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Vivement l'Ecole!

« Tout comme l’anglais s’apprend, l’égalité femmes-hommes s’apprend »...

25 Mars 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Inegalites

« Tout comme l’anglais s’apprend, l’égalité femmes-hommes s’apprend »...

Les consultantes Agathe Cagé et Elsa Guippe appellent, dans une tribune au « Monde », à faire preuve de créativité pour accélérer le processus menant à la parité au travail.

Tribune. Affaire de la Ligue du LOL, agressions sexuelles dans le milieu sportif, enquête sur le règne du sexisme dans la pub… Chaque semaine ou presque, de nouvelles révélations mettent au jour des pratiques de harcèlement moral ou sexuel à l’encontre de femmes dans de nouveaux milieux professionnels. La libération de la parole pourrait représenter un gage d’espoir. Mais il peut sembler étonnant, voire inquiétant, de constater que ce sont des comportements de vingtenaires, de trentenaires et de quadragénaires qui sont dénoncés. Comme si les générations nées après 1975, après 1980, et même après 1990 pour certaines, ne faisaient pas plus leurs les valeurs de respect et d’égalité entre les femmes et les hommes que toutes celles qui ont grandi pendant les « trente glorieuses ».

Le Forum économique mondial a, en décembre 2018, fait les comptes : la parité dans le monde du travail sera atteinte, au rythme actuel, dans deux cent deux ans. Faisons preuve de créativité et trouvons les moyens de progresser beaucoup plus rapidement. Nos sociétés vont s’autodétruire si elles ne prennent pas à bras-le-corps une double urgence : l’urgence climatique et l’urgence de l’égalité entre les femmes et les hommes – qui, rappelons-le, est fondatrice de toutes les autres. Nos jeunesses sont en train de trouver leurs leaders et leurs moyens d’action pour faire face à la première. Inventons également des méthodes inédites pour ancrer en chacun de nos concitoyens les valeurs de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Notre proposition est simple. La France a une passion démesurée pour les examens et les concours ? Les apprentissages de nos jeunes se construisent en fonction des exigences académiques ? Instaurons une épreuve d’égalité entre les femmes et les hommes obligatoire pour chaque examen et concours. Cette épreuve pourrait se décliner en plusieurs volets : une évaluation théorique de maîtrise des connaissances, sous forme de questionnaire, portant sur l’état des lieux et les chiffres des inégalités entre les femmes et les hommes en France et dans le monde, l’impact en termes de performance économique de ces inégalités, les instruments de lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi que le cadre légal et réglementaire fixant les droits et les devoirs en matière d’égalité femmes-hommes.

(...)

Agathe Cagé (Consultante) et Elsa Guippe (Consultante)

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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Revue de Presse Education... Suicide - Réforme du Bac - Grève - Semaine de la presse...

25 Mars 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Suicide - Réforme du Bac - Grève - Semaine de la presse...

Le suicide d’un enseignant - la réforme du Bac - la grève des enseignants du primaire- la semaine de la presse à l’école - le "vrai" classement des lycées - le changement climatique

Suicide

Val-d’Oise : soupçonné de violence, l’enseignant met fin à ses jours
Visé par la plainte d’une mère de famille qui l’accuse de violence sur son fils, un instituteur de l’école Flammarion d’Eaubonne s’est donné la mort. La communauté scolaire est sous le choc.
Que dire de plus, sinon, s’associer à la peine de sa famille, de ses collègues et de ses élèves ?

Réforme du Bac

Est-il vrai que Marx et Freud vont disparaître du programme de philo au lycée ?
Les notions de « travail » et d’« inconscient » ne figurent pas dans la proposition de projet de programme qui a été présentée aux associations de professeurs de philosophie.
Il sera donc toujours possible de les enseigner aux élèves avec un programme sans notion de « travail » ni d’« inconscient », par exemple en étudiant le « désir » pour Freud, ou « l’histoire » pour Marx. « Mais s’il n’y a plus de travail, il ne sera plus nécessaire d’étudier Marx », estime Frédéric Le Plaine, président de l’Acireph. Il regrette la disparition de cette notion qui est « l’un des chapitres qui intéresse le plus les élèves », selon lui. « C’est une réalité concrète et une valeur centrale dans notre société »

Grève

Éducation : la grève des notes dans un lycée de Tours
Afin de faire entendre leurs revendications, certains professeurs d’un lycée de Tours (Indre-et-Loire) ont décidé de faire la grève des notes. Cette pratique divise.
Certains enseignants auraient reçu un rappel à l’ordre.

