille, firent perdre la tête à madame de Rênal : elle avait été bonne pour lui, et il paraissait fâché. Elle ne pouvait détacher ses regards des siens.

La présence de madame de Derville permettait à Julien de moins parler et de s’occuper davantage de ce qu’il avait dans la tête. Son unique affaire, toute cette journée, fut de se fortifier par la lecture du livre inspiré qui retrempait son âme.

Il abrégea beaucoup les leçons des enfants, et ensuite, quand la présence de madame de Rênal vint le rappeler tout à fait aux soins de sa gloire, il décida qu’il fallait absolument qu’elle permît ce soir-là que sa main restât dans la sienne.

Le soleil en baissant, et rapprochant le moment décisif, fit battre le cœur de Julien d’une façon singulière. La nuit vint. Il observa avec une joie qui lui ôta un poids immense de dessus la poitrine, qu’elle serait fort obscure. Le ciel chargé de gros nuages, promenés par un vent très chaud, semblait annoncer une tempête. Les deux amies se promenèrent fort tard. Tout ce qu’elles faisaient ce soir-là semblait singulier à Julien. Elles jouissaient de ce temps, qui, pour certaines âmes délicates, semble augmenter le plaisir d’aimer ;

On s’assit enfin, madame de Rênal à côté de Julien, et madame Derville près de son amie. Préoccupé de ce qu’il allait tenter, Julien ne trouvait rien à dire. La conversation languissait.

Serai-je aussi tremblant et malheureux au premier duel qui me viendra ? se dit Julien, car il avait trop de méfiance et de lui et des autres, pour ne pas voir l’état de son âme.

Dans sa mortelle angoisse, tous les dangers lui eussent semblé préférables. Que de fois ne désira-t-il pas voir survenir à madame de Rênal quelque affait qui l’obligeât de rentrer à la maison et de quitter le jardin ! La violence que Julien était obligé de se faire, était trop forte pour que sa voix ne fût pas profondément altérée ; bientôt la voix de madame de Rênal devint tremblante aussi, mais Julien ne s’en aperçut point. L’affreux combat que le devoir livrait à la timidité était trop pénible, pour qu’il fût en état de rien observer hors lui-même. Neuf heures trois quarts venaient de sonner à l’horloge du château, sans qu’il eût encore rien osé. Julien, indigné de sa lâcheté, se dit : Au moment précis où dix heures sonneront, j’exécuterai ce que, pendant toute la journée, je me suis promis de faire ce soir, ou je monterai chez moi me brûler la cervelle.

Après un dernier moment d’attente et d’anxiété, pendant lequel l’excès de l’émotion mettait Julien comme hors de lui, dix heures sonnèrent à l’horloge qui était au-dessus de sa tête. Chaque coup de cette cloche fatale retentissait dans sa poitrine, et y causait comme un mouvement physique.

Enfin, comme le dernier coup de dix heures retentissait encore, il étendit la main, et prit celle de madame de Rênal, qui la retira aussitôt. Julien, sans trop savoir ce qu’il faisait, la saisit de nouveau. Quoique bien ému lui-même, il fut frappé de la froideur glaciale de la main qu’il prenait ; il la serrait avec une force convulsive ; on fit un dernier effort pour la lui ôter, mais enfin cette main lui resta.

Son âme fut inondée de bonheur, non qu’il aimât madame de Rênal, mais un affreux supplice venait de cesser. Pour que madame Derville ne s’aperçût de rien, il se crut obligé de parler ; sa voix alors était éclatante et forte.

Stendhal - Le Rouge et le Noir

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Revue de Presse Education... Bac — Enseignants — Orientation — Internat — Révolutions...

3 Juillet 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Bac — Enseignants — Orientation — Internat — Révolutions...

Le bac et ses conflits, vie des enseignants, orientation et quelques révolutions au menu de cette revue.

Bac

Grève des correcteurs du bac : Blanquer promet que "chacun aura ses résultats en temps et en heure"
Alors que des groupes d’enseignants ont voté une "rétention des notes" du bac dans plusieurs académies, le ministère se veut confiant. Et agite le spectre de "sanctions très graves" si les copies ne sont pas restituées jeudi, la veille des résultats.”

Bras de fer entre les correcteurs et le ministère de l’éducation sur les copies du bac
Quelque 108 000 copies seraient retenues par leurs correcteurs pour inciter le ministre à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac.”

Rennes : Ils refusent d’être professeurs principaux pour protester contre les réformes Blanquer
Ils sont venus crier leur ras-le-bol ce lundi matin devant l’inspection académique de Rennes. Eux, ce sont des professeurs de collèges et de lycées, tous mobilisés contre les réformes ​Blanquer. Les premiers font la grève de la surveillance du brevet, en ce premier jour d’examen. Les seconds, pour la plupart enseignants au lycée Descartes, présentent leur démission de leur fonction de professeur principal.”

