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Vivement l'Ecole!

Emily Loizeau...

26 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Pascal Quignard...

26 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Saint Pierre pleurait d’avoir abandonné.

Saint Paul d’avoir tardé.

Saint Augustin d’avoir joui. La plus grande part de sa vie, on la consacre à inactiver la zone traumatique.

La partie de la vie meurtrie, enfantine, farouche, susceptible, sauvage, aparlante, est comme encapsulée. Elle devient inabordable. Les médecins du port de Nagasaki en 1945 parlaient d’un état d’engourdissement psy- chique. Ce qui a été souffert se fait introuvable au fur et à mesure qu’on acquiert le langage qui l’enveloppe, qui l’étouffe, qui le soustrait à la vue, qui rebondit sur les autres visages, qui déchiquette les éléments, les replie, les enroule, les refoule, les déforme, les dénature. Hélas, l’érosion progressive terrible, la contusion locale, ou le chaos, ou la fièvre, ou la putridité, ou  l’effervescence  perdurent,  recelés  on  ne  sait  où  au  fond  de  soi,  mais  toujours  inintégrables  au  fil  des  jours.  La  honte  rouge  ou  blanche  –  soit  ensanglantée, soit livide, toujours suintante, toujours luisante, tremblante, évanouissante, amaigrissante – signale un incident qui a eu lieu dans la zone frontière. Le corps est subitement mis en alerte sans qu’il sache en aucune façon ce qui au juste l’agresse tout à coup, ni ce qui a effracté autrefois, ni  ce qui y persévère d’atteinte ou de douleur, puisque la psychè qu’il interroge n’était pas alors constituée ni encore entièrement submergée par la marée du langage des proches et du groupe.

D’une  part  parce  qu’originairement  nous  ne  connaissons  pas  ce  que  nous sommes.

De l’autre parce que nous ne sommes absolument pour rien dans ce qui a été projeté sur nous quand nous surgissons dans ce monde.

Nous  ne  savons  même  pas  qui  a  été  identifié  quand  nous  sommes  apparus, sinon le sexe en nous ouvrant les jambes.

Le reste de la vie linguistique, symbolique, volontaire, productive, repro-ductrice, se développe, tant bien que mal, en dehors de cette zone d’agonie dont l’abord fut presque fatal. La source, inéluctablement, se fait chaque jour plus lointaine. L’explication ne peut plus en être donnée. Et quelle averse, quelle bourrasque peuvent-elles alerter du lieu, de la maison, du bosquet, où elles déverseront leur eau ? Où vont-elles frapper ? Elles ignorent elles-mêmes la force du vent, la chaleur du soleil, le poids de leur nuage – ou bien de leur sanglot.

Pascal Quignard - La vie n'est pas une biographie

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Des « classes à 24 » de la Grande Section de maternelle en CE1... Où trouver les enseignants?...

26 Avril 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Des « classes à 24 » de la Grande Section de maternelle en CE1... Où trouver les enseignants?...

EXTRAITS

Le chef de l’Etat vient de fixer un nouveau cap et veut plafonner le nombre d’élèves de la grande section de maternelle au CE1, partout sur le territoire.

Baisser les effectifs, un remède aux maux de l’école ? C’est en tout cas la ligne assumée par le président Emmanuel Macron. Après les dédoublements de classes en CP et CE1 dans l’éducation prioritaire, censés être achevés en septembre 2019, le président de la République souhaite l’étendre à la grande section de maternelle. Cette mesure entrera en application à partir de la rentrée 2020 et concernera 6 000 classes en plus. Mais le chef de l’Etat vient de fixer un nouveau cap, jeudi : plafonner à vingt-quatre élèves le nombre d’enfants – soit 1,4 million d’élèves – dans toutes les classes allant de la grande section de maternelle au CE1, partout sur le territoire et pas seulement en « ZEP », entre les rentrées 2020 et 2022. Le ministère chiffre le nombre de classes supplémentaires entre 3 000 et 5 000.

(...)

Où trouver les enseignants ?

