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Vivement l'Ecole!

Revue de Presse Education... Confiance — Lycée — Supérieur — Atmosphère...

20 Février 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education

Revue de Presse Education... Confiance — Lycée — Supérieur — Atmosphère...

Votée, la Confiance est toujours en débat ainsi que la réforme des Lycées et le Supérieur. On terminera cette revue de presse sans doute une peu longue... sur quelques réflexions sur l’atmosphère.

Confiance

L’école à la maison sera davantage contrôlée par Emmanuelle Lucas pour La Croix
les députés se sont prononcés pour un contrôle accru de l’enseignement à domicile, alors que le nombre des familles qui retirent leurs enfants de l’école est en augmentation.” Pour les abonnés

Education : qui sont ces familles qui font le choix de l’école à la maison ?
L’examen en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, s’est achevée dans la nuit de vendredi à samedi. L’une des mesures phares du texte, votée le 13 février, est de rendre obligatoire l’instruction dès 3 ans, contre 6 ans aujourd’hui. En France, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de familles font le choix de l’instruction à domicile et le texte prévoit un renforcement des contrôles. Décryptage.”

Ecole obligatoire dès l’âge de 3 ans : six questions sur le grand changement prévu à la rentrée
L’Assemblée nationale a donné son accord mercredi. Si le Sénat l’accepte aussi, l’âge de scolarisation obligatoire passera de 6 à 3 ans dès la rentrée 2019. Franceinfo vous explique ce qu’il faut savoir à propos de cette mesure.”

Ecole à 3 ans : le financement des maternelles privées en question
Conséquence de l’instruction obligatoire à trois ans, votée cette semaine à l’Assemblée : les municipalités vont devoir financer la mesure pour les maternelles privées, un effet collatéral qui ranime le spectre de la guerre scolaire entre public et privé.”

Aval de l’Assemblée pour confier des missions d’enseignement aux « pions »
L’Assemblée nationale a donné vendredi son aval au "pré-recrutement" d’enseignants parmi les assistants d’éducation (ex-"pions"), un dispositif "éminemment social" selon le ministre Jean-Michel Blanquer, mais vu par la gauche comme une "précarisation".”

L’Assemblée confirme la présence des drapeaux français et européen dans les classes, La Croix (avec AFP)
Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé cette présence « nécessaire », tout en soulignant que ce n’était pas « l’alpha et l’oméga en matière d’éducation civique ».”

Et après les constats, les critiques !

Point historique sur la loi Blanquer : médiocrité (en latin "in medio stat virtus’’) Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Pour la première fois depuis trente ans, une loi sur l’enseignement scolaire d’origine ministérielle ne devrait pas être votée soit par la droite soit par la gauche. Faisant de nécessité vertu, Blanquer a tenté de valoriser cette position en l’universalisant par un aphorisme latin. Mais sa loi n’est d’évidence pas à la hauteur nécessaire ; et l’Histoire ne sera pas au rendez -vous.”

Regroupements écoles-collèges : les directeurs ont peur du dégraissage Par Marie Piquemal
Voté vendredi, un amendement du projet de loi Blanquer vise à simplifier la direction de plusieurs établissements voisins. Pris de court, les syndicats craignent une entourloupe.”

Bac : l’enseignement des langues régionales menacé ?
Les défenseurs des langues régionales, dont l’Occitan, dénoncent les effets de la réforme du baccalauréat et redoutent une réduction du nombre d’élèves et donc de postes.
Bretons, Occitans, Corses… Ils se mobilisent pour que les langues régionales continuent d’être enseignées et de vivre. La réforme du bac fait peser, selon eux, une double menace, en raison de sa mise en concurrence avec les langues vivantes et de la perte du bonus que cette option (comme d’autres) peut apporter jusqu’à présent. Ils dénoncent la perte de son statut face à l’option latin-grec
.”

Toulouse : importante mobilisation pour défendre l’occitan
Plus d’un millier de personnes se sont réunis place du capitole dimanche après-midi pour défendre l’occitan. Ils protestent contre la réforme du lycée qui met en péril selon eux l’enseignement de cette langue régionale et en creux la culture occitane.”

L’indépendance du futur Conseil d’évaluation de l’école interroge
Ses détracteurs voient derrière cette nouvelle instance la volonté du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, d’avoir les coudées plus franches pour mener sa politique.”

