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Vivement l'Ecole!

Universités : «L’excellence, on sait faire, c’est juste qu’on a zéro thune»...

9 Janvier 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

Universités : «L’excellence, on sait faire, c’est juste qu’on a zéro thune»...

L’université de Lille accuse un déficit de 600 000 euros et a de plus en plus recours à des vacataires pour faire des économies. Des contrats précaires et mal payés souvent assurés par des doctorants

«Je finis ma thèse. Je vais essayer d’avoir un poste d’enseignant à la fac. Sinon je retourne à l’agriculture…» ironise Benjamin (1), doctorant lillois en sciences politiques. «Moi, si je n’ai pas de poste, je serai fleuriste», annonce pour sa part Estelle, 27 ans, chercheuse en sociologie qui vient de décrocher une place d’attachée temporaire d’enseignement et de recherche (Ater) à l’université de Lille, payée 1 230 euros net par mois, pendant un an, renouvelable une seule fois. Douze mois de répit.

Mi-octobre, l’université de Lille a annoncé une «année blanche» pour la prochaine campagne de recrutement universitaire. La deuxième plus importante université de France, qui compte 67 000 étudiants et 6 700 salariés, a fini l’année dans le rouge, avec un déficit de 600 000 euros, alors que le budget prévisionnel anticipait moins 6 millions. Un plan de redressement, étalé sur cinq ans, prévoit de laisser vacants 73 postes d’enseignants-chercheurs et d’administratifs remplacés parfois par des contrats précaires. Des établissements, comme à Orléans ou Rennes-I, sont aussi concernés par des mesures d’austérité. Leur situation financière, ainsi que celle de huit autres universités et deux écoles d’ingénieurs, inquiète la Cour des comptes.

Alors à Lille, comme ailleurs, les espoirs des jeunes chercheurs ont fondu. Durant cette attente à durée indéterminée, beaucoup font des vacations. «Un prérequis pour le CV», explique Estelle. Par endroits, avec la progression du nombre d’étudiants et le manque de professeurs titulaires, des filières sont dépendantes de ces postes temporaires pour pouvoir continuer à assurer les cours.

Tension

En France, le domaine des lettres et des sciences humaines ainsi que les disciplines droit, économie et gestion, sont les plus concernés par le recours aux vacataires. «C’est un rite de passage, estime Pierre, un autre chercheur en fin de thèse. Il faut en passer par là et il ne faut pas trop cracher dans la soupe parce que d’autres n’ont rien.» Lui donne des cours dans la composante droit, sciences juridiques, politiques et sociales à Lille, pour la première fois depuis la rentrée. Entre 2010 et 2018, le nombre de vacataires dans ces filières est passé d’environ 400 à 600 personnes.

«Il y a un turnover important dans les équipes d’une année sur l’autre. Il faut les chercher, les recruter, les former. C’est une surcharge de travail importante pour tout le monde, y compris pour les personnels administratifs», note Anne-Cécile Douillet, enseignante-chercheuse et responsable pédagogique de la filière sciences politiques à Lille, l’une des plus en tension au sein de l’université lilloise. Seulement «35 % de nos besoins en heures sont couverts par des titulaires». Le reste est partagé entre des salariés en CDD et des vacataires. «Chez les juristes, il y a beaucoup d’avocats mais nous, par exemple, ce sont surtout des doctorants sans poste», précise Anne-Cécile Douillet. Ils représentent 23 des 55 personnes recrutées pour la rentrée 2018.

Initialement, la vacation a été pensée pour que des professionnels (juristes ou médecins par exemple) partagent leur expertise avec les étudiants. D’où la nuance de Jean-Christophe Camart, le président de l’université de Lille : les vacataires, au nombre de 105 596 dans les établissements français en 2017, «apportent aussi des compétences à l’université. Vacataire, ce n’est pas forcément être précaire. On ne peut pas tous les comparer». Effectivement, la catégorie agglomère des doctorants en situation fragile et des juristes bien établis (travaillant en entreprise, ayant un cabinet d’avocat…) dont les cours ne sont qu’une activité complémentaire. D’après une note du Conseil national des universités (CNU), le nombre de vacataires a progressé de 9 134 personnes depuis 2014.

En théorie, ils sont tenus de prouver qu’ils ont d’autres revenus et un autre métier que l’enseignement dans le supérieur. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Alors certains rusent avec des contrats de travail bidons, de fausses fiches de paye ou la création d’auto-entreprises… Payées 41,41 euros brut de l’heure, les vacations ne tiennent compte que du temps de présence devant les élèves. Pierre, 31 ans, a ramassé quelque 250 copies d’étudiants de licence en sciences politiques depuis la rentrée. Mais le temps qu’il passe à corriger n’est pas payé. «Il y a un moment où on met un minuteur. Ils ont une dissertation dans le semestre : c’est huit minutes par copie, raconte le doctorant. La correction n’est pas bonne. On aimerait commenter, développer, mais on ne peut pas.»