Pourquoi la grève a été très suivie par les enseignants de primaire
Un quart des professeurs des écoles et 8 % de ceux du secondaire ont répondu à l’appel des syndicats, mardi.
La forte mobilisation des enseignants du premier degré a de quoi surprendre, alors que les réformes en cours concernent au premier chef les enseignants du lycée, qui verront les filières générales S, L et ES supprimées à la rentrée 2019. Ce sursaut est d’autant plus surprenant qu’il prend pour prétexte une journée de grève interprofessionnelle à laquelle plusieurs syndicats enseignants n’appelaient pas, comme le Snalc, le SGEN-CFDT ou le SE-UNSA.
Le vote à l’Assemblée de la loi « pour une école de la confiance » a « ébranlé » les professeurs des écoles qui, dit-on dans les rangs syndicaux, voient se profiler la possibilité de regroupements entre écoles et collèges dans des « établissements publics des savoirs fondamentaux ». Une mesure présentée en commission des lois sans faire son chemin dans les instances habituelles de discussion. Lire aussi le contenu du projet de loi Blanquer.

« Les enseignants se sont sentis dépossédés de cette loi, juge Francette Popineau. Ils ont bien vu que leurs représentants n’avaient pas eu leur mot à dire. »

Semaine de la presse à l’école

Comment les médias expliquent l’actualité aux enfants ?
À l’occasion de la semaine de la presse à l’école, les enfants découvrent les métiers de l’information. Il est parfois difficile pour eux de comprendre l’actualité dans les médias traditionnels. Certains journalistes se sont donc spécialisés et expliquent l’actualité aux plus jeunes âgés de 6 à 13 ans.

Les réseaux sociaux sont-ils dangereux ? La réponse filmée de Jean-Michel Blanquer à des collégiens.

Classement des lycées

Même Capital publie ce type de classement qui mesure la "plus-value d’un lycée" !

Classement des lycées 2019 : les établissements généraux et technologiques qui font le plus progresser leurs élèves
Pendant longtemps, pour se démarquer, les lycées comptaient sur le taux de réussite de leurs élèves au baccalauréat. Mais, pour les futurs lycéens et leurs parents, cela ne donnait pas forcément une vision d’ensemble de la qualité de l’établissement visé. En effet, un établissement très sélectif, qui choisit les meilleurs “éléments” dès la classe de seconde, aura évidemment de biens meilleurs résultats qu’un autre qui accepte tout le monde au départ. Un autre critère d’appréciation des lycées peut donc prendre tout son sens : sa capacité à faire progresser les élèves.
Cette donnée, c’est la “valeur ajoutée”, publiée ce mercredi 20 mars par le ministère de l’Éducation nationale, sur laquelle nous nous sommes focalisés pour l’ensemble des lycées généraux et technologiques de France. Celle-ci permet d’évaluer l’écart entre le taux de réussite réel et le taux de réussite qui pouvait être attendu. Dans le jargon du ministère, le “taux de réussite attendu” correspond aux résultats “que le lycée atteindrait si ses élèves réussissaient en moyenne comme les élèves de mêmes caractéristiques (âge, origine sociale, sexe, niveau scolaire à l’entrée au lycée), et à structure des établissements égale (part d’élèves en retard scolaire, part de filles/garçons, niveau scolaire moyen à l’entrée au lycée...)”.

Jean-Michel Blanquer : "Le scandale, c’est l’échec dans l’enseignement supérieur"
Le ministre de l’Éducation nationale a défendu jeudi devant des lycéens, dans une émission spéciale sur Europe 1, la réforme du bac, en assurant qu’elle va permettre de "sortir d’un système où le bac était parfois un petit peu artificiel".

Du Climat scolaire au changement climatique

Du bon usage des toilettes dans les établissements scolaires par l’éducateur équitable (blog)

« Ecrire sur les toilettes n’est pas sans risque tant le sujet peut prêter à des blagues à caractère scatologique. Pourtant cette thématique nous concerne tous comme le montre un article récent du Canard enchainé en date du mercredi 20 février 2019. Celui-ci était titré : « une drôle de réunion de cabinet »…( et traitait des toilettes des sénateurs. Dans son blog, l’éducateur équitable, un CPE rappelle qu’)
Eric Debarbieux explique que lorsqu’il interroge des élèves sur le « climat scolaire », une constante émerge en France : les réclamations quant aux toilettes : « Une grande enquête menée par l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (2014) a montré que plus d’un tiers des élèves ne fréquentent pas les toilettes »2. Les élèves soulignent, en effet, qu’il s’agit là d’un lieu insécure où les violences sont fréquentent.
Dans l’un de mes collèges, j’ai été amené à interroger les élèves sur le harcèlement en milieu scolaire et l’enquête a confirmé que cette espace était, avec les couloirs ou les abords de l’établissement, redouté des élèves. Il faut dire aussi que cet espace concerne directement le corps dans son intimité. Quoi de pire que de se retrouver le pantalon sur les chevilles devant un groupe d’élèves ? »

