Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

A la rencontre de Virginie, une enseignante qui se démène dans une école à classe unique du Vaucluse...

17 Mars 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

A la rencontre de Virginie, une enseignante qui se démène dans une école à classe unique du Vaucluse...

EXTRAIT

"Vous tournez à gauche au lavoir et c'est un peu plus haut." Un dernier effort avant d'atteindre la petite école de Blauvac (Vaucluse), où Virginie Vulic, 57 ans, enseigne depuis maintenant douze années. Cette professeure des écoles de classe unique compose au quotidien avec 21 élèves, allant de la grande section de maternelle au CM2. L’école se trouve dans le hameau de Saint-Estève, qui appartient à la commune de Blauvac, où vivent un peu plus de 500 habitants. La plupart des parents travaillent à des dizaines de kilomètres de là. Chaque matin, ils déposent leurs enfants à la garderie de l'école entre 8 et 9 heures. Comme à Blauvac, une école en milieu rural sur six fonctionne sur le système de classe unique. Comment enseigne-t-on, seule, dans un établissement isolé ? Pendant deux jours, nous avons suivi le quotidien de Virginie Vulic.

Une matinée chronométrée

Il est un peu moins de 9 heures, en ce jeudi matin de février, et Virginie fait le pied de grue à côté du portail qui donne accès à l'école. Les enfants arrivent un à un avec leurs parents. Le tutoiement est de rigueur avec la maîtresse et les relations se font presque amicales. Devant l'école de Blauvac, tout le monde se connaît. Le rituel matinal est bien rodé : les enfants se mettent en rangs, des plus petits aux plus grands ; deux élèves sont missionnés pour compter ceux qui mangeront tout à l'heure à la cantine. Puis ils se mettent en rangs, deux par deux. Devant la file, Virginie demande le silence. Ses yeux bleus perçants fixent les élèves, les deux mains en l'air, en suspension. "OK, c'est parti !" Le marathon est lancé.

"En arrivant ici je me disais 'j'ai six niveaux à gérer, je devrais être payée six fois plus'", plaisante Virginie. En tout cas, il faut bien six fois plus d'énergie pour s'occuper d'une classe unique avec six niveaux. Les élèves s'empressent de faire la queue devant le bureau de l'enseignante, à peine installée sur sa chaise, pour emprunter les livres de la bibliothèque commune à la classe. Virginie disparaît derrière les têtes qui s'agglutinent et les mains qui s'accrochent aux bords du bureau. Patiente, elle prend le temps de noter les références de chacun. En douze ans d'expérience, elle a appris à organiser ses journées de manière précise. "Je fais ça le matin parce que le soir j'ai peur qu'on n'ait pas le temps ou que j'oublie", explique-t-elle en se dirigeant vers les CP.

La maîtresse slalome entre les tables des élèves regroupés par niveaux : "A droite au fond de la classe, il y a les CP-CE1 ; à côté les CE2, qui sont dos aux CM, et puis les maternelles qui sont avec Malorie à l'entrée de la classe." La présence de Malorie, une agente territoriale spécialisée (Atsem) qui l'accompagne depuis 2014, lui permet de gérer plus sereinement la classe. Tout est réglé comme un orchestre. Chaque niveau a son tableau et le programme de la semaine y est affiché sur une feuille. "Comme je ne peux pas être présente partout au même moment, ils savent ce qu'ils doivent faire comme exercices et je viens les voir s'il y a des problèmes", explique Virginie, qui prépare ses plannings chaque semaine. Ce planning, qu'elle connaît par cœur, lui permet de jongler entre les mathématiques, le français, la géographie ou encore la poésie.

Mais cela n'empêche pas la professeure des écoles de mélanger parfois les programmes des différents niveaux. "Une fois, j'expliquais les multiplications à deux chiffres aux CE2 et ils ne comprenaient pas... J'avais sauté une étape. J'étais persuadée qu'on avait déjà vu ce point ensemble. En réalité, je l'avais fait avec les CM2", raconte-t-elle, en surveillant les élèves d'un œil, toujours à l'affût d'un appel à l'aide. Difficile pour l'enseignante de rester en place. "C'est pour ça que je ne mets jamais de robe ou de jupe", confie-t-elle, stylo rouge bien accroché à la poche arrière de son jean, en s'élançant vers les CM2 en plein apprentissage des unités de mesure.

