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Vivement l'Ecole!

Django Reinhardt...

25 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Albert Camus... Ecoutez Camus... Il parle d'aujourd'hui...

25 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J’ai pensé que je n’avais qu’un demi-tour à faire et ce serait fini.  Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J’ai  fait quelques pas vers la source. L’Arabe n’a pas bougé. Malgré tout, il  était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage,  il avait l’air de rire. J’ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes  joues et j’ai senti des gouttes de sueur s’amasser dans mes sourcils. C’était  le même soleil que le jour où j’avais enterré maman et, comme alors, le  front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble  sous la peau. À cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter,  j’ai fait un mouvement en avant. Je savais que c’était stupide, que je  ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d’un pas. Mais j’ai  fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever,  l’Arabe a tiré son couteau qu’il m’a présenté dans le soleil. La lumière  a giclé sur l’acier et c’était comme une longue lame étincelante qui  m’atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes  sourcils a coulé d’un coup sur les paupières et les a recouvertes d’un  voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de  larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon  front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours  en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes  yeux douloureux. C’est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un  souffle épais et ardent. Il m’a semblé que le ciel s’ouvrait sur toute  son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout  mon être s’est tendu et j’ai crispé ma main sur le revolver. La  gâchette a cédé, j’ai touché le ventre poli de la crosse et c’est là,  dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé.  J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit  l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été  heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les  balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups  brefs que je frappais sur la porte du malheur. 

Albert Camus - L'Etranger

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"Ce n’est pas parce qu’on “trempe” un élève dans un bain culturel qu’il devient un enfant cultivé"...

25 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

"Ce n’est pas parce qu’on “trempe” un élève dans un bain culturel qu’il devient un enfant cultivé"...

EXTRAITS

Enseignants, animateurs périscolaires, intervenants extérieurs… Les écoliers français voient défiler dans leur classe de nombreux encadrants, lors d’activités toutes aussi diverses et variées. Cette « fragmentation » de l’école à l’œuvre depuis plus de quarante ans est décrite dans L’Ecole fragmentée (PUF, 256 p., 26 euros), un ouvrage de Julien Netter, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est-Créteil, membre du laboratoire Circeft-Escol. Le chercheur, qui étudie les inégalités d’apprentissage et le lien statistique entre réussite scolaire des enfants et position sociale de leurs parents, rappelle que tous les élèves ne sont pas égaux face à la diversité d’activités qu’on leur propose.

En quoi l’école française est-elle fragmentée ?

Julien Netter : Lorsqu’on pense à l’école primaire, vient spontanément l’image d’une salle de classe avec un enseignant seul face à ses élèves. Or ce n’est plus une réalité pour beaucoup d’écoliers aujourd’hui. Le quotidien des enfants est fragmenté, au fil de la journée, par l’intervention de plusieurs encadrants, qui ont des façons différentes de travailler.

Ces acteurs appartiennent à trois catégories. Il y a d’abord l’enseignant des élèves, la « maîtresse » ou le « maître », avec parfois ses collègues enseignants spécialisés installés dans l’école (en sport, musique ou arts plastiques). Le deuxième type d’acteurs est constitué des animateurs qui encadrent les temps périscolaires. Et le dernier des intervenants extérieurs qui viennent ponctuellement pour des ateliers sportifs, culturels ou des projets thématiques.

A Paris, où l’offre culturelle est importante, de même que la diversité des possibles intervenants, cela représente huit intervenants auprès d’un élève pendant la semaine, et 25 si on compte les récréations.

(...)

En quoi cette fragmentation peut-elle poser problème au sein de l’école ?

Le manque de concertation entre ces différents acteurs a comme effet de laisser à la charge des élèves le soin de chercher l’unité et la cohérence dans l’ensemble des activités proposées, car ils sont in fine les seuls à en faire l’expérience globale. Mais le paradoxe est que, pour certains enfants, cette « fragmentation » du temps et des intervenants n’existe pas. Ils savent faire avec et arrivent à recréer un continuum d’apprentissages. En fait, ces bons élèves cherchent dans chacun des temps de l’école les apprentissages potentiels, et ce n’est que lorsqu’ils n’en trouvent pas qu’ils en déduisent que c’est de l’amusement.