Enseigner le changement climatique
Le dérèglement climatique est trop peu enseigné, de l’école à l’université
De plus en plus d’enseignants et de chercheurs critiquent la place insuffisante accordée au changement climatique dans les programmes.
« Quand je me dis que 700 000 jeunes ont leur bac chaque année sans les clés pour comprendre le dérèglement climatique et comment y faire face, j’ai un sentiment d’échec très profond », confie l’experte du climat. « Réaliser ces enjeux à 25 ans, c’est bien, mais c’est trop tard », assure celle qui considère qu’un apprentissage « approfondi et régulier » depuis le plus jeune âge est essentiel pour être « armé face aux “fake news” ou au climatoscepticisme ».

Rosalie, lycéenne : « Je n’ai pas le souvenir d’avoir été sensibilisée aux enjeux climatiques »

Des lycéens ont interpellé le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer et le ministre de l’écologie François de Rugy lors d’une rencontre à Vanves vendredi 22 mars

Mon idée pour la France : « Faire de la lutte contre le changement climatique une priorité de l’éducation nationale »
Par Valérie Masson-Delmotte et Laurence Tubiana
« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France. Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, et Laurence Tubiana, professeur à Sciences-Po, expliquent que les jeunes générations sont celles qui devront s’adapter à un climat qui continuera à changer, tout en portant la transformation vers la neutralité carbone.

Catherine Rossignol

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Julio Numhauser... (Y Maciel...)

24 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Edgar Allan Poe...

24 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

J’ai perdu ma mère de bonne heure ; elle avait une sœur, — une seule ; — celle que j’ai aimée dans ma jeunesse, et dont ma plume retrace aujourd’hui le souvenir avec calme et clarté, était la fille unique de cette sœur. Ma cousine se nommait Éléonore. Nous avons grandi ensemble, sous un soleil tropical, dans la Vallée-aux-Herbes-Multicolores. Personne ne pénétra jamais sans guide dans cette vallée lointaine, située au milieu d’une chaîne de montagnes gigantesques qui l’entouraient, sourcilleuses, de tous les côtés et en garantissaient les douces retraites contre la lumière du soleil. Dans le voisinage, pas un seul sentier battu ; pour gagner notre heureuse demeure, il fallait repousser, avec force, le feuillage de bien des milliers d’arbres et fouler aux pieds la beauté de bien des millions de fleurs odorantes. Voilà pourquoi nous vivions seuls, ne connaissant rien du monde en dehors de la vallée, — moi, ma cousine et sa mère.

Une rivière, profonde et peu large, se glissait hors de l’ombre où restaient plongées les régions situées au delà des montagnes, à l’extrémité supérieure de notre domaine si bien abrité. Elle brillait plus que quoi que ce soit au monde, sauf les yeux d’Éléonore, et se dérobait dans de capricieux méandres, pour disparaître enfin, par un ravin ombreux, dans des collines plus indistinctes encore que les hauteurs d’où elle était sortie. Nous l’avions surnommée la rivière du Silence, tant son cours tranquille invitait au repos.

Elle ne laissait pas échapper le plus léger murmure ; elle serpentait si doucement que les cailloux, que nous aimions à contempler tout au fond de son lit, loin de remuer, conservaient une immobilité satisfaite et brillaient comme des perles sans jamais changer de place.

Edgar Allan Poe - Eleonora

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Maroc: dispersion d'une grande manifestation de jeunes contractuels de l'enseignement...

24 Mars 2019 , Rédigé par Slate Afrique Publié dans #Education

Maroc: dispersion d'une grande manifestation de jeunes contractuels de l'enseignement...

Les forces de l'ordre ont dispersé dans la nuit de samedi à dimanche un rassemblement de jeunes contractuels de l'enseignement qui voulaient camper devant le parlement à Rabat pour protester contre leur statut, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la soirée, ils avaient été plusieurs milliers à manifester dans le centre-ville pour demander des contrats permanents au sein de l'éducation nationale.

