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Vivement l'Ecole!

Ou l'on comprend que la défiance des enseignants n'est pas fondée sur des "bobards" ni des "fakenews" (Vidéo)

19 Avril 2019 , Rédigé par Public Sénat Publié dans #Education

"D'un côté, des professeurs et des parents d'élèves qui se mobilisent contre la réforme Blanquer ... De l'autre, un ministre qui dénonce des bobards... On assiste à une vraie guerre de communication autour de la question de la maternelle et de la disparition des directeurs d'école."

Commentaire:

Les enseignants du premier degré n'ont jamais craint la "disparition" des directeurs d'école.

Ils souhaitent que les réponses aux questions suivantes leur soient apportées.

Les directeurs resteront dans les écoles ne cesse d'affirmer le Ministère.

Alors:

quelles seront leurs attributions, à part celle d'être l'interlocuteur privilégié du principal de collège?

quel sera leur pouvoir de décision ?

quelles seront leurs missions?

bénéficieront-ils d'une revalorisation? (prime ou autre)

Christophe Chartreux

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Coup de coeur... Roberto Saviano...

18 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Il voulait tout mesurer. Combien on gagne. Combien on vaut. Combien on paie. Tout avait un prix qui pouvait être calculé. Tout. Il fixait du regard les gens, les choses, lisait le nom des magasins et la marque des voitures. Combien gagne ce vendeur ? Quelle est la valeur du magasin où il travaille ? Combien touchaient-ils par mois ? Avaient-ils des prêts ? Étaient-ils cocus ? Avec ces mains, quels métiers faisaient-ils ? Pour lui, tout se réduisait à un classement de l’argent et du pouvoir.

(...)

Les baisers ont une typologie bien précise. Ceux qu’on donne comme un coup de sonnette : les lèvres qui s’impriment sur d’autres lèvres. Baiser passionné, pas encore mûr. Jeu précoce, cadeau timide. Ou le contraire : baisers « à la française ». Les lèvres qui ne se rencontrent que pour s’ouvrir : un entrelacs de papilles, un échange d’humeurs et de caresses avec la chair de la langue, dans le périmètre de la bouche garnie par l’ivoire des dents. À l’inverse, il y a les baisers maternels. Lèvres qui claquent sur les joues.

Roberto Saviano - Baiser féroce

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Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie... La Tribune de l'Art...

18 Avril 2019 , Rédigé par La Tribune de l'Art Publié dans #Art, #Politique

Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie... La Tribune de l'Art...

Il ne se passe donc pas une journée depuis l’incendie de Notre-Dame-de Paris sans que le Président de la République et son gouvernement ne nous gratifient d’annonces toutes plus absurdes ou scandaleuses les unes que les autres.

Emmanuel Macron avait déjà fait très fort mardi en expliquant qu’il allait reconstruire Notre-Dame plus belle qu’avant, et en cinq ans (voir notre article). Plus belle qu’avant ? On sait désormais comment : en lançant un concours d’architecture pour la reconstruction de la flèche ! Car pour notre Président de la République, « la flèche ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine », on peut l’effacer d’un trait de plume. Exit Viollet-le-Duc de la cathédrale Notre-Dame. On en est là, donc, en 2019, de la considération pour le XIXe siècle que les historiens de l’art ont pourtant réhabilité ces quarante dernières années. On ne sait que dire devant tant d’inculture.

Or, rappelons-le encore une fois, la charte de Venise, qui définit les principes de la restauration et que la France a ratifiée (ce qui l’engage), impose certaines contraintes. D’abord, « les apports valables de toutes les époques à l’édification d’un monument doivent être respectés, l’unité de style n’étant pas un but à atteindre au cours d’une restauration ». Viollet-le-Duc constitue, ô combien, un apport valable à Notre-Dame-de-Paris, et ses adjonctions sont d’ailleurs classées au même titre que le reste du monument. On peut aussi y lire que la restauration « a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse » Et, pour la flèche de Viollet-le-Duc, élément constitutif de la cathédrale depuis plus d’un siècle, les documents authentiques sont légion (on conserve tous les plans de l’architecte), tandis que sa structure et sa forme sont parfaitement connues grâce aux photographies et aux relevés modernes. Il n’y a donc aucune hypothèse à ce sujet. Puisqu’il ne s’agit pas d’une « reconstitution conjecturale » (terme employé dans la charte), il n’y a aucune raison d’envisager pour elle qu’elle « porte la marque de notre temps » (ce qu’impose la charte dans ce cas), et encore moins, comme le veut Emmanuel Macron, qu’il s’agisse d’« un geste architectural contemporain ».

