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Vivement l'Ecole!

Quand 20 mois de mesures sont censés faire politique éducative!...

23 Avril 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pédagogiques Publié dans #Education

Quand 20 mois de mesures sont censés faire politique éducative!...

Le CAPE (Collectif des associations partenaires de l’école publique), dont est membre le CRAP-Cahiers pédagogiques, vient de publier une brochure d’analyse de la loi « Pour une école de la confiance », dite « loi Blanquer », adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 19 février et qui arrive en discussion au Sénat le 13 mai.

Dans un contexte où le débat démocratique avec l’ensemble des acteurs concernés n’a pas eu lieu sur la transformation de la politique éducative du pays, le CAPE témoigne de ses analyses, rappelle ses positionnements et donne à lire ses propositions pour renforcer l’école de la République, qui s’articulent, en six points, autour de cinq idées forces :

1- Le CAPE exprime son désaccord avec une conception « libérale » qui semble largement mésestimer les ressorts de la panne de la démocratisation de la réussite que l’on constate depuis le milieu des années 1990, et qui organise un système en accord avec la philosophie classique et critiquable de « l’égalité des chances ».

2- Si la liberté de choix est l’un des maîtres mots de la confiance dans le système scolaire évoquée par le ministre, nous craignons cependant que cette conviction n’amplifie la différenciation compétitive de « l’offre » scolaire, ainsi que le séparatisme social et culturel. Vers une marchandisation accrue de l’éducation ?

3- Si l’intention du ministre est de lutter contre la « baisse inexorable du niveau scolaire », il conviendrait sans doute de s’entendre sur ce qui baisse et pourquoi, et sur la vision que l’on se fait des exigences à venir en termes de défis sociaux, culturels et environnementaux auxquels nous devons préparer les générations futures pour une lecture complexe du monde.

4- Les récentes condamnations à l’encontre « des pédagogies de la découverte » dont « l’inefficacité aurait été cent fois démontrée » s’apparentent à une sorte de liquidation assez simpliste de près d’un siècle de savoirs pratiques et théoriques nourris de la diversité des courants de l’éducation nouvelle. Fin de la visée émancipatrice de l’acte éducatif ?

5- Si l’on veut réellement reconstruire la confiance de tous les acteurs dans l’institution, il est essentiel de recréer, à toutes les échelles de territoire, de vraies dynamiques de débats, d’implication et de coconstruction mobilisant l’ensemble de la communauté éducative, sans oublier les jeunes, les familles et les partenaires de l’École (associations et collectivités).

Ces idées sont développées dans le document ci dessous :

PDF - 4.5 Mo
CAPE : Quand 20 mois de mesures sont censés faire politique éducative !

Pour en savoir plus :
Le site du CAPE : https://collectif-cape.fr

Les organisations membres du CAPE :

JPEG - 37.3 ko
 

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Un petit déjeuner gratuit en ZEP: une mesure qui irait de soi? Par Claude Lelièvre...

23 Avril 2019 , Rédigé par EducPros - Claude Lelièvre Publié dans #Education

 Un petit déjeuner gratuit en ZEP: une mesure qui irait de soi? Par Claude Lelièvre...

EXTRAIT

Ce serait sans doute prolonger d’une certaine façon ce qui a commencé historiquement avec Mendès-France en 1954. Alors chef du gouvernement, Mendès-France décrète la distribution d’un verre de lait et d’un morceau de sucre à l’heure de la récréation dans toutes les écoles avec pour objectif de lutter contre la dénutrition et la consommation d’alcool par les enfants (qui n’était pas alors prohibée, loin s’en faut…)

Mais, au fil du temps, cette distribution de lait s’est accompagnée dans nombre d’établissements, d’une consommation de boissons et d’aliments  : sodas, biscuits, gâteaux, céréales, viennoiseries (riches en sucres et en graisses). L’ennemi  »soda » a remplacé l’ennemi  »alcool » …

En janvier 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) dénonce les méfaits de la collation de 10 h à l’école en remettant en cause sa composition et son utilité. En effet, 93 % des enfants de 3 à 5 ans prennent un petit-déjeuner et les enquêtes alimentaires ne montrent pas de déficiences calciques dans cette tranche d’âge. De plus, face au contexte de l’augmentation de l’obésité infantile, la multiplication des prises alimentaires n’apparait pas souhaitable, bien au contraire. Elle recommande donc la suppression de toute collation, tout en laissant la possibilité de proposer aux seuls enfants concernés un petit-déjeuner équilibré à base de lait demi-écrémé dès l’arrivée à l’école. Mais cette derrière proposition n’est guère suivie d’effets, signe sans doute qu’elle n’est pas si facile à mettre en place ( mesure destinée à certains enfants et pas à d’autres, dans l’école ou dans la classe…)

(...)