Les manifestants, hommes et femmes de 20 à 30 ans, parfois en blouses blanches, souvent avec des petits sacs à dos, avaient défilé tout l'après-midi dans le calme dans les rues de la capitale marocaine avec des slogans comme "le peuple veut l'abolition de la contractualisation" ou "liberté, dignité, justice sociale".

La nuit tombant, les manifestants ont éclairé leur téléphone portable et allumé quelques bougies, avant d'installer un grand campement improvisé devant le parlement de Rabat.

Les forces de l'ordre les ont dispersés avec matraques et canons à eaux, après plus de deux heures de négociation pendant lesquelles ils ont refusé de lever le camp.

Les 55.000 enseignants contractuels du pays manifestent régulièrement depuis des mois pour réclamer le statut de fonctionnaires au sein de l'Education nationale et protester contre la politique de "recrutement par contrat" (CDD) en vigueur depuis 2016.  

Les contractuels ont entamé une grève depuis le 3 mars et avaient déjà, il y a quinze jours, campé devant les académies régionales dans différentes villes. Ces enseignants ont les mêmes salaires que les permanents -5.000 dirhams par mois, soit environ 460 euros- mais se plaignent de ne pas jouir des mêmes droits, notamment pour la retraite.

Le gouvernement leur a fait différentes propositions, notamment de les intégrer dans les académies régionales, mais toutes ont été jugées insuffisantes au fil des semaines.

Les jeunes contractuels ont prévu de participer dimanche à Rabat à une nouvelle manifestation organisée par plusieurs partis et syndicats contre la loi cadre sur l'enseignement et contre la privatisation de l'enseignement public.

La date du 23 mars a été choisie en référence à la grande manifestation étudiante du 23 mars 1965, qui s'était terminée par un bain de sang à Casablanca et avait débouché sur l'état d'exception pendant les "années de plomb".

Le 20 février dernier, une des manifestations des contractuels coïncidant avec la date anniversaire du mouvement pro-démocratie du 20-Février, né en 2011 durant le Printemps arabe, avait été dispersée à Rabat par la police, faisant plusieurs blessés.

L'enseignement public marocain fait l'objet de critiques récurrentes: bas niveau des élèves et fort abandon scolaire, classes surchargées, écoles fermées dans les grandes villes pour laisser place à des projets immobiliers, privatisation continue du secteur...

L'Etat a dédié une enveloppe de près de six milliards d'euros pour l'enseignement en 2019 et lancé une "vision stratégique de la réforme de l'Education" visant à "l'édification d'une école de l'équité et de la qualité" d'ici 2030.

Slate Afrique

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Mes "chroniques Médiapart"...

24 Mars 2019 , Rédigé par christophe - Médiapart Publié dans #Education

Mes "chroniques Médiapart"...

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Emmanuel Macron... Quand son "débat" illustre le simulacre qu'il a construit... Par Christophe Chartreux

24 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

Emmanuel Macron... Quand son "débat" illustre le simulacre qu'il a construit... Par Christophe Chartreux

Il y a quelques temps déjà (Novembre 2017), Harold Bernat intitulait, dans "Le néant et le politique - Critique de l'avènement Macron" paru aux éditions L'Echappée", son chapitre 1:

"Construction du simulacre Macron"

Un simulacre, rappelons-le, c'est ce qui n'a que l'apparence de ce qu'il prétend être.

Depuis 2017, les français ont assisté sidérés, médusés, admiratifs aussi parfois, à l'installation méthodique, pensée, théorisée d'une suite de "simulacres". Je n'en ferai pas ici l'énumération mais m'attarderai sur un seul: celui du Grand Débat National.

Un "modèle"' de simulacre car il n'est pas "Grand", ne correspond en rien aux diverses définitions du mot "Débat" et n'est "national" qu'en partie, la jeunesse et les "quartiers" tournant largement le dos à la convocation du Président de la République.

Car il s'agit bien de cela. D'une convocation à débattre sur ordre, de manière très encadrée, bornée, limitée, ceci afin de contrebalancer le débat inorganisé, anarchique, spontané, libre mis sur les rails de la démocratie par les Gilets Jaunes avant que ceux-ci soient délogés des ronds-points investis, puis dépossédés de la réflexion contradictoire par les violences des populistes extrémistes de gauche et de droite. Violences fort bien exploitées par le sommet de l'Etat et par toutes celles et ceux ayant intérêt à faire taire la "parole anarchique", c'est à dire cette infime minorité de français au pouvoir ou dans les contre-pouvoirs, mais ayant en commun de vivre des avantages que ce même pouvoir et ces mêmes contre-pouvoirs leur octroient. Ils se reconnaîtront.