Alexandre Gady l’a dit dans l’émission « Quotidien », « le patrimoine a une temporalité qui n’est pas celle des hommes politiques ». Cette précipitation, qui voit des décisions fondamentales prises en deux jours, sans aucun temps de réflexion ni consultation des spécialistes, et sans suivre les procédures habituelles de la restauration des monuments historiques, n’est rien d’autre que de l’agitation politique. Emmanuel Macron semble vouloir profiter de ce désastre pour marquer Paris comme d’autres l’ont fait avec de nouveaux monuments. Or, on ne peut pas jouer avec Notre-Dame. Et, même sans évoquer la convention de Venise, il suffit d’invoquer le simple bon sens : on ne fait pas de « geste architectural contemporain » sur un monument historique comme cette cathédrale.

Comme nous le disions plus haut, les annonces se succèdent et à chaque fois nous font croire à un poisson d’avril décalé, avant qu’on ne réalise effaré qu’il n’en est rien. Ainsi, aujourd’hui, a été nommé « Monsieur reconstruction » (sic, voilà le terme utilisé par les gazettes) de la cathédrale. Quitte à ne pas consulter les spécialistes, profitons-en pour nommer à la tête de cette restauration complexe un général cinq étoiles, ancien chef d’État major des armées, puis grand chancelier de la Légion d’honneur. Tous titres qui lui donnent manifestement, aux yeux d’Emmanuel Macron, une parfaite légitimité pour ce rôle…

Édouard Philippe n’est pas en reste, qui a aussi déclaré qu’un établissement public, rien que cela, serait mis en place pour mener à bien la reconstruction. Comme si la création d’une telle structure avait la moindre justification pour ce qui reste la restauration d’un monument historique. Et il a ajouté, martial, que « chaque euro versé pour la reconstruction de la cathédrale, dans le cadre d’une souscription nationale, sera dédié à cette seule tâche ». Il ne sait sans doute pas, ce qui est désormais un secret de polichinelle pour quiconque connaît un peu le coût d’un tel chantier, que le milliard et probablement bien davantage qui va être récolté à cette occasion va dépasser de plusieurs centaines de millions les réels besoins. Les milliers de donateurs pour la restauration de Notre-Dame seront sûrement heureux de savoir que leur générosité va servir à financer un concours appelé à choisir un « geste architectural contemporain » pour décorer le toit de Notre-Dame, mais que le surplus n’ira pas aux autres monuments en péril, innombrables, de notre pays (on se demande d’ailleurs ce qu’il va en faire).

Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui donne de nouveaux chiffres qui témoignent de la grande misère des monuments historiques dans notre pays, et du peu de cas que les gouvernements successifs font du patrimoine. Dans un article intitulé « Cathédrales et monuments : seuls les crédits ne flambent pas », Hervé Liffran révèle quelques chiffres stupéfiants qui confirment ce que nous dénonçons depuis toujours. On y apprend ainsi que pour 2019, l’État n’a prévu que 18 millions d’euros de crédits de paiement pour l’entretien [1] des monuments historiques lui appartenant, dont 86 cathédrales. Soit moins de 100 000 euros par monument. Il rappelle aussi que pour Notre-Dame, il avait prévu de ne donner que 40 millions pour la restauration sur les dix prochaines années, soit 4 millions par an, sur les 240 millions qui étaient alors nécessaires [2]. Pas de doute, il aura vraiment fallu un incendie pour qu’Emmanuel Macron déclare enfin sa flamme à Notre-Dame !

Didier Rykner

Notes

[1Précision ajoutée après la publication de cet article : il s’agit bien du budget de l’entretien

[2Nous avions le chiffre de 150 millions d’euros nécessaire, mais il s’agit désormais d’un détail.

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La réforme des lycées ne change rien dans les choix d'orientation et la domination des matières scientifiques...

18 Avril 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

La réforme des lycées ne change rien dans les choix d'orientation et la domination des matières scientifiques...

