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Vivement l'Ecole!

Lauren Daigle...

18 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Michel Serres...

18 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Sociologie

Bondissant alors et juché sur ses grands chevaux, Grand-Papa Ronchon déclame, gaullien, à la cantonade : avant, la France comptait parmi les grandes nations du monde, alors qu’aujourd’hui… Certes, dit, le plus doucement possible, Petite Poucette, mais qu’entendez-vous par grandeur ? A l’ère de ces hauteurs vertigineuses, Louis XIV, Robespierre ou Napoléon tuèrent mes aïeux, par dizaines, par centaines de milliers, sur la place de Grève, en Russie, Egypte et Italie. Parfois cinquante mille en une seule bataille, oui, en une seule journée de quinze heures, comme à Eylau ou à la Moskova. Combien de cadavres par minute ? Dans quel but, sinon avoir un nom dans l’histoire, mais, finalement, échouer ? Pour devenir le premier, mais, enfin, se faire guillotiner ou emprisonner à Sainte-Hélène ? Cher payé pour le peuple et leur propre destin. Qui écrivit jamais l’histoire du point de vue de ces victimes, de ces âmes mortes, nous ?

Parallèle biologique : prenons l’exemple de l’homme en général et comme être vivant. A force de se battre contre toutes les espèces, de les exploiter, de les chasser, de les parasiter, de les détruire, supposons qu’il arrive au terme fatal où elles disparaîtraient. Le plus fort, le plus grand, le plus puissant, le vainqueur de la lutte pour la vie a gagné. Le voici donc seul sur la Terre, sans vache, sans arbre, sans blé. Que mangera-t-il ? Son semblable, sa femme, son fils, Grand-Papa et Petite Poucette au petit déjeuner ?

J’imagine un roman inspiré par le darwinisme social où la lutte pour la vie fait rage et où, à la fin d’une ère, une espèce vivante l’emporte. La voici, à son tour, victorieuse, seule sur la Terre ; comme, tantôt, l’homme mourut d’avoir gagné, elle risque d’en crever. Alors, avant de disparaître et, vite, pour se sauvegarder, elle décide de faire profil bas et se résigne à se glisser désormais vers un rang plus modeste. Elle apprend surtout à ne plus jamais tenter de l’emporter, elle a su, à ses dépens, ce qu’il en coûte de gagner. Alors, passé sa résignation, acte deux, une autre époque s’annonce, une autre bataille fait rage, au terme de laquelle une autre espèce gagne et tout recommence. A son tour, de nouveau, elle risque d’en mourir et rentre rapidement dans le rang. Leçon intégrale enfin : toutes les espèces vivantes, bactéries, champignons, faine, baleine, flore, séquoias, oui, toutes eurent leur chance dans cette vive et sinistre galère et, tour à tour, après avoir gagné, se résignèrent et entrèrent en la forêt commune, en compagnie des autres, pour la petite guerre de tous les jours et de tous contre tous, où qui perd gagne, où qui gagne perd, et où, finalement, tout le monde finit par se reproduire et manger.

Voilà pourquoi toutes redoutent l’homme : chacun sait la vraie loi de la jungle, celle que je viens d’énoncer, qu’il ne faut surtout pas gagner, mais l’homme, le dernier, ne la sait toujours pas. Car il n’a pas encore gagné. Depuis quelques millions d’années, nous y sommes, c’est le tour de l’homme. Il a lutté, il s’est battu, il a tout inventé, enfin il va gagner. Demain matin, au jour même de sa victoire, seul au monde, il sera forcé de se résigner, comme le firent le séquoia floral, la baleine faunesque, les bactéries, les champignons et les mousses. Quitter vite le pinacle et revenir au lot commun, s’il veut survivre. Vite, vite, au risque de mourir.

Michel Serres - C’était mieux avant

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Mort de rire! Hymne et salut au drapeau obligatoires à l'école... (Video)

18 Février 2019 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education

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Hymne national, drapeau… Jean-Michel Blanquer irrite les députés LRM avec ses « marqueurs de droite »

18 Février 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Hymne national, drapeau… Jean-Michel Blanquer irrite les députés LRM avec ses « marqueurs de droite »

Intouchable depuis le début du quinquennat, le ministre de l’éducation est de plus en plus critiqué parmi les élus de la majorité pour ses positions.

(...)

