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Vivement l'Ecole!
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Benjamin Biolay...

28 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Antoine de Saint-Exupéry...

28 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Rivière s’arrêta devant Leroux, un vieux contremaitre qui travaillait. Leroux, lui aussi, travaillait depuis quarante ans. Et le travail prenait toutes ses forces. Quand Leroux rentrait chez lui vers dix heures du soir, ou minuit, ce n’était pas un autre monde qui s’offrait à lui, ce n’était pas une évasion. Rivière sourit à cet homme qui relevait son visage lourd, et désignait un axe bleui : « Ça tenait trop dur, mais je l’ai eu. » Rivière se pencha sur l’axe. Rivière était repris par le métier. « Il faudra dire aux ateliers d’ajuster ces pièces-là plus livres. » Il tâta du doigt les traces du grippage, puis considéra de nouveau Leroux. Une drôle de question lui venait aux lèvres, devant ces rides sévères. Il en souriait :
– Vous vous êtes beaucoup occupé d’amour, Leroux, dans votre vie ?
– Oh ! L’amour, vous savez, monsieur le Directeur…
– Vous êtes comme moi, vous n’avez jamais eu le temps.
– Pas bien beaucoup…
Rivière écoutait le son de la voix, pour connaître si la réponse était amère : elle n’était pas amère. Cet homme éprouvait, en face de sa vie passée, le tranquille contentement du menuisier qui vient de polir une belle planche : « Voilà, c’est fait. »
« Voilà, pensa Rivière, ma vie est faite. »
Il repoussa toutes les pensées tristes qui lui venaient de sa fatigue, et se dirigea vers le hangar, car l’avion du Chili grondait.

Antoine de Saint-Exupéry - Vol de Nuit

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Rencontre avec Philippe Meirieu autour de son livre "La Riposte"... (Vidéos)

28 Février 2019 , Rédigé par Questions de Classes Publié dans #Education

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«Tous les enfants ont droit à l’éducation»...

28 Février 2019 , Rédigé par Aide et Action Publié dans #Education

«Tous les enfants ont droit à l’éducation»...

L’éducation est un droit humain fondamental, pour autant 262 millions d’enfants, parmi les plus marginalisés, en sont privés. Aide et Action en appelle à un universalisme progressif donnant la priorité aux enfants défavorisés et marginalisés, tout en poursuivant l’engagement pour une éducation de qualité accessible à tous.

L’éducation est un droit humain fondamental inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et dans la Convention Internationale des Droits de l’enfant. De fait, tous les enfants ont un droit inaliénable à l’éducation, et pourtant aujourd’hui 262 millions d’enfants en sont privés. Ils sont pour la plupart issus des communautés et familles les plus vulnérables, exclus de l’éducation en raison de ce qu’ils sont ou de là où ils sont nés. On estime aujourd’hui que 46% des groupes les plus marginalisés n’ont que très peu de chances de recevoir une éducation gratuite d’ici 2030, 31% n’en ont aucune chance.

Les enfants les plus marginalisés privés d’éducation

Parmi les plus touchés, on compte les millions d’enfants déplacés- on estime leur nombre à près de 50 millions aujourd’hui-, forcés de quitter leurs villes natales en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou obligés de suivre leurs parents pour des raisons économiques. Pour ces enfants constamment en mouvement, les déplacements sont une épreuve, un déracinement violent, une exposition aux violences de toutes sortes et une plongée dans l’exclusion. Car ces enfant déplacés ou réfugiés sont le plus souvent condamnés à rester seul toute la journée tandis que leurs parents travaillent ou cherchent de quoi survivre. Certains errent à longueur de journée dans des lieux parfois inappropriés et dangereux, sans aucune structure pour les prendre en charge ; d’autres encore sont mis de force au travail. Ils n’ont aujourd’hui que très rarement l’opportunité d’être scolarisés, faute d’école, faute d’argent pour payer les frais de scolarité, faute également de parler la langue de l’état où ils se trouvent.  

