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Vivement l'Ecole!

"Egalité ou inégalité des chances en matière d'éducation ?" Pierre Bourdieu répond aux auditeurs...

4 Juin 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Sociologie

"Egalité ou inégalité des chances en matière d'éducation ?" Pierre Bourdieu répond aux auditeurs...

1977 |"Ne quittez pas l’écoute" : en 1977, Pierre Bourdieu était interrogé par Françoise Malletra et les auditeurs de France Culture sur la sociologie ainsi que l'égalité ou l'inégalité des chances en matière d'éducation, un dialogue diffusé pour la première fois le 26 septembre 1977.

En 1977, Pierre Bourdieu, directeur du "Centre de sociologie européenne", directeur de la revue Actes de la recherche en sciences sociales, répondait aux auditeurs de France Culture sur le thème "Egalité ou inégalité des chances en matière d'éducation".

Il donnait sa définition du sociologue, de ses fonctions et de sa place dans la société. Il analysait la responsabilité de l'école dans l'éducation ainsi que l'accélération de la prise de conscience de l'inégalité des chances en matière d'éducation depuis 68 et la reconsidération de l'intelligence en tant que facteur de réussite sociale. Il insistait sur l'impossibilité pour le sociologue de redéfinir entièrement une société. Il revenait sur la conception de l'individu et de l'action individuelle dans la sociologie moderne et la concurrence complémentaire pour le même objet entre psychanalystes et sociologues. Sur la sociologie il disait : 

La sociologie ne conduit pas au fatalisme du tout, elle donne des armes pour une action rationnelle sur le monde social [...] elle donne plus de chances d'agir avec une prévision raisonnable des conséquences de ce qu'on fait... et avec moins de chances, par conséquent, d'être récupéré par le système. Les gens qui entreprennent des actions sans savoir la force du système contribuent toujours à renforcer le système, parce qu'il n'y a rien de pire qu'une expérience récupérée. 

  • Ne quittez pas l’écoute - Pierre Bourdieu
  • Les après midi de France Culture - 1ère diffusion : 26/09/1977
  • Indexation web : Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

Philippe Garbit

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Soul Asylum...

4 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Rick Bass...

4 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Rick Bass...

Je découvre, ici, des vérités sur moi-même, des vérités que j’aurais dû savoir à l’heure qu’il est, mais que j’ignorais pourtant. Ce qui, je crois, est moins l’indice d’une personnalité complexe que d’un esprit simple, mais cet esprit est le seul que je possède et je suis bien content de le posséder ici même, loin des villes.

J’avais l’habitude de penser que c’était mal, que c’était une faiblesse que d’avoir besoin d’être au milieu de la nature sauvage pour être heureux – loin de la plupart des choses. À présent, je commence à m’apercevoir que ça n’entre même pas en ligne de compte – que ce soit bien ou mal, une faiblesse ou une force : ça n’a aucune importance. Je suis comme je suis.

Rick Bass - Winter

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"Mireille Brigaudiot : En maternelle, que faire de la circulaire de rentrée ?" (Rien)

4 Juin 2019 , Rédigé par Le café Pédagogique Publié dans #Education

"Mireille Brigaudiot : En maternelle, que faire de la circulaire de rentrée ?" (Rien)

"Que doivent faire les maîtres d’un tel texte ?" Maître de conférences en sciences du langage, Mireille Brigaudiot est bien connue des enseignant(e)s de maternelle. Elle réagit à la circulaire de rentrée 2019. Et apporte sa réponse. Pour elle, c'est évident : rien.

L’introduction de la circulaire de rentrée (note de service n°2019-087 du 28-5-2019) pose un principe : seule une politique d’élévation générale du niveau des élèves peut permettre à l’Ecole républicaine de répondre à sa mission et de lutter efficacement contre les déterminismes. Tout le monde sera d’accord pour « élever le niveau », à condition de préciser ce que ça veut dire. En revanche, personne ne pense que seul l’objectif des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui) soit la réponse à l’injustice d’une école qui aggrave les écarts.

La volonté d’une maternelle moins injuste était l’objectif n°1 du programme 2015, suite à la loi d’orientation du 8 juillet 2013. C’est ce qui a justifié des orientations cohérentes, notamment l’évaluation positive qui s’intéresse aux progrès d’un enfant par rapport à lui-même, les conseils pédagogiques fondés sur des données développementales, une conception du langage en tant qu’activité de haut niveau, potentiellement partagée par tous les enfants à la naissance.