« Même quand on s’amuse, on travaille », me racontait une bonne élève du centre de Paris. Plusieurs recherches en sociologie ont montré que cette capacité à traduire du jeu en apprentissage, à chercher des liens entre activités thématiques et activité disciplinaire est globalement plus présente chez les élèves de milieux favorisés. Elle est liée à la socialisation antérieure de ces jeunes, en grande partie familiale. La fragmentation de l’école ne fait que révéler ces inégalités.

(...)

La « technique de la souris verte » ne fonctionne pas à l’école. Ce n’est pas parce qu’on prend un enfant et qu’on le « trempe » dans un bain culturel, ou une activité différente de ce qu’il a l’habitude de voir, qu’il devient un enfant cultivé. Avec les politiques d’accès, on cherche parfois à éviter, entre autres pour des raisons de coût, la formation des acteurs et l’amélioration lente et progressive du système éducatif. Mais il n’y a pas de formule magique en éducation.

Cette interview est parue dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette nouvelle newsletter hebdomadaire en suivant ce lien.

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Vers quelle fin du brevet?... Par Claude Lelièvre...

25 Juin 2019 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Vers quelle fin du brevet?... Par Claude Lelièvre...

Le 4 juin dernier, Blanquer a annoncé une énième réforme du brevet pour 2021. Le report des épreuves du brevet sont l'occasion pour certains de reposer l'opportunité d'épreuves terminales pour cet examen «instable» aux finalités incertaines comme le montrent son histoire et ses tribulations récentes.

Au XIXème siècle, le « brevet » est d’abord et avant tout un « brevet de capacité » qui certifie que l’on est «  en capacité » de devenir maître (ou maîtresse) d’école, et plus généralement un examen qui est  parfois requis (directement ou indirectement) pour être « en capacité » d’exercer certains métiers.

Au cours du temps, le lien du « brevet » avec l’accès à certaines professions s’est  nettement distendu. En 1947, dès le début de la forte augmentation du taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire qui commence sous la Quatrième République, le « brevet » est transformé en « brevet d’études du premier cycle du second degré » (BEPC), son appellation nouvelle signant ce qu’il est devenu avant tout , à savoir un examen qui scande un cursus scolaire - celui du secondaire - désormais clairement constitué de deux ‘’’cycles’’. Mais ce n’est nullement une condition pour passer en classe de seconde. C’est tellement vrai que l’on peut avoir la disposition inverse : ainsi, il est décidé en 1978 que les élèves ayant fait l’objet d’une orientation vers le second cycle de l’enseignement secondaire n’ont pas besoin de passer les épreuves du brevet pour l’obtenir.

A partir de 1981, le diplôme - désormais intitulé « brevet des collèges » - est attribué sans examen, au vu des seuls résultats scolaires.

En 1986, un « examen écrit » (en mathématiques, français, histoire-géographie-éducation civique) est réintroduit par le ministre de l’Education Jean-Pierre Chevènement avec le triple objectif annoncé de « revaloriser le diplôme », de « motiver » davantage les élèves, et de les « préparer » à aborder des examens ultérieurement. Lors de sa première mouture, le taux de reçus ne dépasse pas 49%.

En 1988, pour l’essentiel sur cette base, le « diplôme national du brevet » est créé avec trois séries ( collège, technologiques et professionnelles). En 2001, prise en compte d’options facultatives. En 2006, s’ajoute l’option « découverte professionnelle ». En 2007, ajout de la note de vie scolaire ; le « contrôle continu » ne porte que sur les notes de troisième et le sujet du brevet devient national (auparavant, il y avait des sujets différents par région ; ils sont désormais nationaux, mais les barèmes de correction restent définis localement). En 2008, l’obtention du brevet est aussi conditionnée par celle du Brevet informatique et internet (B2I) et du niveau A2  (du Cadre européen de références pour les langues) dans une langue vivante. En 2010, une nouvelle option est ajoutée : l’histoire des arts (une épreuve orale devant un jury de 2 à 3 personnes, dont un professeur d’art plastique ou de musique).