Claude Lelièvre

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En France, des milliers d’enfants privés d’accès à l’école...

23 Avril 2019 , Rédigé par La Croix Publié dans #Education

En France, des milliers d’enfants privés d’accès à l’école...

EXTRAIT

Analyse - La Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH) pointe du doigt, dans un rapport publié mardi 23 avril, les difficultés d’accès à l’école de milliers d’enfants basés en Outre-mer, de jeunes roms ou encore de mineurs isolés.

En France, « le système éducatif ne garantit pas encore l’accès à l’école pour tous sans distinction d’origine ». Ce constat, largement méconnu, est tiré du rapport annuel de la Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH) – que La Croix a pu consulter en exclusivité. « En France, vu le manque d’infrastructures scolaires et le manque de personnel, certaines écoles pratiquent la rotation entre élèves : les uns ayant classe le matin, les autres l’après-midi. Le tout sur quelques heures condensées. C’est par exemple le cas en Guyane ou à Mayotte », explique ainsi Louise Savri, en charge des questions de scolarisation à la CNCDH.

Si le phénomène touche en priorité des populations particulièrement précarisées – les Amérindiens en Guyane et les mineurs isolés à Mayotte –, il est loin d’être marginal puisqu’on dénombre près de 5 000 enfants dans ce cas à Mayotte et autour de 10 000 en Guyane.

L’accès à l’instruction, un droit inconditionnel… mais bafoué

Victimes du même sort, les enfants roms ou de la communauté des gens du voyage ; les jeunes migrants ou encore les mineurs non accompagnés. Au total, « 80 % des enfants vivant dans des bidonvilles ou des squats ne sont pas scolarisés », poursuit le rapport.

Point commun de ces oubliés du système scolaire : tous sont issus de familles ultra-précarisées et, le plus souvent, stigmatisées. Un phénomène qui suscite de vives critiques venues de l’extérieur : en 2016, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a rappelé à l’ordre Paris, lui demandant de « garantir à tous les enfants le droit à l’éducation sans discrimination ».

Le droit français est pourtant très clair en la matière : l’accès à l’instruction est un droit inconditionnel, garanti à tous ceux âgés de 6 à 16 ans et résidant sur le territoire national. Voilà pour le principe… respecté pour l’immense majorité des d’élèves, mais pas pour quelques milliers d’autres, laissés sur le bord du chemin.

(...)

Marie Boëton

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Dominique A...

22 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Matthieu Parcaroli...

22 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Matthieu Parcaroli...

Julie et Théo attendaient devant leur maison de briques rouges, typiques du nord de la France. Elle était assise sur les deux premières marches, son pied droit marquant le rythme d’une musique qu’elle seule pouvait entendre. Sa nervosité était visible à ses ongles qu’elle ne cessait de ronger. Devant elle, deux valises noires de tailles distinctes. Lui allait et venait sur le trottoir de cette cité minière, le téléphone collé à l’oreille. L’échange semblait animé. Il opina du chef et raccrocha au moment où une Audi Q5 faisait son entrée dans la rue. Ce genre de SUV, dans une ville comme celle-ci, était rare, et les curieux, pas très discrets, firent bouger leurs rideaux sur son passage. Certains choisirent même cet instant précis pour sortir leur poubelle, ou encore donner un coup de balai dans le caniveau qui bordait leur maison. Alors que Julie se levait en réajustant son pantalon, le 4 × 4 mit son clignotant pour s’arrêter à son niveau.

— Théo ! Tu viens ? Je crois que c’est pour nous.

Perdu dans sa conversation téléphonique, il s’était éloigné de son domicile. Il arriva à petites foulées près de son épouse. La portière du conducteur s’ouvrit et un jeune homme, la trentaine à peine entamée, en sortit. Grand, plutôt athlétique. Malgré le froid ambiant, il ne portait qu’un T-shirt noir qui faisait ressortir ses biceps. Il fit le tour de la voiture et salua les jeunes tourtereaux.