Enseignants

Fin d’année scolaire : « Au revoir monsieur, vous allez nous manquer ! » Tribune de Iannis Roder, Professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis
Pour les enseignants, la fin d’année est le moment des « adieux » à des élèves avec lesquels une relation affective s’est développée au fil des cours. « Quel métier peut offrir autant d’émotions ? » interroge le professeur d’histoire-géographie Iannis Roder.”

« Dans l’éducation nationale, la carrière des femmes est loin de ressembler à celle des hommes » Tribune de Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés
Alors que la profession enseignante est largement féminisée, il existe de fortes inégalités de carrière entre les hommes et les femmes, rappelle, dans une tribune au « Monde », Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés.”

Enseignants en reconversion : le « parcours du combattant » Par Séverin Graveleau
S’ils ne sont pas nombreux à sauter le pas, c’est peut-être aussi parce que le parcours des enseignants qui souhaitent changer de métier est semé d’embûches. Témoignages.”

A Bobigny, préavis de guerre au collège République Par Marie Piquemal
Violence envers les élèves, harcèlement de certains professeurs… Depuis des années, cet établissement défavorisé de Seine-Saint-Denis subit l’autoritarisme d’une partie des personnels, dont certains sont membres du syndicat SUD.”

Orientation

Derrière les portes du conseil de classe : « L’orientation ne doit pas être perçue comme un verdict » Par Mattea Battaglia
« Le Monde » passe plusieurs mois au collège Doisneau, à Clichy-sous-Bois, pour raconter le quotidien d’un établissement d’éducation prioritaire. Huitième épisode.”

Réorienter l’orientation : un nouveau défi pour les régions
Face à la pléthore de structures liées à l’orientation scolaire - pour des résultats médiocres -, le rapport de Pascal Charvet, présenté le 26 juin, donne des clés pour mettre en œuvre le nouveau partage des rôles entre l’Éducation nationale et les régions. Ces dernières, désormais responsables de l’information sur les métiers et les formations, ont pris les devants, à l’instar de la Normandie qui vient de se doter d’une nouvelle agence.”

Une cohésion État-régions pour favoriser l’éducation à l’orientation
Ce rapport, remis à Jean-Michel Blanquer, part d’un constat. Malgré de légers progrès enregistrés, "la France voit toujours deux tiers de ses étudiants échouer en première année de Licence", déplore Pascal Charvet, inspecteur général de l’Education nationale auteur du rapport.”

Et mes Réactions primaires au rapport Charvet sur mon blog Educpros

Démocratie et démocratisation via Sciences Po Paris et certaines grandes écoles ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
On prétend que la démocratie pourrait être (mieux) assurée par un renouvellement socialement élargi des élites, par une « démocratisation individualiste » du recrutement plus nombreux d’éléments d’origine populaire pour Sciences-Po Paris et certaines grandes écoles. Mais est-ce si sûr ?” Très beau rappel.

Internat

Plan Internat : JM Blanquer annonce le retour des internats d’excellence dans le plus grand flou
"Dès mon arrivée ici j’ai voulu que ce chantier soit repris". Ils étaient pourtant loins d’avoir fait l’unanimité, les internats d’excellence créés par JM Blanquer entre 2010 et 2012. Mais, sur de lui, le ministre de l’éducation nationale a présenté le 1er juillet un plan pour "l’internat du XXIème siècle" qui ressuscite l’internat d’excellence à côté de deux autres types d’internat. Très peu précis sur son financement, le plan internat est surtout l’occasion d’affirmer des choix idéologiques : les nouveaux internats sont réservés aux élèves méritants et aux collectivités qui font l’effort d’un projet original. L’internat version Blanquer n’aime pas le commun.”

L’éducation nationale veut relancer 240 internats Par Mattea Battaglia
Jean-Michel Blanquer promet de développer trois catégories d’internats d’ici à 2022, au bénéfice des élèves des territoires ruraux et de l’éducation prioritaire notamment.”

Révolutions

Cnesco : La chaire évaluation des politiques publiques ouverte au Cnam
Le Cnesco survivra t-il à la loi Blanquer ? Le Journal officiel du 2 juillet annonce la création au Cnam d’une chaire " Evaluation des politiques publiques d’éducation" confiée à Nathalie Mons, encore présidente du Cnesco. Cette création est annoncée alors que l’Assemblée, le 2 juillet, et le Sénat , le 4, doivent adopter définitivement la loi Blanquer.”