Avec 21 élèves, âgés de 5 à 10 ans, le bruit a vite fait d'envahir la pièce. Alors qu'elle règle un problème de planning avec un CM2, un CE1 l'interpelle : "Maîtresse, on peut faire l'exercice suivant ?" Le reste de la classe se déconcentre. Immédiatement, des petits poings fermés se lèvent du côté des CE2. Virginie a instauré cette règle lorsque le volume sonore s'élève un peu trop. Et quand la méthode ne fonctionne pas, elle utilise son arme ultime gardée sur le bureau : une cloche en fer pour faire revenir le silence.

Une fois les exercices terminés, les élèves viennent déposer leurs cahiers pour obtenir une correction personnalisée. Il est 10 heures et c'est la queue devant le bureau de Virginie. "On attend parfois longtemps, alors on essaie de négocier avec celui qui est devant pour passer avant", explique Anouk, élève de CE2. La maîtresse, qui s'assoit pour la première fois de la matinée, les corrige un par un, tous niveaux confondus, en privilégiant toujours les petits car "ça va plus vite". Pas de sonnerie pour signaler l'heure de la récréation, une demi-heure plus tard. Les élèves de maternelle sont les premiers à sortir dans la cour, sous l'œil de Malorie. C'est le signal pour les plus grands : ils pourront bientôt aller s'amuser.

(...)

Auriane Guerithault

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Les Ogres de Barback...

16 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Taslima Nasreen...

16 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

A présent je reçois deux fois par jour la mort en visite. Nous nous donnons un baiser appuyé, nous nous asseyons côte à côte, notre conversation est des plus animées. Son corps est merveilleusement parfumé. Quand je lui raconte ma vie, le menton posé sur ses genoux... la rivière débordante, oùj'ai plongé mon adolescence, mes jeux – quand je lui raconte les parties de marelle, mes deux nattes battant au vent, mes courses éperdues derrière un cerf-volant, mes bains au clair de lune au bord de l'étang, quand je lui raconte les éclats de l'astre nocturne que j'attrapais en tendant la main vers l'eau, croyant y pendre un poisson argenté ..., je vois la rosée perler dans ses yeux,j'entends sa voix se nouer.

A présent, je reçois deux fois par jour la mort en visite. Tout en me caressant affectueusement les cheveux, le dos, elle m'a promis de revenir me voir, de ne plus me laisser seule dans le noir, de m'emmener chez elle, dans sa demeure étincelante, et de m'y garder.

Taslima Nasreen - Rumeurs de haine

Lire la suite

Les données personnelles détenues par l’éducation nationale, un trésor convoité...

16 Mars 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Les données personnelles détenues par l’éducation nationale, un trésor convoité...

EXTRAIT

Les informations personnelles numérisées sur les élèves et les personnels de l’éducation représentent une manne pour de nombreux éditeurs de logiciels. Le ministère promet de rédiger un « code de conduite ».

(Cet article est paru dans la newsletter Le Monde de l’éducation du 12 mars. Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette nouvelle lettre hebdomadaire en suivant ce lien. Chaque mardi matin, vous pourrez y lire des enquêtes originales sur le monde de l’enseignement et des tribunes exclusives.)

« Il a vendu les données des élèves de CP ! » Devant ses collègues réunis dans la salle des maîtres, une enseignante brandit un tract syndical, rouge de colère. Est-il possible que les résultats des évaluations des élèves de CP se retrouvent hébergés en Irlande sur un serveur d’Amazon ? « Le ministre a vendu ces données pour se faire de l’argent. Tout cela sur le dos des écoliers : tel est l’état d’esprit qui règne dans la profession », résume une des enseignantes, témoin de la scène fin septembre 2018, qui reste perplexe.

