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Vivement l'Ecole!

Robert Charlebois...

18 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Mardi 18 juin - 20h50 - La 5 - "Profs en première ligne" (Documentaire suivi d'un débat)

18 Juin 2019 , Rédigé par La 5 - France TV Info Publié dans #Education

Mardi 18 juin - 20h50 - La 5 - "Profs en première ligne" (Documentaire suivi d'un débat)
MARDI 18 JUIN 2019 À 20.50
PROFS EN PREMIERE LIGNE

Instituteurs, maîtres, professeurs des écoles, ces hussards de la République nous confient leur détresse et leur sentiment d‘abandon.

Dans son lycée professionnel de Nantes, Karine veut y croire encore malgré la pression, la misère sociale et les nouvelles difficultés. Dans le sud de la France, Thomas, n’y croit déjà plus. Contrairement à lui, sa femme Céline -directrice et professeure au primaire - a choisi de vivre son métier comme une mission. Mais à quel prix ? Enseigner peut-il encore être une vocation ?

Dans le Val d’Oise, David n’est pas sorti indemne de ses 12 années de maternelle en zone sensible… En demandant sa mutation dans une école plus calme, il a choisi de s’épargner.
En Picardie, Emmanuelle, professeure au collège, tient parce qu’elle est en colère contre un système qui laisse des enfants sur le carreau. Elle témoigne d’une institution qui sombre et refuse d’être résignée, pour ses élèves d’abord mais aussi pour elle.

70’ - Un film de Charlotte Leloup & Marie Drucker – NOSCHOOL PRODUCTIONS avec la participation de France Télévisions 

Le documentaire est suivi d'un débat présenté par Marina Carrère d'Encausse avec 

- Marion RAOUL, 25 ans, future professeure des écoles
- Aymeric PATRICOT, enseignant, auteur de "Les bons Profs"
- Jennifer BIAIS, professeure des écoles, cofondatrice du mouvement des Stylos Rouges
- Anne BARRERE, sociologue de l'Education

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Coup de coeur... Yun-Sun Limet...

18 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je n’ai toujours pas trouvé de sens à ma vie. Je sais que cela n’a aucune importance. Ma voix ne compte pour rien. Le seul fil qui me retient, c’est ma fille. C’est pour elle que je me lève le matin, que j’essaye de faire bonne figure, c’est avec elle que je connais mes seules joies, une course de vitesse jusqu’au marronnier là-bas, une question sur la vie des chimpanzés, une embrassade qui serre le plus fort possible, joue écrasée contre l’autre. C’est peut-être aussi pour elle que je commence ce cahier. Elle pourra le lire plus tard, et elle saura mieux, un jour, qui était sa mère, et comme c’était difficile, comme rien n’est jamais donné, jamais.

Pourtant, je ne suis pas quelqu’un de triste, enfin, je ne crois pas. La tristesse ne me vient que par à-coups, lorsque, soudain, le monde s’efface et que surgit ce qui vous manque réellement. Alors, oui, je suis infiniment triste. Et je pourrais aller d’un pas calme vers une branche d’un pommier quelque part pour m’y balancer, ou marcher dans la mer jusqu’à l’horizon. D’écrire ces mots, ma gorge se noue.

Yun-Sun Limet - 1993

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Sans le SNU: impossibilité de passer le code, de passer le baccalauréat ou un autre diplôme, exclusion de concours administratifs.

18 Juin 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Sans le SNU: impossibilité de passer le code, de passer le baccalauréat ou un autre diplôme, exclusion de concours administratifs.

Le SNU est lancé: sera-t-il possible d'y échapper?

Le Service national universel va être expérimenté par 2000 jeunes de 16 ans avant de devenir obligatoire. "On ne pourra pas être réformé", prévient Gabriel Attal. Sauf si...

POLITIQUE - À compter de ce dimanche 16 juin, et pour une dizaine de jours, 2000 jeunes de 16 ans vont expérimenter le Service national universel (SNU), promesse de campagne emblématique d’Emmanuel Macron qui avait un temps promis de restaurer un service militaire.

Uniforme (bleu marine, deux cocardes), levée des couleurs, chant de la Marseillaise à 8 heures, hébergement en maisonnée regroupés par cinq au sein d’une compagnie... Le SNU adopte un vocabulaire propre à l’armée, même s’il n’a pas grand rapport avec le service militaire abrogé dans les années 90.

