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Vivement l'Ecole!

Nino Ferrer...

15 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Stendhal...

15 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Fabrice sortait du bureau escorté par trois gendarmes on le conduisait à la chambre qu’on lui avait destinée : Clélia regardait par la portière, le prisonnier était fort près d’elle. En ce moment elle répondit à la question de son père par ces mots : Je vous suivrai. Fabrice, entendant prononcer ces paroles tout près de lui, leva les yeux et rencontra le regard de la jeune fille. Il fut frappé surtout de l’expression de mélancolie de sa figure. « Comme elle est embellie, pensa-t-il, depuis notre rencontre près de Côme ! quelle expression de pensée profonde ! … On a raison de la comparer à la duchesse ; quelle physionomie angélique ! » Barbone, le commis sanglant, qui ne s’était pas placé près de la voiture sans intention, arrêta d’un geste les trois gendarmes qui conduisaient Fabrice, et, faisant le tour de la voiture par derrière, pour arriver à la portière près de laquelle était le général :

– Comme le prisonnier a fait acte de violence dans l’intérieur de la citadelle, lui dit-il, en vertu de l’article 157 du règlement, n’y aurait-il pas lieu de lui appliquer les menottes pour trois jours ?

– Allez au diable ! s’écria le général, que cette arrestation ne laissait pas d’embarrasser.

Il s’agissait pour lui de ne pousser à bout ni la duchesse ni le comte Mosca : et d’ailleurs, dans quel sens le comte allait-il prendre cette affaire ? au fond, le meurtre d’un Giletti était une bagatelle, et l’intrigue seule était parvenue à en faire quelque chose.

Durant ce court dialogue, Fabrice était superbe au milieu des ces gendarmes, c’était bien la mine la plus fière et la plus noble ; ses traits fins et délicats, et le sourire de mépris qui errait sur ses lèvres, faisaient un charmant contraste avec les apparences grossières des gendarmes qui l’entouraient. Mais tout cela ne formait pour ainsi dire que la partie extérieure de sa physionomie ; il était ravi de la céleste beauté de Clélia, et son oeil trahissait toute sa surprise. Elle, profondément pensive, n’avait pas songé à retirer la tête de la portière ; il la salua avec le demi-sourire le plus respectueux ; puis, après un instant :

– Il me semble, mademoiselle, lui dit-il, qu’autrefois, près d’un lac, j’ai déjà eu l’honneur de vous rencontrer avec accompagnement de gendarmes.

Clélia rougit et fut tellement interdite qu’elle ne trouva aucune parole pour répondre. « Quel air noble au milieu de ces êtres grossiers ! » se disait-elle au moment où Fabrice lui adressait la parole. La profonde pitié, et nous dirons presque l’attendrissement où elle était plongée, lui ôtèrent la présence d’esprit nécessaire pour trouver un mot quelconque, elle s’aperçut de son silence et rougit encore davantage. En ce moment on tirait avec violence les verrous de la grande porte de la citadelle, la voiture de Son Excellence n’attendait-elle pas depuis une minute au moins ? Le bruit fut si violent sous cette voûte, que, quand même Clélia aurait trouvé quelque mot pour répondre, Fabrice n’aurait pu entendre ses paroles.

Emportée par les chevaux qui avaient pris le galop aussitôt après le pont-levis, Clélia se disait : « Il m’aura trouvée bien ridicule ! » Puis tout à coup elle ajouta : « Non pas seulement ridicule ; il aura cru voir en moi une âme basse, il aura pensé que je ne répondais pas à son salut parce qu’il est prisonnier et moi fille du gouverneur ».