Comme toutes moyennes, ces chiffres ne disent pas grand-chose de la diversité des situations. En milieu urbain, il n’est pas rare de voir des classes de grande section accueillant vingt-huit enfants, parfois trente. Des « enfants serrés comme des sardines », peut-on lire sur les pancartes accrochées aux grilles des écoles mobilisées. Le syndicat SNUipp-FSU a sorti la calculatrice : hors éducation prioritaire, il estime à 15 000 le nombre de classes de grande section et à 20 000 celles de CP et de CE1 qui dépassent le seuil de vingt-quatre enfants. L’annonce, selon lui, devrait donc faire porter l’effort sur quelque 35 000 classes.

En janvier, face aux maires de France, le chef de l’Etat affirmait que « partout où il y a des difficultés, il faut mettre moins d’élèves par classe ». Il évoquait aussi l’objectif de « généraliser » les dédoublements. Entre-temps, à Paris comme dans de nombreux points du territoire, la communauté éducative a fait entendre sa voix contre le projet de loi Blanquer adopté en première lecture le 19 février, et qui doit être examiné au Sénat en mai. Les « classes à 24 » sont aussi un gage dans ce contexte de mobilisation, considèrent les syndicats.

Reste une question : où trouver les enseignants ? Encore engagé dans la course à l’Elysée, le candidat Macron avait estimé que les « classes à 12 » nécessiteraient 12 000 postes supplémentaires. Combien de plus pour franchir cette nouvelle étape ? Dans son édition du 25 avril, Les Echos estiment les besoins autour de 10 000 postes. Contacté, le cabinet Blanquer assure « ne pas être sur cette ampleur de postes », et qu’il devrait préciser le chiffre dans les jours qui viennent.

(...)

Le sujet ultrasensible des fermetures d’écoles

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Emmanuel Macron doit arrêter de « prendre les gens pour des imbéciles » et s’engager à ce qu’il n’y ait « pas de fermetures de classes » dans les territoires ruraux, a souhaité, mercredi, le premier vice-président du parti Les Républicains, Guillaume Peltier. Lors de la préparation de la rentrée 2018, M. Blanquer avait dû reconnaître la fermeture de 200 à 300 classes dans les territoires ruraux et faire face à une contestation diffuse. La crise des « gilets jaunes » a montré sa persistance.

(...)

Mattea Battaglia

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Education : les collectivités lassées par les annonces à répétition...

26 Avril 2019 , Rédigé par LaGazettz.fr Publié dans #Education

Education : les collectivités lassées par les annonces à répétition...

Dans l’allocution que devait présenter Emmanuel Macron le 15 avril, il était question d’éviter toute fermeture d’école d’ici à la fin du quinquennat, et de ne pas dépasser 24 élèves par classe de la grande section au CE1. Des annonces que l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes et le Réseau français des villes éducatives accueillent avec suspicion, dans l’attente d’une véritable vision pour l’école.

Il y a d’abord eu la cantine à 1 euro et le petit déjeuner gratuit lancés par Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé et des solidarités le 7 avril, puis l’annonce par la ministre des sports Roxana Maracineanu, le 14 avril dans une interview au Parisien, d’un « plan aisance aquatique ». Enfin, Emmanuel Macron devait annoncer lundi 15 avril, un moratoire sur les fermetures d’écoles d’ici à la fin du quinquennat, ainsi qu’un effectif maximal de 24 élèves pour toutes les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1.

Déclarations à la chaîne

« Nous sommes las des déclarations à la chaîne, sans concertation avec les élus. J’ai du mal à me réjouir de nouvelles annonces d’affichage », soupire Damien Berthilier, adjoint au maire de Villeurbanne, en charge de l’éducation et des universités, et président du Réseau français des villes éducatives (RFVE).

Rozenn Merrien, présidente de l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes (ANDEV) emploie le même ton désappointé : « les informations ne nous arrivent que par voie de presse ! Quid de la concertation entre l’Etat, les collectivités et les partenaires ? Pour être dans une dynamique de confiance, il faut déjà se parler ! Certes le plan de communication est bien ficelé, mais cela fait-il pour autant un projet éducatif pour la nation ? » s’interroge-t-elle encore.

Avec quels moyens ?

