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Vivement l'Ecole!

Bonheur, protection, écologie: à quoi rêvent les jeunes?...

16 Juin 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Jeunesse

Bonheur, protection, écologie: à quoi rêvent les jeunes?...

EXTRAIT

Leurs objectifs ne sont pas si différents des autres générations.

L’édition 2018 de l’enquête sur les valeurs (la cinquième édition depuis 1981) permet d’analyser les orientations fondamentales des Français·es. Un livre récent a rendu compte des principaux résultats. Je voudrais dans cette chronique faire un focus sur les valeurs des jeunes puisqu’on s’accorde à reconnaître depuis Ronald Inglehart que les valeurs évoluent avec le renouvellement des générations.

L’illusion des ruptures générationnelles

Avant de présenter quelques résultats saillants, il faut mettre à bas une idée reçue tenace que permettent de démentir précisément les différentes éditions des enquêtes sur les valeurs. Cette idée est une extrapolation excessive de la thèse sur le renouvellement des générations. L'évolution des valeurs se fait bien par le renouvellement des générations... Mais c'est une évolution, pas une révolution, comme ont trop souvent tendance à le dire les médias et les hommes de marketing. L’idée que chaque génération nouvelle (X, Y, Z…) serait porteuse d’une identité particulière radicalement différente de celles de leurs devancières a sans doute une part de vérité en ce qui concerne les modes culturelles.

Mais elle est démentie en ce qui concerne les valeurs qui sont des orientations beaucoup plus stables. Les enquêtes sur les valeurs montrent bien des évolutions générationnelles, mais celles-ci sont graduelles, ce sont des tendances qui se prolongent ou s’accentuent, rarement des décrochages brutaux. Les historiens l’ont bien montré, les clivages générationnels profonds se manifestent à l’occasion «d’événements fondateurs» qui sont liés généralement à des guerres ou à des révolutions, en tout cas à des bouleversements historiques profonds de la société, qui créent un sentiment de table rase chez les jeunes générations. Par définition ces événements sont rares.

Une seconde illusion est liée à la première, celle selon laquelle, sur le plan des valeurs, les jeunes seraient radicalement différents des adultes. On verra bien sûr dans la suite de cette chronique qu’ils et elles le sont sur certains points, mais les données des enquêtes valeurs démentent l’idée qu’ils et elles le seraient de façon radicale. D’ailleurs, lorsqu’on étudie ces données au niveau européen, on est frappé de constater que, le plus souvent, les jeunes d’un pays donné ont en moyenne des valeurs plus proches de celles des adultes de même nationalité, que des jeunes des autres pays européens. La proximité nationale l’emporte sur la proximité générationnelle.

L’enquête sur les valeurs est très riche et je ne pourrai pas rendre compte de l’ensemble des résultats qu’elle contient. Essayons simplement de mettre en exergue quelques traits saillants.

(...)

Des valeurs écologiques fortes

Les valeurs écologiques pourraient-elles constituer un corps de valeurs mobilisateur pour relancer la participation des jeunes à la société? Indéniablement, les jeunes adhèrent à ces valeurs. Leur confiance dans les organisations environnementales est élevée (70%) et ils semblent prêts à agir pour la protection de l’environnement. 59% se disent prêts par exemple «à donner de l’argent pour éviter la pollution» et le même pourcentage est d’accord avec la proposition «On devrait donner la priorité à la protection de l’environnement, même si cela ralentit la croissance économique et si certains perdent leur emploi.» Notons cependant que sur ces différentes questions, les jeunes ne sont pas plus écologistes que les adultes. L’ensemble des Français·e·s veut défendre l’environnement et est inquiet à ce sujet.

À l’issue des élections européennes, les commentateurs ont remarqué que la liste EELV avait plus attiré les jeunes: 23% des 18-24 ans auraient voté pour cette liste, 13% des 25-40 ans et seulement 9% des 65 ans et plus (sondage Ifop Fiducial du 27 mai 2019). Mais attention à ne pas surinterpréter ces chiffres: ce résultat porte sur la sociologie des votants, or les jeunes se déplacent peu pour les élections intermédiaires. Selon la même enquête de l’IFOP, l’abstention chez les jeunes de moins de 25 ans à cette élection a été de 73%!