(...)

Nous avons donc une vraie question à nous poser : que doivent faire les maîtres d’un tel texte ?

Il se trouve que la tradition en termes de textes venant d’en haut est de les classer de manière hiérarchique : les lois, votées au Parlement, les arrêtés qui reprennent et complètent les lois, les circulaires et notes de service qui exemplifient les contenus des arrêtés. S’il y a contradiction entre un texte supérieur et un texte inférieur, seul le texte supérieur fait référence. Le Programme a été publié par arrêté. Il n’y a donc rien à faire de cette note de service, texte hybride dont de nombreux éléments ne sont pas conformes au Programme.

Mireille Brigaudiot

Maître de conférences en sciences du langage

La circulaire de rentrée

Notre dossier d'analyses

Le langage dans le nouveau programme de maternelle

Faire le langage à l'école maternelle

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Blanquer — Michel Serres...

4 Juin 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Blanquer — Michel Serres...

Une petite revue pour ce lundi avec bien sûr notre ministre, la maternelle, le bac et Parcoursup. Mais surtout la disparition d’un grand penseur Michel Serres.

Blanquer

Le Conducator Blanquer programme la fin de ’’ la maternelle’’ Par Claude Lelièvre Blog : Histoire et politiques scolaires
Le ’’Génie de Grenelle’’ a encore frappé du haut de ses compétences admirées de tous qui lui permettraient de définir seul (et avec moult détails) ce qui doit être fait dans le ’’pré-élémentaire’’, en plein déni de l’expertise pédagogique des enseignants et de la spécificité historique de ’’la maternelle’’ qu’il ignore superbement.”

Des syndicats d’enseignants appellent à une grève de la surveillance du bac
Plusieurs syndicats enseignants appellent à une grève de la surveillance le 17 juin, premier jour des épreuves, estimant que le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer est resté sourd à leurs protestations contre la réforme du bac.”

Pourquoi la grève du bac et du brevet ?
Onze syndicats (Snes Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, Cgt, Cgt agricole, Sud éducation, Sud territoires, Snalc, Sundep, Cgc) et 3 mouvements (Stylos rouges, Cnt, Chaine des bahuts) appellent à la grève les 1ers jours du bac (17 juin) et du brevet (27 juin). Un appel qu’on n’avait pas entendu depuis 16 ans. Qu’est ce qui motive cette décision et quel impact peut-elle avoir ?

Mais on peut être tranquille ...
« Le bac se passera de façon normale » malgré l’appel à la grève, assure Jean-Michel Blanquer
Le ministre de l’éducation s’est dit vendredi « un peu surpris » par l’appel de plusieurs syndicats à une grève de la surveillance pour le premier jour des épreuves.”

Après le bac, l’échec de la mixité sociale Par Amandine Hirou
Certains jeunes se heurtent à un système d’orientation opaque, à des codes culturels qu’ils ne maîtrisent pas, à une assignation à résidence.”

« L’Etat français considère-t-il encore l’orientation scolaire comme relevant de sa responsabilité ? » Tribune de Bernard Desclaux Ancien directeur de centre d’information et d’orientation (CIO) et blogueur
A l’heure des résultats de Parcoursup, l’ancien directeur de Centre d’information et d’orientation et blogueur Bernard Desclaux interroge la manière de penser et d’organiser l’orientation en France.”

Michel Serres

Michel Serres, libre penseur de la nature et de l’éducation
Le philosophe Michel Serres, décédé samedi à 88 ans, s’est intéressé à toutes les formes du savoir, "un pied dans les sciences, un pied dans les humanités", anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.” La dépêche de l’AFP

L’école à l’heure des infos en continu, avec Michel Serres - 28 minutes - ARTE

Eduquer au XXIe siècle Tribune de mars 2011, Michel Serres, de l’Académie française
Entre 1900 et 2011, tout a changé pour les écoliers qui vivent à présent dans le virtuel et dans une société multiculturelle, analyse Michel Serres. Il faut aider l’école à prendre la mesure de cette nouvelle ère.”