Cette idée fut du désespoir pour cette jeune fille qui avait l’âme élevée. « Ce qui rend mon procédé tout à fait avilissant, ajouta-t-elle, c’est que jadis, quand nous nous rencontrâmes pour la première fois, aussi avec accompagnement de gendarmes, comme il le dit, c’était moi qui me trouvais prisonnière, et lui me rendait service et me tirait d’un fort grand embarras… Oui, il faut en convenir, mon procédé est complet, c’est à la fois de la grossièreté et de l’ingratitude. Hélas ! le pauvre jeune homme ! maintenant qu’il est dans le malheur tout le monde va se montrer ingrat envers lui. Il m’avait bien dit alors : « Vous souviendrez-vous de mon nom à Parme ? » Combien il me méprise à l’heure qu’il est ! Un mot poli était si facile à dire ! Il faut l’avouer, oui, ma conduite a été atroce avec lui. Jadis, sans l’offre généreuse de la voiture de sa mère, j’aurais dû suivre les gendarmes à pied dans la poussière, ou, ce qui est bien pis, monter en croupe derrière un de ces gens-là ; c’était alors mon père qui était arrêté et moi sans défense ! Oui, mon procédé est complet. Et combien un être comme lui a dû le sentir vivement ! Quel contraste entre sa physionomie si noble et mon procédé ! Quelle noblesse ! quelle sérénité ! Comme il avait l’air d’un héros entouré de ses vils ennemis ! Je comprends maintenant la passion de la duchesse : puisqu’il est ainsi au milieu d’un événement contrariant et qui peut avoir des suites affreuses, quel ne doit-il pas paraître lorsque son âme est heureuse ! »

Le carrosse du gouverneur de la citadelle resta plus d’une heure et demie dans la cour du palais et toutefois, lorsque le général descendit de chez le prince, Clélia ne trouva point qu’il fût resté trop longtemps.

– Quelle est la volonté de Son Altesse ? demanda Clélia.

– Sa parole a dit : la prison ! et son regard : la mort !

– La mort ! Grand Dieu ! s’écria Clélia.

– Allons, tais-toi ! reprit le général avec humeur ; que je suis sot de répondre à un enfant !

Pendant ce temps, Fabrice montait les trois cent quatre-vingts marches qui conduisaient à la tour Farnèse, nouvelle prison bâtie sur la plate-forme de la grosse tour, à une élévation prodigieuse. Il ne songea pas une seule fois, distinctement du moins, au grand changement qui venait de s’opérer dans son sort. « Quel regard ! se disait-il ; que de choses il exprimait ! quelle profonde pitié ! Elle avait l’air de dire : la vie est un tel tissu de malheurs ! Ne vous affligez point trop de ce qui vous arrive ! est-ce que nous ne sommes point ici-bas pour être infortunés ? Comme ses yeux si beaux restaient attachés sur moi, même quand les chevaux s’avançaient avec tant de bruit sous la voûte ! »

Fabrice oubliait complètement d’être malheureux.

Stendhal - La Chartreuse de Parme

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Le putsch de Blanquer : quand le ministre évaluateur se soustrait aux évaluations...

15 Avril 2019 , Rédigé par L'Obs Publié dans #Education

Le putsch de Blanquer : quand le ministre évaluateur se soustrait aux évaluations...

Le projet de loi pour l'avenir de l'école de Jean-Michel Blanquer prévoit la suppression du Cnesco, instance d'évaluation indépendante des politiques scolaires.

Le Cnesco n’est plus. Le Cnes-quoi ? Le Cnesco, conseil national d’évaluation du système scolaire. Un énième comité Théodule ? Non, une instance créée sous François Hollande en 2013 et qui jusque-là avait réussi par miracle à résister à la tornade blanquérienne.

Et, pour cause, le Cnesco avait bien des qualités. C’était une instance impartiale chargée d’évaluer les politiques scolaires en s’appuyant sur l’ensemble de la communauté scientifique – toutes les chapelles des sciences de l’éducation, souvent antagoniques, y avaient voix au chapitre. Et c’était une instance démocratique, confrontant les préconisations des chercheurs au regard des profs et des parents à travers l’exercice rafraîchissant, et inédit en France, de grandes conférences de consensus.