INFO FRANCEINFO. La réforme des lycées ne change rien dans les choix d'orientation et la domination des matières scientifiques, selon une étude du SNES-FSU

Les "hiérarchies de prestige" entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.

La réforme du lycée, qui entrera en vigueur à la rentrée 2019, va-t-elle corriger les défauts du système actuel, et notamment la prédominance de la série scientifique ? Non, selon le SNES-FSU qui révèle une étude jeudi 18 avril, que franceinfo a pu consulter en exclusivité. Selon le syndicat, "la suppression des séries au profit d'un ‘libre choix’ de ‘spécialités’ n'a absolument pas remis en cause la domination quantitative de la série S dans le lycée"

Le SNES-FSU a réalisé "une première enquête quantitative concernant l’effet de la réforme Blanquer sur les choix d’orientation des élèves actuellement en seconde". Pour réaliser cette enquête, le syndicat s’est appuyé sur les trois premiers vœux réalisés par les élèves de seconde, sur un échantillon de 3 998 élèves répartis dans 18 lycées de France. Ces lycées ont été sélectionnés selon des critères représentatifs, affirme le syndicat.

L'ancienne série S toujours plébiscitée

Premier constat formulé par le SNES-FSU : les "hiérarchies de prestige"entre formations sont toujours à l’œuvre. Les élèves reconstituent les anciennes filières et choisissent prioritairement les matières qui correspondent à l’ancienne série S. "Les trois spécialités les plus souvent demandées par les élèves sont justement les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES, elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L", précise le document.

Ainsi, 65,7% des élèves de 2nde demandent la spécialité "mathématiques" pour l'année de 1ère, seuls 42,6% optent pour la spécialité SES (Sciences economiques et sociales). Tandis que, 33,3% choisissent la LLCE (Langue, littérature et civilisation etrangères) et 20,6% s'engagent en HLP (Humanités, littératures et philosophie). "On retrouve donc exactement la hiérarchie quantitative entre les séries S, ES et L", conclue l’étude.

Les filles restent littéraires, les garçons scientifiques

Autre enseignement majeur de l’enquête : cette réforme ne remet pas en cause "les inégalités sociales de parcours scolaires". D’une part, l’enquête montre que ce "libre choix de spécialité" n’a aucun effet sur les inégalités de genre : traditionnellement, les garçons sont sur-représentés dans la filière S et sous-représentés dans les filières L et ES. L’analyse des données recueillies par le SNES montre qu’il n’y a pas d’évolution.

La structure des choix de spécialités est clairement marquée par le genre. Des disciplines attirent massivement les garçons, de manière très déséquilibrée comme les mathématiques. Les filles s'orientent nettement plus que les garçons vers les sciences économiques et sociales. On aura reconnu les séries S et ES. SNES-FSU

D’autre part, les inégalités de niveau sont également maintenues. "D'un côté, les disciplines ‘prestigieuses’, celles qui sont beaucoup plus souvent demandées par les meilleurs élèves : il s'agit des trois disciplines scientifiques qui renvoient directement à la série S. De l'autre côté, les disciplines sans doute vues comme moins prestigieuses sont nettement plus demandées par les élèves les plus faibles", analyse le syndicat.

Une tendance contestée par l'Éducation nationale 

Pour le SNES, la réforme Blanquer ne "modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d'orientation entre parcours". Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. "Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe", affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l'Enseignement scolaire.

Selon lui, "ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart. C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive", conclut-il. 

Alexis Morel

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/reforme-du-bac/info-franceinfo-la-reforme-des-lycees-ne-change-rien-dans-le-choix-d-orientation-des-eleves-selon-une-etude-du-snes-fsu_3402791.html#xtor=CS2-765-[twitter]-

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Les Maires ruraux exigent la suppression des EPSF (Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux)

18 Avril 2019 , Rédigé par AMRF Publié dans #Education

Les Maires ruraux exigent la suppression des EPSF (Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux)

Motion sur l’école rurale Les maires ruraux de France exigent le retrait de l’article 6 quater permettant la création d’Etablissements Publics Locaux des Savoirs Fondamentaux (EPLSF). Réunis en Assemblée générale à Najac (12) le 7 avril 2019, les maires ruraux de France font les propositions suivantes en faveur de l’école rurale :

 Ils demandent aux parlementaires - en particulier aux sénateurs qui vont étudier le texte dans les prochaines semaines – de supprimer l’article 6 quater dans le projet de loi dit de « l’école de la confiance ».