Depuis l’année 2012, « l’attestation de maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun au palier 3 » ( ui correspond à la fin de la classe de troisième) est obligatoire. Cette attestation est renseignée dès la classe de quatrième par les professeurs principaux, après concertation avec les équipes pédagogiques lors d’un conseil de classe ou à tout moment approprié. En classe de troisième, lors du conseil de classe du troisième trimestre, le chef d’établissement valide ou non l’acquisition du socle commun.

In fine, comme l'a écrit François Jarraud dans Le Café pédagogique du 4 juin dernier, "on ne sait pas exactement ce qui est évalué vraiment au brevet. Le ministre Jean-Michel Blanquer n'a pas su trancher entre la formule de l'examen final national et celle de la validation du socle commun. Résultat il a additionné les deux en renforçant, c'était le but de sa réforme de 2017, la poids de l'examen final. A l'issue du brevet, personne ne peut dire vraiment quel est le niveau des candidats ! L'examen final n'a un impact réel que sur les élèves faibles  lors de l'évaluation du socle. Pour ces élèves, peut-être les seuls pour qui le brevet serait peut-être le dernier diplôme, l'examen final est un couperet qui ne leur laisse aucune chance. Pour les autres, c'est une simple formalité.  Ajoutons que cet examen qui pèse sur les élèves ne décide pas de leur orientation et délivre un diplôme qui n'est pas reconnu hors de l'école. Pour ces raisons, réformer le brevet semble incontournable. Jean-Michel Blanquer tire au moins les conséquences de la réforme ratée de 2017. Mais il ouvre un chantier dont on ne sait pas encore s'il sera petit ou grand. Petit chantier si le ministre envisage juste de modifier à nouveau le calcul de points pour pencher une peu plus vers l'évaluation du socle ou vers l'examen final. Grand chantier si la réforme du brevet est l'occasion de poser la question de ce qu'on évalue vraiment à la fin de l'enseignement obligatoire". 

Claude Lelièvre

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Revue de Presse Education... Et puis au cas où... — Bac — Le système — Orientation — Ressources...

25 Juin 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Et puis au cas où... — Bac — Le système — Orientation — Ressources...

La revue s’ouvre sur un conseil de saison au cas où. Le bac est toujours d’actualité. Des infos sur l’état du système et quelques ressources.

Et puis au cas où...

Canicule : les conseils de l’Education nationale font bien rire les profs
Des consignes ont mis en colère - ou fait rire (jaune) - de nombreux professeurs. Les enseignants dénoncent un décalage entre ces conseils et la réalité du terrain.
"Depuis quand on a des volets dans nos classes ? Des thermomètres qu’on n’a pas, et qui serviraient à quoi ? À voir qu’il fait 40 dans la classe, et 38 dans la cour ?”, s’insurge par exemple une professeure sur Twitter
.”

Et plus sérieusement
Le brevet reporté à la semaine prochaine à cause de la canicule Par Louis Heidsieck • Maud Kenigswald
"Il fait trop chaud pour travailler. C’est en tout cas ce que pense le ministère de l’Education nationale, qui vient d’annoncer devant un parterre de journalistes que les épreuves du brevet 2019, qui devaient avoir lieu jeudi 27 et vendredi 28, allaient être repoussées de 4 jours, aux lundi 1 et mardi 2 juillet. En cause, la canicule historique qui s’abat en ce moment et pour toute la semaine sur l’ensemble du pays, plaçant 51 départements en vigilance orange selon notre partenaire La chaîne météo. Les lieux et ordre des épreuves ne changent pas. Ainsi, lundi 1er juillet auront lieu les épreuves de français (9h) et de mathématiques (14h30), et le mardi 2 juillet les épreuves d’histoire (9h), de sciences (13h30) et de langues vivantes (15h)."