Le Cnesco n’avaient (presque) que des amis. Les journalistes d’abord qui y dénichaient une mine d’informations. Les personnels enseignants – du moins les plus curieux – qui y trouvaient un retour critique sur leurs pratiques. Les syndicats qui prenaient acte de ses conclusions, malgré des bulletins de notes parfois sévères pour leurs ouailles. Les parlementaires, à l’instar du député PS Régis Juanico et de sa collègue LREM Marie Tamarelle-Verhaege qui, fin septembre, dans leur "rapport sur l’organisation de la fonction d’évaluation du système éducatif", demandaient que l’on étende les missions de cette "instance productive, indépendante et transparente". Le ministre de l’Education nationale, enfin, qui, en public du moins, ne tarissait pas d’éloges pour ce conseil, qui, "à ses yeux, avait bien fait ses preuves".

Las, il faut croire que les preuves ne suffisent plus pour convaincre, rue de Grenelle. Le projet de loi "pour une école de la confiance", sorte de véhicule fourre-tout par lequel Jean-Michel Blanquer souhaite faire valider les évolutions législatives nécessitées par ses nombreuses réformes, prévoit en effet la suppression pure et simple du Cnesco remplacé par un "Conseil d’évaluation de l’école" (CEE), nouvellement créé.

Bon soldat

L’apparition de cette instance n’a rien de surprenant. Le ministre avait annoncé dans nos pages sa volonté de mettre en place une agence d’évaluation des établissements scolaires – une promesse de campagne du candidat Macron - et le Cnesco, organe de pilotage davantage que de contrôle, n’était pas calibré pour cela. Mais que cette nouvelle instance se substitue au conseil, là personne ne l’avait vu venir. Pas même les équipes dudit Cnesco, qui cet été se réjouissaient d’avoir obtenu des arbitrages budgétaires garantissant la pérennité de leur action.

Alors certes, le ministère a vaguement cherché à préserver les formes. La nouvelle instance sera bien "chargée d'évaluer en toute indépendance l'organisation et les résultats de l'enseignement scolaire". Mais, dans le détail du texte, tout indique le contraire. Non seulement, le nouveau conseil ne pourra plus s’auto-saisir, et devra faire valider son programme de travail par le ministre, mais il devra se contenter d’"établir une synthèse des différents travaux d'évaluation", et "veiller à leur cohérence", au lieu de produire ses propres évaluations. Autrement dit, il n’aura d’autres choix que de s’appuyer sur les rapports maison produits par les fonctionnaires de l’Inspection générale ou de la Direction de l’évaluation (DEPP). Un gage de sérieux sans nul doute, mais sûrement pas d’impertinence!

On notera également que le nouveau CEE, quand il ne s’occupera pas d’évaluer les établissements (ou plus exactement de fixer le "cadre méthodologique" et "les outils" desdites évaluations, les services du ministère se chargeant de leur réalisation), pourra s’intéresser aux "acquis des élèves" et aux "dispositifs éducatifs" (soit des politiques ciblées comme le programme Devoirs faits ou les CP à 12 élèves), mais pas aux grandes politiques éducatives à fort potentiel polémique comme la réforme du bac ou Parcoursup.

Enfin, les garanties d’indépendance de la nouvelle instance sont plus que fragiles. Alors que le Cnesco était composé de quatre parlementaires (ce qui permettait une représentation transpartisane des élus), de deux membres du Conseil économique et sociale et de huit personnalités extérieures nommées pour six ans (donc pouvant être d’un bord opposé à celui du ministre en poste), le CEE sera lui piloté par quatre représentants du ministère, quatre personnalités (nommées seulement pour trois ans, moins qu’une mandature) et par deux parlementaires. Soit a priori une majorité d’individus assujettis au ministre.

Science de l'enseignement

Le message envoyé est quand même curieux. Alors qu’en cette rentrée scolaire Jean-Michel Blanquer s’attelle à mettre en place des évaluations tous azimuts – des élèves, des profs, des établissements – et qu’il assume hardiment cette politique au nom de la "vérité" due aux usagers et aux citoyens, notre ministre semble vouloir se soustraire à toute évaluation indépendante, si ce n’est celle de son patron, Emmanuel Macron, qui, on le sait désormais, fait de lui le parangon du parfait ministre.