Suspicion et paranoïa. Les données personnelles des élèves et des enseignants font l’objet de tous les fantasmes, à mesure que les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ont passé sans frapper la porte de nos vies personnelles et professionnelles. « Nous avons reçu plus de 2 000 demandes au sujet des évaluations de CP, illustre Gilles Braun, délégué à la protection des données des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. L’inquiétude des parents est légitime sur ce que cette grande administration peut faire des données relatives à leurs enfants. Lesquelles sont traitées ? Qu’en fait l’éducation nationale ? Est-ce bien utile ? Combien de temps les conserve-t-elle ? »

A ce jour, rien n’interdit d’aller sur des sites hébergés en Europe, ajoute le haut fonctionnaire lui-même responsable des 400 traitements de données à caractère personnel mis en œuvre par les administrations centrales des deux ministères. En l’occurrence, dans le cas des évaluations de CP, « le ministère a hébergé des données anonymisées sur un serveur sécurisé d’Amazon, assure Gilles Braun. Notons que ces données n’étaient plus à caractère personnel et que le périmètre du règlement général sur la protection des données [RGPD] ne s’appliquait donc pas ».

Bracelets connectés et reconnaissance faciale

En vertu de ce règlement européen entré en application en France en mai 2018, « les données scolaires ne sont pas considérées comme des données sensibles dont le traitement est interdit, précise Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des relations avec les publics et la recherche à la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Sauf si elles sont relatives aux origines ethniques, raciales, à la vie sexuelle, à l’appartenance syndicale, aux opinions politiques, religieuses, à la santé, aux données biométriques et aux données génétiques ». Soit un champ somme toute assez large, potentiellement couvert par de multiples traitements informatiques.

Bracelet connecté qui signale aux parents l’arrivée de leur enfant au collège, logiciel de gestion des exigences alimentaires à la cantine, reconnaissance faciale pour accéder au lycée… Les expérimentations vont bon train et appellent à une plus grande prise de conscience des enjeux liés à l’intelligence artificielle.

Dans les académies, l’éducation nationale abrite des milliers de données qui dorment sur des serveurs parfois depuis plusieurs années. « Il suffirait de rassembler deux fichiers de données courantes pour créer de vraies données sensibles, atteste un fonctionnaire en poste dans un rectorat. Tout le monde a accès à des fichiers Excel avec le nom et l’état civil des enseignants. Si le professeur est un homme et qu’il a un mari, on a directement une donnée sensible touchant à son orientation sexuelle. »

Pour se conformer au règlement européen, plus protecteur mais aussi plus tatillon, chaque rectorat s’est doté d’un délégué à la protection des données et tous se sont mis en ordre de marche. « Nous sommes contraints de modifier toutes nos applications pour y installer des boutons de recueil de consentement [« J’accepte les conditions »]. Il faut aussi nettoyer et anonymiser les fichiers de nos réseaux intranet… Ce sera une opération de longue haleine », prévoit le fonctionnaire.

(...)

Soazig Le Neve

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Nouveaux programmes des lycées : mais où est passé l'environnement?...

16 Mars 2019 , Rédigé par LCI Publié dans #Education

Nouveaux programmes des lycées : mais où est passé l'environnement?...

Cette professeure estime que son métier, l'enseignement, est "un élément majeur pour lutter contre le réchauffement climatique", en sensibilisant les élèves dès le plus jeune âge sur la nécessité d'en limiter ses effets. Alors, quand elle a découvert les nouveaux programmes du lycée, elle est tombée des nues. "Nous sommes nombreux dans l’enseignement à nous inquiéter, les thématiques liées au dérèglement climatique sont particulièrement absentes" dit-elle.

On aimerait que ce soit considéré comme une question de formation citoyenne importante mais ce n'est pas le casValérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU
 
Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, était présente lors de l'examen des programmes par le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE). Elle confirme : "Que ce soit l’environnement, le développement durable ou le dérèglement climatique, c’est toujours un peu effleuré, mais ce n’est jamais pris en charge comme un domaine en tant que soi, ce qui est un vrai problème", explique-t-elle. "On aimerait que ce soit considéré comme une question de formation citoyenne importante, demandant des connaissances scientifiques, mais ce n'est pas le cas."