Bernard Desclaux

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« Le service public de l’éducation est en train de se transformer en service à la personne »

4 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« Le service public de l’éducation est en train de se transformer en service à la personne »

EXTRAITS

A l’occasion de la mise à jour de leur « Atlas des fractures scolaires en France » publié en 2010, les géographes Rémi Rouault et Patrice Caro reviennent sur la fragmentation et les inégalités territoriales du système éducatif

En 2010, leur Atlas des fractures scolaires en France (Autrement, 2010) avait mis en avant les disparités territoriales de l’éducation nationale en matière de répartition des moyens humains et financiers, de carte des formations proposées et d’inégalités sociales des élèves qui fréquentent les établissements publics. Avec le site Fractures scolaires en France, Rémi Rouault et Patrice Caro, professeurs de géographie à l’université Caen-Normandie proposent une reprise actualisée de leur ouvrage sous forme de pages thématiques concises (encore en développement pour certaines) : « apprentissage », « carte scolaire », « handicap », « soutien scolaire », etc. Neuf ans plus tard, ils constatent que « pour une large part les inégalités en matière scolaire n’ont pas beaucoup changé ».

Parmi les principaux phénomènes que cette mise à jour de votre atlas met en avant, il y aurait en France une accélération de la « scolarisation à la carte ». C’est-à-dire ?

Patrice Caro : Cette scolarisation à la carte était déjà un élément marquant en 2010, mais le phénomène s’est accentué depuis. Nous avons en effet l’impression que le service public de l’éducation, constitué initialement dans une optique de transmission des valeurs républicaines à toute une génération, est en train de se transformer en service à la personne où l’entre-soi est de mise. Cela passe d’abord par un processus de plus en plus fort d’évitement de la carte scolaire par les familles grâce au jeu des dérogations, des options et du recours au privé. Selon nos estimations, aujourd’hui au moins un cinquième des élèves de collège sont inscrits en dérogation ou évitement de la carte scolaire.

Rémi Rouault : Dans l’agglomération de Caen par exemple, à l’école élémentaire, plus de 4 000 élèves ne sont pas scolarisés dans leur école publique de secteur. Les familles défavorisées sont les moins informées de ces possibilités, elles contournent donc moins cette carte scolaire, ce qui renforce l’entre-soi. Cette fracture est aggravée par le soutien scolaire qui, selon les rares chiffres dont nous disposons, concerne avant tout les familles favorisées. Il est important de rappeler que ce soutien scolaire est souvent rémunéré en chèques emploi-service universel (CESU), dispositif permettant une déduction fiscale. L’Etat n’est donc pas seulement spectateur de ce phénomène mais accepte une affectation de fonds publics sur initiative privée.

L’une des conséquences de cet évitement de la carte scolaire est la fragilisation de certains établissements en termes d’effectif…

R. R. : Effectivement, et cela concerne des écoles, mais aussi maintenant des collèges. Alors que depuis 1968 le nombre de collèges en France augmentait chaque année, il a légèrement diminué entre 2010 et 2014, puis augmenté jusqu’en 2017, avant de baisser à nouveau en 2018. Comme c’est le cas pour les écoles, ces fermetures s’expliquent par la volonté de fermer les établissements à faible effectif. Ce sont principalement des collèges ruraux ou périurbains qui pâtissent de la fuite vers les collèges plus « réputés » de nombreux élèves de familles aisées.

P. C. : Or, le collège public reste structurant dans l’espace rural. Pour une commune, la perte d’un collège accentue mécaniquement la baisse démographique, donc les finances publiques, et ainsi la capacité à attirer de nouveaux habitants, etc. Un cercle vicieux se met en place.

(...)

Séverin Graveleau

(Le surlignage en gras dans l'extrait est réalisé par le webmaster)

Entretien complet à lire en cliquant ci-dessous

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Joseph Haydn...

3 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Louis-René Des Forêts...