Comment expliquer cette discrète pulsion putschiste ? On avait bien noté que Jean-Michel Blanquer, derrière ses louanges de façade, faisaient bien peu de cas des travaux publiés par le Cnesco depuis son arrivée (sur le décrochage scolaire, l’apprentissage de l’écriture, si déficient en France…). On se doutait bien que l’intérêt du Conseil pour la dimension sociale et redistributive des politiques éducatives pouvait le perturber – fin 2016, un rapport très médiatisé sur les inégalités scolaires avait déjà mis à mal sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem, pourtant plus allante que lui sur les questions de mixité sociale. Mais, on n’avait peut-être pas mesuré combien le ministre de l’Education nationale, politiquement et intellectuellement, avait choisi son camp.

Rue de Grenelle, il se dit que le Cnesco et ses 250 chercheurs associés – dont beaucoup de sociologues spécialistes des pratiques enseignantes, n’avaient plus vraiment leur place dans "l’écosystème du ministère". Pour "évaluer le système à la lumière de la recherche internationale", le ministre dispose en effet d’un conseil scientifique depuis le début de l’année.

Ce conseil piloté par son ami Stanislas Dehaene, professeur au collège de France, réunit essentiellement des neuroscientistes et des statisticiens quantitativistes. Tous partagent la conviction qu’il est possible d’en finir avec l’échec scolaire en promouvant une "science de l’enseignement" s’appuyant sur l’étude du cerveau, et corroborée par de grandes enquêtes portant sur des milliers d’élèves.

"On ne peut plus se contenter de vagues intuitions et d’observations parcellaires du terrain", nous confiait récemment un de ses membres, défenseur acharné d’une approche intensive et mécanique de l'apprentissage de la lecture (le fameux b.a.-ba), comme elle se pratique, avec grand succès paraît-il, dans les pays anglo-saxons. Cela tombe bien : c’est aussi la conviction du ministre. Pas de contradictions possibles donc. Reste à s’assurer que cette "science de l’enseignement" puisse être déclinée dans les classes. Le CNESCO, ses didacticiens et ses nombreux passeurs dans le corps enseignant auraient pu amener un regard in vivo. Le ministre a préféré s’en priver. Et éviter les débats. Est-ce le meilleur moyen de s’assurer des jours tranquilles ? Ce n’est pas certain. Une vague intuition issue d'une observation parcellaire du terrain...

Gurvan Le Guellec

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Le SE-Unsa dit non à la formation obligatoire pendant les vacances !

15 Avril 2019 , Rédigé par Se-Unsa Publié dans #Education

Le SE-Unsa dit non à la formation obligatoire pendant les vacances !
Le ministère va publier un décret créant une allocation, uniquement pour les personnels enseignants qui suivront une formation sur le temps de vacances scolaires (5 jours maximum). Cette indemnisation ne concernera donc ni les CPE, ni les PsyEN. Elle sera de 60 euros pour une demi journée et de 120 euros pour une journée.
 

Alors, où est le loup ?

Si le SE-Unsa salue la création de cette allocation lorsque la formation est à l’initiative de l’enseignant, il dénonce cette volonté du ministère d’imposer des formations obligatoires sur le temps de vacances.

Le ministère préfère donc payer une allocation au détriment de postes dédiés aux remplacements des collègues en formation.

L'avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, lorsque les formations sont effectuées dans le cadre de l’institution, elles doivent être prises en charge par l’employeur et se passer sur le temps de service. La formation est bien au service du développement professionnel, elle ne peut donc venir déséquilibrer l’articulation des temps entre vie professionnelle et vie personnelle.
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Quand le jeu va à l'école...

15 Avril 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

Différents modèles de pensée ont abordé la question du jeu à l’école et sur ses capacités à répondre aux objectifs pédagogiques fixés par les enseignants.