— Très chère Julie, très cher Théo, vous êtes bien nos heureux gagnants ?

Il leur serra la main d’une poigne convaincue. Après avoir ouvert une des portières arrière du véhicule pour installer le jeune couple, il s’empara des deux valises afin de les charger dans le coffre. Julie posa la paume de sa main sur les sièges en cuir et constata dans un sourire qu’ils étaient chauffants. Le conducteur avait repris sa place et se tourna vers eux avant de démarrer.

— Je manque à tous mes devoirs. Je ne me suis même pas présenté : Hugo, votre chauffeur, je suis là pour vous conduire jusqu’à votre résidence.

Il appuya sur le bouton Start et le moteur ronronna. À travers les vitres teintées, ils virent les yeux écarquillés de Poubelle et Caniveau qui se demandaient où ils pouvaient bien se rendre. Hugo marqua un premier stop et se tourna vers eux.

— Entre vous deux, insérée dans le dossier du siège arrière, vous trouverez une tablette que vous pourrez abaisser si l’envie se fait sentir.

Curieux, Théo l’abaissa immédiatement et découvrit un compartiment réfrigéré où reposaient une bouteille de champagne et deux flûtes en cristal.

— Le grand luxe ! s’extasia-t-il.

— Tu m’étonnes ! Le rêve peut commencer…

Matthieu Parcaroli - Le cri des corbeaux

https://www.amazon.fr/Cri-corbeaux-Matthieu-Parcaroli/dp/2702449166

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Universités refusant d’appliquer la hausse des frais d’inscription pour les étrangers...

22 Avril 2019 , Rédigé par Sauvons l'université Publié dans #Education

La liste des universités ayant annoncé une exonération des frais d’inscription supplémentaires (donc une non application de la hausse) pour les étudiants extra-communautaires.

Le décret du 17 avril ? c’est aujourd’hui, à 12h à la Sorbonne qu’il faut venir avec son carré rouge…

« Nous avons vidé le boulevard Saint-Michel de ses voitures, comme @VidalFrederique veut vider les universités de celles et ceux qui n’ont pas la bonne nationalité et/ou ne sont passez riches. »

25 institutions d’enseignement supérieur (24 universités sur les 75 universités en France, et l’EHESS) se sont prononcées fermement contre l’augmentation des frais d’inscription depuis le 19 novembre 2018. Il s’agit des universités de Lorraine, Paris-Sud, Paris 8, Paris 13, Paris 3, Grenoble, Clermont-Ferrand, Aix-Marseille, Rennes 1, Rennes 2, Angers, Paris Nanterre, Toulouse 2, Tours, Le Mans, Caen, Strasbourg, Rouen et Lyon 2, Reims. La plupart ont annoncé une non application de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires pour la rentrée 2019-2020. (Voir les mises à jour régulières ci-après).
Il faut maintenant aller plus loin et exiger la non promulgation du décret visant à augmenter les frais d’inscription pour les étudiants non européens.

Demandons aux présidents d’université de signer la pétition nationale !

Cette carte interactive permet d’examiner leur positionnement en fonction du nombre et de la proportion d’étudiants étrangers hors Union-Européenne (incluant la proportion de doctorants) qui y sont accueillis pour l’année universitaire 2016-2017. Les données utilisées sont tirées du système d’information sur le suivi de l’étudiant (SISE) et peuvent être consultées sur le site.