D’autant que la promesse de ne fermer aucune classe avait déjà été proférée par le président de la République en juillet 2017, sans que cela ne soit suivi d’effet. « Nous dénonçons les injonctions contradictoires. Oui, je me réjouis que l’on ne ferme pas d’école en milieu rural, mais avec quels moyens ? Plafonner le nombre d’élèves à 24 en grande section de maternelle, c’est bien, mais comment fait-on avec des classes de double niveau ? fait remarquer Damien Berthilier. Sans professeurs supplémentaires, cela veut aussi dire plus d’élèves dans les autres classes, car la carte scolaire est déjà figée. » Et de citer l’exemple du département du Rhône, dont les 160 postes créés vont servir principalement à alimenter le dédoublement des CP et CE1 en Réseau d’éducation prioritaire (REP), mais ne suffisent pas pour accueillir les 900 élèves supplémentaires. « Ils vont donc prendre sur les brigades de remplacement ! Il n’y a aucune vision systémique dans ce qui est mis en place » s’insurge-t-il.

Mesure consensuelle

Une critique également formulée par Rozenn Merrien : « l’annonce du gel des fermetures d’école est faite pour éteindre la contestation émergente sur l’école publique des savoirs fondamentaux. Cela pose la question même de l’enjeu de cette mesure. Elle est tellement consensuelle, que personne ne peut s’y opposer, mais comment s’intègre-t-elle dans un cadre éducatif plus global ? »

Ce que souhaiteraient par exemple ces acteurs éducatifs, c’est une évaluation des mesures existantes, avant de tout chambouler. « On ne se pose jamais la question de ce qui existait avant. On n’a pas encore évalué les classes dédoublées en réseaux d’éducation prioritaire ! De même, le dispositif plus de maîtres que de classe a été supprimé pour permettre le dédoublement des classes, alors qu’il avait de nombreux effets positifs », plaide encore Rozenn Merrien.

Anti-sociaux

Surtout, ce que reproche la présidente de l’Andev au gouvernement, c’est de venir écraser des spécificités territoriales avec ces annonces nationales. « Au ministère, on nous dit qu’il n’y a justement pas de cadrage pour préserver le libre arbitre des collectivités. Le problème, c’est que l’effet d’annonce crée une attente dans la population. » « Si on ne le fait pas, on passe pour des anti-sociaux, résume Damien Berthilier. Or nous sommes des partenaires, pas les prestataires de service de l’Etat. »

Michèle Foin

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Revue de Presse Education... Annonces — Et puis, — Supérieur — Ressources...

26 Avril 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Annonces — Et puis, — Supérieur — Ressources...

Annonces

Éducation : les cinq mesures phares prévues par Emmanuel Macron Par Anne-Noémie Dorion
VIDÉO. Au cours de son discours, le président de la République devrait annoncer plusieurs mesures concernant l’école pour restaurer l’égalité des chances.

Education : les collectivités lassées par les annonces à répétition
Dans l’allocution que devait présenter Emmanuel Macron le 15 avril, il était question d’éviter toute fermeture d’école d’ici à la fin du quinquennat, et de ne pas dépasser 24 élèves par classe de la grande section au CE1. Des annonces que l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes et le Réseau français des villes éducatives accueillent avec suspicion, dans l’attente d’une véritable vision pour l’école.”

Éducation nationale : le petit-déjeuner gratuit généralisé dès septembre
L’Éducation nationale va servir des petits-déjeuners gratuits dans les écoles de huit académies. Ce dispositif se généralisera dès septembre à l’ensemble du territoire.” Avec la vidéo de la 2

Et puis,

Nantes : un nouveau directeur pour l’Enseignement catholique Par Pascal Roche, France Bleu Loire Océan
L’évêque de Nantes a désigné Frédéric Delemazure comme directeur de l’Enseignement catholique en Loire-Atlantique. Sa nomination intervient deux mois après le licenciement de de l’ancien directeur Philippe Cléac’h, mis en cause dans une affaire de stupéfiants.”

Brigitte Macron va revenir (ponctuellement) en classe à Clichy-sous-Bois
La Première dame va-t-elle donner à nouveau des cours ? D’après nos informations, il ne s’agit pas d’un retour à l’enseignement en soi, mais d’interventions occasionnelles en français et en littérature dans un établissement spécialisé de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).”

Nice : l’enseignement du nissart menacé par la réforme du baccalauréat
Alors que chaque année, 300 lycéens niçois présentent l’option niçois au bac. La réforme Blanquer, qui sera mise en place en 2021 et dans laquelle les langues régionales ne figurent pas dans le tronc commun, met directement en péril l’apprentissage du nissart.”

