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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Nicolas Gogol...

10 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Un autre sort attend l'écrivain qui ose remuer l'horrible vase des bassesses où s'enlise notre vie, plonger dans l'abîme des natures froides, mesquines, vulgaires – que nous rencontrons à chaque pas au cours de notre pèlerinage terrestre, parfois si pénible, si amer, - et d'un burin impitoyable met en relief ce que nos yeux indifférents se refusent à voir ! Il ne connaîtra pas les applaudissements populaires, les larmes de reconnaissance, les élans d'un enthousiasme unanime ; il ne suscitera nulle passion héroïque dans les coeurs de seize ans, ne subira pas la fascination de ses propres accents ; il n'évitera pas enfin le jugement de ses hypocrites et insensibles contemporains, qui traiteront ses chers créations d'écrits misérables et extravagants, qui lui attribueront les vices de ses héros, lui dénieront tout cœur, toute âme et la flamme divine du talent. Car les contemporains se refusent à admettre que les verres destinés à scruter les mouvements d'insectes imperceptibles valent ceux qui permettent d'observer le soleil ; ils nient qu'une grande puissance de pénétration soit nécessaire pour illuminer un tableau emprunté à la vie abjecte et le hausser à la beauté d'un joyau de création ; ils nient qu'un puissant éclat de rire vaille un beau mouvement lyrique et qu'un abîme le sépare de la grimace des historions ! Niant tout cela, les détracteurs tourneront en dérision les mérites de l'écrivain inconnu ; nulle voix ne répondra à la sienne : il demeurera isolé au beau milieu du chemin. Austère est sa carrière, amère sa solitude.

Nicolas Gogol - Les âmes mortes

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Jean-Michel Blanquer continue d’avoir la réformite aiguë...

10 Juin 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Jean-Michel Blanquer continue d’avoir la réformite aiguë...

EXTRAITS

Le ministre de l’éducation nationale multiplie les projets de réforme. Il vient d’annoncer qu’il allait repenser le brevet des collèges. Parallèlement, la réforme du baccalauréat continue de crisper les enseignants. Plusieurs syndicats appellent à la grève le jour de l’examen le 17 juin.

Jean-Michel Blanquer veut marquer les esprits. Durant l’examen de son projet de loi devant le Sénat début mai, il comparait déjà l’abaissement de l’âge de l’obligation de l’instruction obligatoire à trois ans à la réforme fondatrice de Jules Ferry. Le ministre de l’éducation nationale entend aussi ne pas alimenter le mythe du ministère ingouvernable et fait montre de son volontarisme sans limites. Pour ce faire, il a engagé un cycle de réformes à tout-va.

D'autres avant lui ont aussi essayé de tout changer. Mais lui rêve que tout se déroule sans anicroche et surtout de ne pas trébucher sur les obstacles. En réalité, le ministre jusque-là présenté comme le bon élève du gouvernement a du souci à se faire. Son personnage de technocrate, parfait connaisseur du système scolaire, n'agit plus comme un paratonnerre face aux critiques. 

Comme si cela ne suffisait pas, un dernier chamboulement sur un terrain encore vierge de la patte Blanquer vient d’être annoncé : le brevet des collèges va être réformé à son tour. En deux ans d’exercice, le collège a été l’objet de peu de changements, en dehors du fait que le ministre a tenté de rétablir la situation antérieure à la réforme de 2016 initiée par sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem.

Lors d’une audition face à la commission des finances de l’Assemblée nationale le 3 juin, Jean-Michel Blanquer a évoqué la « nécessité » de mettre en œuvre un parcours cohérent « d’engagement civique » de l’élève. « Cela doit pouvoir se valoriser au niveau du brevet. Nous allons d’ailleurs ouvrir des discussions – qui s’étaleront tout au long de l’année 2019-2020 – pour une évolution du brevet en juin 2021 et qui pourra prendre en compte ces enjeux civiques », a-t-il précisé. 