Le ministre de l’Éducation et l’Assemblée nationale disent non à la priorité au logiciel libre. Pour l’enseignement scolaire
Pour le service public, faut-il systématiquement avoir recours aux logiciels libres ou leur donner simplement la priorité ? Ou ni l’un ni l’autre ? C’est un vieux débat qui refait surface alors que se déroulent les débats sur le projet de loi « pour une école de la confiance », le projet de réforme de l’Éducation nationale présenté par Jean-Michel Blanquer en décembre dernier. Quelques 1000 amendements ont été apportés, y compris trois qui visent à faire de la place pour le logiciel libre à l’école.”

Pourquoi la loi Blanquer a laissé de côté les vrais sujets
Si l’on a beaucoup parlé drapeaux et parent 1, les sujets qui inquiètent la communauté éducative ont été éclipsés.”

Hymne national, drapeau… Jean-Michel Blanquer irrite les députés LRM avec ses « marqueurs de droite » Par Alexandre Lemarié
Alors que le projet de loi sur l’école doit être approuvé mardi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’éducation est de plus en plus critiqué parmi les élus de la majorité pour ses positions.”

Lycée

Mon idée pour la France : « Généraliser les dispositifs d’accompagnement des élèves »
Par Pierre Mathiot
« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France. Pierre Mathiot, professeur de science politique, préconise l’accompagnent des jeunes les plus en difficultés.”

Des nouvelles écoles internationales pour attirer les cadres étrangers par Marie-Christine Corbier
Après une semaine de débats à l’Assemblée, les députés doivent voter mardi le projet de loi « Pour une école de la confiance » porté par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. Les députés ont adopté vendredi l’une des nouveautés apportées par ce texte, un article qui prévoit la création d’établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI). Ils accueilleront des élèves de la maternelle au baccalauréat.”

Diminution des cours de SVT au lycée : le cri d’alerte du biologiste Marc-André Selosse
Professeur du Museum national d’histoire naturelle, Marc-André Selosse veut attirer l’attention sur les dangers que fait courir selon lui la réforme du baccalauréat aux Sciences de la vie et de la terre (SVT). Il a profité d’un colloque international sur les microbes et l’alimentation, ce vendredi à Montpellier, pour en parler.”

Supérieur

La hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers ne passe vraiment pas.

Le sénateur de Guyane Antoine Karam dénonce la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de l’Enseignement supérieure Frédérique Vidal, le sénateur de Guyane Antoine Karam s’est opposé à la hausse des frais d’université pour les étudiants étrangers. Il dénonce également les expulsions d’étudiants.”

Vers la fin de la quasi gratuité des droits de scolarité des universités françaises ? Par Bruno Magliulo
La France est l’un des très rares pays développés dans lesquels les études supérieures universitaires peuvent être gratuites ou quasi gratuites, aussi bien pour les étudiants francais que pour les étrangers. En 2018/2019, les droits de scolarité sont modestement d’un montant de 170 euros par an pour un premier cycle licence, 243 euros pour chaque année de deuxième cycle master, et 380 euros par année du troisième cycle doctorat. Quelques cas particuliers existent cependant, mais la règle jusqu’à ce jour a été la quasi gratuité de telles études supérieures.”

Les préinscriptions d’étrangers à l’université sont-elles stables malgré la hausse des frais ? Par Jacques Pezet pour Libération
La forte hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, prévue par le gouvernement pour la rentrée 2019, inquiète le monde universitaire. Le 5 février, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a relativisé son impact, déclarant que « les craintes s’avèrent infondées », puisque « globalement, il y a une sorte de stabilité dans ces préinscriptions ». S’appuyant sur de « premiers chiffres », la ministre cite une hausse « de 11 % pour les étudiants venant du Sénégal, de 5,6 % pour le Mali ou encore de 8 % pour le Bénin ». Une manière de disqualifier ceux qui s’opposent à ce que le coût annuel en licence passe de 170 à 2 770 euros, ou de 243 à 3 770 euros en master pour un étranger hors UE.

Frais d’inscription des étudiants étrangers : des pistes pour calmer la grogne par Marie-Christine Corbier
La ministre de l’Enseignement supérieur va rencontrer les syndicats cette semaine, sur la base d’un rapport publié ce lundi. Celui-ci préconise, comme mesure d’urgence, l’exonération des doctorants de la hausse des frais d’inscription.”

