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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Anne Dufourmantelle...

20 Avril 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Anne Dufourmantelle...

On ne revient jamais de voyage, d’aucun voyage. Quand on part, on ne revient pas le même, et c’est ce dépaysement, parce qu’il fait écho à nos fragmentations intérieures, qui brutalise nos accoutumances, tant il est vrai que nous percevons le monde avec des préenregistrements continuellement tamisés parce que nous pensons déjà, savons déjà, anticipons, devinons, pressentons, pour ne pas être attrapés trop brusquement par l’inouï. Ainsi va l’amour quand il est de foudre. Il offre tous les dépaysements possibles au détour de la rue d’à côté.

Anne Dufourmantelle - En cas d'amour : Psychopathologie de la vie amoureuse

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Préférence. D’excursions philosophiques en mots entendus sur le divan, Anne Dufourmantelle dessine, dans sa «Psychothérapie de la vie amoureuse», la carte du cœur blessé : querelles, trahisons, séparations et nuits blanches.

On a beau dire qu’il embrase les corps et les cœurs, qu’il fait toucher le septième ciel, qu’il enchante l’existence et lui donne un sens, qu’il est assez fort pour sortir la vie des plus sombres tunnels de la désespérance et assez fou pour vous faire croire capable de voler, d’être Mozart ou de déplacer les montagnes, on a beau dire que sans lui, on n’est pas grand-chose, condamné à l’errance, la déshérence ou l’insignifiance, on a beau dire ce qu’on voudra, l’amour, un jour ou l’autre, fait mal et rend malade. Ses maux font certes les chants les plus beaux, mais, d’ordinaire, ils sont comme la foudre qui abat l’arbre centenaire : on se croyait au pic du monde et voilà qu’on se fracasse la tête contre les murs, les nuits de chaleur sont des nuits de douleur et d’insomnie, les jours sont sans fin, vides, absurdes et rien ne vaut plus la peine. Si seulement les chagrins d’amour témoignaient de l’absence d’amour, de l’amour trahi, mourant d’inanition, fini, et qui finit par s’oublier ! Mais non ! Ils sont là et font tourner le sang quand l’amour est là, quand, aimant ou aimé, on craint de ne pouvoir aimer assez ou d’être abandonné, quand la jalousie vous étreint le ventre et désoriente la raison, quand la trahison détisse toutes les «loyautés secrètes» tressées depuis l’enfance, quand les bisbilles, puis les disputes, puis les scènes et les haines empoisonnent chaque heure de chaque jour !

Alors, comme on dit en cas d’accident, en cas de panne ou d’incendie : «Que faire… en cas d’amour ?» On imagine la tête de la psychanalyste à qui telle patiente demande tout de go : «Que faire… en cas d’amour ?» Ou telle autre : «Je voudrais que vous me débarrassiez de l’amour.»

Anne Dufourmantelle est psychanalyste et philosophe : elle vient de publier En cas d’amour, autant récit qu’essai sur la «Psychopathologie de la vie amoureuse», où, avec beaucoup de finesse et de délicatesse, tantôt par des excursions philosophiques du côté de Kierkegaard ou de Husserl, tantôt par la description de «cas», des mots entendus dans son cabinet ou sa propre expérience, elle dessine la carte de ce qui, dans l’amour, n’est pas tendre. Quelles questions interdites, quelles filiations secrètes, images confisquées, traces «tenues cachées dans la neige de votre enfance» doit-on retrouver pour «faire hospitalité» à un événement qui fracture votre vie, si l’événement est ce dont on ne peut rendre compte, ce qui transcende notre capacité à le penser ? Pourquoi, quand un événement fait souffrir, essaie-t-on par mille tours de la conscience de le revivre, de le répéter en boucle, de «faire cercle autour de lui» afin qu’il se loge au centre de sa vie, en devienne l’intensité même, mais au risque de la ronger ou la dévaster encore plus profondément ?