 Cette disposition, même non obligatoire, s’inscrit dans une logique d’incitation à la concentration scolaire que les maires ruraux dénoncent. Ce type d’établissements réunissant école et collège risque de créer, in fine, des différences d’une école à l’autre, notamment pour les écoles éloignées physiquement d’un collège, ou les RPI dispersés. Par cet article, introduit en catimini en Commission sans concertation avec les acteurs de l’éducation, le gouvernement et sa majorité montrent une volonté de poursuivre une politique tendant au détricotage territorial du maillage scolaire, s’éloignant d’un aménagement équilibré du territoire pourtant réclamé par un grand nombre de Français. Ce mouvement de concentration tend à accélérer la réduction du nombre d’écoles rurales, comme en attestent les chiffres publiés par la Cour des comptes : le nombre de fermetures d’école augmente, tandis que la population à scolariser augmente.

Cet article 6 quater ne peut donc s’analyser que comme le bras armé d’une stratégie, et non - comme certains voudraient le faire croire – comme une « opportunité » pour sauver un collège. Depuis quelques jours, le Ministre de l’Education Nationale, tentant de faire le dos rond, annonce l’amendement du texte issu de l’Assemblée. Ce pis-aller tente de désamorcer la mobilisation, partout en France, contre cette volonté d’affaiblir le monde rural. Seule la suppression de cet article est raisonnable ; tout amendement laisserait définitivement ce projet de concentration dans la loi de la République. Les maires ruraux demandent donc au Sénat de supprimer l’article 6 quater et invitent leurs collègues à se mobiliser fortement pour que l’abandon de cet article soit la seule issue possible. Ce projet de loi doit être l’occasion d’afficher des ambitions fortes pour l’école, avec des impacts manifestes sur l’école rurale.

Aussi :

 Les maires ruraux de France plaident pour un maillage scolaire équilibré du territoire qui conserve la proximité scolaire, avec pour chaque école un directeur d’école. Cette volonté est en phase avec les aspirations de nos concitoyens consignées dans les cahiers de doléances et de propositions, pour plus de considération et des services publics de proximité.

 Des garanties doivent être gravées dans la loi pour que le maillage scolaire soit pensé avec tous les élus et arbitré de manière à permettre un aménagement équilibré de l’ensemble du territoire. De plus, l’objectif de limitation du temps de transport de l’enfant doit être pris en compte dans tout projet de réorganisation scolaire, avec la garantie d’un « temps de transport maximum » de l’enfant de 30 minutes entre le "pas de sa porte" et le portail de son école.

 L’aménagement scolaire et la mise en réseau d’écoles - comme avec l’école du socle - ne passent pas nécessairement par une concentration territoriale sur un même site, mais bien par un usage intelligent des infrastructures numériques qui vont, à terme, mailler le pays. L’école rurale prend différentes formes, sans préférence et appréciées au niveau le plus fin du territoire (classe unique, RPI dispersé, RPI concentré, école en réseau…) ». Il est important de défendre la notion de « bassin scolaire », structuré autour de l’école communale ou de regroupements pédagogiques (RPI concentré ou dispersé).

 Les maires ruraux proposent la création de Réseaux d’Education Prioritaire Ruraux. Au nom des principes d'égalité et d'inclusion, des réseaux d'éducation prioritaire ruraux doivent être créés dans les communes de moins de 3500 habitants, avec classe à plusieurs niveaux, afin de disposer des mêmes droits que les réseaux d'éducation prioritaire

 Ils demandent une réforme des Conseils Départementaux de l’Education Nationale, ainsi qu’une concertation des maires en amont du CDEN ;

 Pour prendre en compte l’enfant dans sa vie globale et, par conséquent, permettre une continuité éducative entre scolaire et périscolaire, les maires ruraux font deux propositions : d’une part, que le responsable du périscolaire ou, à défaut, un représentant soit membre de droit du Conseil d’école et, d’autre part, que, dans les territoires ruraux, le directeur d’école bénéficie - au minimum - d’une demi-journée tous les quinze jours (les mois d’école) consacrée spécifiquement au travail sur le Projet éducatif de territoire.

 Dans le cadre du plan mercredi, les maires ruraux demandent une aide spécifique liée au transport pour les sorties (culturelles ou autres).