Pour l’heure uniquement fondé sur le volontariat, le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble d’une classe d’âge, soit 800.000 adolescents. L’an prochain, il sera étendu à 40.000 jeunes.

Et d’après le secrétaire d’État en charge de sa mise en oeuvre, Gabriel Attal, il ne sera pas possible, à terme, d’y échapper. “On ne pourra pas être réformé du SNU. C’est le sens du mot ‘universel’”, prévient-il dans une longue interview accordée au journal Le Parisien.

Impossible? Ce n’est pas exactement ce que prévoit le rapport du groupe de travail SNU. Pour contraindre toute une classe d’âge à accorder au moins un mois à ce service national, les auteurs prônent que son caractère obligatoire soit sanctionné par les mêmes moyens que l’actuelle Journée du citoyen: impossibilité de passer le code, de passer le baccalauréat ou un autre diplôme, exclusion de concours administratifs.

Pour les réfractaires, les auteurs du rapport proposent une session de rattrapage en laissant la possibilité d’effectuer son SNU jusqu’à 18 ans. Au-delà de cet âge et jusqu’à 25 ans, un engagement citoyen, augmenté d’un mois, devrait permettre de lever les sanctions.

Exemptions et dérogations

Au-delà de ces reports, et contrairement à ce qu’affirme le secrétaire d’État Gabriel Attal, le SNU prévoit bien toute une série d’exemptions et de dérogations. Comme le rappelait le groupe de travail qui a planché sur le service national universel, du temps du service militaire, le nombre d’exemptés pour raisons médicales ou sociales atteignait 80.000 personnes, soit 10% de la classe d’âge concernée.

Aux impossibilités physiques (qui devront être constatées médicalement) s’ajoutent les contraintes sociales et personnelles des jeunes concernés. Les membres du groupe de travail ont notamment souligné le cas des 2000 jeunes filles qui deviennent mères entre l’âge de 15 et 18 ans, dont beaucoup sont des mères isolées. Autre difficulté: les jeunes résidant à l’étranger. Leur nombre avoisine les 40.000 pour une population de Français résidant à l’étranger approchant les 2 millions. Si aucun dispositif ne leur permet de réaliser le mois obligatoire avant 18 ans, ceux-ci devraient également échapper au SNU.

Un des défis sera également d’adapter le SNU aux jeunes en situation de handicap, qui représentent près de 1% de la cohorte visée.

Un coût encore à estimer

Ces exemptions et dérogations joueront-elles sur le coût global de cette mesure, estimé aux alentours de 1,5 milliard d’euros par an? Ce montant est d’ailleurs dénoncé par les syndicats étudiants qui auraient préféré que la somme soit réinvestie dans l’enseignement supérieur.

Il est probable que ce coût sera réévalué au fur et à mesure de la montée en puissance du dispositif. Prudent, le gouvernement n’a jamais donné de chiffre précis sur le budget total. Le secrétaire d’État Gabriel Attal évalue toutefois à 2000 euros par jeune le coût des 12 jours passés en hébergement collectif cette année. Rapporté à 800.000 personnes, le budget serait donc, à terme, d’au moins 1,6 milliard d’euros par an.

Mais en tenant compte des exemptions et à l’évolution de la courbe démographique, cette population pourrait être ramenée progressivement à 700.000 personnes chaque année.

Geoffroy Clavel

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"Les grandes multinationales plus fiables que l’Education nationale?"

18 Juin 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

"Les grandes multinationales plus fiables que l’Education nationale?"

Les professeurs, principaux spécialistes des questions pédagogiques, n’ont jamais été consultés sur le développement du numérique à «l’école de la confiance» : les grandes multinationales plus fiables que l’Education nationale ?

Tribune. Depuis le premier «Forum français des enseignants innovants» organisé en 2008 sous l’égide de Microsoft, jusqu’au «numérique au service de l’école de la confiance» de M. Blanquer (prévoyant l’accélération de la vente de numérique à l’école), en passant par le «plan numérique pour l’école» (un collégien/un écran), adossé au partenariat ministère de l’Education nationale/Microsoft France (2013), le développement dans toutes les écoles «d’espaces numériques de travail» par l’ancien «délégué au numérique éducatif» du ministère, aujourd’hui parti chez Amazon, sans oublier l’actuel «lycée 4.0» (chaque élève en classe devant un écran, et suppression programmée des manuels papiers au profit des manuels numériques dans les lycées de la région Grand Est), l’école numérique a toujours été, et reste, une école sous influence des intérêts privés. Il est certes difficile de chiffrer les dépenses exactes de l’école numérique (en tableaux, tablettes, ordinateurs, logiciels, formations, ainsi qu’en électricité), quelques milliards d’euros peut-être… Quoi qu’il en soit, alors que nos dirigeants nous assènent qu’il n’y a plus d’argent et que le démantèlement des services publics est une fatalité, une telle urgence à dépenser l’argent du contribuable semble quelque peu irrationnelle : le développement de l’école numérique a-t-il vraiment pour objectif de favoriser l’épanouissement de l’individu libre et critique ou le développement d’institutions concurrentes de l’Education nationale - au détriment du service public d’éducation ?