Frais d’inscription des étudiants étrangers : des ajustements à l’étude. Par Camille Stromboni
Les nouveaux tarifs devraient bien s’appliquer en septembre. Mais un rapport propose notamment de ne pas augmenter les droits des nouveaux doctorants extra-européens.
Comment éteindre l’incendie déclenché par l’augmentation des droits d’inscription des étudiants étrangers, décidée par le gouvernement en novembre ? A partir de la rentrée de septembre 2019, les nouveaux étudiants extra-communautaires devront s’acquitter de 2 770 euros pour s’inscrire en licence (contre 180 euros actuellement) et 3 770 euros en master et doctorat (contre 243 euros et 380 euros). Les organisations syndicales étudiantes et enseignantes, de même que les présidents d’université, s’opposent à l’application de cette mesure
.”

Atmosphère

Harcèlement : des enseignants dénoncent une Ligue du LOL dans l’Education nationale
Dénigrements de leurs travaux, montages ambigus parfois à caractère sexuel, insultes, menaces de mort… Des enseignants dénoncent les brimades de leurs collègues sur Twitter, qu’ils assimilent à une Ligue du LOL bis.”

« Le débat parle très peu des injustices en matière d’éducation » Tribune de Roger-François Gauthier, Expert international en éducation
L’expert international en éducation et ancien inspecteur général Roger-François Gauthier s’étonne de ne pas voir les questions de justice dans l’éducation au menu des grands débats actuels.”

« Dans l’éducation, comme ailleurs, chaque génération invente ses propres modes d’action »
Pour Laurent Frajerman, spécialiste du syndicalisme enseignant, si les mobilisations de professeurs hors des cadres traditionnels remettent en cause le leadership des syndicats, elles peuvent aussi constituer pour eux un renfort appréciable.” Propos recueillis par Séverin Graveleau

Bernard Desclaux

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Jean Ferrat... Nuit et brouillard...

19 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Primo Levi...

19 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Et brusquement ce fut le dénouement. La portière s'ouvrit avec fracas ; l'obscurité retentit d'ordres hurlés dans une langue étrangère, et de ces aboiements barbares naturels aux Allemands quand ils commandent, et qui semblent libérer une hargne séculaire. Nous découvrîmes un large quai, éclairé par des projecteurs. Un peu plus loin, une file de camions.

Puis tout se tut à nouveau. Quelqu'un traduisit les ordres : il fallait descendre avec les bagages et les déposer le long du train. En un instant, le quai fourmillait d'ombres ; mais nous avions peur de rompre le silence, et tous s'affairaient autour des bagages, se cherchaient, s'interpellaient, mais timidement, à mi-voix.

Une dizaine de SS, plantés sur leurs jambes écartées, se tenaient à distance, l'air indifférent. À un moment donné, ils s'approchèrent, et sans élever la voix, le visage impassible, ils se mirent à interroger certains d'entre nous en les prenant à part, rapidement : « Quel âge ? En bonne santé ou malade ? » et selon la réponse, ils nous indiquaient deux directions différentes.

Tout baignait dans un silence d'aquarium, de scène vue en rêve. Là où nous nous attendions à quelque chose de terrible, d'apocalyptique, nous trouvions, apparemment, de simples agents de police. C'était à la fois déconcertant et désarmant. Quelqu'un osa s'inquiéter des bagages : ils lui dirent: « bagages, après » ; un autre ne voulait pas quitter sa femme : ils lui dirent « après, de nouveau ensemble » ; beaucoup de mères refusaient de se séparer de leurs enfants : ils leur dirent « bon, bon, rester avec enfants ». Sans jamais se départir de la tranquille assurance de qui ne fait qu'accomplir son travail de tous les jours ; mais comme Renzo s'attardait un peu trop à dire adieu à Francesca, sa fiancée, d'un seul coup en pleine figure ils l'envoyèrent rouler à terre : c'était leur travail de tous les jours.

En moins de dix minutes, je me trouvai faire partie du groupe des hommes valides. Ce qu'il advint des autres, femmes, enfants, vieillards, il nous fut impossible alors de le savoir : la nuit les engloutit, purement et simplement. Aujourd'hui pourtant, nous savons que ce tri rapide et sommaire avait servi à juger si nous étions capables ou non de travailler utilement pour le Reich ; nous savons que les camps de Buna-Monowitz et de Birkenau n'accueillirent respectivement que quatre-vingt-seize hommes et vingt-neuf femmes de notre convoi et que deux jours plus tard il ne restait de tous les autres - plus de cinq cents - aucun survivant. Nous savons aussi que même ce semblant de critère dans la discrimination entre ceux qui étaient reconnus aptes et ceux qui ne l'étaient pas ne fut pas toujours appliqué, et qu'un système plus expéditif fut adopté par la suite : on ouvrait les portières des wagons des deux côtés en même temps, sans avertir les nouveaux venus ni leur dire ce qu'il fallait faire. Ceux que le hasard faisait descendre du bon côté entraient dans le camp ; les autres finissaient à la chambre à gaz.