Liste des universités refusant la hausse
  1. Aix-Marseille : Motion du CA : « Si une augmentation des frais d’inscription entrait en vigueur à la rentrée prochaine, l’établissement utiliserait toutes les possibilités réglementaires qui lui seront offertes pour permettre aux étudiants internationaux extracommunautaires de bénéficier du régime tarifaire actuellement appliqué »
  2. Caen : Motion du CA : "Le conseil d’administration de l’université de Caen Normandie a adopté à l’unanimité une motion, transmise au Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, affirmant son opposition aux frais différenciés pour les étudiantes et étudiants extra-communautaires et engageant l’établissement à utiliser tous les moyens à sa disposition pour continuer à accueillir chacun avec les mêmes conditions financières." (déclaration du président)
  3. Clermont-Auvergne : Déclaration du président : Mathias Bernard précise qu’à la rentrée 2019, l’Université Clermont Auvergne « n’appliquera pas cette hausse des frais d’inscription ».
  4. EHESS : « L’EHESS demande le retrait de la mesure. Dans le cas contraire, notre position est d’utiliser tous les moyens légaux dont nous pourrons disposer afin que nos étudiants internationaux ne subissent pas l’augmentation des droits », précise Victor Demiaux, directeur de cabinet du président du grand établissement français. (Libération)
  5. Grenoble-Alpes : Déclaration du président : "Nous exonérerons tous les étudiants qui en ont besoin, et nous le ferons autant que nécessaire. On sait que cela sera possible, c’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas trop de difficultés à dire aux étudiants internationaux qu’il faut qu’ils viennent à Grenoble."
  6. Le Mans : Déclaration du président : «  l’université utilisera toutes les possibilités réglementaires pour permettre aux nouveaux étudiants extracommunautaires de continuer à bénéficier des tarifs actuellement appliqués »
  7. Université de Lorraine : Communiqué du président : "J’œuvre, avec la Conférence des Présidents d’Université, pour que la hausse des droits ne soit pas mise en œuvre à la prochaine rentrée. Je proposerai au fil des prochains conseils d’administration à engager des mesures permettant d’utiliser les moyens réglementaires pour garantir des conditions d’accès à l’enseignement supérieur qui soient aussi favorables que possible pour nos étudiants."
  8. Lyon 2 : Communiqué de la présidence : "Afin de permettre au plus grand nombre de poursuivre leurs études en France, notre établissement exonérera à la rentrée universitaire 2019/2020 l’ensemble des étudiant.es étranger.es de ces frais complémentaires et leur appliquera uniquement les droits en vigueur pour l’ensemble des étudiant.es français.es."
  9. Nanterre : Déclaration du président : "Dans le strict prolongement de nos motions, je prends ici publiquement un engagement solennel : si la mesure devait néanmoins être mise en place, en dépit de nos diverses mobilisations collectives, avec l’appui du CA, je n’appliquerai pas l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires aussi longtemps que je serai président de l’université."
  10. Nantes : Communiqué de l’Université : "Nous annonçons que nous utiliserons toutes les mesures réglementaires afin de faire bénéficier tout étudiant extracommunautaire qui en fera la demande, du régime tarifaire appliqué pour les étudiants européens."
  11. Nice Sophia Antipolis : Motion du Conseil d’Administration votée le 22 février à la majorité des membres. "Si l’augmentation générale des droits d’inscription entre en vigueur en 2019, l’établissement utilisera toutes les possibilités règlementaires qui lui seront offertes pour permettre aux étudiants internationaux extra-communautaires concernés de bénéficier du maintien du régime tarifaire actuellement appliqué pour la rentrée 2019."
  12. Paris 8 : Motion du Conseil d’administration du 15 février, votée à l’unanimité « Devant la publication imminente du décret concernant la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires, le Conseil d’Administration de l’université Paris 8, qui rappelle son attachement aux valeurs d’accueil et de promotion sociale pour les étudiants de tous horizons, soutient l’équipe présidentielle dans son refus d’appliquer cette hausse et demande à ce que les étudiants potentiellement concernés soient tous exonérés des frais supplémentaires qu’elle occasionnerait. Compte tenu des difficultés financières auxquelles l’université est confrontée et que la compensation de cette mesure amènera à accroître, le Conseil d’Administration demande que soient accordés des moyens supplémentaires. Il demande par ailleurs que cet effort soit accompagné d’un renforcement de nos structures d’accueil et d’accompagnement des publics étrangers, et d’un soutien des diplômes particulièrement attachés aux coopérations et solidarités internationales, notamment en Afrique. »