Incertitude

En prenant en compte toutes ses heures de préparation et de correction, Estelle a calculé qu’elle flirtait avec un salaire réel de 7,5 euros brut de l’heure. Moins que le smic. «Je gagnais 11,29 euros de l’heure dans le restaurant où je bossais avant», compare-t-elle un peu désabusée. Elle attend toujours de toucher 1 030 euros pour des vacations datant de l’année universitaire 2017-2018. «On est en train d’acquérir le plus haut diplôme de l’enseignement supérieur. Je présente mes recherches devant des institutions internationales, mais je ne touche pas d’argent, déplore la jeune chercheuse. En France, on n’accorde pas de valeur à ce que je fais. L’excellence, on sait faire, c’est juste qu’on a zéro thune.»

En mai, avec des dizaines d’autres vacataires lillois excédés, elle a participé à la rédaction de «Paye tes vacations», une lettre ouverte adressée à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal. Leur initiative est relayée un peu partout en France. «Il y a une inertie», reconnaît Jean-Christophe Camart, le président de l’université de Lille, qui s’est engagé à mensualiser le paiement des vacations. Damien, un ingénieur de recherches lillois de 34 ans, s’est tourné vers l’université privée pour faire les siennes : «Au moins là-bas, t’es payé tous les mois.» Comme d’autres, le trentenaire a appris à composer avec l’incertitude permanente. Il débite tout de son parcours sur un ton détaché et grave à la fois. «Du boulot, j’en ai jamais manqué, j’ai juste manqué parfois de revenus. Sur le papier, t’es docteur. T’as fait des publications, t’as un parcours sans faute et t’es au RSA… Ce qui est inquiétant, c’est que c’est devenu la norme que des tas de gens brillants soient en galère.»

(1) Le prénom a été modifié.

Sheerazad Chekaik-Chaila Correspondance à Lille

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«Les Révoltés», quand les archives de 1968 éclairent le présent...

9 Janvier 2019 , Rédigé par Slate Publié dans #Cinéma, #Histoire

EXTRAIT

Composé d’images réalisées en Mai 1968, le film de Michel Andrieu et Jacques Kebadian rend leur richesse aux événements et permet de prendre la mesure de ce qui a changé depuis.

(...)

De 1968 aux «gilets jaunes»

C’est pourquoi il ne s’agit pas de jouer au jeu des Sept erreurs avec le mouvement des «gilets jaunes», pour lister ce qui ressemble et ce qui dissemble entre les événements de 1968 et ces dernières semaines.

Il s’agit, sans amnésie aucune quant à l’histoire longue des mobilisations populaires, d’au contraire prendre la mesure de ce qui fait date aujourd’hui, c'est-à-dire un demi-siècle, un changement de millénaire et quelques mutations fondamentales plus tard. «Mai 68» fait désormais partie de ce vieux monde loin duquel on incita naguère à courir.

La conception du film, l’état des images (certaines altérées par le passage du temps) mais surtout l’état des mots, des idées, des corps tel que Les Révoltés nous les montre contredit le folklore des imageries révolutionnaires qu’entretenait par exemple l’exposition Soulèvements, de regrettable mémoire, avec sa manière d’aplatir sous les apparences les bouleversements des sociétés toujours inscrites dans leur temps.

Des images réalisées par Jacques Kebadian et Michel Andrieu en 1968 au sein du collectif Atelier de Recherche Cinématographique (ARC), qui nourrissent Les Révoltés, a été tiré un beau petit livre, Les Fantômes de Mai 68 cosigné par Kebadian et Jean-Louis Comolli.

(...)

Jean-Michel Frodon

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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L'école de la confiance?...

9 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

L'école de la confiance?...

Début octobre 2018 revenait le plat réchauffé du latin et du grec. De son enseignement "réhabilité".

C'était dans le JDD:

"Latin et Grec sont la sève vivante au sein de notre langue. Offrir cet enseignement approfondi à nos élèves est un enjeu de civilisation et de justice sociale."... "Le latin continuera de rapporter des points au bac".

Le Ministre de l'Education nationale

Alors me reviennent encore et toujours - je ne m'en lasse et ne m'en lasserai pas - ces question auxquelles il n'est jamais répondu de manière satisfaisante: pourquoi le latin et le grec en options? Pour maintenir l'entre-soi minimal des latinistes/hellénistes? 20% en collège/4% en terminale/1% après le bac...