Rapporté à l’ensemble des jeunes, en tenant compte de ce taux d’abstention, l’engouement pour la liste verte est beaucoup moins impressionnant: ce serait seulement 6% des 18-24 ans qui lui auraient donné leur suffrage, pas plus finalement que les 65 ans et plus dont le taux de participation est très élevé (67%). Pour résumer, les jeunes politiquement mobilisés sont indéniablement attirés par le vote écologiste, mais les jeunes politiquement mobilisés sont bien peu nombreux. Il reste donc beaucoup de chemin pour que les jeunes deviennent des participants actifs à la cause écologiste… ou à d’autres causes.

(...)

Olivier Galland

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Bougainvilliers, mimosas et thé à la menthe...

16 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Bougainvilliers, mimosas et thé à la menthe…

(À lire en écoutant, doucement, « Scènes d’enfance » de Schumann par Martha Argerich)

Je suis un grand amoureux. De Kerouac, des « road movies », de ces chansons qui invitent à emprunter les routes mythiques, la Nationale 7 ou la « Route 66 ». J’aime conduire. Mon amie cherche fébrilement une chanson à me faire écouter. Elle s’enthousiasme pour tout ou presque. On ne peut qu’être bon lorsqu’on s’acharne à ce point pour seulement trouver une chanson. Non? Les kilomètres sont avalés. Elle a trouvé ! Juliette… « Une Petite Robe Noire »… Appuyée contre la portière, légèrement tournée vers moi, les pieds nus, le regard perdu vers la liberté… Elle écoute... Et je me souviens...

Il y avait tellement de couleurs dans mon jardin ! Des géraniums aux fleurs énormes, des arums à donner le vertige, en cornettes de bonne sœur avec un rayon de soleil au milieu, des pois de senteur, des soucis et mes chers bougainvilliers qui escaladaient tout, en retombant lourdement, épuisés… Je m’enivrais des parfums mélangés… J’étais au paradis.

Au printemps explosaient d’autres senteurs. Celles de fleurs d’orangers. De l’oranger devrais-je dire. Il n’y en avait qu’un. Mon bel oranger.

Au marché d’El Jadida, tout dégoulinait de fruits et de légumes divers. À mourir de plaisir au milieu des cris et des bousculades. Les paniers s’emmêlaient. Même l’étal du boucher, ruisselant de sang, attirait mon regard. Ce rouge virant au noir sur les tabliers blancs…

Et puis les mimosas ! Ma mère les adorait. Elle en faisait des bouquets décorant la maison de jaune à la Van Gogh. Le vase sur le piano était toujours le plus fourni. Je n’ai jamais su pourquoi. Un hommage à la musique sans doute…

Elle est belle cette chanson de Juliette…

« Tu as remarqué. Il n’y a plus de débats en France » me dit-elle aux environs de Mantes…

Mon père et ses amis enseignants débattaient souvent. Politique, pédagogie, que sais-je encore ? La France est le pays de la « disputatio », du débat humaniste. Quel repas de famille, quelle rencontre entre collègues ne contient pas son débat, ses propos contradictoires, ses arguments défendus pied à pied ? Nos assemblées résonnent encore, des siècles après, des envolées lyriques d’un Hugo, d’un Jaurès, d’un Mitterrand. Tout en France fait débat.

J’adorais le bleu des fleurs de Volubilis. Plus tard, je découvrirai les ruines du même nom. Mon Tipasa à moi… Sans la mer ni les absinthes. Mais la même caresse sur les pierres et le ciel incrusté dans la brûlure du temps. Ici pas de « maître des horloges ». Quel orgueil de seulement croire pouvoir le devenir !