Ainsi mourut la petite Emilia, âgée de trois ans, tant était évidente aux yeux des Allemands la nécessité histori-que de mettre à mort les enfants des juifs. Emilia, fille de l'ingénieur Aldo Levi de Milan, une enfant curieuse, ambitieuse, gaie, intelligente, à laquelle ses parents, au cours du voyage dans le wagon bondé, avaient réussi à faire prendre un bain dans une bassine de zinc, avec de l'eau tiède qu'un mécanicien allemand « dégénéré » avait consenti à prélever sur la réserve de la locomotive qui nous entraînait tous vers la mort.

Ainsi disparurent en un instant, par traîtrise, nos femmes, nos parents, nos enfants. Presque personne n'eut le temps de leur dire adieu. Nous les aperçûmes un moment encore, telle une masse sombre à l'autre bout du quai, puis nous ne vîmes plus rien.

Primo Lévi - Si c’est un homme

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Front syndical contre la Loi Blanquer...

19 Février 2019 Publié dans #Education

Front syndical contre la Loi Blanquer...

Loi Blanquer : cinq organisations syndicales demandent aux députés de ne pas la voter en l'état

Alors qu'il devait s'articuler autour de l'obligation d'instruction ramenée à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer "Pour une école de la confiance" est devenu, au fur et à mesure de ses évolutions, un texte qui bouleverserait  le fonctionnement  du système éducatif sans faire la preuve de progrès :

  • Création d'établissements publics des savoirs fondamentaux sans accord des communautés éducatives,
  • réforme de la formation des enseignants,
  • fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,
  • cadeaux financiers pour l'école privée. 

Ce projet de loi s'est même affranchi de discussions préalables de par les nombreux amendements intégrés, tant parlementaires que gouvernementaux.

Il prépare d'autres réformes profondes pouvant être décidées par ordonnances ou textes réglementaires.

L'ensemble des organisations syndicales FSU, UNSA Education,  Sgen-CFDT, Ferc-CGT et SNALC dénonce cette méthode verticale ne pouvant que cristalliser les tensions, et à nouveau bousculer l'Ecole dans un contexte qui nécessite apaisement et implication de  l'ensemble des acteurs.
En conséquence, elles s'adressent solennellement aux députés et leur demandent de ne pas voter cette loi en l'état.
 
Les Lilas 19 février 2019

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Harcèlement: des enseignants dénoncent une Ligue du LOL dans l’Education nationale...

19 Février 2019 , Rédigé par Nord Littoral Publié dans #Education

Harcèlement: des enseignants dénoncent une Ligue du LOL dans l’Education nationale...

EXTRAITS

Dénigrements de leurs travaux, montages ambigus parfois à caractère sexuel, insultes, menaces de mort… Des enseignants dénoncent les brimades de leurs collègues sur Twitter, qu’ils assimilent à une Ligue du LOL bis.

Depuis une dizaine de jours, l'affaire de la "Ligue du LOL", des journalistes et communicants qui harcelaient sur internet principalement de jeunes femmes, secoue le paysage médiatique français.

Des enseignants qui subissent des attaques répétées d’autres professeurs, dénoncent des similitudes dans la manière de procéder dans le monde de l’Éducation nationale

L’une des personnes visées se défend, parle d’imposture et revendique le droit à l’humour.

Dénigrements de leurs travaux, montages ambigus parfois à caractère sexuel, insultes, menaces de mort… Des enseignants dénoncent les brimades de leurs collègues sur Twitter, qu’ils assimilent à une Ligue du LOL bis.

Tout est parti d’un tweet publié le 9 février dernier par un enseignant calaisien qui subit depuis plusieurs années des attaques sur la toile. Il fait le parallèle avec le groupe de journalistes, de publicitaires et de communicants parisiens accusés de harcèlement en meute et qui a défrayé la chronique la semaine dernière : « La ligue du LOL, c’était un peu les consternants chez les journalistes non ? » demande-t-il.