 Les maires ruraux demandent que l’Education nationale ne se serve plus des critères restrictifs de l’Insee pour déterminer le statut rural d’une commune.

 Enfin, les maires ruraux demandent à l’Education nationale de prendre en compte l’impact des décisions pour une commune. L’inclusion des enfants handicapés est problématique pour les agents périscolaires (cantine, garderie) qui ne sont pas absolument formés pour cela.

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L'autre et soi, avec des élèves du lycée Jean-Moulin de Roubaix...

18 Avril 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Quatorze élèves du lycée Jean-Moulin de Roubaix ont raconté leur histoire au Théâtre du Nord, à Lille, dans le cadre d’un atelier avec Marie Desplechin. Trois d’entre eux qui se préparent aux métiers de la sécurité et du soin à la personne racontent ces histoires qui questionnent l’altérité.

Samedi 23 mars, au Théâtre du Nord à Lille, quatorze élèves du lycée Jean-Moulin de Roubaix ont participé à une représentation orchestrée par l'écrivaine Marie Desplechin. Sur scène, chacun·e a lu un texte qu'ils ont écrit à partir de leurs propres expériences dans un spectacle sobrement titré L’autre et soi.

Cette aventure a commencé à l’automne 2018 à Roubaix, quand Marie Desplechin organise un atelier d’écriture au lycée Jean-Moulin. Les lycéens, d’abord intrigués et légèrement suspicieux à l’idée de faire du théâtre, prennent bientôt goût à cet atelier où, faire du théâtre, c’est aussi et avant tout parler de soi, de son passé, de ses questions, de ses angoisses.

Dans Les Pieds sur terre, trois des lycéens qui ont participé à ce projet, MujraMélissa et Martinracontent leur histoire. 

Quand elle était au collège, Mélissa a été harcelée et moquée par ses camarades. Une souffrance dont elle a très peu parlé, qu’elle a gardée enfouie et qu’elle est soulagée de raconter aujourd’hui, "à une époque où on parle beaucoup du harcèlement scolaire". 

Je suis tombée amoureuse d’un des garçons qui me harcelait. Il m’a dit : "Tu as vraiment cru que j’allais sortir avec une fille comme toi ? Tu as le nez de Zlatan, tes grains de beauté, on dirait des Chocapics. Tu es horrible." Ils ont affiché ma tête dans tout le collège. Je pleurais. Mélissa

A lire

A Roubaix, des élèves qui n’ont "pas envie de sécher le théâtre", article de Clarisse Fabre paru dans Le Monde le 25 mars 2019

LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund

Suite et fin en cliquant ci-dessous:

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/lautre-et-soi-avec-des-eleves-du-lycee-jean-moulin-de-roubaix#xtor=EPR-2-[LaLettre17042019]

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Revue de Presse Education... Inégalités — Organisation — Divers...

18 Avril 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Inégalités — Organisation — Divers...

Beaucoup d’interrogations sur les inégalités et leurs sources dans l’éducation. Des infos sur l’organisation du système, et un peu de "divers" pour terminer cette revue de presse.

Inégalités

Dans les moyens
Education : Le cri d’alarme du maire de La Courneuve
" Depuis ces 10 dernières années, les inégalités territoriales se sont considérablement amplifiées et la situation est devenue critique pour ces millions de Français discriminés. Éducation, santé, emploi, logement, … il n’est plus tolérable que les inégalités de traitement demeurent entre les Français". Maire d’une commune les plus pauvres de France, où les enseignants luttent en ce moment pour le maintien de leurs moyens, Gilles Poux, maire de La Courneuve (93), publie un Atlas des inégalités qui montre la réalité de la commune et de l’Ecole vue du terrain. Un document qui alimente notamment le débat sur l’éducation prioritaire au moment où le ministère doit prendre des décisions.”

Gilles Poux : "l’Éducation nationale dépense moins d’argent pour les enfants de la Courneuve que pour ceux de Paris"
Gilles Poux, maire de la Courneuve : "les politiques de droit commun sont moins dotées sur nos territoires"
La ville de la Courneuve a conçu, avec un cabinet d’études, un « Atlas des inégalités territoriales ». Pour Gilles Poux, maire communiste de la Courneuve, "on est face à une situation complètement injuste, où la République n’est pas dans une démarche d’égalité dans le traitement des territoires, où les services publics de droit commun sont moins dotés sur les territoires notamment de banlieues ou péri-urbains. Les populations ne sont pas traitées à égalité
.”