Dans L'Éthique à Nicomaque, Aristote précise que le jeu a sa place pour l’homme civilisé mais comme adjuvant au travail. Au XVIe siècle, les jésuites considèrent le jeu comme un moyen motivationnel. À ce titre, il est toléré à l’école mais s’utilise de manière modérée. Selon l’historien Johan Huizinga, l’être humain est une "race joueuse", un homo ludens qui se construit grâce au jeu. Aux États-Unis, John Dewey, fondateur de l’école de San Francisco, n’oppose pas le travail et le jeu. Il est au contraire favorable au développement des jeux de simulation et des jeux de rôles dans l’apprentissage. Ceux-ci vont être intégrés progressivement à l’école après la Seconde guerre mondiale.

Retrouvez sur Balises le webmagazine de la Bibliothèque publique d'information, l'ensemble des articles sur le jeu et l'apprentissage 

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Maroc - Le niveau de nos élèves laisse à désirer...

15 Avril 2019 , Rédigé par Mazagan24 Publié dans #Education

Mon école primaire à El Jadida - Maroc

Mon école primaire à El Jadida - Maroc

Contrairement aux allégations parfois protocolaires de certains responsables de l’enseignement, au Maroc, la baisse du niveau de nos élèves et de nos étudiants se fait de plus en plus remarquer.

Les productions écrites de nos élèves et nos étudiants, est nettement en deçà des objectifs élaborés dans n’importe quel niveau scolaire. Quand à leur communication, elle laisse à désirer et ceci touche presque toutes les langues enseignées y compris l’arabe sensé être leur langue maternelle.

Nous invitons franchement et sans ambages les responsables du ministère de tutelle à procéder à une étude statistique par le biais d’un échantillon national pour se rendre compte de la gravité de cet état alarmant. Si certains se targuent de dire que notre système d’enseignement est en voie de s’améliorer pour parvenir à l’excellence, ils se trompent largement et ils sont à coté de la plaque. Une évaluation consciencieuse et objective des copies des élèves au baccalauréat risque bel et bien de produire un tollé national La triche, le plagiat, la fraude qu’utilisent nos élèves sont devenus monnaie courante.

Pour certains élèves et étudiants de tels actes sont presque un droit tolérable.

Face à ce fléau certains professeurs responsables se trouvent démunis de tout impact sur leurs élèves. Ils sont souvent menacés à cause de leur bon sens pédagogique

Prenons l’exemple de la langue  française.

Les professeurs ont pris conscience de la baisse constante et rapide du nombre d’apprenants de langue française. Ils ont constaté cette décadence subite et presque générale : Le français d’antan dépasse de loin le français d’aujourd’hui.

Nous avons constaté et avec une grande désolation qu’il y a encore des élèves en terminale et des étudiants qui sont incapables de tenir une discussion. Ils cherchent les mots. Ils laissent sortir de leur bouche des phrases hachées et décousues. Cette mesure est foncièrement mal advenue et ne rime absolument pas avec la charte de la réforme de l’enseignement et de la formation. Elle va même à l’encontre des desiderata des parents des élèves. Car tous les avertis dans le domaine de l’enseignement s’accordent pour espérer à ce que l’enseignement des langues vivantes soit de qualité et consolider davantage au développement vertigineux de la science et de la technologie de nos jours. Nous interpellons beaucoup plus que par le passé à maîtriser le français et l’anglais. On doit savoir que bon nombre de parents s’acharnent comme ils peuvent pour développer la compétence communicative et expressive de leurs gosses en langue étrangère. Celle-ci est la condition sine qua non pour poursuivre les études supérieures.

Monsieur le ministre,nous sommes  convaincus par la nécessité d’introduire la culture moderniste dans notre système d’enseignement du primaire au supérieur.