Bac

Bac 2019 : le ministère de l’éducation porte plainte après des « suspicions de fuites »
Compte tenu du caractère limité de l’éventuelle fraude, l’administration ne prévoit pas, à ce stade, de faire repasser l’épreuve aux élèves.”

La triche au bac au XIXe siècle, un système bien huilé et très lucratif. Jules Vallès aurait même pu y faire carrière. Par Marine Le Breton
BAC 2019 - Les épreuves du bac ne sont pas à prendre à la légère. Les sanctions en cas de triche ou de fraude non plus. Si aujourd’hui, c’est au téléphone portable qu’on pense en premier lieu pour tricher, à la fin du XIXe siècle, les futurs bacheliers devaient rivaliser d’inventivité (et de sournoiserie).
À l’époque, pour frauder pendant les épreuves du bac, certains n’hésitaient pas à passer par ce qu’on appelait des “versionnaires” et des “passeurs”, ce qui a, entre 1850 et 1923, créé de véritables scandales
.”

Pourquoi nous soutenons la réforme du baccalauréat
LE CERCLE - Dans une tribune, deux spécialistes de l’éducation saluent la réforme du baccalauréat du ministre Blanquer. Selon eux, « la contestation actuelle défend un modèle à bout de souffle. »
Par Bruno Racine (ancien président du Haut Conseil de l’éducation), Christian Forestier (ancien président du Haut Conseil de l’évaluation de l’école)
L’actuelle session du baccalauréat général est donc l’avant-dernière à se dérouler suivant un modèle mis en place en juin 1995. Voilà en effet un quart de siècle que le baccalauréat général est organisé en trois grandes séries, ES, L et S. La série S a alors remplacé quatre anciennes séries, et la série L fusionné trois parcours littéraires différents. Cette simplification était censée offrir à tous les bacheliers des capacités de poursuites d’études dans l’enseignement supérieur d’égale valeur.”

Le système

La France, reine du chahut en classe selon l’OCDE : à qui la faute ?
L’OCDE pointe du doigt le manque de formation des professeurs au maintien de l’ordre dans leur classe. Des professeurs fustigent les conclusions de l’organisation, estimant qu’elle passe à côté des vraies causes de l’indiscipline scolaire.”

Débat : Ce que dit la sociologie sur les origines des inégalités scolaires
Cet article, co-écrit avec le sociologue Jean‑Pierre Terrail, est publié suite à la Nuit Sciences et Lettres : « Les Origines », organisée le 7 juin 2019 à l’ENS, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez ici quelques informations sur l’événement.”

Présentation du rapport annuel de la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur Invitation à la presse - Jean-Michel Blanquer - 24/06/2019
La médiatrice présentera un bilan de son activité ainsi que ses recommandations, en mettant l’accent sur deux sujets importants de réclamations :
La dématérialisation des démarches administratives : au cœur du mouvement de modernisation de l’administration, l’ambition d’améliorer, grâce à la numérisation, l’accessibilité et la qualité des services aux usagers, rencontre un certain nombre de difficultés, génératrices d’inégalités dans l’accès aux droits d’une partie des citoyens ;
La carrière des personnels en situation de handicap : chacun de ces personnels doit pouvoir entrer et progresser dans sa carrière, en bénéficiant de conditions de travail adaptées et d’un accompagnement personnalisé ; cette obligation légale implique une approche systémique et un changement de regard.
La médiatrice fera aussi le point sur les mesures prises en réponse à des recommandations du rapport 2017.
Enfin, dans un troisième temps, elle posera les jalons d’une réflexion qu’elle a commencé à mener sur le traitement des risques psychosociaux, notamment celui du harcèlement au travail, thème qui pourra faire l’objet d’un examen plus approfondi et de recommandations dans son prochain rapport
.”