La France en effet se voit privée de débats. Se voit privée de politique. Le nouveau pouvoir autoproclamé « nouveau monde » ne veut ni droite ni gauche. Le citoyen, au sens étymologique du terme, devient un « collaborateur » dans une France startupisée. Les oppositions sont sommées de ne pas exister. Même la presse, le « quatrième pouvoir », se voit accusée de « ne pas chercher la vérité ». Alors qu’elle ne fait que cela. Le peuple est délégitimé.

- C’est bien pire que la disparition du débat. Car ce sont nos libertés qui risquent la disparition

Le regard de mon amie sembla s’assombrir. Je m’en voulus de la peiner.

J’aimais tant courir sur le sable vers la mer. Antoine Doinel à la fin des « Quatre Cents Coups ». Mais je ne m’arrêtais pas. Je ne me retournais pas pour, face caméra, regarder s’éloigner mon enfance. Non ! Je plongeais tête la première dans les rouleaux Atlantique pour hâter la caresse de l’eau sur mon corps. Et je priais n’importe qui pour que cela ne s’arrête jamais. Le sel brûlait mes yeux que je gardais ouverts, toujours !

- Il faudra qu’on partage un thé à la menthe bientôt...

Oui mais servi dans un verre, tombant de haut. La théière ventrue souplement soulevée, dessinant dans l’espace une hanche de femme… J’aimais tant les parfums de Khadija qui se mêlaient à ceux du thé et de la menthe… A ceux des fleurs et des arbres du jardin…

- Oui, nous partagerons un thé à la menthe. C’est promis.

Son sourire était revenu…

Christophe Chartreux

"L’imagination est la liberté de l’esprit"

Angel Parra

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Le Service national universel, projet cher à Macron, démarre dimanche à petite échelle

16 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Le Service national universel, projet cher à Macron, démarre dimanche à petite échelle

EXTRAIT

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Pour cette première édition, à échelle réduite, 2 000 volontaires de 15 ou 16 ans ont été sélectionnés – sur 4 000 candidats –, dont 50 en situation de handicap. Ils ont été répartis sur treize départements, un par région métropolitaine auxquels s’ajoute la Guyane, où ils seront hébergés dans des « centres SNU » (internats, centres de vacances, Crous, etc.) et encadrés par 450 adultes. Leurs frais de déplacement sont pris en charge par l’Etat. Aucun des volontaires n’effectue ce séjour SNU dans son département.

Les jeunes sont des lycéens, des décrocheurs scolaires, des apprentis, des élèves en CAP. Après cette première phase en hébergement collectif, ils devront réaliser une mission d’intérêt général cet été ou durant l’année scolaire 2019-2020 : deux semaines, d’affilée ou pas, au sein d’une association, maison de retraite, services de pompiers…

Le coût du SNU critiqué

Quatre objectifs ont été rattachés au SNU : « développer une culture de l’engagement » pour « accroître la cohésion et la résilience de la nation », « garantir un brassage social et territorial de l’ensemble d’une classe d’âge », « renforcer l’orientation en amont et l’accompagnement des jeunes dans la construction de leurs parcours personnel et professionnel » et enfin « valoriser les territoires et leur patrimoine culturel ».

Ses opposants, dont les organisations étudiantes, y voient surtout un coût faramineux, alors que l’enseignement supérieur par exemple crie misère. Le gouvernement n’a jamais donné de chiffre précis concernant le budget total de ce dispositif. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation nationale Gabriel Attal, nommé en octobre 2018 pour piloter ce projet, évalue toutefois à 2 000 euros par jeune le coût des douze jours passés en hébergement collectif, cette année. Rapporté à 800 000 personnes, le budget serait donc, à terme, d’au moins 1,6 milliard d’euros par an.

(...)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Curtis Fuller...

15 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Raphaëlle Bacqué...

15 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Le matin même de son départ à New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : «Si l'on s'écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n'Play au premier rang. Pas d'argent pour le cancer, tout pour les fleurs.»