Le français doit regagner son statut d’antan lorsqu’il permettait à nos lycéens et étudiants de lire et de comprendre toutes les œuvres littéraires et philosophiques si aujourd’hui bon nombre de nos étudiants désertent les sections scientifiques pour se cantonner dans ce qu’on appelle les études islamiques, c’est tout simplement à cause de la baisse du niveau de français ; Le redressement de l’enseignement des langues doit être fait en parfaite symbiose avec la révision totale des programmes de philosophie. Donc il est impératif de consolider le statut de la langue française dans notre enseignement. Plus, il faut même envisager un programme assez corseté pour la formation continue de nos professeurs en exercice. Les méthodes anciennes de l’enseignement des langues ont beaucoup évolué et toute une panoplie de sciences a émergé pour renforcer la compétence expressive des apprenants d’une langue.

A travers ce point de vue , nous interpellons les opérateurs pédagogiques pour qu’ils agissent en conséquence avant qu’il ne soit trop tard.

La réforme de l’enseignement est de tout temps et en tout lieu un facteur incontournable pour le développement d’un pays.

Aboulkacem. Aboufariss

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Coup de coeur... Jacques Prévert...

14 Avril 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Jacques Prévert...

L'école des beaux arts

Dans une boîte de paille tressée 
Le père choisit une petite boule de papier 
Et il la jette 
Dans la cuvette 
Devant ses enfants intrigués 
Surgit alors 
Multicolore 
La grande fleur japonaise 
Le nénuphar instantané 
Et les enfants se taisent 
Émerveillés 
Jamais plus tard dans leur souvenir 
Cette fleur ne pourra se faner 
Cette fleur subite 
Faite pour eux 
A la minute 
Devant eux.

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Etranges étrangers

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes de pays loin
cobayes des colonies 
doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie 
Boumians de la porte de Saint-Ouen 
Apatrides d'Aubervilliers 
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris 
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied 
au beau milieu des rues 
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés 
manoeuvres désoeuvrés
Polaks du Marais du Temple des Rosiers 
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone 
pêcheurs des Beléares ou du cap Finistère
rescapés de Franco
et déportés de France et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
la liberté des autres
Esclaves noirs de Frejus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baihnez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoques chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille boite de cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale 
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet
Enfants du Sénégal
départriés expatriés et naturalisés
Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
de jolis dragons d'or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
qui dormez aujourd'hui de retour au pays
le visage dans la terre 
et des hommes incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyés
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retournés
vos petits couteaux dans le dos 
Étranges étrangers
Vous êtes de la ville 
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez
même si vous en mourez . 

                                        __________________________________

Un beau matin

Il n'avait peur de personne 
Il n'avait peur de rien 
Mais un matin un beau matin 
Il croit voir quelque chose 
Mais il dit Ce n'est rien 
Et il avait raison 
Avec sa raison sans nul doute 
Ce n' était rien 
Mais le matin ce même matin 
Il croit entendre quelqu'un 
Et il ouvrit la porte 
Et il la referma en disant Personne 
Et il avait raison 
Avec sa raison sans nul doute 
Il n'y avait personne 
Mais soudain il eut peur 
Et il comprit qu'Il était seul 
Mais qu'Il n'était pas tout seul 
Et c'est alors qu'il vit 
Rien en personne devant lui 

Jacques Prévert

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Rythmes scolaires : à qui profite la semaine de 4 jours?... (+ commentaires)

14 Avril 2019 , Rédigé par Le Parisien Publié dans #Education, #Rythmes

Rythmes scolaires : à qui profite la semaine de 4 jours?... (+ commentaires)

21 août 2017 - De plus en plus d'actualité.

CC/Webmaster

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Dans une école sur trois, la réforme décriée des rythmes scolaires ne sera plus qu'un souvenir à la rentrée. Une bonne nouvelle pour les adultes, moins pour les enfants.

Cette année,la cloche de la rentrée sonnera aussi un enterrement de première classe : celui de la réforme des rythmes scolaires. Dans presque une école sur trois (31,8 %), on ne travaillera plus le mercredi matin, et les TAP, ces activités périscolaires instaurées par la réforme de 2013, ne seront plus qu'un souvenir. Presque 37 % des communes ont en effet saisi l'opportunité, offerte par un décret du nouveau gouvernement cet été, de tirer un trait sur l'une des réformes les plus décriées sous Hollande. On efface tout, et on recommence ! Mais à qui profite ce changement ?