L’examen avait déjà été réformé en novembre 2017, et avant cela en 2016, en 2013 et en 2011. En 2017, Jean-Michel Blanquer avait souhaité le retoucher et donner plus de valeur aux épreuves finales. L’année précédente, une refonte des épreuves avait été opérée, conçue pour mieux s’emboîter avec la réforme du collège : une part plus importante que celle de l’examen final avait été accordée au contrôle continu. La notation avait été modifiée. Avant d’être remise en place, elle aussi, par l’actuel ministre. En 2018 et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau brevet, il était noté sur 800 points (400 pour le contrôle continu et 400 pour les épreuves finales, avec les maths et le français en tête et toujours une épreuve orale).

Une étude du département de statistiques du ministère de l’éducation nationale, publiée au même moment que cette annonce, met en évidence un recul dans les résultats de la session 2018. De quoi justifier cette nouvelle révision. Il faut dire que personne ne semble savoir quoi faire du brevet des collèges ni parvenir à lui trouver une identité. Doit-il être un examen final ou une simple vérification du fait que les élèves de fin de troisième maîtrisent les savoirs du socle commun ?

À peine arrivé, Jean-Michel Blanquer avait supprimé deux réformes emblématiques et contestées du quinquennat Hollande en matière éducative : celles des rythmes scolaires et du collège. Puis il a mis en œuvre en un temps record la promesse présidentielle de dédoubler les classes de CP en REP +, le grade maximal de l’éducation prioritaire. À tel point qu'à la rentrée prochaine certaines écoles, en Seine-Saint-Denis notamment, ne pourront mettre en œuvre le dispositif car leurs moyens – humains et matériels – sont épuisés.

Ensuite est venue la mise en œuvre – avec son homologue du supérieur Frédérique Vidal – de Parcoursup et la réforme du lycée. Il a aussi mis en place des évaluations : les élèves de CP en passeront deux (en septembre et février), les CE1 en septembre, les sixièmes en octobre et les lycéens de seconde auront, eux, « un test de positionnement ». L’âge de la scolarité obligatoire va être abaissé de 6 à 3 ans à partir de la rentrée 2019. Une mesure symbolique qui vise surtout à reconnaître la place de l’école maternelle, transformée en antichambre de l'école élémentaire. 

(...)

Et l’attitude du ministre, intransigeant, a agacé. La circulaire de rentrée, centrée sur les fondamentaux, a confirmé un peu plus le caractère injonctif du ministre, tant il explique aux enseignants du premier degré comment ils doivent faire classe. 

Sur un autre registre, l’article 1 du projet de loi pour une école de la confiance qui commande « l’exemplarité » a été perçu comme un instrument de contrôle et une volonté de bâillonner l’expression publique des enseignants. Ces derniers ont très mal vécu cette injonction, perçue comme une infantilisation de la part de leur ministre de tutelle. D’où l’exaspération.

(...)

Au sein de son établissement, rapporte encore Jenny, le dialogue avec les parents d’élèves représentants a été difficile. Mais plus encore, l’enseignante est inquiète de l’attitude des élèves, désormais obnubilés par leurs notes et les observations de leurs bulletins, prises en compte pour la constitution de leur dossier Parcoursup. La pression, déjà présente dans ce « bon lycée », s’accroît.

« Un élève m’a dit qu’une note inférieure à 15 était mauvaise et on a des rendez-vous avec les parents pour la moindre note tangente », dit-elle. D’où la nécessité selon elle de tout mettre en œuvre pour obtenir un retrait de la réforme. Perturber le fonctionnement de l’examen, avec toute la portée symbolique qu’il renferme, apparaît donc comme une solution idoine dans le moment. « Oui, la symbolique est forte. On est conscient de cela, on touche à quelque chose d’important. Mais on a le droit de faire grève un jour d’examen. On n’ira pas sur place ce jour, on se rassemblera et on ira manifester. »

Faïza Zerouala

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Conseil de classe... France Culture...

10 Juin 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Conseil de classe... France Culture...

A quelques semaines de la fin de l'année scolaire Etre et savoir dresse le bilan d'une année chargée, entre loi sur l'école, contestation des réformes et nouveau baccalauréat.

Il sera question de l’école dans cet ante ante penultième numéro de la première saison d’Etre et savoir – vous le savez de la fin-mai à la mi-juin, c’est le moment des derniers conseils de classe de l’année pour les collégiens et lycéens. Nous allons donc faire le conseil de classe de cette année de politique éducative … nous ne donnerons pas de notes, mais des appréciations, des commentaires et ils seront contrastés !