La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu'à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l'église Saint-Sulpice, au coeur de Paris, mais l'association Plug n'Play des «gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po» fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l'autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s'installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.

Une demi-douzaine de ministres, les plus grands banquiers et des hauts fonctionnaires en pagaille. Le président Nicolas Sarkozy, retenu à l'étranger, avait téléphoné personnellement à la veuve le matin même. La moitié de l'équipe de campagne de François Hollande, en pleine bataille présidentielle, s'était déplacée. Un aréopage de costumes noirs encadrait le maire de Paris Bertrand Delanoë et les représentations étrangères avaient envoyé leurs ambassadeurs. Même l'Américain Barack Obama avait présenté, depuis la Maison-Blanche, ses condoléances.

Sur la place, une impressionnante procession de professeurs et d'étudiants en larmes, tenant une fleur blanche, patienta près d'une heure devant les barrières de métal érigées par la police avant de les franchir au compte-gouttes. L'église, malgré ses quelque trois mille places, était trop petite et des centaines de jeunes gens suivirent dehors la cérémonie, retransmise par des haut-parleurs. Des deux côtés du portail, on avait installé deux grandes photos du patron de Sciences Po, les mains levées comme pour une prière.

Je ne crois pas avoir vu en d'autres occasions, en France, une telle foule sentimentale. J'avais moi-même été une ancienne élève de Sciences Po avant l'arrivée de Descoings. J'y venais encore, de temps à autre, suffisamment pour constater l'énorme transformation qu'il y avait opérée. Je n'avais pas mesuré, cependant, la multitude des relations du directeur ni son charisme de rock star. Je l'avais rencontré une fois en tête à tête et j'avais été un peu désarçonnée par la courtoisie appliquée avec laquelle il exposait ses projets révolutionnaires et son regard un peu flottant, comme s'il avait bu. Une fois, surtout, j'avais entendu du hall un amphi hurlant ce diminutif que les étudiants lui donnaient : «Ri-chie ! Ri-chie !» Mais je trouvais vaguement ridicule de se laisser aduler comme un Jim Morrison tout en dirigeant l'école du pouvoir. Toutes les époques ont leurs rois secrets. J'étais passée à côté de celui-ci.

Ce fut pourtant une sorte d'étrangeté de voir arriver ce cercueil au milieu des calices d'or et des cierges, entourés des étudiants catholiques de l'école venus servir la dernière messe de leur directeur. Quelques jours auparavant, le patron de la SNCF Guillaume Pepy et Nadia Marik, la femme de Descoings, avaient annoncé sa mort ensemble, sur les faire-part publiés dans la presse. Même le père Matthieu Rougé ne parut pas s'en formaliser. Le prêtre et confesseur des députés de la paroisse Sainte-Clotilde, à deux pas de l'Assemblée nationale, avait été appelé à la rescousse pour cette étonnante célébration. Comme les amis qui se succédèrent en un dernier hommage, il débuta son sermon en saluant pareillement l'épouse et l'ancien compagnon : «Chère Nadia, cher Guillaume»...

Raphaëlle Bacqué - Richie

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Revue de Presse Education... Réformes - Divers...

15 Juin 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Réformes - Divers...

Réformer, bon, mais il y a quelques conséquences, des résistances et surtout des conditions. Un peu de divers pour votre week-end.

Réformes

Bac 2019 : la menace de grève plane toujours, les chefs d’établissement "pas hyper sereins"
Des syndicats d’enseignants ont appelé à la grève de la surveillance des épreuves le premier jour du bac. Si l’ampleur de la mobilisation est difficile à prévoir, les proviseurs ont déjà prévu du renfort.”