«Je n’ai plus de raison de vivre, dit-il, depuis qu’elle est partie.»L’homme qui prend place devant elle est comme mort, en effet. «Le regard n’accroche rien, la peau est blême, les mains seules paraissent conserver un semblant de vie indépendante, elles vont et viennent dans l’air, se nouent et se dénouent, font un ballet de pleureuses tandis que le reste du corps est pierre.» Il arrive alors à la psychanalyste de penser qu’on devrait davantage «observer les minéraux, les cailloux, la lave pétrifiée, les fossiles, les roches», parce qu’ils «nous disent qui nous sommes» quand l’amour se retire. Mais comment s’en satisfaire ? Que faire des sanglots, des crises de nerfs, des mots qu’on répète sans cesse et de ceux que pas une fois on n’arrive à prononcer ; que faire des secrets qu’on vient déposer sur le divan et dont on espère, fébrile, que la psychanalyste puisse trouver le chiffre ? Aussi Anne Dufourmantelle ajoute-t-elle bien d’autres légendes et didascalies à sa cartographie du cœur blessé. Elle parle du portable comme nouvelle ère de l’histoire de l’adultère, des «bisexualités», de la ville comme territoire amoureux qui, après une séparation, métamorphose sa topographie et se dépayse, de l’infidélité, de la perte, de l’insomnie, laquelle, contrairement à la nuit blanche, «appartient plutôt à l’entre-vie, ces moments où l’on n’habite pas sa propre existence sans pouvoir, pour autant, se déprendre du "souci de soi" ». Mais aussi des fées, des monstres et des fantômes.

«Seuls les enfants qui ont du mal à s’endormir le soir le savent», mais les fantômes «ne dorment pas pour toujours, ils font semblant», et s’éveillent quand viennent les maux d’amour. Voyez la jalousie ! Elle opère comme la hantise : «Ne se risquant, d’abord, que furtivement et de nuit, elle finira par occuper toute la place, penser à votre place, décider pour vous, régler vos actes et votre vie»

Robert Maggiori

Anne Dufourmantelle En cas d’amour. Psychopathologie de la vie amoureuse «Manuels» Payot, 232 pp., 16 euros.

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La maternelle française ne disparaîtra pas... MAIS....

20 Avril 2019 , Rédigé par France Stratégie Publié dans #Education

La maternelle française ne disparaîtra pas... MAIS....

Non la maternelle française ne disparaîtra pas.

J'engage néanmoins chacun à prendre connaissance de cette note émanant de France Stratégie (Service du Premier Ministre)

Elle date du 15 mars 2018... Les propos tenus n'engagent que leurs auteurs.

Christophe Chartreux

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L’école maternelle française serait-elle dépassée ? Encadrement insuffisant, focalisation sur les enseignements académiques, approche pédagogique trop rigide : analyse des difficultés et propositions pour changer la donne.

Alors qu’elle a longtemps fait figure de modèle, pour ses voisins européens notamment, l’école maternelle française est-elle encore à la hauteur de sa réputation ? Avec un nombre d’enfants par classe sensiblement supérieur à la moyenne européenne, la France consacre également moins que ses voisins au préélémentaire. Un constat dont Daniel Agacinski et Catherine Collombet se sont saisis pour interroger le fonctionnement et les limites du modèle français de scolarisation des 3-5 ans et proposer, en regard, « des voies de progrès ».

Un modèle isolé

Que nous apprennent les comparaisons internationales de la spécificité de l’école maternelle française ? D’abord, constatent les auteurs, qu’elle tend à perdre son avance historique en termes d’« universalité » : certes 100 % des enfants de 4 ans sont « couverts » par l’enseignement préscolaire en France depuis plusieurs décennies, mais ses voisins européens l’ont maintenant « rattrapée » ou sont en passe de le faire, notamment depuis que l’Union européenne a fixé un objectif de taux de couverture de 90 % pour les 3-6 ans au sommet de Barcelone en 2002. Avec 7 800 dollars par élève en 2014, la France dépense, par ailleurs, moins que la moyenne de l’UE-22 pour le préélémentaire. À titre de comparaison, au Danemark c’est 14 000 dollars par élève !

Surtout, l’école maternelle française se singularise par sa focalisation sur la préparation du devenir scolaire des enfants et tend à calquer son fonctionnement sur celui de l’école élémentaire. Un mouvement de « primarisation » qui débute dans les années 1980 et fait de la France, notent les auteurs, « le pays le plus tourné vers les buts académiques » (avec la Belgique). Un modèle isolé donc.

Les limites de la maternelle à la française

Cette focalisation précoce sur les connaissances académiques est-elle le meilleur chemin vers la réussite scolaire ? Rien n’est moins sûr. Neurosciences et sciences du développement de l’enfant montrent que les performances des futurs élèves dépendent, au moins autant, d’autres apprentissages : des « fonctions exécutives » aux « aptitudes de vie » en passant par le développement émotionnel. Une confrontation trop précoce aux savoirs formalisés aurait même des effets contreproductifs.

Forts de ces constats, nos voisins européens – 10 des 18 pays étudiés par les auteurs pour être précis – forment ainsi des « pédagogues spécialistes de la petite enfance » quand le cursus « enseignant du premier degré » français est, lui, centré sur l’acquisition des premières compétences en littératie et numératie, sans adaptation suffisante aux spécificités de la maternelle, estiment Daniel Agacinski et Catherine Collombet. Quant aux personnels d’appui, ils sont moins formés qu’ailleurs : la France n’exige que le niveau CAP pour les Atsem (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles).