Les élus de l’aile gauche de la majorité n’ont pas digéré l’attitude du ministre lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi « pour une école de la confiance », qui doit être approuvé en séance publique mardi 19 février. Beaucoup lui reprochent d’avoir trop souvent repris – ou voulu reprendre – des idées venant du parti Les Républicains (LR). Au risque de se retrouver en décalage avec son propre camp.

Un épisode a particulièrement irrité : le 12 février, quand le très droitier député (LR) Eric Ciotti a déposé un amendement pour interdire le port du voile aux accompagnatrices scolaires, M. Blanquer a proposé à ses troupes de l’adopter tel quel, ou de l’approuver en le « sous-amendant ». Fureur dans les rangs de la majorité. Lors d’une suspension de séance, une trentaine de députés LRM se sont opposés au choix du ministre, dont la rapporteuse du texte, Anne-Christine Lang, ou Aurélien Taché, très investi sur les sujets de laïcité, qui a mobilisé ses collègues et prévenu en haut lieu sur les risques « de fracturer la France et la majorité ».

Ces élus ont même fait appel au porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, pour faire plier le ministre de l’éducation. « Alerté par des députés LRM, j’ai rappelé que cet amendement n’était pas conforme à la ligne du président de la République », explique ce dernier au Monde. Référence au discours du candidat Macron à la Mutualité, le 12 juillet 2016, lorsqu’il avait affirmé : « Je ne crois pas, pour ma part, qu’il faille (…) aller traquer dans les sorties scolaires celles et ceux qui peuvent avoir des signes religieux. »

(...)

« Drapeau, hymne national, voile… Les marqueurs de droite ont été très présents dans ce texte sur l’école, lors des débats. Trop à notre goût », regrette l’élue macroniste des Bouches-du-Rhône, Claire Pitollat.

Furieux, un de ses collègues lâche : « Blanquer malmène la majorité avec ses cartes postales réactionnaires et conservatrices ! »

(...)

« Très atteint » par cette mini-fronde dirigée contre lui, selon plusieurs élus LRM, M. Blanquer était venu défendre son projet, le 15 janvier, lors du bureau exécutif du parti présidentiel. Avec l’espoir de convaincre. Mais il avait été confronté à l’opposition de la majorité des participants. En particulier du délégué général adjoint, Pierre Person, qui avait mis en garde : « On doit faire attention quand on agite des vieilles lunes de la droite. » Sans savoir que ce n’était que le début d’une longue série.

Alexandre Lemarié

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Pourquoi il n'y aura plus de directeurs d'école dans les écoles du socle (EPSF)...

18 Février 2019 , Rédigé par Le Café Pédagogique Publié dans #Education

parentsprofslemag.fr

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EXTRAITS

Comment seront dirigés les établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) prévus par la loi Blanquer ? Comment va évoluer la fonction de directeur d'école ? Et celle d'inspecteur ? Quelles conséquences de la loi pour l'Ecole et les enseignants ? Les "établissements des savoirs fondamentaux", autrement dit école du socle, sont créés par la loi Blanquer adoptée le 15 février en première lecture par l'Assemblée nationale. Pour connaitre exactement la portée du texte vous trouverez dans cet article le texte reconstitué de la loi après ajout des modifications apportées par les divers amendements. Vous mesurerez ainsi la portée de ce texte qui va maintenant être porté au Sénat. L'EPSF permet une nette diminution des postes dans le premier degré. Il met les professeurs des écoles sous la coupe des principaux de collège.

Vous trouverez en fin de cet article le texte reconstitué des articles 6 quarter et quinter de la loi Blanquer créés après la séance du 15 février de l'Assemblée nationale en tenant compte de tous les amendements adoptés en séance.

Comment est créé l'EPSF ?

L'EPSF est constitué des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles du secteur de recrutement du collège. Dans le débat à l'Assemblée, la rapporteure de la commission a précisé que ce pourrait être plusieurs grosses écoles. Autrement dit, si l'école du socle a jusque là été présentée à propos des écoles rurales, les EPSF ciblent toutes les écoles , y compris urbaines.

Le regroupement des écoles dans un EPSF est décidé par le préfet et les collectivités locales après avis  de "l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation", par arrêté préfectoral. Il suffit que l'Etat et les collectivités locales le souhaitent pour que l'EPSF soit constitué. L'avis des conseils d'école ou du conseil d'administration du collège n'a pas d'importance. Il n'est même pas nécessaire de le recueillir.