Loi Blanquer : Le compromis final tient compte de la mobilisation enseignante
"La commission mixte paritaire est conclusive donc on a trouvé un bon accord". La formule du député Alexandre Freschi (LREM) résume la facilité avec laquelle les deux chambres qui avaient rendu des projets de loi aussi différents ont finalement trouvé un accord. Négocié en amont par le rapporteur du Sénat, Max Brisson, et la majorité, l’accord des deux chambres a été trouvé en moins de 4 heures. Au final, le texte initial est largement modifié et tient compte de la contestation enseignante. L’EPSF n’est pas réapparu. L’autorité du directeur d’école, l’annualisation des services enseignants , la formation obligatoire sur temps libre sont supprimés. La loi institue une formation continue obligatoire pour les enseignants du second degré sur temps scolaire, une situation que l’Education nationale n’a jamais réussi à faire vivre jusque là.”

Réforme de l’État : Jeunesse et Sports localement rattachés à l’Éducation nationale, c’est acté ! Par Roselyne Van Eecke
"Selon une circulaire du 12 juin 2019, les branches Jeunesse et Sports des DDCS et DDCSPP vont rejoindre prochainement les services départementaux et régionaux de l’Éducation nationale."

Bac : en finir avec la loterie philosophique Par Frédéric Le Plaine, Professeur de philosophie et président de l’Acireph
Comme chaque année, de nombreux lycéens vont devoir plancher sur un sujet de philo qu’ils n’auront pas abordé en cours. Une situation qui favorise les élèves ayant le plus grand bagage culturel.”

Nouveaux programmes de philo : la multiplicité des approches n’est pas une tare Par Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie en khâgne
La reforme échappe aux découpages thématiques arbitraires et donne aux enseignants, comme aux élèves, une liberté pour traiter des différentes notions, tout en assurant l’égalité de la correction de l’examen.”

Les nouveaux programmes de SES ou la programmation de l’impuissance Par JY Mas sur le Blog : le paradoxe démopédique
Une analyse des nouveaux programmes de Sciences économiques et sociales.

Réformer l’éducation a-t-il encore un sens ?
La question peut surprendre au pays de la réformite aigüe, alors que s’enchainent à un rythme endiablé les réformes du collège, de l’école primaire, du lycée, du bac et maintenant de la maternelle, mobilisant contre elles enseignants et parents. Elle est pourtant revenue avec insistance le 12 juin lors de la conférence internationale organisée par la Revue internationale d’éducation de Sèvres sur les conditions de réussite des réformes. Le thème de la réforme en éducation a été interrogé par des politiques, à commencer par JM Blanquer, et par des experts, dont JM de Ketele, A Novoa, et X Pons. De cette mise en perspective internationale, le cas français de la réforme propulsée par en haut ressort isolé et désuet.”

La revue Administration et éducation :Ruptures 1 : les nouveaux territoires de l’école Sommaire du n° 162 – Juin 2019 (2019/2) Coordonnateurs : Alain Boissinot, Philippe Claus

Colloque CIEP : Du Mali au Mexique, pour réformer il faut convaincre
Le colloque international sur " Les conditions de réussite des réformes en éducation ", organisé du 12 au 14 juin 2019 par le CIEP (centre international d’études pédagogiques) à Sèvres, s’est poursuivi hier avec des ateliers où spécialistes et chercheurs ont confronté leur expérience. Quel rôle jouent les financements dans la réussite ou non des réformes ? Qu’entend-on par la " qualité " de l’école ? Comment juger d’une gouvernance efficace ?... Dans l’atelier " Mettre en oeuvre les réformes. Acceptabilité et mobilisations ", quatre intervenants - du Canada, de France, du Mali et du Mexique - ont montré qu’au delà de contextes différents, on pouvait dégager des points communs, parmi lesquels : Il ne suffit pas de faire passer formellement une réforme pour qu’elle soit appliquée, Trop de réformes produit le résultat inverse, c’est-à-dire blocages et replis, ou encore Pour juger de la réussite d’une réforme, mieux vaut attendre vingt ans…

Divers

Le projet Etoile, accompagner les lycéens vers la poursuite d’études
Fruit du travail conjoint des universités d’Angers, du Mans, et de Nantes ; du Rectorat et du Carif-Oref, son ambition est d’apporter aux lycéens un accompagnement contribuant à leur orientation. Selon les projections, la Région comptera 4,5 millions de Ligériens en 2050, dont 1 million de jeunes de moins de 20 ans, preuve d’un fort dynamisme démographique. Les résultats actuels au baccalauréat sont très probants dans les Pays de la Loire. Ils sont au-dessus des moyennes nationales de 2,1 points pour le bac général, de 3,7 points pour le bac technologique et de plus de 4 points pour le bac professionnel. Chaque année la région est dans le trio de tête à l’échelle nationale.”