Un enseignant calaisien caricaturé : on le voit recevoir des coups de poing, des coups de pied et être menacé par un pistolet…

Philippe Watrelot, professeur de Sciences Économiques et Sociales dans le 91 lui emboîte le pas deux jours plus tard : « Il y a l’équivalent de la « ligue du LOL » dans le monde merveilleux de l’Éducation nationale. Ils se nomment eux-mêmes les ‘‘consternants’’. » Pour l’enseignant, ancien président du CRAP- Cahiers pédagogiques, il y a chez eux, « (le) même sentiment d’impunité et de supériorité, (le) même sexisme, (la) même excuse foireuse de l’« humour ». »

Ces raids numériques visent au moins deux enseignants calaisiens bien suivis sur les réseaux sociaux.

S’ils souhaitent garder l’anonymat pour ne pas impliquer leur établissement, ils évoquent tous les deux des procédés similaires à la Ligue du LOL .

« Je suis rentré d’une semaine de vacances, j’avais des centaines de notifications m’insultant »

L’un d’entre eux a ainsi été victime de plusieurs attaques suite à la publication récente d’un livre. Une photo qu’il avait postée sur les réseaux sociaux pour la nouvelle année a par exemple été récupérée et détournée, et le livre avec lequel il posait, remplacé par un ouvrage sur le sexe. L’objectif ? Se moquer et nuire à sa réputation selon lui. Sur un autre dessin, on le voit recevoir des coups de poing, des coups de pied et être menacé par un pistolet…

Le Calaisien s’interroge sur les motivations de ses harceleurs. Il estime être autant visé pour son appartenance syndicale, ses fonctions de formateurs que pour les idées éducatives qu’il défend et qu’il ne cache pas sur la toile.

(...)

Une violence bien plus grande pour les enseignantes femmes

Comme pour la Ligue du LOL, les femmes sont-elles davantage visées ? C’est ce que pense l’enseignant en tout cas : « Les collègues femmes qui sont victimes de ces harcèlements subissent une violence bien plus grande que celle des hommes. Une prof a par exemple reçu un message où on lui souhaitait de se faire sodomiser avec un fer rouge… » glisse-il (voir ci-dessous).

Dans les discussions, il n’est d’ailleurs pas rare de retrouver des messages à caractère sexuel visant notamment des femmes enseignantes : « Tu aimes qu’on te grimpe dessus ? » ou « Tu aimes quand c’est profond ? » entonnait ainsi un harceleur cet été en marge d’un rassemblement d’enseignants innovants s’intéressant au développement du numérique à l’école.

Un compte suivi par de nombreux « consternants » et intitulé LaDameDuCdi s’est même spécialisé dans l’humour sexiste. Ouvert lors du même événement, il s’en prend parfois aux enseignants calaisiens et se moque des professeures documentalistes, rebaptisées « beauculmentalistes ». Ses tweets sont tous d’un goût certain. Notons « Si à 17 ans on n’a pas tripoté la dame du cdi, c’est qu’on a raté sa vie », « J-6 avant de me faire péter le cul par les profs d’EPS » ou encore « Voir la dame du CDI sous un autre jour, c’est souvent s’apercevoir qu’elle n’a pas mis de culotte. » Tout un programme !

J.P.

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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L’indépendance du futur Conseil d’évaluation de l’école interroge...

19 Février 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

L’indépendance du futur Conseil d’évaluation de l’école interroge...

EXTRAITS

Ses détracteurs voient derrière cette nouvelle instance la volonté du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, d’avoir les coudées plus franches pour mener sa politique.

résident Emmanuel Macron, verra bien le jour. L’article 9 qui en pose les fondements a été adopté, vendredi 15 février, à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi « Pour une école de la confiance ». Ce conseil aura la charge d’évaluer tous les établissements scolaires, dotant ainsi le pays d’une « instance objectivante » sur les résultats, en matière de pédagogie, de bien-être à l’école, ou encore de prise en charge des élèves en situation de handicap.

La création de ce conseil, imaginé à partir d’exemples européens qui ont fait leurs preuves, n’est pas sans créer de nombreux remous. Sa composition a été longuement débattue, en commission des lois, puis dans l’hémicycle. En jeu : le degré d’indépendance de cette nouvelle instance, qui dépend beaucoup du choix de ses futurs membres.

Quatre représentants du ministère de l’éducation nationale doivent en effet y siéger : la directrice de l’évaluation, de la prospective et de la performance (branche statistique du ministère), le directeur général de l’enseignement scolaire (le numéro 2 du ministère), ainsi que deux représentants des inspections générales. Pour le reste, le conseil se composera finalement de six personnalités « expertes » et de quatre parlementaires.

(...)