Pourquoi ces deux sublimes langues - je suis un latiniste/helléniste - ravalées au rang de "points" que celles-ci "rapporteraient"? Est-ce cela les Humanités? Des points?

Quant à l'enjeu de civilisation, ne concernerait-il qu'une partie éclairée de nos élèves? 

Les professeurs de lettres classiques ont des raisons de s'inquiéter de la réforme du lycée. Reparler d' "enjeu de civilisation" (Ah la civilisation en danger sans le latin et le grec que Najat Vallaud-Belkacem a osé supprimer! Ce qui est totalement faux!), faire allusion à une "justice sociale" (?) sont des éléments de langage désormais datés et qui ont trouvé leurs limites. La réforme du collège autorisait le plus grand nombre à partager l'enjeu de "civilisation", aujourd'hui de nouveau réservé à quelques-uns.

L'école de la confiance ?

Au-delà de cette sempiternelle ritournelle au sujet du latin et du grec, le monde enseignant, au nom duquel je ne parle pas, ne donnant ici qu'un ressenti, s'interroge à propos d'un slogan: "L'école de la confiance". Le monde enseignant bien au-delà de celui des lettres classiques.

Le professeur qui se construit, dans une école qui se déconstruit, ne passe pas. La reprise en mains des ESPE qui deviennent des "Instituts", le contrôle tatillon par des évaluations permanentes, la fin programmée des pédagogies, les neurosciences en réponse à tout et n'importe quoi, cette école ultra-libérale peuplée d'enseignants/collaborateurs sommés d'adhérer au projet d'une Macronie "pensant comme une start-up nation" - je cite Emmanuel Macron - tout cela ne rencontre pas l'adhésion. Je l'entends. Je le lis. Je le vis. Le mouvement #pasdevague puis celui des "Stylos rouges" sont venus rappeler aux observateurs que non, les enseignants ne soutiennent pas unanimement les "réformes " en cours.

Le risque est désormais réel de voir l’enseignant passer du statut de concepteur à celui d' évaluateur permanent, appliquant docilement les "recommandations" venues d' "en-haut". Une conception très libérale de l'éducation, tournant le dos à TOUT ce qui se fait de mieux en Europe!

Non, vraiment, tout cela ne passe pas... Et la "civilisation" n'a rien à faire dans tout ça! Pas plus que le latin ni le grec...

Attention! Dégâts en vue...

Christophe Chartreux

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A Voir... L'heure de la sortie... Glaçant...

9 Janvier 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Cinéma

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Joan Jett...

8 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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Coup de coeur... Socrate/Platon...

8 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature, #Philosophie

“Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a pas un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, et Simonide ne dit pas qu’il loue l’homme qui ne commet pas volontairement le mal ; mais c’est à lui-même qu’il rapporte le mot volontairement ; car il pensait qu’un homme de bien se force souvent à témoigner à autrui de l’amitié et de l’estime. Par exemple, on est parfois en butte à d’étranges procédés de la part d’une mère, d’un père, de sa patrie, d’autres hommes qui nous touchent aussi de près. En ce cas, les méchants regardent la malignité de leurs parents ou de leur patrie avec une sorte de joie, l’étalent avec malveillance ou en font des plaintes, afin de se mettre à couvert des reproches et des outrages que mérite leur négligence ; ils en arrivent ainsi à exagérer leurs sujets de plainte, et à grossir de haines volontaires leurs inimitiés forcées. Les gens de bien au contraire jettent un voile sur les torts des leurs et se forcent à en dire du bien ; et si l’injustice de leurs parents ou de leur patrie suscite en eux quelque accès de colère, ils s’apaisent eux-mêmes et se réconcilient avec eux, en se contraignant à les aimer et à en dire du bien.

Plus d’une fois sans doute Simonide s’est rendu compte qu’il avait lui-même fait l’éloge ou le panégyrique d’un tyran ou de quelque autre personnage semblable, non point de son plein gré, mais par contrainte. Voici donc le langage qu’il tient à Pittacos : Pour moi, Pittacos, si je te critique, ce n’est pas que j’aime la chicane ; car il me suffit qu’un homme ne soit pas méchant, ni trop lâche, qu’il connaisse la justice, sauvegarde des États, et qu’il soit sensé. Pour un tel homme, je n’aurai point de blâme, car je n’aime pas  blâmer ; la race des sots est en effet innombrable tellement que, si l’on prend plaisir à les reprendre, on trouve à critiquer à satiété.”