Dans tous les cas, les principaux experts des questions pédagogiques, les enseignants, n’ont jamais été consultés sur l’utilité du numérique à l’école. Au contraire, on les a abreuvés de discours au message unique : le numérique est la panacée, La solution aux problèmes de l’école, et si celle-ci peine encore à faire réussir les élèves, c’est principalement à cause des «murs» que les enseignants, personnages peu connectés et d’un autre siècle, s’obstinent à ériger autour des élèves. Quant à ceux qui osent faire entendre une voix différente - ou pire encore, dénoncer ce bourrage de crâne injustifié -, ce sont évidemment des profs archaïques, nostalgiques et dépassés, les mêmes qui jadis protestaient devant l’introduction du stylo-bille à l’école. Argument massue pour empêcher une discussion argumentée : invoquer une querelle toujours rejouée des anciens et des modernes.

Or les enseignants ont des raisons pour ne pas voir que des vertus à cette invasion de l’école par le numérique. Sans parler des nombreux dysfonctionnements auxquels expose l’utilisation des écrans en cours (problèmes de connexion, tablettes ou ordinateurs déchargés, logiciels incompatibles ou versions différentes…), s’il s’agit de parler du principe, à savoir de l’intérêt pédagogique du numérique éducatif, sachez que si l’élève est souvent «fasciné» par l’écran, cela ne signifie ni qu’il est plus motivé pour apprendre ni qu’il apprend mieux de cette façon ! Ce n’est que lorsque le travail sur écran est repris dans un travail réel avec la classe qu’il est efficace. En revanche, l’élève derrière son écran peut plus facilement échapper à la vigilance de l’enseignant et faire autre chose que ce qui lui est demandé (jouer en ligne, regarder des vidéos, échanger des SMS, envoyer des photos…). A l’heure où le ministère prend acte de la force de distraction massive que représente la présence du téléphone portable auprès des élèves et décide de l’interdire dans tous les collèges, introduire l’ordinateur connecté en cours dans les lycées relève de la schizophrénie. Par ailleurs, à l’heure où l’on ambitionne d’enseigner lecture et écriture grâce à l’intelligence artificielle, nul besoin d’être savant pour constater que ce qui est écrit par la main et manipulé se retient mieux que ce qui est tapé mécaniquement et uniformément (des chercheurs ont d’ailleurs démontré cette supériorité de l’écriture manuscrite dans le processus d’apprentissage) (1).C’est pourquoi aussi, lorsque les élèves étudient un texte, ils ont besoin de se l’approprier en entourant et soulignant avec des crayons de plusieurs couleurs. Manuels et cahiers de papier fournissent de ce point de vue des repères visuels et manipulables indispensables. Sans oublier que l’introduction du cahier de texte numérique, obligeant les enseignants à s’isoler quotidiennement devant leurs écrans, décharge les élèves de la tâche de noter eux-mêmes les devoirs à faire - et donc, de s’en souvenir… Entendons-nous bien : les enseignants ne rejettent pas en bloc le numérique à l’école : la majorité d’entre eux, au contraire, l’utilise avec profit et le développe comme un instrument utile. Mais précisément, comme un instrument, et non comme un dispositif total. Ils voient en lui des potentialités pédagogiques, pas un pouvoir magique de régler à lui seul tous les problèmes de l’école !