Singapore abolishes school exam rankings, says learning is not competition
Whether a child finishes first or last will no longer be indicated in primary and secondary school report books from next year in Singapore, – a move which Education Minister Ong Ye Kung hopes will show students that “learning is not a competition”.”

Et un curieux site à explorer data.education.gouv.fr

Bernard Desclaux

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"J’ai raison, mais ils ne le savent pas encore": la méthode Blanquer du rouleau compresseur...

3 Juillet 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

"J’ai raison, mais ils ne le savent pas encore": la méthode Blanquer du rouleau compresseur...

Le bilan de Jean-Michel Blanquer est caractérisé par un dirigisme infantilisant qui n'inspire pas (l'école de la) confiance. Il pourrait se résumer ainsi: habileté, contradictions, injonctions.

A quelques jours des vacances scolaires et au moment de l’adoption finale de la loi “Pour une Ecole de la Confiance” à l’Assemblée Nationale et au Sénat, le bilan de la politique éducative du Ministre Blanquer engagée depuis 2017 peut être appréhendé sous le prisme de trois focales: habileté, contradictions, injonctions.

- Habileté: en nommant Jean-Michel Blanquer à l’Education Nationale, le Président de la République a choisi un expert de la rue de Grenelle. Le Ministre Blanquer connaît parfaitement les arcanes du système éducatif dont il a d’ailleurs été le Directeur Général de l’Enseignement Scolaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy, chargé notamment de mettre en œuvre la suppression de 60.000 postes.

En arrivant aux responsabilités, sachant précisément ce que d’aucuns voulaient entendre, le Ministre a su se faire apprécier et accepter par une communauté éducative vigilante, en décidant immédiatement le démantèlement de la réforme des rythmes scolaires pour revenir à la semaine de quatre jours et en délaissant la mise en œuvre de la réforme du collège, deux réformes du quinquennat précédent très largement rejetées.

Et dans le même temps, avec un certain succès, le Ministre a annoncé des dispositifs attendus et accueillis à juste titre très favorablement par l’ensemble des acteurs du monde éducatif: classes de CP à 12 élèves, CP et CE1 des réseaux d’éducation prioritaire à 24 élèves, maternelle obligatoire à 3 ans.

Ces annonces alléchantes ne résistent pourtant pas à la réalité: le dispositif d’allègement des effectifs ne peut être totalement réalisé faute de postes budgétaires et l’obligation scolaire à 3 ans, si l’on considère que près de 98% des enfants de trois ans sont d’ores et déjà scolarisés, n’a d’autre objectif que le financement des écoles maternelles privées par les communes –un coût estimé entre 80 et 150 millions d’euros.

Enfin, le Ministre a veillé à rassurer l’opinion publique en jouant systématiquement et habilement sur deux tableaux: la référence à une école du passé idéalisée -drapeaux dans les classes, le grand classique “lire, écrire, compter”, les chorales…- et la modernisation du système éducatif grâce à la science –les fameuses “neurosciences”.

Contradictions: dès son discours d’installation, le Ministre a déclaré qu’avec lui “il n’y aura pas une énième loi ou énième réforme”. Depuis cette déclaration, la réalité est tout autre: de la maternelle à l’université, en multipliant les réformes, le Ministre s’est bien au contraire attaché à démanteler méticuleusement les dispositifs de ses prédécesseurs à ce poste.

Contradiction encore lorsque Jean-Michel Blanquer, supporter inconditionnel des neurosciences et des évaluations scientifiques, s’empresse de supprimer la semaine de 5 matinées de classes pourtant unanimement et scientifiquement considérée comme bénéfique pour les élèves, au contraire de la semaine de 4 journées de classe qu’il a par contre remis au goût du jour dès 2017 afin d’acheter la “paix éducative” et dont on sait qu’elle entretient, voire qu’elle aggrave, les inégalités.

Contradiction toujours avec la suppression, sans aucune évaluation, du dispositif “Plus de Maîtres Que de Classes”, pourtant plébiscité par les équipes éducatives.

Contradiction enfin lorsque le Ministre réhabilite le redoublement pourtant scientifiquement reconnu comme injuste socialement, impactant psychologiquement et inadapté pédagogiquement.

Injonctions: “J’ai raison, mais ils ne le savent pas encore”: tel pourrait être le slogan du Ministre qui, faisant fi des multiples avis, propositions et conseils de la part des membres de la communauté éducative– syndicats d’enseignants, parents, lycéens…– régulièrement ignorés, avance sur tous les dossiers tel un rouleau compresseur, persuadé d’avoir raison sur tout et sur tout le monde.