Socrate - Protagoras de Platon

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A Voir... "An elephant sitting still", de Hu Bo...

8 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Cinéma

Synopsis

Au nord de la Chine, une vaste ville post-industrielle et pourtant vide, plongée dans un brouillard perpétuel qui semble piéger ses habitants. Un matin, une simple altercation entre deux adolescents dans un lycée dégénère et va souder les destins de quatre individus brisés par  l’égoïsme familial et la violence sociale. Une obsession commune les unit : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile…

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«Réussir à l’école, ce n’est pas seulement avoir de bonnes notes» ...

8 Janvier 2019 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education

«Réussir à l’école, ce n’est pas seulement avoir de bonnes notes» ...

«Libé» donne la parole à tour de rôle à des élèves de seconde pour recueillir leur avis sur le système éducatif et les réformes en cours. Aujourd’hui, Sandra, 15 ans.

Il se passe rarement deux jours d’affilée sans que l’on parle (et s’écharpe) sur l’éducation dans les médias. Pourtant, on entend très rarement l’avis des premiers concernés : les élèves. Que pensent-ils de l’école ? Des réformes ? Et du ministre de l’Education nationale ? Dans cette nouvelle chronique, «Le bulletin des secondes», Libé donne la parole à de jeunes lycéens. Une évaluation en onze questions, toujours les mêmes, pour mesurer leur perception du système éducatif. Aujourd’hui, Sandra, 15 ans, en seconde générale au lycée Léonard-de-Vinci, à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).

Pouvez-vous résumer votre scolarité ?

C’est compliqué, mais ça va. Je suis plutôt une élève moyenne, je me débrouille. Les cours je trouve ça long, mais il faut le faire. Sinon, j’ai toujours été scolarisée dans le public à Monistrol-sur-Loire.

Qu’est-ce que l’école vous a apporté ?

Déjà, on apprend des choses dans les cours. Mais surtout on apprend à s’entraider, le respect des autres, des profs. C’est ce que je retiens le plus. Dans ce qu’on étudie, des choses nous serviront et d’autres moins, mais ces notions-là sont essentielles dans la vie et pour tous.

Y a-t-il un enseignant qui vous a marquée, et pourquoi ?

Oui, la professeure d’histoire-géo que j’avais en 3e. J’aimais beaucoup ses cours, elle m’a permis d’aimer l’histoire. Elle racontait les choses comme si elle y était, elle faisait un peu comme du théâtre. Du coup, on se sentait vraiment dedans, ça donnait envie de travailler, d’apprendre, ce n’était pas juste théorique et la prof qui parle tout le temps. On pouvait participer aussi.

Quel est votre pire souvenir scolaire ?

Pire souvenir scolaire ? C’est vrai que ce sont des questions auxquelles je ne réfléchis pas souvent et là je ne vois pas.

Qui est le ministre de l’Education ?

Très bonne question ! Je ne sais pas.

Si vous étiez ministre, quelle réforme mèneriez-vous ?

Je fais de l’allemand et là-bas en Allemagne, ils n’ont cours que le matin et finissent à 13 heures au maximum. Donc j’aimerais faire en sorte qu’on ait un rythme différent comme celui-là : travailler seulement le matin en ayant un peu moins de vacances en contrepartie. Ça permettrait d’avoir plus de temps libre pour faire d’autres choses.

Que veut dire «réussir à l’école» selon vous ?

Pour moi, réussir à l’école ce n’est pas forcément avoir de bonnes notes, mais savoir travailler, essayer de comprendre, acquérir des connaissances. Les bonnes notes, c’est juste un plus.

Pensez-vous que l’école donne les mêmes chances à tous les élèves ?

Oui parce que même si un élève vient d’un milieu plus pauvre, les lycées publics acceptent tout le monde. D’où on vient, peu importe, ce qui importe c’est juste de travailler.

Que savez-vous de la réforme du lycée ?

Je sais que ça va enlever beaucoup de postes, les profs nous parlent souvent du fait qu’il y aura moins de profs de maths. On nous avait dit qu’on pourrait faire nos choix de spécialités, mais finalement on ne pourra pas faire ce qu’on veut puisqu’il y aura des bouquets de plusieurs spécialités. Du coup, j’ai l’impression que c’est un peu changer sans rien changer, c’est flou. On a déjà eu la réforme en 3e, on est à nouveau les cobayes.

Avez-vous entendu parler de Parcoursup ?

Vite fait, on a eu un cours dessus. Je sais que ça sera compliqué de choisir les écoles, ils auront tous des critères différents.