Orientation

Les élèves sont devenus acteurs de leur orientation professionnelle
Cette soirée à laquelle ont participé les neuf élèves concernés du collège Notre-Dame de La Salette, leurs familles, des professionnels, le professeur référent, Dominique Duchanoy, et la directrice, Aline Rostollan, a permis à chacun de s’exprimer sur leur projet d’orientation professionnelle.”

Région : les ex-animateurs culturels de Poitou-Charentes affectés à l’orientation des lycéens article totalement réservé aux abonnés.

Communautés éducatives : des points, des cordes, un filet ? par Jules Donzelot, Tribune Fonda N°242 - Favoriser l’accès de tous à l’éducation - Juin 2019
Les réseaux d’égalité des chances sont destinés à aider les élèves à faire des choix d’orientation éclairés par la découverte du monde au delà de l’école. Portés par tout un réseau d’acteurs dont l’enseignement supérieur,des associations et des professionnels, ils constituent une large communauté éducative amenée à s’étendre.”

Et pendant ce temps Sarrebourg, et c’est partout en France !
C’est un paradoxe. L’équipe du centre d’information et d’orientation de Sarrebourg, dont le métier est d’accompagner les jeunes et moins jeunes dans leurs projets d’avenir, est incertaine quant au sien. Le point sur la situation.”

Ressources

Mais qui sont ces élèves ?
Contribution externe Une chronique de Cécile Verbeeren, professeure de français en 6e technique de qualification dans une école d’Anderlecht. (Belgique)
Au début de ce mois de juin, Michel Serres faisait ses adieux. Pour rendre hommage à son œuvre tout en faisant un lien avec certains apprentissages de cette fin d’année, j’aimerais m’attarder sur une citation de son livre Petite Poucette, qui était une des lectures proposées à mes élèves de 6e année pour leur examen de juin. Le livre s’ouvre par ces quelques mots : "Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître."

Arte ouvre sa nouvelle filiale Arte Education
Arte va compter une nouvelle filiale, Arte Education, destinée à accélérer le développement de l’offre Educ’Arte en France et en Europe.
L’annonce a été faite par Franck Riester, ministre de la Culture, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts - Banque des territoires, Véronique Cayla, présidente d’Arte France et Marina Nahmias, présidente de la Fondation Daniel et Nina Carasso. L’entité a été créée avec la Banque des Territoires, au titre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), et la Fondation Daniel et Nina Carasso
.”

Écrits sur l’éducation : d’indispensables changements de perspective en éducation (1959)
Cette anthologie, compilée par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, réunit 18 textes qui présentent les principaux aspects de la vision de l’éducation développée par Bertrand Russell. Dans cet extrait, le grand intellectuel britannique plaide pour la collaboration entre les êtres humains.”

"Mentrification" : quand les femmes font tout le boulot et qu’on ne se souvient que des hommes par Marie-Jeanne Delepaul
Le terme de "mentrification" ne vous dit sans doute rien, il a fleuri sur internet il y a quelques mois. Ce néologisme désigne l’invisibilisation des femmes dans l’Histoire. Elles ont pourtant eu un rôle clé notamment dans le développement de l’informatique.”

Bernard Desclaux

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Canned Heat...

24 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Tristan Tzara...

24 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang
hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles
tombé à l’intérieur de soi-même retrouvé
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous nous réjouirons au bruit des chaînes
que nous ferons sonner en nous avec les cloches

quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière
nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps
et le doute vient avec une seule aile incolore
se vissant se comprimant s’écrasant en nous
comme le papier froissé de l’emballage défait
cadeau d’un autre âge aux glissements des poissons d’amertume