La formule "l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation" a été substituée le 15 février avec sans doute des arrières pensées. S'agira-t-il du Dasen ou du recteur de région académique ? Il est clair qu'on a voulu éviter la mention du mot recteur. De toutes façons ce représentant de l'éducation nationale émet un avis. C'est le préfet et les collectivités locales qui décident. Une convention précise la répartition des charges entre ces acteurs. Cela avait été oublié dans le texte en commission...

Qui commande l'EPSF ?

L'EPSF est dirigé par un principal de collège, seul chef de l'établissement. Ce principal exerce les fonctions de principal de collège et de directeur d'école. Il est le seul directeur d'école de l'établissement. Il y a un ou plusieurs "chefs d'établissement adjoints" dont un dirige les professeurs des écoles. Ce directeur-adjoint en charge des professeurs des écoles ne peut pas être un directeur d'école. Car c'est un chef d'établissement, par conséquent un personnel de direction, reçu au concours de personnel de direction. Il devra avoir été professeur des écoles dans une carrière antérieure.

L'établissement est géré par un conseil d'administration comme n'importe quel EPLE. La composition du CA devra intégrer les représentants des enseignants du 1er degré (pas des représentants des écoles qui n'existent plus comme unité administrative). On trouvera aussi des représentants des communes, à coté de ceux du département. Le conseil pédagogique, qui dans un collège aide le principal pour les questions d'organisation pédagogique, sera ouvert aux enseignants du 1er degré à raison d'un par niveau (pas d'un par école).

Quel est le sort des directeurs d'école dans un EPSF ?

Que deviennent les directeurs d'école ? Le texte ne le dit pas car en fait ils n'ont aucune place dans l'EPSF. Les écoles n'existent plus administrativement. Il y a un nouvel établissement. Celui-ci a un directeur d'école(s) qui est aussi le principal du collège. Il a un adjoint en charge du 1er degré. Et c'est tout.

On peut toujours imaginer que dans chaque site il y ait un PE "référent" ou quelque chose comme cela, chargé d'ouvrir la porte le matin. On peut même imaginer qu'on lui donne l'appellation de "directeur d'école". Mais il n'aura plus les missions d'animation et les responsabilités administratives des directeurs d'école dans un EPSF. Parce que son école aura disparue comme unité administrative. Et que pour ces questions il y a un vrai directeur d'école (le principal), donnant des ordres à un adjoint, lui même supérieur hiérarchique des professeurs des écoles.

Il est à noter que le gouvernement et la majorité LREM a rejeté un amendement de B. Descamps (UDI) qui proposait la création d'une "équipe de direction" composée du principal et des directeurs des écoles sans lien d'autorité entre eux, en charge de la coordination entre le premier et le second degré".  Si cet amendement (441 rect.) a été rejeté ce n'est pas par hasard.

(...)

Un procédé d'une rare violence

Ce texte est passé par un procédé ingénieux mais d'une rare violence. En effet , en faisant passer cette réforme fondamentale par le biais d'un amendement, le gouvernement a pris le risque d'un texte médiocre pour éviter l'avis du Conseil d'Etat et l'étude d'impact. Le texte arrive sans filtre à l'Assemblée sans que les députés puissent juger de sa qualité (Conseil d'Etat) et de ses implications (étude d'impact).

Il s'est affranchi aussi de toute consultation des organisations professionnelles. Les élus du personnel, les syndicats n'ont pas été consultés. Il n'y a eu aucun débat et vote en conseil supérieur de l'éducation ou en comité technique. Le choix qui a été fait c'est de considérer l'avis des professionnels de l'Ecole comme sans aucune valeur. L'école n'est plus qu'un jouet dont dispose le ministre, son parti politique et Les républicains (qui ont pu faire passer un amendement).

Ce texte qui va modifier profondément l'organisation de l'école et la vie des communes rurales, a été adopté par seulement 35 députés contre 7. Sur 577 députés, 45 étaient présents dont 3 ne se sont pas exprimés.

Le texte de l'ensemble de la loi Blanquer doit être voté par l'Assemblée le 19 février. Il passera ensuite au Sénat. Les deux assemblées devront chercher un accord sur le texte définitif. Mais Les républicains soutenant les EPSF , les articles relatifs à ces établissements ne devraient pas être notablement modifiés au Sénat.