Philippe Meirieu : Bonheurs d’apprendre et d’enseigner
Chacun connait ce que Philippe Meirieu a apporté et continue d’apporter à la réflexion sur l’Ecole, sur l’éducation, sur les pédagogies, sur la relation. Il était temps que la rubrique Education et Bonheur du Café Pédagogique l’interroge sur les bonheurs d’apprendre et d’enseigner.”

Seuls 7 % des étudiants en doctorat sont issus de milieux défavorisés
L’Observatoire des inégalités a publié la semaine dernière l’édition 2019 de son Rapport sur les inégalités en France.
Si les inégalités d’éducation démarrent dès les petites classes, les écarts entre les élèves issus de milieux défavorisés et les autres ne font que se creuser au fur et à mesure de la progression dans les études. C’est ce que montrent les chiffres du Rapport sur les inégalités en France, publié le 4 juin dernier par l’Observatoire des inégalités
.”

Bernard Desclaux

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Ralph, lycéen expulsé à quelques jours du bac... (Pétition en bas de page)

15 Juin 2019 , Rédigé par L'Est Républicain Publié dans #Education

Ralph, lycéen expulsé à quelques jours du bac... (Pétition en bas de page)

Ralph a quitté le Burundi avec sa mère en novembre 2018 pour se réfugier en France. Inscrit en terminale au lycée Jean-de-Pange à Sarreguemines, il a été expulsé et placé en centre d’accueil en Belgique. Une semaine seulement après avoir fêté ses 18 ans. Et à quelques jours de passer le bac.

La nouvelle est tombée, brutalement, lors du dernier conseil de classe. « L’administration nous a annoncé que Ralph avait été expulsé de France il y a 15 jours. Il se trouve actuellement en centre d’accueil pour réfugiés en Belgique », explique Gaëlle Hauter, professeur d’allemand. Le jeune homme avait trouvé refuge en France avec sa mère en novembre. Au Burundi, tous deux faisaient l’objet de menaces. Et depuis décembre, il était scolarisé en terminale ES (économique et sociale) au lycée Jean-de-Pange de Sarreguemines.

Déjà admis à la fac à Nancy

Ralph Uwizeyimana a fêté ses 18 ans le 20 avril. « Un mois plus tard, les policiers ont débarqué à 6 h du matin chez lui pour l’expulser avec sa mère », expliquent les professeurs du lycéen, encore choqués. « Depuis décembre, il travaillait d’arrache-pied pour rattraper son retard. Il avait déjà passé des épreuves anticipées du baccalauréat, l’oral d’anglais et l’option sport », ajoute Déborah Vezard, professeur de SES. Le jeune homme était même enregistré sur la plateforme Parcoursup ; il avait décroché son admission en septembre à la fac de Nancy en licence de math et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales.

Il écrit un mail de remerciement

Sa professeur d’anglais, Tania Gallmann, lui a envoyé un mail comme une bouteille à la mer. Un message auquel le jeune homme a répondu il y a quelques jours. « Il ne fait preuve d’aucune colère, d’aucune amertume. Au contraire. il nous remercie de lui avoir appris des choses », explique l’enseignante, émue. « Cet épisode a changé ma vie. J’ai rencontré des gens fantastiques et cela est sans prix. Être auprès de vous a été une bénédiction et un honneur », écrit notamment, dans un anglais parfait, le jeune homme dans son mail. Avec une seule obsession : savoir s’il pourra passer son bac en Belgique, où il est actuellement en centre d’accueil.