Violence scolaire : du renfort pour assurer la sécurité dans les lycées franciliens Par Marie-Estelle Pech
VIDÉO - Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, crée une brigade régionale de sécurité pour prévenir la violence dans les lycées. Ce dispositif renforce un système semblable - les équipes mobiles de sécurité - inventé il y a dix ans et qui a fait ses preuves.”

Enseignante agressée à Saint-Denis : "On a l’impression d’être abandonnés par l’Etat" par Marie Quenet
Après l’agression d’une enseignante de Saint-Denis, professeurs et parents ont profité d’une manifestation contre le projet de loi Blanquer, samedi, pour soutenir la victime et dénoncer la violence scolaire. "Pour lutter contre les violences, nous ne voulons pas de barbelés, mais des moyens !" s’emporte un surveillant.”

« La violence, un symptôme du sous-investissement dans l’éducation prioritaire » par Alexandre Fache
Après l’agression jeudi d’une enseignante au collège Elsa-Triolet, à Saint-Denis, les personnels de l’établissement, soutenus par les parents, dénoncent les carences des services publics sur leur territoire.”

On peut également s’interroger : Pourquoi Macron veut-il mettre fin à l’ENA ? Par Louise Cuneo
La fermeture de l’ENA est le symbole du retour à la méritocratie dans un système scolaire qui ne corrige pas les inégalités sociales, mais les aggrave. “La disparition de l’École nationale d’administration répond aux nombreuses critiques recueillies lors des consultations du grand débat à l’encontre de l’élite française. Principaux griefs : les dirigeants et les décideurs de notre pays seraient triés sur le volet par un système scolaire et un enseignement supérieur à plusieurs vitesses qui ne laisseraient pas de place à la méritocratie et à l’égalité des chances.”

Et cette suppression de l’ENA est à mettre en rapport avec l’article de Mme Lebranchu
Fonction publique : Retour aux arrangements selon M Lebranchu 
Dans Pour, la revue de la Fsu, Marylise Lebranchu, ancienne ministre de la réforme de l’Etat, revient sur la loi de transformation de la Fonction publique. "Les organisations syndicales ont repoussé à l’unanimité un texte qui parle d’améliorer le « dialogue social ». En fait il s’agit d’affaiblir le rôle des syndicats sous couvert de simplification. Recrutement assumé de contractuels pour des postes de direction, contrats de missions qui curieusement peuvent durer le temps d’un mandat d’élu, rupture conventionnelle… le fondement de la fonction publique est touché par une atteinte au contrôle de l’égalité devant l’embauche et au principe du concours garant de l’anonymat des candidats donc de cette égalité d’accès", estime l’ancienne ministre. "La motivation réelle est le retour des arrangements... Il n’y a aucune raison objective de légiférer encore et sans évaluation de la dernière loi, sans un vrai travail sur les missions sauf à permettre de supprimer des postes plus facilement. Les libéraux ont toujours le même objectif : confier les services à des prestataires pour offrir des marchés à des groupes qui n’attendent que cela même si ce n’est jamais moins cher sur la durée".”

La suppression de l’ENA : un ’’excès d’honneur et d’indignité’’ ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Cet excès d’honneur et d’indignité est arrivé aussi aux Jésuites, ce qui a pu en faire des « boucs émissaires » commodes à certains moments de notre histoire.”
Avant la question de la démocratisation du recrutement des hauts fonctionnaires (et de leur capacité d’écoute) , il y a d’abord celle de limiter au maximum le népotisme. Il ne faudrait pas l’oublier au moment d’envisager la suppression de l’ENA : quelles garanties offrir à ce sujet dans ce qui serait mis en place, à sa place ?