Des enfants réfugiés prêts à se suicider faute d’espoir

Dans une récente allocution aux Nations Unies (19 février 2019), Gordon Brown, Envoyé Spécial des Nations Unies pour l’éducation, a déclaré que 99% des jeunes réfugiés était aujourd’hui une génération invisible, qui n’ira jamais au collège ni au-delà. S’appuyant sur un rapport de Médecin Sans Frontière, Gordon Brown a indiqué que des enfants dans des camps de réfugiés en étaient réduits aujourd’hui à se mutiler, voire à se suicider. « Une génération est perdue quand l’espoir meurt chez ceux qui vivent », a conclut l’envoyé spécial aux Nations Unies.

Négligés aujourd'hui, quel avenir demain? 

33% des enfants réfugiés âgés entre 3 et 14 ans et 96% des jeunes réfugiés âgés de 15 à 24 ans n’ont pas accès à l’éducation, estime le rapport Unlock Education for Everyone publié par la la coalition « Send my Friend to School ». L’une des principales raisons étant le manque d’enseignants qualifiés pour enseigner dans ces situations de crise. Cette privation d’éducation n’est pas anecdotique : elle aura des conséquences dramatiques sur l’avenir de ces jeunes et moins jeunes, elle en aura également sur les communautés et sociétés entières qui devront prendre en charge ces jeunes inadaptés au marché de l’emploi et à la société. Négliger ces jeunes aujourd’hui aura des conséquences demain et favorisera sans aucun doute l’émergence d’incompréhension, d’intolérance, de violences et de conflits. Pour les prévenir, l’éducation est LA solution.

L’éducation comme arme de paix massive

Pour Aide et Action, c’est dans ces situations de crise, extrêmement difficiles, que l’éducation a un rôle déterminant à jouer : sur le court terme, elle améliore le développement des enfants et leur bien-être durant les périodes où ils sont le plus vulnérables en leur apportant une protection physique, psychologique et cognitive. Sur le long terme, elle bénéficie aux sociétés dans lesquelles des enfants déplacés ont trouvé refuge et joue un rôle essentiel en contribuant à la stabilité sociale et à la paix. En Inde, Aide et Action accompagne depuis plus de 10 ans les populations migrantes, qui se déplacent plusieurs fois par an d’un état indien à un autre pour travailler dans des usines à briques ou des chantiers de construction. Ils emmènent avec eux leurs enfants. Mais sans certificat de naissance, sans maîtrise de la langue officielle d’enseignement, ces derniers sont condamnés à errer toute la journée sur les chantiers. Aide et Action a donc développé sur les chantiers même où travaillent les parents des écoles pour prendre en charge les plus jeunes et faciliter la scolarisation des plus âgés dans les écoles publiques de proximité. Nous recrutons même des enseignants originaires du même état que les enfants afin qu’ils puissent débuter leurs apprentissages dans leur langue natale. L’an passé, plus de 389 enfants migrants ont ainsi été sauvés du travail infantile et scolarisés dans différentes écoles publiques dans le district de Rangareddy. « Il est essentiel que les propriétaires des chantiers de construction et usines à brique garantissent à tous les enfants l’accès à une éducation gratuite et aux services de base », insiste Suresh Gutta, Directeur régional Aide et Action à Hyderabad. « Tous les enfants devraient être à l’école, tous les enfants ont droit à l’éducation ».

Pour un universalisme progressif

Atteindre l’éducation pour tous d’ici 2030 comme s’y sont engagés 195 états en septembre 2015 est aujourd’hui peu probable étant donné le retard pris. Néanmoins pour qu’un maximum de progrès soit réalisé, il est indispensable aujourd’hui que soient accrus les investissements pour l’éducation, notamment pour celle des populations les plus marginalisés et les plus vulnérables. C’est pourquoi Aide et action en appelle à un universalisme progressif donnant la priorité aux enfants défavorisés et marginalisés, tout en poursuivant l’engagement pour une éducation de qualité accessible à tous. L’association souligne l’impérieuse nécessité de prioriser les progrès pour ceux qui sont le plus vulnérable avec des cibles très précises, des interventions les plus précoces possibles et l’allocation de ressources adaptées.

Aide et Action, association de plus de 35 ans, intervient pour améliorer l'accès de tous à une éducation de qualité.
PARIS - France
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Léo Ferré...