Nos 3 invités, journalistes spécialisés, décryptent les réformes de l’école et leurs effets au Figaro, à l’Obs, à Mediapart. Avec eux, nous allons débattre de la méthode Jean-Michel Blanquer, de sa loi "pour l’école de la confiance", des accusations de fake news à l’égard des syndicats. Aujourd’hui c’est autour d’une grève de la surveillance du baccalauréat que se cristallisent les inquiétudes, mais la contestation des enseignants va-t-elle continuer et prendre de l'ampleur ou bien s’éteindre?

Enfin, il sera question des réformes du lycée et du baccalauréat, du brevet également (cela vient d’être annoncé alors que l'examen avait déjà été modifié l'année passée), de l'instruction obligatoire à 3 ans et d'une circulaire de rentrée avec des instructions pédagogiques de plus en plus précises, le tout montrant un volontarisme tous azimuts pour une politique menée tambour battant… L’actualité de l’école devient-elle trop difficile à suivre et à comprendre ? Nos invités devraient nous aider à voir plus clair dans cette avalanche de réformes.

Avec :

  • Faiza Zerouala, journaliste à Mediapart.
  • Gurvan Le Guelec, journaliste à l’Obs.
  • Marie-Estelle Pech, journaliste au Figaro.
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Après la Coupe du monde de foot, Elise Bussaglia redeviendra maîtresse d’école...

10 Juin 2019 , Rédigé par Telerama Publié dans #Education

https://dicodusport.fr/blog/quiz-connaissez-vous-elise-bussaglia/

https://dicodusport.fr/blog/quiz-connaissez-vous-elise-bussaglia/

EXTRAIT

On peut disputer une Coupe du monde de foot et s’apprêter à reprendre son métier d’institutrice un an plus tard. C’est l’histoire d’Elise Bussaglia, milieu de terrain chevronnée de l’équipe de France (33 ans, 188 sélections), qui lance le Mondial ce vendredi soir au Parc des Princes.

Pour beaucoup, Elise Bussaglia est celle qui a donné au football féminin français ses premières lettres de noblesse. Son égalisation dans les derniers instants du quart de finale de la Coupe du monde 2011, contre l’Angleterre, a permis aux Bleues de découvrir les demi-finales d’un Mondial. D’autres la connaissent comme leur ancienne institutrice. Plus précisément, les enfants de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) dont elle avait été la maîtresse cette année-là. Agée de 33 ans, celle qui « reprendra le chemin de l’école » l’année prochaine raconte comment une joueuse professionnelle peut s’occuper en dehors du football. Entre séries à binger dans les hôtels, violon, et Paulo Coelho.

Comment avez-vous préparé le concours pour devenir professeur des écoles ?

Ça a été très exigeant en termes d’organisation et de travail. Je révisais dans la journée avant de m’entraîner le soir avec le PSG. J’ai eu le concours dans les Yvelines, puis j’ai exercé une année [en 2010-2011, à Carrières-sous-Poissy, ndlr]. Et là, c’était encore plus dur. Je m’occupais de ma classe avant les entraînements. Je n’avais presque plus de moment pour me détendre. J’étais tout le temps prise par le foot ou le travail.

Etait-ce indispensable pour réparer l’après-carrière ?

Au début de ma carrière [en 2003, à Clairefontaine, ndlr], je ne pouvais pas avoir le projet d’être une joueuse professionnelle parce qu’il n’y en avait pas ! Il me fallait un métier à côté. Puis, même quand j’ai signé mon premier contrat pro, j’étais contente d’avoir l’assurance d’une reconversion, qui plus est avec un métier que j’aime. Je vais jouer encore une saison puis j’arrêterai le foot et reprendrai le chemin de l’école.

(...)

Propos recueillis par Michel Bezbakh

Suite et fin à découvrir en cliquant ci-dessous

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Quand un journaliste "démonte" l'annonce d'un soutien "spontané" à E Macron par 72 maires de droite et du centre...

10 Juin 2019 , Rédigé par Damien Dole/Twitter Publié dans #Politique, #Médias

Quand un journaliste "démonte" l'annonce d'un soutien "spontané" à E Macron par 72 maires de droite et du centre...