François Jarraud

Le compte rendu des débats du 15 février 1ère séance

Le compte rendu des débats seconde séance

Compte rendu de la 3ème séance

Trouver un amendement

Les amendements adoptés sont les suivants : 1050, 567, 1016, 1001, 1144, 904, 993, 1173 et 940.

L'article de Sylvie Plane

L'école du socle adoptée au bulldozer

Le billet complet est à lire en cliquant ci-dessous

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« Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage »

18 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Société

« Jusqu’ici tout va bien... Jusqu’ici tout va bien... L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage »

Je me suis souvenu, en observant ce qui se passe chaque samedi depuis trois mois, de ce qu'écrit Yves Citton dans "Contre-courants politiques" - Fayard/Collection "Raison de plus", notamment dans le chapitre consacré à ceux qu'il appelle les "Conflitistes".

Son analyse de ce que l'on nomme "conflit social" est parfaite. Un magnifique enrichissement au débat d'IDEES qui manque tellement aujourd'hui. (Voir l'extrait au bas de ce billet)

En même temps que me revenait le souvenir de cette lecture, j'écoutais le Ministre de l'Education Nationale sur France Info ce matin (18/02/2019). Il a évidemment parlé des propos antisémites entendus samedi à l'encontre d'Alain Finkielkraut. Propos abominables, intolérables et condamnables évidemment. J'ai néanmoins  trouvé dommage que la totalité de l'entretien ait porté sur ce seul sujet - très important certes - et qu'AUCUNE question (j'ai manqué les 5 dernières minutes donc qu'il me soit pardonné si mon propos ici se trouve infirmé par ces cinq minutes-là) ne lui ait été posée sur les "réformes éducatives" très inquiétantes en cours.

Je lui ai donné une seule fois raison.  Lorsqu'il a affirmé, à très juste titre, que "l'antisémitisme est le reflet de ce qui va mal dans une société".

Avec 74% d'augmentation des "faits antisémites" en France, il devrait s'interroger alors sur la société française, macronienne politiquement depuis presque deux ans, et qui va TRES mal, minée par des conflits permanents mais désertée par le "débat". Je le ressens dans les contacts que je peux avoir avec les parents mais aussi les commerçants, les voisins, les amis en général, lors de mes longues veilles sur les réseaux sociaux: le sentiment d'injustice est TRES puissant. La haine qui en découle est présente. Je ne la cautionne pas car je hais la haine, mais de plus en plus nombreux sont ceux qui n'ont pas cette prévenance et tiennent des propos que JAMAIS je n'aurais cru entendre un jour (et que je ne reprends pas à mon compte tant ils sont violents MAIS révélateurs).

Quand PLUSIEURS parents, commerçants ou salariés du privé comme du public, ne craignent pas d'affirmer, froidement et les yeux dans les yeux: "J'ai voté Macron au second tour. En 2022, je vote Le Pen sans souci! Il est pire qu'elle!", quand des adultes instruits et raisonnables tiennent des propos d'une violence inouïe à l'encontre de ceux qui nous gouvernent, c'est qu'il se passe quelque chose dans ce pays qui le mène droit vers la catastrophe.

D'où la nécessité impérieuse de voir la gauche - au sens large - réinvestir ce que j'appelle la "friche fangeuse" laissée par le dégagisme théorisé puis appliqué par Emmanuel Macron et ses amis.

De la réinvestir ensemble, uni.

Les diviseurs et ceux qui choisiront de jouer une carte personnelle n'auront aucune excuse lorsque l'Histoire leur présentera la facture.

Il sera hélas trop tard...

Comme il fut souvent trop tard, avec les conséquences atroces que chacun connait!

Christophe Chartreux

Mon titre est emprunté à Yves Citton, qui illustre son livre de photographies de graffitis, dont celui-là emprunté aux murs de l'Université de Vincennes

                                                 _______________________              

Contre-courants politiques - Yves Citton (extraits)

Les Conflitistes

"Les Conflitistes ont évidemment raison. La politique est une affaire de rapports de force, pas une histoire d'amour. Les dominants partageront peut-être généreusement quelques miettes de leur festin, attendris par des appels à leur bon cœur, par l'invocation d'intérêts communs ou par la peur d'émeutes issues d'iniquités trop criantes. Mais rien ne les fera renoncer à leur part actuelle du gâteau (ou globalement 20% de privilégiés accaparent 80% des ressources). Ils tiennent le couteau par le manche: il faudra sortir un autre couteau, si possible plus gros - pas des histoires larmoyantes ou des beaux arguments - pour leur arracher. Pas de paix sans justice, disent les Inséparatistes! Mais pas de justice sans guerre, ajoutent les Conflitistes!