  13. Paris-Saclay : "Dans le respect du cadre réglementaire, l’Université Paris-Saclay et ses membres mettront en place pour l’année 2019-2020, une large politique d’exonération pour tous les étudiants et doctorants, en alignant le montant des droits d’inscription pour les étudiants et doctorants extracommunautaires sur les droits d’inscription des étudiants et doctorants européens." Message affiché sur différents sites de Paris-Saclay et de ses membres, ici par exemple Saclay, UVSQ, Evry
  14. Rennes 2 : Annonce de l’Université : "L’établissement utilisera toutes les possibilités règlementaires à sa disposition pour permettre aux étudiant·e·s étranger·e·s extra-communautaires inscrit·e·s ou néo-entrant·e·s de bénéficier, pour la rentrée 2019/2020, du maintien du régime tarifaire actuellement appliqué."
  15. Rouen : Motion du Conseil Académique restreint : "Pour la prochaine rentrée, l’Université de Rouen Normandie utilisera toutes les possibilités réglementaires en vigueur pour permettre aux étudiants internationaux extracommunautaires de bénéficier du régime tarifaire actuellement appliqué."
  16. Angers Ouest France : À l’unisson des universités de Rennes 2, Clermont-Ferrand, Lyon ou Aix-Marseille, l’université d’Angers a décidé à son tour de ne pas augmenter ses frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Une motion a été votée en décembre.
  17. Strasbourg : Communiqué de presse du président : "Si l’application des frais d’inscription différenciés entre en vigueur en septembre 2019, je m’engage à soumettre au vote du conseil d’administration des dispositions permettant aux étudiants internationaux de se voir appliquer les mêmes droits que les étudiants nationaux."
  18. Toulouse Jean-Jaurès : Déclaration de la présidente : « Si le projet de réforme portant sur l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiant·e·s internationaux·ales hors UE devait effectivement être mis en œuvre à la rentrée 2019, je proposerais à notre Conseil d’Administration que notre établissement ait recours à toutes les dispositions règlementaires permettant à nos étudiant·e·s internationaux·ales de ne pas avoir à s’acquitter de frais d’inscription différenciés. »
  19. Tours : "Le président Philippe Vendrix a annoncé qu’il n’appliquerait pas la hausse des frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers extra-communautaires."
  20. Paris 3 Le Conseil d’administration de l’université Sorbonne Nouvelle, réuni en séance le 1er février 2019, prend acte du fait que le décret concernant les frais de scolarité que les étudiants extra-communautaires auraient à acquitter n’a toujours pas été publié à ce jour, et réaffirme son opposition résolue à cette réforme. Il indique qu’il prendra le moment venu toutes les dispositions nécessaires pour permettre à l’ensemble de ces étudiants de payer en 2019-2020 des droits d’inscription identiques à ceux que les étudiants nationaux et communautaires auront à payer. Il rejoint en cela la quinzaine d’universités françaises qui ont pris des positions similaires, et soutient la position de la CPU demandant la révision du plan « Bienvenue en France ». (communiqué de presse)
  21. L’université de Reims n’augmentera pas ses droits d’inscriptions pour les étudiants étrangers. (L’Union) Le président de l’Urca proposera, mardi à son conseil d’administration, de maintenir les mêmes tarifs pour tous les étudiants. Le CA de l’Université de Reims s’est prononcé à l’unanimité pour une exonération partielle des droits d’inscription pour les étudiants internationaux extra-communautaires afin qu’ils soient alignés sur les droits appliqués aux étudiants communautaires.
  22. Le Conseil d’Administration de l’Université de Nantes, réuni en séance exceptionnelle le lundi 25 février 2019, faisant suite à la motion du Conseil d’administration du 14 décembre 2018 et au regard notamment du caractère discriminatoire de la mesure : • Demande que le décret prévoyant la hausse des droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires ne soit pas publié. •S’engage, en cas de publication, à mettre en œuvre tous les dispositifs réglementaires pour faire bénéficier l’ensemble des étudiants étrangers extra-communautaires concernés par ce décret (déjà inscrits ou nouveaux arrivants) du régime tarifaire prévu pour les étudiants européens.
  23. Université de Franche-Comté : Jacques_Bahi, président de l’@fc_univ décide [1] que "tous les étudiants extra-communautaires concernés pourront être exonérés de ces frais supplémentaires dans le cadre de la marge de 10% d’exonération permise par les textes de loi" pour la rentrée 19/20
  24. Université Paris1 (source Twitter, confirmation à venir)
  25. Université Paris13 Le CA de l’ @univ_paris13 a voté (à l’unanimité moins une abstention) l’exonération des frais universitaires supplémentaires pour les étrangers extra-communautaires pour l’année 2019-2020 (dans une limite de 10% d’étudiants exonérés au total).
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Pour les collégiens, difficile de faire vivre la mobilisation sur le climat..