Avez-vous une idée de ce que vous ferez après le bac ?

Pas du tout. Je ne sais déjà pas ce que je vais faire l’année prochaine. Mais dans l’idée j’aimerais partir vers quelque chose de scientifique. C’est le flou avec cette réforme. Personne ne sait rien en fait.

Marlène Thomas

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Revue de Presse Education... Les dires de Blanquer — Questions — Divers...

8 Janvier 2019 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Médias

Revue de Presse Education... Les dires de Blanquer — Questions — Divers...

Petite actualité pour cette journée de reprise.

Les dires de Blanquer

Les réformes scolaires au stylo rouge ? Jean-Michel Blanquer, invité des Matins de France Culture
Après les « Gilets jaunes », ce sont les « Stylos rouges », mouvement de professeurs et de membres de l’Education Nationale né sur Facebook, qui expriment leurs revendications. Il y avait eu le #PasDeVague en novembre, c’est donc la deuxième fois qu’un mouvement de contestation des enseignants émerge en dehors des syndicats et sur les réseaux sociaux.
Projet de loi « pour une école de la confiance », nouvelle formule du lycée : l’année 2019 s’annonce riche en changements pour l’Education nationale. Nous recevons aujourd’hui pour en parler le ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer
.”

France : un CAPES d’informatique verra le jour en 2020. Et sera suivi du lancement d’une agrégation dans le même domaine.

Questions

Éducation : et si les lycéens commençaient les cours à 9 heures ?
C’est une idée qui pourrait bousculer les habitudes des lycéens : et si les cours commençaient tous les jours au plus tôt à 9 heures ? "Pourquoi pas" envisager une expérimentation, répond Jean-Michel Blanquer.”

En 2019, une autre éducation aux médias est possible par Lucas Roxo et Amandine Kervella
S’il y a bien une chose que nous avons compris ces dernières années, à travers l’élection de Donald Trump ou l’affaire Fillon, et plus encore ces derniers mois avec le mouvement des gilets jaunes, c’est que tout le monde partage des fake news. Que ce soit des personnalités politiques, comme Eric Ciotti sur le pacte de Marrakech, des militants, comme ceux qui tiennent le compte Twitter Team Macron, des éditorialistes, comme ici sur CNews, ou même des médias entiers comme ce fut le cas l’an dernier lors des événements à Tolbiac… Bref, les exemples sont nombreux et touchent aussi bien les journalistes que les profs ou les ingénieurs : nombreux.ses ont un jour posté une information non-vérifiée qui sentait bon le complot. La réalité, aujourd’hui, c’est qu’il est impossible de dresser un portrait type du « complotiste ». Ni jeune, ni vieux, ni de droite, ni de gauche… En réalité, il ou elle n’existe pas. Ou peut-être le sommes-nous tous et toutes au fond de nous.”

Les vacances scolaires : une pierre d’achoppement pour les « stylos rouges » ? Par Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires
Contrairement aux « gilets jaunes » qui peuvent apparaître comme un espace rassembleur de revendications de différentes catégories, les « stylos rouges » se présentent comme l’expression revendicatrice d’une catégorie particulière - celle des enseignants - avec ses spécificités, dont l’importance des vacances scolaires n’est pas la moindre, un aspect fortement distinctif voire clivant…

Divers

Université pour les étudiants étrangers : des personnalités appellent à "refuser le mur de l’argent"
Isabelle Adjani, Juliette Binoche, Aurélien Barrau, Cédric Klapisch, Lilian Thuram… Dans une tribune au JDD, de nombreuses personnalités exhortent le gouvernement à revenir sur la hausse des droits d’inscription pour les étudiants non-communautaires.”

Algorithme ou programme, quelle différence ? par Gerard Berry / Informaticien, professeur au Collège de France
La confusion des mots trahit celle des idées que nous nous faisons de l’informatique, pointe Gérard Berry. Et cela n’est pas sans conséquence sur notre compréhension de la notion de bug.”

"Algorithmes, la bombe à retardement" : l’enfer de l’évaluation automatisée expliqué par une mathématicienne
L’ouvrage de l’analyste et mathématicienne Cathy O’Neil, publié en 2016 en langue anglaise, vient d’être traduit en français. "Algorithmes, la bombe à retardement" explique en détail l’application concrète des algorithmes d’apprentissage automatique (logiciels "d’intelligence artificielle") dans la société américaine, avec toutes les conséquences qu’ils engendrent. Bienvenue dans l’enfer des machines évaluant les êtres humains.”

Bernard Desclaux

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Les VRP...

7 Janvier 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

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