La méthode décisionnelle, injonctive et descendante est ainsi érigée en technique de traitement des multiples réformes: 

- Suppression du Conseil National de l’Education du Système Scolaire (CNESCO), organisme d’évaluation des politiques éducatives indépendant du Ministre, reconnu, apprécié par tous les acteurs de l’éducation, et remplacé par un Conseil d’Evaluation de l’Ecole (CEE) dont la moitié des membres sera directement sous influence du Ministre.

- Généralisation aux enseignants du principe de devoir de réserve, aujourd’hui imposé aux seuls cadres de système éducatif.

- Ruissellement de circulaires et de “guides” à visée beaucoup plus politique que pédagogique, détaillant des “recommandations” sur la meilleure manière d’inculquer les bases du calcul, de la lecture et de la grammaire, ramenant ainsi les enseignants au statut de simples exécutants et instillant par là même une forme de suspicion quant à leur professionnalisme. 

Au total, un dirigisme injonctif extrêmement infantilisant pour les enseignants quand dans le même temps les besoins en formation continue sur ces problématiques restent à ce jour sans réponse. 

Habileté, contradictions, injonctions: un bilan qui, à tout le moins, traduit une politique éducative bien éloignée d’une “Ecole de la Confiance”!

Yannick Trigance,

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Internats d'excellence... Echec total en 2012... Pas grave, on remet ça!

2 Juillet 2019 , Rédigé par Journal d'école Publié dans #Education

Internats d'excellence... Echec total en 2012... Pas grave, on remet ça!
08 novembre 2012
 
 
Le récent rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale relatif au budget 2013 évoque brièvement le financement des internats dits d’excellence (annexe 26, page 43 du PDF). La rapporteure Carole Delga n’apporte aucune information nouvelle sur le sujet, se contentant pour l’essentiel de reprendre les conclusions d’un rapport de l’Inspection générale remontant à 2011, tellement critique sur le sujet qu’il n’avait été rendu public qu’après le changement de majorité au printemps dernier. A son tour, Carole Delga enfonce le clou : « la multiplication de dispositifs spécifiques qui a caractérisé les dix dernières années de la politique d’éducation n’a permis que d’éviter la nécessaire réflexion de fond sur la réforme du système d’éducation prioritaire. Ce n’est pas du saupoudrage des moyens que naîtra une véritable cohérence de l’action éducative en faveur des élèves issus de milieux défavorisés. »
 
On est heureux de l’entendre mais pourquoi, dans ces conditions, la rapporteure se croit-elle obligée d'évoquer dans son titre sur les internats « des résultats encourageants pour un coût cependant très élevé » ? Parce que cette initiative a fait l’objet d’un tel matraquage médiatique qu’elle en serait aujourd’hui intouchable ? Ou encore parce que le créateur des internats d’excellence, grand organisateur de la politique éducative de la droite sous Sarkozy, Jean-Michel Blanquer, est toujours à la tête de la Dgesco, six mois après le changement de gouvernement ?
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Jorja Smith...

2 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Albert Cohen...

2 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Les autres mettent des semaines et des mois pour arriver à aimer, et à aimer peu, et il leur faut des entretiens et des goûts communs et des cristallisations. Moi, ce fut le temps d’un battement de paupières. Dites moi fou, mais croyez-moi. Un battement de ses paupières, et elle me regarda sans me voir, et ce fut la gloire et le printemps et le soleil et la mer tiède et sa transparence près du rivage et ma jeunesse revenue, et le monde était né, et je sus que personne avant elle, ni Adrienne, ni Aude, ni Isolde, ni les autres de ma splendeur et jeunesse, toutes d’elle annonciatrices et servantes.

Belle du Seigneur - Albert Cohen

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"Au revoir m'sieur... Bonnes vacances!..."

2 Juillet 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

"Au revoir m'sieur... Bonnes vacances!..."

Page 34... (Texte actualisé)

La page 34 de ma carrière se tourne. Ce fut une année somme toute comme les autres car les objectifs qui sont d'enseigner, d'éduquer, de passer, de transmettre, d'échanger, d'apprendre, d'éveiller les curiosités, de partager et d'aimer sont restés inchangés... Malgré tout... 

D'aimer en effet, ce mot dont Pennac nous dit, à regret, qu'il est quasiment interdit de salles des professeurs. Non! Nous sommes vingt et cent à vouloir le réhabiliter.