22 Avril 2019 , Rédigé par Mediapart Publié dans #Education

Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation sur le climat se tient vendredi 19 avril, Mediapart a rencontré un groupe de collégiens parisiens engagés sur le sujet. Qu’est-ce qui les motive ? Que veulent-ils ?

Ils sont une petite dizaine ce mercredi, réunis dans la cour parentale jouxtant l’appartement de l’un d’eux. Autant de filles que de garçons. Ils sont en cinquième ou en quatrième d’un collège-lycée parisien. Et ils se mobilisent depuis des semaines pour le climat.

Depuis que la jeune Suédoise Greta Thunberg a lancé un mouvement de grève du lycée pour le climat, en septembre dernier, le mouvement a pris de l’ampleur dans plusieurs pays du globe, et notamment en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne, mais aussi en Australie ou encore en Pologne.

En France, les lycéens et étudiants sont engagés dans le mouvement depuis le début de l’année 2019. Le 15 mars dernier, à l’occasion d’une journée mondiale de mobilisation, les manifestations partout dans le pays ont réuni des dizaines de milliers de personnes. Depuis, chaque vendredi est l’occasion de nouvelles mobilisations, certes de moins grande ampleur.

 

Qu’en est-il des collégiens ? Ceux-ci étaient présents, par exemple dans le cortège parisien, le 15 mars dernier. Mais de l’aveu même d’un des jeunes que nous avons rencontrés mercredi 17 avril (lire notre Boîte noire), il n’est pas si évident de maintenir une mobilisation. 

Pour des raisons pratiques et pragmatiques, d’abord. Comme l’explique l’un de ces collégiens, « avec le brevet blanc et le brevet tout court qui arrive, c’est compliqué ». Ajoutez à cela les parents, qui voient d’un mauvais œil un mouvement de grève qui aurait lieu tous les vendredis. Sans compter les directions des collèges, qui jugent inopportun, semble-t-il, un tel mouvement.

Pour des raisons plus profondes, ensuite. Selon nos jeunes mobilisés, il y a un vrai déficit d’information sur les enjeux climatiques au collège. « Nous avions fait une série d’affiches, avec textes et photos, que nous avions affichées au CDI, mais elles ont été enlevées », se lamente une collégienne. 

L’Éducation nationale est prise en défaut. En pleine COP24 en Pologne, en décembre dernier, nous expliquions que le changement climatique était le grand oublié des nouveaux programmes du lycée. Pour sa défense, le ministère précisait que « les élèves sont sensibilisés dès le collège au développement durable ». Une expression aussi désuète que vide de sens par rapport aux enjeux d’aujourd’hui.

« Au lycée, il y a un groupe de professeurs de SVT engagés sur le climat », explique cependant une collégienne. En dehors de cela, c’est donc surtout à leurs parents qu’ils doivent d’être sensibilisés sur ces questions. 

« Il est vrai que notre groupe est un peu particulier. Nous sommes tous dans des classes internationales, sans doute plus privilégiés, avec des parents relativement politisés », explique un jeune de quatrième. « Moi, mon père est né dans les années 1950, il a encore vraiment le réflexe “consommer, consommer”, même si ça va un peu mieux », tempère un autre. 

« Ma belle-mère me parlait tout le temps du réchauffement, mon père écoutait mais en parlait un peu moins, explique une jeune fille. Quant à ma mère, elle sait quelques trucs mais bon… » Une autre enchaîne : « Mon père, clairement ça l’intéresse maintenant, mais avant pas trop. Ma mère, eh bien, comme ça m’intéresse, ça l’intéresse aussi, c’est aussi simple que ça. » Un garçon, lui, plaisante : « Mes parents s’en foutaient avant, eh bien, maintenant, ils s’en foutent toujours. »

Quant à leur engagement dans la mobilisation actuelle, il est le résultat combiné d’une inquiétude et d’une colère. « On a tous un peu peur et on veut se battre justement parce qu’on a peur », lance un garçon qui se dit « énervé ». « On passe par plein d’émotions, poursuit un autre. La haine, la colère, la peur, mais aussi l’espoir, l’envie de changer. » 