Autre handicap de la maternelle « à la française » au regard des comparaisons internationales : le taux d’encadrement. Avec 22 enfants pour 1 enseignant en 2014, la France est loin des pays nordiques – 6 pour 1 en Suède, 10 pour 1 au Danemark et en Finlande – mais aussi de la moyenne européenne (UE-22) qui s’établit à 13 pour 1. Or des classes surchargées induisent « une communication basée sur les routines et les restrictions » qui, déplorent les auteurs, a un effet négatif sur les résultats des enfants, jusqu’au collège, comme sur leur bien-être.

Vers « un système intégré » ?

Comment changer la donne ? Sans doute par étapes, suggèrent Daniel Agacinski et Catherine Collombet, en commençant par s’attaquer à la question de la taille des classes et de l’innovation pédagogique. En pratique, il s’agirait par exemple de faire passer la moitié des classes de maternelle en REP+ d’une moyenne de 23 élèves, observée aujourd’hui, à une moyenne de 15, et de mesurer les effets de ce renforcement de l’encadrement sur les parcours des enfants. Une augmentation parallèle des effectifs d’Atsem pourrait être envisagée sur la même base expérimentale.

Sauf à nier les résultats de la recherche, il s’agirait également de revoir la formation des enseignants d’école maternelle pour permettre le développement d’une expertise pédagogique en phase avec les besoins des 3-5 ans. « Une qualification spécifique […] comportant une formation poussée aux enjeux du développement de l’enfant », pour citer les auteurs.

Quant à l’étape suivante, elle consisterait à faire évoluer progressivement la maternelle française vers un système intégré. « Longtemps vu comme une spécificité des pays nordiques », observent les auteurs, le système « intégré » d’accueil des jeunes enfants jusqu’à la scolarité obligatoire s’est développé partout en Europe au point que c’est le système « dual » de la France qui apparaît aujourd’hui isolé. Dual parce qu’on trouve de part et d’autre de « la frontière des 3 ans » deux ministères distincts et des responsabilités éclatées. Les avantages d’une telle évolution seraient nombreux : un accès plus équitable à l’accueil collectif pour les moins de 3 ans avec un système de gouvernance rénové de l’accueil et de l’éducation du jeune enfant, une prise en compte de tous les apprentissages nécessaires à la future réussite scolaire des 3-5 ans et une baisse notable des inégalités de maîtrise du langage sur cette tranche d’âge, largement responsables du décrochage scolaire ensuite.

À la veille des Assises de la maternelle, auxquelles le ministre de l’Éducation nationale a confié la mission de « repenser l’école maternelle pour en faire l’école de l’épanouissement et du langage », l’analyse de Daniel Agacinski et Catherine Collombet offre un diagnostic comparatif sur les limites du modèle français mais aussi des voies de progrès utiles.

En savoir plus en cliquant ci-dessous

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Des mesures prises en 2016 pour lutter contre le décrochage annulées par le Ministère...

20 Avril 2019 , Rédigé par F Jarraud Publié dans #Education

Des mesures prises en 2016 pour lutter contre le décrochage annulées par le Ministère...

Ces mesures annulées par JM Blanquer avaient été prises pour lutter contre le décrochage et favoriser le lycée professionnel.

L'arrêté publié ce matin

et celui, annulé, de 2016

Via François Jarraud/Café Pédagogique

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Paul Veyne : «La question des origines chrétiennes de la France est un faux débat»...

20 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Histoire

Paul Veyne : «La question des origines chrétiennes de la France est un faux débat»...

EXTRAITS

Propos recueillis par Virginie Larousse

Pour l'historien Paul Veyne, la religion n'est qu'un des éléments d'une civilisation, et non sa matrice. Et si le christianisme est omniprésent dans notre paysage, il n'est pour beaucoup d'entre nous qu'un patrimoine venu du passé. 

Historien aussi génial qu'hors norme, tant dans son parcours que dans sa personnalité, Paul Veyne est l'un des meilleurs spécialistes du monde antique. Si son domaine de prédilection reste la Rome païenne, le professeur émérite au Collège de France a également publié de passionnants travaux sur le processus qui a conduit l'Occident à devenir chrétien. Et c'est avec le recul de l'érudit que Paul Veyne revisite pour nous les héritages culturels qui ont façonné l'Europe.