Comment expliquer de telles lacunes alors que les alertes concernant le réchauffement climatique se multiplient ? Valérie Sipahimalani a son explication : "Actuellement, dans les programmes encore en cours, on les traite à la fois peu et beaucoup. C’est disséminé dans différentes disciplines mais à chaque fois on étudie les mêmes choses, notamment les agrosystèmes ? Il y a donc beaucoup de redites, et ça a lassé tout le monde." Avec les nouveaux programmes, l'Education nationale a voulu rectifier le tir. "Le problème, c’est qu’il y a eu un retour de balancier, et c’est très peu traité", ajoute-t-elle. "Par exemple, la géographie n’en parle plus, ou presque plus."

A l'école, on fait de la sensibilisation, mais on n’en est plus là.Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE
 
Un manque qui n'est pas passé inaperçu du côté des parents d'élèves. "On n’est pas à la hauteur, on n’est pas au rendez-vous de l’Histoire", regrette Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE. "Il y a clairement un manque de prise en compte de ces questions environnementales dans le nouveau programme, il faudrait même que ce soit une matière à part entière, mais ça n’apparaît pas dans le tronc commun."

Une matière dédiée, c'est aussi ce que réclame les lycéens. "C'est un vrai manque", estime Louis Boyard, président de l'UNL. "Actuellement, on parle un peu d'environnement en géographie et en sciences économiques et sociales, mais ce n'est pas terrible. On nous y apprend par exemple que c'est la croissance qui va permettre de nous en sortir", détaille-t-il d'un air peu convaincu. "Avec le nouveau programme, c'est le grand vide." Pourtant sa génération a conscience de l'importance d'apprendre sur ce sujet. "On a tous conscience du réchauffement climatique, on le sait depuis des années mais la génération qui va subir ça, c'est la nôtre", nous dit Louis Boyard. "À l'UNL, on dit qu'il faut changer l'école pour transformer la société. Là clairement, l'école de M. Blanquer, elle ne parle pas de demain."

(...)

Claire Cambier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite

Découverte - Chants de résistance... Sarah Lenka...

16 Mars 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Musique, #Histoire

C'est son 4e album, il s'intitule "Women's legacy", c'est un album de paroles, de paroles poignantes, de chants de femmes, de femmes noires, de femmes esclaves, 16 chants en héritage, en résistance. On écoute la chanteuse jazz Sarah Lenka.

Paroles poignantes, incantations répétées au seigneur, son du labeur, la chanteuse jazz Sarah Lenka reprend de sa sensible voix éraillée, le chant des femmes esclaves afro-américaines. Des chants de femmes esclaves du XIXème siècle collectés aux Etats-Unis par l’ethnologue Alan Lomax. Un héritage qu’elle prolonge avec quatre de ses merveilleuses compositions.

Page Facebook de Sarak Lenka

Concerts

Le 19 mars dès 19h30 au Café de la Danse à Paris.

Lire la suite

Education - Elle est où la faute professionnelle?...

16 Mars 2019 , Rédigé par Snuipp-Fsu Publié dans #Education

Education - Elle est où la faute professionnelle?...

Dans un courrier commun au ministre de l'Éducation nationale, le SNUipp-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, le Snudi-FO, la CGT-Éduc’action et Sud-éducation s’insurgent contre ses menaces de sanction à l’encontre des personnels qui refusent d’appliquer tout ou partie des évaluations CP. Ils lui demandent de retrouver le chemin du dialogue.

Monsieur le ministre,

C’est avec stupéfaction que nous apprenons que vous avez donné des consignes pour mettre en œuvre des mesures disciplinaires à l’encontre de nos collègues qui n’ont pas appliqué tout ou partie du protocole d’évaluations nationales.