Les profs mobilisés

Une pétition en ligne, sur la plateforme Change.org , demandant au préfet de revenir sur sa décision, a déjà récolté 800 signatures. « Nous voulons que Ralph puisse passer les épreuves du bac qu’il a tellement travaillé. Pour lundi, cela paraît difficile. Mais il peut être autorisé à se présenter à la session de septembre », appuient les professeurs, profondément blessés par la situation. Leur dossier est soutenu par Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme et le réseau Éducation sans frontières. Mais aussi par les camarades de Ralph, qui se mobilisent sur les réseaux sociaux.

Cécile CHAMBRU

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Mark Knopfler...

14 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Emile Zola...

14 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Alors, Denise eut la sensation d’une machine, fonctionnant à haute pression, et dont le branle aurait gagné jusqu’aux étalages. Ce n’étaient plus les vitrines froides de la matinée ; maintenant, elles paraissaient comme chauffées et vibrantes de la trépidation intérieure. Du monde les regardait, des femmes arrêtées s’écrasaient devant les glaces, toute une foule brutale de convoitise. Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d’un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec les battements de la gorge et le frémissement des reins. Mais la chaleur d’usine dont la maison flambait, venait surtout de la vente, de la bousculade des comptoirs, qu’on sentait derrière les murs. Il y avait là le ronflement continu de la machine à l’œuvre, un enfournement de clientes, entassées devant les rayons, étourdies sous les marchandises, puis jetées à la caisse. Et cela réglé, organisé avec une rigueur mécanique, tout un peuple de femmes passant dans la force et la logique des engrenages.

Emile Zola - Au bonheur des dames

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Le choix d'une crèche pourrait être plus important que celui d'une école...

14 Juin 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Le choix d'une crèche pourrait être plus important que celui d'une école...

La petite enfance et l'éducation des parents pourraient avoir une influence bien plus grande dans la réussite scolaire.

C'est une nouvelle pour le moins surprenante en matière d'éducation. Choisir la crèche de ses bambins pourrait être plus important que sélectionner leur collège ou leur lycée. C'est en tout cas ce qu'affirme un rapport financé par la Nuffield Foundation, une fiducie de bienfaisance britannique.

Pour confirmer ses dires, l'équipe de recherche de l'Institute of Education de l'University College de Londres, à l'initiative du compte-rendu, s'est appuyée sur l'examen de données de près de 3.000 établissements d'enseignement secondaire en Angleterre entre 2003 et 2016.

Plus de possibilités en dehors de l'école

Contrairement aux idées reçues, l'école ne contribuerait pas de manière importante à la réussite des élèves. Pour les scientifiques britanniques, sa part serait même relativement faible. Outre-Manche, les résultats scolaires connaîtraient un écart de seulement 10% entre les élèves envoyés dans des établissements de bon niveau et ceux placés dans des établissements en difficulté, indique le rapport.

Les chercheurs attribuent ces résultats à une faible capacité des établissements à influer sur les résultats scolaires des enfants. Pour eux, il y a même davantage de marge de manœuvre en dehors de l'école à travers l'implication des parents et les structures d'accueil pour la petite enfance.

«Bien que certaines initiatives lancées à l'école puissent jouer un rôle dans le niveau des élèves, il est probable que l'investissement des parents dans l'éducation de leurs enfants et l'intervention de la petite enfance puissent avoir une influence beaucoup plus grande dans la réussite des élèves», constate David Wilkinson, coauteur du rapport et chercheur à l'University College de Londres.

Une précédente étude, publiée en octobre 2018, avait notamment révélé que la génétique serait, elle aussi, un facteur beaucoup plus déterminant dans la réussite scolaire qu'envoyer son enfant au collège. L'équipe de recherche avait constaté que les élèves ayant le plus de chances de réussir leurs examens le devaient à leurs gènes plutôt qu'à leur environnement scolaire.

Hakim Mokadem

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