3 Juin 2019 , Rédigé par Christophe Publié dans #Littérature

Mais ce que je regrette de ne pas savoir exprimer, c'est le plaisir sensuel, à la fois très paisible et d'une acuité extrême, que j'éprouvais quand, assis sans bouger sur ce banc, d'où je pouvais jouir d'un paysage composé d'eau, d'édifices, de verdures à perte de vue et de nuages auquel la lumière printanière donnait un éclat magique, le corps chauffé par un soleil doux et protégé du vent encore assez frais en cette saison par un manteau suffisamment épais, je restais à regarder tour à tour les passants qui se croisaient devant moi, l'acier étincelant du pont rigide au-dessus du barrage ou encore, renversant la tête, la voûte vert clair du sapin qui me toisait de toute sa hauteur, toutes choses assez peu remarquables en elles-mêmes, et à prêter l'oreille aux propos décousus des gens qui avaient pris place à côté de moi, aux cris joyeux des enfants, au bruissement précipité de l'eau rebondissante au-dessus du pont métallique; la double action de regarder et d'écouter s'accompagnant depuis longtemps pour moi d'une émotion très spéciale qui pouvait surgir au moment le plus imprévu et m'être causé par quelque chose ou quelqu'un auquel je n'avais aucune raison particulière de m'intéresser. Au milieu du vaste flux des choses, ne rien faire, mais voir et écouter.

Le Bavard -  Louis-René Des Forêts

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Le Conducator Blanquer programme la fin de '' la maternelle''... Par Claude Lelièvre...

3 Juin 2019 , Rédigé par Médiapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education

Le Conducator Blanquer programme la fin de '' la maternelle''... Par Claude Lelièvre...

Le ''Génie de Grenelle'' a encore frappé du haut de ses compétences admirées de tous qui lui permettraient de définir seul (et avec moult détails) ce qui doit être fait dans le ''pré-élémentaire'', en plein déni de l'expertise pédagogique des enseignants et de la spécificité historique de ''la maternelle'' qu'il ignore superbement.

L'arrêté du 28 juillet 1882 (écrit sous l'influence décisive de Pauline Kergomard) a signé la naissance de « l'école maternelle » française (une quasi exception dans le paysage européen) : « l'école maternelle n'est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l'école ; elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille, en même temps qu'elle initie au travail et à la régularité de l'école […]. Tous les exercices de l'école maternelle doivent aider au développement des diverses facultés de l'enfant [....] en ne lui imposant jamais un genre de travail incompatible avec la faiblesse et la mobilité du premier âge ».

Le décret du 18 janvier 1887 précise que « les écoles maternelles sont des établissements de première éducation ». Il s'agit bien d'éducation et non d'instruction.

Pauline Kergomard mènera durant trente ans une lutte incessante pour que l'école maternelle ne soit pas envahie par des programmes scolaires, mais soit le lieu où le jeu est reconnu comme étant l'activité la plus formatrice pour de jeunes enfants.

Si l'on en juge par ce qu'en dit elle-même Pauline Kergomard, le bilan de cette orientation et de ces luttes persistantes n'a pas été pleinement satisfaisant, signe de difficultés récurrentes qui peuvent encore se poser aujourd'hui . « C'est là la grande faille de notre éducation maternelle : on y confond le développement intellectuel avec l'instruction ».

Eh bien, on n'en a pas fini avec cette confusion entre ''développement intellectuel'' et ''instruction'' si l'on en juge par nombre des préconisations de Jean-Michel Blanquer. On risque même d'en finir avec l'école maternelle elle-même.

Dans le journal ''La Croix'' du 29 mai, Jean-Michel Blanquer explique ces textes réglementaires nouveaux: "cette circulaire et les documents qui l’accompagnent détaillent ce que chaque élève doit acquérir pour mieux préparer encore l’entrée au CP. Pour enrichir leur vocabulaire et donc faciliter l'apprentissage de la lecture, il faut travailler sur les familles de mots, les synonymes, les antonymes. De même, les élèves doivent pouvoir lire l’écriture chiffrée jusqu’à dix, ordonner les nombres et dire combien il faut ajouter ou soustraire pour obtenir des quantités ne dépassant pas dix"

Au risque de fatiguer le lecteur, j'ai reproduit ci-dessous in extenso (et c'est très long...) les ''recommandations'' du ''Génie de Grenelle'' pour ce qui concerne'' l'écriture'' (l'un des trois termes du ''mantra'' que Jean-Michel Blanquer répète ad nauseam: ''lire, écrire , compter'').

Mais c'est la même chose pour ce qui concerne les deux autres termes:'' lire'' et ''compter''. Et le mieux est de s'en rendre compte sur pièce, car c'est sans précédent et ahurissant pour un ministre de l'Education nationale qui s'accorde toute légitimité (en vertu de quelles compétences, quelles capacités?) pour faire des recommandations détaillées en déniant de fait l'expertise pédagogique des enseignants de ''maternelle'' (pardon de ''pré-élémentaire'')

(...)

Claude Lelièvre

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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