Depuis des mois, nous avons cherché à dialoguer et vous avons alerté à plusieurs reprises sur ces évaluations avec force arguments, tant sur le contenu que sur la forme, mais aussi sur les défauts techniques massifs rencontrés pour la saisie et l’utilisation qui peut en être faite.
Si certaines consignes de passation ont été adaptées, vous n’avez rassuré ni les collègues ni les organisations syndicales sur les choix pédagogiques à l’œuvre dans ces évaluations. De plus, votre communication sur les résultats des évaluations en octobre dernier alors que les résultats n’étaient que partiellement saisis, a contribué à renforcer les doutes sur le véritable objectif de ces évaluations. C’est pourquoi nous avions exigé l’abandon de ce protocole d’évaluation.

Aujourd’hui, plutôt que de convaincre les professionnels, plutôt que d’engager le dialogue avec leurs représentants, vous préférez utiliser la menace et les sanctions. Comment considérer que des professeurs, qui appliquent les programmes, mettent en place des enseignements conformément aux derniers textes en vigueur, réalisent des évaluations régulières pour mesurer les progrès et les réussites des élèves et adapter leurs enseignements, sont en faute ?

Ce qu’expriment les équipes pédagogiques dans leurs choix d’utiliser, dans le cadre de leur liberté pédagogique, leurs outils plutôt que ceux du ministère, est une formidable occasion de travailler à un dialogue au plus près du terrain pour faire remonter les besoins et valoriser le travail des enseignants. Pour que l’école réussisse, il faut s’appuyer sur l’engagement sans faille de ceux qui la font vivre au quotidien.

Monsieur le ministre, nous vous demandons de ne pas provoquer une rupture définitive entre la rue de Grenelle et les professeurs. Vos menaces s’opposent à notre vision d’un enseignant professionnel acteur de son action pédagogique. Elles sont contraires à l’intérêt des élèves. Nous vous demandons de retirer cette menace de « faute professionnelle » et de retrouver rapidement le chemin du dialogue.

Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre, en l'expression de nos respectueuses salutation.

Francette Popineau, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU

Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa

Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT

Norbert Trichard, secrétaire général du Snudi-FO

Patrick Désiré, secrétaire général de l'Unsen-CGT Éduc'action

Fatna Seghrouchni, co-secrétaire fédérale de Sud-Éducation

Lire la suite

Camille et Julie Berthollet...

15 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Philippe Sollers...

15 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

TIMONIER

  Un timonier, en termes de marine, est celui qui tient le gouvernail d'un navire. Son rôle est donc essentiel, surtout pendant des tempêtes ou l'approche des côtes, avec leurs récifs. Combien de naufrages évités grâce à un bon timonier! Il y en a eu des dizaines de milliers sur toutes les mers et les océans du globe. Ici, je ne peux que penser à mon arrière-grand-père, Henri, que je vois, soudain, à bord du Nouveau balayé par l'écume. Pensait-il à sa belle Irlandaise, Edna, au milieu des hurlements du vent et des vagues ? Sûrement. Vivement le calme du retour à Bordeaux.

  Un révolutionnaire conséquent du XXe siècle, hautement criminel, avec une personnalité très étrange, a mené, contre l'argent, une guerre radicale. Il n'a certainement jamais lu aucune pièce de Shakespeare, mais on l'a pourtant surnommé « Le Grand Timonier ». C'est ce foutu Mao en personne, qui aimait répéter, par gros temps, en tenant la barre : « Le chemin est tortueux, mais l'avenir est radieux. »

  « Grand Timonier », ça a quand même une autre gueule que « Petit Père des Peuples » (Staline), « Führer » (Hitler), « Duce » (Mussolini), « Caudillo » (Franco). À la rigueur, on pourrait comprendre qu'un jeune homme d'autrefois, épris de navigation risquée, ait préféré le marin aux autres pénibles vociférateurs terrestres, sans parler d'un vieux maréchal de France (Pétain) à la voix chevrotante. On réprimandera sévèrement ce jeune homme irresponsable et romantique avant de lui trouver, bien plus tard, des circonstances atténuantes (mais pas trop) pour ses qualités littéraires. On censurera le plus possible certains de ses livres, et surtout sa revue décalée, Le Nouveau. Pas un mot dans la New French Review bien sûr.