Or le numérique éducatif, loin de ne faire qu’ajouter des possibles à l’école, fait table rase de pratiques ayant fait leurs preuves depuis de longues années, sans aucun recul, ni sur l’utilité de cette «révolution» ni sur les éventuelles nuisances du tout numérique à l’école - d’un point de vue pédagogique, mais encore sanitaire et bien évidemment écologique ! De fait, les enquêtes et études scientifiques (2) montrent que les élèves qui ont trop accès aux écrans dans le cadre scolaire réussissent moins bien que les autres. Par ailleurs, l’école numérique multiplie un temps d’écran déjà chronophage dans la journée (et la nuit !) de l’enfant et du jeune. L’exposition à la lumière bleue des écrans a un impact grave sur la vision ; elle réduit le temps de sommeil, altérant sa qualité. Des études récentes montrent une corrélation entre temps d’écran et mal-être, stress, dépression. Sans oublier que l’école numérique peut être un facteur de plus vers l’addiction : l’Académie américaine de pédiatrie ne recommandait-elle pas en 2013 de limiter le temps d’écran des 6-18 ans à deux heures par jour ? Ce n’est pas pour rien que les ingénieurs des grandes entreprises de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles où ils peuvent développer leurs dons artistiques, faire du sport, être en relation avec la nature et les animaux, et d’où les écrans sont totalement bannis… Pourquoi ne pas prendre modèle sur ce type d’éducation que les élites donnent à leurs enfants ? Pourquoi ne pas multiplier les ateliers théâtre comme dans le collège de M. Macron ? Pourquoi pas des violons et des guitares plutôt que des tablettes (produites dans des conditions économiques, sociales et sanitaires proches de l’esclavage, sans parler du désastre écologique induit) ? Alors que les cas de phobie scolaire se multiplient, ne vaut-il pas mieux rassurer les élèves avec des classes à petits effectifs, plutôt que les atteler une fois de plus aux écrans… dans des classes surchargées ?

Autant d’obstination de la part des hauts technocrates du ministère de l’Education nationale (et désormais des conseils régionaux) à imposer le «tout-numérique» à l’école malgré le constat largement établi de l’échec pédagogique de ce modèle (dont le rétropédalage dans certains cas est une preuve de plus) implique, c’est certain, qu’ils ont abdiqué face aux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Mais cela a aussi pour conséquence de rogner l’un des fondements essentiels de leur pratique depuis la IIIe République : la liberté pédagogique. Il est donc plus qu’urgent que le monde enseignant soit consulté sur les effets de l’introduction du numérique à l’école avant toute nouvelle décision imposée dans ce domaine. Les mots ont un sens : l'«école de la confiance» doit précisément faire confiance aux enseignants, à leur point de vue et à leurs innovations pédagogiques, avec ou sans le numérique.

(1) Pam A. Mueller, Daniel M. Oppenheimer, «The Pen Is Mightier Than the Keyboard : Advantages of Longhand Over Laptop Note Taking», Psychological Science, n°25, 2014.

(2) «Connectés pour apprendre ? Les élèves et les nouvelles technologies», OCDE, 2015. Franck Amadieu, André Tricot, Apprendre avec le numérique. Mythes et réalités, Retz, 2014. Philippe Bihouix, Karine Mauvilly, le Désastre de l’école numérique. Plaidoyer pour une école sans écrans, Seuil, 2016.

Liste des signataires à découvrir en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Les réformes - Le Bac...

18 Juin 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Les réformes - Le Bac...

De réforme en réforme il fait son lit. Le bac se passe, se lamente pour la dernière fois, se numérise, et s’échoue sur la grève, à moins que ce ne soit l’inverse.

Les réformes

Réformes de l’éducation, le revers de la médaille Éditorial Le Monde
Jean-Michel Blanquer, ce ministre qui disait ne pas vouloir laisser son nom à une loi, rebâtit la maison éducation. Au diapason du président, il veut aller vite, au détriment de la nécessaire concertation.”
Pour l’avant-dernière fois, le baccalauréat, dont les premières épreuves commencent, ce lundi 17 juin, sur fond de grogne des syndicats d’enseignants, se déroule de façon traditionnelle. Jean-Michel Blanquer s’est bien gardé de faire disparaître ce « monument national » – sa suppression, disait Xavier Darcos, un de ses prédécesseurs, équivaudrait à « démonter la tour Eiffel » –, mais il en a profondément modifié l’architecture. En 2021, selon le projet du ministre de l’éducation nationale, l’examen ne conservera que quatre épreuves terminales – deux au printemps et deux en juin – et la part du contrôle continu dans l’évaluation des candidats passera à 40 %.”