Aimer, c'est d'abord être heureux d'aller au collège chaque matin. Oh je sais parfaitement que nombreux sont les collègues qui, en lisant ces lignes, ne peuvent pas partager mon point de vue. Et je les comprends, confrontés qu'ils sont à de multiples incivilités, voire des violences. J'ai l'immense privilège de n'avoir jamais connu ces établissements dits "difficiles". Je ne peux donc ni ne veux donner aucune leçon à ce sujet. La souffrance enseignante existe. La souffrance sociale des élèves existe. Ce sont les rencontres de ces souffrances accumulées qui font du quotidien parfois un enfer. A ceux-là, professeurs et élèves, je veux dire toute ma compréhension et mon soutien. L'idéal n'existe pas... Mais combattre pour l'en approcher reste et restera un devoir commun

Aimer, c'est être touché par des instants de grâce. C'est savoir encore être ému et ne pas le cacher. C'est trembler d'émotion devant telle réponse inattendue, telle erreur naïve, telle copie remplie d'erreurs mais aux propos si justes. C'est savoir toujours féliciter et encourager l'excellent élève. Mais si, ils sont encore très nombreux ! C'est, au sortir d'une séance, être épuisé mais heureux d'avoir le sentiment de la réussite. Surtout pas la certitude! La séance d'après sera différente et peut-être un échec absolu...

Aimer, c'est partager des instants tranquilles et discrets avec ses collègues. De quelque matière qu'il soit, quel que soit leur "niveau", leur expérience. Nous devons travailler en commun, en équipe. J'espère que la formation des enseignants des générations futures insistera sur ce point... On peut toujours rêver... Chaque collègue est un trésor d'inventions, une mine de renseignements utiles, une oreille attentive. Ecoutons-nous! Parlons-nous! Partageons nos angoisses, nos soucis. avouons nos échecs. Nous ne sommes pas parfaits et ne le serons heureusement jamais. "La chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres" pleurait Mallarmé... Nous ne ferons pas le tour de ce métier, même en partant en retraite à quatre-vingts ans...

Aimer, c'est savoir sanctionner. Souvent les anti "pédagogistes" nous caricaturent, faisant croire que nous serions une bande de Bisounours, pardonnant tout, laxistes, ne corrigeant jamais, abandonnant "l'élève au centre du système"... Nous savons et devons sanctionner quand cela s'avère nécessaire. et c'est souvent nécessaire. Mais la sanction est aussi une pédagogie. Elle a ses règles. Il serait trop long de les rappeler aujourd'hui... Sanctionner n'est pas punir. Sanctionner doit être une autre manière d'aimer...

Aimer, c'est regretter ses élèves. C'est regretter l'odeur si particulière de la salle de classe. Elles ne laissent plus échapper celle de l'encre ou du bois ciré, caressé par des mains adolescentes. Mais entre les murs de ma classe maintenant vide, j'entends leurs voix. pour certaines, la dernière fois... Et j'en éprouve un sentiment indéfinissable... Ni nostalgie, ni tristesse... Autre chose... Parfois les mots sont inutiles...

Aimer, c'est refermer la porte derrière soi. C'est tourner la page 34 et déjà, avec gourmandise, commencer à lire la suivante. Qui seront-ils? Que ferons-nous? Je ne sais encore... Les pages des livres de nos carrières ont une particularité unique: elles sont vierges et c'est nous, enseignants, qui les écrivons...

Oui... Je vous ai tant aimés !

Christophe Chartreux

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"400 écoles rurales vont fermer contrairement à la promesse de Macron"...

2 Juillet 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

"400 écoles rurales vont fermer contrairement à la promesse de Macron"...

Le gouvernement avait promis de ne fermer aucune école en France jusqu'en 2022. Mais les élus locaux, eux, peuvent le faire.

“Nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée, c’est la première fois qu’un gouvernement s’engage à cela, rendez-vous compte, c’est énorme”, déclarait Jean-Michel Blanquer en avril sur Franceinfo (voir la vidéo plus bas), reprenant une promesse d’Emmanuel Macron pour répondre à la crise des gilets jaunes. Vraiment?

En fait, cette promesse était assortie d’un petit astérisque en bas de page: “pas de fermeture sans l’accord des maires”. Et les élus locaux ne se sont pas privés. Par ailleurs, des fermetures d’écoles ont tout de même été décidées par le gouvernement. De quoi largement relativiser “l’énormité” de cet engagement du gouvernement.

Selon une enquête du ministère de l’Éducation nationale, reprise par Le Parisien ce lundi 1er juillet, environ 400 écoles vont disparaître à la rentrée de septembre. Parmi elles, 150 fermetures ont été décidées par l’Éducation nationale et 250 par les élus locaux dans le cadre de projets de fusions et regroupements d’écoles, concernant en première ligne les établissements ruraux.