Le Puy-en-Velay : un commando attaque le proviseur et le lycée professionnel Jean-Monnet au petit matin
Jeudi matin, des individus encagoulés ont agressé le proviseur du lycée professionnel Jean-Monnet, au 45 boulevard du Président-Bertrand au Puy-en-Velay. Ils ont mis le feu au self et au gymnase de l’établissement. Les dégâts sont considérables. L’attaque n’a fait aucun blessé.”

Supérieur

« Les jeunes générations ont un appétit incroyable pour les questions internationales » par Olivier Rollot
Fondé en 1948, longtemps présidé par René Cassin, co-auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et prix Nobel de la paix en 1968, l’Institut libre d’étude des relations internationales (Ileri) est un établissement à part dans l’enseignement supérieur français. Le président de l’Ileri, Jean-Dominique Giuliani, qui préside également la Fondation Robert Schuman, revient avec nous sur un modèle de plus en plus d’actualité à mesure que la géopolitique prend de plus en plus d’importance dans l’enseignement.”

Au-delà d’Erasmus, quelle politique européenne en matière d’éducation ? par Céline Schoen, à Bruxelles,
Pieds et poings liés par les États membres, la Commission européenne essaye malgré tout de se faire entendre sur l’éducation.”

Ressources

Vers l’école de demain  : Éducation, Formation, Professionnalisation. La revue Administration et éducation Sommaire du n° 161 – Mars 2019. Coordinateurs : Micheline BARTHOUT-CASALE, Paul FAYOLLE, Annie TOBATY

7 ressources pour l’enseignement de la géométrie Par Anne-Marie Legault, Carrefour Éducation
Pour développer les compétences des élèves en résolution de problèmes, en raisonnement et en communication mathématique, l’enseignement de la géométrie occupe une place importante. Pour favoriser l’engagement de vos élèves dans l’apprentissage de notions telles que les interrelations et les propriétés géométriques, plusieurs ressources interactives et numériques sont à votre disposition.”

Bernard Desclaux

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Jacques Dutronc... (Et Nicola Sirkis)

25 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marquis de Sade...

25 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

On appelle conscience, ma chère Juliette, cette espèce de voix intérieure qui s'élève en nous à l'infraction d'une chose défendue, de quelque nature qu'elle puisse être ; définition bien simple, et qui fait voir du premier coup d’œil que cette conscience n'est l'ouvrage que du préjugé reçu par l'éducation, tellement que tout ce qu'on interdit à l'enfant lui cause des remords dès qu'il l'enfreint, et qu'il conserve ses remords jusqu'à ce que le préjugé vaincu lui ait démontré qu'il n'y avait aucun mal réel dans la chose défendue.

Marquis de Sade - Histoire de Juliette ou Les prospérités du vice

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Chers amis...

25 Avril 2019 , Rédigé par christophe

Chers amis...

Chers amis,

Une longue journée m'attend...

Par conséquent le blog reprendra sa route demain.

A très vite...

CC

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Dick Rivers... Roulez jeunesse...

24 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Marguerite Duras...

24 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Je te rencontre. Je me souviens de toi. Cette ville était faite à la taille de l'amour. Tu étais fait à la taille de mon corps même. Qui es-tu ? Tu me tues. J'avais faim. Faim d'infidélités, d'adultères, de mensonges et de mourir. Depuis toujours. Je me doutais bien qu'un jour tu me tomberais dessus. Je t'attendais dans une impatience sans borne, calme. Dévore-moi. Déforme-moi à ton image afin qu'aucun autre, après toi, ne comprenne plus du tout le pourquoi de tant de désir. Nous allons rester seuls, mon amour. La nuit ne va pas finir. Le jour ne se lèvera plus sur personne. Jamais. Jamais plus. Enfin. Tu me tues. Tu me fais du bien. Nous pleurerons le jour défunt avec conscience et bonne volonté. Nous n'aurons plus rien d'autre à faire, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus du tout nommer ce qui nous unira. Le nom s'en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis, il disparaîtra tout à fait.

Marguerite Duras - Hiroshima mon amour

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