Certains sont arrivés ici grâce aux vidéos de Greta Thunberg, d’autres grâce à leurs amis. « Et je me suis fait plein de potes depuis le début des mobilisations », insiste un collégien. Depuis quelques semaines, le même « transforme [sa] haine contre les politiques qui ne font rien, qui ne prennent pas leurs responsabilités, dans de l’action, dans des manifestations »

 

Sauf que maintenir cette mobilisation n’est pas si simple. Devant les freins – parentaux, administratifs, émotionnels – qui ont surgi ces dernières semaines, le groupe de collégiens réfléchit à présent à d’autres moyens de sensibiliser. Un nouveau projet est évoqué : parvenir à « produire une étude, [eux]-mêmes, sur l’isolation du collège »

Malgré leur jeune âge, certains sont déjà très au fait de ce sujet, qui pour parler d’isolation par l’extérieur ou par l’intérieur (moins efficace), qui pour s’interroger sur le classement ou non des bâtiments du collège au titre de « monuments de France » et de ses éventuelles conséquences, qui pour proposer l’expertise d’un cousin, ou pour proposer l’assistance de son père, architecte.

Une jeune fille s’interroge tout de même : « Si cela devait prendre du temps, de produire ce rapport, comment on fait pour maintenir la mobilisation, pour ne pas se faire oublier ? » La réponse fuse : « Pourquoi ne pas créer un journal des collégiens écolos. Le CDI est obligé d’y participer, c’est écrit, j’ai vérifié. »

Autre problème : que faire, une fois le rapport terminé ? L’administration suivra-t-elle devant le coût de l’opération ? « Si on ne peut pas faire toute l’isolation, on peut au moins faire quelque chose pour les fenêtres, non ? » lance un collégien. Quelqu’un fait aussi remarquer que les lumières de la cantine sont allumées le midi, alors que la lumière du jour suffit. Il n’y a pas de petits gestes.

On passe au sujet suivant : la cantine. Non pas pour se plaindre de la qualité de la nourriture, mais pour s’inquiéter de l’utilisation de pots de yaourt en plastique, ou bien pour s’interroger sur la qualité du tri et la présence, ou non, d’un compost. Décision est prise de créer un groupe chargé de contacter les cantinières. 

Le rapport à l’administration du collège reste en question. Selon les collégiens sur place, celle-ci renvoie systématiquement au conseil de la vie collégienne (CVC). Sauf que le CVC renvoie lui-même la balle à l’administration…

Dernier point : comment mieux parler avec les lycéens mobilisés qui, semble-t-il, snobent un peu les collégiens sur place. Aucune solution n’est trouvée en l’état. Sans que nos collégiens en paraissent le moins du monde démobilisés.

Christophe Gueugneau

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Marronnier... "Ecole : trop de vacances ?"

22 Avril 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Plusieurs ministres de l'Education nationale avaient émis l'idée de réduire les vacances scolaires, sans se risquer à effectuer des réformes. Où en est-on sur la question ?

Avec 16 semaines de vacances scolaires, les écoliers scolaires sont parmi les plus gâtés au niveau européen. Les élèves bénéficient-ils de trop de vacances ? "Il y a beaucoup plus de vacances mais les élèves reviennent beaucoup plus reposés. Nous continuons à penser que le format de deux semaines est une bonne durée", analyse Claire Krepper, responsable national du syndicat des enseignants UNSA

Un enfant sur trois ne part pas en vacances

Un constat qui a entraîné en 2012 l'allongement des vacances de la Toussaint, d'une semaine et demi à deux semaines. Mais ce rythme est-il vraiment adapté aux élèves ? "Ces vacances permettent-elles à tous les enfants d'avoir du repos ? On constate que le repos n'est pas le même partout", estime Eric Charbonnier, analyste de l'éducation à l'OCDE. Les vacances varient en fonction des milieux sociaux. Chaque année, un enfant sur trois ne part pas en vacances. 

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A lundi...

20 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Divers

Chers amis,

les vacances pyrénéennes sont terminées... Je retrouverai mes montagnes début juillet...

Retour en Normandie et le blog reprendra vie lundi...

A bientôt...

CC

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ZZ Top...

20 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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