Les écoles rurales peu à peu rayées de la carte 

Ces fermetures sont principalement liées à une vaste refonte de la carte scolaire qui tend au regroupement des écoles de village dans des RPC (Regroupements pédagogiques concentrés), plus modernes, mieux équipés et surtout plus faciles et moins chers à gérer. Ces grosses structures qui peuvent accueillir jusqu’à plusieurs centaines d’élèves poussent par dizaines en zones rurales.

La promesse du gouvernement se heurte donc à cette reforme en cours qui, pas à pas, sonne le glas des petites écoles de campagne. Lors de son interview sur Franceinfo, le ministre de l’Éducation nationale avait pourtant mis en avant leurs résultats “meilleurs que la moyenne”, leur “caractère très humain” et leur intérêt pour “la vie des villages”.

“On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires qui servent d’abord à remplir les classes”, déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme, interrogée par Le Parisien. Avec 30 fermetures d’écoles, dont 27 dans le cadre de regroupements, son département est parmi les plus touchés en France.

Selon le syndicat SNUipp-FSU, 808 classes ont déjà fermé lors de la dernière rentrée en zones rurales. C’est l’une des doléances des gilets jaunes: la disparition progressive des services publics près de chez eux les obligeant à prendre, toujours plus loin et plus souvent, leur voiture.

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Revue de Presse Education... Brevet - Fermetures de classes - L'internat du XXIe siècle...

2 Juillet 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Brevet - Fermetures de classes - L'internat du XXIe siècle...

Le brevet : son report, son utilité discutée et des grèves de surveillance comme au Bac. La disparition du socle commun. La disparition d’écoles rurales et la mise en place des internats du XXie siècle.

Brevet

Brevet des collèges : Reportées à cause de la canicule, les épreuves débutent ce lundi
“ Initialement prévu les 27 et 28 juin, le brevet des collèges a été reporté, en raison de la chaleur, à lundi 1er et mardi 2 juillet en France métropolitaine, à Mayotte et à La Réunion”
Après le report, jour J pour le brevet des collèges
Reportées en raison de la canicule, les épreuves du brevet des collèges commencent ce lundi 1er juillet et s’achèvent, demain soir, le 2 juillet” par France Lebreton pour La Croix.

Lyon : des enseignants mobilisés contre la loi Blanquer ne surveillent pas le brevet des collèges
“Des enseignants qui refusent de surveiller les épreuves du brevet des collèges ce lundi 1er juillet dans la Métropole de Lyon ... un mouvement de grogne contre la réforme Blanquer.”

Val-de-Marne : passage du brevet et mobilisations devant des collèges
“Plusieurs collèges ont vu ce lundi 1er juillet des rassemblements de parents, enseignants et élus à l’occasion du début du passage des épreuves de brevet.”

Brevet : à Poitiers, les enseignants de collège font, eux aussi, la grève de la surveillance des épreuves
“Comme les enseignants de lycée, le 17 juin à l’occasion des épreuves du bac, les professeurs de collège sont appelés ce lundi à faire la grève de la surveillance du brevet des collèges.”

Strasbourg : concert de casseroles devant le rectorat le jour du brevet
“Alors que 22 247 candidats passent, ce lundi matin dans l’académie de Strasbourg, les épreuves finales du brevet des collèges - un examen initialement prévu la semaine dernière mais reporté en raison de la canicule -, plusieurs syndicats enseignants, FSU, FO, CGT, Solidaires… ont choisi cette journée pour exprimer leur colère.”

Pourquoi les vrais chiffres du brevet des collèges sont inquiétants
“Tout le monde ou presque obtient son brevet ? Oui… mais grâce au contrôle continu ! Les 87,1 % de collégiens lauréats de la session 2018, (dont 64,5 % avec mention) cachent une réalité un peu plus inquiétante. Soit un taux de réussite aux épreuves finales du brevet de tout juste 47 % ! signale le NouvelObs. C’est ce que révélait en octobre 2018 une étude du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), cette instance poil à gratter que le ministre Jean-Michel Blanquer a décidé – hélas – de supprimer.”

A quoi sert le diplôme national du brevet ?
Diplôme sans incidence sur la poursuite d’études, régulièrement rénové et qui ne satisfait personne… des questions se posent sur l’intérêt de cet examen, qui commence aujourd’hui.
Par Violaine Morin pour Le Monde

Faut-il supprimer le brevet des collèges ?
Par Héloïse de Neuville pour Challenges.
“Mais à quoi sert encore le brevet des collèges ? Il ne conditionne ni le passage au lycée, ni l’orientation des élèves et les études montrent que les chiffres de réussite à l’examen dissimulent le niveau réel des collégiens. Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir le réformer pour 2021. Parviendra-t-il enfin à lui trouver une identité ?”