27 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Jean Tardieu...

27 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

https://hdfondsdecran.com/download/couple-route-ombre-foret-lever-du-soleil/

https://hdfondsdecran.com/download/couple-route-ombre-foret-lever-du-soleil/

Redescendus, mes yeux éblouis ont arraché au monde ces feux volés aux dieux de l'irréalité. Leurs flammes entourent chaque objet proche et le menacent. Le ciel en même temps que moi roule sur les pentes infinies, comme autrefois les anges.
Une vaste et pâle idée intemporelle s'allie aux dures splendeurs de la terre. L'élément qui les baigne sans fin se porte en secret dans les angles et me guette.
L'attente est partout répandue sur les champs.
Une stupeur affreuse referme sur elles-mêmes, le soir venu, les fleurs.
                                     ________________________________________

Obscurité du jour, je t'admets sans crainte et sans regret.Ton sang noir coule dans mes veines et tu te mêles aux ténèbres de ma propre intelligence. Sur ce fleuve d'encre brille le sel étincelant des choses. Je descends avec lui, son flot m'emporte lentement, tandis qu'une forme voilée me pleure sur la rive. Je ne suis pourtant pas à plaindre: je suis, au fond du sombre azur, un bienheureux naufragé qui s'éloigne et se tait.

Jean Tardieu - La part de l'ombre

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Loi Blanquer, ça change quoi ? Ép.2 Un cadeau pour le privé...

27 Février 2019 , Rédigé par Snuipp - FSU Publié dans #Education

Loi Blanquer, ça change quoi ? Ép.2 Un cadeau pour le privé...

L’abaissement de l’âge d’instruction obligatoire à 3 ans à la rentrée 2019, sous couvert d'égalité introduit l'obligatoin de financement des écoles maternelles privées sous contrat par les collectivités locales.

« Des sommes colossales en jeu », selon Damien Berthilier, le président du Réseau français des villes éducatrices, 150 millions d'euros, c'est ce que va coûter l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans à partir de septembre 2019 annoncé par le Président lors des Assises de la maternelle de fin mars.

En effet, la loi Debré de 1959 prévoit que les municipalités participent dans les mêmes proportions aux frais de scolarité pour les enfants de leurs communes, qu’ils soient dans des écoles publiques ou privées sous contrat. Jusqu’ici, cette obligation ne concernait que les écoles élémentaires, puisque l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans (entrée au CP). Les écoles maternelles privées - qui accueillent environ 300 000 enfants - entretenaient donc leurs locaux et achetaient leurs fournitures avec leurs propres moyens. Mais à la rentrée 2019, avec l’obligation à 3 ans, les communes vont logiquement devoir sortir le portefeuille…

150 millions d’euros

Sur ces 150 millions d’euros de surcoût, une bonne partie ira au financement des dépenses de fonctionnement des maternelles privées sous contrat. Face à la fronde des communes, le gouvernement a promis une compensation de l’État, de 40 millions d’euros, bien en-deçà des besoins. Elle ne concernera que les communes qui ne finançaient pas jusqu'ici les maternelles privées de leur territoire.

Pour le SNUipp-FSU, l'instruction obligatoire à 3 ans est avant tout un effet d’annonce car 97% des élèves sont d’ores et déjà scolarisés. En revanche, ce sont les conditions de scolarisation qui devraient être discutées avec un meilleur taux d’encadrement (les effectifs français sont parmi les plus lourds dans l’OCDE, une formation de qualité des enseignants comme des ATSEM, le maintien de la scolarisation des moins de trois ans dans des conditions de qualité et une attention aux locaux.

Une grande « école des petits », ce n’est pas faire de la maternelle une simple « prépa » à l’élémentaire, mais au contraire respecter les programmes de 2015  pour garantir une progression des apprentissages en lien avec le développement des jeunes enfants.

Mobilisations

Pour toutes ces raisons, des actions unitaires ont été décidées le 19 mars, public et privé unis pour défendre les droits des salariés, salaires, journée de carence, recours aux contractuels... Mais aussi le samedi 30 mars pour dire non à la loi Blanquer et oui à un autre projet pour l'école publique.