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Dans votre livre Quand notre monde est devenu chrétien, vous notez qu'au début du IVe siècle, l'Empire romain compte à peine 10 % de chrétiens. Deux siècles plus tard, c'est le paganisme qui est résiduel. Comment expliquer ce formidable succès du christianisme ?

Deux éléments peuvent expliquer ce succès : non seulement, à partir du règne de Constantin, les empereurs - exception faite de Julien l'Apostat (361-363) - soutiennent le christianisme et le financent fortement ; mais le christianisme a aussi une caractéristique exceptionnelle, et qui lui est propre : il est organisé comme une armée, avec un chef, des sous-chefs et des chefs locaux (archevêques, évêques, prêtres). De fait, cette organisation a permis de mettre en place un encadrement militaro-spirituel, si j'ose dire, de la population. J'ignore d'où vient cette organisation si particulière de la religion chrétienne, et qui mériterait d'être étudiée.

(...)

La question des origines chrétiennes de la France continue d'agiter le débat public. Quelle est votre opinion sur la question ?

C'est le type même de la fausse question. Comme je l'ai écrit dans mon ouvrage Quand notre monde est devenu chrétien« ce n'est pas le christianisme qui est à la racine de l'Europe, c'est l'Europe actuelle qui inspire le christianisme ou certaines de ses versions ». La religion est une des composantes d'une civilisation, et non la matrice - sinon, tous les pays de culture chrétienne se ressembleraient, ce qui est loin d'être le cas ; et ces sociétés resteraient figées dans le temps, ce qui n'est pas plus le cas. Certes, le christianisme a pu contribuer à préparer le terrain à certaines valeurs. Mais, de fait, il n'a cessé, au fil des siècles, de changer et de s'adapter. Voyez par exemple le courant des catholiques sociaux de gauche : ce christianisme charitable qui oeuvre pour le bien-être du prolétariat découle directement du mouvement ouvrier socialiste du XIXe siècle. De même, il existe des courants du christianisme qui se revendiquent féministes et laïques. Mais auraient-ils existé s'il n'y avait eu, auparavant, la révolution féministe ? Et la laïcité, ce ne sont pas les chrétiens qui l'ont inventée : ils s'y sont opposés en 1905 ! En réalité, le christianisme se transforme en fonction de ce que devient la culture française, et s'y adapte.

Vous allez jusqu'à contester l'idée même de « racines ».

Aucune société, aucune culture, n'est fondée sur une doctrine unique. Comme toutes les civilisations, l'Europe s'est faite par étapes, aucune de ses composantes n'étant plus originelle qu'une autre. Tout évolue, tout change, sans arrêt.

Vous relayez également l'interrogation du sociologue (pourtant croyant) Gabriel Le Bras, « la France a-t-elle été jamais christianisée ? », tant la pratique religieuse a, de tout temps, été défaillante.

Absolument. Si, pour certains croyants, qui ne constituent qu'une toute petite élite, le christianisme correspond à une réalité vécue, force est de constater que pour l'immense majorité des autres, la religion n'est qu'un vaste conformisme, auquel ils adhèrent sans réellement s'y astreindre. C'est exactement la même chose que la notion de patrie avant 1914 : l'idée de « patrie française » tenait chaud au coeur.

(...)

Comment interprétez-vous le fait que le thème de nos racines religieuses revienne si souvent sur le tapis depuis quelques décennies, malgré la sécularisation de la société ?

Les raisons sont purement politiques. Parler de racines religieuses permet de se montrer vertueux, attaché à certaines valeurs comme la charité. C'est une manière de se faire bien voir. Je ne crois pas du tout au « retour du religieux » dont on parle en ce moment : les chiffres disent le contraire pour toute l'Europe, et plus encore pour la France. La moitié des Français ne sont plus baptisés.

(...)

Que vous inspirent les polémiques actuelles sur l'islam ?

Je pense qu'en vertu de la laïcité, de la tolérance et du fait qu'il existe des gens pour qui la religion est importante, il faut intégralement leur ficher la paix dans ce domaine. On a le droit d'avoir une religion. C'est quelque chose de très intime, une sorte de besoin ou de penchant naturel qu'il faut respecter. Pour ma part, comme il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, j'aimerais me convertir tout à coup : hélas, je n'y arrive pas (rires). Pour autant, il faut évidemment combattre les dérives religieuses, car malheureusement, certains abusent.

(...)

À lire de Paul Veyne

Comment on écrit l'histoire (Seuil, 1970 ; Points histoire, 1996) 
Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Essai sur l'imagination constituante (Seuil, 1983 ; Points histoire, 1992) 
Quand notre monde est devenu chrétien (Albin Michel, 2007 ; Le Livre de Poche, 2010) 
Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas, souvenirs (Albin Michel, 2014) 
Palmyre, l'irremplaçable trésor (Albin Michel, 2015)

Paul Veyne Historien spécialiste de l'Antiquité romaine, Paul Veyne est professeur émérite au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire de Rome.