Quand le socle disparait au profit des fondamentaux : JM Blanquer réorganise le ministère
“Un décret et son arrêté d’application publiés au JO du 30 juin réorganisent le ministère de l’éducation nationale. De ce jeu de tiroirs administratifs résulte la mise en sommeil du socle commun au bénéfice des savoirs fondamentaux et une modification en profondeur de la Direction du numérique pour l’éducation.”

Fermeture de classes

Deux articles du Parisien s’inquiètent de la fermetures de nombreuses écoles rurales.
Rentrée 2019 : vers la fin des petites écoles de campagne
Pour 400 établissements ruraux, c’est la dernière semaine de classe avant fermeture définitive. Elèves et enseignants seront regroupés dans des mégastructures.

« Plus personne ne se connaît » : bienvenue dans la France des écoles « drive »
« Dans la Somme, une trentaine d’écoles fermeront à la rentrée. Enfants et enseignants seront regroupés dans de plus grosses structures. Avec quelles conséquences ?
Le regroupement pédagogique concentré (RPC) de Oisemont est l’un des plus gros du département de la Somme : à la rentrée, quand les travaux d’agrandissement seront achevés et que les petits de la vallée de la Bresle viendront grossir les rangs sous le préau, le site passera de 12 à 17 classes, totalisant 360 élèves de la petite section au CM2.
C’est comparable au plus gros groupe scolaire de Paris. Surtout, c’est plus que le collège du secteur, où étudient moins de 200 ados. Le fameux choc de l’entrée en Sixième, ici, se fait en sens inverse.
 »

L’internat du XXIe siècle

[Education : Blanquer dévoile son plan pour " l’internat du XXIe siècle"
Le ministre de l’Education a présenté ce lundi son plan pour relancer les internats. Il promet d’y accueillir 13.000 élèves supplémentaires d’ici à 2022. La Banque des territoires proposera un instrument financier doté de 1 milliard d’euros pour aider les collectivités à investir dans le bâti scolaire. Les aides sociales pour les élèves internes seront « revalorisées ». selon Marie-Christine CORBIER pour Les Echos.

“Levier de justice sociale et de dynamisme des territoires, l’internat du XXIe siècle, tel qu’il se dessine, sera bien plus qu’une solution d’hébergement. C’est un projet pédagogique avec un mode de fonctionnement adapté aux besoins des élèves et de leurs familles, qui offre aux collégiens et lycéens une mobilité pour suivre des formations spécifiques, dans un cadre d’études favorable, permettant de bénéficier d’activités culturelles et sportives. Jean-Michel Blanquer a présenté le plan pour "l’internat du XXIe siècle", le lundi 1er juillet 2019.”

Plan internats : « Cohabiter avec d’autres élèves, ça apprend à vivre en société »
REPORTAGE “Alors que le ministre de l’Education annonce ce lundi son plan pour « L’internat du XXIe siècle », Delphine Bancaud pour « 20 Minutes » a été à la rencontre des internes du lycée André-Malraux à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne.

En vrac

Bobigny : préavis de guerre au collège République
Violence envers les élèves, harcèlement de certains professeurs… Depuis des années, cet établissement défavorisé de Seine-Saint-Denis subit l’autoritarisme d’une partie des personnels, dont certains sont membres du syndicat SUD.

Affaire du lycée de Bobigny : « Il y a une très forte présomption de répression syndicale » selon Libération.
Brendan Chabannes, de SUD éducation, estime que les faits reprochés aux enseignants de son syndicat au lycée République de Bobigny, où règne une guerre des tranchées en salle des profs, ont été déformés en leur défaveur et juge les sanctions disproportionnées.

Bac : des profs envisagent de retenir les copies et les notes
Par Charles Delouche pour Libération

Tribunes

Le rapport Charvet veut enlever au CIDJ la possibilité de produire des informations sur les métiers et les formations
“Nous revenons sur les propositions du rapport Charvet, après avoir regretté que celui-ci s’appuie sur des données trop anciennes (voir Pour proposer une nouvelle organisation de l’orientation, le rapport Charvet s’appuie sur des données de 2010 !)”

Education : « Il faut ouvrir, sous peine d’asphyxie, notre manière de choisir nos professeurs »
“L’agrégation de philosophie contribuant à stériliser l’audace intellectuelle et donner à cette discipline un caractère poussiéreux, le concours ne doit pas rester la voie unique d’accès au professorat, plaide, dans une tribune au « Monde » Nil Hours, docteur en philosophie.”