« Brique après brique », la stratégie Blanquer pour bâtir une éducation « à sa façon » Par Mattea Battaglia et Violaine Morin
Avec le soutien sans faille de Matignon et de l’Elysée, le ministre achève à peine la réforme du bac, dont les épreuves débutent lundi, et annonce vouloir « faire évoluer » le brevet.” pour abonnés

Formation : Le ministère relance les formations obligatoires durant les congés

On les croyait définitivement enterrés. La loi Blanquer modifiée lors de la CMP du 13 juin avait supprimé l’article ajouté par le Sénat qui installait la formation continue des enseignants, devenue obligatoire pour tous les professeurs, durant les congés. C’était sans compter avec le ministère de l’Education nationale. Un projet de décret, présenté en comité technique ministériel le 12 juin, prévoit 5 jours de formation continue rémunérés sur les congés scolaires.”

Colloque CIEP : Des réformes, mais pas sans les acteurs

Le colloque international sur " Les conditions de réussite des réformes en éducation ", organisé par le CIEP (centre international d’études pédagogiques) à Sèvres, s’est achevé vendredi 14 juin. Durant deux jours, une soixantaine d’experts - chercheurs, praticiens et responsables, dont plusieurs anciens ministres - venus de près de trente pays, ont échangé autour des réformes menées chez eux, des difficultés à les mettre en place et des possibilités réelles de changer les choses. S’il n’y a pas de recette miracle, il est apparu que pour réussir des changements, il fallait s’appuyer sur toute une chaîne d’acteurs. Des réformes d’autant plus indispensables que face aux mutations, l’école doit absolument se transformer, devenir un lieu où l’on apprend à apprendre, à innover et à s’adapter, au risque sinon pour elle de perdre sa place centrale dans l’éducation.”

Le bac

Jean-Michel Blanquer : "La grève a lieu le jour du bac, ce qui n’est pas très acceptable"
Alors que les épreuves du bac commencent ce lundi, des syndicats de l’éducation nationale ont appelé à la grève pour perturber la tenue des épreuves. Mais "les épreuves vont se passer normalement, c’est ce que j’ai annoncé depuis trois semaines", estime le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui spécule sur un taux de grévistes "autour de 5%".”

Grève du bac : La stratégie du pire
La grève du bac peut-elle réussir ? Si globalement la plupart des 1 280 000 candidats des 4 635 centres d’examen peuvent composer le 17 juin, le mouvement s’annonce plus important que prévu. En refusant tout dialogue avec les syndicats et en tenant des propos provocants, le ministre pousse une partie des enseignants vers la radicalisation. Au final ce sont bien les candidats qui vont payer le prix de cette politique.”

« Je me sens piégée » : pourquoi cette prof d’histoire-géo fera la grève du bac
Nathalie, 51 ans, est professeure d’histoire-géographie dans un lycée parisien. Ce lundi 17 juin, elle n’ira pas surveiller l’épreuve reine du bac : la philosophie. Elle explique pourquoi.” Mais pour abonnés

Bac 2019 : les sujets complets de philosophie

La dématérialisation des copies, nouveauté du baccalauréat 2019
Plutôt que d’être transportées, les copies seront scannées et envoyées directement aux correcteurs. Un dispositif expérimenté dans plusieurs académies.”

Coup d’envoi de l’avant-dernier bac avant la réforme Par Mattea Battaglia
En 2021, l’architecture de l’examen sera bouleversée, avec 40 % de contrôle continu et seulement deux épreuves en juin.”

La réforme du bac, « opportunité merveilleuse » ou… piège pour les non-initiés ? Par Gurvan Le Guellec
La nouvelle architecture du lycée voulue par Jean-Michel Blanquer fait polémique. Si elle offre de fait plus de liberté aux élèves, elle recèle bien des chausse-trappes pour les familles les moins informées.” pour abonnés

Bernard Desclaux


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"J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous"

18 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

 "J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous"

EXTRAITS

« Après la réforme, le bac aura une origine sociale » : récit d’un piquet de grève

Au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis, une trentaine d’enseignants étaient en grève au premier jour des épreuves du baccalauréat.

Au petit matin, devant les grilles du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des élèves relisent une dernière fois leurs fiches, se réfugient dans leur musique écouteurs sur les oreilles, ou lancent une discussion sans rapport avec le baccalauréat. Il est 7 h 30, ce lundi 17 juin, et dans quelques minutes, ils composeront sur l’épreuve de philosophie, la première de la session 2019, commune à toutes les filières de la voie générale et technologique.

A quelques mètres à peine, une trentaine de professeurs s’agitent discrètement, banderoles en main. Debout sur une marche, à deux ou à trois, ils s’épaulent et soutiennent un drap, sur lequel on peut lire : « Sauvons notre éducation. Ecole en deuil ». Sur un autre de couleur rouge, des poings sont dessinés, à côté de la phrase « Lycée Paul-Eluard Saint-Denis en lutte ».