Organisation

Exclusif : Premier degré : Une circulaire de rentrée bien normalisante 
Selon un projet de circulaire de rentrée, que le Café pédagogique s’est procurée, les enseignants du premier degré ne vont manquer ni de nouveaux "guides orange" ni de "formations" à la clé. La circulaire entame la normalisation de l’école maternelle, avec notamment un enseignement explicite et quotidien du vocabulaire accompagné d’un guide ministériel. Enseignants et Atsems devront suivre des formations locales communes, rapprochant ainsi les deux catégories de personnels. Pour l’école élémentaire, la circulaire ne s’intéresse qu’aux lire - écrire -compter. Le reste n’apparait pas. La circulaire fixe à l’avance les formations que devront suivre les enseignants en lien avec de nouveaux guides ministériels sur l’enseignement de la grammaire , des maths et du lire écrire. Si cela ne suffit pas, ces guides "feront l’objet d’explicitations en direction des enseignants". La circulaire se conclut par l’annonce de visites d’inspecteurs pour "observer" et "prendre la mesure des évolutions". Qu’on se le dise…

LE FAIT DU JOUR : Dédoublements : Un mauvais choix selon une étude
Et si E. Macron et JM. Blanquer avaient choisi la mauvaise voie ? Selon une étude publiée par le Journal of the European Economic Association (N° de décembre 2018), l’utilisation d’un second professeur ou d’un assistant, ce qu’on appelle en France un maitre +, a un impact très positif sur les résultats scolaires des enfants défavorisés. Cet effet a été évalué jusqu’à 30 mois après la fin du dispositif. Il est durable. Pour les auteurs, Simon Calmar Andersen et Helena Skyt Nielsen de l’Aarhus University, Louise Beuchert (VIVE) et Mette Kjærgaard Thomsen (université du sud Danemark), "l’utilisation d’un maitre + est au moins aussi efficace que la réduction de la taille des classes. Or c’est une intervention beaucoup plus flexible capable de s’adresser à un seul groupe d’élèves pour des périodes limitées". Alors que le gouvernement a choisi de supprimer les maitres + pour assurer les CP et Ce1 dédoublés en éducation prioritaire, cette étude apporte des arguments solides pour interroger ce choix.”

Macron : 24 élèves par classe de la GS au CE1
Selon Challenges, le président de la République devrait annoncer deux mesures éducatives dans sa prochaine allocution. Le magazine cite deux extraits du discours présidentiel. « J’ai décidé que jusqu’à la fin du quinquennat, sauf demande des maires, il n’y aura plus aucune fermeture d’école, aucune fermeture d’hôpital sur notre sol... D’ici la fin du mandat partout sur le territoire, de la grande section de maternelle au CE1, les classes accueilleront au maximum 24 élèves ». Si E Macron prend ces décisions, elles affecteront lourdement le budget de l’éducation nationale.”

Le Ministère s’adresse aux acteurs du système éducatif pour Comprendre la réforme de l’organisation territoriale des ministères chargés de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation
L’évolution de l’organisation territoriale des ministères chargés de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation vise à améliorer la gouvernance territoriale des politiques publiques dont ils ont la charge, pour assurer un meilleur service aux usagers.”

Divers

Ce que disent les élèves après quatre années en classe coopérative
L’équipe des classes coopératives du collège Lucien-Vadez de Calais

On entend souvent comme objection aux pédagogies alternatives qu’elles pourraient générer une transition difficile avec un retour dans des classes « plus classiques ». Mais que disent vraiment les élèves qui arrivent au lycée après quatre années en classe coopérative ? Voici quelques éléments de réponse sur cette transition et ce que les élèves retiennent de cette expérience alternative.”

Élections : le vote à 16 ans ?
A partir de quel âge peut-on participer à la vie citoyenne ? Un adolescent de 16 ans est-il assez mature pour glisser son bulletin de vote dans l’urne ? La maire de Paris Anne Hidalgo est favorable au vote à 16 ans. Elle propose à 12 lycées parisiens de tenter l’expérience pour les élections européennes.”

BO spécial 11 avril 2019 : les programmes d’enseignement du lycée professionnel
Le Bulletin officiel spécial n°5 du 11 avril 2019 est consacré aux programmes d’enseignement préparant au baccalauréat professionnel et au certificat d’aptitude professionnelle. Ces nouveaux programmes entrent en vigueur à la rentrée 2019.”

Enseignement supérieur : des diplômés toujours plus nombreux par Marie-Alix Maes
Avec plus de 44 % des 30-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur, la France a dépassé les objectifs fixés par la stratégie européenne d’éducation et de formation, en matière de diplômés de l’enseignement supérieur. Un accroissement qui ne va pas sans poser de nombreuses questions.”

Bernard Desclaux

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Cécilia Bartoli chante Vivaldi... Sublime...

17 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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