L'entretien complet est à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Inégalités - Région parisienne - Parcoursup - Ressources...

20 Avril 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Inégalités - Région parisienne - Parcoursup - Ressources...

Beaucoup d’actualités concernent les inégalités : à l’école, dans les maths, dans l’orientation et les études. Il se passe aussi beaucoup de choses dans la région parisienne, surtout dans le cadre des résistances à la loi Blanquer. Parcoursup continue à faire réagir. Quelques ressources pour terminer.

 

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Inégalités

La réussite en maths se joue bien avant l’école primaire
« Quelles sont les principales compétences qui déterminent la réussite en maths des élèves ? Une équipe internationale de chercheurs, dont fait partie la professeure de l’Unifr Valérie Camos, a testé des enfants de 5 et 7 ans.
« De toute façon, les maths, ça sert à rien ! » Cette phrase, qui ne l’a pas prononcée, enfant, alors que ses parents pâlissaient en découvrant le mauvais résultat à un examen ? Ou ne l’a entendu sortir de la bouche de sa propre progéniture ? « Bien au contraire !, répond Valérie Camos. Nous vivons dans un monde où la pertinence et la compréhension des mathématiques sont de plus en plus importantes ». Et la numérisation galopante ne fera qu’amplifier cette importance à l’avenir, ajoute la professeure de psychologie du développement à l’Université de Fribourg. »

Le syndicat SNES-FSU a réalisé une enquête sur les choix d’options pour le nouveau lycée. En fait rien ne change !
« Les "hiérarchies de prestige" entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.”
“Pour le SNES, la réforme Blanquer ne "modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d’orientation entre parcours". Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. "Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe", affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l’Enseignement scolaire.
Selon lui, "ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart. C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive", conclut-il. »
 Puisqu’on vous le dit !
A lire aussi dans Ouest France et Libération : La réforme du lycée change-t-elle les comportements des élèves ?

« La lutte des classes » : la rude rencontre du scolaire et du social par Charles Hadji
Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes
Un commentaire très intéressant du film.
« L’école publique est-elle menacée de disparition dans les quartiers « sensibles » ? La question est soulevée par le dernier film de Michel Leclerc, intelligemment intitulé La lutte des classes. Un long-métrage qui devrait intéresser aussi bien les enseignants que les parents d’élèves.
Le film met en scène la difficulté de faire les bons arbitrages, quand est en cause le choix d’un établissement scolaire. Car comment armer au mieux ses enfants pour la compétition sociale, dont la compétition scolaire est l’un des premiers « actes », et, sans doute, l’un des plus décisifs ? »

Éducation : les élèves français trop peu entraînés à travailler ensemble ?
“La France se situe entre le 19e et le 23e rang dans le classement des 32 pays de l’OCDE qui ont participé à l’évaluation des capacités des élèves à résoudre les problèmes de manière collaborative. L’étude est menée dans le cadre du programme Pisa.”

 

Région parisienne

Les collégiens franciliens, futures recrues pour les JO 2024
« Depuis lundi 15 avril, 150 élèves de troisième visitent plusieurs hauts lieux sportifs et touristiques implantés en Île-de-France. Pour les organisateurs, ces jeunes représentent des potentiels bénévoles pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. »

Pourquoi la loi Blanquer est particulièrement contestée à Paris
« Le ministère aussi a noté que Paris est surmobilisé. Dans Le Figaro, l’entourage de Jean-Michel Blanquer, qui ne dramatise pas sa récente chute de popularité, a récemment dénoncé une fronde téléguidée en pointant une responsable de la FCPE qui aurait des envies politiques. Mais pour l’ensemble des personnes mobilisées que Le HuffPost a pu interroger, les raisons de la colère sont plus profondes.
Elles sont à chercher autant dans la loi qui arrivera au Sénat mi-mai que dans l’ensemble des réformes lancées par la révélation gouvernementale de ce début de quinquennat. “Cette loi a structuré tous les malaises de l’Éducation nationale”, constate Rodrigo Arenas, le président de la FCPE qui refuse d’opposer la région parisienne et le reste du territoire. “Cette exaspération qui se manifeste à Paris est dénoncée depuis plus longtemps ailleurs”, estime-t-il, évoquant par exemple les manques de moyens et de personnel. Jérôme Lambert confirme en évoquant “un ras-le-bol généralisé, notamment sur les conditions de travail”. Et d’ajouter une problématique parisienne : “Quand, à Paris, on gagne seulement 70 euros de plus que dans la Creuse alors que le coût de la vie est plus élevé, un rien peut faire exploser la colère qui est sous-jacente”, déplore l’enseignant. »