Aux communes. Non seulement les mairies économisent un budget conséquent en revenant aux quatre jours, mais elles se délestent aussi d'une série de casse-tête : l'incertitude sur le maintien des subventions de l'Etat, les difficultés à recruter des animateurs ou à harmoniser les transports entre des écoles aux horaires différents... « Tout était compliqué, pour un résultat pas très probant », estime le maire (PS) de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi. Dans sa commune, on escompte « 500 000 € d'économies par an ». C'est dans les zones rurales que le retour aux quatre jours est le plus massif : 96 % des municipalités sont concernées en Corse, 85 % en Lozère.

Aux enseignants. Huit instituteurs sur dix préfèrent en finir avec la réforme, selon une consultation menée au printemps par leur syndicat majoritaire, le SNUipp. « La semaine de quatre jours était perçue comme un acquis social par les professeurs : leur demander de revenir le mercredi a été mal perçu en 2012 », observe un spécialiste du dossier. « Ce n'est pas le principe même du mercredi qui pose problème, mais la manière dont la réforme a été mise en œuvre, nuance Francette Popineau, porte-parole du SNUipp.

Les collègues n'ont pas constaté de bénéfices pour l'apprentissage des élèves : ce qu'ils gagnaient d'un côté le mercredi matin, ils le perdaient tous les autres après-midi de la semaine. Les enfants étaient tellement excités quand ils revenaient en classe après leurs activités du midi qu'ils n'étaient plus capables de travailler correctement. »

Pas toujours aux familles. « Les quatre jours, ce n'est pas partout le choix des familles », constate Gérard Pommier, président de la fédération de parents d'élèves PEEP. Le point de vue des parents semble assez partagé, selon la réalité locale. S'ils ont été nombreux à se plaindre de la fatigue de leurs enfants, surtout en maternelle, beaucoup ont aussi apprécié l'organisation d'activités souvent gratuites.

La réforme semble aussi avoir eu des effets positifs pour les femmes salariées, selon une étude publiée en avril par l'Institut des politiques publiques. Une partie, surtout les plus diplômées, sont revenues travailler les mercredis, ce qui a esquissé un début de rattrapage des inégalités au travail entre hommes et femmes.

Pas aux enfants. Certes, il n'existe pas d'évaluation montrant un effet de la réforme sur les résultats des élèves. Mais des études scientifiques ont évalué les différences d'attention et de capacité d'apprentissage des enfants selon les moments de la journée. Sur ce terrain, les spécialistes s'accordent sur un point : « La semaine de quatre jours est le pire des rythmes possibles », résume le chrono-psychologue François Testu, qui plaide pour un étalement plus harmonieux des jours de classe.

Actuellement, l'emploi du temps des petits Français est l'un des plus resserrés d'Europe, avec 162 jours d'école par an. Ceux qui vont repasser à la semaine de 4 jours tomberont à 144 jours.

Christel Brigaudeau

Commentaire:

Que les choses soient claires:

1- la France est le seul pays au MONDE à adopter ce rythme choisi par des adultes pour des adultes;

2- les élèves en difficultés sont au moment où j'écris ces lignes en souffrance multipliée par le rythme désormais imposé puisqu'on exige d'eux qu'ils absorbent les mêmes programmes sur un temps resserré;

3- l'argument - non démontré scientifiquement mais forgé sur un ressenti et renforcé par sa répétition sans contradiction audible - consistant à dire que les élèves sont fatigués - variante: "surexcités" - laisse nos collègues européens rêveurs et circonspects. Y aurait-il un "micro-climat" au-dessus de notre pays? Ces collègues européens qui pratiquent des rythmes étalés sur 4 jours et demi s'interrogent;

4- enfin, affirmer que c'est seulement la manière d'avoir imposé la réforme qui a incité les syndicats de personnels à s'y opposer est pour le moins étonnant. Lorsque Nicolas Sarkozy, sans une seconde de concertation, a imposé la semaine de 4 jours à l'école, personne à l'époque n'a trouvé que cette manière de faire était contestable.