Le Grand Débat National a été décidé d'en-haut. Les médias nous en montrent l'écume.

Une écume omniprésente incarnée par la silhouette en chemise blanche et cravate noire du cadre supérieur "briefant" ses équipes, micro en main, debout quand la France est priée de rester assise: Emmanuel Macron toujours pressé de construire la start-up nation de ses rêves. Pour parvenir à ses fins, n'encourage-t-il pas la création d'une Ecole "marchandisée", formant (formatant?) de futurs collaborateurs dociles, "bankable", souples et corvéables à merci?

Comment un "débat" - j'enferme le mot entre des guillemets tant ce "débat" n'en est pas un - décidé, verrouillé par le pouvoir pourrait-il déboucher sur autre chose que des décisions - déjà prises sans doute - favorisant toujours les castes dirigeantes et celles vivant à leurs crochets?

Le Président Macron, le gouvernement et sa majorité ont très vite compris le danger que pouvaient représenter les Gilets Jaunes: incarner une limite infranchissable aux pouvoirs politiques et économiques. C'était évidemment intolérable et trop risqué quand cette limite est le spectacle des injustices - fiscales entre autres mais pas uniquement - jetées quotidiennement à la face des français par le biais des chaînes d'informations, et pour certaines, de communication gouvernementale, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Injustices considérées comme consubstantielles du système défendu par la Macronie triomphante. Tu joues... Tu gagnes... Tu perds... La vie selon Macron...

La vie selon une majorité composée de "français qui vont bien", ne représentant qu'une part infime de la nation profonde, n'ayant pour la quasi totalité d'entre eux jamais connu les difficultés quotidiennes dont s'entretenaient les gilets jaunes sur les ronds-points.

Dire tout cela, je le sais, sera contesté - et c'est tant mieux car le débat c'est cela - par celles et ceux qui voient dans les Gilets Jaunes un "ramassis inculte", des "fachos", des "militants d'extrême gauche avides de sang", des "nantis en mal de contestation", des "complotistes", etc. Je reprends ici les formulations lues en particulier sur les réseaux dits "sociaux". La haine qui s'est abattue sur ce mouvement n'a d'égale que la peur panique qu'il a provoquée dans le microcosme. Ce microcosme fonctionnant dans l'entre-soi, parfois même par la cooptation - Alain Juppé au Conseil Constitutionnel - et ayant confisqué le pouvoir à ces outrecuidants qui ont un jour eu le toupet d'avoir seulement l'idée de le reprendre par la parole. Ils osaient dénoncer le pouvoir et ses injustices institutionnelles dont la principale concerne le pouvoir économique permettant à quelques-uns de s'approprier la souveraineté nationale.

Voilà pourquoi ce "Grand Débat" mis en scène par le Président de la République était un simulacre.

Désormais nous attendons les décisions du Président de la République puisque les débatteurs ont été priés de sagement reprendre le chemin de l'écoute passive et de l'obéissance la moins critique possible...

Christophe Chartreux

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A Voir... Boy Erased... En salle le 27 mars...

24 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

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The Travelling Wilburys...

23 Mars 2019 , Rédigé par christophe

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Coup de coeur... Eric Vuillard...

23 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Ainsi, des quatre coins de l'Empire surgirent des hordes de misérables. Müntzer chantait, la foule venait. Le landgrave de Hesse n'en croyait pas ses yeux. Puis ce furent les ouvriers des villes, les fous, toute la paysannerie se souleva brusquement. Il y eut un grand effroi chez les nobles et les bourgeois. Les femmes quittaient le foyer, les enfants marchaient à travers champs la suite du Saint-Esprit. Les jeunes filles, les vagabonds, la populace atroce, les bêtes même ! On vit ainsi toutes sortes de gens, allant par deux ou trois, tout seuls aussi, partis sans bagage, sans rien. On ne savait pas ce qu'ils voulaient. Les seigneurs et leurs bandes armées n'osaient plus rien faire ; ils les regardaient passer, effarés. Une vague crainte commençait de naître. Que fallait-il décider ? On n'avait jamais vu ça. Tout le monde laissait derrière lui sa maison, sa cahute, et rejoignait la foule errante. Et où allaient-ils tous ces gens ? On l'ignorait. On craignait même de les disperser. Ils dormaient dans les bois, dans la paille, rêvant.

Eric Vuillard - La Guerre des Pauvres

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