Val-de-Marne : 250 directeurs d’école contre la loi Blanquer
« L’appel a été lancé au lendemain de l’opération de communication du ministre de l’Education début avril. Jean-Michel Blanquer n’aura pas su convaincre les directeurs d’école qui craignent d’être dépossédé de leur statut au profit des principaux de collège, qui chapoteront les futurs « établissements territoriaux des savoirs fondamentaux ». » 

Histoire d’une rumeur antiroms nourrie par les réseaux sociaux
18 AVRIL 2019 PAR FAÏZA ZEROUALA
« En Seine-Saint-Denis, une rumeur persistante d’enlèvements d’enfants par des membres de la communauté rom a abondamment circulé. Trois semaines plus tard, parents, enfants et enseignants expliquent que ce bruit a laissé des traces dans les villes concernées. »

 

Parcoursup

Parcoursup : les vœux 2019 d’orientation vers l’enseignement supérieur
Communiqué de presse - Jean-Michel Blanquer - Frédérique Vidal - 18/04/2019
“La seconde étape de la procédure Parcoursup 2019 s’est achevée mercredi 3 avril à 23h59 : les candidats ont confirmé leurs vœux pour accéder aux formations du premier cycle de l’enseignement supérieur. Depuis le 5 avril, les formations ont ainsi pu engager l’examen des vœux, préalable à la phase d’admission qui débutera le 15 mai 2019.”

Parcoursup : cette année, les candidats ont formulé près de 7 millions de vœux
“Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur, 650 946 lycéens se sont inscrits sur Parcoursup. 68 % des candidats ont effectué au moins un vœu en licence.”

 

Ressources

Une ressource des Décodeurs du Monde :
Six techniques pour vérifier une information sur un réseau social
“Applications, matériel, utilisation des réseaux sociaux… Un vendredi sur deux, « La Matinale » vous accompagne et vous conseille dans votre vie connectée.” Très utile en EMI pour la lutte contre les fakenews.

Les nouvelles épreuves du Bac 2021

Notre-Dame, une émotion patrimoniale
"Nathalie Heinich est sociologue, directrice de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur la sociologie de l’art, des valeurs et du patrimoine. Elle a notamment publié, sur ce sujet, La Fabrique du patrimoine. De la cathédrale à la petite cuillère (Paris, 2009). 
“Les flammes, la stupeur et l’effroi. Une cathédrale brûle et des larmes coulent. Mais pourquoi le patrimoine et sa disparition nous émeuvent-ils autant ? Éléments de réponse avec la sociologue Nathalie Heinich.”

Géraldine Duboz

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Notre-Dame : le tour de la question avec France-Culture...

20 Avril 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education, #Histoire

Notre-Dame : le tour de la question avec France-Culture...
Bonjour à toutes et à tous,
 
Le temps s’est suspendu lundi soir, alors que Paris, la France et le monde entier contemplaient la colonne de fumée qui s’élevait de la toiture de Notre-Dame.
 
Car c’est un symbole qui a brûlé, un symbole dont les gargouilles, le grand orgue et les rosaces faisaient figure de piliers de notre imaginaire national - sans oublier la fameuse flèche de Viollet-le-Duc dont l'effondrement a créé une étrange ambiance apocalyptique dans la capitale.
 
Mais maintenant que la stupeur est passée, il est temps déjà de penser à l’après : comment dresser l’état des lieux des dégâts ?
 
 
A qui confiera-t-on la lourde tâche de redessiner la flèche ? 
 
qui financera ce chantier colossal ?
 
 
En attendant, le plus bel hommage que l’on puisse rendre à la vieille dame gothique est sans doute de(re)découvrir l'histoire de sa construction et des tumultes qu’elle a traversés en huit siècles d’existence.
 
Très bonnes écoutes. 
 
Alexandra Yeh
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Albinoni... Torelli... Haydn...

19 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean-Michel Lou...

19 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

En lui tendant un de ses livres à signer, je dis au grand écrivain : « J’ai vu avec intérêt que vous parliez dans ce livre du zuihitsu. » Le zuihitsu est un petit genre littéraire japonais, qui veut dire mot à mot « suivre le pinceau », on peut dire : au fil de la plume, en chinois ça se prononcerait suì bi, et le grand écrivain lui consacre un chapitre.