Christophe Chartreux

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A Voir... Le cercle des petits philosophes - En salle le 18 avril...

14 Avril 2019 , Rédigé par Télérama Publié dans #Cinéma, #Philosophie

Peut-on lire “La Critique de la raison pure” à 7 ans ? Non. Philosopher ? Oui. C’est la conviction de Frédéric Lenoir, qui entend développer l’esprit critique chez les enfants. Rencontre avec le héros du documentaire “Le Cercle des petits philosophes”, jolie chronique d’une année passée avec des élèves d’écoles élémentaires.

La bienveillance, notion lénifiante ? Faux, répond Frédéric Lenoir, pour qui la bienveillance doit être au coeur de l’éducation. Le prolifique philosophe/sociologue/écrivain/conférencier le martèle depuis un moment déjà : il ne tient qu’à nous, les adultes, de faire de nos enfants une relève responsable et clairvoyante, capable de prendre en charge les problèmes que nous avons parfois créés, souvent niés, en tous cas échoués à régler. Dans Le Cercle des petits philosophes, la réalisatrice Cécile Denjean l’accompagne dans deux écoles élémentaires d’Ile-de-France où il a animé des ateliers-philo. Un concept qu’il n’a pas inventé mais contribue à diffuser via la fondation et association SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble), co-créée avec Martine Roussel-Adam en 2017. SEVE forme des adultes (pas nécessairement enseignants) à l’animation d’ateliers philo et propose d’intervenir dans des établissements publics. Le but ? Lutter contre le « prêt à penser », développer la réflexion chez l’enfant mais aussi l’écoute, l’empathie et le respect de l’autre.

D’où vient l’idée des ateliers de philo pour les enfants ?

La première fois que cela m’a traversé l’esprit, je lisais Montaigne, l’un de mes auteurs favoris. Dans ce passage, il est écrit : « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». J’ai beaucoup réfléchi à cette phrase qui oppose l’accumulation des connaissances, le savoir répétitif d’un côté à l’esprit critique, au discernement et au jugement de l’autre. Montaigne va même jusqu’à suggérer que la philosophie soit pratiquée dès la petite enfance. On parle bien de philosopher avec des enfants, pas de leur enseigner l’histoire de la philosophie – celle-ci requiert une intelligence conceptuelle et un vocabulaire développé qu’on acquiert seulement à la fin de l’adolescence. Pour réfléchir, un enfant n’a pas besoin de connaître des mots savants. Un jour, alors que j’animais une conférence, j’ai cité la phrase de Montaigne. Une dame est venue me voir à la fin pour m’expliquer que des ateliers de philo existaient depuis cinq ans dans l’école élémentaire qu’elle dirigeait à Lausanne… Je suis allé sur place et j’ai découvert que de tels ateliers existent dans certains endroits depuis quarante ans !

(...)

Qu’avez-vous retenu de cette année passée auprès des enfants dans le cadre des ateliers-philo ?

Deux choses m’ont frappé. La lucidité des enfants sur la condition humaine – ils sont très conscients des problèmes du monde, des enjeux collectifs, du tragique de la vie – et leur optimisme. Ils ont envie de trouver des solutions, sont motivés. Je me souviens de cet enfant qui m’a étonné en expliquant que la vie est « trop sophistiquée » pour lui mais qui ajoute dans le même élan que si on ne change pas soi-même, on n’arrivera pas à changer le monde. L’autre chose qui m’a frappé, c’est la force de l’intelligence collective. Certains n’ont pas forcément beaucoup d’idées ou ont tendance à se moquer un peu facilement des autres mais peu à peu, en écoutant leurs camarades, ils progressent. Le fait de penser ensemble est extrêmement constructif. 

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Mathilde Blottière

Le Cercle des petits philosophes, de Cécile Denjean sort en salles le mercredi 17 avril.

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