Littérature : s’approprier les classiques, un défi pour les lycéens
« Selon la dernière étude du Centre national du livre, les jeunes de plus de 15 ans lisent plus que la moyenne des adultes, et le taux de lecteurs dans cette tranche d’âge (91 %) a progressé de 9 points entre 2015 et 2019. 4 % des jeunes déclarent détester lire alors que 80 % lisent 3h par semaine, surtout des lectures scolaires mais aussi pour leurs loisirs. »

Bientôt les vacances

Les cahiers de vacances ont toujours la cote auprès des Français

Les cahiers de vacances, qui existent en France depuis 1933, séduisent toujours autant les parents et leurs enfants. Les éditeurs misent avant tout sur le divertissement selon Émeline Paillasseur pour La Croix.
Année après année, le succès des cahiers de vacances ne faiblit pas. Alors que les applications sur tablettes destinées aux enfants se multiplient, ils ont toujours la cote. Ce fleuron de l’édition parascolaire est un marché stable, se maintenant entre 4,3 et 4,5 millions d’exemplaires vendus.

Catherine Rossignol

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Pour 400 établissements ruraux, c’est la dernière semaine de classe avant fermeture définitive...

1 Juillet 2019 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education

Rentrée 2019 : vers la fin des petites écoles de campagne

Pour 400  établissements ruraux, c’est la dernière semaine de classe avant  fermeture définitive. Elèves et enseignants seront regroupés dans des  mégastructures.

Plus d'école fermée jusqu'en 2022, vraiment ? Le souhait d'Emmanuel Macron ,  formulé le 25 avril en conclusion du Grand débat, de ne plus voir  d'école mettre la craie sous la porte « d'ici à la fin du quinquennat »  était assorti d'une précision importante : « sans l'accord des maires ».  La nuance est de taille et la promesse, calibrée pour répondre aux  inquiétudes de Gilets jaunes et de la France périphérique, risque de  résonner étrangement après les grandes vacances.

En  fait, beaucoup d'écoles fermeront pour de bon à la fin de cette  dernière semaine de classe, car la décision a justement été prise par «  les maires », ou les communautés de communes.

Selon  une enquête du ministère de l'Education nationale, actualisée au 14  mai, 400 écoles doivent disparaître à la rentrée. Pour 150 d'entre  elles, la décision relève de l'administration. Le chiffre, initialement  de 186, a d'ailleurs été revu à la baisse. Toutes les autres, 250,  résultent de fusions et de regroupements « préparés en concertation avec  les élus », explique-t-on rue de Grenelle.

L'éloignement des villages

Dans  la Somme, département rural parmi les plus concernés, « 30 fermetures  sont prévues à la rentrée », compte le directeur académique de  l'Education nationale (Dasen), Jean Hubac. Trois de ces décisions  relèvent de l'Education nationale : il s'agit d'écoles à classe unique,  fragilisées par la baisse des effectifs. Toutes les autres fermetures -  27 - sont le fait de trois communautés de communes, occupées à une vaste  politique de refonte de leur carte scolaire, visant à rationaliser  l'offre des maternelles et élémentaires sur leur territoire.

Conséquence  de cette tectonique des plaques administrative : l'impression, pour une  partie des habitants, que l'école est en train de s'éloigner. « On est  en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes  scolaires, qui servent d'abord à remplir les classes », déplore Dorothée  Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du  syndicat Snuipp de la Somme.

Mouvement de fond

A  l'assemblée des communautés de France, on fait observer les  regroupements scolaires relèvent d'une tendance de fond, entamée depuis  des années dans la France rurale.  Les écoles de village, progressivement, se concentrent en Regroupements  pédagogiques concentrés (RPC) plus modernes, bien équipés, plus faciles  à gérer et moins coûteux à entretenir.

Un  mouvement qui va de pair avec la réorganisation des collectivités  locales, et spécialement la fusion de nombreuses communautés de communes  depuis 2017, qui ont donné naissance à des territoires administratifs  bien plus vastes et à des portefeuilles de compétences de plus en plus  larges.

Actuellement,  sur les 1260 intercommunalités de France, 25 % gèrent les bâtiments  scolaires, et la moitié ont désormais la charge des activités  périscolaires proposées aux familles.

RPC, ce sigle qui marque la fin d'une époque

Le  « regroupement pédagogique concentré », ou RPC. Ce sigle sonne le glas  de nombreuses écoles de village. Au nom de la rationalité et des  économies. Les RPC sont des mégastructures plus modernes, bien équipées,  qui poussent dans la France périphérique pour accueillir parfois  plusieurs centaines d'élèves. Rien ne dit que les enfants y sont  malheureux et moins bien instruits qu'avant. Mais ils symbolisent une  nouvelle fois l'éloignement des services publics et marquent la fin  d'une époque. La perte de lien social, d'identité pour une commune et  aussi pour une part du pays.

Christel Brigaudeau

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