Il lève ses yeux vers moi derrière ses lunettes et je vois qu’il n’a pas compris ; comme le thème de la soirée est constitué par les diverses formes littéraires courtes, ce que les organisateurs ont habilement nommé short cuts, j’ajoute : « le zuihitsu, n’est-ce pas, est comme une forme très ancienne de short cut. »

Il jette alternativement un regard un peu inquiet sur la couverture de son livre et sur moi ; peut-être pense-t-il que je m’appelle Zuihitsu. « Et quel est votre nom ? » murmure-t-il, le stylo levé, un voile d’irritation dans la voix, mais aussi un brin désemparé. Je me nomme, en ajoutant : « je suis un collègue français, mais ma réputation est modeste, vous ne devez pas me connaître. » Je nomme mon éditeur, dont je sais qu’il le connaît personnellement. « Ah, je le connais. »

Et comme le monde, qui était devenu un court moment indéchiffrable, s’est pour lui remis en place, il renchérit, rasséréné, en désignant le livre : « Ce livre existe également en français » (toute la scène se déroule dans une autre langue, qui n’est ni la sienne ni la mienne). Je réponds : « Oui, dans la traduction de N. Vous savez qu’il était conseiller culturel dans cette ville jusqu’à l’été dernier ? »

Les gens qui attendent derrière moi commencent à s’impatienter ; mais puisque je suis engagé avec ce vieil homme dans un small talk qui n’aura plus jamais lieu (je pense en le regardant : c’est bien lui qui a écrit ce joli petit récit des amours fugitives et bourrées de malentendus entre une Japonaise et un Européen, que j’ai lu naguère avec plaisir), je ne suis pas pressé d’y mettre un terme. « Il est à Lille maintenant » dit-il, puis il me demande si mon nom s’écrit en français comme tel animal, non, j’épèle, il sourit, signe et me rend le livre en me regardant avec ses yeux de bon chien. « Merci », dit-il en français. Merci à vous, vieil écrivain.

Plus tard, dans le métro, je lis le passage sur le zuihitsu, qui commence par une citation de Sei Shonagon. Le vieil écrivain, jeune alors, se prépare à son séjour au Japon en lisant les Notes de chevet dans un hamac sur une plage malaysienne, plus loin on le verra feuilleter le livre allongé sur son futon ou regardant par la fenêtre la pluie qui tombe au dehors, à Tokyo. Il n’y connaît rien, mais il trouve cela joli, comme je trouve jolies ses lignes sur le Japon, sur la banquette d’un métro de la ville où je vis, ou bien maintenant, assis à ma table de travail, écoutant les Variations Goldberg.

Jean-Michel Lou - Le coeur du vide/L'Harmattan

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« Nouveau » bac de français : Le désenchantement...

19 Avril 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

« Nouveau » bac de français : Le désenchantement...

EXTRAIT

Les modalités des épreuves anticipées de français au baccalauréat sont enfin officiellement parues. Elles sont conformes à ce que le Café pédagogique avait annoncé. Hélas ! Les formes de l’évaluation finale, aussi passéistes que les programmes eux-mêmes, risquent de cadenasser les pratiques écrites et orales. Ecriture d’invention, question sur le corpus, entretien ouvert, carnet de lecture … : disparaît tout ce qu’il y avait de neuf, de souple ou de créatif. Commentaire, dissertation, contraction-essai, explication de texte linéaire, analyse grammaticale … : tout ce qu’il y a de plus traditionnel, normé ou scolaire vient désormais dicter la loi du français au lycée. Éclairages…

Un écrit normatif

Comme cela était acté, l’écriture créative ou littéraire, « l’invention », est supprimée à l’écrit. La question sur le corpus disparait aussi, mais l’épreuve dure toujours 4 heures : un temps qu’une minorité de candidat.es exploitaient pleinement jusqu’ici et que beaucoup vont sans doute trouver fort long... Demeure le « commentaire » : l’étude d’un texte littéraire qui ne sera pas extrait d’une œuvre au programme, mais qui est « en lien avec un des objets d’étude ». La « dissertation » reste l’autre exercice canonique : les candidat.es auront le choix entre 3 sujets différents, « chacun étant en rapport avec l’une des œuvres du programme et son parcours associé ». Pour les séries technologiques, il est précisé que le « commentaire » sera guidé par le libellé et qu’il ne peut porter sur l’objet d’étude « littérature d’idées ». On y ressuscite aussi le « résumé-discussion » d’antan sous l’appellation « contraction – essai » : il s’agit de résumer un texte argumentatif « de forme moderne ou contemporaine »,  le sujet de réflexion « porte sur le thème ou la question que le texte partage avec l’œuvre et le parcours étudiés durant l’année dans le cadre de l’objet d’étude Littérature d’idées.» Faut-il en déduire que là aussi 3 propositions seront faites pour correspondre aux différentes œuvres susceptibles d’avoir été abordées en classe ?