Le Cnesco ne disparaîtra pas complètement pour autant. Il sera transformé en une chaire universitaire au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). En interne, on précise cependant que le processus pour faire naître cette chaire universitaire n’en est qu’à ses balbutiements.

Dans le monde de la recherche, on considère que les gages donnés sur la nouvelle chaire académique au CNAM ne sont pas suffisants. « C’est mieux que rien », lâche Yves Dutercq, professeur à l’université de Nantes et spécialiste des politiques éducatives. En tant qu’enseignant spécialiste de ces questions, il regrette cependant la disparition d’une instance « entrée dans le paysage » du débat éducatif. « Les acteurs de l’éducation commençaient à connaître le Cnesco, au-delà de la communauté des initiés. Les gens lisaient ses rapports, qui faisaient référence. » Pour lui, la création d’une chaire au CNAM a surtout vocation à « calmer les résistances, car cela n’aura pas du tout la même envergure ». « Une chose est sûre, conclut-il, on revient à des méthodes d’évaluations internes à la maison éducation nationale, on rebureaucratise le sujet. » Jean-Michel Blanquer veut « les coudées franches pour mettre en œuvre sa politique », analyse un fin connaisseur du système éducatif.

Violaine Morin

L'intégralité de l'article est à lire en cliquant ci-dessous

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Pourquoi la loi Blanquer a laissé de côté les vrais sujets...

19 Février 2019 , Rédigé par Huffington Post Publié dans #Education

Pourquoi la loi Blanquer a laissé de côté les vrais sujets...

Si l'on a beaucoup parlé drapeaux et parent 1, les sujets qui inquiètent la communauté éducative ont été éclipsés

POLITIQUE - Ce commentaire d'un porte-parole d'un syndicat d'enseignants résume le sentiment de beaucoup de membres de la communauté éducative. "Les députés n'ont-ils pas mieux à faire?", s'est demandé le 12 février dans Le Monde Jean-Rémi Girard, le président du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). Il déplorait que les députés aient passé du temps à débattre de la présence de drapeaux français et européen dans chaque salle de classe. Abondamment commentée, cette mesure est même considérée comme dangereuse, car non préparée et non financée, par plusieurs sources syndicales interrogées par Le HuffPost.

La disposition contenue dans la loi Blanquer censée ramener la confiance à l'école qui sera adoptée en première lecture ce mardi par l'Assemblée nationale a retenu l'attention avec un autre amendement: celui qui prévoit le remplacement des notions père et mère par parent 1 et parent 2. Une écriture qui sera changée en seconde lecture mais qui a cristallisé les débats.

"Cette loi, c'était un peu la grande braderie"

"Tout cela donne une loi puzzle qui n'a pas d'orientation pédagogique ni éducative, une loi qui n'apporte pas de réponse aux véritables enjeux que pose l'éducation. C'était un peu la grande braderie", déplore auprès du HuffPost Francette Popineau, porte-parole du SNUipp, syndicat majoritaire dans le premier degré. Pour sa collègue Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT, c'est "parce qu'on a une loi sans colonne vertébrale qu'aucun amendement n'était hors sujet et qu'on a pu avoir tous ces amendements qui ne feront pas avancer les choses".

Résultat, médiatiquement, ce sont des dispositions certes symboliques mais peu engageantes pour l'avenir de l'Education nationale qui ont pris le pas sur d'autres mesures peu débattues, y compris avec les partenaires sociaux ou les familles.

"C'est assez fidèle à la manière dont Jean-Michel Blanquer conduit sa politique. C'est l'exercice d'un homme qui porte une idéologie sur l'école et qui ne souffre d'aucun débat. Il a un projet personnel et il s'est débrouillé pour avoir des amendements qui confortaient cette vision de l'école. Et souvent, c'était des cadeaux faits à une droite très à droite", reprend Francette Popineau.

Elle rejoint ici des critiques jusque dans la Macronie où l'on a peu goûté ces sorties du ministre; Le Monde raconte aussi comment il a fallu l'intervention du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour que le ministre de l'Education ne donne un avis favorable à un amendement du très droitier député LR Eric Ciotti qui voulait interdire le voile aux accompagnantes des sorties scolaires.

Les sujets d'inquiétudes ne manquent pas

Qu'une loi sur l'école soit le prétexte à des querelles politiques n'étonne pas ces responsables éducatifs. Elles dénoncent surtout le fait que l'école elle-même en soit devenue le lieu. "L'école est devenue un théâtre des jeux et des luttes idéologiques", dénonce Catherine Nave-Bekhti qui aurait préféré de vrais débats sur les mesures surgies dans le cadre de la procédure parlementaire. "Surtout qu'ils créent des inquiétudes chez les personnels", ajoute-t-elle.