(...)

Vous avez été mis au chômage à cause d'une rapacité financière qui trouve au loin des taux de profit de 8% là où votre travail ne rapporte que 2%? Après quelques mois ou quelques années, on vous signalera respectueusement que vous arrivez en fin de droits, que nul n'y peut rien, que, même si votre conseillère est souriante, la loi est implacable, et que, faute de pouvoir continuer à payer votre loyer, il faudra songer à déménager. Si tout se passe comme prévu, vous recevrez des assignations écrites, la visite d'un huissier, poli, puis de policiers qui, s'ils ne cassent pas votre porte au nom de la lutte antiterroriste, élèveront impérativement la voix si vous n'évacuez pas dans les temps. Aucun coup de feu tiré, aucune explosion, à peine quelques larmes, quelques cris, voire quelques insultes (si vous avez un caractère "incontrôlé"). Pas besoin de violence patente pour faire respecter la violence latente."

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Townes Van Zandt...

17 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Herman Melville...

17 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

"En m'éveillant, au point du jour, le lendemain matin, je constatai que le bras de Queequeg m'entourait de la manière la plus tendre et la plus affectueuse. On aurait presque pu croire que j'étais sa femme. Le couvre-lit était curieusement façonné de carrés et de triangles de tissus de différentes couleurs et le bras, tatoué d'un interminable labyrinthe crétois, imitait à s'y méprendre une bande de ce même couvre-lit fait de pièces et de morceaux. En effet ce fameux bras ne présentait pas en deux endroits une nuance précise, sans doute, pensai-je, parce qu'il fut, en mer, exposé au soleil et à l'ombre sans aucune méthode, les manches de chemise roulées à des hauteurs irrégulières. Et à dire vrai, à demi endormi encore, je le distinguais à peine du couvre-lit tant leurs couleurs se fondaient intimement; seule la sensation de poids et de pression me laissa deviner que Queequeg me tenait enlacé."

Herman Melville - Moby Dick

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Projet de loi Blanquer : la porte ouverte à des regroupements d’écoles et de collèges

17 Février 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Projet de loi Blanquer : la porte ouverte à des regroupements d’écoles et de collèges

EXTRAITS

Un amendement au projet de loi Blanquer rend possible la création d’établissements publics des savoirs fondamentaux, regroupant les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles. Des inquiétudes se font entendre parmi les directeurs d’écoles rurales.

Ils ne défendent pas le statu quo. Mais ils ne souhaitent pas que la fonction de directeur d’école évolue comme ça. « Pas en catimini », souffle Delphine, qui assume la fonction dans une petite école de deux classes dans le Loir-et-Cher. « Pas sans concertation », souligne Sébastien, qui exerce le métier à Béziers (Hérault) dans une école de douze classes relevant de l’éducation prioritaire renforcée.

(...)

L’exposé de l’amendement, porté par des députés de la majorité, évoque, entre autres situations, celle des petites écoles (la moitié des 45 000 écoles de France comptent moins de quatre classes) à qui ce type de regroupement permettrait d’atteindre une « taille critique ». « Les tâches qui incombent aux directeurs d’école (…) pourraient être réparties entre le directeur adjoint et l’équipe administrative du collège », explique le texte. La direction serait alors assumée par le principal de collège, le principal adjoint exerçant, sous son autorité, les compétences jusqu’à présent dévolues au directeur d’école.

(...)

Reste que cet amendement néglige, selon Delphine, une « dimension symbolique fondamentale » du métier : l’autorité qu’incarnent les directeurs auprès des élèves et des parents. « Gérer un enfant perturbateur, recevoir la famille pour expliquer, apaiser, c’est notre tâche première. Cette fonction-là, nos énarques ont l’air de l’ignorer mais elle ne se déplace pas ! »

« La proximité est essentielle au bon fonctionnement de nos écoles, confirme Florence, enseignante en Bretagne. Je me demande dans quelle mesure les écoles privées pourraient être inscrites dans ce nouveau système d’organisation. Si elles gardent leurs directeurs in situ, avec les mêmes fonctions, cela risque de pénaliser encore davantage nos écoles publiques. »

Mattea Battaglia

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