  Shakespeare est une vitamine de choc. Une simple capsule, et tout se remet en place. Vous observez sans trembler des ouragans dévastateurs, où les vents soufflent à plus de 350 kilomètres à l'heure, arrachant tout sur leur passage, les arbres, les toits, les bateaux les maisons. Des vagues de 10 mètres de hauteur finissent le travail de destruction, avec des inondations catastrophiques. Le dérèglement climatique renvoie aux oubliettes le timonier surhumain. Vous ajoutez à cela le déluge permanent de la publicité et la télévision en direct, et vous pouvez considérer la vieille tortue Mao comme un vestige du cirque d'antan. Non seulement l'argent n'a pas disparu, mais il est le cataclysme même.

  J'ai devant moi l'ancien petit livre rouge de Mao, édité en français en avril 1968. II fallait être drôlement allumé, ou partisan d'un canular mondial, pour soutenir les propositions suivantes :

  « S'instruire sans jamais s'estimer satisfait, et enseigner sans jamais se lasser, telle doit être notre attitude. »

   « Notre méthode principale, c'est d'apprendre à faire la guerre en la faisant.»   « Sur une feuille blanche, tout est possible, on peut y écrire et y dessiner ce qu'il y a de plus nouveau et de plus beau. »

  Aucun doute : ces instructions sont préférables à celles du Coran, et vont beaucoup plus loin, dans leur débilité apparente, que toutes les injonctions réactionnaires, à commencer par les élucubrations des pseudo-penseurs de la Silicon Valley. Vous m'objectez aussitôt que le Grand Timonier a échoué sur toute la ligne en produisant des dégâts considérables. Mais supposez que, selon les lois implacables de la dialectique, il se soit transformé en son contraire pour arriver à une forme inouïe de capitalisme nouveau. C'est toujours lui, son selfie à la main, qui ne pouvait compter, à l'époque, que sur 600 millions de Chinois. Ils sont aujourd'hui plus du double. Qui vivra verra, qui rêvera vivra.

Philippe Sollers - Le Nouveau

Lire la suite

L'Education nationale prise en défaut sur le climat...

15 Mars 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

L'Education nationale prise en défaut sur le climat...

EXTRAIT

L'injonction envoyée en début de semaine d'organiser dans tous les lycées des débats sur le climat le 15 mars peut-elle canaliser le mouvement lycéen ? Il semble bien que la plupart des lycées n'organiseront rien le 15 mars et que les manifestations pour le climat  seront maintenues. Pire, l'activisme ministériel met en valeur le peu d’intérêt de l'équipe ministérielle pour cette question qui mobilise les jeunes.

Un appel tardif pour court-circuiter le mouvement lycéen

Le 12 mars JM Blanquer "aux cotés des lycéens" annonçait une "mobilisation générale des lycées dans la lutte contre le changement climatique" avec l'organisation de débats de 16 à 18 heures par les conseils de la vie lycéenne. " Les élèves, les enseignants et les personnels pourront débattre sur les enjeux climatiques et sur les propositions de réponses qui peuvent y être apportées, lors d’une séquence banalisée dans chaque établissement", écrivait le ministère. Le ministère affirmai  attendre de cette journée "des propositions d'actions à mettre en oeuvre dans les établissements. Et il rappelait que "le ministère est engagé dans la lutte contre le changement climatique" avec des programmes "qui intègrent dès le CM1 puis au collège et au lycée les questions du changement climatique".

Cécité sur le climat dans les nouveaux programmes

Là dessus le ministère s'avançait un peu. En effet, les nouveaux programmes du lycée font l'impasse sur la question du changement climatique. En SVT le climat n'apparait plus que comme facteur d'altération des roches ou de transmission des maladies dans le programme de seconde. Le changement climatique n'est pas non plus au programme de l'enseignement scientifique de tronc commun. Il est juste mentionné dans le programme de géographie de seconde. En fait les rédacteurs des nouveaux programmes ont fait une impasse sur cette question. L'engagement du ministère pour la formation des jeunes au changement climatique semble bien léger...

F Jarraud

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>