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les yeux des fruits nous regardent attentivement
et toutes nos actions sont contrôlées il n’y a rien de caché
l’eau de la rivière a tant lavé son lit
elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné
aux pieds des murs dans les bars léché des vies
alléché les faibles lié des tentations tari des extases
creusé au fond des vieilles variantes
et délié les sources des larmes prisonnières
les sources servies aux quotidiens étouffements
les regards qui prennent avec des mains desséchées
le clair produit du jour ou l’ombrageuse apparition
qui donnent la soucieuse richesse du sourire
vissée comme une fleur à la boutonnière du matin
ceux qui demandent le repos ou la volupté
les touchers d’électriques vibrations les sursauts
les aventures le feu la certitude ou l’esclavage
les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes
usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes
se suivent serrés autour des rubans d’eau
et coulent vers les mers en emportant sur leur passage
les humaines ordures et leurs mirages

l’eau de la rivière a tant lavé son lit
que même la lumière glisse sur l’onde lisse
et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les soucis que nous portons avec nous
qui sont nos vêtements intérieurs
que nous mettons tous les matins
que la nuit défait avec des mains de rêve
ornés d’inutiles rébus métalliques
purifiés dans le bain des paysages circulaires
dans les villes préparées au carnage au sacrifice
près des mers aux balayements de perspectives
sur les montagnes aux inquiètes sévérités
dans les villages aux douloureuses nonchalances
la main pesante sur la tête
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées
partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent
sans raison un peu secs un peu durs sévères
pain nourriture plus de pain qui accompagne
la chanson savoureuse sur la gamme de la langue
les couleurs déposent leur poids et pensent
et pensent ou crient et restent et se nourrissent
de fruits légers comme la fumée planent
qui pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous marchons pour échapper au fourmillement des routes
avec un flacon de paysage une maladie une seule
une seule maladie que nous cultivons la mort
je sais que je porte la mélodie en moi et n’en ai pas peur
je porte la mort et si je meurs c’est la mort
qui me portera dans ses bras imperceptibles
fins et légers comme l’odeur de l’herbe maigre
fins et légers comme le départ sans cause
sans amertume sans dettes sans regret sans
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous ferons sonner en nous les verres cassés
les monnaies d’argent mêlées aux fausses monnaies
les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête
aux portes desquelles pourraient s’ouvrir les gouffres
les tombes d’air les moulins broyant les os arctiques
ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel
et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu

je parle de qui parle qui parle je suis seul
je ne suis qu’un petit bruit j’ai plusieurs bruits en moi
un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide
aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras
sur le cadran de l’heure seule vivante au soleil

le souffle obscur de la nuit s’épaissit
et le long des veines chantent les flûtes marines
transposées sur les octaves des couches de diverses existences
les vies se répètent à l’infini jusqu’à la maigreur atomique
et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous ne voyons pas
l’utltra-violet de tant de voies parallèles
celles que nous aurions pu prendre
celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde
ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps
qu’on aurait oublié et l’époque et la terre qui nous aurait sucé la chair
sels et métaux liquides limpides au fond des puits

je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous

1931

Tristan Tzara - L'Homme approximatif

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Canicule: Les recommandations du ministère ont fait rire jaune ces profs...

24 Juin 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

L'Éducation nationale a mis en ligne une série de conseils pour parer aux risques de la canicule.

“Encore des gens qui semblent n’avoir jamais vu une école en vrai...” Ce dimanche 23 juin, la France entière se prépare à un épisode caniculaire hors du commun pour un mois de juin. Pendant près d’une semaine, des températures records vont effectivement être relevées partout dans un pays encore en pleine activité avant les vacances scolaires. 

En effet, les écoles et collèges français sont encore occupés, et le ministère de l’Éducation nationale a dû publier en vitesse des recommandations pour les directeurs d’écoles et les chefs d’établissement. Sur le site de la rue de Grenelle, on découvre ainsi des invitations à “garder les enfants dans une ambiance fraîche” ou à ”étudier les possibilités de limiter les entrées de chaleur dans les salles”. 

Des conseils aux allures de vœux pieux irréalisables, à en croire de nombreux professeurs, qui dénoncent un décalage entre ces conseils non-informés et la réalité du travail dans les classes. “Depuis quand on a des volets dans nos classes? Des thermomètres qu’on n’a pas, et qui serviraient à quoi? À voir qu’il fait 40 dans la classe, et 38 dans la cour?”, s’insurge par exemple une professeure sur Twitter.