Un oral prescriptif

A l’oral, l’épreuve dure toujours 20 mn pour 30 mn de préparation. Un descriptif en constitue toujours le support. Mais ce descriptif est particulièrement prescriptif. Non seulement, les enseignant.es se voient imposer des œuvres par un programme national, mais le nombre de textes à faire étudier devient aussi obligatoire : pour le baccalauréat général par exemple,  chacun des 4 objets d’étude doit comporter 6 textes « susceptibles de donner lieu à une interrogation » (« 3 extraits au minimum pour chaque œuvre, 3 extraits au minimum pour chaque parcours associé »). Le descriptif comportera aussi une « partie individuelle indiquant l’œuvre choisie par le candidat » comme support de la seconde partie de l’épreuve.

(...)

 

Jean-Michel Le Baut

Les épreuves sur Eduscol

Les nouveaux programmes

Le carnet de lecture dans Le Café

 

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Notre-Dame ou l'enfer de la précipitation... Quand la générosité à un prix...

19 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Politique

Notre-Dame ou l'enfer de la précipitation... Quand la générosité à un prix...

Lorsque les premières images de l'incendie qui devait ravager une grande partie des toits de Notre-Dame, puis avaler dans un souffle fracassant et monstrueux la flèche de la cathédrale, apparurent sur nos écrans, ce fut comme si soudain le temps suspendait son vol. La France et le monde se figeaient, retenaient sa respiration. "Pourvu qu'elle tienne!" pensions-nous toutes et tous. Impuissants. Sidérés.

Elle a tenu. Blessée, meurtrie, fragilisée. Mais elle a tenu.

Le soir même, le Président de la République s'exprimait. Ce qui est tout à fait légitime. Il devait évidemment le faire. 

Une phrase allait néanmoins faire basculer le temps de la sidération et de la peine dans celui de la volonté immédiate et du volontarisme effréné:

"Je veux que Notre-Dame soit reconstruite en cinq ans".

Ce fut là comme un coup d'envoi vers une ligne d'arrivée: 2024! Les déclarations se succédèrent en quelques heures. Pour reconstruire, il faudra de l'argent. Beaucoup d'argent...

Alors, les grandes familles et entreprises françaises semblèrent se livrer à une compétition étrange. Les annonces de millions, par centaines, commencèrent à affluer. Cent millions... Deux-cents millions... A donner le tournis. Ce n'était ni choquant, ni indécent comme cela fut facilement et paresseusement dit ensuite.

Non... Ce fut seulement beaucoup trop précipité. 

Président et grands "capitaines d'industrie" se prenaient au jeu de la générosité accélérée. Très bien et merci à eux. Mais en voulant être toujours "devant", à vouloir immédiatement donner beaucoup et à le faire savoir, ils ont commis une gravissime erreur:

n'avoir pas su attendre que les français anonymes, celles et ceux - croyants ou pas - dont le coeur a battu devant le brasier commencent à donner les premiers. Encore eût-il fallu leur offrir cette priorité...

Il aurait suffi à "ceux qui ont tout" de laisser ceux " de la cour des miracles" donner d'abord puis, quelques jours après signer ces chèques vertigineux. Alors, tout aurait changé. Les polémiques, parfois ridicules, souvent justifiées, n'auraient pas eu lieu. Le peuple n'aurait pas vu sa peine préemptée par la bourgeoisie triomphante semblant vouloir s'accaparer jusqu'à la générosité de tous.

Voilà ce qu'il aurait fallu faire... C'était sans doute trop difficile pour celles et ceux qui ne savent plus ce qu'attendre, se "poser", réfléchir, signifie. 

Le volontarisme a remplacé la réflexion raisonnable. Pire, la puissance que confère l'argent - fut-il très honnêtement gagné et utilisé à bon escient - permet à celles et ceux qui en disposent de faire comprendre aux autres, par maladresse ou inconscience, que la sauvegarde du patrimoine est de leur responsabilité, que l'art, en quelque sorte, leur appartient.

Qu'il est trop noble, trop précieux, pour être laissé à Quasimodo...

Demain, peut-être, entendra-t-on les plus grands donateurs affirmer:

"Notre-Dame? Mais elle nous appartient"...

Terrifiant glissement de sens...  Du merveilleux geste désintéressé vers une forme d' "achat compulsif" par lequel même la générosité serait réservée à quelques-uns et qu'elle aurait un prix!

Christophe Chartreux

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