Pour la première fois depuis 2003, des enseignants opposés aux réformes du lycée et du bac engagées par ce gouvernement ont appelé, au premier jour des épreuves, à une grève de la surveillance du bac. A Paul-Eluard, une partie de l’équipe éducative a choisi de s’associer au mouvement suivi, selon le recensement ministériel divulgué dans la matinée, par un peu plus de 5 % des professeurs du secondaire. De quoi s’assurer une certaine visibilité, sans retarder ni perturber le déroulé de l’épreuve.

(...)

« On n’est pas là pour saboter le baccalauréat. J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous », se défend Joséphine, professeure d’histoire-géographie à Paul-Eluard qui ne souhaite pas communiquer son nom. D’autres tentatives de blocages ont été recensées, lundi, notamment dans les académies de Montpellier et Marseille, sans que le déroulement des épreuves n’en pâtisse. Les syndicats d’enseignants qui avaient appelé à un rassemblement à Paris, rue du Bac, dans l’après-midi de lundi, ont annoncé qu’ils se mobiliseraient à nouveau le 27 juin, premier jour des épreuves du brevet.

Léa Taïeb

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Bryan Adams, Rod Stewart, Sting - All For Love...

17 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jules Vallès...

17 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

« Moi, dit une voix qui a l'air de sortir de dessous terre, je ferai la PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE. »
On cherche, on regarde. C'est Championnet qui a parlé.
Championnet penseur !
-  Avant la scène de la manifestation il n'était guère connu de nous que  parce qu'il tournait ses souliers en marchant, mais il les tournait,  c'est effrayant ! Il les tourne encore. Une paire de bottines neuves lui  fait trois jours ; les bottines de ce jeune homme ont toujours l'air de  vouloir s'en aller de droite, de gauche, comme si elles étaient  dégoûtées de ses pieds...
Il veut faire la PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE.
Comment  l'entend-il ? A-t-il une vue d'ensemble sur le déluge, sur les kalifes,  sur Omar, sur les croisades, sur Louis-Philippe ?
« Citoyens,  fait Renoul qui préside, personne ne dit rien ? Matoussaint, tu n'as  pas d'observation à faire ?... Vingtras ?... Rock ?... On ne demande pas  la parole? ».
Non,  on se tortille sur ses chaises seulement : on a l'air de chercher au  fond de sa poche et de ne pas pouvoir atteindre son diable de tabac  qu'on a dans le creux de la main... On se tortille beaucoup ; il y a de  petites toux et un grand silence, troué de rires qui pétillent...
Championnet  a perdu la tête ; il fait comme beaucoup de gens embarrassés qui  regardent le bout de leurs souliers. Il ne peut pas voir le bout des  siens, c'est impossible ! Il attraperait un torticolis. Il a justement  tourné énormément ces jours-ci.
« Citoyen  Championnet, reprend Renoul d'un air doctoral, c'est bien la  philosophie de l'histoire que vous avez voulu dire, ce n'est pas  l'histoire de la philosophie ?
- Non, non, c'est bien la philosophie de l'histoire, c'est assez clair !
-  Sans doute, mais pourriez-vous indiquer au comité de rédaction  (murmures flatteurs dans l'assemblée) comment vous prendrez la chose !  Montez sur ce tabouret. »
On a justement ciré le plancher. Championnet a l'air de patiner.
« Otez vos souliers !
- Oui, oui.
- Vous savez bien qu'il a été voté que non ! On ne peut pas aller contre un vote. »
Championnet se dirige de nouveau vers le tabouret. C'est difficile avec ses chaussures tournées !
« Qu'il parle assis !
- Non, non. À genoux !
- Assis, assis ! »
Mais il n'y a plus de chaises – on a caché sa chaise. Championnet fut simple et grand.
Il s'accroupit à l'orientale et commença à nous expliquer, les jambes croisées, ce qu'il appelait la philosophie de l'histoire.
Il  fut long, très long. Nous écoutâmes avec beaucoup de soin, mais  personne n'y comprit goutte – et encore aujourd'hui, je ne suis pas bien  sûr, pour mon compte, de savoir exactement ce que c'est que la  philosophie de l'histoire. Je me la représente toujours sous la forme  d'un homme assis en tailleur avec des bottines tournées.

Jules Vallès - Le Bachelier

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