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Des pieds nus et une femme voilée...

27 Février 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Des pieds nus et une femme voilée...

Souvenirs revenus lors d'un voyage en voiture...

Lorsque je rentrais de l’école, du lycée, à huit ans, à quinze ans, je prenais toujours soin d’ôter mes chaussures. J’étais ainsi en permanence « comme à la plage ». Les couloirs de la maison, les pièces, la cave, le garage, tout me ramenait à la fraîcheur de l’eau que je prenais plaisir à faire exploser en gerbes de lumières, courant vers elle pour fuir la brûlure du sable, inonder mes pieds, mes mollets, mes cuisses, ma taille, mon corps entier plongeant dans l’Atlantique, quelques secondes immergé, dans le silence soudain, seulement bercé par le bouillonnement des rouleaux, puis surgissant à la lumière dans une explosion de joie solitaire avant quelques brasses comme autant de caresses partagées avec l’océan. Je revenais ensuite, essoufflé, me jetant sur ma serviette et, contemplant le ciel, cet autre océan dont la profondeur me plongeait dans des abîmes de réflexions naïves, je regardais défiler des nuages imaginaires, tout enivré de bleu.

Du coin de l’œil, et furtivement car je devais fixer la route, je regardais les pieds nus de mon amie. Ils étaient jolis… Elle est très belle...

Me revinrent alors en mémoire d’autres pieds nus…

Ceux de Khadija, que j’appelais khaddouj. Elle était notre bonne au Maroc - Je déteste ce terme. Il était utilisé par les familles françaises. Pas par mes parents. Elle était d'abord, avant tout et seulement la grande sœur à qui je me confiais lorsqu'enfant j'avais à partager un moment heureux ou moins heureux. Cette femme ne savait ni lire ni écrire mais savait mieux que personne lire dans mon regard et écrire dans ma mémoire. Rien d'elle ne s'est jamais effacé. J'ai appris énormément d'une femme illettrée… Paradoxe intéressant.

Elle aussi, dès son arrivée à la maison jusqu’à son départ, retirait sa djellaba et le voile couvrant sa bouche et son nez, ne laissant paraitre que ses yeux. Puis elle ôtait ses chaussures et restait pieds nus la journée entière. Des pieds peints de la cheville aux orteils. Ces figures me fascinaient car je ne les comprenais pas. C’était une jeune femme de vingt-cinq ans, brune aux yeux sombres, très mince, le visage toujours illuminé d’un sourire. Souvent, elle chantait en travaillant. Jamais elle ne se plaignait. Ses pieds nus rendaient sa démarche, d’une noblesse infinie acquise depuis l’enfance par le port de divers récipients sur la tête, légère, élégante, délicate. Elle ne touchait pas le sol, elle le frôlait, l’effleurait, le caressait. C’était une fée, ma fée.

Au plus fort de la chaleur du jour, elle m’invitait à la cave. Il y faisait si frais. S’asseyant en tailleur et, dans un geste ample sculptant l’espace, ramenant son sarouel entre ses jambes repliées, elle m'invitait à me blottir dans le berceau ainsi formé. Alors, caressant mon front, je l’entendais reprendre une mélopée ancienne. Jamais je n’ai entendu la fin. Je m’endormais, tranquille. Mes pieds nus reposant au sol, secoués de quelques soubresauts provoqués par des rêves oubliés.

La journée achevée au moment où les fleurs exhalent des parfums enivrants, son voile délicatement posé sur le visage, sa djellaba recouvrant son corps, je la regardais partir. Jamais je ne me suis posé la moindre question au sujet de ce vêtement tant cette femme me semblait libre dans son sarouel, ses peintures au henné, ses histoires, son corps souple, délié et sublime qui se dessinait sous des vêtements légers, brodés, délicats, lumineux et parfumés.

Il y avait chez cette femme "cachée" plus de sensualité que chez n'importe quelle européenne en maillot de bain. C'est l'enfant des années 1960 qui parle... Sans doute l'homme des années 2000 ne devrait-il pas dire ces choses-là....

M'en souvenir, néanmoins, me comble comme on comble un désir enfoui ou secret...

Christophe Chartreux

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