C'est notamment le cas du nouveau Conseil d'évaluation de l'école qui va remplacer le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco), qui avait vu le jour en 2013. Selon les détracteurs du ministre, ce conseil serait beaucoup moins indépendant que son prédécesseur. C'est aussi le cas des nouveaux établissements publics des savoirs fondamentaux, disposition introduite en commission, qui prévoit de rattacher certaines écoles à des collèges. De quoi faire naître des inquiétudes, particulièrement en milieu rural.

"Il n'y a derrière cette disposition aucune intention d'affaiblir l'école primaire rurale en France. Nous voulons donner un élément supplémentaire dans la boîte à outils dont disposent les acteurs mais pas imposer la création de ces établissements", se défend Jean-Michel Blanquer. Malheureusement, il faudra sans doute attendre la seconde lecture -dans quelques semaines- pour que cette question soit enfin mise au premier plan.

Alexandre Boudet

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Le vrai du faux. Non, on ne peut pas dire qu'il n'y a quasiment plus d'enfants juifs à l'école publique en Seine-Saint-Denis

19 Février 2019 , Rédigé par France Info Publié dans #Education

Aurélien Accart passe au crible un fait repéré dans les médias et sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, les enfants juifs qui auraient complètement déserté l'enseignement public en Seine-Saint-Denis.

Alors qu'une marche pour lutter contre l'antisémitisme est organisée mardi 19 février à Paris, le député Les Républicains (LR) des Alpes Maritimes, Éric Ciotti, a affirmé sur franceinfo et France Inter dimanche 17 février que "dans les écoles publiques de Seine-Saint-Denis, il n'y a quasiment plus aujourd'hui d'enfants juifs", indiquant s'appuyer sur "des études qui ont été faites" et des "mises en gardes", notamment émises par le Conseil représentatif des juifs de France (CRIF).

Selon le secrétaire général adjoint du parti LR, ces enfants juifs sont "chassés par le communautarisme islamiste". Des propos qu'il avait déjà tenus sur franceinfo mercredi 13 février.

C'est faux. C'est même "archi faux", selon le co-président de la fédération de parents d'élèves FCPE, Rodrigo Arenas, responsable de la fédération en Seine-Saint-Denis. Il nous affirme que plusieurs membres de la FCPE sont de confession juives et que leurs enfants sont scolarisés dans des écoles, collèges ou lycées publics. Même son de cloche chez des syndicalistes enseignants.

Des professeurs des écoles ou de collège joints par franceinfo, comme Rachel Schneider, du Snuipp 93, disent la même chose : "Bien sûr qu'il y a encore des enfants juifs dans les écoles publiques". Selon cette enseignante, "il faut arrêter de dire n'importe quoi". Elle accuse Éric Ciotti d'"inventer un sujet pour ne pas parler des vrais sujets, comme le manque d'investissement" dans l'éducation publique dans ce département.

Un rapport de 2004 évoque ce problème

De son côté, Éric Ciotti dit s'appuyer sur "des rapports" et sur des propos du CRIF pour étayer ses propos. Un rapport ancien de l'inspection générale de l'éducation nationale sur les signes religieux distinctifs à l'école, datant de 2004, évoque bien ce problème, mais sans parler spécifiquement de la Seine-Saint-Denis et sans donner aucun chiffre. On peut y lire, à la page 23, que "les enfants juifs – et ils sont les seuls dans ce cas – ne peuvent plus de nos jours être scolarisés dans n’importe quel établissement".

Le président du CRIF, lui, a bien partagé son inquiétude avec le ministre Jean-Michel Blanquer il y a quelques jours, disant regretter "la sortie progressive des enfants français juifs du système de l'Éducation Nationale", selon le communiqué de presse rédigé après la rencontre.

Quant au président du fonds social juif unifié, Ariel Goldman, il explique à franceinfo que les trois écoles privées juives de Seine-Saint-Denis font aujourd'hui le plein, alors que "ce n'était pas le cas il y a dix ans". Et que donc selon lui, il reste effectivement "peu d’enfants juifs à l’école publique" dans le département.

Les statistiques ethniques et religieuses n'existent pas en France

Mais il est impossible de quantifier ce phénomène et de dire, comme le fait Éric Ciotti, qu'il n'y a quasiment plus d'enfants juifs scolarisés dans le public dans ce département. Et pour cause, les statistiques ethniques et religieuses n'existent pas en France.