EXTRAIT du compte Twitter de Damien Dole / @DamienDole

"Au lieu de reprendre «72 maires et élus locaux de droite et du centre annoncent leur soutien à Macron», quelqu'un a fait le travail sur les élus qui l'avaient déjà annoncé depuis un certain temps voire étaient à Agir, qui faisait partie de Renaissance aux européennes ? "

Damien Dole

1/ Christophe Béchu, qui fait partie d'Agir, formation membre de la liste macroniste de Loiseau aux européennes.

2/ Delphine Bürkli, que Griveaux a cité comme personne avec laquelle il échange depuis un an.

3/ Philippe Augier, a annoncé rejoindre Macron en mars 2017 :

4/ Frédéric Augis dit... de ne pas l'avoir signée :

5/ Dominique Baert exclu du PS pour avoir soutenu LREM en 2017

6/ Jérôme Baloge, déjà prêt à suivre Macron en mai 2017 :

7/ Daniel Benquet, est membre d'Agir (formation sur le liste des européennes de Loiseau je le rappelle) depuis 2017.

8/ Eric Berdoati, allez, lui on le sait seulement depuis une semaine.

9/ Pascal Blanc est annoncé candidat «avec le soutien de LREM» à l'automne 2018

10/et 11/Jean-Luc Bléher et Yves Bleunven, premiers noms où je ne trouve aucune occurrence.

12/ Luc Bouard, autoproclamé «Macron compatible» depuis 2018

13/ Christophe Bouchet a annoncé son soutien à LREM il y a deux mois dans.... le JDD :

14/ Pierre Breteau, qui pense à une alliance avec LREM depuis automne 2018 :

15/ Laurent Brosse, 3e sur 15 où je ne trouve aucune occurrence.

16/ et 17/ Olivier Carré et Alain Chrétien ont signé la lettre de soutien d'avril dans le JDD :

18/ Pierre-Marie-Charvoz a rejoint Macron en... mars 2017 :

19/ Gwendoline Chaudoir est carrément sur la liste de Nathalie Loiseau haha

20/, 21/ et 22/ François Commeinhes, Nicolas Criaud et Gérard Daniélou, aucune occurrence trouvée. 23/ Grégoire de Lasteyrie n'a jamais caché sa proximité avec les idées de Macron et est reçu tous les mois par Edouard Philippe

24/ Guillaume Delbar a quitté LR en 2017 et est un très proche de Darmanin.

25/ Grégoire de la Roncière, aucune occurrence trouvée. 26/ François Decoster était sur une liste LREM aux sénatoriales en 2017

27/Laurent Degallaix a signé la lettre de soutien parue en avril dans le JDD

28/,29/ et 30/Rodrigue Desmet,Chantal Eyméoud et Anne-Marie Forgeoux, aucune occurrence trouvée.

31/Brigitte Fouré a Bruno Le Maire, ministre de l'éco,comme président de son asso.

32/,33/ et 34/ François Gernigon, Marie-Cécile Gessant et Jean-Jacques Guillet, aucune occurrence trouvée.

35/ François Goulard a signé la lettre de soutien parue en avril dans le JDD

36/Stéphanie Guiraud-Chaumeil soutenue par LREM

37/ Laurent Hénart et le MR allié à LREM lors des européennes :

38/et 39/ Hubert Honoré et Fabian Jordan, aucune occurrence trouvée.

40/ Ludovic Jolivet avait déjà rejoint Agir, le parti pro-Macron

...

Et la suite, du même tonneau, est à découvrir en suivant le compte Twitter de Damien Dole , co-créateur de

@DamienDole

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Amy Winehouse...

9 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Roland Topor...

9 Juin 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

“ À présent, je suis un vieil homme, mais mon pouvoir de séduction n’en est pas moins vif. Au vernissage de Jasper Jones, hier soir, à Beaubourg, toutes les femmes présentes n’avaient d’yeux que pour moi.

Mon secret ? Rester compétitif.

Voir beaucoup d’expositions, car, on ne le répétera jamais assez, rien ne vaut la marche à pied pour maintenir la forme. Lire, car il faut savoir se reposer après l’exercice. Ne manger et ne boire que du bon. Et avoir de fréquents contacts avec la jeune génération pour étouffer dans l’œuf tout complexe d’infériorité à propos de l’âge. Je vous assure que lorsque je vais me regarder dans mon miroir, après avoir vu deux ou trois jeunes cons, ça me fait du bien.