En effet, pour de nombreux enseignants et professeurs, ces directives sont absolument intenables. Sur les groupes Facebook de “Stylos rouges”, ce mouvement de protestation du mouvement enseignant né par imitation de celui des gilets jaunes, des messages d’avertissements sont même lancés à l’adresse des parents d’élèves.

“Vos enfants ne sont pas en sécurité! Fenêtres condamnées, salles combles et plein sud, pas toujours d’eau, pas d’aération ou de clim’...” , écrivent notamment certains enseignants désireux d’attirer l’attention sur le manque de moyen pour répondre à ce genre d’événement climatique. 

Les recommandations du ministère sont ainsi vues comme “souvent incompatibles avec la réalité”, par les professeurs qui s’expriment sur les réseaux sociaux. “Cours dans des préfabriqués, grandes verrières non ouvrables, cours sous les toits, pas de zone fraîche pour accueillir tous les élèves, 32 élèves dans 40m2 sous 30°C...”, liste l’un d’entre eux. 

Une semaine après les appels à la grève de la surveillance du baccalauréat, le ministère de l’Éducation nationale fait donc déjà face à une nouvelle grogne. Et avec une canicule prévue pour durer six jours sur la majeure partie du pays et des températures ressenties qui pourraient atteindre les 50°C en région parisienne, la fin d’année scolaire s’annonce bouillante pour les autorités. 

A lire en cliquant ci-dessous avec d'autres illustrations

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Une erreur dans un énoncé de bac n'a rien d'un détail...

24 Juin 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Education

Une erreur dans un énoncé de bac n'a rien d'un détail...

EXTRAIT

C'est un grain de sable dans des rouages qui risquent bien de se bloquer.

Le bac 2019 restera dans les annales. Il y eut la grève des surveillant·es, que le ministre Jean-Michel Blanquer a tenté de minimiser en présentant des statistiques biaisées. Mais il y eut aussi cette successions de couacs dans les énoncés, en premier lieu de mathématiques. Mardi 18 juin, c'est l'exercice 4 du sujet de la filière STMG qui posait problème, avec un tableau de valeurs et leur représentation graphique qui ne correspondaient pas. Vendredi 21 juin, un exercice du sujet de terminale S évoquait «quatre questions [...] indépendantes», alors qu'il y en avait cinq.

Le même jour, l'exercice de spécialité proposé aux candidat·es de la section ES parlait de «matrice d'adjacence», là où il aurait fallu écrire «matrice de transition», et la partie obligatoire du même sujet (sur laquelle planchent également les élèves de filière littéraire ayant choisi la spécialité maths) indiquait d'utiliser l'annexe n°1 pour répondre à une question, alors qu'il aurait dû s'agir de l'annexe n°2.

Des erreurs mineures, ponctuelles et ne remettant pas en cause la faisabilité des exercices concernés. C'est d'ailleurs sur l'absence de conséquences importantes que communique le ministère de l'Éducation nationale, qui a précisé à Franceinfo que «les candidats ne [seraient] pas désavantagés à la correction», et qu'il s'agissait «de reformulation et de coquilles, de modifications mineures qui ont été apportées rapidement» par les personnes chargées de surveiller les épreuves.

Dans le même article, le journaliste Alexis Morel recueillait cependant le témoignage d'une enseignante ayant surveillé l'épreuve de mathématiques proposée aux filières ES, qui affirmait que dans sa salle, les modifications ont été apportées après seulement 2 heures 15 minutes d'épreuve (sur un total de trois heures).

On peut déjà s'étonner qu'autant d'erreurs, aussi dérisoires puissent-elles paraître, aient pu passer à travers les mailles du filet. La conception des sujets est présentée comme méthodique, organisée et aussi méticuleuse que possible, afin que les énoncés soient absolument parfaits lorsqu'ils sont soumis aux élèves le jour J –c'est-à-dire, entre autres, un respect total des exigences du programme, une difficulté adaptée et une absence totale de coquilles ou d'imprécisions.

(...)

Thomas Messias

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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Enzo Enzo...

23 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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