"Des enfants juifs scolarisés dans le public, il y en a, indique à franceinfo le président socialiste du département, Stéphane Troussel. Mais je serais bien incapable de dire combien. Et si moi je ne peux pas vous le dire, je ne vois pas sur quoi Éric Ciotti se base." Stéphane Troussel reproche à Éric Ciotti de vouloir "faire le buzz" : "Son seul objectif, c'est de braconner sur les terres de l'extrême droite".

Un sentiment partagé par Rodrigo Arenas, de la FCPE, qui envisage même des poursuites judiciaires à l'encontre d'Éric Ciotti. "Oui ça existe l'antisémitisme, mais la Seine-Saint-Denis, les enfants et les écoles, ce n'est pas le paillasson de la République", explique-t-il.

Aurélien Accart

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Derrière l' "école de la confiance", une réalité moins reluisante pour les écoles rurales... Par Boris Vallaud...

18 Février 2019 , Rédigé par Boris Vallaud Publié dans #Education

Derrière l' "école de la confiance", une réalité moins reluisante pour les écoles rurales... Par Boris Vallaud...

DRAPEAUX EN BERNE POUR LES ÉCOLES RURALES

Derrière les mots ronflants du Ministre « école de la confiance », il y a la réalité moins reluisante, elle, des écoles rurales.

PRIMAIRE : LA RURALITÉ SACRIFIÉE

Dans les Landes 18 fermetures de classes sont donc prévues pour la prochaine rentrée. Une annonce qui a suscité le rejet unanime des membres du Comité départemental de l’éducation nationale des Landes. Département, Région, association des maires, syndicats et associations de parents d’élèves ont voté contre cette attaque en règle contre le service public de l’éducation et cette nouvelle carte scolaire qui fragilise les RPI et la qualité pédagogique. La logique comptable ou le prétendu taux d’encadrement ne sauraient rassurer sur ces mauvaises nouvelles.

La baisse prévisionnelle des effectifs l’an prochain (-385 élèves), ne peut expliquer à elle seule ces fermetures et la baisse du nombre de 5 postes l’an prochain dans le département. En effet, la baisse de près de 200 élèves à la rentrée 2017 n’avait pas empêchée le gouvernement d’alors de créer 17 postes supplémentaires dans le département.

Les 54.000 postes créés entre 2012 et 2017 ont, en effet, permis de développer partout le travail en petits groupes grâce au dispositif « plus de maîtres que de classes », d’accroître la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ainsi que celle des enfants en situation de handicap, de renforcer les moyens de l’éducation prioritaire et enfin d’améliorer les effectifs de remplaçants.

Aujourd’hui, le gouvernement a repris la politique de suppression de postes, c’est la fin d’une ambition dont les écoles des territoires ruraux été sorties renforcées. Même s’agissant du dédoublement des classes, qui est une bonne mesure, le gouvernement ne se donne pas les moyens de son ambition.

En effet, à la rentrée de 2019, le gouvernement n’aura créé au plan national que 6 900 postes (en réalité des créations du précédent quinquennat) pour 10 800 classes dédoublées.

Comme en 2018 (1097 classes fermées dans les écoles situées en zones rurales pour seulement 289 ouvertures), à la rentrée 2019, les écoles rurales « paieront » la différence et avec elles, notamment, le dispositif plus de maîtres que de classes ou les remplaçants...

SECONDAIRE : DES CLASSES SURCHARGÉES

La situation n’est pas meilleure pour les collèges et les lycées où les moyens pour l’an prochain dans les Landes vont baisser alors que le nombre d’élèves dans les collèges publics augmentent (+320). Le nombre d’élèves par classe, en augmentation, sera trop important et les conditions d’accueil et d’enseignement seront ainsi dégradées. Dans les SEGPA et les ULIS, les moyens ne sont pas à la hauteur de ce qui est nécessaire pour réussir l’inclusion de tous les élèves.

Pour toute réponse, le gouvernement annonce que les enseignants feront des heures supplémentaires... il faut dire que le gouvernement a décidé de supprimer 2600 postes dans le secondaire l’an prochain alors même que le nombre d’élèves augmente de près de 40.000 en France.

Curieuse façon de prétendre défendre l’école de la République... C’est un drapeau en berne qui entrera l’an prochain dans les classes de nos écoles rurales.

Boris Vallaud

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