Vieux con, soit, mais toujours vert ! ”

Roland Topor - Mémoires d'un vieux con

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A Voir... «Le Bon Grain et l’Ivraie», la vie de demandeurs d'asile à hauteur d'enfants...

9 Juin 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Cinéma

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« Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd » : le quotidien du collège Robert-Doisneau...

9 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

« Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd » : le quotidien du collège Robert-Doisneau...

EXTRAITS

« Le Monde » passe plusieurs mois au collège Robert-Doisneau, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour raconter le quotidien d’un établissement d’éducation prioritaire. Sixième épisode.

Les tables ont été rassemblées en rectangle, dans la salle de réunion attenante au bureau de la direction. Ont pris place la principale du collège Robert-Doisneau et son adjoint, les deux conseillers principaux d’éducation (CPE), les infirmières, l’assistante sociale. Objet de la séance : les absences.

Dans ce collège de l’éducation prioritaire renforcée, l’un des trois que compte la commune de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ce type de réunions s’inscrit dans l’agenda collectif « un peu comme un rituel », explique Solange Fougère, la chef d’établissement : on se retrouve ici, toutes les cinq à six semaines, pour évoquer les « cas » d’élèves dont l’assiduité « pose question ».

Histoires de vie

Au préalable, Hocine Bendjebbour et Ghania Baaziz, les CPE, se sont répartis les classes et ont identifié, dans chacune, ces jeunes que l’éducation nationale définit comme « absentéistes » dès lors qu’ils ont manqué quatre demi-journées de cours (ou plus) dans le mois, sans en être excusés. C’est le règlement. « Dans les faits, on peut parfois être un peu plus souple, glisse M. Boudjebbour. Sinon, on passerait notre temps à faire des signalements… »

Pour comprendre cette « souplesse », il faut écouter les histoires de vie qui se racontent dans le secret de la salle de réunion. Ce ne sont pas – ou alors, très exceptionnellement – celles d’adolescents qui « sèchent » pour défier l’institution ou parce que les cours les ennuient. Non. Les collégiens dont la présence « en pointillé » justifie d’être débattue en commission ont pour point commun de cumuler, très souvent, les difficultés familiales, sociales, de santé… en sus de leurs problèmes scolaires. La principale observe :

« On voit bien, quand on approfondit un peu, que les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd. » 

David Corre, son adjoint, renchérit :

« Que les élèves concernés sont lestés par tout un tas d’autres problématiques. Au point que la scolarité ne figure plus parmi les priorités. »

(...)

Mattea Battaglia

Derrière les portes du collège

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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La novlangue, instrument de destruction intellectuelle...

9 Juin 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l'individu devenu anonyme, l'asservissement du peuple. Réflexions sur le pouvoir des mots.

"Syme (du Service des recherches au Ministère de la Vérité) : « Nous détruisons chaque jour des mots, des vingtaines de mots, des centaines de mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. (…) Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. (…) La révolution sera complète quand le langage sera parfait." George Orwell, 1984

George Orwell n’a pas été seulement, en tant qu’écrivain, un praticien du langage. Il a beaucoup réfléchi sur la « politique de la langue ». Dans un essai de 1946, il écrit que « penser clairement est un premier pas vers la régénération politique ». Il avait le sentiment de vivre à une époque où la langue se dégradait, ce qui rendait plus difficile de décrire honnêtement la réalité. Il mettait en accusation le flou qui dissimule la pensée ; la tendance au slogan qui tend à imposer des idées fausses par la simple répétition ; le jargon pseudo-scientifique qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques ; bref, l’usage malhonnête des mots.

Bien sûr, c’est dans son fameux roman 1984, avec la trouvaille géniale de la « novlangue », que cette dénonciation du trucage de la langue que culmine cette entreprise de démystification.

avec : Françoise Thom, historienne et soviétologue, auteure de l’ouvrage La Langue de bois aux éditions Julliard, et Jean-Jacques Rosat, professeur de philosophie et éditeur

Brice Couturier

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